La dernière heure

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s.n. 1918, 23 Dezember. La dernière heure. Konsultiert 26 Mai 2019, https://hetarchief.be/de/pid/8w3804z88r/
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■ ■ ■■IIB I I mmmm.. M..——. .. —■ ..m BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE, BRUXELLE! Ouverts de 9 à 5 h. Les jours fériés de 9 à midi. Les annonces et réclame sont reçues aux bureaux di journal et à l'Agence Haras 8, place des Martyrs (1er étage) ;Bruxelles^^ La Dernière Heure r wpr gm gggj ggjg gggj Hm BkbI w et La Petite Feuille 1 2meEd L matin ERS > "J PETITES ANNONCES : 30 CENTIMES LA LIGNE * ■ —1 ■ 1 1 • ■ 'atfs-Einr isFliî N'° 29 TREIZIÈME ANNÉE LUNDI 23 DÉCEMBRE 1918 10 CENTIMES QUELQUES NOTES D'HISTOIRE LA MER LIBRE? Cette « question » d'aujourd'hui est, en réalité, vieille comme la planète, ou plutôt elle est née le jour ou l'anthropoïde a construit et lancé son premier radeau. Elle a, jusqu'à présent, toujours été résolue par le fait, jamais encore par le droit. Que la mer soit libre en principe, nul ne le conteste. C'est une grande voie de communication ouverte à tous, et tjui ne saurait être soumise à la propriété ni à l'empire d'aucun peuple. La notion de la liberté maritime, primordiale dans le droit des gens, a été faussée par ceux qiii parlent de communauté des mers. « C/est à tort, écrit à ce sujet Alphonse Rivier, qu'on dit parfois la mer commune à tous les Etats. La communauté impliquerait une domination _ collective, au moins des Etats maritimes, ce qui serait aussi contraire à l'idée de liberté qu'à la réalité des faits. » Pour préciser la matière, il faut mentionner tout d'abord une exception, admise par tous, et qui n'est pas en discussion aujourd'hui. Il est bien entende, en effet, qu'il y a des parties de mer, rapprochées du rivage, où des droits de juridiction et même de pro-1 iété existent au profit du riverain : il s'agit d'une oertaine bande de la mer côtière, qu'on qualifie de mer « littorale » ou « territoriale » (le mot est contesté) du pays qu'elle baigne. Pour faciliter la défense des côtes, la pratique internationale, sanctionnée par les traités, a donc fait tracer, à une certaine distance de la terre, une ligne imaginaire considérée comme la limite extrême des frontières maritimes du pays. L'espace situé en deçà constitue la mer littorale, soumise à la juridiction et à la surveillance de ce pays, en vue des besoins de sa défense et de la protection de ses intérêts. Jusqu'au milieu du XIX0 siècle on donnait, généralement, à cette bande, en sq basant sur la por-t.j des canons, une largeur de trois milles marins (5556 m.) à partir de la laisse de basse marée. Dans sa session de Paris de 1894, l'Institut de droit international a jugé qu'une zon > de trois milles était devenue trop étroite et a forté cette largeur à 6 mi'les pour exercice de la souveraineté et la protection de la pêche « en laissant, en cc3 de guerre, l'Etat neutre libre d-É fixer sa zone au delà de cette distance, selon la portée de ses canons ». C'est sui cette base que la guerre a eu lieu. Pour la haute mer, consacrée donc li bre par les jurisconsultes, cette liberté 6e manifeste par le passage des navires, l'exercice de la pèche, l'immersion ei l'entretien des câbles télégraphiques etc. Voilà, succinctement, pour le droit voyons ce que dit l'histoire. Mous sommes ainsi 'aits que la li berté absolue entraîne, par réaction, li violence. Sans remonter à l'antiquité sachons que la suprématie navale t toujours conduit à des excès : au XVI1 siècle, ceux qui la détenaient, les Por tugais et les Espagnols, abrogeaient 1< pouvoir de défendre aux autres peuples la route et l'accès'de certaines «Tégionj fortunées », telle la Côte des Epices Les Hollandais eurent, plus tard, bier du mal à s'ouvrir le chemin d: Indes orientales, et l'illustre Hugo de Groot Grotius, le père du droit international fut leur avocat dans cette cause en écri vant, en 1602, son fameux « Mare libe rum », qui a pour sous-titre « seu d< jure quod Batavis competit ad Indice commercia » (ou du. droit des Bat-ave: au commerce des Indes). Mais les Pays-Bas eurent leur tou: de mesurer la liberté des mers à l'au ûe de leurs intérêts, au temps de leu: splendeur maritime. Dans la second* moitié du XVII siècle, les Hollandaii possédaient le commerce universel, qui commentait à leur disputer chaudemen la marine britannique. Leur amiral Harpertz Tromp, sillonnait le canal, ui balai symbolique arboré à son mât d< hune; Ruyter remporMt dans le Pa: de Calais la victoire navale des Quatr< Jours et restait maître de l'estuaire d< la Tamise, après s'êtTe emparé d< Sheerness. Le tonnage de la flotte marchande dei Pays-Bas dépassait, alors, la moitié d< la navigation européenne. Les regard: jaloux du monde se portaient avide ment sur ce pays « dépourvu de forêti et pourtant constructeur des bateau? de tout l'univers ». Cette grandeur maritime néerlan daise ne put résister à l'épreuve de lî guerre. L'Angleterre eut le dernier mo' par le fameux « Acte de navigation » qui fut un coup mortel porté au com merce des Pays-Bas. Ceux-ci, en sign< de soumission, durent s'humilier .jus qu'à saluer le pavillon anglais et Crom well osa déclarer que « l'Angleterre n< pouvait tolérer, sans sa permission, l'ap f>arition sur l'océan d'un autre pavil on que le sien ». La route des Indei était