Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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s.n. 1914, 09 Januar. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Konsultiert 16 Juli 2019, https://hetarchief.be/de/pid/zk55d8pp7k/
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l/AMrl»A/i: Q In u<>; 4 A-l >1 TTN NUMERO CINQ CENTIMES Vendredi 9 Janvier 1914 Franco en Belgique Un an : }o 'g., » » 6 mois : 8 fr. » » 3 mois °. 4 fr. Franco en Hollande Un an i 22 ir. » Union postale » 32 fr. On s'abonne au bureau du Journal et dans tous les bureaux de poste, ADMINISTRATION JOURNAL DE LIÈGE FEUILLE POLITIQUE, LITTERAIRE ET COMMERCIALE. - FONDEE EH 084 RÉDACTION ET ADMINISTRATION ! BOULEVARD DE LA SAIJVEMÈRE, M Annonces^ 3 îa ligne, 2© cent Réclames. E . , , » 40 cent Faits divers 1 franc Réparations judiciaires » 3 franc® informations financières » 3 francs Avis de sociétés i« peuie Kg» 30 cent- Émissions, vl franc EÉDACTIOM ■rfi ^niinsm ÈTRANGER FRANCE Los mémoires d© Mms &teinh< Après son retentissant procès et son ; quitteraient, Mime Steinheil s'était, la ch< fut dite là l'époque, retirée en Angletea et, là, elile écrivit des Mémoires que Nash édita. Puis, M. Nash traita avec a tre confrère, le Journal, qui devait fai paraître en feuilleton de» extraits de c Mémoires, et, aussi, les publier intégrai nient en volume. Or, tirant argument de ce fait que 1 extraits de ses Mémoires publiés par Journal avaient été accompagnés de coj mentaireo qu'elle jugeait diffamatoires que, dans l'édition en volume, on ait su primé un tiera environ de leur texte, el avait assigné le Journal devant la pi micro chambre du tribunal civil, p>résid par M. Morrier, en 10CUXX) francs de doi raûges-intérôts, M. Nash, l'éditeur angla qui c'était joint à son instance, réclamai: do s:.;n cotéj la somme de cinquante mil francs. Après plaidoiries du bâtonnier Henri^ft bert pour le Journal, de Me Georges Stei hard pour Mme Steinheil, de Me Robe Falûo pour M. Nash, et conclusions du sub titat, iM, Raynaud, le tribunal vient de d b.ni'er Mme Steinheil de sa demande e l'./J.■ vO francs de dommages-intérêts cont; le Journal, mais il a cependant oondarpJ côliii-ci -à un franc de dommag.es-intérê envers Mme Steinheil et M. Nash, « poi publication, contraire aux conventions de parties, desdits Mémoires- en volume, no conformément au traité. » ALLEMAGNE Le Kronprinz et les incidents do Savernc Berlin, 8. — Le Berliner Tagcblatt a re çu de très bonne source les déclaration que le kronprinz a prononcées devant u assez grand nombre de personnes et qu tendent à atténuer l'effet produit par 1 publication des fameux télégrammes. Le kronprinz, après avoir pris connais 6ance des articles i>arus dans la presse, n comprend pas qu'on ait pu lui roproche d'avoir eu îa pensée de considérer l'Alsace Lorraine comme un pays ennemi. Une tell supposition lui parait absurde. Le kron prinz désire que les Alsaciens et les Aile manda vivent en bon accord. Il voudrai que les Alsaciens aient le cœur aussi aile mand que le reste de la population de l'Em pire. La conception d'un régime arbitrait lui est aussi étrangère que possible. Qui conque le connaît le sait bien, et jamai il n'a admis qu'on puisse ne pas respecte les lois. A propos des incidents de Saverne, 1 kronprinz s'est exprimé en ces termes : <( L'uniforme d'honneur que revêt- loffi cier doit être garanti absolument contr< toute atteinte. Voilà mon avis; et je pens que la grande majorité du peuple aile mand le partage. Tout colonel a par con séquent le devoir de tout faire, d'employé tous les moyens légaux disponibles pou: etfacer les outrages qui pourraient attein dre les officiers et les soldats. Il est res ponsable de ce devoir non seulement ei face de l'armée, mais en face de l'empire allemand tout entier. Ce principe n'est d'ail leurs pas seulement appliqué dans tout le reste de l'Empire mais chez toutes les au très nations de la terre. Il est possible que, do part et d'autre, on ait commis des fautes ou des illégalité; à Savei*ne ; c'est aux tribunaux qu'il appartiendra de l'établir. » Il parait incompréhensible au kronprim qu'on puisse, à l'aide d'appréciations d-; nature privée, lui reprocher d'interveilii dans une affaire judiciaire en cours. Lo texte de sa dépêche n'a pas été exactement reproduit. Dans le même esprit que les déclarations précédentes attribuées au kronprinz, ia Gazette de Cologne ipu'blie un article officieux, où il est dit que les télégrammes du kronprinz. d'ailleurs antérieurs au débat du Reichstag, ne constituent en aucune façon une manifestation politique : c'est l'opinion privée d'un colonel s'adressant à d'autres commandants de régiment. La Gazette de Cologne elle-même dit qu'elle ne peut accepter que sous (bénéfice d'inventaire une telle interprétation. Les télégrammes du kronprinz, même s'ils n'ont pas un but politique immédiat, n'en ont pas moins une toute autre importance que ceux d'un colonel quelconque. Il serait à souhaiter, dans l'intérêt du bien public, que le kronprinz ne s'exposât pas, de gaieté de cœur, à de pareilles critiques et que Je. jugement d'un tribunal pourrait justifier,A la Dièto do Prusse Berlin, 8. — Dans le discours du trône lu à l'ouverture de la session de la Diète de Prusse par M. do Bethmann-HolLweg, il est dit que les finances de l'Etat sont sur le «point d être remises dans leur situation normale et que l'on pourra, malgré la diminution constatée -dernièrement dans les recettes de l'Etat, renforcer comme on le