L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1916, 17 August. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 24 Mai 2019, https://hetarchief.be/de/pid/p55db7ww70/
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2ime I^î°« &G3 s cents «jeudi \n août L'ECHO BELGE •Journal Quotidien du matin paraissant en Hollande L'Union fait la Forcer Belge est notre nom de Famille. — ^ Four les tinnuntes, eacponnetnenis et venîe Toutes les lettres doivent être Rédacteur en Chef: Gustave .Saspaers. au numéro, s'adresser à. l'Administration du au bureau de rédactl°" ' diHffïPBnJH - ( Charles Bernard, Charles Herbieî, Journal.NXV^rbu^ïal234-240,Amslerdam N.z. VOOfiBUBOWAL 234-240, AM&fMDAM. Comité de Rédaction : HeI1é Chambry, Emile Painparé. Abonnements, Holtandefl. 1.50Pa, moi.. Etran3erH.2.00parmots Téléphone: 2797. t Annoncesi 15 cents la ligne. Réclames. 30 cents la ligne. 8 -I » ; ' 7~ _ I hijfitsi, Effort ei CsnfianGË ! Toile est la dovise. des ,, Lettres a tous les Français," publiées en. France au mois de mai de cette année et dont je viens de prendre connaissance grâce à l'amabilité de son comité de propagande. C'est le recueil de plusieurs lettres ^ sopa rées, dues à la plume d'hommes éminents comme Ernest La visse, Emile Diirkheim, Antoine Moillet, Ernest Denis, Général Malle tterre, Contre-Amiral Degouy, qui re- j présentent l'élite de 1 France contemporaine et qui se sont efforcés d'établir indiscutablement que la France a le droit d espérer la victoire finale dans la lutte effroyable qui lui a été imposée par les événements. Réunis en volume, co3 lettres arrivent à point pour i&njmer, au jour du deuxième anniversaire dë la guerre, la foi dans je triomphe de la cause des Alliés, qui est celle de l'humanité; elles arrivent à point encore pour combattre les idées malsaines et morbides des prophètes d'une paix prématurée et inconsidérée, qui voudraient sacrifier ?jU minage d'un bien-etre epliemero et factice l'ensemble des efforts surhumains des défenseurs du droit, de la liberté, de la civilisation, et ce à l'heure même où ces efforts promettent de produire leurs effets salutaires, à l'heure même où nous voyons se dissiper les ténèbres qui, depuis deux ans, avaient assombri l'horizon, éclairé magnifiquement aujourd'hui par les premières lueurs de l'aube naissante de la délivrance. Elles arrivent à point pour prouver combien avait raison le Préside lit de la République française lorsque dans son éloquent discours du 14 juillet dernier il s'est écrié : ,,Nous ne " faiblirons pas, alors même que nous lutterions pour l'honneur seul ; mais nous luttons pour l'honneur et pour la vie. Etre ou ne pas être, voilà 3e poignant problème qui s'impose à la conscience des grandes nations européennes; et, pour une libre démocratie comme la nôtre, ce serait ne plus être que de végéter péniblement dans l'ombre étouffante et malsaine d'un empire germanique assez fort pour étendre sur l'Europe entière sa lourde hégémonie " Les ,,Lettres" établissent par des faits que la supériorité des forces des Alliés est bien réelle et qu'ils sont à l'oeuvre pour la mettre en pleine valeur. Après une introduction du professeur Diirkheim qui expose le but et la méthode des Lettres, M. Ernest Lavisse nous rappelle les nouvelles qui nous sont arrivées d'outre-Rhin et qui nous apprennent le but que les Allemands poursuivent dans la guerre actuelle. Il constate que, parmi les manifestations de la volonté allemande au sujet de la paix future, aucune n'est plus explicite^ que celle qui se retrouve dans le mémoire adressé au chancelier de l'empire par les six grandes associations industrielles et agricoles ,de l'empire. On ne demande pas Inoins que l'annexion de la Belgique entière, de la région de Briey, des territoires charbonniers du Nord et du Pas-de-Calais; à côté de cette annexion ils se proposent de mettre la main sur 1 empire colonial de la France, afin d'empêcher les Anglais de s'en emparer par la suite; on exige en outre quelques places fortes sur la frontière franco-allemande, surtout Verdun et Belfort; tandis que, pour couper court à toute velléité de la France de reprendre ce qu'on se propose de