L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 18 Juni. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Konsultiert 21 August 2019, https://hetarchief.be/de/pid/gx44q7rv7r/
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I ' Anrtëe TV° 1333 & eenis Mardi S© Juin 19!S L'ECHO BELGE L'Union fait ta Force. Journal QUotliSie®! du tiraailSHi ^3îja®alss^sît em MoMasiscIe Belge est unir: n;&. ne c Toutes les lettres doivent étire adressées «u Ibureaw c3e rédaction: IN. 2S- VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphones: 2797 et 1775. .*«*» * «Win» uixas — ji I Rédacteur en CheS: Gustave Jaspaers. '» r>.~ . i Charles Bernard}René CJiatwtors | Coan»té de Rédaction.^ îSayaâBe Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger îî. L.00 par mois. Pour les militaires au îront et leé militaires internés en HoSiandc u. 0.75 par mois payaaie par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Une Faillite Les sous-marins boches ne sont plus en vedette. Us continuent avec une persévérance : é signée leur * triste besogne, ma^> ^le métier devient dur. C'est à peine si \Vrmf, de loin en loin, renseigne encore les chiffre^ du tonnage détruit dans la ,,zone interdite", termes sacramentels, et ces chiffres sont de beaucoup en dessous de ce qu'ils étaient jadis. Wolff n'ose même plus abuser de la complaisance du papier. Est-ce pour rappeler l'attention sur eux que ces sinistres pirates en viennent à commettre des crimes aussi bêtes que la destruction du navire-hôpital ,,Koningin Regen-tes"? Envoyer par quelques centaines de brasses .de fond le bateau qui porte la délégation anglaise qui doit se rencontrer à La Haye avec la délégation allemande pour régler le sort. des prisonniers de. guerre, voilà qui porte à un degré éminent le cachet allemand. Il n'y a que les délégués anglais — qui se trouvaient par hasard sur un autre navire — qui refusent obstinément d'admettre qu'on ait voulu les assassiner-Ces braves gens ont l'air d'avoir vécu pendant quatre ans.en dehors et au-dessus de 3a guerre; ils tiennent toujours lea boches pour de parfaits gentlemen et l'idée qu'ils pourraient être mis en présence de quidams, qui né fussent pas des gentlemen comme eux, leur paraît insupportable. Cela est certainement très comme il faut et par conséquent très anglais. L'avenir nous dira si cela esf aussi très diplomatique. Tenons-nous en au bon sens français qui dit: peignez vilain il vous aindra. Les boches sont des mouches d'une telle espèce qu'on ne les prend pas plus avec du sucre qu'avec du vinaigre. Saus doute, la guerre sous-marine a fait aux alliés beaucoup de mal et elle continue de nous faire beaucoup de mal encore. Mais 'n'oublions pas que dans l'esprit de ses auteurs elle devait leur apporter la paix avec .la victoire dans le délai, d'un an. Cette croyance était, chez eux, si fortement ancrée, qu'ils n'ont pas craint de provoquer l'Amérique, sûrs qu'ils étaient d'avoir terminé la guerre avant que l'Amérique fût en état d'intervenir. Us se sont trompés. Au moins, si la guerre sous-marine n'était pas parvenue à réduire l'Angleterre à l'impuissance allait-elle rendre illusoire ce concours que les Etats-Unis s'apprêtaient.à nous donner. Les sous-marins allemands allaient bloquer les navires américains dans leurs ports et si la grande démocratie du nouveau monde était en mesure de lever, d'instruire et d'équiper une. puissante armée, jamais elle ne serait capable de transporter cette armée par delà l'Océan. Aujourd'hui les boches trouvent devant eux des soldats américains à Montdidier, à Château-Thierry et en Lorraine. Ils savent que, derrière ces premières divisions, qui ont déjà reçu le h^ptème du *feu, d'autres, débarquées en France^ se préparent à intervenir. Enfin, si les beenes se sont réjouis de trouver derrière les lignes du Chemin des Dames d'immenses camps d'approvisionnement et des parcs de matériel de provenance américaine, ils ont dû cependant se faire la réflexion que ces canons, ces autos, ces wagons de chemin de fer, ces avions, ces munitions, ont pu être transportés en France, pour ainsi dire à la