Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 31 März. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Konsultiert 25 August 2019, https://hetarchief.be/de/pid/vx05x27839/
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LE BRUXELLOIS n • joiimai quoxiaien aiaepeno.»»!, axvnowgh». 1 an, 12 francs. - 6 mois, 7 francs, - S mois, 4 franc,. RÉDACTION. ADMINISTRATIC î, PU BLiCITE Faite-Divers, fc ligne 2 francs. Nécrologie, la ligne 1 franc 1 mois, 2 francs. -4®i Etucs D£3:©i5j~>i ivc^ixa», 3, Bruxelles Petites annonces, la ligne 20 centimes ■ 'Jiujnji:MjinTTJiTiirrrTreaTri9r*w«Hrnm-riîTmTimrTTiffirr»'^ v i»Mtinig»gg«a5œm^-w:-y:fcsaHBgaigwgBtofi«'VBa8a3aESfliBi^ry-wiiHi*w^ î sai»^j'|M'awiMaj^«MMBgiggassogg^Ëigg^ E ' La Police des IVIœ Affections Un décret officiel vient de réformer et de centraliser la police, des mœurs en. Belgique. Il était i omps d'aviser, en effet, et il est, une fois de plus, ■ rninemment regrettable qu'il ait fallu l'occupation étrangère et. le décret-loi d'un général de cavalerie allemand pour remédier à une situation que tous les congrès de médecins belges (notamment ceux de 1905 à Liège, 1910 à Bruxelles et 1913 à Gand) ont signalée comme lamentable et dangereuse au plus haut point pour la santé publique.On sait qu'un des inconvénients majeurs de notre autonomie communale est de livrer à l'arbitraire du bourgmestre, chef de la police, 1* in -terprétation et l'application dos règlements et même de certaines lois d'intérêt général. Le résultat est le gâchis et l'anarchie ou la. mé-'■iumaissa.no© totale de l'esprit de la loi. A'titre d'exemples topiques, citons la ridicule loi-tvetsur :'ivT»sse fct la surveillance de la prostitution... Aussi la. centralisation dé 1?. police des mœurs est-'•11e à louer sans réserve et elle porte déjà ses fruits. A Bruxelles, plus de 300 inscriptions nouvelles ont déjà été immatriculées et les, cliniques spéciales sont encombrées de malheureuses < outnminées. Cette réforme vient d'être étendue • toute la Belgique et tous les médecins applaudissent à cette initiative, en regrettant, répétons-if, que nos ronds-de-cuir ministériels aient laissé dormir vingt ans dans les cartons un projet élaboré par l'Académie de médecine belge et qui, '«incidence à noter, semble avoir servi de canevas «t de base pour la rédaction du nouveau règlement.Ceci dit, en guise de préambule, rectifions tout d'abord une erreur morale de l'opinion en c» qui < onceme lés maladies dites, à tort, « honteu«as a. 1i "n'y" a pas èt ii ne saurait y avoir pour le mo-,'aliste de maladie. honteuse. Toute maladie est >i igne de pitié, car elle menace de tarir les sources tio la vie et la vie est sacrée devant la raison et nvant tous les dogmes religieux quels qu'ils soient; La mort est une force trop auguste puisque fatale pour qu'on ose qualifier de honteuse une cause qui peut lui permettre d'anéantir un ■ré vivant. La maladie est une des formes s«n-,-blés du Mal dans la Nature animée; elle entendre la souffrance et toute douleur, d'où qu'elle vienne, commande le respect et la commisération. Et cette vérité s'affirme d'autant- plus impé-j ieu»ement pour le philosophe que toute affection vénérienne n'est, après tout, que la résultante de l'accomplissement de l'acte génésique, acte le plus souvent instinctif, irraisonné et qui, chai un t ès grand nombre d'individus, prend, du moins dès la nubilité, las allures d'un besoin physiologique, ataviquement incoercible nnr tempérament, acte sur la perpétration duquel la froide raison, l'éducation la plus rigoriste ou même ln morale la plus religieuse, n'ont bien souvent aucune influence refrénatrice. Nier c» phénomène d'évidence, c'est tout simplement faire étalage d'hypocrisie. La