lui voler, il faudra lui imposer une formidable indemnité de guerre : la saignée à blanc ! M. Lavisse fait remarquer que si des discours récents du chancelier allemand pourraient faire accroire que les appétits féroces des Huns auraient diminué par la suite, il ne faut pas se fier à ces apparences, parce que l'état d'esprit de 1 opinion publique en Allemagne reste sensiblement le même. Il constate à ce propos que les déclarations vagues et ambiguës du chancelier des derniers temps n'ont pas empêché le Reichstag de manifester son adhésion aux manifestes récents des pangermanistes qui ne rabattent rien sur les exigences d'il y a un an. Dans une troisième lettre M. Lavisse démontre qu'heureusement les signes du temps sont là qui font apparaître clairement le "défaut de la cuirasse du sanguinaire adversaire, c. à d. l'usure qui commence à entamer ses forces vives. Dans une étude fortement documentée, il constate, chiffres à l'appui, que les appels des soldats se suivent en Allemagne sans qu'il semble possible de combler les vides comme on se l'était proposé ; que les disponibilités actuelles commencent à faire défaut ; qu'ayant compté sur le coup de la vitesse pour frapper à mort l'ennemi sur le front Ouest, ayant vu déjouer ce calcul par la résistance imprévue des Belges, par l'entrée en scène des Anglais et par le magnifique courage des Français, ayant vu l'Italie se tourner contre elle et la diversion projetée dans les Balkans avorter par l'occupation solide de Salonique par les forces franco-anglaises, le doute n'est plus permis que l'Allemagne ne se soit aventurée dans une entreprise qui dépasse ses moyens d'action. Son organisation militaire s'était basée sur une action foudroyante, par laquelle elle espérait avoir raison successivement de ses ennemis sur les deux fronts, en gardant l'avantage incalculable de l'initiative ; la marche des événements a changé du tout au ] tout l'aspect de la situation: la bataille de la Marne, l'échec irrémédiable de la poussée j foideuse sur -Calais* arrêtée sur les bords de l l'Yser, le retour offensif des Russes avec des forces infiniment mieux outillées, qui cette fois-ci paraissent invincibles, la résistance héroïque du front de Verdun contre lequel viennent se briser depuis près de six mois les vagues d'assaut des cohortes prétorien- I lies; finalement l'offensive vigoureuse et méthodique des Franco-Anglais sur la Somme; l'ensemble de ces événements pa-f raît démontrer que la tâche des Allemands est au-dessus de leurs forces et que, chaque jour apportant une diminution de leurs forces tandis que celles de leurs adversaires sont en continuel accroissement, l'issue finale ne peut être que la débâcle irrémédiable des projets de l'Allemagne. Il est certain que le temps travaille pour les Alliés.. Cette conclusion s'impose; elle est corroborée par l'èxamen approfondi d'autres éléments encore, qui font l'objet des lettres suivantes. C'est d'abord le général Malleterre, qui démontre l'épuisement graduel de la force militaire de l'Autriche-Hongrie, tandis que l'amiral Degouy met en évidence l'usure économique de la double-monarchie par le blocus des Alliés, maîtres incontestés de la mer, et que le professeur Diirkheim démontre combien est faible pour les puissances centrales l'appoint qu'ils ont espéré trouver dans le concours de la Turquie et de la Bulgarie, les forces ottomanes étant submergées par le flot russe qui poursuit son offensive victorieuse en Asie Mineure, les Bulgares étant constamment sous la menace d'une offensive qui un jour ou l'autre doit se déclancher du côté de Salonique et qui dépend vraisemblablement de l'entrée en scène de la Roumanie, laquelle en ce moment paraît imminente. D'un autre côté, des lettres de MM. Meil-let, Ernest Denis, Diirkheim et Cazamian exposent comment les forces des Alliés sont en croissance constante: dans les Flandres une armée gigantesque a remplacé le petit contingent anglais provisoire de 1914; les armées russes sont vingt fois mieux outillées que celles qui ont été obligées à la retraite de 1915; enfin en France la nation entière s'est dévouée à organiser les moyens d'action par line production phénoménale d'armes de guerre et de munitions. A ce propos le professeur Diirkheim publie un tableau qui en dit long et que je me permets de reproduire ici. La production au début de la guerre y étant représentée par le nombre 100, les autres chiffres indiquent ce qu'elle est devenue aux périodes suivantes.Production quoti- en août au 15 début de fin dienne de mai février mar Mitrailleuses 100 2300 8800 9850 Fusils 100 ,3100 21600 23700 Canons de 75 ... 