Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1918, 17 Oktober. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Konsultiert 27 Juni 2019, https://hetarchief.be/de/pid/xk84j0cs91/
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Jeudi 17 Octobre 1918. - N° 1452 \ —wi ABONNEMENT Bruxelles - Province ~ Etranger Le? abonnements sont reçus exclusivement par tous les BUREAUX DE POSTES. Les réclamations concernant les abonnements doivent être ai fesses exclusivement au bureau de poste qui * déiivrt, «bonnement. ÎTÎ1X DES ABONNEMENTS : 3 mois : 2 rrwis 1 mois r Fr. 9.ÏH3 Fr. 6.-GO Fr. 3.00 T1ISAGE î 125,000 psa? jois? QUINZE CENTIMES Le Bruxellois JOUieNAI/ QUOTirïIEK INDEPENDANT Jeudi 17 Ostg8re»e 1318. - M* 1452 mm——— ANNONCES Faits divers et Echos La «gne, fr. 5 00 Nécrologie . . . 3C0 Annonces commerciales 2.00 Annonces financières I!!! 2!(X) PETITES ANNONCES. . . La grande lign», 2.00 Rédacteur en chef : René ARMAND Rédaction, Administration, Publicité, Vente ; BRUXELLES, 33-35, ra« de la Caserne YîïlACsSE : 125,000 par josii etîî a Mr.cn m S an* Zjm ■ i «S* 9 ViV W J'W-* Après Sa réponse du président Wilson Nos lecteurs trouveront ci-dessous la réponse du président Wilson adressée au gouvernement allemand. Au premier abord, on doit s'étonner que le contenu de la réponse est conçu dans un esprit assez vagne. Elle dit en ce qui nous concerne que l'exécution de l'évacuation et les conditions d'un armistice somt des circonstances oui doivent être soumises au jugement des «délibérants» militaires de l'Entente, ce qui signifie que l'on remet aux généraux le soin de décider le sort. Les généraux de l'Entente doivent donc débattre avec les dirigeants militaires allemands les conditions d'une évacuation. Ce que nous pouvons c«Sciure déjà, c'est que l'avenir^ de notre sol natal se décidera maintenant. Si les belligérants ne trouvent pas un moyen de s'arranger au suoet de l'évaluation, notre pays sera exposé sans aucun doute aux horreurs de !a guerre. Souhaitons de toute notre âme que on laisse prévaloir le plus grand esprit de conciliation afin que les ravages de la guerre nous soient épargnés. Le Piésident Wilson continue en parlant des destructions que les Allemands font au cours de leur retraite forcée en Flandre et en France. Pour répondre à cette argumentation du Président, laissons la parole à um réfugié français revenu hier de Vaîenciennes : Ce Français prétend que ce ne sont nullement les Allemands qui détruisent les villes, mais au contraire l'artillerie grosse, moyenne et légère <>:; armées de l'Entente. On ne peut faire grief aux Allemands de détruire avant la re; Si*< t utea les installations et points straté-r /«-es militaires qui peuvent servir aux armées l'Entente. Le Président ne parle donc pas avec justice quand il met toutes les destructions occasionnées lors de la retraite allemande sur le dos de ceux-ci. Pourquoi ne parle-t-il pas des canons et des bombes aériennes des Alliés? Ce ne sont pas les Allemands que les réfugiés craignent si fort : interrogez-les, et vous pourrez entendTe que, bien au contraire, ce sont les Allemands qui _ leur donnent tous les moyens possibles d'améliorer leur malheureux sert, tandis que les Alliés tirent sans aucun respect sur tout ce qu'ils peuvent atteindre. Nous avions attendu de M. Wilson plus de justice en ce point et plus d'impartialité. Le Président parle finalement de son message tenu le 4 juillet 19-18 à Mount-Veasnon et qui est conçu comme suit : « La destruction de tout pouvoir arbitraire qui pourrait trcublor secrètement pour soi et selon son Jjon plaisir la paix du monde, ou s'il ne peut être détruit, sa réduction à une impuissance _ effective ». Ceci vise directement l'article lî. de la Constitution de l'Empire allemand et trouve déjà sa réponse dans le sens désiré de M. Wilson par la dépêche suivante: Berlin, 15 oct. — Ce matin, le Conseil fédéral a voté un projet de loi tendant à la modification de l'article 11 de la Constitution. Le paragraphe 2 de l'article est modifié comme suit : « Pour déclarer la guerre au nom de l'Empire, il faut le consentement cki Conseil fédéral et du Reichstag, à moins qu'il ne s'agisse d'une attaque contre le territoire fédéral ou contre ses côtes ». Le paragraphe 3 est remplacé par la clause suivante : « Les traités de paix ainsi cnie les traités avec les Etats étrangers qui se rapportent à des affaires de la législation de l'Empire, doivent être approuvé® par le Conseil fédéral et par le Reichstag ». Ainsi se trouve assurée la collaboration complète dies représentants du peuple aux décisions concernant la guerre et la paix. Il faut avant tout espérer que les belligérants auront à cœur d'épargner à la Belgique le retour de la guerre sur son sol. Nous n'avons pas mérité d'être sacrifiés à ce point par nos alliés de l'Entente. Que notre gouvernement, que notre Roi surtout insistent et au besoin supplient pour faire entendre raison aux entêtés qui rêvent d'extermination sans raison. En attendant, puisqu'aussi bien cette guerre doit finir, pourquoi me mettrait-on pas beaucoup d]eau d?.ns le vin, afin d'éviter que s'éternise la monstrueuse boucherie