acquise. Elle fut jalonnée, dans lî suite, géo^raphiquement depuis Gibral taT jusqu'à Aden, et diplomatiquemen par la politique égyptienne et la con vention relative au Canal de Suez (1888) Avant le blocus de l'Allemagne et lî guerre sous-marine dont nous sortons la lutte la plus épique qui se livra au tour de la notion de la liberté des m«r! est le blocus continents1. En 1806, 1< fouvernement britannique ayant bloqu< es côtes de l'Empire, et TapoleoT n'ayant pas une marine à lui opposer il résolut, dit Thiers, « 3 dominer lî mer par la terre, et puisque les Anglais voulaient lui fermer 1 océan, de leui fermer le continent ». Tout sujet an glais fut arrêté; tout bien anglais fut d< bonne prise. Aucun bâtiment ayan seulement touché une terre anglaise, n< fut plus reçu dans aucun port. Ce dé cret, rédigé par Napoléon lui-même, e" daté de Berlin, produisit un effet im mense sur l'Europe. L'Angleterre répliqua en décidant qu< tout navire pourrait entrer libremen-dans les ports du Royaume-Uni ou d< ses colonies et se rendre ensuite où ï. voudrait, pourvu qu'il eût touché er Angleterre pour y porter des marchan dises ou en recevoir. L'Empereur, pai le décret de Milan: « Tout bâtiment, d( quelaue nature qu'il soit, qui aura souf ferb la visite d'un vaisseau anglais, oi se sera soumis à un voyage en An^le terre, ou y aura payé une impositior quelconque, est aevenu, par le fait propriété anglaise et déclaré de bonne prise. Un tiers du produit de la vente au navire et de la cargaison est promis au dénonciateur à tftre de prime. » C'était d'une belle rigueur. Les Aile-maids ont fai4 mieux depuis, en en voyant au fond de l'eau les milliers d< tonnes de marchandises que l'on sait par le moyen de leurs V.B. Ainsi ç'eet-on battu, t /ut le long, k long de l'histoire, pour — et contre - la liberté des mers. La Co~" de la Paix et la Ligue des Nations, champions du droit contre la fewee, réussiront-elles à faire table-rase du passé et à supprimer ces violences? C'est ce que l'humanité attend d'elles, mais oe n est pas peu de chose. . . JÎemos TRAVAILLEUSES DE GUERRE a ^ Femmes anglaises fabricantes d'aeros... de guerre hier, de ;eu maintenant n e On ne dira jamais aesez combien les fem-î, mes ont aidé à faire triompher la cause des ir Alliés. En Angleterre, aussi bien qu'en France et en Italie, tandis que les fils, les maris l: et les pères étaient aux tranchées, elles ;e entreprirent tous les métiers d'hommes. 3, Elles travaillaient aux poudres, en dépit ît du danger; elles tournèrent des obus ot s, s'employaient de mille et une façons dans t; la fabrication des munitions, si bien que les « poilus » lançaient d'un cœur plus léger les grenades meurtrières sorties de 1_ leurs mains délicates... a Elles furent, durant la çuerre, ces fena-é, mes admirables, cochers ao fiacres, roce-a veuses et conductrices de tramways et do [o métros, postières, boulangères, bouchères, r_ mécaniciennes, passeuses d'eau, vitrières, le | cultivatrices..., mais que ne furent-elles pas ? Maintenant que la guerre a pris fin, elles vont redevenir vraiment femmes, c'est-à-dire des êtçes de grâce, de charme et d'amour; la plupart d'entre elles recommenceront à être simplement de braves ménagères. des compagnes attentives ot tendres. Pourtant, il on est qifi resteront à l'atelier, à l'usine, car certaines industries, es.-sentiellement de guerre, sont actuellement en passe de se transformer complètement. C-'esr ainsi qne des fabriques anglaises d'aéroplanes viennent de cesser la construction d'oiseaux meurtriers pour se consacrer tout è, fait à la fabrication d'avions minuscules qui vont, à la' Noël prochaine, faire la joie de tous les bêy« d'outre-Manche. ; LES DERNIERS ÉCRITS D£ MISS CAVELL VU. 1VUOO LaVfiLL Commfî nous l'avons dit, c'est par l'intermédiaire de Madame Charles Grai^x, que Miss Cavell, d'origine éoossais», fut nommée, dès la fondation, directrice de l'Ecole belge d'infirmières, qui se trouvai-t alors, en avril établie dans des maisons de la rue , do la Culture. i Une donation de 500,000 francs faite par . Madame Ernest Solvay, permit de construire, en 1912, les locaux actuels, dans le qaar-tier BrHgmann. [ En 1915, c'est là qne îliss Cavell fut ar-, rêtée. Les blessés de la bataille de Charleroi, qu'elle avait soignés, avaient depuis long-' tomps passé la frontière; car, elle avait trou-! vé tout naturel de les rapatrier et, sa mis-! eion fut accomplie simplement, sans aucune ! ostentation et par pur patriotisme. C'était donc pour des faits datant de près d'une ; année qu'Edith Cavell fut poursuivie. ! Conduite à la prison de Saint-Gilles, 1© 5 i août 1915, la malheureuse héroïne ne se doutait pas de la gravité do l'accusation qui pesait sur elle. Le 22 septembre, quelques ! jours même avant sa comparution, elle écrivait a M le docteur Paul Héger, administrateur de l'Eoole des infirmières, pour lui dire qu'elle comptait bientôt revoir ses élèves. Mais le bourreau teuton von Skuberz-weig en avait décidé autrement: il signa la condamnation à mort de cette pauvre ' femme, dont le crime, innocemmoht accom-[ pli, étaàt d'avoir aimé son pays. ! Quelques heures avant l'exécution, Edith Cavell, d'une éeriture ferme, avait inscrit enoorc, au crayon, à la dernière page de son ! livre do prières « Imitation de Jésus-Christ », le résumé bref des derniers événements de sa vie et dont voici la traduction: i v Arrêtée le 