barbe de leurs sous-marins, et qu'ils avaient là, devant eux, la preuve irréfutable de la faillite de la piraterie sous^marine. L'Amérique ne se oontente pas de former de3 soldats par millions. Elle veut être également en mesure d'assurer bientôt leur transport et leur ravitaillement par ses propres moyens. Pour l'instant 700.000 ouvriers travaillent dans ses chantiers. Au mois d'avril 46 navires en acier et deux navires en bois, jaugeant plus de 250.000 tonnes, ont été mis-à l'eau. En y ajoutant les navires lancés en Grande-Bretagne, le tonnage des constructions nouvelles dépasse notablement celui des navires détruits et qui, de 950.000 tonnes au mois d'avril 1917, est descendu à 300.000 tonnes. Par contre, l'amirauté anglaise, dont on ne saurait assez louer l'activité, a poussé ses mesures de défense à un tel point que sir Eric Geddes a pu déclarer dans une interview récente que le nombre des sous-marins détruits dépasse aujourd'hui celui des constructions neuves.- L'Entente a décidément eu raison du 60us-marin. Cette constatation ne prend tout son prix que lorsqu'on songe, comme nous le disions plus haut, que le sous-marin devait appor* ter à l'Allemagne une paix allemande avec la victoire allemande. Et les Allemands savent si bien que cette victoire et cette paix leur échappent qu'on les voit, en désespoir de cause, recourir à une dernière et formidable offensive militaire, sous le poids .de laquelle ils prétendent écraser les forces franco-britanniques avant que l'armée américaine ne soit en état d'intervenir. Quand von Hutier frappe à coups de bélier répétés Bur le front français, quand il accumule les morts par monceaux sur la route barrée d'Amiens ou de Compiègne, il atteste cette faillite du sous-marin, où l'Allemagne, au printemps de 1917, plaçait sa. dernière chan-oe. Que l'armée française, l'armée de ""a Marne et de Verdun, qui a déjà contenu le flct barbare devant Amiens, sur le Kem-mel, sur l'Ourcq, sur le Matz, le contienne une fois de plus sur cette route de Paris, , que les Allemands prétendent s'ouvrir à , {out prix, et ce sont nos soldats, ce sont les \ itoldats du Droit et de l'Humanité qui ceindront leur front d'une double couronne, les lauriers de la victoire s'enlacent aux } fejneaux d'olivier de la paix. ^ Charles Bernard. l y ni9»«-0 • <D 1,1111 r Pour le Comité , d'Alimentation i m.&h En Belgique. k qu'on voit en Belgique. Ce qu'on voit en Belgique n'est pas pour déplaire aux Belges restés au pays. Ce sont d'abord nos villes, petites et grandes, qui se vident de leurs garnisons allemandes, lesquelles sont envoyées en grande hâte vers le front, où elle& vont combler au fur et à mesure les vides' causés par le terrible 75 et par les baïonnettes françaises dans 1',,incomparable" armée du kaiser. A Bruxelles, à Anvers, à Gand, on a embarqué, en deux jours, quelque cent mille hommes, avec une précipitation qui en dit long sur les pertes qu'ont dû faire les Allemands depuis le 27-mai. A Gand, notamment, les jeunes recrues qui s'y trouvaient depuis la fin de l'hiver et que l'on y instruisait ont reçu l'ordre de partir beaucoup plus tôt qu'elles ne s'y attendaient. Ce sont tous des jeunes gens de .18 ans, dont l'attitude .en général,, au moment de leur départ, n'avait rien de conquérant; la plupart, au contraire, auraient presque fait .peine à voir, si l'on pouvait avoir quelque pitié au coeur pour un quelconque des bourreaux de la Belgique. N'importe, ces nouveaux soldats de la glorieuse, de la victorieuse armée allemande faisaient piteuse figure; beaucoup avaient les yeux rouges d'avoir pleuré. Ailleurs, à Bruxelles notamment, beaucoup de boches, qui y tenaient tranquillement garnison parce que, faisant partie des services auxiliaires, ils n'étaient pas tenus à aller au feu, ont été fort douloureusement surpris d'apprendre qu'en raison des pertes subies par l'armée ils allaient être incorporés dans les corps combattants. Fini du far niente, dont ils jouissaient grassement, finies les douceurs approximatives de cette Capoue qu'est la capitale belge? X'honneur d'aller se faire tuer pour la plus grande