L'indépendance belge

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s.n. 1915, 22 März. L'indépendance belge. Konsultiert 18 April 2019, https://hetarchief.be/de/pid/3n20c4tf0q/
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L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI: ONE PENNY BELGE. CONTINENT : 15 CENTIMES Administration et Rédaction, Tudor House, Tudor Street, E.C. omhppq t ttofit 99 tûapq 10m ceegxstered as a TELEPHONE: CITY 3980 lAJJNDKhb, LUJNDI ii MARS 191b NEWSPAPERJ CONSERVATION PAR LE PROGRES. SOMMAIRE. —— LA SITUATION : Les Russes en Prusse=OrientaIe.— Raids aériens allemands sur Paris, Compiègne, Calais, et Deal.—Résultats insignifiants.—Navire britannique torpillé.—Navires neutres saisis et bombardés par les Allemands.Les représailles et les civils.—Camille Roussel. La mission belge dans l'Afrique du Sud.—Lydias. Billet Parisien.— Marie-Louise Néron. Lettre de Russie.—J. W. S. Let= tre de Hollande.—Dr Terwagne. Faits menus, menus propos.—Bob. Au Club Belge.—G. V. Echos. Un ami de " l'Indépendance Belge."—Doré Desvignes. En Bel-gique. Au New Gallery Kinéma. Bibliographie. Nécro* logie. LA SITUATION. — . Lundi, midi Les opérations contre les Dardanelles ont dû être suspendues par suite de la brume qui empêche le tir à grande distance des navires de guerre et rend impossibles les reconnaissances des aviateurs.Il se confirme que tout l'équipage du ' Bouvet" à l'exception de 64 hommes, a péri, l'explosion de la mine qui provoqua la perte du "Bouvet" ayant entraîné l'explosion des soutes à munitions du cuirassé. Le fait que la perte des trois cuirassés est due uniquement aux mines et non pas au feu des batteries turques prouve la supériorité de l'artillerie des navires de guerre sur celle des forts, constata-I tion importante au point de vue de l'is-I, sue de la lutte engagée. L'affirmation turque, d'après laquelle I !e "Gaulois" aurait été également coulé, I n'est pas confirmée par les rapports offi-' ciels franco-anglais. Bien que les milieux officiels ottomans I et allemands affichent une grande confiance dans les résistance des forts du [ détroit, la panique à Constantinople ne [ fait qu'augmenter. L'apparition de la Hotte russe de la Mer Noire à l'entrée ' du Bosphore et les préparatifs d'un dé-[ barquement russe suscitent les plus vives inquiétudes et l'exode de la population aisée et des étrangers continue. D'autre part, les progrès de l'armée russe du Caucase et les opérations devant Smyrne provoquent dans la capitale turque les plus vives appréhensions. L'offensive russe dans l'ext.rême-nord ' du théâtre oriental de la guerre se dé-[ véloppe rapidement, et prouve que le général von Hindcnburg a été pris complètement au dépourvu par l'état-major russe. La ville de Memel a été occupée jeudi soir après un court bombardement rendu nécessaire par la participation de la population civile allemande dans les combats dont les rues de la ville furent i le théâtre. Au point de vue stratégique, l'occupation de Memel n'a qu'une importance secondaire. Mais elle en a une très grande au point de vue moral. Quant aux représailles allemandes dont nous avons déjà parlé,-et qui, comme on le verra plus loin, ont été l'objet d'une violente discussion au Reichstag, elle constituent vraiment le record de l'audace des barbares teutons quand on lit la statistique des villes et des villages mis en ruine par eux dans la Pologne russe. Les derniers communiqués de Pétro-grad signalent que sur deux autres points, les Russes menacent la frontière allemande. Sur la rive gauche du Niémen les Allemands ont été obligés d'évacuer la ville de Pilwiszki et plus au sud, à l'ouest de Lomza, les Allemands ont subi un sérieux revers. En Galicie et dans les Carpathes, la situation reste favorable aux Russes. En France il n'y a eu, au cours Je ces dernières quarante-huit heures que des actions de minime importance. Les Allemands ont bombardé sans raison militaire la cathédrale de Soissons. Les Français ont