100 1100 2310 2530 Poudres 100 180 250 445 Explosifs 100 700 2230 2560 Obus vides de 75 100 1400 3040 3570 Obus de cal. sup. 100 850 4410 5460 Nombre de pièces existant aux armées. Canons lourds ... 100 2000 2300 2370 Can. de tranchées 100 * 100 170 196 , Et l'auteur ajoute qu'il s'en faut que la production ait atteint son maximum de rendement ! Un dernier élément, et peut-être le plus important de. tous, se compose de la situation financière et économique des deux troupes d'adversaires. Sur ce point le doute n'est pas permis; un examen même superficiel nous mènerait trop loin en cette place; mais je puis considérer comme un vérisme la thèse que l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie, qui par des manoeuvres budgétaires font état d'une force financière factice, se trouvent dans une position économique lamentable. Ces jours derniers encore, une correspondance particulière fort documentée qui a paru dans la ,,Nieuwe Ro'tterdamsche Courant" (organe peu suspect de sympathies pro-alliées) a donné un tableau saisissant de la misère qui se manifeste en Allemagne et de l'effervescence qui commence à gronder dans les grandes villes d'Outre-Rhin. En vérité, l'Allemagne et ses acolytes sont acculées à la ruine; le formidable édifice ennemi est vermoulu; il montre déjà des fissures qui, sous peu, doivent l'ébranler irrémédiablement. Et, devant cette vérité, qui ose élever la voix pour parler de mettre bas les armes, d'accepter uile paix boiteuse qui permettrait à l'ennemi de revenir à la charge? Bien au contraire: les signes du temps indiquent plus que jamais le devoir qui s'impose aux Alliés de persévérer, le devoir qui s'impose aux spectateurs angoissés de la lutte d'espérer. Patience, Effort et Confiance! Vaillant, avocat à Amsterdam. L'appel des Belges. Les aoûteurs en France. L'abbé Lemire, député-maire d'Hazebrouck, vient d'adresser au ministre de l'Intérieur de Belgique une pétition des sociétés d'agriculteurs et des maires des cantons d'Hazebrouck, tendant à obtenir que, pour la mobilisation des Belges de 18 à 40 ans, il y ait les mêmes ajournements et les mêmes sursis d'appel que pour les classes françaises qui devaient partir en août et auxquelles on accorde des ajournements et des sursis pour les cultivateurs et ouvriers aj^ricples* En Belgique. Régime de la Terreur Sous les ordres de l'amiral Schroder, les Boches, qui font une parodie de justice toutes les semaines, à Bruges, ont condamné huit Belges à des peines sévères. Ils étaient depuis cinq mois en .prison. L'un d'eux a été remis en liberté, les autres fusillés sur le terrain du champ de tir d'Akkergem, près de Gand. Une femme de Courtrai était au nombre des victimes. Jusqu'à ce jour, les Allemands ont fusillé — après des simulacres de jugements — près de cinq cents personnes dans notre malheureux pays! Sous les motifs les plus futiles et les moins acceptables bien entendu. Le capitaine Fryatt est tombé aussi à Bruges sous les balles ennemies. 11 avait d'abord été envoyé à Ruhleben d'où il fut ramené en Flandre quelques jours plus tard. Le plus grand secret fut gardé sur cette affaire et à Bruges rien n'en a transpiré. On sait seulement que l'Allemagne s'est éclaboussée du sang d'une noble victime et qu'elle porte devant la conscience publique le poids de cet assassinat. * * * Le „Telegraaf" apprend de la frontière: Nous continuons à recevoir sans cesse des documents ayant trait aux violations de la convention de La Haye commises par les Allemands en France. La lettre suivante, adressée par les autorités allemandes aux notables de la ville de Halluin, montre avec quel mépris l'Allemagne foule aux pieds les droits des civils. Les ouvriers de Halluin avaient refusé