La dernière heure

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s.n. 1914, 12 Juli. La dernière heure. Konsultiert 19 August 2019, https://hetarchief.be/de/pid/d50ft8g60c/
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BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE A BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 1/2 Les jours fériés de 10 à midi lies annonces et réclames sont reçues aux bureaux du journal et à l'AGENCE HAVAS, 8, place des Martyrs, 8 (1** étagre) à Bruxelles. La Dernière Heure LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ . 1 SEUL JOURNAL BELGE ayant fait contrôler et certifier par experts comptables assermentés près des tribunaux, les tirages quotidiens et moyens de ses numéros payants. Constat : PAR JOUR : 125,922 NUMÉROS N* 193 NEUVIÈME ANNÉE — <• DIMANCHE 12 JUILLET 1914 CINQ CENTIMES LES BIENFAITS DE LA POUSSIÈRE Parfaitement. Cela vous étonne gans doute que l'on puisse trouver bienfaisante cette poussière .jui vous entre dans le nez, enflamme yotre gorge, salit votre linge et vos appartements. La poussière est, en effet, le désespoir des ménagères, des hygiénistes, des piétons surtout, des pauvres piétons d'aujourd'hui qui ont encore l'audace de se contenter de leurs deux jambes pour se mouvoir et qui s'en vont par les routes, dans le sillage des automobiles, des motocycles et des bicyclettes. Vacarme de roues et de trompes, tourment qui vient comme la foudre et qui passe dans un nuagfe aveuglant et nauséabond, voilà ce qu'évoque ce terrible mot : la poussière. Et pourtant, que de services elle nous rend, sans en avoir l'air. Cet-te poussière qui court, voltige, tourbillonne, n'est pas uniquement une ouvrière de trouble domestique, elle est aussi un élément de vie universelle qui tient glorieusement son rôle à côté de l'eau, de l'air, du vent, de la lumière. Elle est même une force dont nous ne pourrions nous passer. " Elle ne connaît pas le repos. Dans le vent, la pluie, les tempêtes, dans le calme de l'atmosphère, elle va, elle vient, monte et retombe sur le sol, fait au globe tout entier, dans sa course autour du soleil, un léger manteau translucide, un voile baigné d'air, brodé d'azur et de lumière.Quelquefois, quand le vent, les pas ou les roues la soulèvent sur les routes ou quand un rayon la traverse dans une chambre obscure, nous la voyons, nous la touchons, elle est presque matière compacte et c'est alors que nous ne trouvons pas de mots assez cruels pour qualifier son rôle. Mais presque toujours nous ignorons sa présence, alors que nous la respirons, que nous vivons en elle et qu'elle organise pour nous, avec ces milliards d'ouvriers invisibles, la via du globe où nous vivons. Qu'est-elleî D'où vient-elle? Arrachée au flan de la terre par les troubles de l'atmosphère, elle se -cijfW'aH^-ipiMKlrca d-ôfl-îvaioanfl, au sel que l'eau des mers éparpille dans l'étendue, aux résidus divers, aux pollens, aux débris organiques emportés par le vent. Il y en aurait par centimètre cube 32,000 grains après la pluie, 130,000 pendant la sécheresse. Sur les toits des cités, on en trouve plus de.5 millions. Un marin en recueillit même vingt-quatre barils en pleine mer, de New-York ii San Francisco. De la poussière en plein océan, cela ne vous parait pas extravagant? Et, vous le voyez, inutile de vouloir échapper à sa tyrannie. Mais, ôbjeçterez-vous, nous ne voyons pas très bien jusqu'à présent quels sont les bienfaits de la poussière. Nous y arrivons. Précisément, les vents qui soulèvent la poussière, c'est elle qui contribue le plus à les créer. Elle gît en étendues immenses en Afrique, en Asie, dans le Sahara. Le jour, ces grands espaces deviennent brûlants en quelques heures; la nuit., ils rayonnent et se glacent. Lès lors, l'air dilaté sous le soleil ou concentré sous les étoiles monle du descend et crée, du pôle à l'équateur, les courants qui balaient le monde. Et ces déserts font ainsi germer les forêts, puisque le vent distribue les nuages et que les nuages eux-mê-mes se ramassent, de préférence, autour des noyaux poussiéreux, plus froid^ que l'air qui les entoure. Petites