Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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s.n. 1914, 06 Juli. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Konsultiert 17 Juni 2019, https://hetarchief.be/de/pid/t14th8cq09/
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Lundi 6 Juillet 1914 UN NUMERO CINQ CENTIMES Lundi 6 Juillet 1914 Franco en Belgique Un an : 1S > » 6 mois : 8 ff. » * 3 mois : 4 fr. Franco en Hollande Un an : 22 fr„ » Union postale » 32 fr. On s'abonne au bureau du journal et dans tous les bureaux de poste ADMINISTRATION TÉLÉPHONE 86? JOURNAL DE LIÉGE Annonces. t 3 la ligne, 20 cent Réclames, „ , . . » 40 cent Faits divers 1 franc Réparations judiciaires » 3 francs informations financières » 3 francs Avis de sociétés u pcsts ug» 30 cent Émissions, franc EÉDAOTION TÉLÉPHONE 917 FEUfLLE POLiTiOUEs UTTÉR&IRË £T CÛWRCiALÊ, - FQNOÈÊ Eli ï&F.Tï AflTTftTV FT il»WnVÏSTRATIftlV ° MtltvfiRn DF T.& l'VF.VilMî*' ETRANGER La Semaine politiqne Autriche-Hongrie L'attention générale a été accaparée pai les commentaires qui ont suivi l'assassina de l'archiduc-héritier 'François-Ferdi&ànu Celui qui voudrait écrire une étude siii les réflexions suggérées à la presse internationale par ce crime politique ne manquerait pas de matériaux. Toutes les éventualités possibles ont été envisagées, et il faut bien le reconnaître, l'opinion secrète est que la disparition de FraiiÇoLa-i'àrdinaiid entraîne avec elle des risques de conflagration. Les Italiens redoutaient son avènement au pouvoir, lia savaient son peu de sympathie pour eux et lui attribuaient le désir de donner à PAUtiiché la revanche de :Sulferino. C'est lui qui avait instigué l'accroissement des fortifications dans le Tyrol et qui dirigeait la camarilla si agissante en Albanie où les progrès italiens sont arrêtés puz" lus démarches autrichiennes auprès du prince de Wied. •D'ailleurs, son cléricalisme plutôt sectaire ne portait pas l'archiduc à témoigner une très grande amitié au gouvernement qui ,a supprimé le pouvoir temporel des Papes et réduit leur rôle politique à une iniiuence spirituelle que n'en comporte pas nîojhs, des dangers. Pareils sentiments étaient éprouvés aussi pour la République Française qui, aux yeux des bons catholiques, manque d'égards pour tout ce qui touche à la religion et aux congrégations. En ce qui concerne l'Allemagne, les uns onl découvert que l'amitié de Guillaume II ét de François-Ferdinand était plutôt apparente. Les obligations que la Triplice comporte pour chacune de ses parties, obligeraient celles-ci à tles relations intermittentes sur lesquelles on brodait des avis officieux qui laissaient malgré tout, comprendre qu'entre l'Autriche et l'Allemagne comme entre l'Autriche ét l'Italie, les mariages étaient surtout de raison. Comme 011 l'a répété, François-Ferdinand était une volonté. Il considérait la Triplice comme une précaution opportune, et les obligations de l'Autriche comme une prime d'assurance contre un danger commun : le slavisme. Toutefois, il jugeait oiie dans la monarchie, le péril slavé ne pouvait être écarté, que par l'octroi à la race dédaignée, d'un r.'gime sembîablç à celui dont jouissent déj a'lès collectivités allemande et hongroise. Ces deux dernières détiennent et se partagent toute l'autorité, tous les privilèges dans la monarchie dualiste. Et cependant elles Sont 1J* minorité en ne comptant que 12 millions d'Allemands et 10 million.. de Hongrois, contre 25 millions Slaves, Serbes, Bohémiens, Croates, Slovènes ftuthènes, Tchèques et. Roumains. Pareille opposition dans les chiffres justifié les revendications des Slaves. Ceux-ci iveu/lent participer au gouvernement dans la proportion de leur nombre. Jusqu'à présènt, les Allemands et les Hongrois ont pu atténuer les chocs en semant la division dans le.s rangs de leurs adversaires. \Eais - -cette politique ne peut durer longtemps. Depuis peu, les nationalises slaves marchaient vers l'union. Déjà les éléments serbo-crdates s'étaient coalisés en Bosnie : pareille manœuvre se préparait entre. Tchèques, Polonais, et Rufchè-ne.fl. Le bloc allait être complet, et François-Ferdinand, devant cette évolution, se préparait, dit-on,- à l'adoption du trialisme albmârid-hongrois-slave. Son projet était mal vu des Allemands autrichiens, qui allaient voir leur influence réduite de .50 pour cent à un quart. Aussi, ] malgré leurs clameurs contre le crime slave, doit:oh croire que leur chagrin n'est qu'apparent , et que leurs larmes sont des Irru'o;; de crocodiles. En eflet, le mouvement slavophobe est provoque plus par les .Allemands que par leS Hongrois. ,Ce sont les joûrnaux panger-mahiStes viennois qui, les premiers, ont accusé la Russie d'avoir instigué le crime ; la. Serbie, de l'avoir exécuté. Cette colère, ces insinuations, ces menaces ne sont pas sans provoquer des soupçons chez ceux qui étudient impartialej-ment les événements survenus depuis quelques années dans la monarchie dualiste. L'annexion de la Bosnie a amené aux Slaves de l'Empire, l'appoint de 3 millions dû SeiOos très remuants. Il fallait les mater et lu chose n'était possible ftu'en les faisant placer sous un régime politique spécial très dur. Mais pour cela, des motifs sérieux étant indispensables, 011 a eu recours a des mesures arbitraires qui ont provoqué l'exaspération de la population. Un drame a été rendu possible. L'espoir des,instigateurs se trouvait dépassé. là y a plus. Immédiatement apjréys le Cî'ime, les attaques contre les Serbes se font méthodiquement. O11 y remarque une sorte d'organisation. Dans ce pays place sous Régime militaire, dans cea villes où des troupes nombreuses tiennent garnison, la 1 epréssion des troubles se fait sans or-GT<V maladroitement. Il y a un désarroi Les Yictinjœ sqrit choisies. 