La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 29 Oktober. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Konsultiert 23 Mai 2019, https://hetarchief.be/de/pid/2j6833nt35/
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Th« Newtpaper for Beleiant LA MÉTROPOLE I ONE PENNY L.. DIX CENTIMES KiUNDE : VU F CENT ISSEKT: DIX CENTIMES PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Lane, W.C.2 — Téléphoné : Holborn 212. f 3 «>o4« 9 «il. AboaiiantiPt W é moi« 17 ah, l 1 an 32 ah, 125" ANNEE MARDI 29 OCTOBRE 1918 "m M~«£rr- No. 302 LA GRANDE GUERRE I Les Italiens franchissent la Piave I CHUTE D'ALEPPO Nouvelles victories françaises Lundi midi. 3uoi qu'on fasse les nouvelles de la guerre Je„t à l'arrière-plan ce qui est peut-être ,«reux car tant que nous ne savons pas ce tfera l'Allemagne il faut tendre toute sa onté vers la victoire. Heureusement que sur le chlamp des opéra-m; cette volonté subsiste entière. Témoin les tfe français qui viennent d'aboutir à la ie-ite des Allemands du front Oise-Serre après vigoureuses attaques. Les Français ont tdes gains importants sur le front de 60 omètres entre l'Oise et l'Aisne. Ce fut une site générale vers le nord. Mont d'Orignv, -Benoite, Courjumelle et Chevresis Mon-111 ont été pris. Le nombre de prisonniers jurés entre Sisonne et Château Porcien lasse 2450, dont 51 officiers. Une autre victoire qui s'ajoute à toutes cel-qui précipitent l'Allemagne à terre par ir répercussion est celle que le général Al-ibv vient de remporter en entrant à Aleppo. «ont une dépêche du 27 la cavalerie avan-t et les auto-canons britanniques occupè-nt Aleppo samedi, après avoir vaincu une iposition assez légère. Aleppo est au nord de Dais sur le chemin de fer de Palestine et ts de l'importante jonction de Muslimie me-intàAdana et à Alexandrette. D'autre part les Britanniques de Mésopo-fiiie sont sur la route de Ninive dans leur mrsuite des Turcs sur les deux rives du 1 i-e, Les Turcs sont menacés d'un mouve-mt enseloppant par le passage du fleuve, éré vendredi à Lesser Zab près de son em-«chure en conexion avec la cavalerie qui ait franchi le fleuve jeudi dernier à 10 ki-nètres plus haut. Sur la route de Ninive les environs sud de irkuk sont atteints. Les Turcs semblent oc-per en force les hauteurs du nord de cette Ile. Les Italiens deleur côté -sous les ores de Lord Va van ont franchi la Piave di-anehe matin à 6 h. 45 dans les environs de ile Grave di Papadopoli. Sur la droite les Italiens rencontrèrent une irte résistance. Suivant les dernières nouvel-s, après une lutte très forte cette résistance tt vaincue et l'avance fut effectuée. La mort de Kitchener Une trahison de l'ex-tsarine ? New-York, 26 octobre.— M. Henry W. tapp, chef de l'Année du Salut en Russie, $t justement retourné en Amérique. Il accise l'ex-tsarine de trahison et d'avoir appor-é à Potsdaim d!es secrets d'Etait, ayant eu lour effet le coulage du Hampshire, qui ouda la vie à lord Kitchener. Toutes les nouvelles que la Russie recevait «cernant les plans des Alliés flui étaient «mmuniquées et envoyées ensuite en Allle-nagne. En fait, le Kaiser contrôlait la Rus-ie.La corruption, la trahison et l'intrigue 'aient terribles à la cour de Russie, dit M. fopp, et causaient un tort considérable à la ausedes Alliés. Le chaos actuel de la Russe fu provoqué par Kerensky, Lénine et Trotsky. M. Mapp est d'avis que dains le début, Kerensky avait à cœur les intérêts du peu-mais qu'il se trouva ensuite sous la pression allemande et s'échappa avec la complicité des Bolchevistes. ♦ Ils ont sauvé la vigne .Le Figaro rapporte ce met touchant d'un 'impie vigneron. ^Combattant de la première heure, ce brave ™ampenois avait sa maison, sa vigne et sa dans une localité bombardée de telle sor-;e que tous les habitants durent l'évacuer pen-ant quelque temps. A leur place, vinrent des poilus, des poilus 'entôt vainqueurs, qui repoussèrent l'enne-1111 assez loin pour que les villageois rassurés 'fcsent venir reprendre possession de ce qui ,€stait de leurs foyers. Helas! il ne restait pas grand'chose, sur-ut dans les caves, car les poilus avaient 2 s°if, et la femme du vigneront, entre l".?8' °°nst;a,:a que les