5 août 1915, Bruxelles; » Prison de SahitrOilles : 7 août 1915; » Jugée à la Cowr Martiale: 7 octobre 1915; l • Idem: 8 octobre; » Condamnée à mort, à 10 h. 30 H. A. (hou-» re allemande) avec sept autres (le nombre » des accusés s'élevait en tout a 70, dont » 34 étaient présents à ces deux dates. » » Morte à 7 heures du matin, le 12 octobre » 1915. (s.) E. Cavell, avec mes sentiments » affectueux a E. D. Cavell. » : Edith Cavell, qui était âgée de 50 ans, fut exécutée un peu avant l'heure fixée ci-dessus. Ce dernier « curriculum vitae » était adressé, comme on voit, à. son frère, E. D. Cavell. L'héroïne avait encore sa mère. La nuit qui précéda sa fin tragique, on même temps que le billet dont nous parlons pjus haut, elle écrivit aussi à ses compagnes do l'Ecole, une lettro magnifique, où pas u-ne plainte ne s'élève contre son destin tragique.Cest un adieu d'une émouvante simplicité : — Je suis bien triste, mes chers nurses, de devoir vous dire adieu, écrit-elle en débutant.1 Et sa lettre se termine par des excuses: — Si quelqu'une de vous a un grief contre moi, qu'elle sache bipn que je n'ai jamais été volontairement injustq et que je vous ai aimées toutes plus que vous ne le pensee. » , Ainsi se montra, digne et bellement hautaine, cette femme au sourire d'enfant, r(ue vingt-quatre tortionnaires devaient abattre quelques heures plus tard, avec la joie jeu-tonne du sang qui coule. LES TERRORISTES A DANTZIG Borne, 20 décemliro. — On apprend de Francfort qu'un nombre considérable d'ou-vriors de Dantrig, partisans du groupe Spartacus, se sont mis en grève et terrorisent la ville. Ils organisent des meetings et se promènent armés, en tirant dans les rues, ils ont enlevé les drapeaux allemands et les ont remplacés par des drapeaux rouges.La population bourgeoise s'est réfugiée dans les caves, oû elle attend avec angoisse la fin des troubles (De notre Correspondant spécial) Amsterdam, 22 décembre. — Le « Times » apprend de Copenhague que le croiseur anglais c Covontry » est parti pour Dantzig. LES DERNIERS MOMENTS DE MARIE DEPAGE ...Comme courait sur nos lèvres le nom 0 de cette femme sublime, Marie Depage, un douloureux frisson surprit M. le docteur e Héger. 1 Le président du Conseil d'administration e de l'Upiversité évoqua d'amers souvenirs: — Elle était admirable de dévouement, r nous dit-il. Il fallait connaître sa tiipidité, pour comprendre l'effort qu'elle dut accom-plir, en allanj,, pendant 3 mois, dans toutes les villes de Nevr-Tork a San-Francisco, dépeindre les combats de l'Yser et la souffrance de la Belgique. Cette femme, qui, [• Jamais, ne parlait on public avant la guerre, avait trouvé un tel stimulant dans la croi-■" sade qu'elle avait entreprise, qu'un jour mô-me, dans l'église de Pittsburg, elle était 6 montée en chaire et avait pris la parole devant plus de 2,000 auditeurs. e Son succès fut énorme. Elle décida d'innombrables sympathies. Comme son mari 5 avait présidé, en Amérique, le Congrès de i- Chirurgie de 1912, Marie Depage n'eût qu'à i se faire connaître pour être pilotée, a Le docteur Houtston, un jeune ohirurgie» [- d'outre-Atlantique, qui l'accompagnait k son i- retour a destination do La Panne, m'a ra- 1 conté sa fin tragique a bord du « Lusita-nia » : '<■ Quand la torpille arriva, elle la vit, rouge, a sillonnant la surface de l'eau. Elle cria: e Une torpille I Au même instant, une se-i- cousse formidable fit chavirer lp navire. Les mécaniciens se précipitèrent sur le pont, où h la panique s'était emparée de nombreux pas-t sagers. Alors que le navire penchait, Marie n Depage pansa encore la main d'un chauf-feur qui avait été brûlé. Le decteur Houts-e ton lui mit une ceinturp de sauvetage, attacha son ch&le à sa taille. — We must chum! (Nous devons sauter), lui dit-il. Elle répondit: ; — It shall be very cold! (Il fera très froid). i- Alors, tous deux sautèrent d'une hauteur e de quatre mètres. Qua*d le jeune chirur-t gien, un instant emporté par le tourbillon, reparut à la surface, il fut frappé a la e tempe par une solive et perdit connaissance, s Quand il revint a lui, Marie Depage avait disparu. t Elle savait nager, mais elle venait de i- dîner a bord et elle eût probablement une t congestion. '• C'est le 7 novembre, alors qu'on apercevait déjà la verdure des côtes d'Irlaniç, que Marie Depage, tout heureuse d'avoir a terminé sa mission de propagande, fut vie-g fcime de la barbarie teutonne, t Le docteur Depage était part; à la ren-s contre de sa femme, à Liverpool. Un télé-r gramme, arrivé à La Panne, ne put l'atteindre; il était du docteur Houtston et j. portait: « Body discovered. Wire instructions. » (Corps découvert. Télégraphiez instructions.)' C'est alors, continue le docteur Héger, que je partis a Londres par Calais, aveo les deux fils du docteur Depage, qui étaient Q alors, en simples soldats, dans les tranchées. 