progressé au nord-est de Mesnil, et ont repoussé aux Epar-ges, deux violentes contre-attaques ennemies.Dans les Vosges les Français ont regagné en partie les positions du côté de Reichackerkopf, qu'ils avaient dû céder momentanément à la suite d'impétueuses attaques allemandes. Les Teutons, désireux de montrer que leurs Zeppelins ne sont pas tous annihilés, ont attaqué Paris, Compiègne, et Calais avec leurs croiseurs aériens. Comme on le verra par le récit détaillé que nous publions plus loin, les résultats ont été, pour ainsi dire, nuls. On a des raisons de croire qu'un des Zeppelins qui participèrent à ce raid a été mis hors d'état de suivre. Un autre raid aérien effectué par des aviateurs teutons sur la côte britannique, du côté de Deal, n'eut pas plus de succès, et les Allemands durent rapidement battre en retraite. Ils s'attaquèrent par la suite à plusieurs navires, neutres pour la plupart, qui naviguaient dans la Mer de Nord, mais les bombes qui leurs furent lancées manquèrent leur but. Le "blocus" allemand n'a occasionné, la semaine dernière, qu'une perte totale de huit navires sur plus de 1,500 qui entrèrent ou sortirent des ports britanniques. Depuis lors les pirates teutons sont parvenus à couler le navire "Cairn-torrs" torpillé à hauteur de Beachy Head. D'autre part les Allemands ont amené dans le port de Zeebrugge deux navires hollandais dont ils ont purement et simplement confisqué la cargaison,un nouvel acte de piraterie qui provoque la plus vive indignation aux Pays-Bas. LES REPRÉSA LLES ET LES CIVILS. Les Représailles... Il n'est question que d'elles, aujour-| d'hui. Ce mot commence à dominer toutes 'es actions des Allemands (qui n'ont pas le droit de l'employer puisqu'ils ont corn-rois les premiers crimes) et, du côté des Alliés, il est couramment employé également.Les Représailles... Le mot est particulièrement intéressant dans la bouche de ceux qui enva-j Wrent la Belgique. Au Reichstag, durant la séance du samedi, la question des représailles a été soulevée, et un socialiste, Herr Lede-'°our, s'est écrié: *— Je suis horrifié d'apprendre que, Pour tout village allemand détruit par les | Russes trois villages russes seront brûlés...On sait que c'est un communiqué officiel qui a déclaré cela. C'est pourquoi J Ledebour est au courant de la chose, et, cette fois, ne peut pas dire que les atrocités dont les Allemands se sont rendus coupables n'existent pas. A cette déclaration de " Herr Ledebour," le " Herr Liebkneclit" a poussé un cri, un seul, mais qui est significatif : — C'est de la barbarie!... a-t-il dit. Enfin ! Il a fallu un communiqué officiel allemand pour leur faire comprendre ! Pas à tous ! Oh non ! Le cri de Herr Liebknecht a été suivi d'une série de cris indignés de la part de la majorité. Et " Herr Bassermann" a dit: — Nous admirons les actes militaires de notre armée contre les forces russes supérieures. (Bravo ! ) Nous regrettons La nécessité de telles représailles, mais si les Russes brûlent toutes choses et violent les femmes (marques d'attention) devrons-nous ne pas demander telles actions de nos autorités militaires pour mettre fin aux actes inhumains des Russes? (Longs appl.) Ce sont les Allemands qui osent tenir ce langage! Eux, dont les crimes sont à la mémoire de tous!... I Mais, en réalité, ce qui résulte de l'incident parlementaire c'est que, dans l'ordre moral, les choses suivent leur cours normal : voici, en effet, deux députés allemands qui se rendent compte de l'horreur de certains faits de guerre... C'est la vérité morale qui commence à reprendre le dessus. Il ne se passera pas beaucoup de temps avant que la vérité, que la série des crimes commis par ordre militariste allemand ne soient connues dans les couches profondes de la population allemande et alors... Mais n'anticipons pas sur l'évolution naturelle des choses. Les Représailles!... Les journaux de ce matin, lundi, contiennent plusieurs faits qui attirent I'eÎÎ:-Êention à ce sujet. Voici, par exemple, à