de travailler parce que leurs produits étaient destinés à l'armée allemande. Les autorités allemandes appliquèrent de sévères mesures, telles que le retrait de secours et la suspension du trafic et tentèrent en vain d'exercer une pression sur les autorités locales. Puis ils écrivirent la lettre que voici:'; Messieurs, Vous connaissez les événements. L'interprétation de l'article 52 de la Convention de La Haye, a fait surgir un conflit entre la population et l'autorité allemande. De quel côté se trouve le droit? Nous n'avons pas à discuter cette question, qui échappe à notre compétence et sur laquelle nous ne tomberons tout de même jamais d'accord. Ce sera l.'af-faire des diplomates et des représentants des divers Etats après la guerre. Aujourd'hui c'est exclusivement l'interprétation de l'autorité allemande qui est valable et de ce chef nous demandons que tout ce qui est nécessaire à l'entretien de nos troupes soit fabriqué par les ouvriers du territoire occupé.Je puis vous assurer que l'autorité militaire allemande, sous aucune condition, ne retirera ses exigences, ni abandonnera ses droits, même si une ville de 15,000 habitants en dut périr. Les mesures prises actuellement ne constituent qu'un début et èhaque jour des mesures plus rigoureuses seront appliquées, jusqu'à ce que nous ayons atteint notre but. C'est le dernier bon conseil que je vous donne ce soir. Revenez à la raison et veillez à ce que tous les ouvriers reprennent sans délai le travail. Sinon vous exposerez votre ville, votre famille et votre propre personne aux plus grands malheurs. Aujourd'hui, et peut-être encore pour longtemps, il n'existe plus pour Halluin ni préfecture, ni gouvernement français. Ici, il n'y a qu'un . maître: l'autorité militaire allemande. Signé Le commandant Sohrank. Pour copie conforme, Le maire do Halluin, P. Defretin. Les nourelies saisies. L'n arrêté du gouvernement général de la Belgique occupée réglemente à nouveau la déclaration des. stocks de cuivre et d'étain en vue de leur utilisation au profit de l'armée allemande. Tous les stocks, à l'état solide ou liquide, devront être déclarés avant le 1er septembre 1916." Sont visés : lo. Les minerais, métaux bruts, produits mi-ouvrés de cuivre, y compris le sulfate do cuivre, les crasses de cuivre, etc. ; 2o. le cuivre et étain dont les produits finis servent à l'industrie y compris les barres collectrices des tableaiix de distribution électrique, les tuyaux en cuivre placés ayant au moins 10M/M de diamètro extérieur; 3o. le cuivre, bronze, laiton et étain dans les produits finis servant aux entreprises destinées à nourrir ou à loger le public eu aux entreprises similaires, y compris la vaisselle, les ustensiles do ménage de tout genre en cuivre, bronze ou laiton, ainsi que les chaudières à lessiver, les baignoires, les réservoirs à eau chaude des fourneaux et des cuisinières, la tuyauterie en cuivre,, les garnitures et plaques d'étain des buffets de café, etc. Les objets en cuivre, bronze, laiton et étain recouverts d'un vernis ou d'une couche d'un autre métal n'échappent pas à la déclaration. Ne doivent pas être déclarées les quantités d:un poids inférieur à 100 K.G. pour le cuivre et 20 K.G. pour l'étain; pour certaines catégories d'objets en cuivre les quantités pesant 20 K.G. seront également déclarées; pour Tétain ce poids est réduit à 10 K.G. ..Le1 Kreischef, Kommaudant, Absclinitts-kommandeur" recevra les déclarations. Les dispositions pénales sont sévères. Les omissions volontaires, lés fausses déclarations peuvent entraîner une peine de 5 ans de prison et une amende de 20.000 marks. Les mêmes peines sont encourues par ceux qui utilisent les stocks ou qui disposent des articles déclarés, sans l'autorisation de la ,,Zentral-Einkaufge-sellschaft fur Belgien M. B. H." à Bruxelles. Cet arrjté, publié le 2 août, est daté du 8 juillet. ITn autre arrêté, en date du 19 juillet, ordonne un relevé des stocks de tissus. Ce document, extrêmement long, est minutieuse-' nient, détaille et ne comporte pas moins de deux colonnes de petit -texto serré d'un grand journal. L'article premier en indique suffisamment ie but ^Quiconque détient des tissus, de la. bon neterie (articles tricot etc.