11 n'y a pus rl ej-retif pQni'nU^e, Cela ressemble terriblement aux « po gr nis » russes de sinistre mémoire, où le massacre dès Juifs était conduit systématiquement par une police occulte. Les troubles de Bosnie évoquent étrangement par leur similitude, ceux de Kischi-nelï ej d# Pologne. Est-ce que, par hasard, il y aurait en Autriche, une cohorte des cent noirs « Tçhérno sotnia » copiée sur le modèle' russe'. Cette alliance subite des Crôatèà 'catholiques et des Bosniaques musulmans pour tomber sur le Serbe orthodoxe est significative. Ajkms-rïoua assister à un réveil du fa-natisnie qleyicai dans les territoires annexés, ou bien il'e^t-il qu'un .moyen pour les gouvernants responsables, de provoquer des troubles qui leur permettraient de faire disparaître leè traces d'un complot dont le bât aurait_ été dépassé. Les partisans militaires de François-Ferdinand montrent trop d'ardeur vraiment depuis la mort de leur chef, et donnent la preuve morale que celui-ci avait pu rnal-leurs intentions. Sans chef, U3 sont désemparés et trouvent que la meilleure solution, c'est là guerre'avec la Serbie qu'ils chargent aVee trop d'empressement de tous les péciiéà d'Israël. Il faut espérer que FrançèiVjpseph et le nouvel archiduc héritier sauront mettre le holà -aux rodomontades de la soldatesque trop belliqueuse. Comme nous l'avons dit, un crime ne prouve rien et ne peut résoudre un problè me politique. Une guerre de fvengeanc contre une nation renoue responsaible d'u assassinat politique ne démontrera pas s , culpabilité. Au surplus, le groupe aventureux qu flattait le défunt archiduc, est-il bien cei , tain de triompher ? Une campagne aurai un caractère anti-slave. Il n'y a pas de Slaves qu'en Autriche. Cent millions atten dent en Russie 1 Rien ne prouve qu'ils n'interviendraien pas en faveur des Serbes assaillis. ■Et alors ? Ce serait le cataclysme atten du, prophétisé par les uns, préparé par le autres, avec toutes ses conséquences. L'Autriche en lutte avec les Slaves di l'intérieur et de l'extérieur, avec les Ita liens qui, pour n'être qu un million dans le monarchie, font ciu tapage comme cent avec ies Romains de Transylvanie qui n< sauraient perdre une aussi belle occasion et demanderaient l'aide de leurs frères di Sud. 11 est, certain que, malgré tout le respeci qu'elles peuvent éprouver pour le grand âge, les malheurs et la personne de l'Empereur François-Joseph, il est possible qu'un moment favorable se' présente, où les nations et les nationalités oublieront toute pitié pour le souverain et ne considéreront plus que la défense de leurs intérète politiques. Elles attendent l'heure, et celle-ci semble devoir sonner très! vite si les militaristes et les gangermanistes autrichiens persistent à vouloir rendre à leur pays le déplorable service d'une marche vers Belgrade.Dans le moment présent, si une catastrophe devait arriver, elle serait provoquée, non par les nationalités disparates de l'Empire, mais par un groupe belliqueux qui prétend poursuivre la réalisation du programme attribué à François-Ferdinand et qui l'interprète plutôt mal. Aussi, n'est-ce pas aux Tchèques, Roumains, Polonais, Croates et Serbes qu'il faut prêcher le calme et la modération. Ces peuples ne commenceront rien. Les bons conseils doivent aller aux mégalomanes viennois dont l'exaspération est profonde, de Voir leurs projets d'aventures enrayés par la mort brutale de leur dhef. tj-n compte sur ir'raiiçOis-Joseph ,'pour tenïpérer leur ardeur. On .espérait également que Guillaume H profiterait de. sa présence aux jiunérailles pour faire entendre des paroles de prudence. Mais voilà qu'on apprend que ni loj Kaiser, ni son frère, le Prince Henri de Prusse, n'iront à Vienne. Le premier reste à Berlin, Te deuxième est retourné à Kiel reprendre la direction dé là marine allemande.Quels que soient les prétextes invoqués pour justifier pareille abstention, bien peu de gens y ajouteront foi. Ce n'dst pas la crainte d'un attentat. qui a pu faire revenir Guillaume II sur sa décision. Il a déjà prouvé qu'il lie craignait rien. Alors, il faudrait en conclure que par suite de contingences dont les sphères diplomatiques peuvent seules apprécier l'importance", le Kaiser juge la situation générale incertaine et estime que dans ce moment critiqué, chacun doit être à son poste pour attendre lès événements et agir en conséquence,. Dans Ses Balkans Turkhan Pacha, ministre albanais, est en Europe. Ses déclarations sont pessimistes. Prcnk Bib .Doda, chef des Mirdites, aurait licencié ses tréupes et rentrerait dans sa province. Il apprehende les conséquences d'une guerre religieuse. Du'ràzzo et Valonà sont en état de siège. Les négociations avec les. insurgés musulmans continuent. La gueirre civile est générale. Le prince de Wied est impuissant. Le désarroi devient complet. Rien ne permet d'espérer une amélioration prochaine, à moins que l'Italie et l'Autriche se rendant aux prières de Guillaume de Wied, envoient des troupes en Albanie. L'Angleterre