quoi pensent, certains Allemands qui, on s'en aperçoit, se rendent compte déjà du résultat final de la guerre : ils ont une idée " post bellum" : ils veulent, déclarent-ils, détruire toutes les usines et les machines industrielles, en Belgique et dans le nord de la France, s'ils sont obligés d'évacuer les territoires occupés actuellement par eux... Et ce sont ces mêmes Allemands qui, en certaines circonstances, lorsqu'il ne s'agit pas d'eux, parlent de " lois de la guerre," c'est-à-dire, du Droit!... D'autre part, le raid effectué par des Zeppelins hier, à Paris, est aussi, disent les Allemands, un acte de représailles : c'est parce que les Français ont jeté des bombes sur l'Alsace qu'ils agissent ; ainsi !... Ce n'est pas eux qui ont commencé, , n'est-ce pas? Ces " représailles," selon la concep- : tion teutonne, deviennent une singulière j chose ! C'est le boucher qui dit au mou- j ton : — Tu sais je t'égorge, mais c'est j parce que tu as refusé de me suivre. Ce j sont des représailles ! Et dans l'est prussien les événe- i ments d'aujourd'hui nous prouvent en- ' core combien la mentalité allemande est ] faite d'hypocrisie et de mensonge. < En effet, les Russes viennent de re- j prendre Memel : ils sont entrés dans ' cette ville d'extrême-nord prussien et i ont été acceuillis à coups de feu par les ) civils. Ils ont dû se défendre et la ville J a souffert. Or, rappelez-vous que ce <■ sont les Allemands qui ont déclaré ] (mensongèrement d'ailleurs) que s'ils avaient détruit des villes belges c'est < parce que des civils avaient tiré sur eux. | Ils estiment donc avoir le droit, eux, de ' détruire les villes quand des civils les i accueillent à coups de fusils, mais lors- ] que ce sont leurs ennemis qui agissent < de même ils se déclarent en droit de j procéder à des représailles contre eux... j " Pour un village prussien, trois villages russes" ! * La morale des Représailles ! ' CAMILLE ROUSSEL. ! LA MISSION BELGE DANS L'AFRIQUE DU SUD. La mission belge.—Discours de M. Standaert a Pieter mar i tzburg. (De notre correspondant.) Kimberley, 27 février 1915. Un peuple patriote. Ici, comme partout, nous suivons avec le plus intense intérêt toutes les phases de la guerre, et c'est dans un élan unanime et spontané que nous nous sommes associés à l'enthousiasme du monde entier pour l'admirable et courageuse attitude de la Belgique, l'héroïsme de sa vaillante armée et le magnifique exemple donné par son souverain, le roi Albert, digne chef d'une telle nation et de telles troupes, dans la défense de l'intégrité territoriale, dans la lutte suprême pour le plus noble des idéals, l'honneur national. Point n'est besoin d'insister en ajoutant que notre enthousiasme pour le merveilleux patriotisme d'un peuple entier sacrifiant tout, généreusement et sans hésiter, au maintien de son indépendance, de son existence nationale, est inséparable d'une indignation profonde et sans égale contre les procédés sans scrupule, atroces et cruels, de son agresseur, et, quand M. l'avocat Standaert, député de Bruges, et M. le docteur Van de Perre, député d'Anvers, sont venus ici nous exposer la mauvaise foi et les honteuses intrigues de la diplomatie allemande et nous apporter, avec détails nouveaux, leur témoignage à l'appui d'horreurs souvent indescriptibles, et d'actes de vandalisme sans précédent dans l'histoire moderne, vous ne serez pas étonné d'apprendre que les délégués belges n'ont eu aucune peine à aviver nos sentiments déjà très vifs de sympathie et de pitié pour votre nation si éprouvée. M. Standaert parlait à Boshof et à Kimberley, tandis que M. Van de Perre était en tournée dans une autre partie de la Province du Cap. Discours de M. Standaert. A Pietermaritzburg, comme à Cape-Town, à Kimberley et à Johannesburg, M. Standaert a parlé en anglais. Voici la traduction de son discours : Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, Permettez-moi d'abord de remercier le maire de Pietermaritzburg, pour sa gracieuseté en me présentant à cette assemblée, en même temps que pour ses paroles aimables et flatteuses. Je dois aussi tous vous remercier pour l'excellent accueil que vous nous avez fait, pour la grande attention et la vive sympathie que vous nous avez te- < moignées. ... 