désire le marché industriel et le marché du travail par des commandes du Gouvernement.Le discoure du trône annonce une augmentation des salaires des fonctionnaires subalternes, un projet de loi concernant les logements qui sera présenté en vue d'améliorer d'une façon durable la situation des locataires peu aisés, une augmentation des ressources pour les soins à di'onner à la jeunesse, un projet de loi modifiant d'une façon importante ia loi relative à l'administration provinciale, une réforme de la loi concernant les fideidommis et les dotations familiales ainsi cru'un projet de loi concernant le partage des terres tendant à empêcher le morcellement désavantageux des propriétés rurales et là faciliter la colonisation intérieure. Le discoure du trône se termine par la déclaration suivante : « Grâce aux efforts collectifs des grandes puissances on a pu maintenir et assurer la paix générale dont la rupture aurait aussi causé le plus grand dommage au bien-être de notre nation. » ANGLETERRE La retraite tie M, Chamberlain Londres, 8. — M. Joseph Chamberlain "Vient de donner définitivement sa démission die député -de la circonscription de Birmingham-Ouest, qu'il représentait depuis trente-sept ans. Dans la lettre qu'il a écrite au président de l'association libérale unioniste, rancirai ministre des colonies dit qiu il ne peut espérer remplir ses devoirs au Parlement et que les intérêts de la cir-'conscriiotion exigent qu'un homme plus jeu-V?~4 y? au ^>ar^c'nient pour la cause unioniste, cette nouvelle a créé une forte émotion dans les -milieux politiques. Bien que depuis plusieurs années déjà M. Chamber lain. très atteint moralement et physic ment, n'eût pas pris une part active à politique, ses amis l'avaient maintenu p. M que malgré lui comme député de Birmi hem. C'est désormais la disparition, c, P'Iète et définitive d'un chef de parti d 5l l'énergie et l'influence furent considérab c_ M. J. Chamberlain; entra au Parlerai en 1876. Il fut successivement président ..g board of tirade en 18S0, i;résidant du le 'j gouvernement board en 18b'G, époque à quelle il ïonda ie parti libéral-unioni; ,e puis ministre des colonies de 189-3 à 11 lg 11 donna sa démission la même année " entreprit la campagne pour la réforme cale. le ITALIE ft/J. Veriizclosi à Rome -L Rome, 8. — Le Corriere. delà Serra j blie d.es iniTormations de Vienne sur la i e cessité d'un accord italo-grec. Les journaux italiens accueillent très e vorableineni ia visite de M, Venizélos. M. Vcnizelos arrivera ce soir. Le m; quis di San. Giuliano offrira demain, > 1 h. 15, un déjeuner en son honneur. Ve dredi soir, M. Coromilas, ancien minisi des affaires étrangères, et Mme Coromil offrent un dîner auquel sont invités : ;; Vcnizelos, le marquis di San Giuliano, ; ,c di Scalea et ipdusieurp autres personnalité Le Roi a invité M. Veraizelos à dîner « " medi à la Cour. Il le recevra en audien ^ privée avant le dîner. s TUE0U1E _ i IMouveiies de Constantinople s Constantinople, 8. — Le Conseil sup i rieur du ministère de la guerre est su primé. L'ambassadeur à Berlin a reçu télégr phiquement du ministre de la guerre l'c dre de partir immédiatement de Berlin poi se rendre à son nouveau poste. En ver pacha, ministre de la guerre, c mule les fonctions de chef d'état-major g néral. Ainsi qu'on l'a annoncé, un officier ail mand sera nommé sous-chef. Le colonel Ismaïl Hakk> bey, gendre e sultan, ancien attaché militaire à Vienn est nommé second sous-chef. Le nouveau b'udgét du ministère de : guerre accuse une économie de 3 millioi de livres correspondante à l'année co" rante. Les réformes dans l'armée Constantinople, 8. — Parmi les officiel mis à la retraite se trouvent les maréchal Zeki pacha et Ibrahim pacha, le premi< divsionnaire Abdullah, les généraux Al med, I-Iemdi, Munir, Enver, ismaïl, Fasi Fothi, laver, Tovzi, Chevket, Torghou | Hasan et Thasin. Il y a en tout 33 div sionnaires, 40 brigadiers, 12 colonels d'éta ( majoi et 76 autres colonels. Les iradés oi déjà paru. En même temps ont paru d< iradés portant des nominations et des pri motions. Le général Mahmoud Mouchta ambassadeur a Berlin, est nommé tfnspei teur de la 3e inspection. Le général de br gade Djavid pacha de la 4e inspection, ! maréchal Osman de la première, le génér; Zeki de la deuxième. Un général de br gade et 30 colonels sont nommés commar clants de division. Le colonel alleman Bçonsart von Schellendorf est nommé con mandant de la 3e uivision. Les nomination comprennent aussi celle du général Lima von Sanders comme commandant du le corps d'armée. BALKANS v- La question aïbanaîsc . Une dépêche de Vienne dti que 1 nouvelle annoncée hier que l'ex-ministr turc de la guerre, Izzet pacha, s'est pre clamé prince d'Albanie, est confirmée. Dan les cercles bien informés, des télégram mes ont été reçus de Conv.tantinople, d sant qu'Izzet pacha a publié une procle mation dans ?:iqueïle il déclare ^u'il pren le trône d'Albanie et qu'il est parti pou Valona. Jusqu'à présent, on n'a pas d'ir dication précise sur tes intentions d'Iz zet pacha, mais on a des raisons de cro: re que son. initiative est due à des in fluences j'r.unes-tnrques. On croit que de : forces sont à l'œuvre .