L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 04 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 24 Mai 2019, https://hetarchief.be/de/pid/mw28912x5z/
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N<?. 346 S cents flO Centimes-! LmucSI 4 octobre 1935 L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer Journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction : N. Z. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. Comité de Rédaction: \ Charles Bernard, Charles Herbiet, ( René Chambry, Emile Painparé. Pour tes annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration dsa journal: N.Z. Voorburgwal 234-241), Amsterdam Téléphone: 177S. Abonnements: Hollandefl. I.30 par mois. Etranger fl.2.00 nanmoïs Annonces; 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. UN ULTIMATUM A LA BULGARIE Les Rus©n ont assez dy d©i£iîl© jeu bulgare* - L©s Bulgares doivent rompre dans les 24 heures avec les Austro-Allemands et renvoyer les officiers de ces Etats, sinon... Ls Mystère des Balkans v être éclairci. La Russie envoie une note à la Bulgarie qui a le caractère d'un ultimatum. PÉTROCRADE, 3 octobre. Le ministre d Russie à Sofia vient d'être chargé de remettr sans délai au ministre Radoslavoff la not dont la traduction suit: Les événements qui se déroulent en ce mo ment en Bulgarie témoignent de la résolutioi définitive du gouvernement du roi Ferdinam de remettre le sort de son pays entre les main allemandes. La présence d'officiers allemand et autrichiens au ministère de la guerre e auprès des états majors de l'armée, la concen tration de troupes dans la zone limitrophe d la Serbie, les larges secours financiers acosp tés de nos ennemis par le cabinet de Sofia, n laissant plus aucun doute quant au but visé pa les préparatifs militaires actuels du gouverne ment bulgare. Lrs puissances da l'Entente qui ont pris ; toeur la réalisation des aspirations du peupli bulgare ont à maintes reprises prévenu M Radoslavoff que tout acte hostile contre h Serbie serait considéré comme dirigé contri elles-mêmes. Les assurances prodiguées par 1' chef du cabinet bulgare en réponse à ces aver tissements sont contredites par les faits. Li représentant de la Russie, liée à la Bulgarl. par l'impérissable souvenir de sa libération di Joug turc, ne peut sanctionner par sa présenci les préparatifs de l'agression fratricide contri le pcuplo slave et allié. Le ministre de Russli reçut en conséquence l'ordre de quitter la Buf garie avec tout le personnel de la légation ei des consulats si, dans un délai de ,î4 heures, le gouvernement bulgare, ne rompt pas ouver tement avec les ennemis de la cause slave el de la Russie et ne procède à l'éloignement immédiat des officiers appartenant aux armées des Etats se trouvant en guerre avec les puissances de l'Entente. ——Q *-C —i Derniers beaux jours Comment oublier ja-mais ma dernier© visita à la ville d'Ypres? C'était le premier oimaûche du mois d'août de l'an dernier. La villa n'avait rien de son calme ordi-ûaire, A. la sortie de la» gare les "bourgeoises attendaient. leurs invités. Les rues étaient sillonnées de carrioles bondées de paysans endimanchés. On allait fêter le ,,Tuindag". Sur la Grand'Place il y avait tout un attirail de foire. De grand matin, les enfants papillonnaient devant les boutiques roulantes convoitant qui un cheval à entière -noire, qui une poupée habillée de rose et tous se sentant venir l'eau à la bouche à la vue des bocaux luisants gorgés d'alléchantes friandises. Le carrousel avait déjà trouvé des partisans. Les balançoires avaient des amateurs. Les orgues remplissaient les oreilles d'un assourdissant vacarme. Et, à la vue de cette marmaille de plus en plus nombreuse et le soleil promettant d'être généreux, les forains escomptaient une bonne