humaine. La désillusion de l'opinion publique en apprenant ees nouveaux atternoiemerats est sans bornes. Pour un peu, on en voudrait au président Wilson de décevoir les radieuses espérances que la réponse de l'Allemagne à sa première note avait provoquées. Heureusement, le dernier mot n'est pas dit ; on continuera à «causer» et assurément l'on aboutira, car il le « faut ». René Armand. Après Sa réponse du président Wilson LH GUERRE Communiqués OMciels ALLEMANDS MERLIN, 1G octobre. — Officiel da midi : Tnîùtro (33 la sasrra û leuost Groupe cS'aîMiéas du prinsa héritier Rupprechi En Flandre, l'ennemi a continué ses attaques. Leur attaque principale se dirigeait contre Thourout et contre le chemin de fer d'Iseghem à Courir ai. L'ennemi a -prononcé également de violentes attaques, fréquemment appuyées far des chars blindés contre le restant du front de combat, t-n certains endroits nos troupes ont maintenu leurs lignes, en d'autres elles ont reculé en combattant et ont repoussé fréquemment l'ennemi par des contre-attaques, sur des points d'appui situés à l'arrière. Sur l'aile d'attaque septentrionale Thourout est resté entre nos nuiins. Des tentatives de l'ennemi en vue de pousser dans la direction du nord entre Werken et Thourout ont été empêchées par des troupes de la 38e division de la landivehr. Au sud de Thourout nous avons maintenu la ligne LÂchiervelde-1seghem. Au sud d'isegkem l'adversaire réussit à progresser au delà de la ligne Iseghem-Courtrai. A l'est de la voie ferrée nous Vavons arrêté dans sa marche. A l'ouest et au sud-ouest de Lille nous avons écarté quelque peu notre ligne de l'ennemi. Grourso d'armées du Krenpriaz allemand Entre Bohain et Oise l'ennemi a de nouveau attaqué après une violente action d'artillerie. Au nord de la route Bohain-Aisonville nous l'avons tenu en échec sous notre feu. Après un violent combats des deux côtés de la localité et contre la localité même, Aisonville a été maintenu en dépit de l'adversaire qui s'est élancé plusieurs fois à l'assautj avec des forces considérables. L'attaque enemie déclanchée au nord de l'Oise a également échoué devant nos lignes. La 6e division d'infanterie bavaroise se trouvant depuis tantôt six semaines sans interruption engagée dans les sombats s'est de nouveau particulièrement distinguée. oCmbats devant nos nouvelles positions au nord et au nord-est de Laon et à l'ouest de l'Aisne au cours desquels nous avons fréquem tuent causé de lourdes pertes à l'ennemi. En cette région l'ennemi se trouve a;: sud de la Serre et un peu sur la ligne Lieise-Sisonne-Le Thour-St-Germainmont. Combats de reconnaissance au front de l'Ai<ne. Le petit orc de positions saillant entre Olizy et Grandprê sur Mouron, le long de VAisne, a été évacué. Les troupes combattant, en cet endroit ont de nouveau incité l'enneini à de multiples attaques qui lui ont valu de nombreuses pertes et atteint ainsi pleinement leur but consistant à maintenir provisoirement le terrain.Crcîjps d'armfos von Gnnvjita Entre les Argon-nes et la Meuse de nouvelles et violentes attaques des Américains ont échoué sous le feu de nos contre-attaques. En dépit des forces nuinériauement supérieures de faite artillerie et en dépit de l'appui de chars blindés, l'ennemi n'a de nouveau gagné que peu de terrain. Au nord de Juvin. dans la forêt de Banthe-yille et au nord-est de Cuncl les combatè ont été clôturés à la lo-mbée â? la nuit. Sur la rive orientale de la M ente, les attaques dirigées entre la -Meuse etj£ nori-trues,}. de Beauwov*se èi*r- ■^-xssg^ggaac-o— LH GUERRE i^)niTr>7Y17Tr)7nnôa /"ï-JTFï ni al e pillées dans le terrain boisé impénétrable, en de très violents combats partiels, qui se Sont terminés à noire ava.ntage.Les Américains ont de nou-5 veau subi hier des pertes extraordinairement lourdes. ® BKRLIN, 15 octobre. — Officiel du soir : * Au Iront de combat en Flandre, l'ennemi a eonti-1 nui ses attaques. Il a réussi à s'assurer quelques 1 avantages de terrain d'une étendue restreinte. A l'ouest de la Meuse, des combats partiels se sont '. décidés en notre faveur. t UETtLlN, 16 octobre. — Officiel : e La guerre sous-marins r Nos sous-marins ont coûté dans l'Atlantique c H.000 tonnes 'de {auge brute marchande, dont plu-s sieurs vapcurs-ciWrnes et des vapeurs chargés de matériel de guerre 1 AUTRICHIEN VIENNE, 15 octobre. — Officiel : 'x Théà're de la suerro italien 1 L'activité combaltive a été hier également assez vive. s TSîéâtre de la guarrn dans fss Balkans Les Italiens ont occupé hier Durazzo que nous s 'tvions évacué. e Les mouvements en Albanie cl en Serbie se pour-sens pris" (fr ecntcc! qzx vaiilt la peine -- d'être signalée, avec l'adversaire. FRAWGAIS PARIS, 15 octobre. — Offiriel de S h. p. m. ; Au cours de la nuit et dans les prem'ùrcs heures de la matinée, nous avons réalisé des pTj'firès en différents pomts du front. Au sud de la Serre, nous ? nous sommes emparés de R -'mes, Bnrenton-Cel et Monccan-le-Vaast. A l'ouest ci»' fl Hhel. nous avons enlevé ffanleu'.l-sur-Aisne. A l'ouest de Grand-Pré, nous avons progressé au-delà de l'Aisne. Olizy et ' Termes sont entre nos mains. Nous avons fait, dans cctts régon, près de 