est hostile à l'utilisation (lu contingent international pour la pacification du pays. Les délégués autrichiens chargés de négocier le futur régime des chemins de fer orientaux, avec la Serbie, ont été rappelés par leur gouvernement. Les pourparlers sont ajournés sine die. On se demande à quoi peut tendre pareille décision. Elle fait prévoir une nouvelle période dè difficultés. A. M. ITALIE Horrible vendetta. Rome, 5. — Le Messayero publie une dépêché de Païenne signalant qu'à Ribera 011 a irouvjé assassinés à leur domicile un paysan et ses dèûx fils. Ces trois hommes ont été tués >à coups de fusil, mais 011 n'a retrouve dàns la mai-sou aucune arme à feu et on n'a relevé aucune trace de lutté. JllikSIE EIo#o de ia marine française Saint-Pétersboù rg, 5. - - Un commandant qui a accompagne l'amiral Roussine en brunce, a fait au Courrier de Saint-Péters-boury les déclarations suivantes : (« îNous rapportons de notre voyage une impression des plus satisfaisantes de l'instruction des marins français, du brillant état des vaisseaux et de toute la partie matérielle de l'escadre de la Méditerranée.Les marins français, matelots et ofiieiers, qui sont sous les ordres de l'amiral Boué de Kapeyrère, se sont montrés sous le meil-leur jour. Ce sont des gens adroits et cou-j^agieu-v comprenant a fond l'oeuvre de défense de leur patrie. Sous l'ihipressiôn de tout ce que nous avons vu, nou's avons oublié les cris des chauvins allemands qui prédisaient déjà la perte et la décomposition de la France. L'esprit de cotira'ge' et de dévouement pour fâ patrie n'est pas éteint dans le coaiir dés marins français. En cas de collision dàns la Méditerranée, l'Autriche et l'Italie trouvei'ofit dans l'escadre française un ennemi formidable. Quoi que disent ses ennemis, la. France reste toujours une grande, nation. » GllEClî Un torpilleur turc bombarde un voilier grec Athènes, 4, — Les journaux du soir publient une dépêche de Chio, disant qu'un torpilleur turc dans- Taprès--inidi d'hier a bombardé, un voilier , grec transportant à Qhiio des réfugiés qu'il aurait capturés. Le même torpilleur se serait rendu à l'îlot Gouni et aurait bombardé le monastère, qui aurait • subi des dégâts considérables.On nommera un arbitre Athènes,] 5. — La Turquie a accepté la proposition de.la Grèce que les deux Etats, de commun .accord, confient à un Etat neu- 3 tre le choix de l'arbitre qui se rendra 1 Smyrne pour statuer sur les litiges qui li ! ser ont soumis par la commission turco-he. léniqiue. ÀixiiÀH lili 1 La tragi-comeaie cle Durazxo * Durazzo, 4. — Le gouvernement a adres sé aujourd'hui à Trieste l'acompte exigi l pour la mise en route des volontaires. Les Malissores commencent à abandon ner leurs postes ; manifestement, ilfe son " las d'être ici. Détail amusant : une proposition fut pré ) sentée hier au conseil des ministres, en vu< de la création d'un corps d'aviateurs mi ' litaires en Albanie. Il est juste de dire qut cei;e proposition fut repoussée. | Mais la comédie et le drame sont telle-' I ment mêlés ici, qu'on est à peine surprix dlapp-rcndre qu'au cours de sa tournée dans les capitales, Turkhan pacha a mission de demander que ia principauté d'Albanie soit érigée en royaume. Evidemment, la commission internationale do contrôle a dû s'occuper encore aujourd'hui du problème soulevé par le mouvement épi rote. , On annonce l'arrestation de deux personne.- qui avaient entrepris l'achat eles fusils distribués . aux volontaires par le gouvernement. Ces , personnes payaient vingt francs chaque fusil neuf. Deux cents fusils ont ainsi été découverts. La situation du prince de Wied Vienne, 4. —- On déclare de source autorisée que la nouvelle publiée par la Nouvelle Presse libre annonçant lo départ de la princesse d'Albanie avec ses enfants pour j la Roumanie est dénuée de fondement. I Pirenk Bjb-Doda est arrivé à DUràzzo pour offrir ses services au prince pour la défense de la ville. Turkhan pacha a déclaré au prince qu'il 11e peut se ^maintenir sans dépenser plusieurs millions pour l'or-g. ni nation de la milice. Bib Doda a Durazzo Durazzo, 5. — Ce matin Bib Doda est arrivé, accompagné de Bairamturi, escorté d'une centaine de soldats. Il a demandé 1(K).(X)0 *rancs pour continuer l'attaque dirigée contre les insurgés. Le conseil n'a pris jusqu'ici aucune décision.Les insurgés ont pris Starvo. Le prince Bib Doda a été reçu par le prince. Il aurait conseillé à celui-ci de se rendre à Scutari. Le Crime de Serajevo ; Une lettre de François-Joseph Vienne, 5. — L'empereur a adressé au j comte Sturgkh, président du conseil en 1 Autriche, au comte Tisza, président du con. ! seil en Hongrie, et >à M. de Bilinski, mi-, nistre commun des finances (auquel res-; sortit l'administration de la Bosnie-Herzégovine) une lettre autographe identique, da-| tée du 4 juillet et dont voici la teneur : j « Je me sens profondément ébranlé et j reste sous l'impression du fait tragique qui j a emporté mon neveu bien-aiiné au milieu ; de la tâche à làquélle il s'était coilsacré j avec un vif sentiment du devoir et qu'il ac-. complissait au côté de sa courageuse fem-! me, qui persista à se tenir fidèlement près i de lui dans une heure de_ danger. j Cet événement m'a plongé, moi et ma j maison, dans lé deuil le plus douloureux, i Si quelque Chose peut alléger cetta.' amère doulèur, c'est certainement les preuves sans nombre dé