journée, tandis que le cabaretier,- du seuil de sa porte, caressait de l'oeil sa terrasse tien aménagée en attendant l'arrivée des Nombreux consommateurs. De fait, les églises* fermant leurs portes, ta consommateurs ne tardèrent pas d'arriver. Les tables se garnirent. Bières diverses, boissons siropeuses, liqueurs alcoolisées furent servies, en guise d'apéritif, en des verres d'inégale grandeur. En attendant le concert, annoncé pour l'heure de midi par [ ^ flamboyantes affiches encadrées aux couleurs nationales, on se mit à causer. Ce qui fit surtout les frais de toutes les conversa-» tions, c'était l'événement du jour : la mobi Usation générale. On parla donc de ceux venaient d'être brusquement rappelés, de façon non alarmante: le gouvernement doit prendre des mesures de précaution. Il fut aussi question de la guerre. ^ discuta les chances de succès des divers j ^-gérants, mais, un point sur lequel ces s^atèges improvisés se mirent aisément, d'ac-oor-,. c*Pç4. nne ja n'allait pas être do durée, » Mais voilà qu'il y eut un malaise: le bruit se répandit qu'à raison des circon stances le concert n'aurait pas lieu. H y eut immédiatement de nombreux commentaires. Les cabaretiers ne manquèrent pas de désapprouver de façon catégorique. Cette nouvelle éveilla chez beaucoup un sentiment d'inquiétude : le danger ne menaoe-t-il pas e la Belgique ? Ce sentiment fut d'ailleurs aus-e sitôt dissipé. Ceux qui n'avaient point con- 1 3 fiance tâchèrent d'en donner aux autres» ' Les optimistes triomphèrent d'ailleurs aisé 1 ment des pessimistes, la Belgique était c érigée en pays neutre et, en 1870, elle resta € étrangère au conflit. Et, comme il y a dans 3 le fond de tout homme un besoin d'espé- c rer, chacun s'efforça de garder au coeui ( une robuste confiance dans les destinées-pa- 1 cifiques de notre cher pays. Aussi, malgré c l'absence de fêtes officielles, il y eut ce jour-là, comme les années précédentes, des réu- c nions de famille, des dîners, des paysans c aocourus de toutes parts s'engouffrant dans c les cafés, des mères offrant des jouets à < leurs enfants, des jouvencelles offrant leur s coeur à des jouvenceaux, sans compter les c baisers furtifs échangés sous le feuillage des allées ombreuses sillonnant le vieux rempart et formant autour de la ville une r ravissante couronne de verdure. * * * 1 Reverrons - n ou s ces enfants que nous ! avons observés s'abandonnant à leurs jeux? j Reverrons-ncus, dans les étroites ruelles ces pauvres dentellières obstinément penchées sur leur ouvrage et faisant de fraîches dentelles en agitant de vieux fuseaux \ Reverrons-nous cette population de cultivateurs dont la prospérité s'étalait sous forme de bijoux massifs? ? Re verrons-nous surtout ces monuments 3 réputés à travers le monde et nous rappelant les temps révolus? "f Paisibles bourgeois, paisibles demeures, a humbles logis, monuments séculaires, vé x trustes remparts, cité de recueillement et de 0 rêve, qu'êtes-vous devenus? Hélas! des voix autorisées ne cessent de L nous redire: les habitants sont dispersés sur les routes de l'exil et la ville elle-même a été remuée jusque dans ses fondements. f C'en est donc fait.. La jeune fille ne ( viendra plus, sur le seuil de sa porte, bercer un rêve d'amour au son du carillon qui chante. La mère ne séchera plus les pleurs de son a enfant en lui faisant écouter les notes cristallines tombant du ciel. n Le laboureur n'arrêtera plus le soc de sa charrue pour se griser de l'harmonie qui lui venait de ce carillon tant aimé et qui semblait s'être donné comme mission de &' chanter la paix, le travail et la fécondité. Car le .carillon n'est plus. Tout ce qui ^ faisait la beauté d'Ypres a cessé d'être. La ^ cendre des monuments se trouve confondue r' avec celle des vulgaires constructions. Les — habitants ont été dispersés comme les feuil- 1^ les sont dispersées au vent. Et vous, cher fi ami Stoffels, on m'a dit qu'étant resté, avec quelques compagnons, au chevet de la ville b expirante, vous en avez recueilli le dernier 1' soupir. u Malheur à vous, barbares, qui avez porté 1' une main criminelle 6ur tant de beautés, a-] malheur à vous qui, en dépit d'engagements solennels, avez porté le fer et le. feu en ce D coin consacré au calme de la vie champêtre; malheur à vous, dis-je, car, de ces ruines d' amoncelées, derniers vestiges de splendeurs ce à jamais évanouies, comme de ces tombes fraîches où sont couchés tant de héros, s* s'élève un cri immense, déchirant, tragique: ^ vengeance ! Max Clorie. _r — ma» ■ gy-<>^<£ja ■ -- - H y a un an! \ Jt octobre 191Jj.. Sous Anvers, les Belges K se replient sur lu Nèthe. En France, les troupes alliées,1 y compris celles de l Inde T et des colonies anglaises, repoussent de ton tes parts l'offensive allemande: violente ac- qi tion à Arras; des tranchées allemandes sont ^ prises près de Soissons. Visite du président ^ de la République et du ministre de la guer- ç|, re au grand quartier général de Varmée française. En Pologne russe, retraite désordonnée des Allemands entre Augvstovo, Ossovietz et Souvalhi; en Galicie, retraite n! précipitée des Autrichiens sur la Vistule. En Angleterre, révélations de M. Asquith devant la Chambre des communes sur les P' agissements de VAllemagne en vue de s'as- ^ surer la neutralité britannique. Bombarde-ment de Papcete, ville ouverte, cqpitale de <*■ i Tahiti, par les croiseurs allemands ,,Scharn- ce horst," et vGneisenau,\ fo En Belgique. A Bruxelles. Un certain nombre de Bruxellois, indiffé-•e-nts aux menaces de l'autorité, continuent i porter d'une manière plus ou moins discrète les couleurs nationales. Tout va bien >ant qu'ils ne se heurtent pas à quelque fficier hargneux ou à quelque policier mal mbouché. Dans cette dernière éventualité, ls courent généralement le risque d'être onduits à la kommandantur et d'être tapés le quelques dizaines de marks pour avoir K>rté leurs insignes avec ,,une ostentation éplaisante". Le fils d'un conseiller communal de l'agglomération s'est offert l'autre jour le lux« L'intervertir les rôles. Il est arrêté en cours 10 promenade par un soldat qui, désignant [u doigt sa boutonnière, l'invite à enlever ur-le-champ l'insigne ,,provocateur" qui y st épinglé. Refus hautain du promeneur. — Enlevez ça tout de suite, insiste impé-ieuse>nent le soudard offusqué. — Je n'en ferai rien, réplique l'interpellé jes insignes belges sont autorisés lorsqu'ils l'ont pas un caractère provoquant. Or, oe-iii-ci n'a pas ce caractère. —- Il est provoquant. — Non. — Si. — Non. —Si. — Vous insistez ? fait cette fois le prome-.eur avec autorité. C'est bien! Suivez-moi la kommandantur. Cela est dit sur un ton si assuré que le oldat perd bien vite la carte et commence bafouiller. Il met même une certaine mau-aise grâce à accompagner rue de la Loi e Bruxellois récalcitrant, de plus en plus j mgeur à mesure qu'on approche des mi-istères.Arrivés à proximité de la kommandantur, enthousiasme abandonne subitement le >ldat qui, s'adressant humblement cette >is au bourgeois: — Ecoutez, monsieur, j'ai affaire ailleurs. , e n'insiste pas... Le civil s'arrête, feint la surprise, et, ] près un moment d'hésitation : — Vous avez de la chance, fait-il sévère- ( ient, en laissant là son prisonnier. ( Et il s'éloigna avec dignité. . * * * 2onraisï>ez-vous l'avocat De Moor, ce grand îillard à barbe blonde, myope intellectuel l'on voit souvent circuler aux environs de i porte de Namur, un énorme dossier sous i bras? Physionomie pas ordinaire de îveur maniaque. Assez actif, d'ailleurs, - n'en déplaise aux Ketjes qui, parfois, 11 crient ,,Zonneklopper" lorsqu'il passe, mambulesque, chaussée d'Ixelles. D'après notre confrère le ,,Belgisoh Dag-[ad" Me De Moor, fils du recteur de Université, aurait été suspendu pendant ne année, par décision du Conseil de Ordre des Avocats, pour avoir publié un ■tiole pro-allemand dans ,,Le Quotidien". Est-ce que Knopff, le musicastre, et * welsha/uvers, l'hamadryas, feraient école? ' U est à espérer que De Moor sera le • ïrnier champion de cette si mauvaise ; .use- i Les avocats bruxellois s'aperçoivent à pré-nt, — un peu tard, — que les Boches 1 Lmis au barreau n'étaient que de tristes ' dividus, agents de l'Allemagne, et qui 6e ] nt empressés d'ailleurs de remettre leur ] sque, sitôt l'ennemi dans le pays. L'avo- < :t Norden s'est déconsidéré à tout jamais, < e Crantz s'est empressé de seivir à la ! ommandaniur de Gand et c'est contre j avocat Brimayer que notre bâtonnier ! héodor dut porter plainte. j C'est une leçon. A l'avenir, les Allemands < îi essaieront de s'introduire dans nos -rcles d'avocats, de médecins, d'ingénieurs, ] c., recevront un grand coup de pied j ms le derrière. Ils ne l'auront pas volé ! < * * * j Voici un nouvel avis du ,,Kaiserliçhe Ge- i )ral-Kommissar fur die Banken in Bel- 1 en", le sieur von Lumm, concernant ! îchange des monnaies de zinc. Celles-ci ] juvent être échangées aux caisses de la 3,11 que Nationale • de Belgique à Bruxelles ( à ses agences à Anvers, Charleroi et Liège 1 ntre des monnaies ou des billets ayant •urs légal. Mais on devra échanger à la b au moins cent francs de monnaies divi- i sionnaires de aine ayant toutes la même valeur. A Anvers. Une main criminelle a mis le feu aux hangars de la firme S., au no. 45 des bassins. Un seul dépôt de bois a été incendié. Une instruction est ouverte. On a, en effet, découvert une boite de térébeuthine à côté des bois brûlés. * * * Un nouveau genre d'escroquerie est signalé par ,,La Belgique" de Bruxelles. Dernièrement, le bruit s'était répandu que des prisonniers de guerre belges avaient réussi à s'échapper de la localité allemande où ils avaient été conduits et à gagner le territoire hollandais. Des gens sans scrupules 6e sont emparés aussitôt de cette circonstance pour exercer leur adieux métier. Après avoir recueilli certains renseignements,, ils se rendent au domicile des parents ou de l'épouse d'un des prisonniers on question et leur font part de la bonne nouvelle que l'intéressé est interné en Hollande, en ajoutant qu'ils viennent de là-bas et qu'ils lui ont parlé; mais que le pauvre se trouve dénué de tout et notamment de vêtements convenables. Naturellement, la famillo se laisse attendrir, remet 3ux messagers tout ce. dont ils disposent pour l'absent et, par dessus le marché, une récompense pour les bons apôtres. Une femme qui allait être, elle aussi, la victime de ces ignobles tentativest après avoir écouté le boniment qu'on lui servait; alla cher» ïher un groupe photographique qu'elle venait précisément de recevoir quelques jours auparavant, et, pour s'assurer s'il n'y avait pas con-:usion, elle pria son visiteur de lui indiquer e soldat avec qui il s'était entretenu en Hol-ande. L'escroc, obligé de s'en rapporter au îasard, fut trahi par la chance. U n'eut l'autre ressource que de s'esquiver ,,presto". A Gatid . _ Le Comité vient de publier un nouveau ba-•ême de secours. Il stipule notamment que ne pourront jouir de l'assistance de l'Alimenta-ion communale tous ménages disposant d'un ïaiairo convenable. Celui-ci est calculé d'après le nombre des personnes adultes et des enfants }ui composent le ménage. Sont exclus, par 3xemple, le ménage composé de 2 personnes idultes disposant de 14.00.fr. la semaine, de [ adultes avec 22 fr., de six personnes (3 adul-<es et 3 enfants) avec 23 fr., etc. etc. Sont exclues également toutes