Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1915, 18 August. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Konsultiert 23 April 2019, https://hetarchief.be/de/pid/pk06w99r92/
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Mercredi 18 aoûl I91.> £?•• <enlimts I■-> numéro WfJMfiM "mau» A2ueB>ceHBâ&£dr«sci»i 59me anné< w 2ao JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : H fr. par an ; \ fr. pour six mois ; 3 fr. pour trois mois Pour Vétranger, le port en sus REDACTION & ADMINISTRATION : 3, JRTTIbC IDE "FXj-Aïsr JRE, 3, Q-^HSTD TELEPHONE 665 A NNONCES : Voir le tari/ au bas de la dernière page du journal. Avis officiels de l'autorité allemande ARRÊTÉ concernant la saisie de l'avoine de la récol te 1915 dans le territoire belge du Gou vernement général en Belgique. Art. !'• — Dans toute l'étendue du Gou I vernement général, l'avoine de la récoltf I de 19/5 est saisie dès l'instant où elle es; fauchée, au profit de l'administration mili I ^,e. La saisie s'étend aussi à la paille R /\près le battage, la saisie de la paille es; ■ levée. I Chaque exploitant agricole ou chaque ■ acheteur d'avoine Sur pied est tenu de veil I 1er à ce que son avoine soit recoltée soi [ oneusement. Arc. 2. — Sauf les exceptions prévue: ' par le présent arrêté, il est défendu ; a) d'apporter des modifications aui stocks saisis; b) de disposer des stocks saisis par con I vention ou par contrat en faveur d'un tien r quelconque. Il est par conséquenut défendu de le: | acheter, vendre, engager, donner à titre ; gracieux ou d'emprunter sur eux. Art. 3. — Chaque exploitant agricole qui, dans le territoire du Gouvernement gé I néral, a cultivé de l'avoine en 1915 ou tou autre détenteur d'avoine de la récolte di 1915 est obligé d'exécuter toutes les opéra lions (y compris le battage) nécessaires à h bonne conservation des stocks saisis et d< ! conserver ceux-ci avec les soins d un boi père de famille. 11 doit ; [ a) sur réquisition, vendre à 1 administra | lion militaire toute son avoine, à la seul: exception des quantités désignées à 1 arti cle 6 a et b, et destinées aux semailles e à l'alimentation des chevaux; il doit en ou tre transporter, livrer et charger à temps le; quantités achetées par l'administration mi litaire. , , » . b) autoriser les mandataires de l'admi nistration militaire à pénétrer dans toute les pièces de son exploitation afin que ce mandataires puissent accomplir les devoir: de \eur mission. 11 doit en outre leur per i mettre de prendre connaissance des livre [ de sa comptabilité, s'il en a. et leur fourni la preuve de l'emploi de l'avoine récoltei par lui. Art. 4.—11 est défendu à tout exploitan i agricole ou à tout autre détenteur d'avoin< I cle la récolte de 1915 ; a) de nourrir ses animaux avec l'avoine ■ destinée aux semailles, [ b) de transporter l'avoine d un lieu dan: ■ un autre, sans passe-avant de 1 administra I lion militaire, exception faite des transport: ■ du champ au heu de conservation, de ce ■ lieu à la batteuse et de là au heu de conser I vation. Art. 5. — Si un exploitant agricole ou ur ■ détenteur quelconque d'avoine de la récolte de 1915 n'exécute pas, dans le délai fixé par l'administration militaire ou par sef mandataires, ce que 1 article 3 (1 alinéa el alinéa 2a) lui prescrit, l'administration militaire en chargera un tiers et en fera supporter les frais par 1 exploitant ou le détenteur négligent. ; Art. 6. -— Est exempte de la saisie, er faveur des exploitants agricoles ; | a) au moment même des semailles, 1 a-voine destinée à cette opération, à raison, par