1 Je regrette qu'il nous soit impossible de parler c l'anglais couramment, nous ne l'avons appris que, < depuis quelque temps. Le maire de Cape-Town a t dit que les délégués b3lges avaient commencé 1 l'étude de la langue anglaise à bord du steamer, i (Rires et applaudissements.) La raison pour la- t quelle nous ne l'avons commencée^ plus tôt est 1 que nous ne nous attendions pas à ce que la < cirpjulc-Bretasne et la Belgique devinssent 1 alliées dans la lutte pour l'indépendance des plus petite's nations d'Europe. Parler anglais est, en ce qui me concerne, me risquer dans une aventure dont votre indulgence peut seule me sauver. (Rires et applaudissements.) Il est inutile, je suppose, de vous dire combien nous sommes honorés d'avoir été chargés d'exprimer les sentiments qui animent le gouvernement belge vis-à-vis de cette remarquable et généreuse nation Sud-Africaine, vis-à-vis du peuple de la province de Natal—Natal, ce merveilleux pays que nous visitons pour la première fois et qui a éveillé notre admiration pour ses sites charmantes, pour sa prospérité et les possibilités de son développement et de sa grandeur futurs. Nous avons été reçus partout avec une telle sympathie que les sentiments qui nous ont été exprimés resteront à jamais gravés dans nos cœurs et qu'il nous est impossible do trouver des mots pour traduire notre gratitude. Ces marques de sympathie ne sont pas, nous le savons parfaitement bien, adressées à nous-mêmes individuellement mais au peuple belge tout entier au milieu de ses souffrances et à notre bien-aimé Roi. C'est pourquoi nous apprécions si hautement ces témoignages do votre bonté. (Vifs applaudissements.) t Je me sens^ moi-même Honoré, je me sens fier d'être le délégué d'une nation, petite en étendue—si petite qu'elle^ trouverait place entre Durban et Estcourt—mais nation sans peur et sans reproche et qui a su gagner une gloire immortelle d-ans la lutte pour son territoire et sa liberté. (Vifs applaudissements.) Nous sommes venus dans le Sud-Africain vous demander d'être de cœur avec nous dans nos infortunes et d'accorder votre assistance sympathique aux pauvres veuves, aux victimes de tout âge, à ceux qui sont tombes blessés dans la lutte pour la liberté. Une des na.tions les plus prospères d'Europe a dévasté notre pays, détruit nos cités, universités, ot cathédrales. Louvain, Malines. Termonde. Liège et Dixraude, avec les merveilles d'architecture qui faisaient l'admiration du peuple britannique, ont été transformés en des monceaux de ruines et réduitô en poussière par le nouveau barbare du XXe siècle, l'Allemand- Nos fermes et nos industries prospères, nos riches maisons d'habitation, tout en Belgique aujourd'hui n'est plus rien. Quelques-uns d'entre, vous ont peut-être visité la ville de Bruges, mais si vous pouviez voir les milliers de réfugiés dont les marchandises ont ete volées, dont les maisons ont été brûlées, si vous pouviez voir les gens tels qu'ils sont aujour-d hui, hommes, femmes, et enfants, nus. mourant de faim, vous croiriez que la fin du monde est arrivée.^ C'est le plus terrible spectacle qu'il soit donné à un être humain de contempler. Comme si ce n'était pas assez do nous faire souffrir ce martyre, nos ennemis essaient de nous calomnier. Ils accusent leurs propres victimes des crimes qu'ils ont eux-mêmes commis. Après nous avoir tout dérobé. l'Allemagne veut nous dérober notre honneur. Tant que les Belges auront un souffle de vie, ils protesteront contre cette infâme calomnie, et. dans toutes les parties du monde, les délégués belges dénonceront la cruauté, la barbarie et la perfidie de l'Allemagne.11 semble impossible que des professeurs allemands f'ent osé écrire a la Presse américaine que la Belgique avait