La chronique: gazette quotidienne

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s.n. 1914, 27 Januar. La chronique: gazette quotidienne. Konsultiert 25 August 2019, https://hetarchief.be/de/pid/4j09w0d48f/
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Mardi 97 janvier 1914. — Edition C 1INQ CENTIMES LE NUMERO P.OUR TOUTE LA' BELGIQUE 47e année# — r Ho LA CHRONIQUE BUREAUX ^ et 7, Galerie du Roi-(Passage Saint-Hubert) BRUXELLES GAZETTE QUOTIDIENNE TÉLÉPHONES Administration ; N* T ^ HI C. Rédaction : N° MOH a ABONNEMENTS : Bruxelles : 12 francs par an ; — 6 francs pour six mois ; — 3 francs pour trois mois. La Province 15 francs par an ; — 7 fr. 50 pour six mois ; — 3 fr. 75 pour trois mois. Tous pays'de l'union postale, 30 fr. par an. — Hollande et Grand-Duché de Luxembourg, 20 fr. par an. FONDATEUR : RÉDACTEUR EN CHEF : Victor de la HESBAYE Jean d'ARDENNE — MMMaBBMMMHWMWWill !■ I l—MMMI I' I IIIIIB—B—KEHa rillllHIIII—B—mWMWWJ ANNONCES : 4c page : 30 cent. la pelfle ligne. — Réclames (après les spectacles), 1 fr, la ligne. — Faits-divers (corps), 3 frv la ligne et faits-divers (On), 2 fr. la ligne. — Nécrologies : 2 fr. la ligne. — On ne garantit pas les dates d'insertion. La publicité, commerciale est exclusivement reçue à l'Agencc-Réclame Godls,2, place de la Bourse, à Bruxelles. Téléph. A. 3299 La publicité financière,' les petites annonces et les nécrologies sont reçues aux bureaux "du Journal, 1> et 7, Galerie du Roi. COMMENT I. WOESTE défend les missionnaires UN ORDRE DU JOUR DANGEREUSEMENT EQUIVOQUE La Chambre poursuivra cette après-midi la discussion de (TinterpaLlation Brumet. Et elle -aura à ise (prononcer — ••aujourd'hui ou plus tard — tsur tordre du jouir proposé par le .vieux routier ipaiiHcinentiadre qui ise flatte de diriger lia (politique «du gouvernement,. Sous son (ajpparence doucereuse et conci-Biatrice,- cet ordre du -jour est <un des plus dangereux qu'on puasse imaginer. En fle ré-tligeaint, M. Woeste -a l'ait fi des qualités oui camctérisen't & J'ordinaire 'le vieil Eoanme d'Etat : lia alerté et la netiteté. Sa ; botion (repose sur une omission de termes qn'id est (modéré >cTajppe,iei' une équivoque i Rrolo/a'baire. j appelons icottc motion : L'ORDRE DU JOUR PROPOSE : j La Chambre, [ Considérant qu'aux termes de.l'Acte de Ber-Qin du 26 février 1885, toutes les puissances ! [exerçant des droits de souveraineté ou une influence dans les régions africaines visées par [ledit Acte» se sont engagées « à protéger et à [favoriser, sans distinction de nationalité ni de i culte, toutes les institutions et entreprises religieuses, scientifiques ou charitables, créées jet organisées dans l'intérêt des indigènes » et b à protéger, d'une manière spéciale, les missionnaires chrétiens » et que, par l'article 2 de Sa conférence de Bruxelles, du 2 juillet 1890, les puissances se sont engagées de nouveau « à : protéger, sans distinction de culte, les missions ] Établies ou à établir ». < I Considérant que la volonté du gouvernement, ( des Chambres et du pays est de donner à ces ] dispositions une exécution pleine et entière ; .« Considérait que les fonctionnaires et les magistrats de la colonie sont tenus de donner ' l'exemple complet et loyal desdites disposi- ^ lions, etc^.. ( « I I Passe ù l'ordre du jour. LE PIEGE I H. Woeste déclare donc reproduire, dans les lignes qui précèdent, le texte ou, tout « bu moins, les intentions de l'Acte de Berlin e bt de .la conférence de Bruxelles. ] | Si nous démontrons crue l'ordre du jour 1 n'est conforma m ,à lia conférence de Bru- Keies, ni à l'Acte de Berlin, nous aurons, je A bense, unis en lumière le piège tendu «aux \ membres de l'opposition — et aux représen- 1 Lnts de .la majorité qui n'entendent point .c picore tabdiquer devant l'omnipotence de ce- ^ mi dont l'un d'eux résumait la carrière en / lisant, : I « Il <a (tout ean^pôché ! » c L'ACTE DE BERLIN {, [ lin de nos grands confrères libéraux a dn- c piqué, -dès dimanche, eette thèse. Illustrons-fâ par des précisions et des textes. j- Ria'^pedons d'abord Jïac'te de Berlin. ! iL'fc (passage visé est ainsi conçu : e I Elles (les puissances), protégeront et favoriseront, sans distinction de nationalité ni de cultes, toutes les institutions et entreprises re- J Ëgieuses, scientifiques ou charitables créées ou organisées à ces fins ou tendant à instruire les Indigènes et à leur faire comprendre et apprécier les avantages de la civilisation. Les missionnaires chrétiens, les savants, les explorateurs seront EGALEMENT l'objet d'une protection spéciale. [ Egalement ! Le mot a une valeur particulière. Il