chaleureuse sympathie et do sincère compassion qui, ces jours derniers, me sont venues de tous les milieux de la population. Une main criminelle m'a privé d'un parent qiui m'était cher, d'un collaborateur fidèle, a enlevé à des enfants d'un âge tôndi'e et à peine élevés, qui avaient besoin de leurs protecteurs naturels, tout ce qui* leur était cher sur la terre et a amoncelé sur leurs têtes innocentes un malheur sans nom. Le veitige d'un petit nombre d'hommès induits en erreuT ne saurait cependant ébranler les liens sacrés oui nous unissent, moi et mes peuples ; il ne peut atteindre les sentiments d'affection profonde qui eussent été manifestés ,à nouveau d'une manière si touchante envers moi et envers ma maison régmaht depuis des siècles. Pendant soixante-cino ans, j'ai partagé avec mes peuples la tristesse et la joie, son. géant même, dans les heures les j^lus difficiles, mes devoirs élevés, à ma responsabilité nodr le sort de millions d'hommes dont j'aUrûi à rendre compte au Tout-Puissant.La nouvelle et douloureuse épreuve qu'il a plu à la décision insondable de Dieu de m'iitfliger. à moi et aux miens affermira en moi la résolution de persister jusqu'à mon dernier soupir dans la voie reconnue comme la meilleure pour le bien de mes peuples, ét si je puis un jour transmettre à mon successeur le gage de leur affection comme un legs précieux, -ce sera là la plus belle récompense de ma sollicitude paternelle à leur égard. Je vous charge de notifier à tous ceux qui, dans ces. jours de douleur, se sont serrés, avec une fidélité et un dévouement éproutvés, autour' de mon trône, mes remerciements les plus vivement sentis. » FRANÇOIS-JOSEPH. Un os-dre à. la flotte et à l'armée L'empereur a fait paraître l'ordre suivant à la flotte et à l'armée • ic L'archiduc François-Ferdinand, général de cavalerie, amiral et inspecteur général de toutes les forces armées, a succombé à un attentat abominable commis cont/re sa vie. Plongé dans l'affliction la plus profonde, je me lamente avec tous les membres de mon armée et de ma flotte sur la perte du défunt dont l'activité s'em-piovait généralement à remplir les devoirs militaires qui lui- étaient chers. Son dernier ordre du iour était adressé aux bravos troupes qui en Bosnie et en Herzégovine s'efforcent avec fidélité et joie d'ak teindre nlus complet entraînement. Pour élevée qu'était la situation, que j'ai donnée au défunt archiduc sa conception de la tâche qu'il a.vait acceptée n'était pas moins élevée. C'est au milieu de l'accomplissement joyeux de son œuvre qu'il nous a été enlevé. Nous nous inclinons avec mélancolie devant la Volonté insondable du Tout Puissant qui a. exigé une si haute victime de moi, dè mes troiipes de terre et de mer et de la patrie. Cependant je ne 1%nonce pas à l'espoir d'un avenir pros-| père, car je suis convaincu qu'en toute si-i luation difficile devant laquelle nous pour-! rions nons trouver, F Autriche-Hongrie peut ' compter pour sa défense sur son armée et , sur sa flotte inébranlables et fidèles à leurs ' devoirs. » (s.) FRANÇOIS-JOSEPH. » Revue de la Presse LA H. P. INTEGRALE Nous lisons dans /'Indépendance : Etant donné que, par Je système électc * ral actuel, la représentation proportion nelle est laussée dans Sun principe, puis ■ que la minorité électorale peut obtenir li i- majorité légale au Parlement et dispose par là du gouvernement du pays, il im porte que l'on recherche les moyens de re i médier efficacement a cet état de choses Le'o cléricaux, qui bénéficient largemen : du système actuel, soutiennent voiontien que la représentation proportionnelle inte g: aie est impossible ; que jamais 011 n'arrivera à une représentation exacte de tou tes les forces en présence, ' et, partant di cette -aipos'sibilité, ils repoussent tous le* systèmes apportant un peu plus de justic( électorale que l'on préconise çà ét là. Il esi certain que la représentation scrupuleu-séme'ut proportionnelle est possible : le syo&me actuellement préconisé en Hollande par une commission officielle qui eul à étudier le problème électoral le prouve, et il y aurait certainement, utilité à étudier chez nous cettè formule néerlandaise. iCfap'ies. cettè formule, les circonscriptions électorales existantes seraient supprimées et le royaume serait divisé en cercles électoraux.Tous les mandats pour la Seconde-Chambre des Etats Généraux (la Chambre des députés) seraient répartis sur l'ensemble des listes de candidats dressées dans le pa^s entier et cela sans se préoccuper de la question de sav'ôir à quel cercle électoral appartiennent ces listes, de telle sorte que le nombre de sièges à attribuer à un parti correspondra exactement au nombre de fois que -la moyenne fixée sera contenue dans le total des voix obtenues par ce parti. Par ce système, l'excédent de chaque parti sera insignifiant et il y aura une représentation réelle des forces politiques en présence. Puisque le problème de la réforme électorale se trouve posé chez nous et qu'avant tout il s'agira de donner des bases plus équitables à la représentation proportionnelle, il- conviendrait d'examiner si ce système néerlandais ne pourrait s'adapter à notre régi me belge. Nous-ne disons pas que cette formule soit parfaite et qu'elle s'impose ; mais nous croyons qu'il importe de l'étudier et d'y chercher les éléments qui peuvent assainir notre régime électoral qui, au couiis des