La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1916, 02 Februar. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Konsultiert 21 August 2019, https://hetarchief.be/de/pid/sn00z7234x/
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"LA MÉTROPOLE," the influentiaî Belgian newspaper now enjoying tho hospitality of Sttf was reraoved to this country after the destruction by the Germans of its Antwerp offices- Through its appearance in conjunction with this paper thousands of refugees from Antwerp and other parts of Belgium are able to obtain the latest Belgian news in their own language. LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 23me ANNEE MERCREDI 2 FEVRIER 1916. N°- 33. LA GRANDE GUERRE. nouveaux raids de zeppelin—six navires aeriens operent a la fois sur l'angleterre—tentative contre paris—raid sur salonique. — calme sur les fronts français et russe.—la campagne du caucase. — les etats-unis deviennent belliqueux—nouvelle baisse du mark. S les Allemands paraissent avoir complété la ! couveMe flotte de super-Zeppelins dont on annonça de toutes parts la construction l'an (fermer et, grâce au temps calme, leurs raids e multiplient et s'intensifient avec une vitesse surprenante. Nouvelle tentative contre Paris, lundi soir, arrêtée à Compiègne ; raid sut les dépôts alliés dans le port de Salonique; enfin, laid monstre entrepris lundi &ciiir avec rien moins que six ou sept navires contre les f comtés de l'est, du nord-est et du Midland anglais. Jusqu'ici la plus grande flotille opérant sur l'Angleterre avait été de trois Zeppe-Jins, le 7 septembre 1915. » D'après les premiers renseignements, les dégâts provoqués pair ce raid ne sont pas considérables. Nous ne voulons ni en diminuer mi en exagérer la signification, mais il est tien évident que si les Alliés ne se décident pas à prendre des mesures énergiques (depuis dix-huit mois, ils ont eu le temps de réfléchir !) l'audace des Allemands ne fera pue croître. Sur le front français, les choses semblent j s'être quelque peu calmées. En Belgique, notre artillerie lourde a dirigé un feu effectif sur les travaux ennemis au pont de Steens-> traete. Au sud de Rove, les canons de tranchée français démolirent des travaux allemands dans le district de Fresnrières. Au nord r de Saint-Mihiel, l'artillerie à longue portée | bombarda les eantonnememtts ennemis de Con-| flans (est d'Etain) et de Saint-Maurice, sous les pentes nord de Hattonchatel. Le commu-| nique de Paris d'hier après-midi ne signale que le bombardement des organisations ennemies entre Saint-Léocade (entre Oise et Aisnie) et des convois dans la région de Domevre (Lorraine).Le communiqué allemand signale l'attaque de patrouilles anglaises près de Messines (Flan-[ dre) et un coup de main allemand contre la position anglaise au nord de Fricourt. Il pré-| tend aussi que les Français ont dû céder de f nouveau terrain au sud de la Somme à la suite f de combats de grenades à mains. Le communiqué russe ne signale que des petits événements d'importance purement lo-; cale: bombardmerat de Schlock et de la région ; au sud du lac Babit par l'artillerie allemande, [ violent feu d'artillerie au nord de Pontéveu et | entre les lacs Medmusk et Demden, prise d'un t détachement de gardes-champêtres autrichiens | sur la moyenne StTypa (Galicie), augmentation considérable du nombre des déserteurs I ennemis. Par contre, le communiqué relatif aux opé-I rations en Caucasie est fort intéressant. Il I constitue un exposé raisonné de ces opérations I pendant la seconde moitié de janvier. Ces I opérations débutèrent par un coup contre le I centre de l'armée ottomame, oui amena les | troupes assaillantes, commandées par le générât Yudenich, jusque sous les murs d'Érze-I roum En même temps, par une action contre 'aile droite des Turcs, elles forcèrent l'en-| nemi d'évacuer la région de Melazghert et de I Khnyss, et de se retirer vers la vallée de Much. | En résumé, les Russes ont délogé l'ennoini 1 d'un-â région longue de 65 kilomètres, où il I s était organisé, et sont descendus de régions I' montagneuses au climat rigouTexix dans une I plaine peuplée, facilement accessible, et qui I m prêt■> bien au campement de troupes pen-I dant l'hiver. I