ne s'agit pas d'octroyer aux mis-lionnaires chrétiens une protection d'une ptenclue supérieure. Mais on leur octroie [a MEME protection spéciale qui est iréser- ' |ée à toutes les institutions et entreprises 0 religieuses, scientifiques et charitables — c laïques ou non — aux explorateurs et aux a lavants. / I Les (missionnaires chrétiens doivent être q protégés, de môme que «les représentants des c lU'tires religions ; de môme que le seraient M- de Gerlache, s'il venait explorer les répons .inconnues de notre colonie, ou le doc- 0 pur Deipage, s'iil is'établiss'ait au Congo avec 1 ses infirmières. « l'M. Woestê objectera peut-être <que, tors / poire charte coloniale, ee mot si important : i paiement, — a été (supprimé. g ! A cette objection, la réponse esit aisée. < D'abord, M. Woeste vise, dans son ordre ; pu jour, l'Acte de Berlin et non la.loi colo-lir.de. L I Ensuite, «les travaux parlementaires ont J ItaMi que cette suppression — due à une l'inadvertance » (les rédacteurs ministériels font féconds en inadvertances... utiles) — ne l iouvaiit avoir aucune influence sur l'in ter- 1 pi'étation de la loi. < UNE DECLARATION INTERESSANTE 1 t j Gitans, à cet égard, là déclaration d'un [ F-s commentateurs les plus autorisés de ia loi, ~ déolaïStion qui rencontre, du reste, ( ■accord de 'tous les antres commentateurs. f°us extrayons les lignes suiviantes du • r Commentaire de la loi du 18 octobre 1908 ' |ur le gouvernemen't- du Congo belge par ( u- Michel Halewyck, docteur en droit, di- ' lecteur au ministère des colonies (Bruxelles, ( J10); On -ne pourra pas suspecter cet au- c eur d'hostilité préméditée contre les mem- ( Ji'Cs de la majorité : A la Chambre des représentants, personne } je signala la suppression de l'adverbe; tout au lus, y critiqua-t-on la mention spéciale faite ' -n faveur du christianisme. ( H en fut de même au Sénat, où M. Wiener FPOsâ quelles seraient les conséquences fà- ( [neuses de l'omission si celle-ci avait été vou- ue. i Le ministre de la justice le tranquillisa : ' " L article 5 du projet, déclara-t-il, reproduit i icxtuellement l'article G de l'Acte de Berlin. » | kt comme M. Dupont l'interrompait en di-Laiîf : " Le mot « également ». est supprimé. ,P1|r ' observation de M. Wiener », le ministre JllW? '■ " H a été supprimé sans aucune es- < >Sce d'intention. » n ^ener Prit note de l'interprétation. n résulte de cet exposé que les auteurs de la Co^oniale» aussi bien que les puissances ^piesentées à la conférence de Berlin, ont en-.j.^u assurer la môme protection, la môme as-«p vo]fe .aux missionnaires de tous les cultes i'im x à la doctrine du Christ ou à celle u un autre fondateur de religion. LA CONFERENCE DE BRUXELLES ^ oilii la vérité rétabhe en ce qui concerne 'Acte de Berlin. •?- conférence de Bruxelles, ce sera PllJi facile encore. ésard, d'ailleurs, M. Woeste n'a que par omission. Mais son omission provoque la môme équivoque que l'inexa trtude ci-dessus relevée. Les puissances, dit-il, se sont engagées « •protéger sans distinction de culte des mi crions établies ou à établir ». C'est exact. Mais s'agit-il encore d'ui « iprotection spéciale », comme la rédactic de .M. Woeste .pourrait le laisser croire ? Que non pas ! <Et bien au contraire. L'objet essentiel de la conférencé est 1 répression de la (traite des noirs. Or, la conférence décide que les ,puissai ces organiseront des stations, postes et cro sières, dont la tache principale sera de lu ter efficacement contre la traite, de recuei Lir les noirs poursuivis, etc. Puis vient leur tâche subsidiaire. C'est elJ jui vise les missions. Elle ne les vise mêm [>as directement. Gair cette tâche est : 1° ; 2° De (prêter .aide et protection aux entre crises- du commerce, etc. ; 3° De protéger, sans distinction de culk Les .missions établies ou à établir; (Enfin !) 4° iDe (pourvoir au service sanitaire «e l'accorder l'hospitalité et des secours au explorateurs. On voit qu'il ne s'agit nullement d'un protection .particulière aux missions, — er jore moins aux anissdons chrétiennes, -nais d'un ensemble de mesures organisa n a sauvegarde des non-indigènes. iMiaîs 'il y a plus, et 'l'Etoile belge le faisaj rès justement remarquer : la situation de nissionniaires apparaît, môme, ' d'après c exte, inférieure à celle des commerçants >ux-ici ont droit à l'aide des puissaaices, qu î'st refusée à ceux-là ! Pourquoi ce refus ? .Pour une raison bie: ; impie. Le texte proposé à la conférence, d Bruxelles comportait 1' « aide » des puis lances «aux .missionnaires, — aide en terre )u en argent. Le mot fut retiré, le baroj jambenmont ayant fait