causes, grands effets...Et c'est encore la poussière dispersée au-dessus des plaines que pulvérise et tamise la pluie et l'empêche de ruisseler en nappes sur les cités et les récoltes. Sans elles, nos champs seraient dévastés et' la pluie vous tomberait comme si l'on reversait une formidable chaudière d'eau sur nos têtes, au risque de nous assommer. Vous voyez que la poussière peut, en certaines circonstances, nous sauver la vie. Mais ce n'est pas tout. La poussière a aussi son caractère... esthétique. Un savant a démontré, en effet, que le ciel serait noir, horriblement noir, si la poussière n'était pas là pour arrêter à leur passage les petites ondes du spectre : bleu, indigo. Cette charmante poussière condense donc, de la meilleure grâce du monde, la chaleur dans les couches de l'atmo.spè-re, elle réfléchit, en les diffusant, les nappes d'or qui pleuvent- du soleil, elle fait saigner les couchants et s'illuminer les aurores. C'est à elle, c'est à cette vile servante que nous méprisons avec tant de morgue, que nous devons quelques-uns des plus beaux spectacles de la terre. Par elle^ l'image fleurit dans l'âme ingénue des poètes, et la lyre, sans le savoir, la venge du balai. R. Bovet. (VOYEZ EN PAGE 8 ^ LA DROLERIE DU JOUR i A LA GLOIRE DE CAMILLE LEMONNIER LE MONUMENT SERA ÉDIFIÉ RUE DES QUATRE BRAS L'EXPOSITION DES PROJETS VINGT ET UN CONCURRENTS L'artiste vigoureux que la mort enleva naguère à ses admirateurs et à ses amis, aura prochainement son monument. L'endroit est choisi : rue des Quatre-Bras, à proximité des grands boulevards et de la place Poelaert, dans le massif de verdure et d'arbres qui longe oe coin charmant et bucolique. Une somme de 25,000 francs sera affectée pour l'érection de ce travail qui devra constituer une synthèse de l'œuvre et du caractère de l'écrivain. Vingt et un concurrents ont répondu à l'appel du Comité; les projets qui se bousculent en ce moment dans un rez-de-chaussée de la rue de la Madeleine, seront installés incessamment dans le vaste hall du Marché de la rue Duques-noy, où l'éclairage est excellent. Le public sera autorisé, dès jeudi prochain, et pendant trois jours, à aller se rendre compte de l'effort de nos artistes en vue de glorifier celui que l'on a qualifié avec un si piquant à-propos le «^naréchal des Lettres belges ». L'exposition sera encore accessible huit jours après les opérations du jury. Parmi les sculpteurs qui prennent part à ce concours, on peut cit^r MM. Marcel Rau, récent prix de Rome; Hérain, Mas-cré, Putmans, Nelson, Van de Kerchove, Theunis, Grandmoulin, Beernaerts, Ver-banck, Pourboy. L'ensemble des œuvres exposées est méritoire; le jury trouvera aisément là de quoi satisfaire aux exigences et du sujet à traiter et du concours. La pensée dominante, ici, ne consistait pas en une glorification funèbre de Camille Lemonnier; il fallait, au contraire, chanter la vie, exalter la force, la puissance, qui se dégage de son fécond labeur.Cette pensée, elle a été saisie et interprétée avec une certaine ampleur; elle prouve toutes les ressources que la génération actuelle tient en réserve pour l'avenir de l'art, en Belgique. On se trouvait, dans le cas présent, en présence de deux hypothèses : Bas-relief ou figuré symbolique. Etant donné l'endroit où le monument doit s'élever : un talus gazonné et ar-borigé, dont il impbrte de respecter la physionomie, le bas-relief peut offrir quelque inconvénient en ce sens qu'il n'apparaîtra pas devant être vu de face, comme il convient, contrairement au monument symbolique qui s'adapterait, semble-t-il, à cç milieu, avec plus de bonheur. Mais c'est là sujet à controverse et opinion toute personnelle. En ces matières, chacun u le droit de penser à sa guiSf. ; auasi bien, c<ilte impression ùé nous est-elle suggérée que par le cadre môme assigné aux artistes. I/e monument sera en pierre et bronze; quoiqu'il advienne, son prix ne pourra dépasser vingt-cinq mille francs. Cette condition, imposée par .le produit de la souscription même, sera peut-être de nature à écarter tel ou tel projet, sans doute bien inspiré, mais dont la réalisation