hectare cultivé en 1915, de 170 kg. de semences de la meilleure qualité et appartenant à l'exploitant, i b) au moment même où elle est donnée aux chevaux, l'avoine destinée à 1 alimen tation de ces animaux, à raison de 2,50 gr. journellement, par cheval appartenan à l'exploitant,soit 920 kg. d'avoine par che val et par année commençant le I ' septem bre pour finir le 31 août 1916. Pour chaque cheval qui n'est pas la pro priété d'un exploitant agricole producteu d'avoine en 1915, il sera accordé le drci d'acheter à un producteur environ 920 kg d'avoine pour une période d un an. Sur 1 demande .du chef d'arrondissement, l'ad ministration militaire pourra permettre,dan des cas urgents et surtout pour les chevau: employés dans les charbonnages, de depas . ser, dans une mesure à déterminer par elle la ration prescrite précédemment. Art. 7.—Pour chaque quantité de 100 kg d'avoine de qualité bonne et marchande achetée, livrée à temps à l'endroit désign et pesant au moins 44 kg. par hectolitre l'administration militaire payera 3.5 francs S'il s'agit d'avoine de qualité inférieure l'administration militaire en fixera le pri en se basant sur le résultat de 1 expertis qu'elle fera exécuter. Art. 8. — Quiconque contrevient aux as ticle 1' (2" alinéa), 2, 3 ou 4 du présent ai rêté sera puni d une peine d emprisonne ment de 5 ans au plus o:i d une amend pouvant aller jusqu'à 20,000 francs. Le deux peines peuvent être réunies. En outre s'il s'agit de contraventions aux articles i 3a ou 4b, l'avoine pourra être confisqué au profit de l'administration militaire. Art. 9. — Les contraventions au préser i arrêté seront jugées par les tribunaux mi! taires. Art. 10. — S'il y a lieu, il sera publi - des dispositions complémentiares envue d ■ faciliter l'application du présent arrêté. Bruxelles, le 27 juillet 1915. Der Generalgouverneur in Belgier , Freiherr von Bissing, Generaloberst. la k Sur Se front occidental ; Communiqué officiel allemand Berlin, 16 août. — Au nord d'Ammertzeilet au nord-est de Dammerkirch, une atlaque pai tielle française échoua devant nos obsiacles. Communiqués officiels français Paris, 15 août (après-midi). — Au cours d ' la nuit bombardement réciproque particulière ment violent en Artois (secteur de Souchez e Roclincourt). En Champagne près du fortin d Beauséjour, et en Lorraine, dans la région d ! Leintrey et de Reillon, entre l'Oise et l'Aisne nous avons fait exploser une mine au nord d Pinsaleihe et en avons occupé l'entonnoir aprè un violent corps à corps. Dans l'Argonne, lutt 1 de bombes et de pétards aux Courtes-Chaussée et à la Fontaines aux Charmes. Dans les Vosges dans la région de Fave, une mine ennemie ; fait explosion à la côte 607, au sud de la Lune Un groupement d'avions a bombardé la valléi de Spada. Paris, 15 août (soir). — Journée calme su l'ensemble du front. Dans l'Argonne, l'interven tion de notre artillerie a interrompu le bombar dement ennemi aux Courtes-Chaussées et à 1: Fonfaine-aux-Charmes. Dans le secteur d< Bagatelle, l'explosion d'une mine a provoqui un combat pour l'occupation de l'entonnoir L'ennemi a lancé quelques obus à longue distan ce sur la ville deMontdidier. Nos contre-batterie: ont arrêté son tir. D'autre part, pour répondr eau; bombardements de Saint-Dié et de notre cam( I de Wettstein (ouest du Lingekopf), nous avons t bombardéSainte-Marie-aux-Mines efBarrenstall. Bombardement de Popering-ho Paris, 16 août. — On annonce du Havre au Petit Parisien : La ville de Poperinghe a été r bombardée ces derniers jours par les Allemands L'artillerie anglaise