remarquer que cei ains Etats reiprésentés au sein de la confé •eaice ne subsidiaient pas les Eglises, ei •ertu du [principe de séparation des Eglise t de l'Etat. .Riaâson péremptoire, à laquell out le monde se rendit. CONCLUSION Notre tâche est accomplie. M. Woeste a des idées très nettes. (Celle: [uMl exprime, à vrai dire, le son/t inoiai: ncore ique celles qu'il n'exprime pas.) Or eut les admettre, — on 'peut, comme nous ïs combat tire .avec la dernière énergie. Mais, -ixirtisans ou adversaires de M Voeste, coloniaux ou ' anticoloniaux ne peu ent admettre qu'une décision, pour ou con re eux, soit prise par la Chambre, si çetti écision repose sur une équivoque, alon artou-t qu'elle prétend s'appuyer sur de; mités conclus avec d'autres puissances. C'est ice qui arriverait si l'on votait l'ordn u -jour .de M. Woeste. •Car celui-ci se base sur 'le fait que lé* ctes de Berlin et de Bruxelles stipulent un» rotection SPECIALE pour les missionnaireî HRETIENS. Supj>rimez ces prémisses, vous faites tom er la conclusion. Or, ces données reposeait sur une doubh t flagrante inexactitude. Nous l'avons démontré péremptoirement Au Pa.nlement de conclure, pour assurer mr le .respect des conventions internatio aies, la idignîi'té de. la Belgique. SCIPION. ■ IIEHUS FAITS, PROPOS MENUS BENEDICTION Un de mes amis, qui est de première [ora ur les choses de la religion, m'assure qu< eau bénite oie perd pas ses qualités quani n la dilue largement et même à l'infini 'est en cela qu'elle se distingue — et biei utrement iaussi — du whisky and soda. No; actrices ne doivent donc point s'effrayer uand diminue leur provision de liquide sa ré ; elles n'onty telles une Perrette pet crapuleuse, qu'à s'en aller à la, fonlaim vec leur pot. N'eussent-elles plus q ue le aleur d'un streep faro d'eau consacrée lies en feront un brassin d'une cuve... Elle; meuvent donc aussi, à r occasion, p-rendn m bain d'eau bénite. Suffit de jeter un< oulte d'eau, une seule, dans la baignoire Test vrawient à la portée de ioules le; courses, ion peu trop môme, car j'aivau onçu certain gros projet profitable à la Bel ique, et voilà que les nations voisines l'imi iront, avec une décourageante aisance. Il s'agissait de ne plus laisser flotter ui ateau an Belgifjue que sur de l'eau bénite U c'est le protêt de Bénédiction du cana le BruxeUes-port-de-mcr qui m'ouvre cé .orizon fécond. Toutes les eaux belges Ilot ables, navigables, à l'usage interne ou ex crue, toutes bénites ! Voilà le' plan. Je laisse de côté les avantages spirituel t moraux de cette entreprise : les bélandre r lissant sur des fleu ves d' indulgence. Le »ersonnes pieuses seules peuvent appre 1er... Je ne-m'attache qu'aux bénéfices ma âriels. On va, de notre temps, chercher nands frais de l'eau à Lourdes. M. Jaurès iltéré de bénédiction, dut un jour se pre urer de l'eau du Jourdain. Désormais, M iiurès n'aurait, qu'à envoyer son bidon vid. 'n Belgique : l'Etat ou la compagnie {ci fiière (système Vichy) le lui retournera; ilein d'une eau garantie. Et il n'y a pas qu \l. Jaurès... — Le malheur, me dit mon ami, si vers la.ns les choses de la religion, c'est que le 'aux belges ne demeurent pas en Belgique 'lies fichent toutes, sauf minimes exception; e camp en Hollande (et voilà que nous ai ions béni la Hollande !) et de là dans l ner du Nord qui..., rte. Finalement, il n 'esterait plus une goutte d'eau bénite belg m Belgique, et nous aurions béni New-Yorl N'empêche. Ne nous décourageons pa. 7 y a là une belle entreprise nationale digh îes efforts de notre admirable clergé. Bob. * — —• V QUINZE ANS DE TRAVAUX FORCÉ La cour d'assises de Liège, lundi, a coi tamné à quinze ans de travaux forcés u îouilleur nommé Cornelis Ramackers qui, Ï3 octobre dernier, dans un café de Tilleur, ti sa maîtresse, dont il était jaloux, à, coups c revolver. Au jour le jour LA POITTIOUE n Il y a quelque temps, les « joui-nau iST» des missionnaires n nous lavraonçaiec a <ïu® 'e " Pi»®-» Vermeersch revena d'Afrique aivec d'énormes (quantité i_ de documents. I- Cela .pourra toujours servir... mais arriv l- cependant un peu tauid, la plus grande parti de la besogne .ayant, comme chacun sail e été faite par M. Brdfaut, celui-là, vous savez e qui u est beau m et fait « acclamer » le non du Seigneur... C'est .pourquoi les conférences du nouve arrivant isont encore peu virulentes ; on au raiit toi't, cependant, de croire qu'elles mao quent d'imtérèt. 