à Constantinople, qu i auront un effet né-:';: stc- sur la. tâche de I grandes puissances. Cette opinion" est con j firmée par des communications faites au: l principaux journaux J Ainsi le Aeues Wiener Tagblatt déelar | que les cercles diplomatiques voient dan ; l'action d'Izzet pacha une preuve de l'exis i teruce d'une (politique jeùne-tuiviue à Ion j gués vues. Le journal conclut en ilisan | qu'à Constantinople on parait avoir Ou l biié rapidement les- conséquences fatale: | qu'a eues pour la Turquie sa politiqu< I albanaise. « Le jeu de la. Turquie est d'au i tant plus éivident, dit 1e Neves Wiener Tag blait, que les^ grandes puissances ont ac copté la nomination d'un prince chrétiei pour l'Albanie. » Le prince de Wied hésiterait, selon VAll gemeine, à accepter la couronne d'AIiba nie. et on compte, dans les milieux infor més, sur un refus. La commission internationale de con trôle ne serait pas non ip-lus arrivée jus qu'ici à tomber d'accGrd sur la questioi de l'emprunt dont le prince faisait dépen dre sa décision. 'Les démentis d'Isaet pacha Constantinople, S. — Le général Izzel pacha oppose un démenti catégorique au> bruits mis en circulation au sujcl dy rôle qu'on lui a prêté dans les affaires albanaises.Izzet pacha projette de faire un voyage en Europe pour des affaires personneWes sans (prendre la i'oie de l'Albanie. La direction générale de la presse ai' ministère des affaires étrangères publie le communiqué suivant : « Les informations qu'on trouve depuis quelques jours dans les journaux, et d'après lesquelles l'ancien ministre de la guerre Izzet pacha serait en rapport avec certains mouvemente politiques, sont inventées de toutes pièces, et dénuées de tout fondement ». La question des îles Londres, 3. — On considère que la ré-j'uuse de la Triple Alliance à la note dt sir- Edwanl Grey sera probablement remise aujourd'hui au Foreign Office. S'il faut en croire les pronostics^ cette réponse accepterait le point de vue anglais sur la double question des îles de la Mer Egée occupées par la Grèce et qui resteraient à la Grèce, sauf les îles situées à l'entrée des Dardanelles et des îles occupées par l'Italie qui redeviendraient tuiques. Toutefois, l'Italie ferait, croit-on, certaines; réserves ou poserait certaines conditions pour le retour dé ces dernières îles à la Turquie lorsque le moment sera venu de les restituer.Les ir-tentïons du prîr.ce de Wjecs Paris, 8. — On mande de Londres au Temps Le gouvernement anglais a fait savoir aux diverses puissances qu'il lui paraissait fâcheux que dans ses communi- ue- cations avec l'Albanie le prince de Wied la soit servi exclusivement de l'intermédiai res- de l'Italie et de l'Autriche. L'Angleter ng- ne méconnaît pas les difficultés pratiqu .m- qui résultent pour le prince de ce fait qu mt n'a pas d'agent propre en Albanie, ma les. elle estime qu'étant donné le caractère < ont sa désignation, le nouveau souverain do du passer par l'intermédiaire de toutes 1( cal grandes puissances. la- On n'a ici aucune précision sur les ii >te, tentions du prince de Wied et sur la da' ^3. de son départ. et fls AFEIO.EE BE SEB Le mcuvemeirit gréviste Pretoria, S. — Les ouvriers employés ai: chantiers des chemins de fer ne se soi pas rend/us au travail ce matin. La poli< 'l!~ garde 'la gare et les ateliers et protège 1< ie~ agents des trains dont aucun ne maiiqu au service. La circulation des trains es ta- assurée comme en temps normal. Ju/squ' présent, le.-, grévistes sont calmes. A J( •r- hi-nnesl/uirg les employés de la Blcemfoi à tein, qui avaient décidé hier de chôme: n- sont venus à leur travail mais ils l'abar re donneront, déclarent-ils, dès qu'ils en n as oevront l'ordre de Prétoria. M. yj —kc— mi LES IWC6DENTS DE SAVER^JE a- —o— Le Procès du coiouel von Bsutîer Strasbourg, 8. — Voici la suite des dé bats de l'avant-dernière audience : « M.. Kloinbahmer, procureur à Saveme 1 a, lui aussi, demandé à témoigner. Le co a_ lonel a affirmé q,ue le procureur de Savem ~ n'avait pas agi comme il le devait. " M. Kleinbahmer raconte les i'aits du 2J novembre et l'arrestation des juges. Le ju ge Ivaliscli fut arrêté le premier. Le té , moin dit filons : « Miais deci est illégal » A ces mots, un officier ordonna l'arresta tior.i du témoin. Celui-ci se présenta alor: de. ant l'cifficier. Sachant à qui il avait af faire, ce dernier s'excusa. u A la demande diu 'témoin, cfui voulait sa e> voir pourquoi il agissait ainsi, il répond,! que c'était par ordre de ces supérieurs. a M. Kleinbahmer, ainsi que le juge Spi ls ker, se sont rendus alors chez le colone l" pour faire libérer M. Kalisch et M. Besel-luaus ; ils y ont réussi, mais ils ont dû supporter la remarque que leur a faite le co-•s lonel qu'ils n'avaient pas à le critiquer, x M. 'Ki!ei.::'bahmer ne savait pas oue les }P militaires avaient été recruis pour rétablir i- l'ordre. 11 jugeait que cela était absolument 1, inutile. 11 avait eu connaissance d'une in-t, suite & des officiers ; il assista lui-même è i- ce fait. t- Une centaine de gamins protestaient d'ail-tt leurs sans -désordre devant la maison du IS lieutenant von; Fonstner. j- L'un 'des juges demande au témoin pour-•, quoi il jugeait que La manière de faire des oi'Aciers et des S"l'l=ats était' illégale. -M. L_ Klein,bahmer répond qu'il la jugeait inu- 0 tile et que d'ailleurs il savait que M. Mahl d i avait fait tous ses efforts pour que le pou-[. voir ne lui échappât pas. i. j Le lieutenant Schadt s'efforce de donner d i des explications de ces nrocédés. 11 consi-t_ dérait la. manière de faire des magistrats g comme un mauvais exemple donné au peu-ur Le procureur lait remarquer qu'au moment de l'arrestation il n'y avait pas de public dans les 'rues. M. BeselWaus retraoe les événements du 28 novembre. Il insiste en particulier sur a l'arrestation de M. Kalisch et les pour-e parlers a-^ec le colonel. Il raconte que les soldats ordonnaient s de circuler. Sur la demande de la défense, M. Besel-baus affirme qu'il a trouvé le colonel, le 28 novembre, très surexcité. 