8 A Londres, j'appris que Depage était à 8 Queenstown, où il avait retrouvé le eorps # de sa femme, qui portait le n. 67 parmi les 1,300 cadavres étendus sur la berge, s Mon pauvro grand ami ramena à Londres 0 lo corps de son épouse et il obtint du gou-:- vernement français, l'autorisation do la faire transporter en territoire belgo. Les funérailles eurent lieu à La Panne, où Marie Depage a été inhumée dans la « dune, à côté de l'hôpital « L'Océan ». ® Fin janvier, dans une cérémonie tout intime. nous commémorerons, a l'Ecole belge s des infirmières, la mémoire des deux grandes femmes qui ont fondé cette i*s£itution: 2 Edith Cavell et Marie Depage. » 1 RETOUR D'EXIL 3 La Haye. 21. — Ce matin, 1,400 internés 3 belges sont partis des régions de La Haye, de Wassenaar et do Loosdulnet^ pour Ess-chen, afin d'y ôtre remis aux autorités bel&es. Lo général Onnen, chef du service d'internement ,et le général Dessin, attaché militaire a la Légation de Belgique, les ont c accompagnés. Les femmes et les enfants étaient déjà partis auparavant. — Eeuter. DEUX MÉTHODES prises sur le vif LES AMÉRICAINS SONT PRÊTS I LES BELGES... ATTENDENT XjLIO DLLULCJ... AULKULlll Il Huit jours après son arrivée sur r | . le sol français, le président j L/fii Wilson a visité les bureaux I des collaborateurs qui- l'acoom-] pagnent, installés depuis son arrivée. ! Il a pu se convaincre qu'ils étaient j parfaite0*611*1 équipés pour répondre à i toutes les questions que soulèveront les discussions de la Conférence de la paix. ; Finances, marine, alimentation, affai-• res militaires et navales, colonies, usa-; ges diplomatiques, tarifs, aviation, blo-1 eus, forment autant de sections dans 1 lesquelles des hommes compétents ont 1 réuni tout oe qu'il fallait pour fournir immédiatement tous les renseignements désirés par le Président. Ce petit aperçu de l'organisation américaine laissera rêveu: bon nombre de Belges, qui ne peuvent manquer de faire la comparaison avec ce qui se passe chez nous. ; Pendant quatre ans, nous avons eu au Havre un gouvernement entouré d'une armée de fonctionnaires. En dehors di l'organisation de l'armée, leùr fonction était de préparer la reprise des affair i administratives, fiscales, la réorganisation de nos transports, de nos approvisionnements. Or, qu'avons-nous vu? Après quatre ans et demi, de retour au pays, rien n'était prêt. On manque des choses les plus simples à prévoir et à préparer: les timbres postes, par exemple. On savait qu'il faudrait supprimer au plus tôt la circulation des mark. En France occupée, ce fut fait en quelques jours. Ici après un mois, on ne sait pas encore très exactement quand k. mesu-t res de retrait seront exécutées. Et le trafic des mark entre l'Allemagne, la ^ Hollande et la Belgique s'éternise. On devait savoir aussi qu'il faudrait L|s un programme fiscal, et le ministre des »a. finances s'est vu obligé de faire adopter 'n- par la Chambre, les taxes vexatoires ins- taurées par les Allemands. te- Le projet de réparation des dommages ^ de guerre, indispensables à la reprise des affaires pour un gTand nombre de ié- victimes de l'occupation, était à peine élaboré. Il faudra, vraisemblablement, ai- encore des mois avant que la loi puisse ie» 6tre,en vigueur et les tribunaux spéciaux rendent leurs arrêts. II ne semble pas non plus, que l'ad-1=3 ministration du Havre ait préparé une organisation du crédit. Bref, on pourrait continuer ainsi l'énu-mération de tout ce qui n'a pas été fait» Nos lecteurs peuvent chercher, c'est un petit jeu de soeiét-é très recommandable r pour-ceux qui ont des loisirs forcés. Mais, dira-t-on, à quoi bon récriminer? II semble que ce soit tout à fait inutile, un Les récriminations du public ont peu de sur chance de réussir là où les lourdes le-■on çons de la guerre ont échoué. C'est vrai, mais n'est-il pas nécessaire, pourtant, de souligner les incapacités ,m! et les négligencas passées si l'on veut tes en éviter les dangers à, l'avenir? dé- uf- i 1 " ■ ■ ■ ! bombardé : de fleurs 1 Dimanche matin, une division fran-' çai,se, composée de chasseurs alpins et d'artilleurs, a défilé sur nos boulevards , intérieurs, au milieu d'un enthousiasme i fou. Il fallait voir marcher gaillardement - ©es hardis troupiers, pas fiers d'être à l'honneur, avec la même simplicité • qu'ils avaient opposée à la peine et à la : morfc. Ils nous ont dit combien ils regrettaient Bruxelles, ce « petit Paris », | qu'ils n'oublieront jamais. Mais le regret . du départ s'«st noyé dans la j'le déliran-, te soulevée à leur passage. NoiÀbstant les ! corps d'harmonie, les clairons, les trom- • pettes qui donnaient tant «t plus, ce - n'était qu'un cri général sur tout le parcours: « Vive la France! Vivent les • Français! Vivent les poilus! j>. Mêlés à la foule, les Anglais, oui semblent avoir 5 un peu perdu de leur negme à la guerre, n'étaient pas les derniers à manifester. ; L'enthousiasme redoublait à la vue des canons bariolés, petits et grands, por-[ tant, non pliis les noms des localités évocateur* de hauts faits d'armes, mais t, les inscriptions suivantes: « Mjidelom », « Le Joyeux », « Le Vainqueur », « Le , Vengeur »• î L'enthousiasme ne prit fin qu'avec le défi hé. Des demoiselles avaient voulu offrir . des fleurs aux officiers, mais la disci- • pline est plus forte que la proverbiale - galanterie française. A un moment de repos, pourtant, l'im d'eux avg.it pu accep- - ter la jolie fleur tendue, qu'il s empressa • de glisser dans sa sacoche. Mais qu'est-oe ■ une fleur? Les jeunes filles en avaient ' pleins les bras. Par bonheur, le cortège étant passé, survint un automobile avec un général français. | Aussitôt une pluie de fleurs s'abattit . sur lui et le bon général laissa faire jusqu'à ce qu'il... disparut sous les fleurs. : POUR L'ENFANCE ANORMALE i [ Dimanche matin, en l'hôtel provincial de la rue du Ohêne, a eu lieu la remiso des diplômes au; quinze récipiendaires du oours