La dernière heure

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s.n. 1914, 19 Juli. La dernière heure. Konsultiert 22 August 2019, https://hetarchief.be/de/pid/4f1mg7hb8b/
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BUREAUX 9, RUE ST-PÎERRE A BRUXELLES Ouvert* de 9 » 5 1/2 Les jour» fériés de 10 à midi lies annonces et réclames sont reçues au* bureaux du journal ot à l'AGENCE HAVAS, 8, place des Martyrs, 8 (1« étagre) à Bruxelles. LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ N* 200 NEUVIÈME ANNÉE DIMANCHE 19 JUILLET 1914 CINQ CENTIMES SEUL JOURNAL BELGE ayant fait contrôler et certifier par expert* comptables assermenté* près des tribunaux, les tirages quotidiens et moyen* de ses numéros payants. Constat : PAR JOUR : 125,922 NUMÉROS AUX BOUTS DE LA LIGNE Il vient d'en arriver une bien bonne à quinze cent quatre-vingt dix-neuf pauvres pécheurs du nord de la France et du sud de la Belgique. C'était à Armentières, il y a quelques semaines : une fédération de pécheurs avait invité toutes les meilleures gaules de la région au concours annuel qu'elle organisait sous les auspices de la ville, au bord de la Lys. Des milliers et des milliers de personnes, encouragées par un soleil ardent et„aussi par la perspective de voir retirer de la rivière une miraculeuse friture, avaient débarqué, de bon m.atin, à Armentières; les champions les plus réputés de ia^Dêehe à la ligne étaient descendus, Joliment équipés, apportant dans des boîtes hermétiques, toute une provision d'asticots, de sauterelles, de mouches, de vers rouges, roses, jaunes, an-nelés, de fèves, de grains de maïs, de chènevis et de mixtures savan- A l'heure fixée, seize cents pêcheurs avaient appareillé au bord de la Lys, hypnotisés par seize cents llotteurs, attendant, non sans émotion, le moment où de volumineux poissons viendraient s'enferrer en nombre tel, que le prix attribué à l'épreuve serait gagné victorieusement. Mais l'épreuve devait être douloureuse : au bout d'une heure, limite déterminée du concours, un seul champion, un Belge, était parvenu à relever... uue abl^ $e de quelques centimètresI La nomenclature des blasphèmes et imprécations partis des rives de la Lys serait trop longue, vraiment, à donner ici; quant à la tète des champions, il serait superllu d'en parler. L'aventure n'aura pas de suite, croyez-le. Elle n'empêchera pas les amateurs du bord de l'eau d'aller taquiner le goujon, et comme les mois de juillet, août, septembre et octobre sont ceux où le poisson abonde et aussi ceux des vacances, mailre brochet et la carpe sa compagne n'ont qu'à se garder à carreau; car les champions de la gaule n'ont pas tous les jours leur Arjnenlières. .Hi tes, nous en verrons, postés dans leur batetet ou bien as is sous l'arche d'un pont, indifférents pour tout ce qui se passe autour d'eux, attentifs en silence, recommençant cent fois le même manège, retirant à chaque instant l'appât qu'ils ont tendu, espérant toujours et souvent mystifiés; mais comme ils oublieront vite tous leurs désappointements lorsque la proie — perche, barbeau ou simple roche — frétillera au bout de son crin de Florence!Ces gens-là se voient partout; ils appartiennent à toutes les contrées et à toutes les classes sociales: le saute-ruisseau libéré pour quelques jours, comme le député, le professeur ou le nabab aime ce plaisir d'été. Certains même en font leur passion : qu'il morde ou non, ils n'en démordent pas. Au demeurant, que son filet se gonfle ou pas, l'amateur a toujours la satisfaction de flâner au bord de l'eau et aussi de se reposer loin