personnes qui i habitaient pas Gand avant le 1er septembre L914, moins que des motifs graves les aient mpêchées de regagner leur domicile. On exige enfin la preuve que les enfants de 5 à 14 ans et les jeunes gens de moins de 18 ins fréquentent régulièrement, les premiers 'école, les seconds les écoles d'adultes. Hess C'est par erreur que l'on a dit que le clocher le l'église de Lampernisse avait été détruit ors d'un récent bombardement. Au mois de novembre dernier, l'église de Lampernisse servait d'ambulance après les plus terribles combats livrés sur l'Yser. A ce. moment, les Allemands amenèrent leur artillerie i longue portée et par un tir soudain et précis itteignirent ce village éloigné du front de 7 kilomètres. Les tous premiers, projectiles atteignirent la ief droite de l'église où se trouvaient une quarantaine d'Alpins, et quelques Belges, qui urent tous tués. Le restant de l'église resta ntact. Depuis, le village, a été bombardé fré-juemment avec du 1-5 et. du 21, mais l'église >t le clocher surtout tenaient bon. Au cours lu mois d'août, des obus incendiaires y mirent r feu. Le clocher flamba comme une torche. 5a flèche a disparu et il ressemble à un clocher anglais—sympathie entre Alliés, sans doute. Il est inexact qu'Oostkcrke ait été menacé )ar l'invasion au point qu'on ait fait descen-Ire les observateurs de la tour. L'ennemi n'a >as même pénétré au centre de Pcrvyse. L.-» •locher d'Oostkerke, pendant tout l'hiver et 'été, a résisté à de terribles bombardements lont les observateurs d'artillerie gardent de loux souvenirs ! Depuis longtemps il émergeait ieul de l'amas do ruines qui représentaient 'église. Sa maçonnerie épaisse et sa forme rapue lui permirent de résister à des coups ierribles : même un obus de 21 le frappant en >lein milieu ne parvint pas à le percer. Au ours des siècles, il s'était mis à pencher vers ?urnes et, de bien loin, l'angle inquiétant qu'il ormait avec l'horizon attirait les regards. Pourtant ' sa racine était solide et aucune ézarde n'était visible parmi ses parois inous-,ues, malgré des mois d'ébranlement provoqué iar le bombardement. Puis, un beau jour de uin, il fut touché à mort, fendu, décapité: le ieutenant Coriat, du 3e d'artillerie, surpris à on poste, était mortellement blessé et retire tprès bien des peines des débris de l'observa-oire.Il n'est plus, le vieux clocher ! Un monceau | le briques r°ses en marque l'emplacement ! »armi l'infini de la grande plaine verte. A O IL# S B-BT3 EB E° g . Fin août, un incendie se déclara dan6 un immeuble de la commune de Ophoven. L bourgmestre réunit quelques hommes de bonn volonté, et en un instant l'incendie fut mai trisé. Quand tout danger fut écarté, quelques soi dats allemands arrivèrent dare dare de Mae seyck avec une pompe à incendie. Us avaien à leur tête un galonné décoré du titre d j, Ortskommaudanit. ' Quand le Ortskommandant 6'aperçut qu 1 l'incendie était éteint, il entra dans une vi-o lente colère et 6e mit à injurier copieusemen le bourgmestre. Puis il ordonna à la populatio] d'apporteir des seaux d'eau, et ses soldats s mirent en devoir d'arroser la maison... où i n'y avait plus la moindre étincelle! Ayant ainsi démontré leur savoir-faire soui les regards amusés de la population, les hardi sauveteurs sentirent que la faim leur tenaillai les entrailles. Us demandèrent à souper, et comme le repas que leur offrait le bourgmes tre ne leur paraissait pas digne des service rendus, ils entrèrent à l'auberge et se firen servir \in souper fin aux frais de la commune Le jeudi d'après, le bourgmestre dut oompa raître devant le tribunal militaire de Hassel et se vit condamner à une amende de 15* marks et à deux semaines de prison. A. Namur. Le tribunal militaire de. Namur tient le recor< des condamnations. A faire pâlir ceux d'Anver