déclaré la guerre à l'Allemagne et ouvert les hostilités. (Rires.) Les faits ne sont-ils pas plus forts que tous les arguments des docteurs allemands? (Applaudissements.) Le premier milistre d'Italie a reconnu devant le parlement italien oue l'Allemagne avait commencé la guerre et envahi la Belgique. Le général Von Biilow. dftns sa proclamation* du 19 août, s'exprime ainsi: "Nous avons été obligés d'entrer en Beîsriaue ,vmit sauvegarder les intérêts de notre nationalité." Au Reichstag le chancelier fait la déclaration suivante: "Nos trames sont entrées dans' le Luxembourg et la Belsrioue. oeoi pour faire face aux mouvements des autres nations. Nous avons dû ignorer les justes protestations de la Bel-giaue.Est-ce honnête? ("Non!") L'excuse de l'Allemagne. Il est extrêmement intéressant d'entendre ce que l'Allemagne trouve à dire pour justifier la violation du territoire belge. L'Allemagne a déclare au cornue cernent d'août, à l'ambassadeur de la Grande-Bretagne à Berlin, que la Belgique s'était livrée la première à des hostilités contre l'Allemagne, et le représentant de la Grèce était informé que la Belgique osait attaquer le puissant et terrible peuple allemand. Mais le 1er août l'Allemagne donna une autre raison et prétendit qu'il lui était nécessaire de pénétrer en Belgique, la France g'avançant sur ce territoire en °routè vers le Rhin. Bien entendu, cette raison était aussi fausse que toutes les autres. Dès le 1er août la France avait expressément déclaré qu'elle ne violerait pas la neutralité de la Belgique. (Ap-plaudissemen s.) D'ailleurs la vérité était' que les troupes belges seules défendaient Liège et que pas un seul soldat français ne s'acheminait à travers la Belgique en route vers le Rhin. Pour se justifier d'une autre façon, les Allemands prétendirent qu'à leur arrivée à Bruxelles ils découvrirent des papiers établissant l'existence d'un ^raiié entre la Grande-Bretagne et la Belgique en vue d'une attaque contre l'Allemagne. Où était-il le document à l'appui d'une telle entente entre la Grande-Bretagne et la Belgique? Nulle part; mais l'Allemagne avait violé le territoire belge, et il lui était facile à un moment quelconque d'éviter le débarquement de 100,000 soldats anglais simplement en observant les obligations de son traité et en s'abstenant d'entrer en Belgique. 4 % Dans toutes les discussions politiques qui ont eu lieu en Europe pendant nombre d'années et au cours des négociations au sujet de la limitation des armements il faut reconnaître que la Grande-Bretagne a toujours prêché la paix, tandis que l'Allemagne n'a cessé d'afficher une attitude belli" queuse L'Allemagne combat pour l'extermination des petits peuples et la domination universelle; l'Allemagne combat pour réaliser le rêve de Bernhardi et autres prophètes militaristes. " Deutschland uber ailes." C'est la gloire de la Grande-Bretagne de lutter contre l'Allemagne dans l'intérêt des petites nations et pour la défense de la société du-maine contre les modernes Huns. Sympathie universelle. Dans toutes les parties du monde, en Amérique, en Italie, au Canada, en Roumanie, au Portugal, en^ Espagne, et dans l'Afrique du Sud on reconnaît que la Belgique a été cruellement traitée par un ennemi sans pitié. Le peuple du Sud-Africain nous a donné de nombreuses preuves d'affection et d'admiration, et je vous remercie, généreux citoyens de Natal, pour tout ce que vous avez déjà fait, je vous remercie pour tout ce que vous ferez encore. Souvenez-vous de^ la petite Belgique Souvenez-vous que cinq millions de malheureux Belges meurent de faim sous le talon de l'Allemand. A la clôture de notre mission nous retournerons en Europe, et nous dirons à notre bien-aimé Roi —(vifs applaudissements)—notre Roi, le brave des braves—(applaudissements)—nous dirons à nos compatriotes qui risquent leur vie pour la défense de leur pays quelle réception cordiale vous nous aviez préparée. Au milieu des ruines qui les entourent ils apprécieront votre générosité