800 prisonniers. e PARIS, 15 octolire. — Officiel d- 11 h. p. m. : Au nord de VO's", nous avons réalisé une avance z dans la région d'Aisonville. Nous avons la rive sud - de la Serre jusqu'à Pouilly-snr-Serre, qui est entre - nos mains. Nous avons également progressé dans s le nord-est de Marchais, fa'sant iOO prisonniers. Plus t à l'est, nous nous sommes emparés de ta Selve et - de Nizy-le-Comma. A Voitest de Grand-Pré, nous t tenons la route de Souziers à Grand-Pré. Nous avons fait, dans cette région, plus de iOO nouveaux e prisonniers. t ITALIEN ROMH, H octobre. — Officiel : " Le 12 octobre au soir, l'ennemi a tenté une éner-g:que attaque Sur Piav", vis-à-vis de Zenson; son opération a complètement échoué. Nous avons dis-" persé sous notre feu les banaux ennemis et forcé à une retraite précipitée les nageurs qui les accompagnaient. Les Autrichiens ont subi de fortes perles. ? Nos patrouilles ont pénétré hier dans les postes ennemis avancé« o't nord de Sano fouest de lUorij et en ont dispersé les occupants: elles sont rentrées dans nos lignes avec des prisonniers et du maté-" riel. Sur le reste du front, fructueuses opérations de ' nos éclaireurs 2 Dans la secteur de la Pertica, nous avons fait des prisonniers. LONDRES, 15 octobre. — Officiel: Le groupe d'armée de Pland ,, sous le commande-e ment du Roi des Belges, a attaqué, ce matin à 5 h. s 35, Dixmude. La deuxième armée britann que a - avancé d'environ T k'.l. dans la direction de Courlrai, , en prenant les villages importants de Rolteghem, 1 Cattela, Moorseele, Ledeghem et les saillants septentrionaux de Alenin. L'armée belge a avancé d'en- - vlron S Ml. vers Ingelmunster et Thourout, en pre-5 liant les- villages de Rumirelce, WirmKPll St-liïoi, (Jtickene, I -ghem, Kortemark et llandzame. L'ar-! niée française a attaqué, avec des troupes belges, sur les deux flancs et a occupé le plateau près de > Geite, St-Joseph, Roulers. Le nombre des prisonniers i dénombrés jusqu'à présent, dépasse 3500 auprès de ' l'armée belge, S500 auprès des Français et iîOO du " côté p.nglais. Le chffre exact cles canons capturés ■ n'est pas encore connu. Six batteries complètes ont été piises lorsqu'elles étaient sur le point de se re-: tirer. 1 La réponse de Wilson an Gouvernerai Allemand ^ Washington, 15 oct (Retiter). — Réponse de Wilson à la note allemande du 12 octobre 1918. Cet après-midi, le secrétaire d'Etat a commtni-| qué au chargé d'affaires intérimaire suisse, représentant les intérêts allemands aux Etats-Unis, la note suivante : <c Département d'Etat, 14 octobre. « Monsieur, En réponse à la communication du gouvernement allemand du 12 octobre 1918 que vous m'avez transmise, j'ai l'honneur de vous prier de transmettre la réponse Suivante: L'acceptation s aras réserves des conditions posées par le Président des Etats-Unis dans son message au congrès des Etats-Unis d:u 8 janvier 1918 et -dans sas messages suivants, par le t gouvernement allemand actuel et par une grande majorité du Reichstag allemand, autorise le Présidant à formuler une déclaration franche et directe de sa résolution en ce qui concerne les . communication du gouvernement des 5 et 12 oc-; tobre 1918. Il ne peut exister d'équivoque sur ce fait que l'exécution de l'évacuation et les con- • ditions d'un armistice sont des circonstances qui doivent être soumises au jugement et au conseil des délibérante militaires du gouvernement f des Etats-Unis et des gouvernements alliés. Le . Président se sent obligé de déclarer que le gou-. rernemoat des Etats-Unis ne saurait accepter de , règlement qui ne procure pas des sécurités et des ; garanties_ complètement Satisfaisantes pour la continuation de la suprématie militaire actuelle : des armées des Etats-Unis et des Alliés en campagne. Il a la confiance de pouvoir considérer comme certain que ce seront là également le jugement et la décision des gouvernements alliés. . Le Président considère également comme de ! son devoir d'ajouter, que mi le gouvernement des Etats-Unis, ni lui-même sont absolument cer- ■ tains de ce que les gouvernements avec lesquels les Etats-Unis sont associés comme belligérants, accepteront de prendre en considération un ar-( misUoe, aussi longtemps que les forces de com-i bat allemandes continueront à exercer les prati-! ques illégales et inhumaines qu'elles s'obstinent ! à exercer. Au même moment où le gouvernement t allemand faisait des propositions de paix aux Etats-Unis, ses sous-marins s'occupaient de cou-5 1er des ^paquebots et non seulement des navires, - mais même les canots au moyen desquels leurs - passagers et leurs équipages cherchaient à se : mettre en sûreté. Au cours de leur retraite for-S cée actuelle de Flandre et de France, les armées allemandes suivent la voie des destructions malveillantes qui ont toujours été considéiées com-; me une violation directe des règles et des coutumes de la manière civilisée de faire la guerre. On a enlevé à des villes et des villages tout ce qu'ils contenaient, voire même leurs habitants, , au cas cù ils avaient échappé à la destruction. On ne saurait • attendre des nations associées , contre l'Allemagne, qu'elles consentent