j gloire de Sa Majesté impériale et royale paraît leur être peu sensible, et ces messieurs font plutôt la grimace. A la gare du Midi, les Bruxellois ont assisté au départ de trois trains d'auxiliaires, qui paraissaient aller à la bataille comme des chiens qu'on fouette: ce spectacle n'avait rien qîle de réjouissant pour nos compatriotes, car il a permis une fois de plus d'apprécier à sa juste valeur l'indomptable courage d'es guerriers d'Outre-Rhin! * * * ■ Bien que les hôpitaux allemands en Belgique soient déjà pleins à craquer, on y amène sans cesse de nouveaux blessés, provenant du champ de bataille d'entre la Marne et l'Oise, La raison en est qu'il est devenu impossible de leur faire place dans les lazarets, installés derrière le front, lesquels sont, paraît-il, absolument cembles. Un infirmier, qui a accompagné un des derniers trains âe "blessés arrivés à Na-mur et qui, ayant autrefois visité à de nom- * breuses reprises cette ville comme voyageur ! de commerce, y a retrouvé des clients de I jadis, s'est, en parlant avec eux, montré assez loquace et a donné d'intéressants détails sur les combats auxquels il a assisté dans les environs de Soissons. Les hécatombes de soldats allemands y ont été, a-t-il raconté, particulièrement terribles; les bataillons du kronprinz, envoyés au feu en masses compactes, étaient littéralement fauohés par l'artillerie et la fusillade des alliés. Notre infirmier a vu, à un endroit, les morts allemands si serrés les uns contre les autres qu'ils n'avaient pu tomber à terre et que leurs .cadavres, arebout-és en-. t^e eux, restaient debout ! I L'aviation ailiée cause des pertes énormes ' aux boches ; avions français, anglais et américains, planant à quarante ou . cinquante mètres seulement du sol, mitraillent les troupes en marche et les déciment avant même qu'elles n'arrivent à la ligne de feu, et cela de telle façon qu'elles perdent la moitié de leurs effectifs avant de participer à la bataille. A certains moments, des renforts, attendus impatiemment au front, y sont arrivés dans un tel état qu'on ne pouvait pas songer à les utiliser de façon efficace. ^ Par contre, les soldats allemands se plaignent, paraît-il, du concours peu énergique | que, chez eux, l'aviation prête à l'infante-! rie. Les oiseaux alliés 6e montrent si audacieux et si entreprenants qu'ils annihilent l'action des aviatiques et des Gothas, lesquels sont- d'une infériorité manifeste dans toutes les rencontres aériennes qui se livrent journellement. Les aviateurs allemands sont rendus prudents par les pertes énormes que leur cause l'ennemi et dont les communiqués de l'agence Wolff se gardent bien de donner la moindre idée. Autre sujet de plainte chez lés troupes boches: la censure militaire est si sévère qu'elle intercepte la plupart des lettres qu'ils envoient ou raçoivent, les unes parce qu'elles contiennent trop souvent des détails sur les pertes de l'armée, qu'évidemment le haut commandement ne tient pas à faire connaître en Bochie, les autres parce qu'elles apportent au front, sur la situation et sur l'état d'esprit des populations civiles, des renseignements que Hindenburg ne se soucie pas de laisser mettre^ sous les yeux de ceux qui vont se faire tailler en pièces pour les pires ennemis du peuple allemand, pour les junkers et les gros industriels. — Il y a un an 18 juin 1917 : Les_ Français enlèvent un not ant entre le Mont Cmnillet et le morit Blond. Les Britanniques progressent sur le front de Messines, dans la direction de Wameton. • Les Italiens c/arjnent du terrain axu nord- < est de Jamiano, sur le Carso, m ] Lss opérations militaires Les Mrisfileos prennent l'offensive •; .