Cette dernière phrase semble indiquer que ■ but stratégique du haut commandement ■ ïu<?c cst atteint, et qu'il ne poussera pas les V opérations de Caucasie plus loin en ce mo-I ment. Sans cloute, s'attachera-t-il plutôt à I Préparer dans de bonnes conditions une pousse vers le sud, d'ici quelque temps. qui ej-t certain c'est qu'en ce moment le I centre de l'année turque du Caucase est, en-( 'ermée dans Erzeroum, et que son aile droite [ S'' couP>ée et dans une position difficile vers [ Melazghert. I Dans les Balkans, il n'y a aucune indication [ î lJno avance ennemie contre les positions de '""ique ou contre l'Albanio méridionale, encore que des dépêches annoncent une con-! ^."''atioii bulgare à Dibra, sur la frontière [ Jt*?*1®®, à une centaine de kilomètres à I' est Durazao. [ . es Etats-Unis n'ont toujours pas reçu satis-: 1»C 0I} ail sujet du " Lusitania," -et leur lui-Wcur belliqueuse, telle qu'elle se reflète dans l , lwUveau discours prononcé à Chicago et | us les commentaires des journaux à ce I ': "e fait que s'aggraver. M. Wilson n'a f .t. \ à déclarer que la flotte américaine I re'n *>rf,',e ^ entrer en lice. Il ne faut natu-I ^as aocorder à de telles déclarations f H. ni , ."^P^ance qu'elles n'en ont, car la [ ta". ra assure aux Etats-Unis des avan-1 MÎ qn ne sembtent pas prêts à sacrifier.-I je ^ donneront peut-être à réfléchir à | da uî ®* ne peuvent que nous encourager l clvn < t0 pour les plus hauts idéals de la | pn i, n c'uo 'PS Alliés ont entreprise. I nniiv ,, e^ant le miark allemand marque une I pa,\ G a'sseJ et le " Vorwàrts " parie de la I îtanr^' ®a,r^ou> ancien président du Conseil la iiL;S' j' Carton de Wiart, ministre de S une ^r'.C01 Belgique, présideront le 12 février [ iront v C0I>férence à Bordeaux et y pren- l Its ,a PaTOl'e; tous les deux parleront sous J de l'Alliance franco-belge. , t San)i>arf^ qU6 ce n'est ni... Jules Verne, L Mno,?f ,m°nt> ni Wilbur Wright, ni Zep- I ^ ballr.0'11 ^es premiers la direotion I 1863, j v"5' C'esit en effet, le 31 décembre I '1 irigeaK?„ew erseyj que fut lancé Je premier I Tif;ain ««i' a^0,n'' à bord son inventur, l'Arné-I ''tevta Andrews. M. Salomon An- I oigare et ii « .'.m talion ayant la forme d'un I °'-'rcles de | 'rente tours entiers dans des 1 çnviron," Ux kilomètres de circonférence j UNE ADRESSE DES CATHOLIQUES BELGES EN ANGLETERRE. REPONSE DU CARDINAL MERCIER. A la suite d'un appel paru dans oe journal, les Rédacteurs de la Métropole ont réusni les signatures et adhésions motivées d'un grand nombre de catholiques belges résidant en Grande-Bretagne à une Adresse solennelle au cardinal Mercier, primat de Belgique. En voici le texte, avec celui de la lettre d'envoi qui l'accompagna à Rome:— Eminence, A l'annonce qu'un Consistoire allait se réunir à Rome, un groupe de Belges catholiques, réfugiés en Angleterre, a songé de profiter de la présence de Votre Eminence dans la Ville Eternelle, pour saluer en Votre Eminence l'incarnation du Devoir patriotique. A l'heure présente, nous ignoras encore si Votre Eminence se trouve à Rome. Nous avons tenu, néanmoins, à réaliser le vœu de nos compatriotes, avec l'espoir que la présente Adresse lui parviendra éventuellement en Belgique- Nous prions Votre Eminence d'agréer l'hommage filial de vos fidèles serviteurs en Jesus-Christ. Voici maintenant le texte de 1' Adresse des catholiques belges réfugiés en Angleterre à Son Eminence le cardinal Mercier, archevêque de Malines, primat de Belgique. Eminence, Catholiques belges, réifugiés en Angleterre, nous saisissons l'occasion de la présence de Votre Eminence à Rome, à l'occasion du Consistoire, pour lui renouveler nos hommages de croyants et de patriotes. Nous tenons à témoigner aussi à Votre Eminence la profonde reconnaissance et la respectueuse admiration des catholiques pour Son attitude patriotique en face des abominables violateurs de notre Pays. Nous voulons, enfin, exprimer à Votre Eminence notre confiance dans NN.SS. les évêques de Belgique, en même temps que notre fidélité inébranlable en tout ce qui regarde la Foi, la Morale et la Discipline religieuse. Mais nous affirmons aussi notre décision de repousser énergiquement les prétentions des catholiques allemands à un