à un ar-] mistice, aussi longtemps que se continuent les r traitements inhumains, les pillages et la destruc-; tion qu'elles considèrent à juste titre avec hor-; reur et avec un cœur indigné. Il est également nécessaire, afin d'éviter toute possibilité de mal-. entendu, que le Président attire avec grande insistance (very solemnly) l'attention du gouvernement allemand, sur l'interprétation et l'intention nette (te the lan^uage and plain inten:) d'une des conditions de paix acceptées actuellement par le gouvernement "allemand. Elle est contenue dans le message du Président tenu le ' 4 juillet 1918 à Mount-Vemon et est conçue comme suit : i a La destruction de tout pouvoir arbitraire qui pourrait troubler secrètement pour soi et 9c-; Ion son bon plaisir la paix du monde, ou s'il ' ne peut être détroit, sa réduction à un# im- • puissance effective ». > Le pouvoir qui a jusqu'ici régi Icon/trolied) * 1 ALknaagae, est du ccare de ciras, àicjita ci- de dessus. La mation allemande a la faculté de ni- changer cet état de choses, et les paroles du iu- Président, qui viennent d'être citées, constituent ■nt naturellement une condition qui doit être remplie avant la paix, si la paix émane da fait (by the action) du peuple allemand lui-même. »l Le Président se considère comme obligé de dé-' clarer que toute la continuation de la guerre dépendra de la détermination et du caractère sa-» tisfaisant des garanties, qui peuvent être accordées dans cette question fondamentale. II est indispensable que les gouvernements associés centre l'Allemagne sachent d'une manière non équivoque avec qui ils traitent. Le Président en-ue verra une réponse particulière au gouvernement lu- impérial et royal austro-hongrois. de Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma haute estime. (s.) ROBERT LANSING. » *** Berlin, 16 oct. — Comme le fait remarquer la «Gazette Générale de l'Allemagne du Nord», ez la réponse de Wilson est arrivée plus tôt qu'on ne l'avait attendue. Elle prolonge en partie la discussion et elle l'élargit. Il faudra donc une nouvelle contre-déclaration du gouvernemont allemand, de Sorte que le but pratique : « Amener un armistice et engager_ les négociations de ' paix », ne pourra etre immédiatement atteint. " Le principe d'après lequel la situation à créer par l'évacuation, doit laisser intacte la siapério-rité militaire de l'Entente, est nouveau. En connexion avec cette question, la note objecte aux chefs militaires allemands leur illégalité et nous es accuse de traitements inhumains. Le reproche 'f- est injuste et perd, à tout le moins, de vue la 'is nécessité sous l'obligation1 de laquelle agit Ja et direction de l'armée allemande, aussi longtemps ns que la suppression des hostilités n'est pas aî-'é, teinte. Le gouvernement allemand a tendu Ta et main pour adoucir les souffrances et pour met-ns tre un terme aux dévastations de Ja guerre. Il est donc injuste de lui endosser à elle seule la faute de la situation, certes lamentable, de la ce zone _de_ combat habitée. La réponse à la note ta américaine demande une délibération approfondie. re Ce faisant, le gouvernement allemand se laissera rjS guider encore davantage par l'esprit de conci-ris liation et par le rMsir de mettre un terme à l'ef-e[ fu-sion de sang afin de prendre ainsi sa décision us tout en sauvegardant les intérêts du peuple al-us lemand. IX <yx»- DERNIERES DEPECHES VERS LA PAIX m La note da la Turquie aux Etats-Unis n_ New-York, 15 oct. — L'ambassadeur d'Espa-,s gae a remis aujourd'hui la note de paix de la c's Turquie, conçue en ces termes : rj. c Le soussigné, chargé d'affaires de la Tur-cs quie, a l'honneur, en conformité avec les instruc-ifl'_ tions reçues de son gouvernement, de faire con-naître té.égraphiquement au isecrétaire d'Etat des Etats-Unis que_ son gouvernement impérial de-,es mande au président des Etats-Unis d'entreprendre le nécessaire dans le but de rétablir la paix, de porter cette demande de son gouvernement à la connaissance de tous Ici Etats b-dligérants, d*inviter ceux-ci à déléguer'des fondés de peu-'e- voir chargés de commencer les négociations. Le h. gouvernement impérial ottoman adopte, comme a base de négociations, le programme exposé par [i, le président des Etats-Unis, dans son message ri, au Congrès en date du 18: janvier 1918, ainsi p- que dans ses déclarations ultérieures, notam-n- ment dans son discours du 29 septembre der-■e- .nier. Afin, de mettre xau-L'*-* o su- effusions de iî, "sang, le gouvernement impérial demande que le t- nécessaire soit fait pour la conclusion immédiate s, d'un armistice général. ie ™ le remaiiiemenî paYernemsatal ea AHemgas (tj M. Conr&d Haussmann. saeréîaira d'Eiat :'s Berlin, 15 oct. — Du «Berliner Tage.blatt» : rit Le député progressiste du Reichstas-. Conrad e- Haussmann, a été nommé secrétaire d'Etat sans portefeuille et fera donc partie du cabinet dit «de guerre». LE PÏÏÏISCE SfflâX RESTE Cî3AK8£L!Ee i Des bru.its de démission du chancelier ayant g circulé hier avec persistance, nous croyons utile [{j de citer les commentaires suivants du «Belgis-cher Kurier», d'où il résulte qu'il n'y a pas lieu de à crise ministérielle : .8. « Par suite de la lettre écrite en janvier der-n- nier par le prince Max de Bade à son cousin ;e- le prince Alexandre de Hohenlohe en Suisse, et is, qui a été publiée maintenant en guise de propagande à l'étranger contre le nouveau chance--e. lier, une certaine obscurité en était résultée en ce qui concerne les idées du chancelier, au point qu'une crise semblait près d'éclater. Dans cette lettre, le prince Max s'était prononcé ; ® contre le bon accueil par la presse libérale, in-er compréhensible pour lui, de son fameux discours et s'était prononcé alors contre la motion pacifique du Reichstag. La presse ennemie s'est cm-on pressée de jeter cette pomme de discorde entre ■?" les partis allemands. Néanmoins, le prince Max a j réussi à convaincre par ses déclarations les chefs ;/ des parris, de ce que son point de v»je tel ou'il l'a exprimé dans son premier discours du Reichstag est une évolution logique de ses considérations j"l" qui, d'ailleurs, ne pourraient être pleinement ca-~ ractérisées par une fâcheuse lettre privée. Nous apprenons qu'à la suite de ces déclarations, ia crise chancelière est conjurée et peut être con-sidérée actuellement comme terminée ». nt Ajournement du Reichstag Le Berlin, 15 oct. — Le président du Reichstag a >u- ajourné la séance projetée pour le 16, et s'est de réservé la convocation d'une nouvelle séance, es |j| LES COMBATS A L'OUEST -n. Les combats en Fiandra er Berlin, 15 oct. — Hier, de grand matin, par u- un brouillard épais, déclanchement d'un violent :s. feu roulant en Flandre, depuis Handzame jus- de que Wervicq, prolongeant ses effets en plusieurs es vagues jusau'au littoral. De la mer, attaque de ;r- ' monitors anglais et bombardement de la côte ; ;ls outre cela, formidable entrée en jeu des avions ts, ennemis. Vers midi, les Allemands réussissant ir- à retenir le violent assaut et à le réduire en ai- attaques partielles plus petites, empêchaient les ti- Belges, Français et Anglais de remporter des nt succès importants. nt Attaques répétées des Franco-Américains, ux après canonnade préparatoire, entre Olicy et iu- Termes ; au début, les ennemis réussirent à fran- ;s, chir l'Aisne à l'ouest d'Olicy, mais ceux d'entre irs eux qui ne périrent pas à coups de fusil furent se faits prisonniers. Ce ne fut qu'à la ferme Mou- >r- ron qu'ils obtinrent quelques succès localisés, es Des attaques américaines préparées par une ca- a.1- nonnade au moyen de pièces des plus forts ca- m- libres et avec appoint de tanks, furent prolon- iu- gées jusqu'à l'obscurité entre la Meuse et l'Aire, re. Un grand nombre de mitrailleuses et plus de ce 6W prisonniers furent capturés hier par les Al- ts, lemands. n. Berlin, 15 oct. — Les attaques opérées hier es en Flandre par les troupes de l'Entente ont pro-if- voqué un accroissement extraordinaire des exo-cs des en masse de la population civile, notamment ic- ceux du territoire belge à population très dense, 'r- Cet exode eut »ien compréhfensible pour les lit villes de Thourout, Thielt, Courtrai, Lille, Rouai- baix, qui, somme toute, sont dans la zone de n- tir à grande distance des Alliés; mais la ter-rr- reur est semée également dans l'anière-zone. ®- C'est par milliers que les fugitifs viennent af-it) fluer vers l'Est. A vrai dire, on fait tout ce qui e!- est possible pour adoucir le sort de ces Belges ;st chassés de chez eux, contraints de déambuler le par des chemins boueux, n'ayant avtc eux que ai- ie strict nécessaire, et d'accomplir de loi\gs trajets sur un_ sol détrempé ; mais c'est la misère r» noire qui pèse sur ces masses de fugitifs, car te- on ne peut leur procwnr de boanes conditions 'il d» transfert et de ooime quand ils sortent du n- eatdr» des orffanisartions dont ils bénéficiaient ps4oidemi*ent. Il en est d« laèn» dans k nord d) de la France, où la persjwctiv» est extrêmement ti- aUiB.iMa bout la deStuui» ùa c&vut oui Bens«nt s avoir à fu-ir, abstraction faite des pertes maté-i rielles déjà subies. t Les troupes ausJro-tiengroises au front Ouest " Vienne, 15 oct. — On mande du quartier de la presse de guerre : Ces derniers jours, le com- • muniqué officiel de l'armée allemande faisait des éloges répétés des troupes austro-hongroises ayant participé aux derniers combats à Verdun et à la Meuse ; en défendant opiniâtrement leur " secteur contre une forte supériorité numérique _ des Américains et Français, elles jont fait bril-5 1er, au front Ouest, la vieille renommée de bra-1 voure austro-hongroise. Sous le commandement " du lieutenant-colonel Marscher, les 17e, 25e et 31e bataillons de chasseurs, en corrélation tactique avec les troupes allemandes, prirent une 1 part glorieuse aux âpres combats qui se déroulèrent dans la forêt de Beaumont, où les soldats de la Basse-Autriche, de la Moravie et de la Croatie rivalisèrent entre eux sous le rapport r ténacité et esprit de sacrifice. Est également à > louanger le 5e régiment d'infanterie austro-hon-! grois faisant partie des troupes du feld-maréchal j Metzger qui fut particulièrement méritant lors » de ces combats ; il se trouvait à l'extrême aile _ droite des troupes allemandes et austro-hongroi-r ses qui