exigerait une plus forte dépense. C'est au jury à décider. Tout ce que l'on peut affirmer, c'est qu'il trouvera, dans les éléments de ce concours, des œuvres dignes d'un sérieux examen. Le monument de Camille Lemonnier sortira, nous en avons la conviction, des efforts très prometteurs de cette petite pléiade d'artistes. . Jean Bar. VILLÉGIATEURS, ATTENTION ! ON CAMBRIOLE VOS MAISONS Les cambrioleurs font preuve,en oe moment, d'une activité réellement inquiétante. Coup sur coup, rue de la Montagne et rue des Fripiers, deux bijouteries ont été dévalisées. Cette nuit, rue du Boulet, une fabrique de papiers et de cartons, ainsi cjue l'habitation particulière des propriétaires ont été visitées de fond en comble par les voleurs. A Uccle, une maison a été dévalisée également. RUE DU BOULET Ce matin, vers 7 heures, le contremaître de la fabrique exploitée par Mme veuve De T...., rue du Boulet, en venant reprendre son travail et ouvrir ..les portes des ateliers et bureaux pour en permettre l'accès au personnel, ne remarqua rien de particulier à la porte d'entrée qui était fermée comme d'habitude. Au premier étage d'un bâtiment situé au fond de la cour, il trouva la porte du bureau de la direction ouverte au large. Un rapide coup d'œil à l'intérieur lui permit de constater que des cambrioleurs y avaient fait visite. Le coffre-fort avait reçu un rude assaut. La plaque qui recouvrait la «combinaison » avait été arrachée, plusieurs trous avaient été pratiqués dans la porte au moyen d'une foreuse, mais il semble que le meuble a résisté aux efforts des voleurs. Le bureau se trouvait dans le plus grand désordre, tout y a été fouillé et retourné. Au deuxième étage, les malfaiteurs ont réussi à ouvrir un autre coffre-fôrt qu'ils ont vidé et ont jeté sur le parquet les livres et documents qu'il contenait. Les voleurs, peu satisfaits du résultat de leur expédition de ce côté, se sont rendus alors dans la demeure particulière de Mme veuve De T... La maison était inhabitée; cette dame et son fils se trouvant en ce moment en villégiature à Genval. Toutes les pièces de la maison ont été visitées. Dans la salle à manger, on a trouvé un volumineux paquet, bondé de pièces d'argenterie et d'objets de valeur, prêt à être emporté. Vraisemblablement.les voleurs ont été dérangés par une cause fortuite et se sont enfuis en abandonnant leur butin. Le parquet, représenté par M. Buy-dens, juge d'instruction; Charles, substitut et Finoulst, greffier, accompagné de M. le Dr De Rëchter et M. Gillet, chargés de rechercher des empreintes digitales, s'est rendu, samedi après-midi, rue du Boulet, pour faire les constatations judiciaires d'usage. A UCCLE A Uccle, les voleurs n'ont pas été moins hardis. Rue des Ormeaux, dans la maison de M. M..., * qui était absent, une servante se trouvait seule et elle dormait profondément puisqu'elle n'a rien entendu. Les cambrioleurs ont escaladé la grille, brisé le carreau d'une fenêtre de cuisine et se sont ainsi introduits dans la maison. Tout ce qu'elle contenait d'objets de valeur faciles à emporter a disparu. Les voleurs, dans la cuisine, avaient fait ripaille. On a retrouvé des bouteilles de vin qu'il avaient vidées et deux verres qu'ils avaient employés. U y a deux jours, une maison située dans le voisinage avait été cambriolée dans les mêmes conditions. LE RALLYE AUTOMOBILE D'OSTENDE Notre photo du haut représente l'un des concurrents quittant le contrôle de départ de Bruxelles, installé devant le local de l'Automobile Club de Bel- < gique, avenue de la Toison d'Or. j Sur le cliché du bas, on voit le chronométreur officiel, M. Lucien Hautvast et son secrétaire, M. Abel Hoffmann, «n plein travail, au contrôle des Quatre- i Bras- i I LE"RICHELIEU RUSSE,, FAMILIER DU TSAR, CONSEILLER SUPRÊME DES MINISTRES Lors d'une récente interview de M. N. Vayngurten, au sujet de la situation politique en Russie, nous avons eu l'occa- 1.1 • RASPUTIN sion déjà de- prrler de ce religieux qui — Richelieu m >d< rno et familier du tsar — tient la m >it-o sur la.Cour de Russie et, par iicochetj sur la Douma. Le « Daily Chronicle » donne, sur ce