norrpal d'enseignement spéoial, évéé, en janvier/1914, par la orôvince, afin de préparer le personnol pour les classes d'enfants arriérés et aaormaux. M. le dôpteur Boulanger devait en avoir la direction. Parti à la . guerre, il a été remplacé par Mlle Poel-mans.M E. Beco, gouverneur du Brabant. assistait à la cérémonie, au cours do laquelle M. Ghoude a fait l'historique de l'œuvre. Il a déclaré que la construction de l'Institut spécial de Waterloo, pour les (jnfants arriérés, interrompue par la guerre, serait reprise le plus tôt possible. Trois sessions ont été tenues depuis la création de l'œuvre, dont la première a englobé 1914-1916, dans l'espoir a'un retour rapide des quatre élèves rappelés sous les drapeaux. Pour ces étudiants, une sossioo spéciale aura lieu. Aprôi avoir pappejé les menaces allemandes de déportation et autres, pour l'ouverture de la session 1918 non annoncée à l'occupant H. Gheûde a signqjé que cinquante instituteurs et injstifcutricejj ont déjà été formés par Tœuvro. La quatrième session ••r» ouverte en janvier 1919, ; le crime de la rue de locht LE VOL EN ÉTAIT LE MOBILE 5 Il est parfaitement établi, h présent, que, comme on le supposait, le vol a été le mo- £ bile de l'assassinat de Mme veuve de Prier j iur de Saône. ] »nt, Le coffre-fort était refermé à. clé et la ( combinaison de lettres était brouillée; -de ^ plus, comme il ne présentait pas de trace m- ae tentative d'effraction, on pouvait sup- 1 e poser que les assassins n'y avaient pas tou- ohé. Cependant la <A6 du meuble avait dis- < int paru. Elle ne se trouvait pas au nombre de < h celles retrouvées sous l'oreiller. C'est pour- < . quoi, il a fallu le secours d'un serrurier ] les spécialiste pour ouvrir le coffre. L'aspect ] ix. intérieur ne présentait rien de suspect. Les , • écrins des bijoux étaient fermés et rangés ■ parfaitement en place. On les ouvrit: ils sa- étaient vides. J lo- Ce Sont les seuls objets qui ont disparu. Peut-être, a-t-on volé aussi l'argent do po- ] n8 che de la victime qui se trouvait sans doute < >nt dans un porte-monnaie retrouvé vide sur < une cheminée. Mais, nous avons dit que ce < ne pouvait pas ê*je une forte somme, its En faco du coff. v>-fort, dans une armoire ' h. glace, deux montres et d'autres bijoux étaient toujours h, leur place. | . De ce que le meuble ^ a été ouvert sans d® effraction, il ne s'ensuit pas nécessaire- 1 ire ment que le crime aurait été commis par des familiers de la demeure. Car, d'après les déclarations de la fille de la victime, colle-ci prenait assez peu de précautions, 1 au notamment elle laissait toujours en place la combinaison de la serrure h secret. Il tne est vraisemblable que la clé ne se trouvait pas avec les outres sous l'oreiller. Elle était _ peut-être dans les poches des vêtements de la victime, ou dans le porte-monnaie dont la nous avons parlé, ou bien encore simple-fis„ ment sur le meuble. os- Morte étranglée MM- les docteurs Héger-Gilbert et Maître cel Héger, médecins légistes, ont examiné L»é. le cadavre et en ont fait l'autopsie, après , l'avoir fait transporté à. l'Institut du Parc las Léopold. les La mort de IkÇme de Prier de Saône est djie à la suffocation provoquée par un linge qui lui avait été serré très fortement au autour du ccru. 1 En La blessure qu'elle portait à la tête a été ûes occasionnée par la cnuto du corps sur le pavement cie la cuisine. pas Comme nous le disions hier, il paraît su- certain que la pauvre femme a été assas-Biné* par deux personnes. la La mystérieuse femme de ménage Il semble hors de doute que la femme de .aj£ ménage, dont nous avons parlé, a joué un . rôlp impoiftant dans l'affaire. Il est cer-d®8 taip que c'est elle qui a commencé les opé-»ter rations de nettoyage constaté dans le salon ns- rez-^e-cl,auss6e et qu'elle a quitté la maison sans avoir terminé son ouvrage. On a toujours très peu d'indications per-frçp mettant de retrouver cette femme. Une note relevée sur un carnet de dépenses de "lse ménd&e porte la mention : « Payé à Jùliet-de te: 5 francs ». Comme on ne sait à qui il ine os^ a'ns* allusion, on incline h croire qu'il s'agit de la femme de ménage, int, Mais e6t-ce bien son véritable nom? On gse doit croire que cette personne s'est présentée chez Mme de Prier de Saône et s'est lux mise à son service uniquement pour préparer le crime ot, dans ce cas, elle n'a pas a(j_ dft lui fournir son idontité véritable. Ce nom de « Juliette » ne semble donc pa6 être Jne d'un grand secours pour les recherches. On ee trouvé bien on présence d'un assaiu srnat commis par des criminels décidés nu" qui ont dû prendre les précautions néces-ait, saires pour s'assurer l'impunité, un ' ■ ble DEUX POIDS, DEUX MESURES .er? •i Bâle, 21 décembre. — Suivant une dépô-' ' olio reçuo de Borlin, le ministre, prussien de de l'Intérieur a enjoint, aux autorités, do le- 110 pas permettre, pour le moment, les opérations électorales prescrites par lé gouvernement polonais, lesquelles sont contraires ire, aux conditions de l'armistice. Le ministre ités Justice a, de son côté, déclaré que toute participation à. ces élections tombe-©Ut rait sous le coup de la loi comme crime de haute trahison. Le correspondant ajeute : Pendant qu'il interdira aux Polonais de voter en Pologne, les Allemands prétendent voter en Al-sace-Lorraine. — Havas. LE SUFFRAGE UNIVERSEL A 21 ANS •an- , , et Un Conseil des ministres sera