\ des articles de ru banerie, des cordons, des sangles, des cordon nets, des ganses (galons, liserés, soutachcs), de lacets, des paires de bretelles, des élastiques est tenu de déclarer ces marchandises, coin or moment au tableaiî ci-annexé, en joignant à sî déclaration des échantillons de chaque caté gorie de marchandise et en indiquant les quan tités détenues. La déclaration devra être re mise le 21 août 1916, au plus tard, au ,,Mili tarisches Textil-Beschaffungsamt à Bruxelles Elle portera toutes les quantités détenues *éel lement le 31 juillet 1916 (jour du relevé),,,ai. commencement du jour". La mesure s'applique à toutes les personne physiques ou morales. Quiconque conserve un doute sur le point ô< savoir si sa marchandise doit être déclarée <.i non, ,,est obligé tout d'abord de la déclarer" De toutes les marchandises déclarables, il m pourra être vendu, découpé ou soumis à un confection quelconque que la dixième partie des stocks de chaque catégorie; encore la cou fectrion avec ce dixième ne peut-elle être effectuée que sur commande spécifiant le nombr< des vêtements et le prix de chacun d'eux. Fi outre, il est interdit de procéder à la ooupe de: vêtements à l'aide de machines actionnées pai moteur ou ,,par la force des bras ou des pieds.' Les stocks doivent être soigneusement con ser.vés par (leurs détenteurs jusqu'à nouve ordre et les déclarations seront remises a: ,, Militari sches Textil Bescliaffungsamt" z Bruxelles. L'auteur d'une fausse déclaration, ou celu qui s'abstient de déclarer les stocks qu'il pos sede, est passible d'une peine de 2 ans de T>ri son et d'une amende de 50,000 marks. La négli gence ou l'inexactitude involontaire peut en traîner une condamnation à un an de prison e à 20,000 Ms. d'amende. La ,,Commission for llelief in Belgium" n'esl pas astreinte à déclarer les stocks lui apparte nant ,,à la condition que cette propriété soi: prouvée" et seulement pour les marchandise: dont elle était détentrice à la date du 31 uil-let 1916. A Bruselîes Le grand nombre • des blessés allemand ramenés dans la capitale 'belge, en attendan leur transport en Allemagne, a contraint l'auto rité militaire à ouvrir une ambulance nouvell dans le palais du prince d'Arenberg. De plus pour dos motifs que l'on ignore, la garnisoi allemande de Bruxelles sera retirée et la polie (locale belge changée du maintien de l'ordre. S tous les règlements de la ,,Kommandantur" n 60nt pas scrupuleusement respectés, la vill sera frappée d'amende. * * * Les encouragements prodigués par l'oeuvr belge dite ,,Comité national de secours e d'alimentation", aux communes qui s'intéree sent spécialement à l'alimentation de l'enfance ont déjà donné d'heureux résultats. Toutes le communes de l'agglomération bruxelloise, pou citer l'exemple le plus récent, donnent mainte liant aux écoliers des classes de vacances ui repas substantiel dès le matin. La matinée es consacrée, ensuite, à des promenades a la cam pagne, à la visite des musées, des grands éta blissements. Le repas se compose d'aine couqu ou d'une brioche pesant 7() grammes enviroi et d'un bol de boisson chaude. Il est servi tou les jours, même le dimanche. * * * Le commerce du beurre cesse d'être libre e: territoire occupé. Un arrêté du gouverneur gé néral, du 26 juillet 1916, confère à la ,,Butter vertriebsvorband", en l'espèce la ,,Fédératioi nationale des unions professionnelles de mar chands et producteurs de beurre" et aux asso ciations affilées, le droit exclusif d'exercer 1 commerce de beurre. Les infractions sont punie d'un an de prison et de 10.000 Ms. d'amende Comme dans les arrêtés précédents, relatif aux saisies, les tribunaux militaires sont com potents. * * * . Les journaux paraissant à Bruxelles, sou le contrôle des ^Komonandanturen", publient en quatrième page, une réclame, dont le text seul dit, avec éloquence, de quel pain de qua lité inférieure les Belges du territoire occup doivent se contenter. Sous le titre: ,,Hygièn de l'estomac" figure le dessin d'un gril e immédiatement après ces mots: ,,Faire grille son pain est actuellement une nécessité" ,,Actuellement" en dit plus que