— ■ ' \ ' Attaques sur un front de 150 kilomètres. — Brillante résistance ' des Italiens. — Résultats minimes pour l'ennemi. — 3000 ! prisonniers autrichiens. — L'impression en Italie. — La < confiance chez les alliés. Contre-attaques réussies des Français à l'Ouest, L'offensive: allemande. c Succès britannique au nord d9 Béthune. £ (Communiqué ojfidcl.) d LONDRES, 15 juin. Au cours de l'ope- j. ration, exécutée avec succès la nuit dernière au nord de Bethune, nous fîmes 196 prisonniers. Nous capturâmes également plusieurs mitrailleuses. Comme résultat de 1 action Vl nos troupes occupent les positions avancées sj de l'ennemi sur un front de deux milles et atteignirent ainsi tous leurs objectifs^ ^ je Au cours du combat, signalé ce matin, a a( l!est du bois de Nieppe, l'ennemi réussit, L( par une attaque locale, appuyé par un vio- v; lent bombardement, à pénétrer dans trois dé nos postes ayancés à l'ouest de Vieux Berquin. qi L'artillerie ennemie fut active ce matin m à l'est d'Arras et montra quelque activité A cet après-midi au nord de Bethune. ; n' Les Français s'emparent de Cceuvres-Valsery ^ et étendent leurs progrès à l'est ™ du Mont Cobert. J nr (Communiqué officiel.) ta PARIS, 15 juin. Au sud de l'Aisne les ! au Français délogèrent, par une action locale, .de les Allemands de Coeuvres-Valsery et s'em- tij parèrent du village. ^ 1 ® Ils étendirent également leurs gains à sa ['est du mont Gobert. ve Les Français firent 130 prisonniers et cap- Pr curèrent une dizaine de mitrailleuses. Rien d'important à signaler sur le reste su lu front. * ^ai sis La lettre d'un soldat allemand. sei LONDRES, 15 juin. Suivant le corres- qu >cndant de Reuter au front, cinq divisions a Lllemandes ont été contenues entre le 12 et se 0 14 juin entre l'Aisne et Villers-Cotterets. pi Les pertes des Allemands comportèrent de lu moins le tiers des effectifs engagés. Les Ce lulletins allemands du 12 ordonnaient aux roupes de pénétrer coûte que coûte, dan6 réi es positions françaises. Les troupes aile- ph aandes mirent tout en oeuvre à cet effet- qu Un soldat allemand écrivit au milieu de en 1 bataille à sa famille: Seuls les témoins qu culaires peuvent se figurer les pertes que au ous subissons. Elles sont tarribles. Il faut gri BSEJSISitiS BOT perdre Po" ourage. Nous nous trouvons déjà depuis c lusieurs semaines dans une telle situation. ' c l nous est impossible de dormir la nuit et 1 ans la journée nous sommes accablés par * i chaleur. à c La situation militaire. € PARIS, 15 juin. (Havas). La journée de r mdredi a été marquée par l'arrêt de l'offen- d ve allemande sur les deux faces du champ ï bataille devant Compiègne et devant Vil-rs-Cotterets. Il n'y a eu en effet que des itions de détail dans cette dernière jour- P je. Mais le bombardement demeure très f dans les vallées'de la Marne, de l'Ourcq & du Matz. L'attaque entre Montdidier P Noyon, commencée dimanche, n'a duré c< le cinq jours, et la bataille Ambleiiy-Dom- b iers deux jours seulement. L'attaque sur ^ tnians, au contraire, commencée le 21 mars, avait été enrayée que le 31 mars. Lors i la bataille de la Lys les alliés avaient s sept jours, du. 9 au 15 avril, pourobte- 81 l* la stabilisation du front. Enfin la ba- ei [lie de l'Aisne s'est développée du 27 mai k 4 juin. La durée des efforts offensifs l'ennemi diminue donc à chaque tenta- OI re. Il y a lieu également de constate^ que tendue du front d'attaque va en décrois- ej at ainsi que les ^gains de terrain que peu- a> nt réalise? les ' Allemands sous l'effet du n< smier choc. te Tandis que la bataille du 21 s'engageait l'« r un front de 80 kilomètres et'que plus il ■d sur l'Aisne une de leurs armées réus- m sait à avancer de 18 kilomètres en une A île journée, cette fois l'attaque n'a perte eu e sur une trentaine de kilomètres et il fallu cinq jours à l'ennemi pour progres-• de 10 kilomètres en direction de Com->gne et deux jours pour faire moins de ux kilomètres dans la direction de Yillers- tterets. ^ De tous ces faits il faut conclnre que la na jistance des alliés s'affirme de plus en Q£ îs vigoureuse et efficace et il s'ensuit e les pertes des Allemands s'aggravent ^ proportion. En résumé il est certain 9 l'état-major allemand a sacrifié en vain ' pu cours de cette dernière bataille la plus mde partie de ses réserves sang atteindre ^jectif çlu^U s'était aligné» ^ Les pertes do la garde impériale allemande. PARIS, 15 juin. (Havas). La 5me division de la garde a été engagée deux fois dans la bataille de l'Aisne le 29 et quand elle passa en deuxième ligne