combattaient à l'est de la Meuse, et , était chargé de repousser les assauts ennemis des dernières journées ainsi que le 112e régi-r ment d'infanterie austro-hongroise. Le lieutenant colonel Popelka, chef du 5e régiment, reçut l'or-. dre pour ie mérite en récompense de sa bra-voure. Grâce à la vaillance des troupes austro-; hongroises,^ les attaques de l'adversaire purent • être refoulées avec les plus lourdes pertes pour i ce^ dernier. Ce fut surtout aux actions des der-L mères journées, si défavorables à la défense ; par suite du brouillard prédominant, que les con-. tingents ennemis subirent de colossales pertes i sanglantes ; à citer particulièrement celles de . la 33e division américaine et des 18e et 26e di-1 visions françaises. i Bombardement de Douai i Berlin, 15 oct, — Hier 14, nouveau bombarde-- ment intease de Douai par des canons anglais. î Rupture des relations dlpiorratiçass entre la Fiance et la FiniancÎ3 i Genève, 14 oct. — L'agence Havas publie une note annonçant que par Suite des événemer» s en Finlande, et notamment par suite de l'élection du prince de H es se comme roi du pays, la France retirs la reconnaissance de l'indépendance de la x'inlande exprimée jadis par elle, et rompt les r-- a tions diplomatiques. Le gouvernement frainçats. ne laissera à Helsingfors qu'un agent consulaire plénipotentiaire pour la sauvegarde des intérêts français et la protection des sujets français. L'Angleterre et la Finlande Helsingfors, 15 oct. — Le sénateur Stenroth, ministre des affaires étrangères en Finlande, a, en suite à la communication du gouvernememt anglais prétendant oue le choix du prince Frédéric de Hesse au trône de Finlande ne pouvait : que rendre plus difficile la reconnaissance de l'autonomie finlandaise, adressé à l'ambassadeur finlandais à Londres le télégramme que voici. « Le choix, du prince Frédéric Charles de Hesse . ne signifie nullement que la Finlande renonce à la neutralité qu'elle a toujours observée pré- • cédemment, et qui s'est encore attestée du fait : que le gouvernement a accordé asile ou libre j : passage à des centaines de citoyens des pays i alliés, entre autres aux consuls généraux de France et des Etats-Unis, alors que, dans le cas contraire, ces personnes n'auraient pu échapper ; aux effets du régime terroriste qui sévit en Russie. Le gouvernement finlandais a la conviction que, dès son avènement âu trône, le prince se : consacrera exclusivement aux intérêts de la ; Finlande, et espère oue le choix d'un prince allemand ne constituera pas, pour l'Angleterre, un obstacle à la reconnaissance de l'autonomie fvn-Iandaise et à la continuation de bons rapports entre les deux xays. Le gouvernement finlandais ; fait ressortir qu'à son point de vue la forme de gouvernement monarchique adoptée par la Finlande constitue une affaire intérieure propre à cette dernière. La réponse anglaise n'est pas encore publiée, mais le prince a été tenu au courant de l'attitude ; de l'Angleterre, et il a vivement insisté sur son ; intemtion dès son avènement au trône de Finlande, de devenir un roi finlandais, non plus un : prince allemand. Une délégation particulière se rendra auprès de_ lui tout prochainement pour lui faire connaître qu'il est choisi comme roi de Finlande. Cette délégation se compose du président du Landtag, le prof. ïmgmaim, du vice-présicent et des propriétaires fonciers Almavaara et Gœbda, et elle remettra au prince le procès-verbal officiel de l'assemblée plénière. L'épilogue de ia révolution maximaliste en Finlande Da Stockholm : Lundi 29 députés socialistes de la i Diète finlandaise cpii int participé à la révolution rouge, ont été condamnés. Vingt d'entre eux se sont vu condamner à des peines d'emprisonnement variant de deux an3 à la perpétuité, I m 3 autres ont été ^ condamnés à mort. La répression des théories maximalistes en Finlande On mande de Stockholm que le socialiste Tanner, chef de l'aile modérée du parti socialiste finlandais* a été arrêté sous l'inculpation d'avoir : émis nue let tre de recommandation destinée au secrétaire du parti suédois à un chef des gardes rouges fugitif, qui est retombé entre les mains de la garde blanche. La retraite dîi cabinet hongrois . Budapest, 14 oct. (Bureau de correap. hongrois). — Les informations parues dans les • journaux annoncent que la demande de démission du cabinet hongrois a été rédigée et signée lors des délibérations qui ont eu lieu aujourd'hui entre les différents ministres. Le chef de cabinet Weckerlé s'est rendu à Vienne l'après-midi pour y remettre à l'Empereur Charles la demande de démission. Il paraît que Nawaz, l'ex-président de la Chambre des députés, aurait été désigné pour la constitution d'un nouveau cabinet.Le Portugal en état de siège Lisbonne, 15 oct. (Ag. Havas). — L'état de siège vient d'être décrété pour le territoire portugais. Le président de la République a pris le commandant des troupes de terre et de mer. Le calme règne dans tout le pays, abstraction faite d'une petite mutinerie militaire qui a été promptement maîtrisée. Une séanez du conseil des ministres italien On mande de Rome qu'à la séance d} lundi du con seil des ministres, MM. Orlando