a répondu au feu. Pendant la nuit tout le ciel paraissait être en feu. Les der-j niers habitants restés diins la ville se sont enfuis - en France. Sur le front oriental Communiqué officiel ailern;,::.. Berlin, 16 août. — Groupe d'armée du général feldmaréchal von Hindenburg : Dans des attaques efficaces contre les positions avancées 1 de Kovno, 1,750 Russes, dont 7 officiers ont été faits prisonniers, hier. Le débordement des positions russes com'mencé hier par l'heureux passage du Nurzee a réussi sur tout l'étendue. ^ Devant la pression opérée du point de déborde-° ment et devant les attaques nouvellement prononcées sur tout le front, l'ennemi recule de ses " positions du Narew jusqu'au Bug. Nos troupes, dans leur poursuite, atteignirent la hauteur de Dransk. Plus de 5,000 prisonniers sont tombés L entre nos mains. Près de Nowo-Georgiewsk, les s défenseurs furent encore refoulés plus loin hors de leurs groupes de forts. ^ Groupe d'armée du général feldmaréchal prince Léopold de Bavière : L'aile gauche a t forcé, dans la nuit, le passage du Bug, à l'est de Drohiszyn. Après que le centre et l'aile droite eurent pris hier matin Losice et Miend-zyrzoc, elles rencontrèrent de nouveau une résistance aux secteurs delà Tocznaw et de la Klukowka (entre Miendzyrzoc et Biala). Celle-ci fut brisée aujourd'hui au lever du jour, à l'est de Losice, par l'atlaque de la Landwehr silé-sienne. La poursuite continue. Groupe de l'armée du général feldmaréchal von Mackensen : La poursuite a été continuée. Biala et Slawatysze ont été pris. A l'est de Wlodama nos troupes avancent sur la rive orientale du Bug. CommunlqBés officiels- aair^LIcr.n W. T. B. Vienne, 14 août. — Les armées coalisées s'avançant dans la région à l'ouest du Bug ont encore, au cours de la poursuite d'hier, refoulé les arrière-gardes ennemies devant elles. Des forces austro-hongroises,avançant des deux côtés de la voie-ferrée Lukow-Brest-Litowsk, ont atteint le secteur à l'ouest et au sud de Mied-s zyrzecze. Des troupes allemandes ont gagné du terrain dans la région de Wicznice et ont avancé t au-delà de Wlodawa. 2 En Galicie Orientale, rien de nouveau. î Vienne, 16 août. — L'adversaire s'est arrêté , hier de nouveau sur tout le front à l'ouest du 2 Bug dans des positions préalablement prépa- s rées. Les armées coalisées l'attaquèrent et se 2 frayèrent un chemin dans les lignes ennemies i sur de nombreux points. Depuis aujourd'hui les , Russes sont de nouveau partout en retraite. i Communiqués officiels russes ; W. T. B. St-Pétersbourg, f4 août. — Au sud de Mitau, nos troupes ont arrêté, le 12 août, r des troupes allemandes. Dans la région de Rowno, les Allemands ont - cessé momentanément leurs attaques. La canon-i nade se poursuit. : Entre le Narew et le Bug notre contre-attaque i du 11 août a facilité à nos troupes du secteur nord la retraite vers liurs nouvelles positions. Sur les routes vers la Vistule moyenne, par ; suite des nécessités de la situation générale, : nous avons évacué Sokolow, Siedlee et Lukow. i Pas de combat important, le 12 août, dans le ' secteur à gauche du Bug. A droite de celui-ci, à : la Zlola-Lipa et au Dnjestr, aucun changement I réel. W. T. B. St-Pétersbourg, 15 août. —L'état major général communique : Dans la région de Riga, le 13 août, pas de changement effectif. Dans la direction Jacobstadt, Dunaburg et Wilkomir, l'ennemi a arrêté notre offensive par des contre-attaques : les combats conti-nuent. Près de Kowno dans la nuit du 12 août, le combat d'artillerie continue. Sur le front entre le Narew et le Bug pas de