ses pertes, jugées légères, atteignent cependant 20 pet. Après les journées suivantes, employées en marches et contre-marches au nord de Dor-mans, Fère en Tardenois à Lassigny, le déchet augmente ; la plupart des compagnies sont réduites à 40 ou 50 hommes. Elles en comptaient 90 au début, soit un déchet de 50 pct^Les vides sont comblés en partie au mo^en de „traegertruppen5', détachements de porteurs, quatre groupes par bataillon ou 1 par compagnie. Du 7 au 9 juin la 5me division de la garde relève les éléments de la 197me division qui viennent, d'être très durement éprouvés près de Bus-siares par nos attaques et nos tirs d'interdiction. Les unités de la 197me division sont à un tel point dérangées et disloquées que la relève- s'effectue dans un grand désordre et amène de nouvelles pertes. Les compagnies ne comptent plus que 30 à 40 hommes. En vue d'une attaque le commandement est obligé de faire appel à la compagnie d'assaut de réserve: la 237me. Le 13 juin, au cours d'une attaque française, nos soldats trouvent vers la Ferme Porte plus de 200 cadavres du 51me des grenadiers de la garde. On peut juger des pertes de ce régiment en admettant une proportion de trois blessés pour un tué, ce qui donne un total de 800 hommes hors de combat. La 6me • division da la garde, qui a toujours passé pour une des meilleures des unités allemandes, a perdu sur la Somme 50 % ses effectifs. Sur 199 sous-offi-siers et soldats fait prisonniers dans les premiers jours de juin et dirigés sur un camp de prisonniers le 7 juin, 52 appartiennent à la classe 19. Succès locaux des Anglais. (Communiqué officiel) LONDRES, 16 juin. (Reuter.) Hier après-midi un de nos petits détachements attaqua un poste allemand au sud-ouest dè Merris et regagna ncs lignes avec 11 prisonniers. Une autre attaque réussie fut exécutée par nous pendant la nuit au sud de la Somme et près d'Hebuterne, cù nous fîmes 17 prisonniers et où nous nous emparâmes de 3 mitrailleuses. Au cours de la nuit l'artillerie ennemie déploya une grande activité près de Béthune et-entre Locre et le canal d ' Ypres-Comines. Ce matin elle fut particulièrement active près de l'étancr de Dickebusch. Un combat violent à Xivray. (Communiqué . officiel. ) PARIS, 16 juin. (Reuter.) En Woevre es Allemands, qui ce matin étaient parvenus ï prendre pied ferme dans le village de Xivrai, furent rejetés par une vigoureuse attaque. Au cours du corps à corps qui se produisit les troupes françaises reprirent eurs positions et firent un certain nombre le prisonniers, parmi lesquels 1 officier. \ Pour le reste aucun événément important ie se produisit. j Combats locaux, ' (Communiqué o.fficiel.) ^ PARIS, 16 juin. (Havas). Au nord-ouest l lu Bois de Genlis, au sud de ,Dammart ^t c lans la contrée de Vinly des combats lo- j aux se produisirent. Nous fîmes environ e '0 prisonniers et nous nous emparâmes "de \ nitrailleuses. Une tentative de l'ennemi ( >our passer le Matz fut enrayée par lè feu r les Français. Pour le Ueste la nuit fut s aime. p L'activité dans les airs. LONDRES, 16 juin. (Reuter.) Nos vions firent de nombreuses reconnaissan- t es et coopérèrent avec l'artillerie. Au'cours ^ e la journée ils lancèrent dix tonnes de c ratières explosives et pendant la nuit neuf ^ mnes sur des points d'importance militaire Estaires et à Armenticres. Pendant les >mbats aériens nous abattîmes trois avions nnemis et un ballon captif. Deux appa-ïils allemands furent obligés d'atterrir j_ ans les lignes ennemies. Ôommentalre Havas. PARIS, 16 juin. (Havas.) Pendant la ause imposée à l'ennemi à la suite des péris énormes qu'il avait subi et de notre vi- g: yureuse contre-action, les Français entre- x\ rirent des opérations assez importantes au >urs desquelles ils réussirent à améliorer ^ saucoup leur position dans la contrée de (f ortfontaine. ]\j Par la reprise de Coeuvres et de Valser}', finis la contrée entre les forêts de Compiègne ©-Villers-Cotterets, ils remportèrent un re iccès important et bouchèrent le passage ître ces deux bois, afin d'éviter un enve- ^ ppement. ° tl Sur un front de 4 kilomètres les Français m it