rapprochement quelconque avec les catholiques belges, ainsi que la ferme résolution de ne pas accepter la moindre avance de paix aussi longtemps qu'un seul soldat allemand foulera le sol de notre bien-aimé Patrie. Londres, le 10 décembre 1915. REPONSE DU CARDINAL MERCIER. Son Eminence le cardinal Mercier nous a fait l'honneur de nous envoyer de la Ville Eternelle la réponse suivante:— Le cardinal Mercier remercie les catholiques belges réfugiés en Angleterre de leur Adresse transmise par la rédaction de la Métropole. Il apprécie leurs hommages de croyants et de patriotes, leur approbation à une attitude heureusement toute naturelle en notre généreux et indomptable pays, leur profession de confiance dans l'Episcopat belge, et de foi complète dans tout ce qu'enseigne notre sainte Eglise catholique et romaine. Il prend acte des affirmations qui termine l'Adresse. Quant à la paix, est-il besoin d'ajouter que nulle paix ne pourrait être volontairement consentée sans une pleine satisfaction à toutes les exigences de la justice? D. J. Cardinal Mercier, Archevêque de Malines. Rome, le 24 janvier 1910. Nos lecteurs et tous les signataires de l'Adresse envoyée par nos soins apprendront avec plaisir que l'énimeirt Patriote belge a apprécié.leur geste tout spontané. UNE BROCHURE ACCUSATRICE. Les dépêches de Hollande signalent que, dans une brochure anonyme qui vient de paraître à Bruxelles, et qui obtient le plus gros succès, un Belge s'est chargé de répondre aux allégations allemandes disant que les Français et les Anglais sont, la cause qu'il y a pénurie de vivres dans la Belgique occupée ou qu'ils y sont vendus à des prix inabordables.L'auteur de la brochure prouve comment les Allemands font mauvais usage des droits qui leur sont octroyés par le fait de l'occupation. Il établit également comment les Allemands font iilicitement usage, eu faveur de leur armée, des vivres que les Anglais, par l'intermédiaire du Comité américain, procurent aux régions envahies. Ainsi à G and, les officiers et les soldats prennent leurs repas chez les' particuliers, ce qui prouve nettement que l'année allemande profite des vivres qui ne leur 'sont nullement destinés. Il conclut que la pénurie de vivres en Belgique est devenue plus grande par suite de l'injustice dont les Allemands font usage pour soulever les Belges contre les Anglais. Les Allemands confirment l'exactitude dés faits allégués par l'auteur de cette brochure car ils lui font une chasse acharnée. — Des nouvelles parvenues d'Allemagne permettent d'affirmer Qu'il y a eu une éebauf-fourée itrès grave à Berlin le 12 écoulé. _ C'est à propos de la réduction des bons de pain aux familles que les désordres ont éclaté. Il y a eu plusieurs morts et de nombreux blessés. LETTRE DES EVEQUES BELGES AUX EVEQUES ALLEMANDS. (Suite.) VIII. Cependant, les ouvriers maintiennent leur refus de travailler " parce qu'ils ne veulent pas coopérer à des faits de guerre contre leur patrie." Le 30 avril, les ouvriers réquisitionnés ne sont plus relâchés, mais enfermés dans des voitures de chemin de fer. Le 4 mai, 24 ouvriers détenus à la prison de Nivelles, sont jugés, à Mons, par un conseil de guerre, " sous l'inculpation d'avoir fait partie d'une société secrète ayant pour but de " contrecarrer l'exécution des mesures militaires allemandes." Ils sont condamnés à la prison. Le 8 mai 1915, 48 ouvriers sont enfermés dans un wagon de rtiarchandises et déportés en Allemagne. Le 14 mai, 45 ouvriers sont déportés en Allemagne.Le 18 mai, une nouvelle proclamation annonce, " que les prisonniers ne recevront plus que du pain sec et de l'eau; les aliments chauds seulement tous les quatre jours." Le 22 mai, trois wagons contenant 104 ouvriers sont envoyés vers Charleroi. Malgré tout, la dignité patriotique des ouvriers eut finalement raison de la pression exercée sur eux. Il en fut de même à Malines, où, par divers moyens d'intimidation, l'autorité allemande essaya de contraindre les ouvriers de l'arsenal à travailler au matériel du chemin de fér, comme s'il n'était pas manifeste que ce matériel deviendrait tôt ou tard un matériel de guerre. Le 30 mai 1915, le Gouverneur Général publie qu'il " sera obligé de punir la ville de Malines et