changement réel. Le 13uoût, la bataille a continué avec acharnement dans la région au sud-ouest de Zjechanowez. Près de Novo Georgiewsk, ces jours derniers, combals d'artillerie et petits combats et contacts dans la région des ouvrages extérieurs. Sur la rive gauche du Bug les contacts n'ont pris un caractère violent qu'au nord de Sjedlez et près de Lukow, dans la nuit du 13. Sur la rive gauche du Bug, près de Zlola-Lipa et au Dnieslr, pas de changement. Sur Se froriî itaîo-autrichien Communiqués officiels autrichiens W. T. B. Vienne, 14 août. — Hier soir, nous avons repoussé des attaques ennemies à plusieurs endroits du front sud-occidental, notamment à la frontière tyrolienne, à la position Fedaja, à la ligne de la Bopena (sud de Schlu-dërbach), dans la région de Gôrz au Monte Dei Sei Busi et sur les hauteurs à l'est de Monfal-cone. Partout les anciennes positions sont restées entièrement en notre pouvoir. La nuit, un de nos trains blindés est allé jusqu'à l'entrée de la gare de Monfalcone, il a canonné l'infanterie ennemie sur les versants de La Rocca et du train près des ouvrages de l'Adriatique. Vienne, 16 août. — Au front Sud-Est, l'activité combattive est plus vive en général. Dans le territoire de Gôrz, notre artillerie lança quelques bombes vers San Oanzinao ; l'ennemi s'enfuit alors de cette localité. Plus loin, ell-î mit en déroute un grand camp italien près de Gormons. Une faible attaque de l'adversaire près de Redi-puglia fut enrayée au début par notre feu. Les Italiens entretinrent un feu d'artillerie modéré contre la tête de pont de Gôrz. Aux confins de Tolmein jusqu'au Krn, une attaque de forces ennemies considérables fut prononcée hier tôt après de vigoureux préparatifs d'artillerie, mais elle fut repoussée partout. Les combats d'artillerie eurent également un plus grand développement que d'habitude dans le territoire de Flitsch et au front de la Carinthie. Pendant la nuit, l'ennemi continua violemment le feu contre nos lignes de combat au Grand Pal, au Frei-kopel et au Petit Pal. Une attaque prononcée vers minuit contre nos positions au Petit Pal a échoué complètement. Dans le territoire de frontière du Tyrol, plusieurs attaques italiennes contre notre position de frontière, dans le territoire de la cime du Rotwand, de la vallée du Bach et des trois usines d'ëtain ont été repoussées. Sur le plateau de Lawarone et de Folgaria, notre artillerie lourde a bombardé avec des résultats visibles les ouvrages ennemisdeCampo Molon et Toraro. Communiqués officiels italiens W. T. B. Rome, 13 août. — Notre dernière offensive ayant rapproché les lignes des adver-' saires, en Cadore, il s'y produit-de petites atta-] ques et conlre-attaques. Ainsi, dans la nuit du I 11 au 12, nous avons arrêté une attaque ennemie exécutée après une préparation soutenue de son artillerie, sur les versants du Col Land, sur le haut Cordevole. A l'Isonzo l'ennemi fut repoussé dans ses tentatives de contourner nos positions sur les cours du Sleme et du Mszli, au massif du Monte Nero ainsi que sur les hauteurs à l'est de Plawa. W. T. B. Rome, 15 août. — Communiqué du 14 août. — Le combat au-delà des frontières de Cadore est devenu plus vif. Dans la zone du Monte Piana, l'ennemi a tenté hier en masses, sous la protection d'une nombreuse artillerie, de nouvelles attaques contre les positions A l'Isonzo, notre artillerie a commencé le bombardement contre les ouvrages de défense en terrain bas de Plitsch. Une batterie ennemie qui s'était établie dans un creux au-dessus de Swinjak a été atteinte par nos obus. Sur le