avancé de plus.d'un kilomètre. Le ,,Matin" fait mention d'un brillant si. :ploit de l'aviateur Royau qui patrouilla P£ rec six camarades quand, dans la ligne en- ^ imie, il aperçut que les Allemands se qJ naient prêts pour l'attaque. Il fonça sur at idversaire et, aidé de ses cinq compagnons, ci-, commença à bombarder les troupes' en-mies. Une panique se produisit parmi les le; llemands et ceUx-ci furent obligés d'éva- tarer le terrain. re s Américains repoussent plusieurs tentatives \i ennemies. ■ € (Communique officiel. ) la, LONDRES, 17 juin. (Reuter.) Ce matin, de Woevre, l'ennemi fit une attaque locale. ro fut repoussé avec des pertes, abandon-nt plusieurs hommes, parmi lesquels un :icier, entre nos mains. ^ Dans la contrée de Oliâteau-T'hierry les _ lemands firent deux attaques locales sur c,1' ligne Je Bourasches et le Bois de Belleau, ,CnU i furent arrêtées sans difficulté. ,es Dans cette çontrée, ainsi qu'en Picardie, 6 part et d'autre l'artillerie déploya une iJida activité* <£r Les erreurs du communiqué allemand, ] PARIS, 18 juin. (,Havas). Dans leur ' communiqué du 13 juin les Allemands essaient d'expliquer pourquoi les Français leur ont pris des canons dans la contre-attaque du 11 juin: En repoussant la contre-attaque de l'ennemi, dit le „Nauen", nous avons laissé entre ses mains quelques-uns de nos canons qui avaient été se mettre en batterie jusque dans les premières lignes de l'infan- ! terie. Cette explication puérile ne fait que souligner l'importance du succès français ; les dits canons étaient en position à plus de deux kilomètres en arrière et c'est là que les poilus sont allés les chercher. La presse américaine et les derniers combats. NEW-YORK, 16 juin. (Havas). La presse américaine de New-York et de Chicago salue la bataille de cinq jours livrée devant i Compiègne comme une véritable victoire des alliés et lu nation américaine, qui a dans le général Foch une confiance illimitée, acclame joyeusement le généralissime qui a^préparé 3t rendu possible cette victoire. La rôle du général Foch, écrit le „New-York Times", n'était pas de jouer un coup brillant, mais d'annihiler le plan de l'adversaire, de l'obliger à découvrir- son' jeu et do l'empêcher ainsi de gagner une manche. jCela, ' Foch l'a magnifiquement réussi, et il a fait couler des torrents de sang allemand. Aucune tentative n'aura 3oûté aussi cher aux Allemands que celle-là et dans toute cette guerre aucun échec n'aura été plus complet. Quel que soit :'avenir,nous nous découvrons très bas devant e général Foch pour ce qu'il vient de faire. L'échec de la dernière offensive allemande. * LYON, 17 juin. (Havas.) Le correspondant de 'l'agence au front français télégraphie: La derùièie grande offensive allemande, commencée le 9 juin, enraj'éele 11, a abouti m somme, malgré un gain limité de terrain, i un sanglant échec. La presse ennemie i'veç un embarras évident s'efforce d'atténuer ['effet de cette * déconvenue en prétendant lue le commandement allemand ne recher- ! shait qu'un succès local ét que les résultats | j'otenus sont ,,pleinement satisfaisants". La ,,Gazette de la Croix" va jusqu'à esti- ! ner que c'est une victoire V,,éclatante". Il ; m fut d'ailleurs de même d'après cette feuille les précédentes offensives allemar .les qui I luraient „exactement atteint leurs bats". Et | îila précise: .,Ni la bataille do la Somme, : li celle de la Lys, ni celle de l'Aisne n'é-;aient destinées à mettre fin à la guerre". 3'est tout à fait certain toutefois que les \ jopuldtions allemandes et austro-hongroises iommèneent à admettre assez difficilement 1 :es explications. Déjà le 5 juin ,,1'Arbeiter Seitung" écrivait: ,,'CJne fois de plus les roupes allemandes marchent do victoire en detnre, mais l'enthousiasme provoqué, par' ;es victoires est infiniment moins vif et . iloins unauime quo naguère". Déjà les aasses populaires avaient manifesté leurs •ifs sentiments de déception après l'arrêt e l'offensive de Picardie, des Flandres et de 'Aisne. L'état des esprits est tel qu'on ne peut ji avouer le quatrième arrêt immédiat de offensive Mon tdidier-Noyon. Le,, Vorwaerts" rend