1 i . H qu'ii n'y avait pas de révolte r fi Saverne, mais de I'énervemeni. Des ci-_ toyens lui ont dit : « Un seul peut nous ai- i der, c'est l'Empereur. » .M. Kalisch raconte son arrestation. | Il était huit heures du soir et il sortait , de l'audience. Il ny avait aucun bruit d'ans , la rue. Il reçut l'ordre de circuler. Il n'y , obéit pas. Immédiatement les soldats re-> ■ çurenit l'ordre de l'arrêter. ML Kalisch ra-conte la scène qui eut lieu entre lui et le colonel à la caserne du Château. Kalisch affirme qu'il n'était pas pré-| Menu contre les militaires, puisqu'il n'est ' ; pas abonné aux feuilles locales de Saverne ■ qui avaient mené une campagne contre les " j autorités militaires. _ ia demande qui lui est faite s'il agi- ■ rait de la même faço.u< si les faits expli-' qdés se reproduisaient, il répond affirmativement. Il était convaincu que les militaires n'etaient pas autorisés à agir de cette façon. ■ M. Schauffler, avocat à Saveme, a demande à témoigner en tant qiue citoyen de Saverne, poui- que les faits ne soient pas dénaturés. Il faisait une promenade le 28 novembre. Il s arrêta en voyant sur la place du Château des soiîidvats qui se mettaient en ligne, qui chargeaient leurs fusils et qui battaient le tambour à plusieurs reprises. Sur la 1 place il n y avait pas de monde. Aucun cri ne fut poussé. L'avocat se dit : « Les soldats ont perd-u la tête. » Pour ne pas être atteint par les coups de fusil il s'éloigna. Il vit les soldats se disperser et courir après quelques citoyens dans la rue II se rendirt clams la gare, et, à l'intérieur, il ap. prit d'arrestation -des magistrats. Il déclare' que les témoins qui ont dit qu'il y avait du bruit dan*.; la rue n'ont pas dit la vérité.Cette déposition produit une profonde impression sur l'auditoire. Le témoin a admiré le calme de la population de Saverne. Si d'es faits semblables s'étaient produits en Allemagne, il en eut été autrement. Il se propose de donner sa démission d avocat dans le cas où la bourgeoisie ne serait pas protégée contre les militaires. M. Fetter, avocat à Saverne, vient à son tour déposer. Il retrace les faits du 23 novembre. Lui aussi se promenait dans les rues de la ville. Il rencontra le lieutenant von Forstner; il le suivit pour voir ce qui se passerait. La place du Château était vide. Le lieutenant paraissait très énervé. 11 regardait à droite et à gauche. M. Fetter vit un jeune homme de dix-huit ans passer devant le lieutenant. Le jeune 'homme regarda le lieutenant en face. Immédiatement, le lieutenant, von For--tner le saisit par le cou. Une patrouille arriva précédée d'un officier sai^iY-au clair. Les soldats étaient hésitants. Lorsqu'ils aperçurent plusieurs personnes, ils se ruèrent sur elles, heureux d'avoir quelquo : chose à faire. Le témoin insiste particulièrement sur la circonstance que les rues étaient absolument tranquilles et qu'aucun cri n'avait été -poussé. Sur la remarque que lui fait le conspil- se 1er Kahn que les soldats affirment que le re jeune homme avait sifflé, Mi Fetter ré-re pond que c'est absolument faux. Le jeune 3s homme est innocent. il Le lieutenant von Forstner déclare que is le jeune homme l:a insulté, le L'inspecteur Gaertner raconte à son tour it les incidents du 28 novembre. ;s II dit, au sujet du jeune homme qui avait été arrêté par le lieutenant von Forst-i- ner, que ce jeune homme n'avait rien dit e ni rien fait. Sa version correspond avec celle des témoins précédents. Cette série de témoins sérieux et pondérés, qui viennent librement opposer leur version à celle des militaires, produit sur tout le monde, et sur les juges en parti-^ culier, la plus profonde impression, p ^ M. Kormann fut maltraité par les soldats dans la soirée du 23. On lui cassa l une molaire. Son agresseur était le lieu-et tenant Schadt. à Témoins militaires >- Ensuite c'est une série de soldats et de sous-officiers qui viennent dire qu'ils ont été insultés par le peuple, qu'on a crié, ' i- qu'on à jeté des pierres. L'un, d'eux veut avoir vu un homme lever une hache en un geste menaçant. Le lieutenant Schadt ne se rappelle rien. ] S'il avait frappé, dit-il, il le reconnaîtrait i parfaitement. 1 Après les soldats, on entenjd les gen- i darmes. i Le brigadier Npso raconte que M. Mahl a dit au brigadier Schmidt de déc'arer 1 devant les juges que les gendarmes au- £ raient suffi pour maintenir l'ordre. t M. Mahl, qui est présent dans la salle, £ > nie ce détail, il a parlé avec les gendarmes, t mais jamais de ce procès. Il a dit à tous r ' les gendarmes de s'en tenir à la vérité et 1 ( de dire toute la vérité. 5 Le brigadier Sclimidt dit que le direc- r teur 'd'arrondissement n'a jamais cherché v à l'influencer. p Le brigiadier Doiring Inile laJbsolument c avoir été influencé par M. Mahl. Il admet c ' avoir dit, le 10 au soir, à M. Mahl, que i si les gendarmes ne suffisaient pas, il al- c liait requérir les soldats. li M. Mahl répondit qu'il fallait faire en d sorte de ne pas avoir besoin d'en arriver là. t( Le gendarme Stem nie également assez d energiquement avoir été influencé par M. d Mahl. p Les dépositions des gendarmes rendent p nécessaires 1 audition de nouveaux témoins, q qui seront entendus demain matin à neuf rr heures. L'audience est levée à sept heures et le demie. » rr. L'audience de jeudi Ce matin, à 9 heures, ont été repris les débats du procès von Reutter. Il y a en- P corç un grand nombre de témoins à entera-dre ce qui fait prévoir eue la fin des débats n'aura lieu <tuc très tard dans la soirée ou c1, seulement demain nia tin. lri On relève-les j>a.relea-4âv-«w.waieiit été pro- r( noncées par le conseiller:'supérieur de justice militaire. M. Medicus. qui présidera P« samedi prochain le .procès en appe-l du E lieutenant von Forstner. 