vertu, ou, mieux, l'observation de la continence, es', facilitée évidemment par l'isolement du cloître rfenforcé par une autosuggestion doctrinale continuelle ; mais pour les in uividus vivant de la vie normale d» relation sociale, cette même chasteté se fait plus relative et reste, avant tout, fonction du tempérament, du milieu, dt) l'éducation, de l'alimentation et aussi du degïé da0culture.de la volonté individuelle, volonté que peuvent renforcer des principes sé-;if}ax de morale ou de religion, mais dont il ne iaut jamais s'exagérer la valeur réelle d'inhibition.En réalité, l'accomplissement de l'acte génétique constitue, le plus souvent pour l'adulte normal, un besoin physiologique, périodique ou in-l - rmittont, qui trouve son exutoire naturel dam l'union des sexes, régularisée par le« lois sous le formule du mariage civil ou religieux, —- ave< le divorce ou séparation de corps comme correcti: nécessaire des erreurs de choix. Toutefois, lacom. plication et les charges croissantes d» la vie sociale ne permettant pas toujours, aussitôt qu'oi le souhaiterait, la jouissance de l'union ou ma riage, le papillonnage devient un expédient à noi près aussi inévitable que déplorable à tous égards -:ar il constitue un gaspillage d'énergie, une bout ce de procréation de parias humains voués à h misère, favorise le déclassement social de h femme et produit une catégorie parasitaire et nui «ble de prostituées clandestines ou publiques qui, tombées au ruisseeu par misère peut-être, s'i vautrent ensuite par amour du vice charnel. Ce commerce irrégulier des sexes est, disions nous, inévitable et, selon toute vraisemblance, m «•ru jamais ab»li, tu la «eiâplf.xité cr«issa»te d ur.s, 1 Avarie et les vénériennes —— i la civilisation et l'état dea mœurs. En 1849, le J général Oudinot occupait Borne. En une crise de | zèle pudibond, certain préfet de police de la Ville Eternelle fit fermer du jour au lendemain toutes j les maisons clo»es à la porte desquelles les soldats français faisaient queue, au g-rand scandale de la vertueuse camarilla bourgeoise. Le résultat fut désa»treux. Le« enlèvements, les viols, les duels se succédèrent, si bisn que le Pape Pie IX lui-même pria Oudinot de rétablir les exutoires de naguère. Voilà un fait qui en dit plus long qu'un sermon. Toutes Isa nations, »aut' l'Angleterre, ont ré-! glementé la prostitution. L'armée anglaise des Indes comptait, en 1913, une proportion de plus I d'un quart d'avariés et d« vénérien». A Londres, ; où officiellement l'autorité nie l'existence de la | prostitution, dess fillettes impubères de 10 ans i (lire Les Nuits de Londres par Hector France) i vaguent en liberté, toute la nuit, dans Regent I Street, Piccadilly et devant Covent Gardes, cha-' peronnées par d'odieuses mégères, souvent leurs mères, qui, avec l'enfant et pour celle-ci, sollicitent le passant, à la barbe de# gigantesques poli-cemen qui ferment les yeux, car, officiellement, il n'y a pas de réglementation de la prostitution chez la. vertueuse Albion, — malgré toua les cris d'alarme des praticiens anglais réclamant un» réforme radiiîala. . * * D'où vient la syphilis ou avarie ? D'abord, il ne faut pas la confondre avec las nombreuses-autres maladies appelées vénériennes parce qu'elles trouvent, alle« aueli, leur origine dans la contamination sexuelle. Nous examinerons celles-ci en dernier lieu, réservant à la syphilis le triste honneur d'ouvrir le cortègs de ces fléaux. La syphilis, baptisée bou\g-c-oistjment avurio et vulgairement virole, fut successivement appelée mal asiatique, niai napolitain, mal français. C'est, essentiellement une maladie virulente qui ne se développe jamais spontanément mais se transmet par contact ou hérédité. Au XVI" siècle, le célèbre abbé