'Les journaux cléricaux le' jeproduisent diversement, imais, et h tra t vers îles hasards de ces comptes rendus, oi ï découvre d'exceHeines pensées. C'esi ains que nous y apprenons au' « <un malaise fu L" qui n'est plus ; l'avenir est, au Congo, dé sonnais f.ranchemnt ouvert à la. civilisatio) I chrétienne n. Jusqu'ici, donc, les missions, «tracassées' 't par une autorité civile qui gardait eneon 5 une ombre d'indépendance, n'ont pu riei ; faire dé sérieux. Les femnes-chapelles, ce ! essai que .l'on n'osa guère pousser jusqu'à» i bout, les concessions énormes, l'autonomi demandée par le XXe Siècle, tout cela n'étai 1 rien encore... Oeila va seulement cominen ' cer... Nous connaissons assez les mission ; «aires pour les croire sur parole, j Même, .notre missionnaire nous indiqui . discrètement .ce qui va commencer : « Le; - missionnaires feront des Belges, les fonc i lionnaires feront des chrétiens »... Il seni s blera peut-être à nos lecteurs plus nature ? de voir les m issioimaires • se charger'eux mêmes de répandre la foi, et, en retour, di permettre -aux fonctionnaires die ne pa: ajouter cette nouvelle mission à leurs de voies envers'-la patrie... Mais c'est que you: i n'avez pas la hauteur de pensée 'des Bon» > pères. Quand /les agents de l'Etat feron 1 leur besogne, soyez sûr crue «. les pètes > ' feront le mieux du mondé celle des. fone 'lionnaines !... Ce doit être pour cela que l'oi . semble vouloir tout faire pour entraver lï . carrière de ces agents destinés à voir fain ; leur besogne par, d'autres. ! petiteTcTOnique Regards en arrière 27 janvier 1012. A Sfa-x, le « Tavigiiano >: • est r«lâohé et autorisé h continuer sa route vert 1 Tuni6. Esprit bruxellois. Un de nos maîtres du barreau, auquel une de ; nos plus ravissantes cantatrices fait, dit-on, parcourir la carte du Tendre, lui adressa, poui les dernières étrennes, deux boîtes d'un goùl exquis, l'une grande et l'autre petite, avec une suscription. La grande, contenant des pralines et des fondants, portait : « Pour vos desserts. » La petite, où une onctueuse et parfumée pâte rosat attendait les lèvres aguichantes de l'ar , tiste, annonçait : « Pour les miens! » i Alcibiade, rival pourtant d'Aristide, eùt-iî trouvé mieux pour l'adorable Aspasie? Et l'or ose dire que l'esprit bruxellois n'a rien d'at tique? Chœur des voyageurs. ' I,o peuple belge (section'.dés gens qui' voya gent en chemin de fer. i't travers l'étonnan pays appelé Belgique)., s'adressent au ministrt qui compëte" on la matière,' c!est-à-dirc ai grand manitou directeur de l'appareil roulan intitulé « chemins de fer de l'Etat », lui crû en ce moment : Jusques à quand (en latin Quous que tandem), abuseras-tu de notre pa tàence ?... Ton Excellence (sauf respect) st f...-t-elle de nous? Elle s'est engagée, les ho raires officiels'en font foi, à nous transporte] sur tous les points du territoire où nous -ayons affaire, en un laps de temps déterminé, ave< une précision mathématique, de façon à nous déposer à. destination au moment voulu, à nous assurer les correspondances . sur . lesquelles nous avons à compter. » « Or, par, le temps qui court, jamais, ai grand jamais, cet engagement n'est .tenu. Ai lieu de nous expédier selon les traités, tu nous 1 fais trimer, on ne sait pourquoi, aux heure • de départ; tes moteurs poussifs s'arrêtent ; l tout bout de champ comme des bêtes infirmes f nous imposant des baltes multiples et inexpli - cables, alors qu'ils devraient nous transporte, - sans arrêt; tu nous infliges des heures de re lard, et d'avantage encore, avec d'intermina s- blés stations forcées'dans tes gares inconforta s. Mes. Non seulement nos affaires en souffrent ? nos intérêts en sont compromis, mais notr existence entière en est superlativement trou blée et bouleversée. « ^ " 11 est vraiment temps que'ça finisse, Cati lina ! l^a vie que ta nous fais est d'autant plu ' intolérable que, si l'Etat manque à toutes se obligations envers les citoyens, il continue " exiger, — en employant la force au besoin, -c q'ue les citoyens accomplissent les leurs. » Le peuple belge attemcl la réponse du mini? 1 ire. En attendant, le réseau de nos chemins d e fea* présente le spectacle du plus complet df sarroi et les voyageurs y sont traités à pe é près comme un bétail négligeable. Energie. Tout le monde s'est, indigné ou émerveilli i- selon son goût, de voir les jeunes femmes cor a sei-ver la mode du décolletage par ces gelée c plutôt excessives; elles bravaient la. mort, d e sait-on. Et, maintenant, avec le dégel, elles u : semblent pas plus incommodées de la plu . qu'elles ne le furent de l'aquilon... Faut-il vo G là un simple héroïsme de coquetterie ou u curieux cas d' « accommodation au milieu » On sait que les hygiénistes regardent l'écharx et le cache-nez comme les meilleurs moyer de