et Sonnini ont fait rapport sur la conférence qui a été récemment tenue au Conseil de guerre interallié, à Versailles, entre îes chefs des gouvernements de l'Entente, et qui s'est occupée des questions diplomatiques et militaires résultant de l'offre de paix des puissances centrales. Les deux ministres ont déclaré que le Conseil de guerre est complètement d'accord sur tous 138 points. Le conseil des ministres italien a approuvé ensuite tes directives arrêtées à Versailles. La séance a ou lieu au domicile privé de M. Oïlando, le président du conseil ne pouvant quitter la maison à cause d'un refroidissement.Dans la diplomatie suisse On mande de Berne que M. Suîzer, ministre de Suisse aux Etats-Unis, tst réparti pour Washington, où il conduira les négociations en vue de la conclusion d'un nouveau traité de commerce, l'ancien traité ayant expiré le 30 septembre. La grippe espagnole en Suède On mande de Stockholm que le riksdag suédois est i convoqué pour le 25 octobre on session extraordinaire. L'ordre du jour eomporœra probablement, en dehors d'un projet de loi concernant une indemnité de vie chère aux fonctionnaires dt l'Etat, la question de la remise de l'incorporation des recrues. La grippe régnant sous une forme aiguë dans les casernes; l'in-1 slruetion des recrues a dû être arrêtée, et les manœu-, vres d'hiver eontremandées. L'opinion publiqu» récla-î m« la remise de l'incorporation des nouvelles recru«t t A défaut de recevoir satisfaction à ce sujet, les socia-t ligtjea jnenacent d'une t-iande agitation antimilitaristes est ETATS-UNIS. — Un ravitaillement monstre de M. Hoover, ministre américain du ravit.ailieniiejit." aii- m- nonce que les Etats-Un's devront envoyer 5 730 000 les tonnes d'approvisionnement de p;us que l'année ses passes aux armées américaines el aux Alliés M :un Hoover estime que les beso:ns globaux des Alliés :ur pour l'année qui a commencé le 1er juillet dernvr tue s êiewront à 17,550,000 formes, tk>ni 2,600 000 tonnes ni- de viandes et de grasses, 10/^00,000 tonnas de blé ra- pan italxe. 1,850,<500 tonnes de sucre, 2.700.000 tonnes snt ^ g-ams poua* l'aiimentatxxn des animaux. ■r1 t *5 î,Ioo,TOr demande urne nouvelle réduction volon-re 9e.. a consommation des principaux aliments ne pour ev.ter de recourir au raiionnement obigaiotre. i] Le^ importât-ions de sucre, de café et dio fruiJts ti» 01- p-oaux des Etals-Unis doivent dmànuer. On ]e voit, la tâche du ministre du ravitaillement est loin d'être aisée. m- lai ges La Vie an camp de lanfifieisï °pt Beaucoup de Belges se trouvent comme Français, xjs Busses, Polonais, Italiens, etc., prisonniers en Ai-lernagne, et les parenls se demandent b:en souvent ,,nt ^ i'5 font pour tuer le temps. Nous ne saurions 3r_ mieux faire que de donner cette lettre d'un interné -a_ du camp de Mannheim. ro- Le camp de prisonniers de guerre de Mannheim nt est situé dans une grande plaine au N.-Ii de la ur ville. U forme un vaste quadrilatère et bén-'-fice du sr- climat tempéré de la belle vaîOce du Rhin, que s*iîon-se nent les bateaux à vapeur, à voile et à l'électricitf >n- Son sol sablonneux comme noire Campine belge, ne es [-crnit'! a*. st».giwii <n d* n.x rond<> en é.fc-de 1915, par les prisonniers français et rus-es qui y 11- sont encore en majorité, il dépend du \l\é corps d'année de Ksr'srahe et est commandé par un général-major. Une légère tour en bois, rappelant de [e- .]■ -- <> t > 6 s*-v. ■ nos is. s'élève au milieu du camp qu'elle surplombe, portant a ,on clocheton une givsse honoge à 4 laces é.ra.i-rée à l'électricité. Vue <}e tous les co'ns du camp, elle est le beffroi de la câîé nouvelle, et règle et commande à cette demvère ses heures et sa vie iour-ne nalières. E" Dans chaque compagnie, des inspections de dé-"i paquetage ont Veu toutes les semaines. Les chefs ' s'assurent de l'état de propireté, d'entretien des vê-IJ tenants et âf* « godillots » Des otefers de cordon-p mers, de tailleurs, établis dans le camp par les in-' ter nés, sont vHttiUés et permettent de faire toutes ia )l-'s réparations au juste prx. Les tarifs sont affi-thés. Les différentes cantines du camp dépendent de i'artmvn stration centrale, qui fournit sous le contrôle des réglemente miëtjwes. tous obieis ou denrées d'usage courant. Ces c-antines sont, comme h, les baraquements, en bois. Elles vendent du tabac a, des cigares, du savon, des peignes, du papier à int lettre, dre dés, aiguilles, fils, etc. Les col s des piïsonmers devenant de jour en jour plus nombreux, un sei-vice spécial allemand a été organisé pour ta réception, ta manutention, nécessitées à l'arrivée. Ces col-s sont ouverts dans un • baraquement, visités par des sous-offic.ers-censeurs, ~e Pus réexpédiés aux destinataires du camp répartis dans les détachefuents exléreurs. La rem*» d-w <»-lit a 00n''re quittance dans les compagnies, re | Dans chaque bk>c on a fondé des 1>2>.