des tracas et des bruits. Alphonse lvarr, Jules Sandeau, Meissonier no dédaignaient pas la pêche à la ligne et c'est en taquinant la truite, dans la propriété d'un de ses amis, que Rossini trouva une des plus belles pages de son Guillaume Tell. Et, combien d'autres, poètes, artistes et musiciens ont été inspirés pendant ces heures de calme passées à fixer un bouchon flottant au gré du courant?La pêche a ses histoires drôles : On raconte qu'un jour L'émin'ent professeur italien Francesco Buon-amici qui péchait dans les environs de San Rossore vit venir à lui un pauvre diable, sordidement vêtu qui entama une conversation sur le thème des appâts pour le poisson.Comme Buonamici se montrait particulièrement compétent, l'homme lui demanda bénévolement : — Mais comment faites-vous pour vivre toute l'année avec le produit de votre pêche? — Que voulez-vous? fit Buonamici, je fais ce que je peux, je ne suis que professeur de droit romain à l'Université de Pise! C'est grâce à la pêche qu'un professeur d'académie put réintégrer ses fonctions. L'incident vaut d'être conté. M. de Salvandy, ministre sous Louis-Philippe,avait coutume d'aller jeter sa ligne, chaque matin, sous une arche du pont de la Concorde. Un jour, il trouva sa place occupée par un inconnu. Le lendemain et le surlendemain, même manège. Impatienté, le ministre s'adressa à l'intrus: — N'avez-vous donc rien à faire que de pêcher toute la matinée? — Hélas, monsieur, le ministre de l'instruction publique m'a licencié injustement et il faut bien manger. On s'expliqua. Justice fui faite. Le professeur réoccupa son poste... et M. de Salvandy put reprendre sa place sous le pont de la Concorde. R. H. L'AFFAIRE WILMART LA FIN DES PLAIDOIRIES Audience du 18 juillet Nestor a raté le coche Un moment d'émotion au début de cette audience. Nestor est absent. Qu'est-il devenu? Est-il en iuite? A-t-il faussé la compagnie à tout le monde? Ce n'est pas possible, il a tant de camarades autour de lui depuis le commencement du procès, il ne serait pas parti sans prévenir! Pourtant il n'est pas là. M. le président De Le Court ouvre Me Huysmans fils défenseur de Dethier l'audience à 2 heures, Nestor est toujours absent ! Enfin, on a l'explication de ce troublant mystère. Il y a eu une confusion clans ies ordres donnés à la prison et l'omnibus judiciaire est parti sans lui. Comme M* Morichar n'y voit pas d'opposition, on commence les débats sans lui et on va le chercher. Il arrive, souriant, à 2 heures et demie. Tout le monde respire. Il nous manquait! Me Braun reprend la parole A 2 heures donc, M. le président De Le Court donne la parole à M* Braun pour continuer sa plaidoirie pour Van Hen-tenryck.L'avocat examine quel argument on peut tireT de la lettre dans -laquelle Me Thomas Braun défenseur de Van Hentenryck Waechter écrit à Wilmart : « Van Hentenryck m'assure que les titres ne se rencontreront pas ». Il lit toute une correspondance consignée dans le copie de lettres, de laquelle il. affirme qu'il résulte que son client a simplement dit à Waechter ce qu'il comp: tait faire d'un paquet d'obligations qui devait lui être confié, c'est-à-dire le déposer chez un banquier de Tournai. Il est donc possible que Waechter ait écrit à Wilmart que les titres ne se rencontreraient pas, c'est-à-dire ne seraient pas déposés au « Crédit Industriel ». Mais rien ne prouve que Van Hentenryck ait pris des précautions pour cela. M0 Braun examine alors la question des trente-deux titres du « Crédit Industriel » signalés en double, retirés et remplacés par d'autres, puis déposés dans un