s'enrhumer sûrement. Certes, les femme comme il leur est, dit-on. habituel, donnei k d'un excès dans l'autrer N'empêche que gardi le cou découvert doit être moins aangerei que ne pensent les bonnes gens, puisqu'il e encore des jeunes femmes vivantes ?... n <r===^S> Merveilleuses d'hier e! d'aujourd'hui. a Avez-vous déjà visité le Musée Carnavalet Lt> Paris ? Ce Musée est comme un grand liv rempli d'images et d'anecdotes. On y voit, e tre mille autres objets, une maquette de la Bastille, l'échelle de corde de Latude, une statuette de Voltaire, un nécessaire de campagne de Napoléon, la caricature de Dumas père en terre cuite, le berceau du prince impérial, des robes de merveilleuses. Devant ces toilettes fanées, on reste rêveur. Elles sont déteintes, fri-x pées,; menues, on dirait de.jolis linceuls de pou-t pées mortes 1 Des fantômes de robes... t Quelles magnifiques épaules ont-elles dra-s pées, sur quelles jambes de nymphe se-sont- elles entr'ouvertes? Qui sait!... Quelques-unes j e de ces pauvres, toilettes ont peut-être fait lou- ^ ^ cher d'envie la superbe citoyenne Tallien, l'in- ^ dolente Joséphine de Beauliarnais ou la délicieuse Récamier... | Il parait que ces charmantes et frivoles mer- ( veilleuses mouraient en grand nombre, victi-j mes de leur imprudente coquetterie. Les tis- 1 sus de leurs tuniques étaient trop légers pour * les défendre contre le froid de l'hiver, plus ex- 2 " terminateur que le couperet de la guillotine ! * 5 II y en eut tant qui devinrent poitrinaires qu'on i dut inventer le romantisme tout exprès pour i | pleurer en prose et en vers « ces beautés fau-i chées dans la fleur de, l'âge. » l t Ceci est d'autant plus curieux à rappeler que 1 - nous vivons à une époque où les femmes sont < i revenues à ces robes fragiles et légères qui pourraient passer au travers le creux d'une j > bague. Seulement, elles n'en meurent plus, j ; Pourquoi ? Parce que depuis les triomphes du ( i féminisme, c'est le sexe faible qui est devenu l le sexe fort ! J | Splendid. — Restaur.îîr des Folies-Bergère. ' [ Toute la nuit : conc^j^Tango, attractions. ' Jusqu'au bout f:... J Les patineurs auront, profité, jusqu'au bout, t goulument, de l'occasion si rare ele glisser sur < : de la « vraie » glace, comme disent les bébés, de ( ; la glace ne devant rien à la chimie, et dont on r . peut jouir sous le ciel. Affolés par cette au- ji . bai né, ils ne voulaient pas quitter les étangs, j I dimanche soir, ayant, eut-on dit, l'impression j . que leur bonheur-ne devait pas durer. Si bien ( , qu'à certains étangs, par exemple, ils patiné- , rent jusqu'au moment où la glace, déjà noyée . cl'eau.-_ manifestait des mouvements fébriles. , Une. jeune, fille dut être retirée à moitié dans l'eau... mais patinant toujours... C'est, beau, 10 : la foi ! A <s=^5> Sunt lacrimœ rerum. A vec,. le dégél, les démolitions, .un instant ra- < i lenties, sinon interrompues, par le froid, re- 11 prennent activement. Or, vous aurez souvent c : l'occasion de le constater : bien des passants i jettent sur les vieilles maisons, prêtes à disparaître., un coup d'reil sympathique. Quelques- % uns vont jusqu'à déclarer qoie « cela fait tout. ( tic même quelque chose » de voir disparaître ( 'a yilV> de nos^eux d'enfants... Faut-il (|.u(; û» j campagne des artistes et des poètes, de Jean / d'Ardenne en particulier, ait été féconde et efficace pour amener nos concitoyens positifs et , positivistes, à rêver comme de simples poètes !t pour qui les choses méritent, sinon des lar- ( ines, au moins une pensée? j Nouvelles à la mais — Je vous assure que c'est .un liomme de talent, ignoré parce qu'il est modeste. — Un type dans le genre d'Hégésippe Simon. Les promenades ûe l'impératriGe •L'Impératrice Eugénie est à Paris. Tous les 1 jours, les journaux rapportent l'une ou l'autre 1 anecdote, où l'on voit l'Impératrice flânant ] aux Tuileries, aux Champs-Elysées, à la Mal- 1 maison ou à Saint-Cloud. Toujours, ees quelques lignes font rêver. Que de souvenirs elles c contiennent! On revoit .Paris du second empire comme ,[ dans une apothéose. Les boulevards ne con- .