tenu-, ,rds aujourd'hui lundi, sous la présidence du {me r°î- Le ministre de l'Intérieur, baron de ent Broqufeville, soumettra à la réunion un e à Rrojet de loi relatif à la consultation cité électorale et établissant le suffrage uni- i ia versel à 21 ans. re. Ce projet sera imprimé et distribué B aux membres de la législature au cours jret vacances de Noël; à la rentrée des •an. Chambres, il sera fait diligence par le les Gouvernement pour qu'il soit voté d'ur- om- g^ace par le Parlement, ce ■ ■ 3"s ENTRE LES GOUVERNEMENTS "oir BELGE ET HOLLANDAIS rre, ter. Le Gouvernement belge a fait savoir 3or. au début de décembre que les approvi-ités sionnements et le matériel des bases mi-îais Utaires créées par l'armée belge seraient t ) ramenés par la voie de l'Escaut à An-Le V€rs- Le Gouvernement anglais a notifié, de-, je puis, que le ravitaillement des forces anglaises dans le Rhin se ferait par l'Es-jpjj. caut et la Meuse. sci- ^es décisions ont été prises en consi-l'ale dération du fait que le Gouvernement , re_ néerlandais a permis à la 4° armée alle-jçp. mande de passer avec son charroi et ses isia approvisionnements par le Limbourg néerlandais. ient ssé. INQUIÉTANTE ESCAPADE DE BOY-SCOUTS ittit )us- Un jemne boy-soout, Georges Lha6t, né à. lirs. Ixellea en 1907, dont les parents habitent i u*. vViertz, 20. a quiitté le domicile paternel le 11 courant, soue prétexte de faire un service. Depuis, il n'a plus donné siRno de vie. On T "n sait que le ma6ter Delsart a rcioint le fiisu-jj£j tif en ©ompairnîe de deux autres boy-scouta. Delsart les oonduisït toue au tram, à Mojih, où ile passèrent la nuit au commissariat ae l de Police. Le londema/in. le chef boy-soout partit (jçg en automobile anglais© pour Liège aveo jurs Georges Lhast et un des deux autres soouts. jan- k0 troiïièTne, Hsnrl Bodcnhorst, domicilie jrer ruo Godeoharlos, qui a refusé de les suivre, rrié- rentré fcuI ohez «es parents. Il croit que lfrer de Liège, ses trois compagnons se so.nt din-la gés sur l'Allemagne pour se mettre à la dia->oel- position doe autorités militaires alliées. ssis- ScI1h UN OFFICIER FRANÇAIS TUÉ A LEMBERG 1 Bâlc, 21 décembre. — On apprend de ® * Lemberg que le lieutenant-colonel Henri ' j0g de Villaine, chef de la mission française sion envoyée pour réunir les documents concernant la politique ukrainienne, dans le dif->an- férend entre l'Ukraine et la Pologne, a été ver- tué par des soldats ukrainiens. ® jjf Cet officie^ était arrivé îi Lemberg pen-léjï da°t l'invasion de cette ville par les trou-ïion ukrainiennes et allait l^a quitter, lorsqu'il fut tué* UNE GRANDE t Cérémonie patriotique E AIXELLES Une émouvante manifestation réunissait, dimanche matin, les autorités communales, les élèves des écoles, les membres des œuvres et Les sociétés locales, en vue de rendre hommage à la mémoire des 150 soldats belges et alliés inhumés au cimetière d'Ixeiles. Dès 9 h. 1/2, défilèrent sur la place communale, drapeaux en tête, les quelque 10,000 élèves des éooles laïques et congréganistes du faubourg, tandis que les deux plus anciennes fanfares ixel-loises, « La Lyre » et la « Phalange musicale » exécutaient l'« Entre-Sambre-et-Meuse », « La Madelon » et le « Tip-perary ». A la terrasse de l'Hôtel de ville avaient pris place MM. Coôq, faisant fonctions de bourgmestre, Buyl et Blyc^aerts, échevins, Accarin, secrétaire, entourés des membres du Conseil communal, des fonctionnaires et employés des sociétés de charité, des hospices, des prud'hommes, du Comité djp secours et d'alimentation, des magasins communaux, des délégations de la police et des pompiers. ; Après l'exécution de la « Brabançonne », par les enfants des écoles, le cortège, superbement ordonné par M. Van Cutsem, chef de service, se mit en route par la chaussée d'Ixeiles, la place Sainte-Croix, l'avenue de l'Hippodrome, le boulevard Militaire, la chaussée de Boendael pour gagner le champ de repos.Un peloton de gendarmes à cheval ouvrait la marche. Au cimetière, devant le monument provisoire élevé « Aux braves morts pour la Patrie, 1914-1918 », M. Cocq parla: Discours de M. Cocq Il y a un mois, ditrdl, la population d'Ixeiles, se joignant à celle de Bruxelles et des autres faubourgs, célébrait l'entrée triomphale, dans la capitale reconquise, du Eoi-Chevaller, revenant victorieux de la guerre, accompagné do nôtre vaillante reine, de leurs chers enfants et des superbes détachements de notre héroïque armée, et des glorieuses armées de nos grands alliés. Spectacle inoubliable, çfui lit bonûir nos cœurs d'allégresso, d'enthousiasme et de patriotique fierté 1 Aujourd'hui, nous avons convié nos concitoyens à une autre cérémonie, non moins émouvante. Nous les avons priés de se joindre à nous, avec les enfants des écoles et les délégations des œuvres ut sociétés locales, pour reporter no3 pensées vers tous les disparus, pour pleurer, avec tous ceux qui les aimaient, ceux qui ne reviendront plus, pour rendre un pieux hommage à ceux qui, partis la joie dans les yeux et le sourire aux lèvres, à l'appel de la patrie eu détresse, ont affronté tous les périls, enduré toutes les souffrances et sont morts pour son salut. Dans ce magnifique cimetière, qui fait l'admiration de tous cefix qui le visitent, combien déjà sont ooucliés de ces braves qui ont fait noblément le sacrifice de leur vie, officiers et soldats de tous grades et de toutes