nombreuses bouteil-5 de Champagne qui constituaient la majeure de lia fortune d<u ménage avaient été Nrûment vidées. "lignée, elle écrivit à son mari, parlant de ,r®r.Peinte, et le bon vigneron répondit : jr, évidemment, la perte est grosse. Il fau-beaucoup travailler pour la réparer. Mais no k P'a'.ns P®s des camarades qui ont vidé H bouteilles. Remercie-les au contraire. Car Msont bu le vin, ils ont sauvé la vigne." Sur la gauche des troupes britanniques atteignirent leur objectif après avoir vaincu une forte résistance. Le communiqué britannique dit qu'après un fort bombardement l'ennemi a fait une contre-attaque en force contre les positions anglaises au nord-ouest <de Le Quesnoy. La contre-at-taque fut repoussée. Samedi on annonça la capture d'Artres et de Famars au sud de Va-lenciennes. De ce côté aussi une attaque fut repoussée. Sur le front américain au nord de Verdun l'ennemi essaya de reprendre sans résultat le terrain perdu notamment entre Bantheville et le Cris de Rappes. Il y eut des combats d'artillerie dans la Woevre. La situateion générale sur le front ouest semble s'établir comme suit •: Autour de Landrecies, comme aux abords du Quesnoy, bastions avancés de la Sambre, au ras de Valenciennes comme de Tournai, citadelle de l'Escaut, le combat redouble d'intensité.Ici comme là, nous avançons pas à pas, mais nous avançons. L'ennemi contre-attaque avec furie, mais ses contre-attaques sont brisées, à tout coup, écourtées par la nécessité où il se trouve acculé, sans avoir pu développer son effort, de tenir tête, en rompant, à l'opiniâtreté ininterrompue du nôtre. A ce jeu épuisant, d'un bond en avant, presque aussitôt suivi de deux ou trois bonds en arrière, la puissance de réaction de l'ennemi se détend nerf à nerf. Et n'était la ténacité des mitrailleuses, suppléant dans une large mesure à celle déconcertée et peu à peu mollissante du matériel humain, nous aurions, depuis hier, à inscrire, à notre compte, un large gain de terrain. Mais le souci d'épargner à l'extrçine la vie des combattants, et la certitude d'atteindre par là seule manœuvre aux résultats visés, incitent le haut commandement britannique à tourner tranquillement les obstacles qu'il serait aussi onéreux qu'inutile d'aborder hâtivement de front. Ainsi en va-t-il devant Valenciennes et devant Tournai. La crainte d'une invasion aérienne Les Muenchener Neueste Nachrichten expriment une grande appréhension au sujet des conditions de l'Entente pour un armistice.Ce journal d'it qu'une retraite allemande à l'intérieur de la frontière et plus encore, une avance ennemie à la frontière, rendrait la situation de l'Allemagne pl-us mauvaise parce qu'elle exposerait le territoire industriel de l'Allemagne au feu de l'artillerie de l'Entente, tandis que le même danger disparaîtrait pour les districts industriels de l'ennemi. Au sujet de la guerre sous-marine, les Nachrichten font observer que l'Enitenite ne dloiit pas s'attendre à ce que l'Allemagne continuera, de façon indéfinie, les concessions qu'elle fit à son détriment.-+— Vendredi d'ernier a eu lieu une nouvelle séance d'e la Conférence parlementaire interalliée, dans une d'es salles de comités de la Chambre des Lord's. Un grand nombre de membres anglais, français, italiens et belges étaient présents. Des Vêtrements De Chaussures Des Couvertures POUR NOS FRERES DE LA FLANDRE LIBEREE. Adressez—les franc de ptrt au COMITE NATIONAL FOR RELIEF IN BELCIUM, 13, City Road, E.C.1. Faites dès à présent, un inventaire de ce queveus n'emporterez par d'ici pour rentrer au pays. Mais surtout dêpêchez-vous. Pour remplacer les articles allemands Ce qu'on demande en Belgique Nous commencerons vendredi, 1er novembre, lai pubfaatiicai de liai fetta que nous avons! annoncée die produits et articles d'origine allemainde qui seront demandés en Belgique après la libération. Cette liste n'a pas la prétention d'êtirte comjpdète. L'Anglo-Belgian Trade Review, qui avait été fondée aifiin d'alider si possiible nos compatriotes à même de remplacer chez nous les articles allemands n'a pu continuer sa publication, parce que commencée à uini moment où la paix ne paraissait pais prochaine, elle ne put obtenir