a\itre établissement. L'avocat explique que c'est vraisemblablement l'établissement industriel qui a signalé les doubles à la firme Van Hentenryck. Ils ont, en conséquence, été retirés. Que devait-on en faire? Les détruire. Non, au contraire, il fallait les conserver précieusement, puisqu'ils valaient plus, puisqu'ils étaient remboursables au pair. Ils furent déposés précieusement dans le coffre-fort que la firme possédait dans un établissement de la rue Royale. Le lendemain, comme il fallait faire un nouveau report dans une autre banque, un des associés de Van Hentenryck est a'lé au coffre-fort et a pris des titres Gand-Terneuzen en nombre suffisant, mais sans vérifier les numéros. C'est ainsi que les faits, auxquels on attache une si grande importance, trouvent une explication fort naturelle. (Voir suite page 2.) I^WYEZENÏAGE7 1 |ladroljeriewuouJ LACHUTEDESDOGMES LE COLLECTIVISME OUBLIÉ TOUS PATRIOTES LA PRÉVENTION DE LA GUERRE IMPOSSIBLE PAR LA G. G. LE RETOUR A LA POLITIQUE PRATIQUE Dl Le dernier congrès des collec- |r tivistes français n'a fait qu'ac- &1—1 centuer l'impression qui s'é-■ tait dégagée déjà du congrès d'Amiens. Les collectivistes tendent à abandonner le domaine nuageux de leurs grandes théories et deviennent de plus on plus opportunistes. Il fut — naturellement — peu parlé du col- ■] iectivisme; il semble pourtant que cette doctrine économique aurait pu avoir son mot à dire, lorsqu'on discutait des moyens d'empêcher la guerre. Il est entendu, d'après les orateurs collectivistes, que le capitalisme seul est responsable de cette atroce folie. Etant donné que l'appropriation collective des moyens de production doit transformer la société capitaliste en paradis marxiste et tuer la guerre, il eût été logique de -songer à instaurer le collectivisme à la place du capitalisme d'où vient tout le mal". II n'en fut pourtant pas dit un mot, malgré le nombre, la qualité et la longueur des discours. Personne, du reste, n'en fit la remarque; ce qui indique, assurément, un oubli singulier des grands principes, ou une tiédeur bien coupable à leur égard. C'est sur le terrain du patriotisme que le congrès se différencia le plus des assemblées du même genre, tenues il y a quelques années. Les « sans patrie » ont brillé cette fois par leur absence. Au contraire, ce fut à qui prendrait le plus de précautions pour éviter de mettre l'armée nationale en état d'infériorité vis-à-vis de l'ennemi. Nous voilà loin des discours où l'on proposait de descendre les officiers qui commanderaient le feu. Le bon sens s'est, retrouvé victorieux. Mais le plus remarquable, à notre avis, c'est la difficulté avec laquelle M. Jaurès a pu faire admettre — bien qu'atténuée — l'idée d'une grève générale préventive de la guerre. Combattu avec éclat par les plus intransigeants, le groupe Guesdo, et voté à une faible majorité, on peut dire que cet ordre du jour est sorti des délibérations du congrès, faible et sans autorité. M. Guesde, appuyé par une grande partie de l'assemblée, a affirmé que la grève générale était impossible à réaliser simultanément dans les pays intéressés, et qu'elle aboutirait au surplus à désavantager le pays le plus collectiviste : « socialiste », a-t-il dit. Gela tombe sous le sens, et il est vraiment étrange qu'un homme comme Jaurès ne s'en rende pas compte. En somme donc, comme sur le terrain militaire, le congrès a montré l'impuissance du collectivisme international vis-à-vis de la guerre. Il a mis en lumière aussi combien les généreuses mais sottes utopies des théoriciens perdent de terrain parmi