ses environs, en y arrêtant tout trafic économique, si, le mercredi 2 juin, à 10 heures du matin, 500 ouvriers de l'arsenal ne se présentent pas à l'ouvrage." Le mercredi 2 juin, aucun ouvrier ne se présente à l'ouvrage. D'où arrêt complet de toute circulation de véhicules dans un rayon de plusieurs kilomètres autour de la ville. C'est à cette époque qu'eut lieu la promenade à pied du Cardinal de Malines à Eppe. ghem ; promenade qui occasionna à la ville de Malines une amende de 20,000 mk. Plusieurs ouvriers furent emmenés de force et maintenus pendant deux au trois jours à l'arsenal. La suspension du trafic dura dix jours. La commune de Sweveghem (Flandre Occidentale) a été punie, en juin 1915, parce que les 350 ouvriers de l'usine—usine privée—de M. Bekaert refusaient de fabriquer du fil de fer barbelé pour l'armée allemande. Voici une affiche qui fut, en juillet-août 1915, placardée à Menin :— Ordre : A partir d'aujourd'hui la ville ne peut plus accorder de secours—quel qu'il soit, même pour les familles, femmes et enfants— qu'aux seuls ouvriers qui travaillent régulièrement à des travaux militaires et autres ouvrages imposés. Tous les autres ouvriers et leur familles " ne pourront plus désormais être secourus en aucune façon." Est-ce assez odieux? Des mesures analogues furent prises en octobre 1914, à Harlebeke-lez-Courtrai, à Bis-seghem, à Lokeren, à Mons. A Harlebeke 29 habitants furent déportés en Allemagne. A Mons, dans la fabrique de M. Lenoir, les directeurs, chefs d'équipes et 81 ouvriers furent condamnés à la prison, pour refus de travail au service de l'armée allemande; M. Lenoir, à cinq ans de prison, cinq directeurs à un an, six chefs, d'équipes à six mois; 81 ouvriers à huit semaines. Le Gouvernement Général eut aussi recours à des moyens indirects de contrainte. Il s'empara de la Croix-Rouge de Belgique, -confisqua son avoir, et en changea arbitrairement le but. Il essaya de se rendre maître de la Bienfaisance publique, et d'exercer son contrôle sur le Comité national de secours et d'alimentation.Si nous citons in extenso l'arrêté du Gouverneur Général, du 14 août 1915, " concernant les mesures destinées à assurer l'exécution des travaux d'intérêt public," et celui du 15 août 1915, " concernant les chômeurs qui, par paresse, se soustraient au travail," on verrait par quel détour le Pouvoir occupant essaie d'atteindre à la fois les patrons et les ouvriers. Mais c'est dans la zone des Etapes, que le mépris de la Convention de La Haye, a été poussé à l'extrême. Le 12 octobre 1915, le Bulletin officiel des Arrêtés pour le rayon des Etapes, publia un arrêté, dont voici quelques passages saillants :— Art. 1.®" Quiconque sans motif refuse d'entreprendre ou de continuer un travail conforme à sa profession et dans l'exécution duquel l'Administration militaire a de l'intérêt, travail ordonné par un ou des commandants militaires; sera passible d'une peine d'emprisonnement correctionnel d'un an ou plus. Il peut aussi être déporté en Allemagne. " Le fait que l'on invoque des lois belges contraires ou même des conventions internationales ne peut, en aucun cas, justifier le refus de travailler. "Au sujet de la légitimité du travail exigé, le Commandant militaire a seul le droit de prendre une décision. Art. 2. " Est passible d'une peine d'emprisonnement de cinq ans au plus, quiconque, par contrainte, menaces, persuasions ou autres moyens, tente de décider une autre personne au refus désigné à l'art, lé. Art. 3. " Quiquonque sciemment, par des secours ou d'autres moyens, favorise le punissable refus de travailler, sera passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 10,000 mk. il pourra, eu outre, être condamné à un an de prison. "Si des communes ou associations se sont rendues coupables d'une telle transgression, les chefs en seront punis en conséquence. Art. 4. " Indépendamment des pénalités dont menacent les art. 1 et 3, les Autorités allemandes pourront, en cas de besoin, imposer aux communes, où, sans motif l'exécution LA REPONSE BELGE AU LIVRE BLANC ALLEMAND. C'est à la fin de ce mois que paraîtra 3e volume—un gros in-folio de 500 pages in-4o— comportant la réponse, nette, précise, irréfutable du gouvernement belge