les annonces de maisons anglaises sans lesquelles elfflle ne pouvait subsister. Il lui est impassible aujourd'hui, vu l'urgence d'une part, vu le prix extravagant diu papier et dé la composition typographique d'autre pairt, de reprendre sa publication.Les abonnés de aette revue necevnclnt en échange des cinq numéros qui devaient paraître encore un abonnement équivalent d'ulra mois à la Métropole, contenant les llistes d'articles qu'eMe1 se proposait de publier en temps utile. Une grande partie dies abonnés dex cette revue ayant changé d'adresse, mous prions tous ceux qui liront Oeit avis de vouloir bien nous communiquer leur aidlresise actuelle. Ne pas coinfondre. Il s'agit bien de 1 'Anglo-Belgian Trade Revieiv et non d'une autre publication du mêmia genre qui a paru iil y a quelque temps-♦Pour le rétablissement de la marine royale La Ligue maritime belge (Section* britannique et française réunies), après débat contradictoire,"Considérant que les pays, grands ou petits, ont le devoir, pour être dignes de leur indépendance et de leur souveraineté, de veiller pas eux-mêmes, dans la mesure de leurs forces à leur propre sécurité ; Que la Belgique, pour sa défense intégrale, a donc hesoin d'une marine militaire comme elle a besoin d'une armée ; Considérant qu'un pays1 sans marine est incapable d'assurer par lui-même son ravitaillement et celui de ses colonies, comme il est impuissant à maintenir le lien indispensable entre ces dernières et la mère-patrie ; Considérant qu'il est en outre nécessaire que la marine militaire assume, en collaboration avec l'armée, la défense des eaux maritimes tant de la côte de Flandre que de l'Escaut et du Congo ainsi que des grands lacs africains et dles zones inondables ; Considérant que la marine militaire et la 'marine de commerce forment un tout indissoluble ; que la guerre actuelle a surtout mis en relief l'intime compénétration de leurs servi-I ces ; Considérant que la marine militaire entraîne avec elle le développement de la conscience maritime d'un peuple en même temps qu'elle suscite les initiatives personnelles, notamment 1 en matière de construction navale, consacre la ' haute valeur technique matériel et son caractères d"instrument de science, de précision et de progrès; qu'elle aide à la propagation et à la vulgarisation de la science nautique, forme un personnel marin national expérimenté et contribué à renforcer l'esprit de discipline dans les équipages ; Que dès lors, les dépenses budgétaires qu'entraîne une marine militaire apparaissent, au point de vue de l'essor économique et social d'un pays très peuplé, comme présentant une utilité incontestable ; Considérant qu'en rétablissant la marine militaire, la Belgique ne ferait qu'accomplir le vœu qu'exprimait déjà en 1852, le roi Léo-pold 1er, au moment où, pour des raisons financières, son gouvernement avait supprimé le budget de la Marine royale ; que le baron Lambermont exprima à maintes reprises son regret de cette suppression et son ardent espoir de voir un jour renaître la Marine royale ; Considérant qu'il serait utile pour la Belgique d'avoir une marine militaire même dans le cas où, ultérieurement une Société des Nations serait constituée ; qu'il est en effet particulièrement désirable que les petites nations participent au maintien de l'ordre international, notamment au point de vue naval ; Emet le vœu de voir le gouvernement mettre fin à la situation anormale dans laquelle, seule parmi les nations maritimes et colonisatrices, se trouve la Belgique et rétablir la Marine royale. ♦ — C'est Mrs. Lloyd George qui a envoyé le premier paquet pour répondre à l'appel en favuer des femmes et des enfants des contrées libérées des Flandres et de la France. La bataille des Flandres Le Roi et la Reine à Bruges Calme sur le front belge Communiqué belge Le Havre, 26 octobre. — Communiqué of ficiel du grand quartier général. La nuit de vendredi fut marquée par uni grande activité d'artillerie. Notre ligne di front et nos zones de l'arrière furent bembar dés. Samedi il n'y eut rien d'important à si gnaler à part le feu habituel sur toute l'éten due du front. Nous avons réduit la résistianci des nids de mitrailleuses au nord de Ronsele * * * Le Havre, 27 octobre.