conseiller impérial, d'intéressants détails.Rasputin — tel est le nom de ce prêtre sardonique — vient, après une absence que l'on interprétait à la manière d'une disgrâce, de rentrer à Saint-Pétersbourg : ministres et notabilités lui ont fait visite, car il est considéré comme une puissance suprême de la Cour impériale russe. LES DEBUTS DE RASPUTIN Rasputin est le fils d'un paysan de Tobolsk. Etant enfant, il y a de cela 30 ou 40 ans — il ne reçut guère d'éducation. Jusqu'à l'âge de 30 ans, sa vie ne fut pas féconde en événements; mais alors il témoigna des signes de ferveur religieuse et s'en fut en pèlerinage de couvent en couvent. C'est ainsi qu'il acquit quelque instruction et une grande réputation pour sa piété; il ne tarda pas à aevenir un des moines les plus connus. En 1900, à Kasan, un ecclésiastique puissant lui remit une lettre d'introduction auprès du mystique bien connu, l'évêque Theofan, de Saint-Pétersbourg. L'évêque et Rasputin devinrent vite de grands amis; ce dernier eut bientôt ses « appartements personnels à l'Académie Religieuse, et sa popularité, en qualité de conseiller spirituel, grandit de jour en jour dans la haute société. Plus tard, Rasputin abandonna la vie simple pour l'existence luxueuse. SES RIVALITÉS Entre-temps, l'amitié de l'évêque Theofan était tournée en envie et en adversité; mais Rasputin ne tarda pas à donner à son ancien ami une preuve de sa grande puissance. Theofan obtint l'ordre de faire exiler Rasputin en Sibérie; mais ce dernier en appela au tsar et fut rappelé. Dès lors, ca vengeance eut libre cours : l'évêque fut déplacé de Poltawa et dut partir avec une telle hâte, qu'il n'eut même pas le temps de dire adieu à son père mourant. Un incident semblable se reproduisit avec le puissant évêque Hermogen; il se termina à l'avantage de son adversaire. Depuis ce moment, l'autorit de Rasputin grandit rapidement. Bien que son mode de vie et son absolutisme faisaient scandale, il était tenu en haute considération dans les cercles de la Cour et jouissait d'une influence énorme sur l'impératrice et sur le tsar lui-même. Les ministres se soumettaient et_ les interpellations à la Douma restaient sans.effet LA PUISSANCE DE RASPUTIN U y avait une grande irritation contre la domination de Rasputin dans les plus hauts cercles, et celui-ci dut quitter Samt-Péters bourg. Avant de partir, il avertit l'impératrice de ce que quelque chose de fâcheux arriverait, et, quand l'héritier du tsar tomba sérieusement malade, la tsarine en détresse rappela ce moderne Richelieu.La puissance de Rasputin n'a fait que croître depuis, et il n'est pas exagéré de dire qu'il est aujourd'hui La Puissance agissante du trône de Russie. Aucune question importante n'est décidée par le tsar nu les ministres sans le conseil de Rasputin. Un ancien ministre, fort en vue, a dit que, seul, ce moine avait empêché, l'an dernier, une guerre austro-russe. Rasputin accomplit le changement ministériel de mars dernier, et cela douze heures après que l'empereur eut affirmé à ses ministres qu'il n'avait aucune intention de changer la composition du cabinet.A.Yalta, en Crimée, Rasputin possède une magnifique villa meublée. L'une de ses deux filles étudie actuellement, à Saint-Pétersbourr, au collège réservé jusqu'ici aux jeunes filles de l'aristocratie. Cette jeune lady est la compagne des princesses russes. Ajoutons que Rasputin tutoie le tsar et ceux de sa famille, liberté qui n'est pas même tolérée chez les grands-ducs. Combien de temps cette figure sardonique gardera-t-elle encore sa place et sa puissance? Nul ne le sait. [L'ERE DES AVEUX LA DÈCHE_NATIONALE UN TABLEAU SUGGESTIF ON DEMANDE UN BOUC ÉMISSAIRE LES RESPONSABLES i Le « Patriote » qui, depuis la râ- lG clée du 24 mai, a repris une vi-mx goureuse campagne contre le mi-*4f ] nistre des colonies, vient de faire un tableau de la situation financière de la Belgique. Nous ne résistons pas au plaisir de le montrer à nos lecteurs, car il confirme ce que l'opposition a dit si souvent au Parlement et dans la presse. Nous sommes loin des « Brabançonne » triomphales en l'honneur de la prospérité