nations, Belges, Français, Anglais», Américains, Italiens, Portugais et Russes, unis et confondus dans la paix éternelle du tombeau, comme ils l'ont été dans la terrible mêlée des combats 1 Et si, InjecaBt error notre penoio «Jrnne sur la série formidable de batailles gigantesques et de sombres tragédies qui se sont déroulées depuis quatre ans sur la surface des terres et des mers, nous nous remémorons les hécatombes sanglantes qu'elles ont entraînées, à combien de centaines de milliers de martyrs de la eause du Droit et de la Liberté, notre hommage d'inflnie gratitude ne doit-il pas aller? Gloire à vous, héroïques défonsours de Liège et d'AnverB! Gloire à vous, innocentes victimes des massacres de Dinant et de Lou-valnt Gloire à vous, infortunés prisonniers tombés dans les cachots et dans les camps ennemis, sous les persécutions de vos bourreaux ou les balle? des pelotons d'exécution! Gloire à vous, courageux jeunes gens, dont les corps pantelants sont restés accrochés aux fils de fer barbelés des frontières que vous espériez franchir! Gloire à vous, illustres vainqueurs de l'Yser, de la Somme, de la Marne et de Verdun! Gloire à vous, combattants valeureux dos Alpes et des Balkans. de Palestine et de Mésopotamie! Gloire à vous, vaillantes légions d'Afrique, où noirs et blancs ont su mourir avec une égale bravoure pour leur commune patrie! Gloire à vous, intrépides marins dont les audacieux exploits ont seooué le monde d'un frisson d'admiration .. C'est à vous tous, ô grands ot chers morts, que nou6 devons notre délivrance, le triomphe de la Justice et le salut de l'Humanité. Par votre sublime dévouement, vous avez assuré la paix du monde, la victoire de la civilisation sur la barbarie. Nous en garderons l'impérissable mémoire. L'art chantera vos glorieuses prouesses. Le marbre et le bronzo on légueront le souvenir aux générations futures. Quant h vous, mes c'ncrs enfants, qui êtes l'avenir, n'oubliez jamais oo que vos pères et vos mères ont enduré. * N'oubliez jamais les crimes dont s'est rendue coupablo envers votre patrio et envers l'humanité, une vrace maudite, qui avait conçu l'orgueilleux dessein, en exécution d'une prétondue mission providentielle, de conquérir et do dominer l'univers. N'oubliez jamais surtout les immenses sacrifices qu'ont faits pour nous la France, l'Angleterre, les Etats-Unis et les autres nar tions alliées, dont les nobles fils ont versé leur sang pour libérer notre petit pays, envahi et opprimé par le plus cruel des maîtres, — aujourd'hui libéré des chaînes de Pesclavage, entouré de l'estime et de l'affection de toutes les nations, appelé à remplir les plus brillantes destinées, sons l'égide d'un souverain, qui s'est acquis par sa droiture, sa vaillance et son génie, une gloire immortelle. Vive la Belgique! Vive le roi! Le salut aux morts Après ce vibrant discours, toutes les sociétés défilèrent. D'innombrables gerbes et couronnes furent pieusement déposées au pied du monument. Puis les enfants furent reconduits dans leurs écoles respectives où on leur remit un souvenir, un calendrier dessiné à l'école professionnelle Cocq par les élèves de Mlle Bosché, portant un poème de Mlle Delvaux et illustré d'un portrait de la reine en infirmière. A LA MÉMOIRE DE GABRIELLE PETIT Le Syndicat national dos Employés et Employées de Belgique a rendu, dimanche matin, au Tir National, uU hommage ému à la mémoire d'une de ses membres, Ga-briolle Petit, fusillée le 1" avril 191G, à l'âge de 22 ans, par la chiourme teutonne. Gabrielle Petit, on s'en souvient, s'était acquittée, en Hollande et en Angleterre, do missions périlleuses et patriotiques, quand elle fut arrêtée et trouvée en possession de documents. Malgré les tortures, iamais elle ne dénonça ses camarades. De blanc vêtue, une fleur dans les cheveux, elle marcha au feu de peloton sans regret, sans amertume. Au contraire, c'est elle qui décocha aux bandits ce trait incomparable: — Vons allez voir comment meurt une femme beige! En présence d'une foule énorme et recueillie, M. M. Van Overbergh, ancien secrétaire général aux Sciences et Arts, ainsi que M. Haginet, président du syndicat, prononcèrent sur la tombe de cette héroïne, d'impressionnants discours, LA TERREUR ! BOLCHEVISTE j 400 personnes fusillées ! . après avoir creusé leurs tombes] m- m- (De notre Correspondant particulier) ' 2S' Amsterdam, 22 décembre. — Les jour-Lx.^ naux allemands mandent que les bol- { ies chévistes commettent de nouveaux excès dans la région de la Baltique, en Livonie et à la frontière de la Grande ? Russie. A Pleskau, en Livonie, les troupes ont arrêté quatre cents personnes, puis, après leur avoir fait creuser leurs pro-*j près tombes, les ont fusillées sur place, j I j" Non loin de là, à Ostrof, d'autres nom-P" breuses exécutions ont eu lieu, aprèe z . des scènes sanguinaires de la dernière H î™ violence. ns ts, L'AVANCE DES BOLCHEVISTES j 1^ Les autorités de Berlin ont reçu une dépêche disant que l'avance des oolché- \ vistes, dans la région de la Baltique, re- ! " vêt un caractère de plus en plus mena» çant. Valk, station de chemin de fer importante, en Livonie, est sur le point de ' tomber entre leurs mains. Ils ont traversé la Dwina près d« Friedrischtadt, . ~ en Courlande, et marchent sur Libau. an lté LA PATRIE SOCIALISTE EN DAf: - ER Berne, 21 décembre. — On apprend j que le gouvernement bolch'viste russe a proclamé la « patrie