< naissent pas encore l'automobile bruyante et rapide. Ce sent des attelages de toutes les for- ] mes, coupés, phaétons, calèches attelées à la ] d'Aumont, qui filent au trot vers le- bois ou reviennent en cortège de Longchamp. Les élé- , gantes sont enfouies, jusqu'aux pieds, dans de j somptueux cachemires. Elles portent des brodequins à la hongroise, des chapeaux minus-cules et de tout petits parasols ; le.urs jupes , à crinoline et à. volants emplissent toute la ! voiture. Les dandies qui les saluent au passage sont correctement assis sur leur pur-sang anglais. Ils ont le monoole carré, des i favoris, les cheveux coiffés à la Capoul et des i chemises ouvertes comme le décolletage d'une > jolie femme. Au théâtre, la musique d'Offen- > bac h triomphe On ne danse pas encore le i tango, mais on chahute aux accents de la - « Belle Héflène ». Rigolbocbe lève la jambe au - bal Mabille ; Dumas fils inquiète sou père ; Rochefort fait l'enfant terrible ; Nadar monte - ■ en ballon ; on.. commence à parler de Sarali Bernhardt ; Cham fait des caricatures ; Gill, i des portraits<;harges ; tout le monde se bous- > cule, crie et s'amuse ! De beaux soldats se : mêlent .à cette foule, et à cette fête. Ce sont les .vainqueurs de Solf.érino, de Magenta, d'In-kermann. Les fantassins, les voltigeurs, les zouaves qui ont des guêtres blanches, — il n'y mancjue pas un bouton, — des guides, " des hussards en spencer vert bouteille et ta.l-pac d'astrakan, des dragons de l'Impératrice, des cent-gandes. Ceux-ci escortent le landeau impérial. Parfois, ce landeau passe à travers f, la cohue. On y voit le prince impérial à côté dp l'Empereur. Napoléon III a le visage immo-j bile, des yeux rêveurs, les moustaches et la barbiche en pointe, comme un officier d'image d'Epinal ; on l'appelait le Sphinx des Tuileries. Il a, dit-on, de vastes projets. Puis un jour i' pajsse sur tout cela un vent d'orage et de dô-s vastation. La guerre est déclarée. Les beaux j. soldats partent pour la frontière en chantant : e « A Berlin ! A Berlin ! » e Us n'y vont pas... Mais reviennent blessés à r mort, sans .drapeaux, sans canons, sans chef, n Alors c'est la révolte, l'émeute, le trône ren-? versé, Paris en- état de siège. L'Impératrice ie doit fuir. Quitter cette ville, dont elle fut trois is fois souveraine : par le rang, la jeunesse et la s, beauté. it A présent bien des années ont passé. La gé-îr nération actuelle a oublié ce qui faisait rire x et pleurer la génération précédente. Les plaies st se sont cicatrisées. La vie continue, éternellement jeune et' éclatante. Les vieux seuls se souviennent et regardent passer avec mélancolie cette femme qui vient prier sur des tom-à bes déjà à moitié effacées par le temps, pleure rer des morts dont on ne se souvient presque n- plus. LETTRE DE_LONDRES (De noire correspondant parliculieri) — j LA PAIX DE L'EUROPE. — CE QUE f SUGGERENT GEORGE BERSARD , SIIAW ET HAROLD SPENDER , Dans son numéro' du 1er janvier, le Duilij , \ews a publié deux lettres qui méritent de J ixer l'attention. L'ime éiïiaaie de George ( ïernaud Slïaw, l'éminent écrivain socialiste; , 'autre du jeune et brillant Harold Spender, j lue ses articles sur la question des Balkans ( >nt mis en évidence. c Tous deux s'occupent de la nécessité d'as- j iurer la paix de l'Europe, c'est-à-dire de iupprimer la guerre. Et comme moyen d'ar-■iver ù. ce résultat, d'ailleurs hautement dé-.ii-abile, tous deux préconisent une entente ntime entre l'Angleterre, la France et l'Ad-eniagne.Il est oentiain, qu'étroitoment unies, ces rois puissances seraient en mesure de faire a loi aux autres. Mais l'accord est-il pos-:ible ? Se figureion que, pour faire plaisir à 'Angleterre, l'Allemagne va, d'une pari, ]■ •ompre la. triplice donl, depuis vingt ans, d site retire tous les avantages, et, d'outre à «art, se brouiller, avec la Russie, dont l'ami- l ié lui est indispensable ? Car la question s lolonaise n'est nullement enterrée. 11 y a. là [uinze.à vingt millions d'hommes, les plus i ivilisés et les mieux doués des Slaves, qui 1 rémissent sous le joug et donl seule l'union ' les trois empereurs peut assurer la soumis- ^ ion, C'est précisément pour ce motif qu'au t Congrès de Vienne,■ Cast/lereagh et Metter-icli firent j-epousser le projet d'abandonner j a Pologne; entière. à la Russie. En 1815, c 'intérét de l'Europe (j'entends de l'Eui'ope j «actionnaire) exigeait que les trois puissan- c es co-parfageantes — Autriche, Prusse et tu-saie — restassenl indissolublement liées. t "est pourquoi il fallait les laisser face à face t vec les conséquences du crime qu'ensemble \ lies avaient commis, conséquences contre ssquelles elles de-vradent forcément so pro-éger l'une l'autre. Certes, la France ne perdrait pas grand'- 5 hose.à renoncer à l'alliance russe, qui ne ui a rapporté que des désillusions. Mais liez donc le lui proposer.: Vous verrez com- , rient vous serez reçu. J Du reste, il y a la question d'AJsaceior-aine qui continue à empêcher* tout rappro-:hement .entre la France et rA-lle.mag.ne. , lettè question n'est .pas insoluble, soit ! Mais t .oui'. la. résoudre, -il faudrait découvrir un j iiortus vivendi qui satisfasse à la. fois les 4 allemands, les Français et (avant tout !) les j Vlsacieus-L-ojmins eux-mêmes. En ce mo-neïit, autant clieaxiher .la quadrature du cer-1e. Des incidents .de. Saverne en fournissent a, preuve convaincante. 