111 Mi. Mèdidus aurait déclaré : Jeudi pro- w chain le colonel ven Rentier sera acquitté n et, samedi prochain, je ferai acquitter le hi lieutenant von iForstner. Cette déclaration, qui n'a pas été dérnen- m tie, a provoqué .naturellement dans les cou- ve loirs une profonde émotion. il, A l'ouverture de l'audience on donne lec- qi ture de plusieurs télégrammes qu'on vient de recevoir. te Le juge B.ranidt, de Saverne, rnii a été entendu hier comme témoin, demande que le ne colonel von Reutter retire immédiatement la l'accusation qu'il a portée devant le tri- ex bunal dans sa déposition contre les rnern- C' bres du tribunal de Saverne de n'avoir pas protégé suffisamment les militaires de cette M garnison, ré Le major Dde, qui apnartient également ve au 99e d'infanterie, mais- qui ne fait pas de service actif, sait très peu de chose des fU incidents de Saveme auxquels il n'a pas assisté. Le major déclare ce que lui ont i:a ra.pporté le gendarme Schraiidt et le coiffeur Anstedt, de Saverne. pj Celui-ci aurait dit au major, qui se trouvait dans son cabinet de coiffure, que la de populutior:> de Saverne se moquait de la po- ia lice. Hier Anstedt ne se rappelait pas ces Ve, paroles. Aujourd'hui, il les confirme. Il avait l'impression qu'on était incapable de maintenir Tordra et que, du reste, si la police n'avait pas été là, les jeunes gens pû n'auraient rien pu faire et seraient rentrés chez eux. su Quant au gendarme Schmidt, il aurait ■ dit au major qu'il ne pouvait intervenir avec l'énergie voulue parce qu'il avait re- au çu des ordres en conséquence. Il affirme que s'il a prononcé ces pa- , rôles, elles ont été mal interprétées. 11 vou-lait tout simplement faire allusion à un , ordre qu'il avait reçu de M. Mahl de ne £te ï>jis sortir à cheval dans les rues. j Au sujet de l'affaire Mahl, le gendarme répète ce qu'il a déjà dit, qu'il n'a pas été influencé et qu'il n'a rien à ajouter ni à rétracter de la déposition qu'il a faite hier. ^aj Le gendarme Schmidt déclare avoir été atteint par des pierres. Le lundi, jour où la situation fut le plus critique, il y avait <e dans la foule, qui pouvait comprendre 800 ^ à l.OLXJ personnes, de nombreux jeunes m. gens et aussi beaucoup de femmes et d'en- ■ fants. Ie' Vient ensuite la déposition du maréchal dos logis de gendarmerie Steiner qui dit que l'attitude clés officiers n'avait rien de ga provoquant. Répondant à une question, il déclare d'une façon conditionnelle que les gendar- jn"; mes pouvaient 'protéger les officiers. ia" Un lieutenant fait une déposition d'après on laquelle un gendarme lui a dit que la ] gendarmerie ne pouvait plus rien faire et mf que le meilleur serait cle recourir à la troupe. . j D'après l'a déclaration d'un capitaine, la Vo population de Saverne considérait l'attitu- tai de d'un officier pour une provocation lors- tio qu'il avait Ja main sur son épée. Le gendarmé Doering déclare que l'inter- dn vontion militaire était inutile. Il ne se rap- dl( pcdlc pas avoir donné alors à ses hommes < l'ondre d'intervenir énergiquement. II ne se -rappelle pas non plus avoir laissé cou- nv. rir des. personnes qiue les soldats voulaient ] arrêter. . . ex On entend alom plusieurs capitaines du do' 99e d'infanterie. Ils prennent la défense des En autorités militaires. ter Le major Ralhe affirme oue le colonel avait pu donné l'ordre à un capitaine de se tenir à coi la caserne du Château avec ses hommes lie pauir intervenir en cas de nécessité. Il n'a I jamais été insulté dans la rue. Un jour, au I cours d'une manifestation devant, ia mai- ho: son du lieutenant Vèn Forstner, il a passé a au milieu de la foule et a demandé -à un mê gendarmé pourquoi il n'intervenait pas la plus énergiquement. Le gendarme lui ré- l'a pondit qu'ordre avait été donné par M. dei Mahl de ne pas intervenir avec trop d nergie. Le capitaine des pompiers aurait décla qu'il n'avait pas d'intérêt à combattre s concitoyens. t Le capitaine de gendarmerie Scliate, s une question de la défense, affirme q/u n'çiit pas de coutume que les gendarm soient p'Lacés sous les ordres de la poli locale. M. 'Mahl intervient pour dire que c'e lui qui commandait dans les rues et qu a mis la gendarmerie sous les ordres < la police locale parce que cette demiè: connaît mieux la mentalité des habitant Après cette déclaration, le tribunal se r tire pour délibérer pendant dix minutes. Le conseiller Jahn, qui dirige les débat rappelle^ensuite les événements de Save ne. Les fuges ont entendu suffisamment r péter les différents faits mais il y a dur les dépc.