expériences faites, est toujours apparu comme inique et comme ne dormant aucune garantie sérieuse aux minorités.SuÉMii» Jus Summa Injuria La loi limitant à i) hôu s le travail des ouvriers dcai. . les ni mes' 'diip'ole : Art. 2. La durée de la journée norinale ne peut excedcr ncul heures comprises pow chaque équipe entre Ventrée dans le puil." des premiers ouvriers descendant ei L'arrivée au jour des pterniers ouvriers re-: nul dan t. La descente de l'équipe ne peut être prolongée au delà du lemps rais07ina-blevieni nécessaire et le temps total de lu montée eue i équipe ne peut excéder de plus d'une ae-mi-heiu e le temps total de la descente. Pour tout homme de bon sens et de bonne foi, cela veut dire que si la descente dure une deini-hèure, le dernier ouvrier-peu t remonter une heure après le premier. Par une circulaire en date du 25 janvier lVil, M. Htibert, notre étonnant ministre du travail, découvrit que ce texte vexu-lait dire, au contraire, que dès que la remonte de l'équipe commençait, le travail devait cesser dans tous les Chantiers. Il citait cet exemple typique d'une équipe dont ia descente était fixée entre 6 et 7 heures du matin et ia remonte entre 3 et 4 1/2 heures de l'après-midi et concluait que le travail devait cesser pour toute l'équipe dès 3 heures. 11^ en résultait que l'ouvrier remonté à 4 i;2 heures devait se croiser les bras pendant 1 l/<i heure et que la journée de travail était réduite à 8 heures pour l'ouvrier d-'j-cendu à ? heures du matin. Jamais le législateur n'a voulu pareille cho.e, et nous n'avons pas eu de peine à le démontrer dans un article fortement documenté publié dans notre numéro du 31 janvier 1911. Notre thèse fut jugée absolument inattaquable par tous ceux <p.ii connaissent le travail dès mines, notamment par de hauts fonctionnaires de l'administration. • Elle plut moins à certains avocats, à notre grunde surprise et nous en conclûmes que le langage juridique n'était pas toujours celui du bon sens. La question a été plaidée devant plusieurs juridictions et finalement la Cour de Cassation a donné* raison à l'interprétation absolument baroque et inconcevable du ministre du travail. Voici en quels ternies celui-ci porte la chose à la connaissance des ingénieurs en chef, directeurs des neuf arrondissements des mimes, qu'elle surprendra fortement, nous n'en doutons pas : Bruxelles, le 27 mai 1914. Monsieur l'Ingénieur en chef, Par ma circulaire du 25 janvier 1911, je vous ai fait savoir comment il faut calculer la journée normale du travail dont la duiée est fixée par la loi du 31 décembre IIX/J. La question a été posée depuis, de savoir si le temps nécessaire au retour des ouvriers de leur chantier jusqu'au puits par lequel s'effectue la translation à la sua-face doit être compris dans la durée de la journée normale de 'travail définie par la loi. La réponse à cette question doit 'être affirmative. Par un àrrièt rendu le O novembre 1913, la cour de cassation a, en effet, accueilli le pourvoi formé contre une sentence du conseil de prud'hommes de Liège décidant que le temps nécessaire pour le retour de l'ouvrier de son chantier au puits, n'est pas compris dans la durée de la journée normale fixée par la- loi. II résulte des considérants développés pai la Cour suprême dans l'ariYt susvisé qu€ la loi n'a bat aucune distinction entre le travail effectif que l'ouvrier exécute, au chantier où il a été envoyé par la directior de la mine et le travail qui consiste pouï lui à se transporter par les galeries souterraines du puits au chantier et, plus tard, du chianitier au puits ; l'un et l'autre soni compris dans la journée de neuf heures. En conséquence, dès l'expiration de la journée normale, c'est-à-dire à la fin de le neuvième heure qui suit l'entrée dans ' | puits des premiers ouvriers descendant, toi j les ouvriers de l'équipe dont font parti ces ouvriers doivent être en situation d'avo: également achevé la partie de leur trava qui consiste dans le retour du chantier a puits. Je vous prie, Monsieur l'ingénieur e: chef, de porter la présente instruction à 1 connaissance des fonctionnaires sous vo ordres et des exploitants des mines de houi t le de votre ressort, et de veiller à ce que ' à l'avenir, la loi du 31 décembre 19U9 soi interprétée d'après les principes qui précè - deht. Le ministre de l'Industrie et du Travail \ Arm. HUBERT. Ainsi, dans l'exemple cité par le minis tre dans sa circulaire du 25 janvier 1911 tous les ouvriers doivent se trouver au piei , dii puits dès 3 heures, bien que certain* , d'entre eux ne puissent remonter qu'à 4 Ù , heures. C'est un véritable défi au bon sens. Fias i!e ùisa h fiailway Le correspondant bruxellois du Bien Pu-blic publie à ce sujet les déclarations les plus l'assurantes : nous ne pouvons que souhaiter qu'elles se réalisent, la crise industrielle aidant ; N'rsis n'aurons plus à redouter cette an-née une crise du railway à l'époque des forte transports. Les industriels peuvent êt-e pleinement rassurés. L'administration des chenmis de fer a pris dés mesures et elle a la certitude de satisfaire à toutes les exigënces du trafic. Le haut fonctionnaire du chemin de fer à qui je m'étais adressé a tenu à m'énu-mérer toutes les mèsures prises depuis quelques mois et aussi à soyligner l'importance des sacrifices consentis par l'Etat : 7- Nous sommes certains, m'a-t-il dit, de n'éprouver aucun