| 4h*<.rifes y s i dont les livres sont dus à des donateurs philanthrope pes du pays, à des comités divers, neutres ou natio-as naux.ou par l'envoi de lecteurs civils.Actuellement ,er ; certaines bibliothèques sont assez fournies que pour is- , permettre envois hebdomadaires aux d vers -,n Kummandos extérieurs. L'entretien des livres', re-s-e " hure, entoilage, cousage, réparations, est ass'rav i>ar la une minime looat'on. Un service spécial assure ia réception, la répar-3n liiion des journaux, revues, illustrés allemands ou ?" étrangers, dont Ja lecture est autorisée en territoires g allemands ou occupés, tels le « Bnixclkte » Au service des bibl cihôques est adjointe la partie « K-orairie ». chargée de l'achat et de la vente des vo-- lûmes des grandes maisons d'édition, principalement l'élude des langues, l^es besoins intellectuels :e des prisonniers sont parfaitement assurés par ie 3g fonctionnement de ce service. On laisse aux pe-ntres, 3n aux sculpteurs, etc., toute lat-tude de développer n_ leurs aptitudes. On possède des pianos, instruments m musique, prêtés en location ou vendus aux prisonniers qui charment les krisirs de leurs eamara-des. Une vue nous montre un soldat peignant, pen-n_ dant qu'un autre lui joue du violoncelle, qu'écoutent e tes amis. Chaque bloc possède un théâtre, installé ^ suivant les ressources du groupe. Les représenta-et tions, vaudevilles et comédies, et les auditons mu-siSales sont suivies avec intérêt, distrayant de la fi' monotonie ordinaire Un petit droit d'entrée permet de couvrir les frais de 1« troupe et sustenleir les . œuvres du camp et les artistes. Tous les espaces ' tires du camp, en bonne saison, sont transformées la en putaffers. en pintes-bandes, joignant l'utile a on l'agréable. Un embranchement de voies permet ta nt prompte arrivée des viires, biscuits, effets, etc., né-■o- cessa-ires aux millers d'hommes. Des magasins de ;té «lebarqueiment ont leur service assuré par des prisonniers sous la d rection des autorités. Les frais '■'entretien des lombes, couronms, croix, inscrip-de lions, fleurs, etc., sont supportés par le «Comité des ir, Tombes» qui est alimenté par les dons, par sous-crlptions volontaires et par la Kommandantur du <--amp. Une photo die chaque tombe est envoyée aux familles qui ont cette consolnton de savoir qu'en !g{. 'erre étrangère la sépulture de ceux qu'elles pleurent et regrettent n'est pas laissée à l'abandon et l'oubli, mais au contraire est p'eusement entretenue. Puissent ees lignes consoler et a porter la pa-n- tience aux parents en attendant le jour de la paix, es N ls ECHOS ET NOUVELLE^ de — fa AUX PENSIONNES DE L'ETAT x- Le Gontlé de la Fédération des pensionnés de :té l'Etat annonce qu'unie indemni té de vie chère sera a- payee aux jiensionnés de l'Eiat à charge du C. N., dès que l'établissement des f.chos indt-viduelfes aura été effectué, soit vraisembkiblemeni te 1 novem-bre prochain. ►r- fje taux de l'indemn>'4é est f xé à 40 p. c. du mon-le tant de la pens'on ou -des pen«rt>ns cumuiiées n'excède dnnt pas 2.COO fr. à SOO fr. si le montant er.-t supé-ic- rieur à 2.010 fr., sans toutefc;?, que la pension et a l'àKfe-mnâlé cumu'ées excèdent 7,5<X) fr. Cette indemn'té s-jra payée à tous les pensionnés civ'ls et militaires à charge du Trésor, aux veuves, ,n orphelins et tons les intéressés recevant leur pen--, sion des caisses spéciales des différents ministères, des professeurs et instituteurs communaux, de pré-"e voyance des pilotes, centrale de prévoyance des se-:es oréta-res commisnaux, de remplacement militaire, du Grand Central Beige, du personnel dfcs établisse- sements de benfaisance et d'aliénés, de retraite et ies de secours d. s ouvriers des chemins de fer. ■re Le UNE ALERTE EN HOLLANDE tes I.e fait que la presse hollandaise a pub'ié dern.'è-au rcmen: une nouvelle d'après laquelle des peurpar-m- lers auraysii eu lieu a Rosendiutl entre S. Exc. M. re. Van VoUenJioven, miai'stpe-résjdeîit <fcs Pays-Bas a B. uxel'.es, et le m nistre de France à La Haye, à l'effet de prendre des dispos tions on vue du tnuu-fè! eme-nt en Holiande de- 200,000 évacués du nord d® de la France, semble avoir provoqué chez nos vo» m, sns du Nord un? alerte qui est d'ailleurs tout en lu- leur honneur. A Rosendteai, le bruit a couru avî^c ito persistance que l'arrivée de crT, évacués était imminente. Tous ies journaux hollsndais se son! fait l'échoe de ce bruit, dont ris n'ont toutefois pas pu contrôler le ben-fondé. Tous indisUnctemenl as-sst surent que s: la chose devait rôoileinenk erriwr. la re. population hollandaise mœvkeran une focs de plus Drs qu'elle entend prxBgtw ia plus large hosp'talitï vie aux malheureux que les événemanis méhkûros ont la contrant d? iT*t-r Jours foyers. Quoiqu» jusqu'à rè_ pnéaen* r-iert r,n fasse préviâr- ce nou\'cJ exode,i! n'en jn_ frsi paj moins vr.ti que les «ukor1k''s haJ!anda«ses ao il dtigente pour 11e pan êtw il l'impro- ;u" vis*?. A ii* te suppresSfcm et* cooôUs mWarras. qui ovrafc déji <t-ii-, dâoii&y ©11 «w qui cycimm* )'s gaf-niaons de 'n F amlra \ d'êtM éien- >*• dus aux pr.vîKvis du I)paient »spk«afc*)nal. La tteJ sannû&oxi de RoaLmte-d » Uà itNgi-

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Le bruxellois: journal quotidien indépendant gehört zu der Kategorie Gecensureerde pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1914 bis 1918.

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