les adhérents du parti collectiviste. Ainsi, peu à peu, celui-ci revient dans ses actes, sinon dans ses paroles et ses promesses, à un programme d'action démocratique, qui ne dépasse point les limites du programme des radicaux. Il est vraiment regrettable que ses leaders s'obst:nent, pour des questions théoriques, pour des variétés de vocabulaires, à maintenir artificiellement des divisions parmi les démocrates, dont l'activité actuelle pourrait si aisément et si utilement s'exercer de commun accord. Combien de fois n'a-t-on pas essayé de détourner certains esprits généreux vers le parti collectiviste, antimilitaris-. te, humanitaire, seul capable de mettre le monde à l'abri d'une guerre? Nous voyons, aujourd'hui, ce qu'il advient de ces belles déclamations. Le parti collectiviste international est considéré, par ses adhérents les plus en vue, comme tout à fait incapable de les réaliser. Malheureusement, dons l'entre-temps, l'utopie a fait peur, et les pusillanimes ont pris refuge au sein de la réaction, qui en a tiré profit. UN HONNÊTE VOLEUR! M. et Mme S..., domiciliés avenue des Eperons d'Or, à Ixelles, en rentrant certaine nuit dans l'appartement qu'il occupaient à cette époque, rue de l'Hôpital, à Bruxelles, constataient que des malfaiteurs y avaient pénétré. La garde-robe avait été, en partie, dévalisée; une liasse de neuf obligations, dont les victimes ne connaissaient pas los numéros, avaient été également emportées par les cambrioleurs. Depuis longtemps déjà, les préjudiciés avaient fait leur deuil de ses voleurs. Vendredi, dans la soirée, un individu, vêtu comme un ouvrier qui avait sans doute guetté la sortie de M. et de Mme S..., se présenta à l'habitation de ceux-ci à la servante qui lui ouvrit, et remit un paquet soigneusement ficelé. Vers neuf heu/res, la domestique remit le paquet à son maître, qui y retrouvait les titres qu'on lui avait volé antérieurement. UN HARDI COUP DE MAIN CONTRE UNE BIJOUTERIE Le 23 mai, vers 7 heures du soir, alors qu'il faisait encore grand jour, Mlle Berthe D..., qui habite rue de la Bourse un appartement dans un immeuble con-tiguë au magasin de bijouterie exploité par M. puray, aperçut dans l'escalier un individu aux allures suspectes, porteur d'une sacoche de cuir, qui, se voyant surpris, alla se réfugier dans la cave où de3 policiers, avertis par Mlle D..., vinrent bientôt procéder à son arrestation. L'individu, un Italien, qui ne bara-guine que quelquës mots de français, déclara d'abord se nor mer Benedetti et être entré dans la maison, où il se fit pincer, uniquement -peur satisfaire un besoin; la valise contenait un attirail complet d'outils perfectionnés à l'usage des cambrioleurs, que le faux Benedetti qui, en réalité, s'appelle Guido Masini, né à Florence en ]yS8, prétendit devoir uniquement servir à l'exercice de sa profession de menuisier. Confronté avec le bijoutier,s'est à n'en pas douter, il avait projeté, avec des complices, qui faisaient le guet, et qui disparurent au moment de son arrestation, Masini fut reconnu par celui-ci comme étant un particulier qui s'était présenté plusieurs fois dans son magasin pour faire exécutsr d'insignifiantes réparations à un porte-crayon," prétexte pour se rendre un compte exact de l'état des lieux. Maintenu en état de détention préventive, poursuivi pour port de faux nom, tentative de vol qualifié et vagabondage qualifié, Masini, que défendait M* Gautier de Rasse, vient de comparaître devant les juges de la 8* chambre correctionnelle, à qui il a renouvelé ses invraisemblables explications. Après de brefs