nationale, qu'il y a deux ai:-; à peine tous les propagandistes cléricaux, depuis le ministre des finances jusqu'au plus modeste vicaire, nous rabâchaient aux oreilles. La dette belge, constate le « Patriote », dépasse 5 milliards. Le département de la guerre, les lois sociales, l'instruction publique — (il veut dire les écoles congréganistes) — exigent sans délai d'énormes sacrifices. Le « Patriote », prudemment, évite de les évaluer. En outre, les travaux publics en cours demandent 40 millions pour l'année, tandis que la mise en état des chemins de fer exige un demi-milliard ! C'est énorme. Et pourtant ce n'est pas tout, il y a le Congo. La dette de la colonie, qui était de 104 millions lors de l'annexion, atteint aujourd'hui 150 millions; la dette flottante, qui était de 8 millions, s'élève aujourd'hui à 100 millions. Le passif de la colonie a donc augmenté de 120 millions'environ depuis la reprise. On comprend que les responsables de cette situation s'alarment, et que les adversaires du ministre des colonies saisissent avec entrain ce grief pour déboulonner enfin M. Renkin. Mais l'observateur impartial raisonnera d'autre sorte. U constatera que la dette belge n'a pas moins, progressé que la dette congolaise proportionnellement, et ceux qui l'ont ainsi accrue n'ont point la ressource d'invoquer, pour leur défense, la baisse du prix du caoutchouc, la suppression du travail forcé et les difficultés analogues à celles qu'on rencontre au Congo. Les financiers cléricaux qui nous ont conduit à la situation lamentable décrite par le « Patriote », travaillaient dans un pays où les plus-values d'impôt n'ont cessé de s'accroître, et leurs déficits ne proviennent que de leur gestion plus mauvaise encore en Belgique qu'au Congo. Cas^r l«s créaLures des députés et des agents électoraux en d'innombrables sinécures, est un procédé fort en honneur au ministère des colonies; mais il fleurit partout où un clérical détient le pouvoir. La responsabilité du marasme de nos finances tombe non sur un ou deux hommes, mais sur le parti clérical tout entier qui, depuis 1884, a tout administré selon son bon plaisir, dans l'intérêt électoral de ses amis, tenant lieu et place de l'intérêt du pays. Maintenant l'heure des dissimulations et des faux-fuyants est passée, il faut avouer. TURKHAN PACHA EN RUSSIE Tsarkoe Selo, vendredi. — Le ministre des affaires étrangères a reçu Turkhan pacha, cet après-midi. L'entretien a duré plus d'une heure. Turkhan pacha a ensuite rendu visite aux ambassadeurs de France et d'Angleterre. On assure dans les milieux compétents, que Tu/rkhan pacha a reçu une réponse définitive à toutes les questions qui l'intéressaient. Le président du conseil se rendra samedi à Peterhof, et partira le soir pour Berlin. — Havas. LA GUERRE CIVILE AU MEXIQUE Tampico, vendredi. — Le général Car-ranza est parti aujourd'hui pour Saint-Louis de Potosie, avec 1,500 hommes, par le railway. L'attaque aurait déjà commencé. Les constitutionnalistes seront bientôt 20,000 devant la ville. Les opérations électorales auraient été vaines Mexico, vendredi. — Francisco Carda-jal a prêté serment aujourd'hui comme ministre des affaires étrangères. La Chambre se réunira lundi pour examiner le résultat de l'élection du président de la République et du vice-président. On croit que les opérations électorales seront déclarées nulles. PAYSANNES DE LA TARENTAISE A l'occasion de l'inauguration, par le ministre français M. Couyba, d'une nouvelle ligne de chemin de fer à la frontière italo-française, les charmantes paysannes de la Tarentaise — cette pittoresque contrée de la Savoie qui a gardé tant d'analogie avec l'Italie — avaient organisé des fêtes et des concours. Voici trois des privilégiées qui furent chargées de remettre un bouquet au ministre, à sa descente du train. Elles portent le pittoresque costume du pays. POUR LES "TOUR DE FRANCE,, IL N'Y A PLUS DE PYRÉNÉES MAIS IL RESTE LES ALPES, LE JURA ET LES VOSGES Nous avions raison de prévoir que la deuxième étape pyrénéenne serait disputée avec plus d'âpreté encore que la première. Ce fut, du début à la fin, malgré la