Karst, l'ennemi a lancé pendant la nuit du 13 août de nombreuses fusées lumineuses sur nos positions, mais sans entreprendre d'attaque. Des avions ennemis ont fréquemment survolé ces jours-ci, dans la région de l'Isonzo, nos batteries de défense contre les attaques aériennes. Aux Dardanelles Communiqué officiel turc Conslantinople, 16 août. — Au nord d'Ari-Burnu, nous avons repoussé, le 14 août, dans la pleine d'Anaforta, une nouvelle attaque de l'ennemi dirigée contre noire aile droite. Communiqué officiel français W. T. B. Paris, 15 août, officiel d'hier après-midi. — Aux Dardanelles, des trompes anglaises ont continué à débarquer dans la région de Kapah Tepeh. Nous avons réalisé le 7 août de légers progrès. Depuis, les opérations devant le front français se sont bornées principalement à des combats d'artillerie. Ën mer Communiqué officiel turc Constantinople, 15 août. — Le quartier général publie ; Le 14 août, un sous-marin allemand a coulé dans la mer Egée un grand navire-transport de 10,000 tonnes avec des soldats. Un petit nombre de ceux-ci ont été sauvés par un navire-hôpital.En Hollande Les réfugiés belges à Middelbourg- Le Conseil communal de Middelbourg a décidé d'inscrire les réfugiés belges qui résident dans cette ville au rôle des contribuables. Le bourgmestre et un conseiller socialiste, écrit le Volk, ont déclaré que la présence des réfugiés dans la ville n'était « plus utile au petit commerce. » Abonnements Prix de l'abonnement par trimestre : DEUX FRANCS Prix de l'abonnement par mois : SOIXANTE QUINZE CENTIMES Payables par anticipation. I Feuilleton du Journal de Gand 69 . (Le Comte MnNTF.CRISTO PAR ALEXANDRE DUMAS t — Oh, oh ! murmura-t-il, qui m'envoie cette pensée ? est-ce vous, mon Dieu ? puisqu'il n'y a que les morts qui sortent librement d'ici, prenons la place des morts. Et sans perdre le temps de revenir sur cette décision, comme pour ne pas donner à la pensée le temps de détruire cette résolution désespérée, il se pencha vers le sac Hideux, l'ouvrit avec le couteau que Faria avait fait, retira le cadavre du sac, 1 emporta chez lui, le coucha dans son lit, le coiffa du lambeau de linge dont il avait l'habi-i tude de se coiffer lui-même, le couvrit de sa couverture, baisa une dernière fois ce frent glacé, essaya de refermer ces yeux retelles, qui continuaient de rester ouverts, effrayants par l'absence de la pensée, tour na la tête le long du mur afin que le geôlier, e en apportant son repas du soir, crût qu'il c était couché comme c'était souvent son ha- à bitude, rentra dans la galerie, tira le lit con- t< tre la muraille, rentra dans l'autre cham- 1; bre, prit dans l'armoire l'aiguille, le fil, 1< jeta ses haillons pour qu'on sentit bien sous p la toile les chairs nues, se glissa dans le sac éventré, se plaça dans la situation où é était le cadavre, et referma la couture en t< dedans. On aurait pu entendre battre son cœur v si par malheur on fût entré en ce moment. le Dantès aurait bien pu attendre après la p visite du soir, mais il avait peur que d'ici là le le gouverneur ne changeât de résolution et a qu'on m'enlevât le cadavre. Alors sa dernière espérance était perdue, c En tout cas, maintenant son plan était s< arrêté. st Voici ce qu'il comptait faire. st Si pendant le trajet les fossoyeurs recon- C naissaient qu'ils portaient un vivant au lieu c< de porter un mort, Dantès ne leur donnait s( pas le temps de se reconnaître; d'un vigou- re reux coup de couteau il ouvrait le sac depuis le haut jusqu'en bas, profitait de leur ter- g< reur et s'échappait; s'ils voulaient