— Communiqué ofïi ciel du grand quartier général. Légère activité d'artillerie marquée sur tout par des tirs sur 110s premières lignes e nos communications. Communiqué anglo-belge Grand quartier général, 26 octobre. Il n'y a rien à signaler sur le4jront des ar mées belges. La seconde armée britannique a de nou veau fait quelques progrès dans la directior de l'Escaut et a pris Avelghem. L'entrée solennelle de nos souverains à Bruges Après avoir connu, durant quatre ans l'esclavage, Bruges vécut vendredi demie une journée d'allégresse qui aura compensa pour les habitants de l'antique cité flamand* toutes les douleurs souffertes. Après avoir visité par deux fois Bruges depuis sa libération, nos souverains firen vendredi leur entrée triomphale dans la Ve nise du Nord. La reine Elisabeth, toute souriante, étai à la gauche du roi Albert, qui avait à s; dlroite le jeune prince Léopold, portant fière ment son uniforme du régiment des carabi niers. Toute la population était massée dams le rues, portant ses habits de dimanche, qu avaient été soigneusement conservés pour 1-jour où le Roi-Soldiat pourrait enfin quitte ! le petiit co/iln de terre, qui était encore ls Belgique. La foule avait été tenu à l'écart pendaim que le roi passait la revue de ses troupes mais, au moment où les souverains franchi rent les marches du palais du gouverneur, 1: population rompit les cordons et acclama di façon délirante les augustes visiteurs. Ce fut, pour tous, un moment d'émottioi inexprimable et le spectacle de ce chef s glorieux et dé cette gracieuse reine, repre nant contact avec son peuple arracha de. larmes à tous les assistants. Le roi et lia reine, qui avaient peine à do miner leur émotion, ne cessaient de salue le peuple. Touite la ville avait un aspect de fête e les couleurs nationales étaient arborées au: façades de toutes les maisons, tandis que le carillons et les cloches des vieilles église faisaient entendre leurs tintements joyeux. Dans l'histoire si vivante de l'antique ci té, l'a journée de vendredi comptera parrn les plus belles. A Bruges Solidarité franco-belge Dans l'intéressante dépêche de Bruges di correspondant de guerre," lieutenant "d'En traygues, au Temps (22 octobre 1918) on trou ve, notamment, les deuy extraits ci-après nouvelles preuves de la solidarité qui uni Français et Belges : "Comme je paraissais ému de l'accueil fai à quelques Français par les habitants, un de notables de Bruges m'a donné cette explica tion : "Quand1 nous avons vu défiler les pre miers détachements de notre armée nouvelle que nous ne connaissons pas, les soldats bel ges nous ont dit : "Non, non, réservez votn admiration, "attendez les Français, alor: vous verrez ce que c'est que de vrais poilus ! ' Qu'elle manifestation plus touchante et plu spontanée pourrait-on imaginer pour affirme une fraternité d'armes!... "— J'ai cassé la croûte à l'hôtel du Panier installé dans l'ancienne maison de la "Fleu de blé", où le grand Longfellow composa soi fameux poème. En face, à midi, l'ombre di beffroi traverse la plice. Au dessert, j'ai ei deux surprises : d'abord on m'a apporté un des premiers numéros du journal local fia mand qui venait de paraître, le Belgenlarti (le Pays belge), où les Français sont salués ei ces termes : "Salut à vous, soldats héroïques de la Fran ce immortelle, de la plus grande France qui nous rêvons pour demain ! Trop de liens nou unissent désormais pour qu'en cette ville d> Bruges nous ne vous recevions pas en frère et n'essuyions pas sur vos fronts sanglant et meurtris la trace de la bataille." Les Brugeoies aussi enthousiastes que les Parisiens ; Les deux extraits ci-dessous reproduits sont empruntés à la relation de l'entrée des correspondants de guerre français à Bruges, au lendemain du départ des Allemands. Ils attestent l'énergie des sentiments patriotiques des : population flamandes délivrées. Voici, d'abord un passage de la lettre envoyée à L'Echo de Paris (22 octobre 1918), par M. Eugène Tardieu : "A cause de l'allure précipitée de 9a délivrance et par un bas calcul du Boche cynique ou menteur, Bruges est intacte. Réjouissons-nous qu'elle