-itions des contradictions très grar des. 11 ne pouvait pas en être autremen Cela était naturel. C'est le 6 novembre qn parut le premier article danis un journal 1( :al de Sa'.erne et le 8, le second articl lui raconte que le peuple a manifesté so indignation à l'égard d/u lieutenant vo: Forstner. Le même jour, le lieutenant fut insuit jour la première fois. Le lendemain, 1 ieutenant von Forstner et plusieurs lieu enants se trouvaient dans une auberge. Il encontrèrent une dizaine de persoirnes qu oulurent leur faire un mauvais parti. Le 9 eut lieu la démonstration oontre L ieutenant von Forstner qui se promenai n ville en compagnie d'un médecin rnili aire. Le même jour se produisirent plu leurs incidents et l'affaire devint alor: rès sérieuse. Les pompiers durent interve iir pour refouler les manifestants et leui mcèrent de l'eau. Le ministère public prend ensuite la pa-oie et demande l'acquittement du colonel on Reutter sur le chef d'accusation d'à-rès lequel il se serait arrogé le pouvoir xéeutif, le prévenu n'ayant pas eu cons-ience de l'illégalité de sa conduite, mais réclame une peine de 7 jours de prison mtre l'accusé parce qu'il % privé, de leur berté des personnes qui ont été'enfermées ans la cave des Pandours. Contre le lieutenant Schadt, le minis-ire (public propose l'acquittement, des chefs e privation de liberté et de violation de omicile tandis qu'il demande 3 jours de rison pour avoir causé une blessure cor-^relie parce qu'il considère comme prouvé -re l'accusé a frappé sur la joue le té-oin Kormann. Après le réquisitoire, le juge annonce que jugement no sera pas rendu avant sa-edi, à 10 heures du matin. -X- Strasbourg, 8. — Dans son réquisitoire, le •ocureur a rappelé les différentes phases î l'affaire depuis le 6 novembre, date à quelle parut l'article de la feuille locale î Saverne, jusqu'au 28, date de la grande anifestation au cours de laquelle les ar-stations que sait,Jurent .opérées. Le procureur insiste surtout sur les débitions du professeur Broeke, de la dame oers et de l'institutrice Goerke. Ces té-oins, dit-il, sont ceux qui ont lo mieux posé les faits et permis de mettre en lu-rjère certaines contradictions de nom-eux témoins. II compare ces témoignages à ceux des agistrats et des avocats alsaciens de Sa-rne. Ni les avocats, ni les magistrats, dit-n'avaient tout vu. Ils ne virent que tand tout était calme. M. Broeke, en particulier, a comblé tou-> les lacunes. Le procureur affirme que c'est le Zaber-r Anzeige-- qui semble avoir eu en mains i fils de toute l'affaire de Saverne. Il a cité ou calmé la population à volonté, îst lui qui est le grand responsable. Après les premières mesures prises par . Mahl, trois arrestations filtrent opé-es. Rien ne se produisit jusqu'au 12 nombre.O'est alors que le lieutenant von Forstner insulté. -e fut peu de chose, mais vint ensaite ffaire du drapeau français. Les insultes recommencèrent et devinrent is violentes que jamais. 3n entendit pousser clans la rue des cris « saie Prussien. ! » On entendit : « Vive France ! A bas la Prusse 1 ». Des articles violents parurent de nou-iu do.ns la presse. -e colonel fut insulté. Les jeunes lieute-nts le furent également par la populace. -.e procureur fait ressortir qu'il ne fait s allusion aux côtés "paisibles de la ville. L.es officiers n'ont rien répondu aus in-tes.-.e procureur continue : -es événements du 28 ont été présentés cours des débats de deux façons dif-entes.}uant aux arrestations elles-mêmes, les îToicnages sont unanimes. Comment l'intervention militaire a-t-elle nécessitée ? -e professeur Broeke est venu donner la ' f du mystère, et c'est sur ce témoigna-que l'accusation s'appuie, ainsi que sur déclaration de -MÈIe Goerke et du cabine Gog pour conclure à une émeute ci-e.sa meilleure preuve, dit le procureur, si que Mlle Ebers a montré la popula-n de Saverne comme étant anti-alle-mde et montée contre l'élément militaire, -e procureur parle des' rapports entre colonel et le directeur d'arrondissement, s'attache à montrer oue la police n'était nais sur les lieux qjuand cela était néces-:re.-o procureur conclut crue, jusqu'au 26, officiers eurent à subir les plus sérieuses ;ultes sansi que personne s'y opposât. Il a conviction que les soldats et les officiers t été insultés. -e 26 au soir, le colonel en vint aux sures extrêmes que l'on sait, après que lieutenant Schadt lui eût fait son rapport, e -procureur affirme qu'il est de son de-r de rendre justice à'I'aimée. 11 est cer-n que le colonel a agi avec la convic-n qu'il remplissait son devoir, kîalheureusèmerat, il y a eu des rnaJa-;sses commises dans l'exécution des or-y- d'il colonel. ^ela était inévitable. ,c ministère -public termine en récla-nt les sanctions qu'on a lues plus haut, ja défense prend ensuite la parole et >rime la conviction aue les événements Saveme ont été exploités par les partis, admettant même,que les jeunes lieu-iants ont offensé avec légèreté une position, en ne doit pas oartir de cette cir-îstance pour condamner le colonel et le jitènant Schadt. -a défende ter-mine ainsi : .e colonel a servi pendant 35 ans, avec méur et fidélité, son Empereur. Son père Hé tué sur le champ de bataille. Lui- ; me a continué lcJs bonnes traditions de famille. Il a sauvegardé l'honneur de ra-iéo à Saverne. Il a fait son devoir. Il nande l'acquittement. é- s Quant au lieutenant, c'est, ait l'avoc un jeune officier icjjui s'est' .conitente i ré faire ce qui lui était commandé, es Le colonei reprend alor-s la parole po dire que les officiers et les sous-officie .u' sont derrière lui. Il prend la responsabi il té de tout ce qui s'est produit à Saveja es cle tout ce qu'ont fait les jeunes officiers, -e a agi- d'après la loi et après de dures r cessitcs quand' il croyait devoir le l'air st devant son Dieu, devant son Roi. n Même humainement, il a bien agi. Il e le time qu'il a fait son devoir, "e Le jugement est alors remis à-samedi. s- ■Sfc e- Strasbourg, 8. — Les autorités avaie: pris des mesures extraordinaires pour é\ s, ter que des désordres puissent se produir f- Des agents de police se trouvaient c -- tous côtés, à l'intérieur et à l'extérieur 6 s Palais de justice. l- Un escadron du 9e 'hussards se trouva - consigné pour intervenir en cas de besoii e Dans la séance de cet après-midi de 1 ' deuxième Chambre du Parlement d'Alsae e i Lorraine, le député socialiste Boehle pos 11 ; au gouvernement la. question suivante : 1 j Le gouvernement sait-il qu'hier soir, u . escadron du 9e hussards et toutes les fo: ^ ces policières de Strasbourg ont été mobil: 3 sées en viue d'intervenir en -cas de trouble ' Quelle attitudje le gouvernement prendi-î ? t-il déviant cette manilestation ? 