1 * * * t G. B. Shaw est trop averti poinr ne pas se ( louter de tout cola. Aussi, après avoir qua-iflé, comme il convient, l'invraisemblable j liplomatie de sir Edward Grey, il veut bien £ pus dire ce qu'il y aurait à faire si, par i na'lheur, l'entente onglo-franco-.atlemande i levait rester à l'état de desideratum. t Rien de plus simple. D'après lui, on de- c rrait se borner à signifier à Paris et à Serin que, si la paix esl rompue, l'Angleterre i )rendra fait et cause contre l'agresseur, i îrenmis jetant son épée dans la balance ! Parfait. Seulement, pour user d'une image 1 bnnue, mais juste, lorsque deux éléphants s se prennent de cpieroUe, que peuvent bien ' eur faire les .mena.ces.de la baleine? C'est iur terre et nullement sur mer que le conflit sntre la France et l'AiUemagne se dénoue-■ait. Alors, à quoi bon les drea-dnoughts ? 1 1 y a, il est vrai, l'armée anglaise, mais il 1 «lut mieux no pas parier de cette quantité 1 éminemment negngeah!e. En fait, l'année . jslge, telle qu'elle va être réorganisée, au- J -.ait une bien autre importance,, car elle Jouirait constituer un très sérieux a-ppoinl ' )our celui des belligérants avec lequel elle ! ierait amenée à faire cause commune. 1 Remarquons', au surplus, que la solutiou 1 U'écanisée .par G. B. Shaw, c'est, en somme, a paix armée et la continuation de la frénésie d'armements qui ruine le monde. * + * llarold Spender parle d'abord des Etats Mtoaniques qui ne doivent rien à l'Europe [d'accord !) et parmi lesquels il assigne le premier rang à la Grèce, « à cheval sur la ner Egée et qui va compter C millions d'habitants ». Erreur manifeste. La Grèce, avant a guerre, contenait 2,500,000 âmes. Ajoutez-v la Crête (.310,000 âmes), les acquisitions mi É-pire et en Macédoine (1,000,000 environ), et les lies de la mer Egée (300,000), et vous obtenez un lofai maximum de 4,110,000. Mais il n'est nullement certain que la Grèce gardera les iles et,' pour ce qui est de la Macédoine, il est certain que il a solution intervenue n'a rien de définitif. En 1out cas, les populations bulgares, livrées contre.leur gré « leur ennemi héréditaire, constituent pour ccilui-r-i un embairras plutôt .qu'une force. " ■Je persiste à croire ce que proclamait tout récemment encore I-iarold Spender lui-même, ce qui d'ailleurs est l'opinion de-tous les juges compétents et -impartiaux, à savoir que dans les Balkans, ce «ont .les Bulgares qui, fatalement, sont rappelés à jouer le principal rôle, non seulement à causé de leurs -solides qualités, mais aussi à raison de leur nombre, de leur cohésion et. de leur position géographique au centre même de la ci-devant Turquie d'Europe. A cette occasion, Harold Spender nous régale d'un éloge enthousiaste de sir Edward Grey. Question de tactique politique. La .re-tnaile de M. Aisquith est prochaine et quelque mwaiisemMable que la. chose paraisse, son successeur sera non pas l'admirable fjloyd George, mais sir Edward Grey, parce que celui-ci esl Anglais, gentilhomme, riche, plutôt conservateur de sa nature et membre de J'Egllise anglicane, tandis que son ri-val, bien que cent, fois mieux doué, est le fils d'un pâyis'an, ne possède aucune' fortune per-aoaroeSte, fait montre d'un radicalisme qui épouvante tés douairière':;', appartient a un culte dissident et, par dessus le marché, est m Gallois galloisant, tout ce qu.il y a un dus celte, partant de plus antipathique à total Bull. Pour le reste, Harold Spender réclamd ■entente, en fait l'alliance avec l'Allemagne, ies paroles donnentônômè l'impression qu'au icsoin il jetterait la France par-dessus bord., l'est ce qu'on ,peut inférer de sa proposition le charger l'Angleterre (ïamie de l'AUoma-[ncj de régler la question d'Alsaee-Lorname, :t surtout de l'affirmation légèrement ri-s-[uée que ni la France, ni la Russie n'ose-aient en appeler aux armes sans avoir au irêàllaWe sollicité et obtenu la permission du aibinet de Londres. Pareilles illusions, après e q.uii .vient de -se passer en Orient, font sou-ire.P. Z. — — MORT D'UN GRAND LIBERAL [avier Neujean disparaît M. Xavier Neujean, ministre d'Etat, dont' état s'était, comme nous l'avons dit, aggravé epuis hier, s'est éteint sans souffrances, lundi, 3 heures et demie de l'après-midi, à Liège, 'éminent ministre d'Etat est mort entouré de ' es enfants. Né à Tliéux le 23 janvier 1840, Xavier Neu-3an prêta le serment d'avocat le 15 octobre 361 et entra de bonne .heure dans la politique. >ès 1878, l'Association libérale de Liège ku onfiait un mandat au conseil provincial. Elu éputé de Liège la même année, Neujean sou-Lnt le cabinet Fière-Orban-Bara. De 1878 à 1895, son rôLe, à la Chambre, s'af-rma par de nombreuses initiatives. Il.pfovo-ua et présida, la fameuse enq.uète saolaire de 884. Ii siégea à la Chambre de. 1878 à 189i et e 1900 à 1912. Xavier Neujean aimait ardemment Le .peuple, ont il était issu, et, oômme Emile Dupont, au .