beaucoup d rapports gravement administratifs. * * * On examine au ministère des sciences e arts différents projets ayant trait au Musé du Conservatoire royal de musique de Bru belles. Les collections sont extrêmemen précieuses et le Musée instrumental notam ment est un des plus riches et des plu intéressants du monde- Fetis et Gevaert les deux célèbres directeurs de notre pre mier établissement d'instruction musicale s'étaient tous deux longuement consacrés l'accroissement des collections. Depuis long temps on s'est soucié des défauts d'instal lation des objets précieux, trop à l'étroi dans le petit immeuble de la rue aux La; nés et trop exposés aussi aux dangers d'il cendie. Une solution s-'impose à cet égard 11 est question de transférer les collection du Musée du Conservatoire au Parc d Cinquantenaire. Toutefois, ce projet es vivement combattu par ceux qui estimer qu'il y a la plus grande opportunité à c que le Musée instrumental reste logé proximité du Conservatoire même, à Ter seignement duquel il fournit une importai te documentation. * <• * Et qui sait? Ceci n'est peut-être pas le de: nier écho de cette admirable fête nationa qui réunit dans un geste unique tous le patriotes bruxellois. Figurez-vous qu'au milie de la journée on crut à la venue d'un aér< plane. En effet, dans le bleu du ciel, un pet point noir so détachait. — Un aéro ! cria-t-on de toutes parts. Ce cri lancé fut repris par des milliers de personnes qui, les yeux en l'air, regardaient se mouvoir lentement, trop lentement et comme au gré du vent, ce qu'on prenait pour un aéroplane. Ce n'étaient qu'un grand nombre de ballonnets, liés les uns aux autres, que des patriotes avaient fait monter et qui planaient par-dess\is la capitale. Mais — et voilà leur originalité -t- ces petits ballons d'enfant, soutenaient un gigantesque drapeau belge. La foule ne tarda pas à le distinguer. Et alors ce fut un redoublement de vivats et do bravos. Et chacun de féliciter en soi-même les ingénieux patriotes qui avaient trouvé moyen, malgré von Bissing, de déployer au-dessus de la capitale le fier drapeau belge. A Anvers Les Boches vont s'emparer de nos chevaux de reproduction. Il ne nous en restait guère. Tant pis. Ceux-là aussi s'en iront. Les éleveurs de la provinco d'Anvers ont reçu ordre de conduire au marché do Merxem les meilleurs échantillons de la race. Des connaisseurs boches les ont ^réquisitionnés". C'est ainsi ' que la célèbre jument qu'élevait Martin Joosen a été ,,annexée" à l'Allemagne pour deux mille francs ! Or, elle en' valait dix mille et avait été couronnée avant la guerre. Son propriétaire recevait même une prime annuelle de deux mille francs du comité d'élevage de la province d'Anvers pour ce spécimen rare. A Staebroeck, mêmes faits. Les propriétaires j de juments ont dû présenter celles-ci aux Boches qui les ,,réquisitionnent" à des prix dérisoires. Ces chevaux serviront à la reproduction en Allemagne. Si bien que, la paix conclue, la Belgique se trouvera privée, des chevaux reproducteurs de trait pour laquelle elle était renommée.A moins que, à la signature de la paix, on oblige les Boches à renvoyer en Belgique les " chevaux qu'ils y ont volés. Car leur procédé d:achat ne peut porter d'autre nom. * * * Nous avons publié dans notre numéro de mardi, sous la rubrique Dernière heure", la i mort du directeur de la Banque Centrale An-versoise, Herr Buckweiler, qui s'est suicidé dans un hôtel des environs de la Gare Centrale d'Amsterdam. On nous écrit que Buckweiler n'était pas détesté à Anvers. Il avait nombre d'obligés. Les services qu'il avait rendus s étaient calculés, mais, lorsqu'il avait promis, t il tenait catégoriquement jusqu'au bout, Aussi, au début de la guerre, lorsque se posa ^ la question de son expulsion, il se trouva — le croirait-on? — des amis autour de lui. Il parut [ néanmoins effrayé par l'indignation populaire „ et partit, en pleurant, comme un enfant. Il l déclara formellement qu'il ne reviendrait plus , jamais. Cette ' guerre le désespérait, lui qui l avait fait sa fortune et choisi ses amis en Bel' gique, déclarait-il. Anvers pris, il revint néanmoins. Ce fut une grande faute. Il était trop intelligent pour 3 n'être pas conscient et ne pas sentir que ce 6 manquement à la parole donnée le faisait mépriser. Dès lors, il eut la tête perdue et il ' tint soiivent des propos excessifs. Il déclara ® qu'il repartirait sans esprit de retour dès que 1 les Boches fuiraient. On lui fit observer qu'il n'aurait pas le choix. } Cet être dur et sûr de soi est mort de la guerre, de sentir le mépris oui pèse chez nous sur tous ceux de sa nation et de n'avoir pas su garder un engagement. 