italien Fracastor, dédiait à son mécène, le cardinal Bembo, un poème latin resté fameux et intitulé : De Sypkilida, où il décrivait, avec une précision saisissante, les symptômes et l'évolution de la terrible affection, alors extrêmement répandue. D'après Fracastor, le mot syphilis viendrait du berger Syphilis qui, ayant outragé le Soleil, fut puni par cette maladie. C'est une légende enfantine. D'après Paracelse (XV" siècle) et Arnaud de Villeneuve, ce mot est formé de sus (en grec : pourceau) et philMn : aimer (amour immonde). Pour- le3 uns, ia syphilis a. existé do tout temps, si on en croit des passage? d'Arétée, de Galian, d'Oribase, de Martial, de Paul d'Egin», d'Ori-gène, de Celsius, d'Apollonius de Tyane, 'etc., qui. sous les noms les plus divers, décrivent tous, notamment chez plusieurs princes et roi», la, même maladie d'une façon frappante. C'est l'opinion la plu.» accepté». D'autre» soutiennent que la syphilis date du XV" siècle, est originaire de l'Amérique et a été importée en Europe par les compagnon» d® Christophe Colomb, ou encore que, datant d'une époque antérieure et mémo lointaine, la syphilis n'aurait existé jusque là qu'à l'état «poradique et que c'est seulement au XV" siècle (après l'expédition de Charles VIII «n Italie (1493) qu'elle aurait pris 1® caraetère épidémique et que se so-raient manifestés les accidents conjtitutionnels ou tertiaire», (Voir : Simon et. Rollet.) Le bacille de la syphili» n'a pas encore été isolé et quoiqu'on puisse admettre avec beaucoup de vraisemblance, l'origine microbienne de cette affection, seul 1® virus de contago apparaît comme 1 l'agent d'inoculation ou de transmission de la maladie qui comporte trois stades classiques ; d'évolution. Celle-ci est close après la période initiale du chancre et dos dermatoses secondaires par ' la série des graves accidants tertiaires ou constitutionnels, socialement les plus pernicieux de 1 tous. Nous les résumerons ultérieurement. i (A suivre.) Dr. BEWARE ; Lisez en TROISIÈME ; PAG S îes derniers télégrammes arrivés pendant • la nuit. î OEPECHIrS LE BLOGUS Londres, 28 mars. — Le navire arg< itin Sùron-sa, parti le 4 décembre de Kosario our Chris-tiansund; a été arrêté par un nav" de guerre anglais et amené à Queenstow. On si»o ose qu'une partie de l'équipage est allemand et be le char- | gemerit était destiné à l'Allemagne. Christiania, 28 mars. — On signa'; aux jour- j na.ux allemands que d'énoi'mes ;>ij>visions de j grains y sont arrivées, en destinât icp de Hull, \ Liverpool et Bordeaux. Tous les r a lires dispo- j nibles ont. leur plein chargement. î)n cherche encore à affréter d'autres navires p'"r y embarquer 50,000 tonnes. Londres, £8 mars. — Les vapeurs .'iédois Vcra et Jeanne, amenés à Glasgow, avaic-i! à bord un chargement de riz transbordé à Vigo 'un vapeur allemand. La douane anglaise a sa;E le riz. Christiania, 28 mars. — Le vapur suédois Goosebridge, avec un chargement d 2,000 ton- 4 nés de minerai de fer, a été amené tomme prise ï à Sunderland. Le chargement avait été embar- « qué à Santander. FRANGE. — Une belle prime à gagner Bàle, 27 mars. — Le Malin offre uà cadeau de t 26,000 francs au premier aviateur qui descendra j un Zeppelin à l'intérieur du camp retranché de 5 Pajis et 10,000 francs ixmr les chei-, de pièces- j FRANCE. — Une enquête sur les aviateurs parisiens t Genève, 28 mars. — D'après le Journal de Pa- | ris, le ministre de la guerre a ebafgé le général Hieschauer de procéder à une enqîête contre le corns d'aviateurs mobilisé samedi soir, en raison de la négligence constatée dans l'exercice des mesures de défense contre l'attaque les Zeppelins. On dit que sur 38 aéroplanes prêts à prendre l'air, il n'y en a eu que 14 qui se mi-ent à la poursuite des Zeppelins dans les dix m nute-, prescrite.