socialiste » en danger. Il a créé un Soviet directorial de défense sous la présidence de Lenine et possédant, parmi ses membres, Trot-sky. Le commandement suprême est lRt exercé par ce dernier. >ur ______ LES ABERRATIONS j £ DU RAILWAY >m- loi- "Un singulier cas de ce qu'on pourrait âpre, peler la -oli ambulatoire vient de se pro-de duire sur le railway franco-belge. ta- Un train était venu « embarquer > envi- 1 les ron 300 réfugiés h Londerzeel, pour les re-i ec- conduire à Menin et dans la banlieue. Tout jrs se passa plus ou moins normalement au •io- début; mais bientôt, après mille tergiversations, le train s'aiguil 6ur une lign» . j. de hasard ot, reprenant souffle, roula, roula... si bien que trois jours apr?;s, ce» iiu_ malheureux réfugiés étaient débarqués... à ' et 400 kilomètres de Paris: dans la Creuse et1 , dans le Corrè •j ' Leur voyage fut évidemment un joli cal-les v£"re- La d fficulté maintenant sera leutf rapatriement. M. le député Dôbunne fait ■tia ^es démarches auprès des ministres capables d'aider ces braves gens à réintégrer, ; enfin, leurs tristes foyers. 11 a été reçu par i ' le ministre de l'Intérieur qui a le problème -uU des réfugiés dans ses attributions. ait ■ »"ui LE Y. M. C. A. A BRUXELLES /ie, de II vient d'être installé, à Bruxelles, ra« ! Neuve, dans l'ancien bazar. Tous nos «jass» !®8' ont connu, à Calais, le Y. M. C.. A. (pro-. noncez: wei-èm-sî-è), qui n'est autre qu« "er" le Young Men Christian Association. Le Y. M. C. A. : c'est le home du soldat jne on permission j o'eofc là que le ïomxuy, !• a»- poilu ou le juss trouveront le gîte et la ont pâtée aux jours de congé. ac0 La section bruxelloise, dirigée par M« ' Fryer, a fusionné avec la C. li. F. B., co-mité de récréation au front belge, que di-nlJ" ri go M. Sitters. Elle est placée sous les auspices du Conseil national et a pour pré-ra" sidents d'honneur, Mme la comtesse Jean de Mérode et M. Adolphe Max. Ce genre de de homes existe partout en Angleterre, où. ' tes 2,000 soldats peuvent être réunis. Le roi ou- George en est le président d'honneur. er8 A Bruxelles, un dortoir de 4,000 lits, dont ap8 1,000 réservés aux Belges; une salle ae ra-iurj fraîchissoment, un restaurant, une biblio- ■ onj thèque de 2 à 3,000 ouvrages anglais, fran- i cais et flamands, 18 billards et do nom-Q®8 breux jeux, des baignoires, une salle de ré- , ïue ceptions et de coniérences, un cinéma et -lus" un théâtre seront installés. Un comité de rne- dames fera diligence pour organiser les di- j ma, verg services. Les salaires absorbés par ces ire ^ern^ers 8era 15,000 francs par semaine, j jjr8 Un office de renseignements fonctionnera, J ■aie (lu* donnera tous détails sur les voyages, jire excursions, change, théâtres, etc. eux Los repas seront payants pour les Anglais son et les Américains et gratuits pour les Belges on permission. Des biscuits, cigarettes, rts chocolat, etc., y seront mis en vente poux om^ eux sans aucun bénéfice. » j ité. Dos concerts seront donnés toute la jour-,vez née, par une musique do mutilés belges, > la pour les quelque 500 hommes que chaque division d'armée enverra ici pour 18 heure». ire. de congé. Le • Le local de la rue Neuve sera ouvert jour ive- ot nuit. Pour donner une idée de son importance, disons que 10 tonnes de charbon y Stes seront consommées ohaque jour pour fé irea chauffage et l'éclairage. , Des nurses et un docteur y donneront ren- leurs soins aux malades. Un club d'officiers •ers y sera établi. J rait Le Y. M. C. A. s'ouvrira officieusement -Ion mardi soir. On espère que le roi en fera, d© plus tard, l'inauguration officielle. L'œuvre n'a qu'un but: le rapprochement sa- ot la fraternisation de tous les soldat#r nce, alliés. na- ;rsô " S LE MARTYRE de DES PRISONNIERS ITALIENS ?ide ? roi- oire Rome, 21 décembre. — La Commission d'enquête chargée d'examiner les violations du droit des gens qui ont été commises par les ennemis de l'Italie, a établi, de manière irréfutable, que les ]es prisonniers italiens ont manqué aes ali-rer. ments même les plus nécessaires. De "dé- très nc~ibreux prisonniers sont morts de les faim et la tuberculose a fait rage dans $eo_ leurs rangs. ;ou- Il a été également établi que les colia ;ole expédiés par la Croix-Rouge et par les de familles n'ont, en grande partie, pas été 111e délivrés. ! la II résulte également de l'enquête que dans plusieurs camps, les prisonniers italiens ont été l'objet de mauvais traitements prémédités et exercés à l'égard d'homméfe qui se trouvaient dans l'impossibilité ae se défendre. Il faut ajou-r ter que les prisonniers italiens ont été envoyés au travail dans les premières lignes du front, sans qu'ils aient été si-, , et gnalés après leur oapture, et ce, afii^ iche qu'on n'ait pas de compte à rendre v Smu leur sujet. — Havas. Ga- 5, & ■' 1 ine. tait POUR L'AJOURNEMENT rre, | ZI: D'UNE PARTIE res, ^ DU PROGRAMME DE M. WILSON ret, ble- Washington, 22 décembre. — Le sénateur républicain Lodge a prononcé un discours, une dans lequel il a parlé en faveur de l'ajournement, jusqu'à la conclusion du traité do re- paix, de cinq des quatorze points du prose- gramme de M. Wilson, o'est-k-dire de ceux insi relatifs â la Ligue de* Nations, a la liber'é cat, des mers, â la diplomatie secrète, aux bar-ïne, rières économiques ot i 1^ réduction de*, ( aymements. — îleute^ „ -

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