chaleur accablante, les routes très souvent mauvaises, la poussière, l'horrible poussière et les interminables ascensions des cols, bien fait pour avoir raison de toutes les énergies, une lutte ardente, sans merci ni trêve. • Si nous en exceptons Lambot, le héros de la précédente course en montagnes, qui, harcelé par la guigne, dès les premiers kilomètres, ne réussit pas à rééditer sa prouesse ^extraordinaire de Bayon-ne-L'uchon, nous avons retrouvé parmi les plus acharnés à la bataille tous les «ténors » de3 étapes précédentes, mais nous avons assisté aussi à la défaite, qui nous paraît bien difficilement réparable maintenant, de quelques étoiles de première grandeur : Duboc et Irousselier ne semblent plus appelés à jouer aucun rôle dans la course. Nous serions enclins à nous prononcer de même pour Brocco, mais avec lui, il faut nous tenir sur nos gardes, car c'est par excellence le coureur-énigme, et sa mauvaise performanc€ d'un jour même, comme en l'occurrence, lorsqu'elle est suivie d'une autre moins bonne encore, n'autorise pas à assurer qu'il ne fera plus rien. Les côtes n'ont pas paru être faites pour le mettre en valeur; néanmoins, il est toujours capable d'un éclair de forme qui lui fasse, au cours de quelque étape prochaine, accomplir quelque prouesse nouvelle. Ménager a eu son heure; pour l'instant, il n'est plus qu'une unité dans la petite armée, il ne joue plus qu'un rôle très effacé. Quant à Deman et à Mottiat, nous persistons à croire, les faits d'ailleurs ont confirmé ce que nous disions d'eux avant même les étapes de côtes, qu'ils pâtissent JEAN ALAVOINE en ce moment du surentraînement; il ne nous paraît pas qu'il faille chercher ailleurs les raisons pour lesquelles ils ne sont plus eux-mêmes. Petit-Breton non plus, ni Faber, ni Lapize,^ nous font actuellement l'impression d^être de taille à briller encore, peut-être, à certains jours, mais nous n'estimons guère qu'ils soient encore susceptibles de faire une remonte suffisante pour venir inquiéter les leaders. Cela dit, et avant même de féliciter comme il convient les vaillants dont la course, hier, fut si belle, rendons hommage aux valeureux « isolés » qui, dans Luchon-Perpignan, furent tout particulièrement méritants. Camille Botte, une fois de plus, a terminé bon premier de sa catégorie; il fut le dernier qui résista avec une énergie farouche aux attaques sans cesse répétées des meilleurs « groupés »; sans soins d'aucune sorte, n'ayant à compter que sur lui-même, n'ayant personne, absolu-ment personne nulle part pour l'aider, le réconforter, l'encourager, grâce à sa belle volonté, jointe à des moyens physiques peu ordinaires et à une forme parfaite, mieux que jamais le voici en tête du classement de sa catégorie, et encore qu'il ait maintenant comme concurrent le plus direct, un vieil habitué des « Tours, », l'Italien Pratési, un roublard qui ne laissera pas passer la moindre occasion de tenter de lui ravir la première place; nous lui gardons nptre confiance absolue pour faire triompher nos couleurs. Le « Tour », sans doute, n'a pas fait, jusqu'à présent, trop de victimes; l'an dernier, à Perpignan, il ne restait plus que 32 coureurs qualifiés, tandis qu'il y en a encore, cette fois, 72; mais les hasards de la bataille ont voulu que. sur ce nombre toujours imposant, il n'y ait plus, à l'heure actuelle, que cinq Belges pour nous représenter dans la catégorie des « isolés ». Nous sommes l'infime minorité, mais heureusement nous avons la qualité. Allard, aspirant champion, se comporte avec beaucoup de courage, et son mérite n'est pas mince de s'acharner avec un bel entêtement à courir une épreuve d'une pareille envergure qui se Au dessus : Pélissier et Egg passent premiers au col d'Auînsque. Au-des-sous, Défrayé menant au milieu de la rampe devant Pélissier et Ere. terminera pour lui sans grand profit, et ne doit lui procurer que la simple satisfaction d'amour-propre, qui en vaut d'ailleurs bien d autres, d'avoir réussi à terminer un « Tour de France », alors âue nombre de coureurs, à la réputation epuis longtemps établié, sont restés en chemin. Les quatre autres