et de Gand, dont les juges ont cependant derrière eux une ,,performance", peu ordinaire. Voici la dernière liste des victimes : Un mois de prison, pour avoir fait usage do faux pas-sierscheinen, à MM. Ernest Maréchal, de Fin nevaux, et Octave Dardenne, de Mesnil-l'Eglise: même peine à Mme Léonie Benoit, née Goffin. d'Auvelais, pour avoir passé la frontière, française sans passeport; deux mois de prison pour avoir fait usage d'uno fausse pièce d'identité i M. Albert Dhoogbe, de Bruxelles. Enfin. M. Félicien Vrins, entrepreneur de déménagements, à Namur, est condamné à dix marks d'amende ou à deux jours de prison pour avoii transporté des meubles sans avoir les passeports réglementaires. -ï * ^ Quand ces bons Allemands se mettent à écrire le français, ils sont vraiment à la hauteur ! A preuve cette simple phrase : ,,U est nécessaire de rendre attentif qu'il est interdit à tout le monde, sauf le propriétaire ou son remplaçant, ainsi qu'aux personnes occupées des soins" et du traitement des bestiaux et aux vétérinaires, d'entrer dans des étables et des pâtyrno-os où se trouvent des bestiaux suspects d'aphte." „ Ce n'est pas seulement le freiherr von Hirsch-berg, général loutenant, qui ,,rend attentif". Uè Kreischef, oberst von Kendel, ,,rcnd attentif, en ce qui concerne l'arrondissement de Namur, à ce qui suit-" (sic). En Hollande Pendant que la France, la Russie, l'Angleterre et la Belgique concentrent toutes leurs ressources à maîtriser une odieusç agression, la Hollande travaille à son outillage économique, cela malgré les énormes sacrifices qu'exige la sauvegarde de sa neutralité, de son indépendance. C'est ainsi qu'un projet de loi Cu. présenté qui concerne la construction d'une eclu&e à IJmuiden, obviant à l'insuffisance des proportions de celle qu'on a inaugurée en 1896. Il est en effet certain que d'ici peu les dimensions de6 navires auront augmenté de .manière à dépasser la capacité des écluses du siècle dernier. Une commission examine les propositions du Gouvernement hollandais qui préconise pour l'éclu6e nouvelle uue longueur de 330 m., une largeur au plan d'eau de 40 m., et une profondeur de 14 m. jusqu'au buse donnant 13.10 m. à marée basse et 14.70 m. à marée haute, 6oit des dimensions supérieures à celles de l'écluse de Panama. Le sas sera pourvu d'un accès de réserve proportionné aux navires de dimensions actuellement usitées. Le ministre de la marine est d'avis que le port d'IJmuiden doit être utilisé comme point de défense et qu'il est, par conséquent, nécessaire d'élever un second fort, pourvu d'une artillerie moderne, afin de prévenir de ce côté toute convoitise étrangère. Trop de précautions ne peuvent être prises à cet égard. | Les projets du gouvernement comprennent de même l'amélioration du canal du Nord, voie de grande importance qui aboutit a IJmuiden et qui relie Amsterdam à la mer du Nord. Le ,,Groot-Noord-Hol-landsch Kanaal" mesure 87.5 kilomètres et donne accès à des bateaux de 220 m. ; sa largeur e6t de 24 m. et son tirant d'eau de 9.20 m. En 1913, 4985 navires, jaugeant plus de 26.000,000 m.3, ont passé par les écluses d'IJmuiden. De plu6, le port d'Amsterdam est relié avec celui de Rotterdam et, par suite, avec le réseau fluvial allemand, par le ,,-Merwede Kanaal". Sa configuration et sa situation géogra- 2 phique^ ainsi que la possession d'un admi- - rable reseau fluvial, ont fait de la Hollande le pays le plus favorisé au point de vue des transports par eau et du commerce mari- ' trafic des marchandises t effectue par le réseau farré a été de 20 mil- 3 ions de tonnes, contre un trafic hydraulique de 28 millions de tonnes. Il est certain 3 que ce résultat est dû au principe de la - liberté des voies d'eau intérieures principe ! 