débats, il a été condamné à un total de peines s'élevant à deux ans et deux mois de prison. COURAGEUX CHARRETIER Une demi-douzaine de gamins de dix à douze ans, jouaient, hier, vers la brune, sur la berge du canal de Charleroi, quai de l'Industrie. L'un d'eux, Gustave Jacobs, âgé de onze ans et demi, dont les parents habitent rue Notre-Dame-du-Sommeil, à Bruxelles, glissa tout à coup et tomba à l'eau sous les yeux de ses camarades, qui tous prirent la fuite en criant « Au secours ». Un ouvrier jcharretier, Pierre Meskens, demeurant rue des Faisant, 20, bien que ne sachant, pas nager, se porta au secours de l'enfant, aux risques de périr lui-même. Ses efforts furent heureusement couronnés de succès. Le gamin a été ranimé dans une distillerie voisine, où ses parents, prévenus, sont venus le reprendre. . 1 ■ i .<* . .= A PROPOS DU VOYAGE DE M. POÏNCARÉ Paris, samedi. — (Par radio-télégramme à bord du cuirassé « France » via Copenhague, 17 juillet, 10 heures du soir) : Le voyage du président de la République se poursuit dans les conditions les plus favorables. La « France » se trouve actuellement à l'entrée du Grand Belt qu'il va d'ailleurs traverser dans la soirée. Le temps est splendide. Les torpilleurs « Stylet » et « Trem-blon », de la division présidentielle, ont appareillé ce matin à Copenhague. Une jeune femme russe portant la coiffure nationale, le traditionnel et superbe " Kokotchnik „ LES FUNERAILLES DE MAX R00SES L'affluence fut énorme devant la maison mortuaire LE XIIe TOUR DE FRANCE LES ALPES SONT VAINCUES S UNE LUTTE ARDENTE A L'ASSAUT DU GALÏBIER GÉANT ET DU COL DES ARRAVÎS ! UNE COURSE PALPITANTE D'INTÉRÊT GARRIGOU, PÉLISSIER ET THYS, GALOPENT PAR DESSUS TOUT LE LOT Grenoble-Genève ! L'étape du Galibiei et du col des Arravis ! L'épreuve redoutable entre toutes, la plus dure de toutes celles que comporte le «Tour de France», va se disputer aujourd'hui. Heureusement, une fois de plus, pour ne pas changer, le beau temps est avec nous. Ainsi que nous le disions hier, nous avions appréhendé, de gros nuages courant au ciel dans la soirée, une nuit et une journée de pluie; c'eut été alors, incontestablement la débâcle; de notre petite armée, il ne fut plus resté à l'arrivée à Genève que quelques glorieux débris, mais le ciel s'est dépouillé de ses souillures et seules, maintenant les étoiles rémaillent de milliers de points d'or. Les officiels se sont installés au café de l'Ascenseur, cours Gambetta ; les sportsmen de Grenoble sont demeurés assez nombreux pour assister au départ des « Tours ». Deux de ceux qui sont arrivés au but de la dixième étape: Vugé et Contesini, s'abstiennent de prendre engagement 'pour la onzième en sisnant la feuille « ad hoc »; cinquante-cinq concurrents restent donc encore en course; ce sont: LES PARTANTS COUREURS < CROUPES > 5. Rossius, Retinne; 9. Faber François, Colombes; 10. Garrigou Gustave, Pantin; II. Georget limite, Châtellerault; 13. Egg Oscar, Paris; 14. Christophe Eugène, Mala-kof'f: 15. Thys Philippe, Anderlecht; i6. Ala-voine Jean, Versailles; 17. Lambot Firmin, Maroinellc; 18. Pélissier Henri, Paris; 19. Heusghem Louis, Ransart; 20. Baumier Marcel, Oourbevoie; 26. Degy, Versailles; 27. Duboc, Rouen; 28. Trousselier. Paris; 31 Brocco Maurice Paris; 32 Godivier Marcel, Versailles; 3j Menagrr, Colombes; 34. Cruchon, Paris; 35 Kippert, Nancy; 36. Tiberghien. Wa'ttrelos; 37 Engel Louis, Colombes; 38 Ernest-Paul Colombes; 39. Petit-jean Louis. Gonrieux- 40 Charron Ch., Paris ; 41. Devroye Henri, Mons-Crotteux ; 42. Bor-gar-iilo, Turin; 48. Kirkham, Melbourne; 