et vos bienfaits. La Belgique a envoyé partout des délégués pour exposer la barbarie de l'Allemagne et faire appel à l'assistance du monde entier en faveur d'un peuple dénué de tout. Ce serait une erreur de croire que la Belgique a perdu courage et tout espoir dans l'avenir (Vifs applaudissements.) Les Belges sont dans les Flandres côte à côte avec les vaillants soldats anglais. Ils se battront jusqu'au dernier pour la défense de leur patrie. (Vifs et longs appl vuJiâsemv--its.) Le Dr Van de Perre prend ensuite la parole en flamand. En termes non inoins éloquents et que j'ai le regret de ne'pouvoir, faute de place, reproduire in existenso, il fait un saisissant tableau de ce qui s'est passé et se passe encore en Belgique sous l'impitoyable Ici de l'envahisseur, et affirme à nouveau l'inébranlable résolution du peuple belge tout entier , de lutter jusqu'au dernier homme pour son indépendance. "C'est, à notre bien-aimé roi Albert, ajoute l'orateur, que sont dus tous les sacrifices auxquels la Belgique a consenti pour la sauvegarde de son honneur national. C'est sous son influence que tous les partis et toutes les races se sont réunis autour du même drapeau. Les nombreux socialistes du parlement belge dont le rêve semble être l'abolition de là monarchie et l'établissement d'une république, n'était-ce pas un miracle de les voir, à l'ouverture des hostilités, assurer > le Roi de leur fidélité? Si ces républicains avaient à élire un président c'est, très volontiers, sur Albert 1er. Roi des Belges, que se porterait leur choix." L'orateur paie ensuite un chaleureux tribut de reconnaissance aux Alliés dont les troupes luttent si vaillamment aux côtés de l'armée belge et il conclut en exprimant le ferme espoir qu'après ce terrible oonflit viendra, une longue période de paix pendant laquelle il sera possible de rétablir encore une fois et pour un temps durable le règne de la justice et de l humanité. l'administrateur de la Province se lève alors et propose le vote d'une résolution exprimant que les citoyens de Natal désirent assurer le peuple belge de leur profonde et sincère sympathie dans leurs souffrances en même temps que de l'horreur qui leur est inspirée par les méthodes brutales adoptées par l'ennemi à l'égard de la population civile do leur pays. Un autre orateur parle en faveur de la même résolution et celle-ci est mise aux voix et votée à l'unanimité des personnes présentes. Quarante=six meetings. L'Afrique du Sud avec ses quatre provinces, la Province du Cap, le Trans-vaal, l'Etat libre d'Orange et la Province de Natal, mesure une superficie de 473,110 milles carrés anglais et il ne faut ni perdre son temps, ni ménager sa peine pour arriver à parcourir cet immense territoire dans l'espace de deux mois, et en même temps faire une conférence dans chaque ville ou village un peu important, assister à des banquets, réceptions, etc. M. Standaert fournit quelques chiffres qui indiquent, dans une certaine mesure l'amplitude de la tâche accomplie : * " Les délégués belges, nous dit-il, ont donné, en deux mois 46 meetings. Ils ont couvert, de nuit et de jour, plus de 4,000 kilomètres on ohe-min de fer et, sans doute, la moitié de ce chiffre en automobile." Ces chiffres paraissent suffisament éloquents. Ils ne donnent' cependant qu'une faible idée de la fatigue à laquelle les délégués ont été assujettis. Il faut avoir voyagé dans ce pays, par une température de 40 degrés et une poussière aveuglante et suffocante, pour s'en rendre compte. Les Africains eux-mêmes ont été stupéfaits de l'endurance et de l'activité des membres de la Mission. Je m'empresse d'ajouter que le gouvernement de l'Union de l'Afrique du Sud, soucieux d'assurer aux délégués tout le confort possible, avait mis à leu^ RGèrae année. No. 69 m

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'indépendance belge gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Londres von 1914 bis 1918.

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