- par nr^.'mnanco îu.;ni,;u'xi.-.-l]a- ,- • FRANCE. — Une visite de Zeppelins; à Paris Zurich, 27 mars. — Le correspondant parisien du Zuricher Post affirme aussi que ia visite des Zeppelins à Paris y a causé une plus grande émotion morale que ne le dit la presse française. Les louanges officielles adressées à l'escadrille d'aéroplanes français a fait hausser les épaules. La presse ose à peine demander comment il est cessible que deux grands dirigeables pareils puissent survoler les positions françaises sans être signalés. Il est absolument inexact que Paris ne j croit pas à la possibilité d'un nouveau raid de Zeppelins sur Paris. Depuis l'apparition des Tau-bes, la population parisienne a été bercée d'une sécurité officielle fallacieuse. Les gardes se seraient endormis, le service de surveillance aurait refusé le service. Le correspondant affirme en outre que les Zeppelins n'ont pas seulement survolé les faubourgs, mais la ville même. Le dégât matériel à Paris serait minime, mais assez important dans les villages des environs immédiats de Paris. L'effet moral et la colère au sujc% de l'inefficacité de la. défense sont grands. On peut s'en r»ndre compte dans toutes le» classes de la population.Paris, 28 mars. — Paris a été alarmé pour la troisième fois, mercredi soir, par la visite des ci-oiseurs aériens allemands. Mais comme les Parisiens avaient montré les dsux premières fois une intrépidité étourdie en provoquant les bombes des Zeppelins par un éclairage intensif des maisons, les autorités crurent bien faire ne pas les prévenir de la. nouvelle visite des Zeppelins. Lorsqu'ils apprirent mercredi soir du département de. l'Oise que les dirigeables étaient, de nouveau en route pour Paris, la- préfecture de police lit, éteindre mystérieusement les lanternes par les hommes de garde qui ne répondirent pas aux questions que leur posèrent les habitants: Afin de ne pas provoquer la terreur, dit le Gaulois, les autorités militaires et la police décidèrent d'éteindre d'abord l'éclairage public et de ne prévenir la r>o-pulation que lorsque les croiseurs aériens allemands seraient déjà sur Paris. Cette fois-ci tout alla bien, car les Zeppelins ne vinrent, pas et les aviateurs qui devaient aller à la rencontre des Zeppelins étaient à leur poste cotte fois-ci. Ils sont revenus en déclarant qu'ils n'avaient rien aperçu. Les habitants de Compiègne ou de Chantilly n'auront eu qu'un mauvais rêve. Dommage pour Paris, car les Parisiens auraient ainsi eu l'occasion de vanter encore une fois leur héroïsme. Quelques Parisiens ont entre,temps rendu dea services, paraît-il. D'après le Petit Parisien, quelques Parisiens se sont aperçus, dans la huit de samedi à dimanche, qu'on faisait des signaux aux croiseurs aériens allemands sur le toit de plusieurs maisons, au moyen de la télégraphie optique. Plusieurs individus dénoncés seraient surveillés. Paris ,regorg£ donc toujours de traître?, «|i»»iqn'»» ait. depuis l«».gteîMpf! *»is sto.s cletf T .A GrXJElEïJFtJE Qo-m •t-g.a--o.xîL±ori3'.€s^ officiels FRANÇAIS Un avion allemand a jeté des bombes sur WeU 1er, ait Nord-Ouest de Thann. Pans, 2$ mars (15 heures). - L'ennemi a bombardé cette nuit Arras avec des grenades de RUSSES tous calibres. TJn incendie qui se déclarait fut vite éteint. Pétrôàrâde, 27 mars. — A l'Ouest du Njeman, A. la Bois elle, la guerre des mines souterraines qu'^ Jr0ite du Narew et à gauche de la Vis. continue dans des conditions favorables pour ja ,journée du 25 mars n'a pas apporté un nous. seuil changement dans la situation. Dans les Argonnes, près de Bagatelle, des mi- {es Qarpàthes nous avons obtenu des prônes furent jetées d'un côté a. I autre. Des attaques