mécompte. Le Comité de Direction est allé inspecter le 19 juin la ligne de Bruxelles à Cine- : il a visité le 25 mai les différentes stations échelonnées entre Ciney et Libramont et le 9 juillet prochain il inspectera la ligne entre Libramont et Arlon. Il aura aussi parcouru toute la ligne^ du Luxembourg. Depuis plusieurs mois d'ihipoitantes me-; sures ont été prises. Une partie de la ligne d'Athus à La Meuse par Hoyet a été | dédoublée. C'est par cette ligne que seront denves en partie les minerais du bassin de Briey à destination du bassin de Char, letai. Lo complément de cette double voie va être mis en adjudication prochainement et les travaux seront activement poussés. Sur la ligne du Luxembourg nous avons agrandi la gare de secours de Jambes, les J gares de Ciney, Marloie, Jemelle, Libra-j mont, Marbehan. Rien ou'à Jemelle nous j avons fait des travaux pour un million. A j Arlon nous avons fait d'importantes acqui-j sitirn- de terrain. Pour octobre la gare j aux cokes, dont l'insuffisance avait été reconnue l'an dernier, sera à peu près dou-I blée. i A Ottigiiles on est occupé à raccorder la ligne .du - Luxembourg à la ligne Wavre-Louvain afin de pouvoir acheminer par Muysen et Anvers une partie du trafic du Luxembourg qui était dirigée précédemment .par Ottignies et Scliaerbeek, une des sections, les plus encombrées du réseau. >.mus avons, établi à. Ottignies aussi des faisceaux de voies très ^importants et dans la plupart des stations intermédiaires nous avons créé des voies de garage avec en-, trée directe et allongé les voies de garage existantes pour pouvoir v- placer sans les scinder les trains remorqués à triple traction.Depuis quelque temps nous poursuivons avec succès sur la ligne du Luxembourg des essais de remorque des trains de marchandises par deux locomotives du type 36. Cela nous permet de porter la charge des trains de 138 à 190 unités et de réduire d'un tiers le nombre des trains. Ce n'est pas tout. Nous avons accordé des primes aux machinistes. Pendant la période du désarroi, il y a eu de nombreuses défections dans ie personnel pour cause de maladie. Le personnel surmené n'avait plus de prestations régulières et le nombre des absences pour cause de maladies a atteint un taux triple de ce qu'il était en période normale. Auiourd'hui, grà. ce aux primes, la régularité a été rétablie dans le service. L'Etat a consenti de ce ebof un sacrifice de plus d'un million aif:n d'inciter le -personnel à s'appliquer davantage à la régularité de l'exploitation. Des prîmes ont été instituées aussi en faveur des machinistes <Tui entretiennent le mieux leur matériel. De ce côté là encore nous avons réalisé un cros progrès. Depuis un an, l'administration a fait un effort colossal pour se mettre à l'abri de nouvelles surprises. Cet effort se traduit par une dépenne si considérable que le crédit de f.O millions voté au budget extraordinaire pour 1914 n'est nas loin d'être absorbé. Aussi sommes-nous aujourd'hui certains de pouvoir parer-à toutes les exigences. Nous n'avons plus à redouter de nouvelles siirnrispç » ÉCHOS EPHEMERIDE Il est dangereux de se promener dans la rue pour qui regarde les étalages. Ceux-ci sont emplis d'objets de vacances. Il y a des malles belles comme des wagons-lits, des valises avec des nécessaires de toilette, des paniers pour les pique-niques, des sacs, des guêtres, puis des appareils photographiques.Au bazar, voici toute une exposition de petits navires ; nous nous les imaginons déjà sur les grandes jlaques des plages, avec alentour le peuple des enfants coiffés de polos rouges, verts cl blancs et sur le sable les mamans sous des ombrelles et les indispensables vieilles dames qui font du crochet. Il >/ a aussi les vêtements de voyage, les cache-poussière que nous laisserions flotter dans la lumière ,16s casquettes que l'on coiffe dans le trahi, sans besoin, par tradition. Il y a les affiches des villégiatures avedes jeunes femmes qui sourient, de la ■mer bleue derrière des arbres, des villes blanches brûlées de soleil, des montagnes vertes et roses et tous les beaux noms des pays pour cartés-postalcs illustrées. Mais nous fuyons la rue et, à la maison, nous n'avons d'autres désirs de lecture que celui de feuilleter l'indicateur des cliemiir de fer, Joannie, Baedek&r. l'album de car-tes-poslù'les, notre collection de photographies.ComDôre Guilleri. e Distribution automatique d'emplois, is Un Américain a imaginé un distribu e teur automatique qui, en échange d'ui r quart de dollar (1 fr. 25 c. environ), vous re l1 niet une fidhe donnant l'indication d'un em j • ploi vacant Le premier appareil de ce genre a été es 1 sa-yé à Los Angeles, en Californie. Les ré 3 sultats ont été si satisfaisants que l'on vt 3 installer dans cette ville plusieurs machi nés semblables. L'appareil est constitué par une sorte de classeur comportant un certain nombre de petits casiers. Devant chacun de ceux-ci esl fixée une carte sur laquelle est inscrite une offre d emploi.Le texte indieiue le genre de travail à effectuer, le montant des appointements et des renseignements généraux j • suffisants pour permettre au sans-travail de savoir si l oiire l'intéresse ou non. Dans le premier cas, il lui sulfit de glisser dans une iehte la pièce blanche pour pouvoir ouvrir le casier : il saisit alors la carte de renseignements et, au dos de celle-ci ,il trouve le nom et l'adresse