même cette expression caractéristique La corde tendue" comme titre d'un article our dire : ,,Nos succès n'auraient de sens ue s'ils savaient briser la résistance- de adveisaire. La guèrre n'est pas un sport t un général n'a pas rempli sa. mission Drsqu'il a battu le record du:saut en longueur, j >r, non seulement les ennemis de l'Alle-îagne gardent intacte la volonté de pour-ui.vre la lutte, mais ils n'admettent même as l'hypothèse d'une paix do conciliation. )ès lors, à quoi sert do vaincre ?" En réalité ' > sort de chaque nation dépend de sa situa-on intérieure ; celle-là triomphera qui saura ! > mieux se défendre contre la famine et, mserver son unité morale. Et le „Vor- i •aerts'' reconnaît qu'à ce point de vue c'est ■ Allemagne qui, de tou3 les belligérants, se î •ouve la plus menacée. Sur !e frent italien. es Italiens offrent une brillante résistance, i exécutent gî violentes cantre-attacfues, < reprennent en grann psrl'o Te terrain ( perëu et font 3000 prisonniers. 1 { (Communiqué officiel.; ROME, 16 juin. (Stefani). Depuis liier une •ande bataille se livre sur notre iront. Après ] i bombardement préparatoire très violent înnemi commença l'offensive. Il lança des c àsses d'infanterie considérables au feu et at- ' qua nos positions dans le secteur du plateau Asiago, dans la vailée de la Brcnta et sur le onte tàrappa. Sur plusieurs points il essaya do anchir la Piave et sur d'autres points il :écuta également des opérations qui revêtint cependant un caractère plus démonstratif. f( No^tre infanterie et celle de nos alliés dirigea } i feu destructif sur. l'ennemi, tandis que nctrè tillerie accorda un appui énergique. Nos oupes résistèrent courageusement à la pre- ^ ière poussée dans leurs lignes avancées. L'adversaire attaqua avec des colonnes con-lérables sur un iront de 150 kilomètres et ne rvint qu'à occuper quelques positions de pre- ° ère ligne dans la contrée du Mont Val Bella, 11 ;olone et la partie avancée du Mont Solarola. 1 îelques détaohements do troupes réussirent à ^ teindre la riivo droite de la Piave dans la con- de Nervesa et de Fagare-Musile. j5 Le même jour encore, sur tout le front, •> Italiens entreprirent de violentes con-ï-attaques au cours desquelles ils réussi- Ir at à résister à la vigoureuse poussée de u •nnemi et à reprendre une grande partie p s positions qu'ils avaient évacuées tempo- ai irement et dans certaines desquelles des tacihements isolés s'étaient maintenus hé-iquement.Pendant la nuit la lutte continua avec la ime violence, mais nos troupes maintin-it solidement leur front sur le plateau n< Asiago. Elles reprirent toutes les positions le ginales près de l'Asolone et du saillant Mon- Solarola et bombardent de près g: détachements ennemis sur la rive droite m la Piave. d< Le nombre de prisonniers comptés jusqu'à «eut s'élève à 3000., d&ut 129 officiers, i e: Des avions italiens et alliéis prennent une part énergique à la lutte. 31 avions ennemis furent abattus. Brillante résistance des Britannique*. (Communiqué officiel.J LONDRES, 16 juin. Après un violent bombardement les Autrichiens exécutèrent des attaques d'infanterie toute la journée. Quatre divisions autrichiennes attaquèrent le front britannique. Sur l'aile droite, l'attaque échoua complètement avec de fortes pertes pour 1 ennemi. Sur l'aile gaucho l'ennemi pénétra dans nos lignes sur un front de 2500 yards sur l'OOO yards de profondeur. Sur ce point il fut tenu en respect toute la journée. Les Français maintiennent leurs positions et font 178 prisonniers. PARIS, 16 juin. (Reuter). D'après un télégramme do Rome l'attaque des Autrichiens sur les positions français fut arrê-tée- Les Français conservèrent leurs positions et infligèrent de grosses pertes à l'ennemi. Ils firent 17S prisonniers." Sur tout le front; la bataille continue. La bataille continue avec violence, „ ROME, 16 juin. (Stefani). Au Se'nat et a la Chambre italienne on donna des ren-seignements sur la (situation à 8 heures du soir, d'après les communications du quar-tier général. La bataille continue avec grande violence. ^ Partout l'ennemi