éaliin de sa vie, il s'en rapprocha encore da-ânitage.* * * Il s'était rallié au suffrage universel, pur et impie. On se rappelle de nombreuses pal'c?les e lui, et notamment une des plus énergiques", n des circonstances non sans rapports avec ailes où le pays se trouve aujourd'hui. C'était lors qu'un mouvement populaire et presque' évolutiormiaire était soulevé, en 1899, contre 2 projet Van den Peereboom. A un meeting rganisé, en juin, au Casino- Grétryv par tous-es anticléricaux, il termina un des plus vi-irants discours de sa carrière politique, par es paroles suivahtés : « Le vote de ce projet émit, pour le peuple belge, le signe de Testa v âge ou le clairon de la révolution ! » *»* Xavier Neujean jouissait d'une grande auto-ité à la Chambre et, chaque fois qu'il se ledit' pour défendre ou combattre une disposi-ion législative, les députes, les plus bruyants .'ordinaire, se taisaient pour l'écouter, ià. lourtant, l'excellent député libéral, dans ses ernières années, était mal servi par une voix ombre, un peu brisée et qui ne portait pas [ien loin. Mais l'on écoutait quand même avec me attention soutenue, car l'orateur savait rès rapidement élucider les problèmes les plus omplexes de la législation. Il prit part à tous les grands débats qui se iroduisirent à la Chambre en ces dernières an-tées.Les débats sur la reprise du Congo, sur la oi scolaire déposée par M. SChollaert, et l'in-uffisance de l'organisation militaire lui four-îirent. l'occasion de prononcer des discours rès remarqués. * * * Dans la vie privée, Neujean se montrait un îomme charmant, un esprit lin et lettré, un réritable artiste, aimant les lettres et les culli-rant.Libre penseur dans l'âme, il est mort fidèle lux convictions de toute sa vie, convictions (u'il a léguées à ses enfants. Depuis quinze jouis, il gardait la chambre, /endredi après-midi, son état devint grave, lier, on disait à l'Association libérale qu'il îtait entré dans le coma. 11 expirait sans souf-rances, lundi, à 3 h. 1/2 de l'après-midi. Le Roi avait nommé Neujean ministre d'Etat e 23 février 1912. Il était grand-officier de l'Or-ïre de Léopold, décoré de la croix civique de première classe et de la médaille commémora- rive du règne de Léopold II. Aux assises de la Flandre orientale LE CRIME D'UN GARÇON DE CAFÉ La première session des assises de la Flandre orientale s'est, ouverte cé matin, à Gand, sous la présidence de M. le conseiller de Rycti-man.Le rôle de cette session est particulièrement chargé. 11 comprend sept affaires, dont deux assassinats à Gand et à Letterhauten. trois viols à Lootenhulle,. à Eecloo et à Kresselaçre; un incendie criminel a Saffelaere et un meurtre à Iseghem. Plusieurs autres affaires ont dû être renvoyées «à une session extraordinaire qui se l.iendr;i au mois de mars. La première,affaire appelée ce matin a trait à un assassinat qui fut commis le 13 septembre 1912, dans la rue Blandin, à Gand. L'accusé, François Maesen, âgé de <48 ans, garçon de café, est accusé d'assassinat sur sa femme, Augustine Banderloo. Maesen,qui avait obtenu le divorce contre sa femme, qui l'avait abandonnée après six ans de mariage, avair. vécu ensuite en concubinage pendant treize ans avec Augustine Banderloo, également, divorcée, et l'avait épousée en juin 19121 Ils ouvrirent un cabaret dans la rué Blan- . din. Il quitta Gand le 26 août pour s'engager, comme garçon de café, dans une friture- établie à la foire de Louvain. Le 13 septembre, hanté' par la jalousie, il revint, à l'improviste, à Gand, et, renconlrant sa femme dans la rué, il se précipita vers elle, armé d'un rasoir et lui trancha le cou. La m'alheureuse ne tarda pas à succomber. Maesen, arrêté par des passants et livré aux mains de la police, tenta de se suicider dans sa cellule. Il en fut empêché par lés gardiens cle la prison. Il feignit ensuite la folie, mais il fut reconnu responsable de ses actes par les médecins aliénistes. > Une quarantaine de témoins doivent être entendus dans cette affaire. H.

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