qu'il lui faut connaître. Si, pour une raison quelconque, il ne peut s'entendre pour l'emploi en question, il lui suffit de. déposer la carte aux bureaux de la compagnie des distributeurs et celle-ci lui restitue son argent. Dans chaque classeur, il n'y a qu'une seule carte par demande d'emploi ; le Candidat est donc certain que la place ne sera pas occupée lorsqu'il présentera ses offres de service. C O o ^oleil levant et, soleil couchant. t. est un fait connu qu'on peut regarde/- le soleil à l'œil nu, le soir, quand il se couche, au lieu que le matin, quand il se leve, on n'y réussit pas. A quoi cela tient- L'e soleil est-il moins éclatant le soir que le matin ? Il n'y a aucune raison de le croire. Faut-il admettre, alors, que le soir, notre œd a été accoutumé par toute la jour-nee a une lumière vive, au lieu que le matin, il aurait, en raison de la nuit, ac-qu-'s plus de sensibilité ? C'est une explication qu'on pourrait admettre, et qui aurait une 'base physiologique. Pourtant, ce n'est probablement pas çelb qui convient. La difficulté que nous éprouvons à regarder le soleil levant tien-drait à ce que, le malin, l'horizon est clair et la lumière plus intense. Le soir, l'hori-zon est chargé de plus de vapeurs, et celles-ci font un voile qui atténue l'éclat de l'as-tre. Aussi la lumière du matin est-elle préférable pour la photographie, comme chacun a pu 1 observer. La raison de la différence dont il s'agit ne serait pas en nous, dans notre, œil, mais dans l'atmosphère qui former au lever et au coucher, un écran de très inégale épaisseur : un écran beaucoup plus épais le so-r, après que le soleil a toute la jour-nee vaporisé l'humidité du sol et provoqué Ja formation de vapeurs. s\ 1 0 Quelques cmeo-logPsmes, de M. Albert Metz vil : Assa-ciné. — Meurtre fictif de l'artiste enarge de « tourner » les rôles mortels. Enra-ciné. — Amateur de cinéma invétéré.Hallu-oiné. — Hy'peresthésie nerveuse qu on rencontre frécpiemment chez les artistes de cméma, qui conservent dans la vie courante l'allure saccadée et la vitesse acquise - à force de « tourner ». Cal-ciné. -- Etat congestif dos fanatiques de cinéma, qui, en plein été, par 40 degrés d° chaleur, n'hésitent pas à s'enfermer dans des salles surchauffées et bondées de spectateurs. Lan-ciné. — Elancements et maux de tete provoqués par l'abus du cinéma. Ba-ciné. -- Ennui résultant de la réédition trop répétée de films toujours identiques.De-ciné. — Enseignement du dessin par le cinéma. Dul cinée. — Ingénue engagée spécialement pour jouer dans les adaptations de don Quidhotte au cinéma. Vac-ciné. — Mesure préventive employée par les abonnés de théâtre, qui, pour ne pas être atteints de la folie du cinéma, se font inoculer. Ciné-c.ure. — Traitement recommandé pour (i te traire lès riches neurasthéniques ou 10 ■ pauvres sourds-muets. 000 | ^cs bananes. C'est un, bienfait inappréciable de la civilisation de permettre à l'habitant de n'importe quelle région du globe, de se procurer, du mome^nt qu'il a de l'argent, les produits des pays les plus fortunés. Ainsi l'homme moderne, fût-il de condition modeste, jouit d'avantages que ne soupçonnait même pas le richissime î-ucullus, pas plus, que Vilejliuo, le plus gourmand des empereurs romains ; il a les condiments de l'in-sulinde, il boit le thé odorant de la Chine, 11 déguste le cai'é du Brésil. Qui aurait pu soupçonner, il y a deux siècles, que la consommation de ces denrées deviendrait ce qu'elle est ? Qui peut, aujourd'hui, soui> çonher ce quelle deviendra ? L'habitant des légions tempérées était encore expo>sé, il n'y a pas longtemps, à une privation assez sensible pendant une bonne partie de l'année : lo fruit faisait défaut ou bien il était trop cher.- Les hygiénistes surtout le déploraient, eux qui constatent si souvent les trifetes conséquences d'une alimentation trop carnée, trop peu variée. La banane est venue ! C'est le fruit perpétuel, car 011 le récolte toute l'année. C'est le fruit le plus complet, v'ést presque l'aliment complet. C'est lé plus pur, puisque la peu épaisse qui l'enveloppe le préserve de tout contact pernicieux. C'est le plus facile à exporter : 011 le :uèille vert et il mûrit doucement du moment qu'on le préserve de la gelée. On en extrait une farine naturelle très estimée ; on en fait du vin de palme; o-ni peut le traiter industriellement et en tirer du sucre. Tels sont ses avantages, telle est la progression étonnante de la consommation qu'on en fait, qu'on se demande si un jour la banane 11e sera pas d'usage courant com-m« le café, comme le thé, comme le pain ! La consommation des Etats-Unis a plus que doublé en dix ans ; elle est maintenant de 50 millions de régimes d'une valeur totale de près de 15 millions de livres sterling. Le marché américain s'approvisionne aux Antilles, dàns l'Amérique centrale où le bananier est une superbe source de revenufe. Costa-Rica produit 10 millions 700.000 régimes ; Honduras, 6,9.00.000, la Colombie, 5.4(X).000 ; Panama, 5.200.