aux fantaisies et aux mensonges du Livre-blanc allemand. Celui-ci, on le sait, comportait tout d'abord un exposé général dans lequel le gouvernement allemand s'attache à rejeter la responsabilité des événements survenus en Belgique ... sur le gouvernement belge! C'est celui-ci, en effet, qui aurait organisé la guerre de francs-tireurs et attiré, par tous les moyens, les passions des populations ! Le Livre-blanc comprend ensuite deux parties: l'une contient 66 témoignages de soldats allemands, l'autre quatre rapports dus, à en croire le Livre, à des commissions d'officiers allemands qui ont fonctionné à Aerschot, Lou-vain, Dinant, et Andenne. Le Livre-gris beige comprend, dans un exposé général, une réponse aux conclusions mensongères des Allemands quant à 1 origine des hostilités, à la prétendue participation du clergé et de la population à des actes de guerre. Puis, dans une seconde partie, notre Livre-gris mettra en parallèle les affirmations contenues dans les quaitre rapports allemands et les faits tels qu'ils sont réellement survenus à Aerschot, Louvain, Dinant, et Andenne. La troisième partie comporte les documents soutenant la thèse be^ge—circulaire de M. Berryer aux administrait ions communales; protestation du cardinal Mercier; proposition de M. Magnette aux Loges allemandes et pitoyable réponse de celles-ci; enquête de l'abbé Vandenberg, délégué par le " Priesterverein ' de Vienne; lettre des évêques belges, etc., etc. Le Livre-gris sera un nouvel et formidable acte d'accusation de la Belgique neutre et loyale contre la perfidie et le crime allemands. — Nous avons annoncé la mort de M. Pierre Daens; nous sommes heureux d'apprendre aujourd'hui que l'honorable député d'Alost est en bonne santé, et de rassurer tous ses^ amis qu'avait douloureusement émus une de ces fausses nouvelles que nous sommes trop souvent exposés à accueillir, en dépit de toutes les précautions, à cause de l'irrégularité des communications avec la Belgique occupée. d'un travail a été refusée, une contribution ou d'autres mesures coercitives de police. " Le présent arrêté entre immédiatement en vigeur." Gand, le 12 octobre 1915. Der Etappeinspecteur, VON UNGER, General leutnant. L'injustice et l'arbitraire de cet arrêté dépassent tout ce que l'on eut pu imaginer. Travail forcé, peines collectives, sanctions indéterminées: tout y est. C'est l'esclavage, ni plus ni moins. III. IMPOTS NOUVEAUX. Bornons-nous à signaler, en peu de mots, deux impôts contraires aux articles 48, 49, 51, et 52 de la Convention cfee La Haye. Le premier a été décrété par un arrêté du Gouverneur Général Baron von Bissing, à la date du 16 janvier 1915. Il consiste à frapper les absents, d'un impôt additionnel extraordinaire fixé au décuple du montant de la contribution personnelle. Cet impôt ne rentre dans aucune des catégories des impôts • existants, il ne frappe qu'une classe de citoyens qui ont légitimement fait usage de leur droit de se déplacer antérieurement à l'occupation du pays. Il est donc contraire aux articles 48 et 51 de la Convention. La seconde violation de la Convention est la Contribution fameuse de 480 millions imposée aux neuf provinces, le 10 décembre 1914. La condition essentielle delà légitimité d'une contribution de cette espèce, selon la Convention de La Haye, c'est qu'elle soit en rapport avec les ressources du pays. Art. 52. Or, en décembre 1914, la Belgique était dévastée ; des contributions de guerre imposées aux villes, d'innombrables réquisitions en nature l'avaient, épuisée; la plupart des usines étaient arrêtées, et chez celles qui travaillaient encore, on ne se faisait pas faute de réquisitionner, contrairement à tout droit, les matières premières. C'est à cette Belgique appauvrie, vivant de la charité étrangère, que l'on imposait, à peu près un demi-milliard. L'arrêté du 10 décembre 1914 portait: " Il est imposé à la population belge une contribution de guerre sYJevant à 40 millions de francs, à payer mensuellement, pendant la durée d'une année." La voilà écoulée "cette durée d'une année ! " Or, à l'heure où nous écrivons ces lignes, le Pouvoir occupant prétend remplacer "la durée d'une année " par " toute la durée de la guerre." . Pauvre petite Belgique ! qù'a-t-elle donc fait à la riche et puissante Allemagne, sa voisine, pour être ainsi piétinée, torturée, calomniée, pressurée par elle? Si lions avions à fournir un relevé complet des arrêtés et des actes par lesquels le Pouvoir occupant s'est, à notre connaissance, mis en contradiction avec la Convention de La Haye, nous devrions citer encore l'abus des réquisitions, en nature, à rencontre de l'article 52; la saisie de fonds appartenant à des sociétés privées, la réquisition de rails de chemin de fer sur une longueur de centaines de kilomètres; la saisie d'armes, déposées, de par ordre du Gouvernement Belge, dans les maisons communales, abus contraire à l'article 53; la méconnaissance, surtout en matière de droit pénal, des lois en vigueur dams le pays, contrairement à l'art. 43. Mais nous ne pouvons ici tout dire, ni tout citer. Si, cependant les destinataires de notre correspondance souhaitaient la preuve des inculpations qui ne sont qu'indiquées clans cet alinéa final, nous nous empresserions de la leur fournir. Il n'y a, ni dans notre Lettre, ni dans ses quatre annexes, une allégation dont nous ne possédions la preuve dans nos dossiers. (Fin.) NOUVELLES DU PAYS. Un Anversois vient d'arriver à Rotterdam. Le passeport qu'il a reçu après quatre mois de démarches stipule qu'il ne peut plus isous aucun prétexte rentrer en Belgique: "D'ailleurs, a dit notre compatriote, je n'y songe guère. J'ai quitté Anvers parce que la vie y devient extrêmement chère. Avec 200 francs par mois, tout célibataire que je suis, je ne pouvais plus vivre que comme un pauvre homme." * 4< * De source sûre parvient la nouvelle que les Boches établissent tout le long de la frontière belge une seconde clôture en fil barbelé, située à environ cent mètres de la première. Entre les deux routes passera une route de 20 mètres de largeur qui est uniquement destinée aux patrouilles de cavalerie. Ces patrouilles seront plus nombreuses qu'avant et les soldats seront ainsi mis en mesure d'observer plus strictement l'ordre de von Biesing de fusiller tout être qui tente de franchir la frontière. Sur certains points de la frontière, ces travaux sont en pleine action. Peut-être à certains endroits peu accessibles les Boches se borneront-ils à surélever la première clôture de fil barbelé, pour éviter de dépenser à ce travail tout l'impôt de 480 millions dont ils nous ont aocablé. Car c'est, bien entendu, avec notre argent qu'ils achèvent ainsi de nous emprisonner.* * # Après trois mois de détention, le Irave colonel Brassine a été remis en liberté paT ses (bourreaux. Ceux-ci arrêtèrent notre compatriote un beau miatin, bien quil eut atteint l'âge de 73 ans! M. Brassine a subi sa détention en Allemagne, mais la santé n'en a pas été éprouvée et sa bonne humeur est restée entière. Il est rentré à Bruxelles. * * « Par jugement du 4 janvier 1916, du tribunal de campagne de Charleroi, les personnes suivantes ont été condamnées pour trahison commis- pendant l'état de guerre:— A la peine de mort :— Emile Nicolay, machiniste à Moignelée, A 15 ans de travaux forcés:— Joseph Brisbois, employé à Châtelet. A 12 ans de travaux forcés:— Flora Thiriaux, repasseuse, à Lauprelle. Jean Servais, ouvrier aux fortifications, à Malonne. Adolphe Lesire, architecte, à ChaTleroi. A 10 ans de travaux forcés:— Oda BarbieT, institutrice, à Lambusart. Désiré Vandermaele, cafetier, à Lausprelle. Epouse Anna Vandermaele, à Lausprelle. A 3 ans de travaux forcés:— Marcel Condez, employé à Anvers. A 2 ans et demi de travaux forcés :— Epouse Aline Brisbois, à Châtelet. Emile Niclay, condamné à mort, a été fusillé la 6 janvier 1916 aiu matin, à Mons. Le 30 décembre, au matin, a eu lieu, à Charleroi, l'exéoution de trois personnes condamnées à mort l'avant -veille par oe même tribunal : Désiré De Gucht, verrier à Charleroi ; Louis Vautier, employé à Maubeuge; et Gaston Samain, employé des chemins de fer à Sous-le-Bois (Maubeuge). -t * * * : Le"Cour d'appel de Bruxelles vient de réduire de huit à deux ans de prison la peine de Wilmart, et de cinq à deux ans celle de son associé Rasquin. L'arrêté a été promulgué " au nom du roi des Belges." L' " Echo Belge " croit savoir que le cadavre repêché dans un des étangs