49. Munro, Melbourne; 50. Vandenberghe R., Roulers ; 51. Spiessens Alphonse, Malines; 55. Nem-pon Julos, Calais; 57. Bertanelli, Milan; 59. Harriuet, Paris; 60. Erba, Milan; 70. Scieur, Florennes: 71 Coomans. Herstal COUREURS « ISOLES » 104. Alavoine Henri, Versailles; 110. Alpini Louis, Nice; III. Mathieu Camille. Béziers: 113. Dumont Ch., La Chaux-de-Fonds; 114. Ilottie Marcel, Parip; 123. Guyon, Genève; 124. Delofire, Le Cateau; 135. Cottrel, Paris; 138. Leclerc Henri, Tnbardieu; 141. Al-lard Henri, Glabais-lez-Genappe; 151. Botte Camille, Espinois-lez-Binche ; 154. Everaerts Pierre, Bruxelles; 161. Cuchetti, Turin; 165. Neboux. Paris; 173. Tuytten Julien, 06t-ende; 179. Spinelli, Livourne; 189. Goi, Milan; 197. Pratesi Octave, Anti-gnano.LE DÉPART Les coureurs, en cortège, précédés et suivis des autos, quittent le cours Gambetta et gagnent, au sortir de la ville, la route d'Evsbens. Des spectateur^ assez nombreux les attendaient aussi à cet endroit et, lorsqu'un ultime appel ayarçt été fait, le signal de l'envolée est donné à 3 heures 30 aux valeureux routiers, les ronflements des moteurs ne parviennent pas à couvrir tout à fait le crépitement des chaleureux bravos, les clameurs sympathiques qui marquent la fuite dans le jour qui lentement se lève, vers les géants des Alpes. EN SUIVANT LA COURSE La fraîcheur matinale nous envahit, tandis que nous roulons sur une rouîe d'excellent macadam.L'allure est rapide, mais sans rien d'excessif cependant. Tuytten, puis Christophe, puis Trousselier « crèvent », mais ils ne tardent pas à rappliquer au peloton; Leclerc et Al-lard sont semés, ainsi qu'un ou deux autres isolés. A Bourg d'Oisans (contrôle sans ravitaillement — 49 kilomètres), il y a encore cinquante et un concurrents au peloton de tète qui passe à 5 heures 41 m., Gar-rigou au commandement. L'ESCALADE DU LAUTARET Nous voici au pied même du Lauta-ret; sans doute la route est bonne, mais pendant trente-trois kilomètres, inlassablement, elle monte avec des pourcentages variés qui atteignent jusqu'à 8 et 10 p. c.; le chemin qu'il nous faut escalader est encaissé entré des rochers immenses dont nous apercevons très haut les cimes d'une blancheur immaculée. A nos pieds, coule un torrent impétueux formant de nombreuses cascades; le spectacle est grandiose. Mais les routiers ne paraissent guère s'inquiéter des beautés naturelles qui se déroulent sous leurs yeux; ils sont tous à la bataille et rien qu'à elle. Lambol mène un train d'enfer, et, naturellement. réussit à fa^re lâcher prise à nombre d'hommes de »eoond plan. Nous voyons ainsi rétrograder succès- machine et il mène la danse à une al sivement : Cuchetti, Dumont, Tuytten, lure effrénée; de temps à autre,, il se Godivier, Alpini, Louis En^el, Spinelli, lève droit sur ses pédales pour en ac- Henri Alavoine, Cottrel, De.offre, Botte, croître encore son effort, mais il n'en Guyon et puis Faber lui-même, puis en- roule pas moins très souplement et très core : Borgarello, Degy, Pratesi, Trous- vite surtout. Lambot est celui qui lui selier, Harquet et Kirkham, et, l'ascen- résiste le mieux, mais il doit finir par sion continuant, pharron, Cruchon,Van- s'incliner. Thys, qui vient derrière, met denberghe, Mathieu et Baumier perdent pied à terre et court à côté de sa ma- contact. chine, mais Garrigou survenant et le Nous arrivons ainsi à LA GRAVE dépassant, le valeureux bruxellois res- (contrôle fixe — 76 kilomètres); il reste sa"te en selle et recommence à lutter une trentaine d'hommes au premier pe- avec une ardeur nouvelle. loton, contrôlés à 6 heures 57 