(XX), Nicaragua, 2.400.000. La Jamaïque exporte 17 millions de régimes qui, sur le marché de Londres, valent 170 millions de francs. La banane rend les hommes forts : l'Anglais doit forcément en être amateur. La consommation des bananes a quintuplé en Angleterre en quelques années ; ce pays achète 7 millions de régimes qui lui coû tent. 3 millions de livres sterling. Il s'ap-. provisionne presque exclusivement aux Cn-L naries. . , L'Allemagne importe 6 millions de régimes. Hambourg s'est admirablement outille pour le commerce des fruits. Ce grand port alimente le marché do la Suède et ce>-lui de la Norvège. Le verger français fournit des produits si appréciés qu'on ne s'étonnera pas que la consommation de ia banane soit moins 1 abondante en France : elle a. cependant r.^P/Uis 1905 : elle dépasse aujour-d hui 700.000 régimes par an. 000 J^e prix de revient d'un coup de fouctrft. Prenant pour base les prix que les usines génératrices d'électricité installées dans les grandes villes réclament pour fournir du courant à îeur'clientèle, un ingénieur bruxellois évalua jadis dans le « Bulletin de la Société belge d'astronomie » le prix de 1 e vient d un coup de foudre, ou plus -xaclement la dépense d'électricité qui a ueu vnaque fois que la foudre tourne. ... On peut admettre comme à peu près exact le chiffre modeste de 27,800 kilowatts-heure environ. En comptant le kilowatt,au prix le plus bas qui puisse être pratiqué industriellement ".jur du courant obtenui dans de bonnes conditions, c'est à dire au (-w7eni d7 !°-'ce hydraulique, soit à otal indl<2ué représente 278 fr Mais l auteur fait remarquer qu'à Bruxelles le kilowatt industriel est payé 0 fr. 50- f/Afî1*' U11 C0UP de foudre reviendrait à 1-5.900 francs. j^o coq matrimonial. A cette époque de l'année, il est d'usage dans certaines provinces russes d'interrogée! naïvement le sort au moyen du coq. imVri «?' ?u?n a f?U ieûner plusieurs jouis, esl plaee au milieu d'un erounc tlp jeunes filles disposées en demi-cercle De- nîn^T.<rn^îuS®^d,e!5Ifu' un petit tas de l)a«n> de grains et de débris de viande .est étalé su/ le Sol. Le volatile,, à demi-mort de faim se piecipite au halsard sur la nourriture (nferîG et ^'heureuse personne devant laquelle il vient donner le premier ,c°Up de bec est sûre de trouver un époux-dans. 1 annee. 1 Cet aimable jeu de société ne va pas quelquefois sans émotion. On a vu des jeunes .filles éclater en sanglots en cas d'ho-îoscope défavorable. Russie> comme chez nous, le fait cîe coiffer le gracieux bonnet de sain-r,„V v rLne est considéré — bien à tort heur 6 comme le Pius terrible des mal- 000 e\!raçtion a été faite dans d'excellentes . couaitaons. La halle s'était aplatie sur 100. 1.1: malade u a pas de température et va bien. 0U1, mon Vieux, <mn,nd mon grand-père Ci ait enrhumé, il éternnait si fort (rue d'evoix tMiMn» de sa tête. W - Blagueur, va ! . Il portait perruque. CSriiifpe Locale LA JOURNEE Gùar'di 6 iuillni' ,lt7c j°ur de l'année, st- Levcr du soleil 3.3(î, coucher 19 57 Lever de la luiic 19.51, coucher i.31. MUSEES Musée des Beaux-Arts, rue de l'Acadé-mie. Ouvert de 10 à 5 heures 6 luiireesa'Al'me3' ~ De 10 à 42 et de 2 à 2 d'«if d'Ansemhourg. _ De 10 à 12 et de 0 ri1»3!!' Arc.fléoioSiqiie. — De 10 à 12 et de a. a j iteuf es. THEATRE3 Théâtre .Royal — A 2 112 h. conrourc de déclamation lyrique. ' m" 0 3 J C 3 - W A L L a ET CINEMAS lin//,t!,1;TPaiaC^: r P"nt d'Avr°V, ancien wautaaa. — Cinéma permanent de 3 à 11 h Unuuaa^ Royal (Regina). — Music-Hall cinéma, byectacle vermanent. REUNIONS ET FETES DIVERSES to«X°eqUe d'Avroy- ~ A « h-> concert mi- Jardin d'Acclimatation. —AS h., concert de symphonie. 1 ^rif,cf/c^e Bavière. —8 heures. Concert par La Philharmonie liégeoise. „ K'HqUO - Programme du coïideit qui sera donné ce soir, à 8 heures par la musique du 12e régiment de ligne, Sous la direction de M. J. Maréchal. 1. Allegro Militaire j. Maréchal Ouverture d Obéron, arr. Kinsbergen Von Weber b antaisie sur 1 Opéra Werther, / li11,1," J' M^dtoal Massenet 4. Ballet d Isoline, 5e Nos, arr. Eustace Messager 5. Les -cràmignons iiégeoi's ' Meuron Concert public. — Programme du concert qui sera donné, sous les auspices ae \^Administration communale, ce lundi 6 juillet, a S heures, place de Bavière, par la Philharmonie Liégeoise. Directeur : .M. Suyvoet. 1. Les Saltimbanques, marche militaire, <. _ L. Ganne Z. Ouverture tiiomphale, Van Dam 'J. b antaisie patriotique, Blégier i. La grève des musiciens, Geng 5. Les échos de Wérixhet, allegro militaire, .. , ^ Suyvoet 0. Les Dragons de Villars, fant. sur l'opéra „ comique, Maillart 1. Reines-Marguerites, polka de concert, J. Daudenard 8. Donau-WeUen, grande valse, Ivanovici Le temps — Qn ne parle plus de la chaleur que comme d'un événement perdu dans le lointain passé. L'été est fini, sa gloire est morte, et nous nous retrouvons en .plein automne, en pleine brume, — en plein juillet... Lo ccq et Monseigneur, Dans « La Lutte Wallonne » d'hier, on lisait : « Il y a quelques semaines, Liège inaugurait la nouvelle église d'une de ses paroisses : S a int-Ph 01 y èn, si je ne me trompe. Les habitants du quartier furent priés de pavoiser. Comme on soupçonnait que quelques-uns d'entre eux, bons Wallons autant que bons -catholiques, pourraient bien avoir l'idée de sortir à cette occasion le drapeau jaune au coq rouge en même temps que l'oriflamme pontifical ou les couleurs nationales, on se rendit chez eux et on les pria de ne point lâcher leur coq : La vue de cet animal wallon pouvait, paraît-il, faire de la peine a Mgr Rutten, évèque de Liège, qui est Flamand. » Monseigneur n'aime point le coq, sym-

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Anvers von 1832 bis 1940.

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