d'Ixelles est celui de l'avocat allemand Fritz Norden, admis au barreau de la cour d'appel de Bruxelles, et auteur d'un livre germanophile. Il aurait été exécuté par les mêmes personnes qui , ont fait justice du dénonciateur de Miss Cavell. * * * ■ L' " Ami de l'Ordre " qui continue à paraître a Namur sous le contrôle de l'autorité allemande, a publié il y a quelques jours l'entrefilet suivant:— " Son Excellence le baron von Hirschberg, gouverneur militaire de la position fortifiée et de la province de Namur, entre aujourd'hui dans sa 61e année. " Notre situation réciproque ne nous permeî pas de formuler à l'adresse du représentant de l'autorité occupante les félicitations et les vœux de circonstance, mais nous ne croyons manquer à aucun de nos devoirs, à aucune de no,s convictions, en reconnaissant qu'il a an-porté, dans l'exercice des hautes fonctions qu'il remplit ici depuis plus d'un an, de la bonne volonté, du tact, de la délicatesse. Sous son gouvernement, rares ont été dans notre région les incidents sensationnels qui ont ému d'autres provinces. " Nous souhaitons que finisse au plus tôt la situation actuelle, mais, tant qu'elle dure, nous espérons que M. le baron von Hirschberg continuera toujours dans l'avenir un régime de justice et de tolérance à notre ville et notre province qui ont tant souffert de l'horrible guerre mondiale." Il faut lire et relire ce morceau pour en savourer l'indicible platitude. # * * Tous les otages pris par les Allemands à Visé sont actuellement rentrés au village, à l'exception de cinq qui .achèvent à Munsters-lager un travail entrepris par contrat. L'um de ces otages avait pris du service comme valet chez un curé de Munsterslager; tous d'ailleurs cherchaient à vivre hors du camp, où ils mouraient de faim. * # # Ce sont les chantiers du chemiai de fer boche d Aix-la-Chapelle a Visé qui ont le plus souffert des récentes inondations de la Meuse. Pendant plusieurs jours, le fleuve a charrié jusqu'en territoire hollandais des madriers, des échafaudages, des tronçons entiers de ponts provisoires en bois, des tabliers métalliques, des monticules de limon des remblais. Ca a été une véritable débâcle. Il est, vrai que depuis 1886 les eaux ne s'étaient jamais élevées aussi haut. RELISONS NOTRE HISTOIRE, Le correspondant belge de la " Croix '' écrivait très justement ces jours-ci que trop de Belges ignorent l'histoire vraie de leur pays et il faissait à ce propos ces intéressantes réflexions :— Quand nous parlons d'histoire, c'est d'histoire de Belgique, bien entendu, que nous parlons, et surtout de l'histoire du dernier siècle, car nos primaires connaissent les druides, Charlemagne et Régnier au Long-Col, et nos universitaires, en les poussant un peu, diront où se trouvait à Rome la caserne de la garde prétorienne. Il y a, à cette ignorance toute relative, des excuses presque officielles; le premier couplet de notre " Brabançonne " ne début-t-il pas par ces vers tout criants d'erreur: "Après des siècles d'esclavage, la Belgique sortant du tombeau...? " Sans toute, la Belgique a été, à diverses époques, notamment depuis le XVIIe siècle, le champ de batailL de l'Europe, mais ses princes étaient des prineçs à elle, tant sous les ducs de Bourgogne que sous Charles-Quint; et, même au XVIIIe siècle, sous les Habsbourg, la B gique—appelée les Pays«Bas autrich avait une représentation diplomatiqu' troupes, des franchises, et des insiit nationales. Ses princes, depuis Charles-étaient sans doute, maîtres d'autres roy ou d'autres empires, mais ils n'en étaie moins des dynastes particuliers qui ju fidélité à nos constitutions. La premièi que les provinces belgiques furent vra annexées et soumises à la loi d'autrui, fut qu'en 1795, par la République frac puis la seconde fois, en 1815, par la lande. Aujourd'hui que lé statut politi les limites territoriales de la Belgique s-question de par la guerre, car le Congre* paix révisera la carte de l'Europe et 1' du Congrès de Vienne, sinon 1' de la paix d'Utrecht, ces erreurs histo ne sont point seulement des hérésies s tiques, mais de vrais crimes contre la car elles peuvent être grosses de conséqu Ces conséquences, on peut les toucl doigt. Nos provinces ont donc toujour stitué