ait été épargnée; mais n'en sa-chons aucun gré aux bourreaux de Louvain. Par la faute d'un pont écroulé qui barrait la route, je suis_entré à pied1 dans la ville, hier dimanche, à midi. On sortait de la messe et toutes les fenêtres avaient leurs drapeaux. Les cloches, muettes depuis quatre ans, sonnaient j à toute volée. Dans la cathédrale, on venait de chanter le Te Deum de la délivrance. Une foule, enfin maîtresse d'elle-même depuis vingt-quatre heures, emplissait les rues. Mes compagnons et moi, officiers vêtus de bleu horizon, correspandonts en uniforme khaki, , nous étions les premiers Français que cette foule ait vus depuis quatre ans et dont elle • rêvait. Elle avait, la veille, embrassé ses propies ^ soldats. Ses acclamtions, ses mouchoirs agités à toutes fenetres, l'élan de son accueil mollissaient nos cœurs et nous eussent rem-t plis de confusion si nous n'avions compris que ces ovations ardentes s'adressaient, pardessus nos têtes, à nos poilus magnifiques, à toute^ 1 armée française dont les circonstances fortuites seulement avaient fait de nous les indignes ambassadeurs. Qu'ils le sachent bien : Tous les témoignages d'admiration et de reconnaissance que nous avons recueillis pendant deux heures étaient pour eux. Où que 5 nous allions, on a crié sur notre passage : .i "Vive la France ! Vivent les Alliés ! Vive l'ar-5 mée française ! ' Nous avons compris qu'une alliance indissoluble, bien plus forte que tou-i tes les combinaisons des diplomates, était conclue désormais entre tous les peuples qui ont t souffert et lutté pour le triomphe du droit et , de |a liberté, et que, le jour du triomphe étant arrive, ces liens se resserraient encore davan- , tage-" De son côité, M. Edouard Helsey, écrit le 20 octobre 1918 (n. du 22 octobre 1918) : "En décampant hier matin, samedi, sur le . coup de 5 fleures, ils (les Allemands, N. d. 1. 1 R.) n'ont guère fait sauter qu'un pont à l'entrée de la ville. Place du Beffroi le chef-3 d'oevre de l'âme flamande, l'hôpital Saint-Jean, lé Béguin'age, les vieilles maisons, tout - ce collier de merveilles est intact. La guerre r s'est retirée de Bruges sans avoir rien flétri de sa grâce mélancolique, sans laisser sa souil-t lure sur sa pensive beauté. c J y suis entré ce matin, dimanche. Le ; temps était gris et les lents carillons s'écou-3 laient goutte à goutte au-dessus des toits. Cependant, il était impossible de reconnaître 'a - cité si calme du temps de paix. Elle avait i changé de visage. Ce n'est plus Bruges-ia- Morte, c'est Bruges-la-Ressuscitée. Les lacs et les canaux, dont le miroir embué ne reflétait que du silence, sont agités de chants et de cris. Les maisons, jadis recueillies, palpitent de milliers de drapeaux. C'est 1 sans doute l'a première fois depuis bien longtemps que l'on voit à Bruges toutes les fenêtres ouvertes et que toute la population court > par les rues dans un tumulte d'acclamations... En nous voyant, en apprenant que nous sommes Français, ces braves gens ne se contiennent plus. Est-ce donc là cette Flandre un 5 peu froide et médiative? Jamais je n'ai marché au milieu d'une foule plus ardente. On se croirait parmi le peuple de Paris. On nous embrasse, on nous harangue, on ; c."e à s'enrouer : "Vive la France! Vive la liberté ! ' On chante à pleins poumons, lente-^ ment, avec un accent de force inaccoutumé, notre Marseillaise, que tout le monde sait par ^ cœur et qui est vraiment devenue le cantique de l'humianité. On nous entraîne dans les maisons ; on se dépouille pour nous de ses der- > niers cigares ; on déterre le vieux vin de Fran-ce. Je viens de boire ainsi une précieuse bou- 1 teille. 1 — Elle est restée cachée deux ans dans la 1 châsse de sainte Ursule, me dit le maître de la 1 maison. Les Boches, là, ne l'ont pas soupçonnée.": ♦ On annonce le suicide du. Dr. Mickl, chef du cabinet oivil de l'empereur Charles. ; La situation actuelle de l'Autriche est la ; cause die cet acte de désespoir. On annonce de Paris que le lieutenant s Nunigesser, le second1 "as" français, est souf-3 fran-t d'une congestion pulmonaire. L'état de sa santé cause une centaine inquiétude.

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