l'arrêter, D il jouait du couteau. d: S'ils le conduisaient jusqu'au cimetière vi t le déposaient dans une fosse, il se laissait ouvrir de terre; puis, comme c'était la nuit, peine les fossoyeurs avaient-ils le dos jurné, qu'il s'ouvrait un passage à travers i terre molle et s'enfuyait; il espérait que î poids ne serait pas trop grand pour qu'il ût le soulever. S'il se trompait, si au contraire la terre .ait trop pesante, il mourait étouffé, et int mieux ! tout était fini, Dantès n'avait pas mangé depuis la aille, mais il n'avait pas songé à la faim : matin, et il n'y songeait pas encore. Sa osition était trop précaire pour lui laisser : temps d'arrêter sa pensée sur aucune atre idée. Le premier danger que courait Dantès, était que le geôlier, en lui apportant son rnper de sept heures, s'aperçut de la sub-itution opérée; heureusement, vingt fois, >it par misanthropie, soit par fatigue, antès avait reçu le geôlier couché; et dans i cas, d'ordinaire, cet homme déposait >n pain et sa soupe sur la table et se retint sans lui parler. Mais, cette fois, le geôlier pouvait déro-;r à ses habitudes de mutisme, parler à antès, et, voyant que Dantès ne lui répondit point-, s'approcher du lit et tout décou-ir. s, Lorsque sept heures du soir s'approchèrent, les angoisses de Dantès commencèrent véritablement. Sa main, appuyée sur son cœur, essayait d'en comprimer les battements, tandis que de l'autre il essuyait la sueur de son front qui ruisselait le long de ses tempes. De temps en temps des frissons lui couraient par tout le corps et lui serraient le cœur comme dans un étau glacé. Alors il croyait qu'il allait mourir. Les heures s'écoulèrent sans amener aucun mouvement dans le château, et Dantès comprit qu'il avait échappé à ce premier danger; c'était d'un bon augure. Enfin, vers l'heure fixée par le gouverneur, des pas se firent entendre dans l'escalier. Edmond comprit que le moment était venu; il rappela tout son courage, retenant son haleine; heureux s'il eût pu retenir en même temps ét comme elle les pulsatiorts précipitées de ses artères.On s'arrêta à la porte, le pas était double. Dantès devina que c'étaient les deux fossoyeurs qui le venaient chercher. Ce soupçon ne changea en certitude, quand il entendit le bruit qu'ils faisaient en déposant la civière. m , La porte s'ouvrit, une lumière voilée parvint aux yeux de Dantès. Au travers de la toile qui le couvrait il vit deux ombres s'ap- I procher de son lit. Une troisième restait à la porte, tenant un fallot à la main. Chacun des deux hommes, qui s'étaient approchés du lit, saisit le sac par une de ses extrémités.— C est qu il est encore lourd, pour un vieillard si maigre ! dit l'un d'eux en le soulevant par la tête. — On dit que chaque année ajoute une demi-livre au poids des os, dit l'autre en le prenant par les pieds. — As-tu fait ton nœud ? demanda le premier. — Je serais bien bête de nous charger d'un poids inutile, dit le second, je le ferai, là-bas. — Tu as raison; partons alors. —Pourquoi ce nœud ? se demanda Dantès.On transporta le prétendu mort du lit sur la civière. Edmond le raidissait pour mieux jouer son rôle de trépassé. On le posa snnir la civière; et le; cortège, é'clairé par l'homr-me au fallot, qui marchait devant, monta Fessai ier. Tout à roup, l'air frais et âpre de la nuit l'inonda. Dantès reconnut le miétral. Ce fut ne sensation subite, pleine à la fois de délices et d'angoisses. (A suivre ).

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Gand von 1856 bis 1923.

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