minutes; Pourtant, tandis que Scieur « crève », ce„ sont, entre autres : Pélissier, Egg, Rossius surgit et rejoint Thys; sa vue Scieur, Heusghem, Duboc, Lambot, Mé- donne au leader du classement général nager, Thys, Brocco, Spiessens, Georget, comme un coup de fouet; il accélère, Garrigou, Rossius, Christophe, J. Ala- pousse avec plus de rage encore, et il voine, Erba, Bertarelli, Munro, Eve- lâche Rossius!... raerts, Coomans, etc. Nous les dépassons pour remonter A 7 heures 2 minutes, arrivent : Bor- vers les leaders et nous voyons ainsi garello, Kirkham, Cruchon, Pratesi, Ma- Lambot qui va rejoindre Pélissier, le- thieu, H. Alavoine, Deloffre et Cottrel. quel trouvant enfin, lui aussi, la montée Au sortir de la ville, L. Heusghem fait .trop forte, a mis pied à terre et court une chute malheureuse; il se relève sans en poussant son velo. Mais voyant qu'il grand mal, mais une des roues de son va être rattrapé, Pélissier remonte en vélo est brisée et il se voit contraint de machine et se démène si bien qu'il refaire demi-tour, de retourner au contrôle, prend du champ. Nous n'étions, à La Grave, qu'à 1,490 LES POSITIONS AU SOMMET mètres d'altitude; la montée n'est pas nM mirp finie, ni l'élimination non plus, du reste. .. . L'escalade du Lautaret continuant . Ainsi est atteint le tunnel quj marque donc, Munro, Christophe, Everaerts, te Cl?lminant du «Tour de France», Nempon, Coomans, Bertarelli, Ménager, a ^658 mètres d altitude, et voici com- Egg, Brocco, Georget perdent contact rae? j3 €^1CMU-Cn passages au som- d'avec le lot de tête! met du Gahbier : Dans les ultimes assauts à donner à } elissier, tout seul, à 8 heure® 10 ni. la rampe, dont le point culminant at- Jmmuto 5 secondes plus tard: Lambot. , teint 2,058 mètres, la désagrégation est Garngou passe troisième avec 1 m. presque totale déjà. 21 s de retard suit Pehssier. En tête, neuf coureurs luttent chacun . JJ/3 ^ quatrième a 2 m. 16 ». du pour son compte personnel (et c'est bien * r> i . i assez.), légèrement distancés Yun de lau- , ®cie„ur„ et Kcssius arrivent ensemble, tre. & sont Scieur, Devroye, Spiessens 3 S" £ «P.1*»:lo premier et Alavoine que nous remontons d'à- Jfe *f>\rd-d -«avoine est de 6 m.; 33 s. : bord. Tout à coup, un craquement sec : ^ jo f i *în' ,mln et celul Alavoine saute de machine; le pignon p. "f J . J!:™'X À „„ T de sa roue libre s'est brisé! Il peut con- u t p ' ^ p: J! q Lam- tinnpr qaTiq donfo maii Mrp à l'aoH- \ot" Mri^ou, Eos..iu? et Spiessens ont dent' terminé l'ascension. La neige est tre, -m ' t t. i i abondante sur les hauteurs où nou« soi; 1- P us haut et presque roue dans roue, _4 -, 1 * •, f. ■ •«4 r>'i- • „ r av» ' mes, et le temns est très frais. voici Pélissier, Lambot, Garrigou, Thys ,,kir- et Rossius. UNE CHASSE ARDENTE . a _ a -r- a .a . _ ..... , ^ La descente est rapide, vertigineuse, LA BATAILLE DANS LE GALIBIER mauvaise, ia route est bordée de préci- PELISSIER SE DISTINGUE pices sans fin; nous y perdons naturel- Tous de commun accord, ayant atteint beaucoup de temps sur tous ceux le sommet du Lautaret, stoppent et se «u« nou,s venons .?• «'ter, et comme hâtent de retourner leur roue, car ils nou3 entamons cette devadade daiv,e- ne sont point au bout de leur peines, il nons voyons Duboc nous dtpasàer va falloir gravir, gravir encore. Le Lau- roulant a frérefique allure, cri taret franchi c'est le Galibier fameux dépit des périls qui 1 attendent à chaque que l'on aborde, virage. PéUssiec, lo premiss, «si xqps&ut* an (Voyez suit* page 2.) i v

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