L'indépendance belge

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s.n. 1914, 02 Januar. L'indépendance belge. Konsultiert 24 August 2019, https://hetarchief.be/de/pid/xw47p8vk8d/
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|iO Centimes CN BEiQIQUE a A PABIS JB 85' ANNEE Vendredi 2 et samedi 3 janvier 1914 ADMINISTRATION ET REDACTION 1rue de» (tables* Bruxelles SUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bourss ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE ELSIQUL Do an 20 fr. 6 muis. 10 fr. 3 mots. Sfr. UXEMBOBRËtBr.-OJ » 28 fr. » 15 fr. » 8fr. MSE8 ■ 40 fr. » 22 Ir. » 12 fc ÉDITION HEBDOMADAIRE 'Internationale it fOutn-giul » pages, paraissant le mercredi Un an ss fi-anca iix mois . 1S francs L'INDÉPENDANCE TP.oïs KDHSOKS EàH jour. — SES EAGS3 BELGE çossEsxAXsaa sut u fbocbês Si" » et 3 .Vendredi 2 et samedi 3 janvier 1914 Les annonces sont reçues i A BRUXELLES : aux bureaux du jou'oai. A paris î 11, place de la Bourse, A LONDRES : chez MM. John-F. Jones & C3, ïfi || Snow Hill, E, C.; à f Agence Havas, n° 113» . Cheapaide E, G,; et chez Neyroud & Fils, LfcL H#B 44*18, Queen Victoria Street, et T. B, Brownfy Ltd, n° 463, Queen Victoria Street. JlL AMSTERDAM : chez Nijgh & Van Ditmar, Rolûn, 2* A ROTTERDAM ï même Drme, Wynhaven, 413. ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et EBf SUISSE, aux Agences de la Maison Rudolf Mossfi^ jfiti ITALIE : chez MM. Haasenstein & Vogler, à Milan, Tarin et Rome. (HJiiEW-YORK s T,B. Browne, Ltd, l, East-^1^ StreeS# Édition du soir • Aujourd'hui, Revue politique. lie Nouvel-An. — En Belgique et à l'étranger. — Déclarations politiques à Bruxelles, à Paris et à Budapest. 611 Bulgarie. — Ouverture du Sobranié.— Manifestation antiroyaliste. ' — Le discours du trône. — Le nouveau président Au Mexique. — Importants combats. —Situation critique des troupes fédérales. ~ Puits de pétrole- confisqués. — Nouvelles diverses. En Albanie. — La proposition anglaise. — L'attitude des puissances. En Turquie. — La mission militaire allemande.Lettre de Suisse. Notes du Jour, par J... En France. — Autour de kl a Joconde ». En Belgique. — Paroles du Roi. Chronique mondaine. Informations financières et industrielles. — Les réformes financières en Italie. —Le commerce du Brésil. — Nouvelles diverses de nos correspondants. Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi ; les dépêches suivies de la lettre B sont celles qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée à 6 heures du soir ; les dépêches suivies de la lettre C sont celles qui oni paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le matin. BRUXELLES, 2 janvier. Revue Politique Nous avons dit, il y a deux jours, que l'achat par la Turquie du dreadnought !< Rio-de-Janeiro », en construction en Angleterre pour le compte du Brésil, constitue un incident important, aont les conséquences peuvent être extrêmement graves. Les polémiques qui se produisent à ce sujet prouvent que dans tous les milieux politiques on donne au lait de l'acquisition de ce dreadnought la même signification : on veut y voit l'intention do la Turquie de s'opposer au besoin par la force à l'attribution à h Grèce de certaines îles de la mer Egée flue les Grecs occupent par droit de conquête, notamment de Chio et de Myti-lène. Il est certain que, disposant d'un dreadnought de 32,000 tonnes, armé'de 14 canons dë 305, la Turquie reprendrai! l'avantage sur la Grèce dans la mei Egée. La situation qui existait au courf de la dernière guerre serait totalement renversée. Que la Turquie désire être en mesure de défendre sa côte d'Asie, cela se conçoit, mais qu'elle achète un dreadnought de 32,000 tonnes, alors qu'en bonne logique elle devrait commencer par organiser méthodiquement ses forces navales, cela dénote évidemment des intentions dont la Grèce a te droit de s'inquiéter, surtout étant donné que la question des îles n'est pas réglée. Le « Ftio-de-Janeiro » n'est évidemment acquis dans ces conditions étranges que pour permettre à la Turquie de peseï éventuellement sur la solution de la question des îles. A Athènes, on prête la plus grande attention à cette affaire, mais on n'y paraît pas trop alarmé. Une note officieuse publiée hier constate qu'il faudra au moins six mois avant que le dreadnought brésilien soit en état d'entrer en ligne, de telle sorte que le gouvernement grec a le temps d'étudier les moyens de l'air face à la situation nouvelle. La question de l'acquisition d'un navire de guerre de force égale du « Rio-de-Janei-ro » dépendra de l'attitude ';ue prendra la Turquie, mais si les intérêts grecs se trouvent menacés, le gouvernement hellénique ne reculera devant aucun.sacrifice pour garantir pleinement la sécurité du pays. On fait observer qu'en fin de compte la Grèce aurait toujours le moyen de faire en sorte que le dreadnought acquis par la Turquie ne puisse quitter les eaux anglaises. Ce moyen, ce serait évidemment de déclarer la guerre à la Turquie avant l'achèvement du « Rio-de-Janeiro », qui ne pourrait alors quitter les eaux anglaises avec un équipage ottoman. Ce serait évidemment un moyen extrême.et