3 *Les autres en mourront aussi. î ? ~ Aaax frontières î (De notre correspondant -particulier des Flandres.) Au début de l'offensive à la Somme les 1 gardes des frontières avaient été singulière-" ment réduites. Tous les hommes qui pouvaient être distraits de ces fonctions peu absorbantes 2 avaient été dépêchés vers le front. Or, nous 5 constatons aujourd'hui que le nombre des sol-• dats des différents postes est à peu près aussi 3 élevé qu'avant l'offensive. Il en est donc revenu. Mais peut-on appeler ces hommes des soldats? Tous sont de grands blessés, incapables de prendre du service actif. Regardes s attentivement celui-ci : il porte un oeil de > verre. Cet autre, qui s'obstine à conserver une 0 main en poche, a perdu plusieurs doigts. Ainsi " de la plupart. 3 Les autorités sont à ce point convaincues que 3 ces soldats font mauvaise figure qu'un triage s lieu, afin de ne pas obliger à la garde, pen r dant le jour, les bossus et les éclopés. La nuit on constate que les postes de sentinelles son: e doublés ou triplés. Il faut bien être nombreux quand on est si mal arrangé 1 Tous ces Boches en ont assez de la guerre, 1 S'ils ne craignaient pour leurs familles restée? a en Allemagne les vigueurs de l'autorité mili taire, ils passeraient la frontière en plus granc "• nombre. Ceux qui sont libres de charge deman-k ' dent à tout venant si, en entrant en Hollande. " ils peuvent obtenir du travail et s'ils n'ont pa* ï à redouter d'ennuis de la part du gouvernement Lorsqu'ils sont tranquillisés à ce sujet, ils at-1 tendent impatiemment la première occasion de laisser là leur fusil. Aussi le nombre des déser-' teurs s'accroît-il chaque semaine. x Ces soldats se plaignent également de lf ~ solde qu'on leur paie et qui est de plus en pluî - réduite: quelques pfennigs par jour! Us n'onf t plus de quoi alimenter, comme antrefois, pen- - dant des heures, leurs longues pipes à four _ neau de porcelaine. Leur nourriture consiste en un morceau d< ' pain noir et sec, long d'environ 25 centimètres s large de douze, épais de 5 à 6 centimètres. En 1 suite trois ou quatre cuillerées d'une ratatouilh t de viande hachée, de pommes de terre passée* t et d'eau. C'est à onze heures du matin que c< e festin leur est offert, tous les jours. \ Pour le transport de la nourriture des 6ol dats, les Boches se servent d'un camion recou vert d'une bâche, afin do masquer le contem " aux regards indiscrets. Quand ils font les dis tributions, ils se placent de façon qu'on n< puisse pas voir la quantité de nourriture qu'il: ■- distribuent. e Comme distraction,* le dimanche, on fait ui s pen de mi^'"'!" aux éclopés. Ainsi, à Selzaete •,i quinze musiciens miteux font du bruit en me >- pvi-e, î nar somai"^. Mais, à heure t du matin, les pipes sifflent et déchirent 1 tympap. de tpus ceux qui n'ont pas pris la pré caution de rentrer précipitamment dans la piemiere maison venue. Cet aigre tapage se perçoit à 400 mètres de distance! Lo long des frontières, les maisons sont fer-mecs, les volets clos. Partout un silence do mort. LessBoises travaillent aux champs. Ils s'occupent a present des pommes de terre et des bet-teraves. Lorsque leurs champs se trouvent en vue de la frontière, ils sont accompagnés do deux soldats, baïonnette au canon. Malheur à ceux qui lèvent la tête ou disent un mot Les Boches s imaginent que le fil électrique a des | oreilles. Peut-etre n ont-ils pas tort.... «ut»— // y a un an 17 août, 1915. — Les Anglais débarquent sur la baie de Suvla et y -prennent pied. l@ pdesu d exécution Les ..Zcitfragen". du 9 août, publient un pocnie de Wulf Bléy, intitulé: Deutschland, Deutschland iiber Ailes. En voici le texte traduit de