un corps de nation, notamment le XVe siècle, et ce corps de nation droits historiques imprescriptibles. Il donc criminels, les quelques exaltés—c'i poignée—qui, tout haut ou tout bas, ont ces temps derniers,, de " panriéerland et de la " grande Néerlande." Aussi igc et non moins criminels sont les gens d Rhin qui, dans leurs brochures pange stes, osent élever des prétentions histc sur tout ou partie des provinces belges voquant le fait que ces provinces ai fait partie jadis du Cercle de gogne du Saint-Empire Tomain. La c du Cercle de Bourgogne fut le fait d( pereur Maximilien ; mais jamais ce fait téral ne fut ratifié par les autorités de n vinces, et, mieux, Charles-Quint, petit Maximilien, déclara et reconnut la liberté de celles-ci. Mais où l'ignorai passe encore devantage la permission dans le domaine de la géographie hist On a osé dire parfois que la Belgique c poraine était une création factice de la matique: erreur grossière; non, ce qu une création factice du traité de 1815 traité de 1839—traité qui a réglé dét ment le sort de. la Belgique, libérée révolution de 1830—c'est la frontière a été imposée par la contrainte. C'e! que la Belgique perdit la rive gau l'Escaut, la partie de son Luxeml érigée arbitrairement en grand-duché < —un large morceau de son Limbours ainsi encore que furent confirmées les de la Prusse, qui, en 1815, no pouvant dre la Meuse, nous arracha cepends notre frontière de l'Est des cantons et claves qui étaient nôtres dp temps immt tant dans l'Eifel que dans le pays rh( parvint même à faire déclarer neutre toire de Morèsnet, riche des abondan ments de Calamine. Aussi serait-il comique, s'il n'éta loureux—patriotiquement douloureux-des gens, par ailleurs pleins de bonne tions, ignorer qu'il y a pour la Belgii question de frontières et que, quand de clairvoyants réclament notamment ui leure frontière de l'Est, ce ne sont r des annexions qu'ils réclament que stitutions. ON DEMANDE DES OUVRIERS D/ ROYAUME-UNI. Des ouvriers belges désirant travail, le Royaume-Uni sont informés que le- x>ocuu of Trade Labour Exclianges " (qui sont les seules autorisées par le gouvernement britannique de présenter .des ouvriers belges aux patrons anglais) ont un grand nombre d'emplois à conférér surtout dans les industries agricoles et du génie civil. Des offres de service doivent être faites à la Bourse du Travail la plus proche du domicile; pour l'adresse, se renseigner au bureau de3 postes de la localité. Des Belges se trouvant dans les asiles de réfugiés à Londres peuvent s'adresser aux Bourses du Travail qui sont établies dans cca asiles; d'autres Belges résidant à Londres, à la Bourse du Travail chez " Tho War Refugeea Committee," General Buildings, Aldwych, W.C. (au premier étage). ANNONCES. 9 pence la ligne.—Joindre le montant aux ordre.?, s.v.p. Pnere de s'adresser directement a nos ÏÏureaux, 104, àiioo* lane, au premier. AD. CORYN, professeur de chant français au Guildhall Sckool oî Music, leçons particulières, répertoire.—S'adresser par correspondance au journal ou au Guildhall Music Schoo!, John Carpenter-strcet ÏMOTSELLE, de bonne famille belge, désirQ s'occupor d'un ou deux enfants l'après-midi, ou auiia occupation; parlant français, flamand, et ayant de bonnes notions d'anglaio.—Ecr.ire J V.. bureau du journal. DËNTISTRY.—VICTOR COTILS, d'Anvei3 (rue Quellin).—Consultations tous les jours de 2 30 v fa heures.1—Oxford-street 551. Téléphone, 2782 Mayîair. J" ËUNE fille, 16-18 ans, recevrait hospitalité ûari.- famille anglaiso habitant Hayward's Ilcath, eu échange iéç:e.r t ravail de ménage et soins à donner au s enfanta. Vie de famille..—Ecrire W. L.. bureau du journal. ON demande 50 Cuisinières, Servantes, Filles ae quartier. Bons gages.—Agence Henry, 19, Edg-ware- roacl. ON demande adresse de Mme Léon Sehroeyers, néo Marie Barbiers.—-Ecrire bureau du journal. PRISONNIER de guerre belge, seul intellectuel dacs un camp allemand demando âme charitable de \ui envoyer grammaire franco-anglaise et livre, de lectures faciles. —G. G., aux bons poins de la Métropole, 104, Shoe-lane, E.O.

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Londres von 1914 bis 1919.

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