1 M. Mandel répond que le gouvernemer a eu connaissance de ces mesures de pr< j caution. Il les trouve justifiées après le J mollestations dont le lieutenant von Fors-ner a été l'objet mar-di soir. U espère ce ■ pendant du bon sens de la population stra; 1 bourgeoise que de nouvelles mesures n'ai: ; ront plus besoin d'être prises à l'avenir. —" —i» —nô Paris, 8. — Le tribunal correctionnel £ condamné à six mois de iprison avec sursis. pour homicide 'pai< (imprudence, le chauffeur Morvenan, qui conduisait l'auto-mobile tombée dans la Seine le 19 avri 191J, près du pont de Neuilly, noyant deu> enfanxs de Mme Isadora Duncan et leui gouvernante. Francfort, 8. — Suivant la Gazelte di Francfort, l'enquête ouverte à la suite des déclarations du colonel von Reutter selon lesquelles la poste lui avait bien fait parvenir des centaines de lettres injurieuses, mais avait retenu les lettres de félicitations n'est pas encore close. Cependant, on s'attend, d'ores et déjià, à ce que de graves infractions professionnelles de la part des postiers de Saverne soient démontrées. •fr Le correspondant du Temps à Belgrade télégraphie : LOS inquiétudes àu'sujet" du retard que le gouvernement turc apporte à la signature du traité de paix, dont toutes le.o clauses sont arrêtées, ne font qu'augmenter. On se demande ce que peuvent être les arrière-pensées du gouvernement ottoman. ' * Valona, 8. — Bekir Aga de Grebeni a été arrêté ce matin au moment où il arrivait à Valona venant die Brindisi. 11 est aedusé d'avoir été l'un des principaux chefs» du mouvement qjui a occasionné la proclamation de l'état de siège-. •X- Constantinople, 8. Chukri Paclia, le défenseur d'Andrihople, est également mis à la retraite. •fr Cerbère, 8. — La gare de Cerbère ne reçoit presque plus de wagons d'oranges. Les dépêches de la région de Valence annoncent que la récolte a été détruite^par la gelée et que les dégâts sont énormes. •fr Capetown, 8. — A 1,1 heures du matin, la situation de la grève des employés des chemins de fer est la suivante : Àu Cap, dans le Natal et l'Orange, les ouvriers travaillent. Au Transvaal, le personnel des trains travaille. L'es ouvriers des ateliers se sont mis en grève. D'autres se préparent à chômer. La Dignité de l'Ouvrier —o-o-cs» Voici comment t'ie est comprise par le Peuple dans son article de tête d'hier : Il y a deux sortes d-3 hiercheurs dans un charbonnage : les chevaux et les hommes. Nous citons les chevaux en premier lieu parce qu'ils sont davantage considérés par les patrons que les hommes. Supposons qu'en une journée de neuf heures, un cheval conduise normalement 300 berlines de charbon d'un endroit à un autre. En retour, ies dirigeants de la mine lui assurent le gîte et la pitance quotidienne.Quand, par suite de difficultés quelconques : ébouleraient ou ralentissement de 1 extraction clans les tailles, le cheval ne tire que 100 beriines au lieu de 300, est-ce qu'on diminue sa ration d'avoine et de foin ? Est-ce qu'il en souffre dans sa chair, dans son organisme ? Non. Il a, les jours de travail réduit comme les jours de travail plein, la même ration, ia même pitance, le même contentement. Le minimum de salaire existe pour le cheval. Eh bien ! 11 doit en être de môme du hiercheur-homme. Il n'est pas plus responsable de la dureté de la veine que le cheval, son compagnon de peine ; il n'est pas responsable des inconvénients qu'on rencontre ; orr lui doit aussi, comme à son frère inférieur, la même ration, la même rémunération. Après avoir donné toute sa force de travail il a,droit, pour sa femme, pour ses enfants, pour lui-même, à une existence cônforme à ses besoins légitimes. Si l'abatage va mal, si le charbon ne se vend pas, il faut quand même qu'il vive, il faut qu'il ait un salaire garanti qui assure l'avenir des siens, le repos cle ses vieux jours, la sécurité de son foyer. La vie des mineurs s'écoule dans une perpétuelle insécurité, non seulement au fond de la mine mais au dehors. Il faut que cela cesse. Les gueules noires ne veulent plus être des bras qu'on achète au cours du jour, comme une denrée sur le marché, mais des /hommes que l'on traite en hommes (.Mil!) Voilà ce que signifie la revendication du minimum de salaire. Voilà par quoi elle est haute et relève la dignité des travailleurs ! Isi. DELVIGNE. Pour relever la dignité de l'ouvrier, le Peuple veut que les ouvriers mineurs it, soient traités comme des chevaux... o le comme les coolies chinois. Car le système qu'il préconise est prat ur qué dans les plantations d'Extrême-Oriei rs vis-à-vis des Chinois, des Tamils et ai li: très indigènes : on leur assure la nourr e, ture, le logement et une modique rémi il nération en argent et tout est dit. é- N'est-il pas renversant de voir un joui e, nal socialiste comprendre, de cette façor la dignité des ouvriers. s- , En Belgique ~ Le sénat u Va-t-on condamner le Sénat à ne plu rien faire, à la stérilité la plus absolue Raisonnons... 