BartfeU. d'infanterie n'ont pas eu heu. direction de Bahgrod nous avons pris mes de nombreux prisonniers, y compris plusieurs trailleuses furent conquises. officiers Les Allemands ont. perdu beaucoup de En Galice orientale nous avons h*~ matériel ■ un grand nombre de morts gît sur le tmllon ennemi qui traversait le Dniestr et champ de bataille. Nos pertes sont insignifiantes. jawa en lui infligeant des vertes. i m» pus les « Docb.es » qui ne se sont pas sauvés à e ,emps à l'étranger. FRANCE. — Impressions d'un Parisien sur les Zeppelins ? Le Figaro publie les impressions du savant ar- £ jhéologue Joseph Reinach pendant le raid des Zeppelins sur Paris : ' 1 « J'achevais de lire le tragique récit de Char- e es Le Goffie : Les Fusiliers marins à Dixmude. i fout à c-oup sonneries de clairon, appels stridents f de trompe, coups de canon. Je vais à ma fenêtre. 11 était une heure et demie, un peu plus. En bas, j une grande masse sombre, un épais manteau de t velours noir, tous les réverbères éteints. Nuit j claire, ciel semé d'étoùes très vives. Au travers i du ciel, comme une autre voie lactée, la large ] g-exae xûiiiiric'aôe \-V'ioherebe.r.eai- . t sit le Zepnelin. A quelle hauteur? Quinze cents, j dix-huits cents mètres? Il va vers l'Est. Il paraît ( une barre, longue comme un cigare, pas plus £ épaisse, dorée, presque rose, dans ce faisceau lumineux qui le poursuit... ( » Pendant que le projecteur suit l'énorme oiseau ( qui plane sur Paris, les détonations se multi- t plient. Des traînées lumineuses,comme des étoiles \ filantes, sillonnent le ciel dans la direction de l'objet. A la place de l'Etoile, une boule rouge, j grosse comme une rosette de la,légion d'honneur. , Elle s'éteint avant d'atteindre l'ennemi. Il est environ deux heures. Le silence renaît. Entr'acte d'un quart d'heure. Puis le Zeppelin reparaît, ou c'est un autre Zeppelin, qui semble glisser dans 1 le ciel entre les étoiles de Cassiopée. » De nouveau, le faisceau lumineux l'a saisi. Détonations de bombes. Les fusées à boule rouge repartent, montent vers le navire aérien. Trajectoires trop courtes. Tantôt il s'avance sur une ligne parallèle à l'horizon; tantôt il oseille, s'incline, selon un angle d'environ 30 degrés. La barre rose pâlit, s'évanouit- dans la nuit. » FRANCE. La destruction du dôme de la cathédrale de Reims Le Cri de Paris reproche vivement, d'après le Berliner Tageblatt, au conseil municipal et à la direction du Musée de Reims, de protéger le superbe portail de la cathédrale par des sacs de saille contre le bombardement. Des débris de statues sont restés pendant des semaines devant la. cathédrale. Déjà, fin octobre, on fit entourer la place du Dôme d'une clôture. Le journal dit qu'un officier a acheté des morceaux de sculptures. Des officiers anglais en ont fait une collection. La ruine du dôme serait attribuable autant au conseil municipal qu'au bombardement. FRANCE. 1,251 commerces saisis à Paris Le livre d'adresse de Paris pour 1915 contient une liste de commerces étrangers saisis à Paris. Elle comporte 836 noms allemands, 261 autrichiens et 1 turc. Dans les faubourgs, 125 commerces allemands et 30 autrichiens ont été mis sous surveillance, soit donc un total de 1,251 commerces fermés. RUSSIE. - Le quartier général russe D'après une description de la Nowoje Wremja le quartier général russe est établi dans un village forestier près d'une gare de chemin de fer. Le grand-duc Nicolas Nicolajevitcli et son entourage logent dans des wagons de chemin de fer. Les gens de service sont logés dan» des baraque». On a érigé près de l'état-major une église démontable. dans laquelle on a pendu une vieille statue de Saihte-Marie, y transportée du couvent Troitzki-Sergius sur ordre du Tsar. Sont