l'allemand. La vigueur allemande a conquis Ce que la chanson nous annonça. Ce que l'ardeur du désir enflamma, Est devenu la récompense de l'héroïsme. Donc, que de la Lys au Memel 3vt de l'Etsch au Belt, résonne: Deutschland, Deutschland iiber Ailes, Comme asile de la paix du monde. Mais songez à ceux Qui ont versé leur sa-ng précieux. Qui sont tombés sur les champs de Flandre A la conquête du bien sacré, Pendant que les lèvres, en tremblant, chantaient : Allemagne de la L3-S au Belt! Pendant que les "choeurs de ceux qui montaient à l'assaut chantaient : Voici devenu allemand lo monde allemand Flandre flamande! Que ta vie renouvelle Dans les bras de l'Allemagne, Que. libéré de l'esclavage offensant, So dresse ton Lion ! Flandre thioise, non pas esoabean de l'Allemagne! Allemagne de l'Etsch au Belt, De la Lys au Memel Par dessus tout au monde! v * * * Sous ce poème figure la traduction flamande DuitsChland, Diutschland boven Ailes!, de la plume de RAYMOND KIMPE, fonctionnaire belge ! ! Les Belges soos la dorsisfiation aHHemands A intervalles plus ou moins réguliers, la presse allemande essaye de donner à croire que la population ele la Belgique occupée commence à s'accommoder de la domination allemande. Par de nombreux articles de journaux, par les , notes de l'agence Wolff et certaines entreprises cinématographiques, les autorités allemandes cherchent à persuader les neutres que les Belges, actuellement soumis aux envahisseurs, ne regrettent plus leur ancienne situation et reconnaissent volontiers qu'il y a pour eux un grand avantage — industriel et commercial — à être gouvernés par les Prussiens. Sachant que le gouvernement belge est exactement renseigné sur ce qui se passe en Belgique et désireux de savoir la vérité sur la résistance eles Belges en pays occupé, je me suis adressé à une haute autorité belge qui a bien voulu me^ communiquer oertaines pièces dont je parlerai plus loin. Je ne puis, au risque elo compromettre de braves gens, publier certains rapports, mais il sera peut-être intéressant de savoir ,,par des Allemands", quelles sont en réalité les relations des Belges avec les envahisseurs.* * * Les journaux allemands — les .,Munchener Neueste Nachrichten", la ,,Vossische Zeitung", le ,,Berliner Tageblatt" —, au cours de l'année 1915 et récemment encore, se sont plus à assurer que ,,des amitiés solides, qui survivront à la guerre, ont été nouées en Belgique méridionale, amitiés nées surtout des mesures judiciaires prises par l'excellente administration allemande" ; que ,.la population belge découragée, n'espérant plus dans une issue heureuse de la guerre, est déjà résignée à son sort", que ,,les Belges, délibérément ralliés au nouveau régime, chantent volontiers ,,Die Wacht am Rhoin", non seulement la mélodie, mais les paroles, traduites en flamand, avec une parfaite compréhension et signification". Ces informations et insinuations allemandes correspondent-elles à la réalité? Les journaux allemands nous fourniront la réponse1. Us contiennent, en effet, mille traits observés sur place, qui composent un tableau bien enfférent de celui qu'on voudrait présenter aux neutres comme le portrait de la Belgique e>ceupée. Le patriotisme des Belges — dont aucun esprit sérieux n'a jamais douté — éclate aveo ûno* foi si ardente que la vérité s'impose, malgré toute la propagande allemande. Dès lo début de la guerre, il y a un an déjà, aujour- > d'hui encore, les Allemands se sont vus forcés de reconnaître que leurs victimes n'entendaient avoir aucune relation avec eux, qu'elles restaient bien des ennemis mortels et n'oublieraient ja- 1 mais les massacres dont elles furent les témoins horrifiés. > Dans utip étude intitulée „L'Avenir de la > Belgique: Wallons et Flamands"^ M. Alfred Ruhsmann décrit en ces termes l'état d esprit l de Bruxelles : A Bruxelles guettent la perfidie et la trahi- - son, tenues en respect uniquement par la peur ; des' coups de massue allemands et la gueule i des canons allemands installés sur les hautes - capitolines. du Palais de justice. Eternellement,

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

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