sont-autant de braves, do vaillants aguerris contre les embûches traîtresse dont sont parsemés les chemins et toutes les vicissitudes d'un championnat du monde de la route; ils se comportent actuellement à merveille et les éloges que nous adressions tantôt à Camille Botte, nous les réitérons pour Tuytten, Dejonghe et Eve-raerts qui, à chaque étape nouvelle, se distinguent toujours mieux. Et maintenant parlons des groupés, louons comme il convient Jean Alavoine, qui déconcerte absolument ceux-là mêmes qui avaient mis en lui toute leur confiance, et Pélissier que nul non plus n'eut cru capable d'aussi bien faire. Certes, ni Jean Alavoine, ni Pélissier ne sont des nouveaux venus dans la carrière, leur « record » à l'un et à l'autre s'enorgueillit de maintes victoires dans des courses qui comptent, néanmoins on conviendra qu'il ne fut venu à l'idée de personne de prévoir la victoire possible d'un de ces deux coureurs dans un « Tour de France ». Ce sont donc oes deux outsiders, particulièrement dangereux, qui menacent le plus directement Philippe Thys, lequel n'ayant pas omis une seule fois d'être aux premières places, occupe actuellement le rang de leader avec l'avance déjà fort appréciable de plus d'une demi-heure sur Pélissier, deuxième, qu'Alavoine suit à douze minutes d'écart seulement. Malgré toute la valeur des deux ténors français, nous persistons à croire à notre succès final dans l'épreuve; c'est que nous n'avons pas seulement Philippe Thys pour défendre nos chances, nous avons encore Rossius. Défrayé et Marcel Buysse, qui, dans la course d'hier, se sont appliqués à nous fournir la preuve qu'ils étaient loin d'être irrémédiablement battus. Cette preuve a été aussi convaincante qu'elle pouvait l'être ; le classement général actuel se.ait-il prochainement bouleversé de fond en comble, du fait d'un exploit de l'un ou l'autre de ces trois coureurs que nous n'aurions qu'à nous en réjouir, mais nullement à nous en étonner. Il est notoire, et personne, parmi les suiveurs de la course ne le conteste, que Marcel Buysse est le meilleur de tous; Rossius a fait preuve d'un courage surhumain, et nous avons retrouvé le grand Défrayé de 1912, qui lutte d'autant mieux que la malchance s'acharne après lui. Et si Philippe Thys, Rossius, Jtfarcel Buysse, ainsi que Défrayé, ne suffisaient pas à soutenir la réputation de tout premier ordre dont jouissent nos routiers nationaux, nous aurions, pour y pourvoir,notre réserve de l'armée du « Tour »: ce valeureux Lambot, dont on n'ignore plus les mérites, ainsi qu'Alphonse Spies-sens, qui fut, pour une bonne part, l'ouvrier de l'animation passionnante qui marqua la fin de la septième étape, Spies-sens qui a été déconcertant d'audace et de farouche énergie et auquel, de grand cœur, nous souhaitons qu'un succès plus complet encore que celui d'hier vienne le récompenser dignement de ses mérites exceptionnels. •Lucien Buysse, Vandenberghe, De-vroye, Scieur, Coomans, Louis Heus-ghem, Petitjea'n, Verschoore, Tiberghien, dans un rang plus modeste, fournissent eux aussi de belles courses. Nous serions mal venus de nous plaindre de l'un ou l'autre d'entre eux; certes, ils ne sont pas tous à l'honneur, mais tous se dévouent courageusement,"tous s'emploient à ne mériter que des éloges, tout continue donc, en somme, à être pour le mieux dans le plus beau des « Tours ». Mais nous sommes loin d'en être à la fin des difficultés de l'épreuve; il n'y a plus, pour nos braves, de Pyrénées, sans doute, mais il reste les Alpes, le Jura et les Vosges... (Voir suite en page 2.) L'EMPRUNT BULGARE Sofia, vendredi. — Le contrat relatit à un "emprunt de 500 millions, conclu avec une banque allemande, sera signé à très bref délai. Les membres de ^opposition tinrent une réunion. Ils condamnèrent nettement les conditions de l'emprunt avec l'Allemagne, qu'ils trouvèrent humiliantes pour le présent et fatales pour l'avenir du pays. — Havao.

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La dernière heure gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Bruxelles .

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