3}le la Hollande défendit avec tant d ener-? gie quand, il y a quelques années, PAlle-; magne voulut la contraindre à prélever des droits sur le Rhin inférieur. Espérons que ; ce dernier pays ne 6era jamais en mesure ; ci imposer ses volontés. t Les voies navigables des Pays-Bas et ses ' P?"* exercent une influence vitale sur lo . développement économique de cette nation t ïwillo part, mieux qu'à Rotterdam, cette vente n a été comprise. Autrefois, le port de Rotterdam, situé i SU- ]a ^°uvelIe Meuse, n'était accessible qu a des bateaux à faible tirant d'eau. Les améliorations débutèrent en 1827 et fu rent poursuivies au fur et à mesure dé , ÏskIT5 !I0U du tonnage des navires. En l 1863 furent entrepris les travaux d'appro i fondissement du fleuve, qui ouvrirent un débouché sur la mer à travers les dunes du ,Hoek: yan Holland". Aujourd'hui la passe navigable a une profondeur de 10 m h . haute mer En 1913 . 22 645 navires, d'une jauge totale approximative de 78.000 000 m3 ont passe la voie dans les deux sens. -Les dépenses de ces travaux onit été eu ■ rf part r. f^PP01"^ par la ville de Rotterdam. Celles des installations du havre lui incombèrent entièrement. Chaque annee des agrandissements, approfondisse-. mente et outillages des docks sont votés et exécutes. En ce moment encore, l'édilité rotterdamoise procède à des extensions qui garderont a ses bassins une supériorité dont îq?q 1 ™°ntt.re intelligemment jalouse. En le trafic du port atteignit 12.785.861 tonnes, contre: Hambourg, 14.185 000 t • Brème, 4.508.579 t., et Anvers, 12 024 796 'T- proportion à l'avantage du port mJnetï9156 ^ f°rtement aCCentuée 611 Ho^/J^T3 sa^nt,qu'une Commission ^ i S6w drœSe un Pr°jet de can;>-Usation de la Meuse mitoyenne pour per- t re la circulation de bateaux de 2000 tonnes, mesurant 100 m. de longueur, 12 m. de largeur et 2.80 m. de profondeur un projet de loi pour l'exécution de la - F?— dU fl6UVe a ét4 ^P0^ ,L Etats-Generaux, projet que justifie .1 mteret qu il y a d amener vers Rotterdam et vers les nouveaux centres industriels hollandais, jes charbons de la province du Lim-bourg neerlaudais. Une commission d'Etat est chargée actuellement de l'étude d'un canal, qui mettra en communication le pays industriel de lwente avec l'IJsel. Disons, enfin, que de 1862 à 1912, les dépenses du Gouvernement des Pays-Bas pour perfectionnement de voies navigables se montèrent à f 203,000 000 (frs. 483,000,000). La multiplicité et la perfection des voie^ de grande navigation existant entre la Hollande et l'Allemagne auront été, au cours de la présente guerre, une source abondante de profits pour les négociants du premier des pays. Raison de plus pour que ses hommes d ii/tat continuent à s'inspirer des doctrines fiscales franchement libérales qui contribuèrent à d'aussi belles conséquences.Déjà au XVIe siècle la Hollande disputait à l'Angleterre la supériorité commerciale; apportant en Europe les produits coloniaux et distribuant partout les fabri-cats européens. Dès l'application de la vapeur à la propulsion des navires et parallèlement à l'essor de l'industrie mondiale, les Provinces-Unies accentuèrent encore ieur intervention utilitaire, à tel point que sa marine et se6 ports sont restés les rivaux des marines allemande ôt anglaise. La guerre aura, encore développé la puissance de son rôle et augmenté sa part dans les bénéfices laissés par les transports interocéaniques.L'esprit de suite dans les efforts et la ténacité dans l'exécution constatés plus haut font prévoir que nœ voisins du Nord ne négligeront rien afin de maintenir les avantages qu'ils tirent de leurs relations internationales et de leur exceptionelle situation topographique. Nous pensons que leur exemple est à méditer par leurs concurrents continentaux. L, Teugels-De Vos,

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