attachés au grand-duc le chef dé l'état-major général lanuschkiwitch, du quardier-maître général Da-«il»w. du Jienteïiant-g'»aérai K»»4aer»w«ltt, «Mi te chef du service personne], et le général-major î-onschin, comme chef du service du trafic. ANGLETERRE. Une illusion anglaise Berlin, 28 mars. La Norddeutsche Allge-iririe Zeiiung écrit sous le titre « Illusion an-■laise » : s Des Anglais intelligents ont découvert, a 'occasion du succès des neuf milliards de noirs mprunt de guerre, qu'il y a dans cet emprunt n point noir qui relève leur espoir eu notte irochaine défaite. Les Politiken annoncent de Londres, que les ïanques de cette ville ont reçu, ces -derniers emps, des pays scandinaves, des sovereigns anglais, dont le" millésime prouve qu'ils provien-ient de l'indemnité de. guerre payée par la i'rance à l'Allemagne, donc de la Tour Julius W %-and«;,i L'Allemagne serait donc déjà obli-;ée d'utiliser sa dernière reserve, le Trésor de juerre, au paiement de son importation des pays candina.ves. Cette, explication ne prouve rien en présente le la provision d'or de 2,300 millions de maries le la Deutsche Reichsbank, mais il serait peut-itre bon que nous dévoilions pour guider la cii-ique anglaise, que jamais, il n'y a eu un seul overeign dans la Tour Julius, que le trésor do guerre allemand a été constitué exclusivement . le couronnes et de doubles couronnes. AUTRICHE. La chute de Przemys? Pétrograde, 26 mars. — Les Russes opi trouvé i Przemysl un butin de 4 locomotives, 500 wagons et plus de 4,000 tonnes de charbon. AUTRICHE. La chute de' Przemy»! Polonaise d'origine, comme son no» l'indique, Przemysl fut probablement, fondée au milieu du XiIVs siècle par Casimir-le-Grand- Une-colline située a.u Sud-Ouest de la ville renferme, encoïe les ruines du château qui aurait été bâti par le roi Casimir. Casimir, que l'on appelle le Roi des Paysans, mérite qu'on lui attribue, la fondation de la ville. Pendant les siècles la ville fut une d«<S sités-jardins des Carpathes. Les souvenirs du passé sont conservés dans les églises romanes et grecques. Plus tard Przemysl devint une ville industrielle et surtout la ville du pétrole, mais sa gloire reste toujours la ceinture de jardins et les petites fermes pittoresquement accrochées aux collines, qui s'élèvent le long- de la vallée de la San. Przemysl est. également un chef-lieu de district. TURQUIE. Le bombardement des Dardanelles Berlin. 28 mars. — D'après des nouvelles do Tenedos, le vaisseau de ligne anglais Triumph est arrivé à l'endroit de concentration de la flotte alliée. Hier, il y avait cinq vaisseaux de ligne dans le détroit. Tl parait, que le commandant de VInflexible est blessé. MONTENEGRO. Exploits d'aviateurs Vienne. 26 mars. — Trois aviateurs autrichiens ont jeté des bombes sur Antivari, Virbazar ét sur la position sur le mont Lowtsen. Une bomba a touché le bâtiment de la régie, à Antivari, et en a détruit le toit ; à Virbazar, la station est endommagée. Sur 1© mont Lowtsen, les aviateurs ont laissé tomber une quantité de flèches à pointes d'acier. PERSE. — Le sort, des Belges Bruxelles, 27 mars. — L'ambassadeur perssn à Bruxelles publie une déclaration dans laquelle il souligne la politique neutre de son gouvernement suivie, conformément aux déclarations antérieures èt- conteste le bïuit que les Belges attachés aux (servicoi perses, seront renvoyés ou qua leur sécurité soit menacée. — ■» m »' ■- 8ËUSIESSË ANNEE» - N" iSé', ©IN© EDITION S WBR0MERBÏ 3i MARg i$il

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le bruxellois: journal quotidien indépendant gehört zu der Kategorie Gecensureerde pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1914 bis 1918.

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