1 Si l'on continue à s'occuper sans inter a' ruption de la loi Poullet, il est certair que l'on ne pourra aborder l'examen de: 'e budgets avant le mois de mars, peut-être plus tard et l'on n'aura pas la ressourc< q de séances du matin,. puisque celles-ci se ront prises par les assurances sociales. ~ Le rôle de la Chambre Haute va donc être réduit à rien, à zéro. ^ De temps à autre, le Bureau du Sénal s'émeut, mais c'est toujours d'une façon [t assez inopportune. N'est-ce pas à l'heure actuelle qu'il devrait intervenir pour invi-s ter le gouvernement et la Chambre à discuter les budgets pendant dix ou douze séances l'après-midi. r II n'en fera rien parce que M. de Fave-_ reau, l'honorable président de la Chambre Haute, pense au fond comme M. de Bro-queville.Tout d'afcôrd la loi scolaire ; on verra ensuite. Le Sénat n'arrive plus qu'au se-i cond ou au troisième plan... ' En présence d'un tel dédain avoué envers ; l'un des grands pouvoirs de l'Etat, on doit l féliciter encore l'opposition de son dernier geste, la grève parlementaire, et il est très probable qu'elle renouvellera sa protestation quand la Haute assemblée sera convoquée tôt ou tard, plutôt tard. L'interpeiiation Brunet L'interpellation Brunet sur le rôle des missionnaires au Congo viendra devant la Chambre mardi après-midi. Tiendra-t-elle dans le cadre d'une séance ? Nullement... Dès lors, sera-t-elle ajournée à huitaine alors que la question est de la plus haute actualité. Des députés demanderont qu'elle soit continuée mercredi, mais il est probable que la Droite repoussera cette motion. Cependant, au sein de la majorité, il est des députés qui considèrent la nécessité d'en finir dès 1a semaine prochaine avec ce débat. C'est du moins ce qu'on affirmait .jeudi 4'ans les couloirs -de la Chambre. M. Buyï M. Bnjjyl a prononcé de nouveau à lai .Chambre un discours développé et énergique ipour défendre les intérêts des instituteurs.Avec humour, il s'est moqué de M. Woeste qui s'était posé comme étant leur avocat. ) En 18S4, avec M. Jacobs, il a prononcé le fameux « qu'ils s'en aillent ! » Et, depuis, il n'a pas modifié son attitude. Que d'écoles primaires et normales il a fait fermer. Il' est donc mal venu de prétendre soudain qu'il en est le défenseur.Quant là M. Buyl, tout en plaidant pour la défense de leurs intérêts, if ne cesse de s'attaquer là la loi Poullet. Si les socialistes faillissent, lui ne faillit pas et, plus que jamais, avec une opiniâtreté louable, s'attaque à un projél néfaste, capable de livrer l'avenir de notre pays au cléricalisme.M. de Qroqueviile AI. de Broqueville a été reçu par le Soi avec lequel il a eu un long entretien. Aii -cours de la séance de la Chambre, jeudi, il a échangé également des idées a\e< M. Sc'holilacrt pendant plus d'une heure. On le dit très embarrassé à propos de plusieurs questions; désignation d'un mi nistre des finances, l'emprunt à conclure et les ressources à trouver pour le Ludgci ordinaire quand la loi scolaire et les assurances sociales auront été votées. De plus, soir département lui donne aussi quelques ennuis. Mais il ne l'abandon nera pas.. Le budgfet extraordinaire La discussion du budget extraordinaire dans les sections a été faite avec une ra pidité peu ordinaire. Il a été adopté dans chaque' section après des observations se cond cires. A la 6e, un petit incident s'est produit M. A. Delporte s'était (présenté avec quel ques minutes de retard. Déjà tout étai bâclé et voté. Décidément, cet examen en section man que absolument de sérieux et devrait être remplacé par l'analyse en commission. Un démenti On avait annoncé à Bruxelles que M. René Cenonceaux, directeur du Franc-Tireur, avait envoyé sa démission au grade de capitaine commandant qu'il occupe au régiment des chasseurs volontaires belges (régiment de la reine Elisabeth). C'est un faux bruit que le Franc-Tireur proclame tendancieux et malveillant. A l'Union professionnelle des Accoucheuses L'Union professionnelle, société active et vivante, a eu l'excellente idée d'organiser pour ses membres des conférences médicales.La première a été donnée hier après-midi à l'école de la rue Hazinelle par M. le docteur Charles, professeur honoraire et directeur du Journal d'Accouchements. Plusieurs médecins assistaient à cette réunion, .les docteurs Closson. président de la Commission Médicale et délégué du £VT,i-nis'tre de l'Intérieur ; Lambinon, Ledent et Reuleaux, de la Commission Médicale ; De-maret, de la Mutuelle Médico-pharmaceutique.' Dans l'assistance, qui comptait près de 150 personnes, on remarquait Mânes Cau-berghs-Pairot, présidente de l'Union (de Liège ; Lahv, vice-présidente de l'Union du Hainaut ; Sovet, de Namur ; nombre d'accoucheuses de Verviers et une centaine de Liège et des environs. Preniant la parole, le Dr Charles remercia tout d'abord les autorités qui donnèrent à l'Union professionnelle 'les moyens de réaliser le but proposé et en particulier •le Ministre de l'Intérieur, qui facilita cette réalisation et oui prouva sa sympathie en déléguant auprès du comité, M. le Dr Clos- I son, président de la Commission Médicale. L'orateur remercia aussi la province, dont le Conseil vota un subside dans sa dernière session, la ville, qjui mit gracieusement un

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Anvers von 1832 bis 1940.

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