exerce une forte poussée, notamment depuis le plateau d'Asiag»» jusqu'à la mer. ^ÎSTos troupes offrent une résistance acharnée, de sorte que l'ennemi ne parvient pas à se frayer un chemin à travers ncs lignes, te combat sa développe par conséquent sur la première ligne avec des succès alternatif^, car nos troupes font de nombreuses contre-attaques, dont plusieurs avec succès ot la résultat que, sur ces points, l'ancienne situation est rétablie. ROME, 16 juin. (Stefani.) A 5 heures le ministre de la guerre italien annonçai à la Chambre les dernières nouvelles du front. Il déclara entre autres ce qui suit : Sur un grand nombre de points l'ennemi a été refoulé. Là où il était parvenu à s'emparer de certaines positions d'une importance secondaire il fut 'bientôt rejeté. L'ancienne ligne du front italien a été rétablie. Cette nouvelle fut reçue avec joie et la Chambre décida d'envoyer un télégramme de félicitations à l'armée et ses chefs. Le piemier Jour de l'offensivo. LONDxiES, 16 juin. Le correspondant spécial de Reuter près de l'armée anglaise en Italie annonce en date du li5 juin : On ne peut pas cl^re précisément que le premier jour de l'offensive autrichienne fut un succès pour l'ennemi. Sur le front anglais, en tous cas, il ne progressa pas beaucoup. Il est vrai qu'au cours de l'attaque sur lai ligne du chemin de fer d'Asiago à Casuna l'adversaire parvint à refouler temporairement notre ligne et à s'emparer d'une de nos batteries, mais bientôt "notre front fut rétabli et les canons furent repris. Ce succès de courte durée ne fut obtenu }ue par une attaque pour laquelle l'ennemi ^e servit d'une division entière, qui avait 2té concentrée à notre insu dans une vallée. Le résultat est que, pendant la première ournée, nous avons maintenu notre ligne >resque entièrement et que nous avons fait mviron 200 • prisonniers, tandis que lea Français en firent environ 160. D'après des officiers supérieurs anglais la journée fut comjîlètemcnt satisfaisante pour 10us. Notre front fut attaqué par 4 divisions tutrichiennes. L'impression en Italie, PARIS, 16 juin. (Stefani). En Italie et ians les pays de l'Entente la résistance des [talions, leurs contre-àttaques et les bril-ants exploits de la marine ont causé usie grande satisfaction. A l'ouverture du Sénat le président Man-redi rendit hommage aux armées dos allies ;n France et à la marino italienne. Son dis-curs. donna lieu à une manifestation en-housiaste.La majorité des représentants de tous les >artis déposèrent une motion-pour rendre lommage au:; treupss italiennes et alliées, [ai iut adoptée par acclamation. Les Anglais font 350 prisonniers et s'emparent da tn et de nombreuses mitrailleuses, fCornmûriquf officiel) LONDRES, 17 juin. àReuter.) Le saillant ni s'était produit dans les lignes anglaises au •ont italien a de nouveau disparu et l'ancien-e ligne a été complètement rétablie. Nous vous fait 350 prisonniers et nous nous sommes m parés de 10 canons et d'un grand nombre do litrailleuses. Hier matin, de bonne heure, quand l'ennemi >mmença son attaque, nous fûmes irûmédiate-lent appuyés à notre aile droite par l'infante-e et l'artillerie italiennes, de eorto que la [arche ^ des Autrichiens fut bientôt arrêtée, ur plusieurs point le long de la Piave, sur la artie est de Montebello et dans - la vallée de . Prenta on se bat aveo acharnement. Hier trois avions ennemis furent abattus, en us des sept autres dont il a déjà été fait ention. Le brouillard empêche la vue mais 3S avions font ccpsridant de la bonne besogne 3ndrmt nour yejeter les Autrichiens i delà de la Piave. Les op^tHis en Palest'ns Opérations de détail. (Communiqué officiel) LONDRES, 15 juin. Dans la nuit du 10 3s troupes réussirent un coud de main sur s positions au nord de Kefemàl. Le 11 nos aviateurs bon; bardèrent éner-quement la garo et l'aérodrome d'Aman et un convoi.de transport aux environs > la ville. Le 14, au matin, des cavaliers hindous Lécutèreiii uae MnéciiMon ds reconn^

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Amsterdam von 1914 bis 1918.

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