avant qu'on en arrive là, les puissances interviendront certainement.Le dreadnought brésilien ne pourra être achevé avant le mois de mai; il faudra un certain temps ensuite pour exercer convenablement l'équipage turc, car il ne suffit pas de disposer d'un puissant instrument de destruction, il faut encore savoir s'en servir. Dans une bataille navale, la valeur des escadres aux prises dépend surtout de la valeur des équipages. On prétend que Reoul' bev, le commandant de la flotte ottomane qui se trouve à Londres et qui serait chargé du commandement du «Rio-de-Janeirox se proposerait d'enrôler des mercenaires pour l'équipage du dreadnought, surtout en ce qui concerne le service de l'artillerie. Si le fait se confirme, les puissances dont les nationaux seraient engagés de la sorte se trouveraient en présence d'une délicate question de droit international, car il serait inadmissible que la Turquie fasse la guerre sui mer avec le concours d'éléments étrangers.Une autre question qui se pose et qui présente, elle, un intérêt général considérable, c'est colle de savoir dans quelle mesure un Etat a le droit de céder à un autre Etat ayant l'intention de faire la guerre de puissantes unités navales en construction. Le fait pour un Etat sud-américain de vendre à une- puissance européenne une unité navale comme celle-ci est de nature à détruire l'équilibre et à bouleverser totalement la situation navale .telle qu'elle résulte des programmes arrêtés par chaque puissance et réalisés dans des conditions déterminées. Il y a là certainement une question qui doit préoccuper les grandes nations si l'on veut prévenir des surprises dangereuses. Faut-il rapprocher de l'incident du « Rio-de-Janciro » la prochaine visite de M. Venizelos dans plusieurs grandes capitales ? Ces visites ont été décidées au cours d'un conseil des ministres qui s'est tenu mercredi à Athènes. Il se peut que l'on ait jugé qu'il y a intérêt à hâter ces visites de M. Venizelos dii fait de l'attitude nouvelle de la Turquie, mais ces visites étaient décidées en principe depuis quelque temps déjà, le prestige personnel de M. Venizelos et ses grandes qualités de diplomate pouvant certainement contribuer à disposer favorablement les puissances dans les questions des îles. Le président du conseil grec quittera Athènes dimanche prochain et il se rendra d'abord à Paris et à Londres. Il ira ensuite à Berlin et il passera probablement par Rome et par Vienne. 11 est évident qu'il y a le plus grand intérêt, au point de vue grec, à ce que M. Venizelos prenne personnellement contact avec les dirigeants (îe la Triplice, car il pourra dissiper bien des préjugés et des préventions qui subsistent à Berlin, à Rome et à Vienne au sujet de la politique grecque. La façon dont la Triplice traite la Grèce et dans la question des îles et dans la question des frontières albanaises a suffisamment prouvé que, dans certaines capitales, on méconnaît systématiquement les droits et les intérêts vitaux de cette nation hellénique qui a mérité par sa vaillance de retrouver sa place historique en Europe. LE Nouv l-An à l'Et anger A . Parts, jeudi, 1" janvier. M. Poincaré tint cet ugrès'-Hïidi, à l'Eiy-; sée, un cercle diplomatique à l'occasion du 1er janvier. Le doyen des ambassadeurs, Sir Francis Bei ue, formula les félicitations et les vœux de ses collègues pour la France et son Président. Sir Francis Bertie rappela que 1914 le rétablissement de la paix, ajoutant que tout permet. de. croire qu'elle ne sera pas troublée en 1914. M. Poincaré répondit que les souhaits pour le maintien de. la paix répondaient à la pensée constante du gouvernement français, rappelant que la France depuis de longs mois1 ne cessa de collaborer activement avec les autres puissances au maintien ou au rétablissement de la paix et espérait que toutes les nations vont enfin recouvrer avec la sécurité du lendemain la liberté de travailler au développement de leurs relations économiques et au progrès dé la civilisation. A l'issue dé son cercle, M. Poincaré s'entretint avec chacun des membres du corps diplomatique. *** A l'occasion du Nouvel-An, le président de la République a reçu, des télégrammes de félicitations d'un -.grand nombre de souverains et chefs d'Etat, notamment de- l'empereur de Russie, du roi d'Angleterre, du roi des Belges, du roi de Monténégro, du roi de Norvège, du roi de Saxe, du roi de Suède, etc. Le chef de .'Etat a reçu également des télégrammes de félicitations des colonies françaises a l'étranger. (a) A BERLIN Berlin, jeudi, 1er janvier. L'Empereur et l'Impératrice ont reçu à midi le corps diplomatique, qui lui a présenté ses vœux. (a) A BUDAPEST Déclarations politiques Budapest, jeudi 1er janvier. Le' comte Tisza, président diu conseil des ministres, a l'occasion des félicitations du Nouvel-An que lui a adressées le parti du gouvernement, a prononcé urne allocution où il a dit : « Si, dans nia vie, je n'ai rien fait autre chose que de briser les vilaines menées et les obstructions et de les avoir rendues à jamais impossibles dans l'aven'r au moyen d'un nouveau règlement de la Chambre, je crois ne pas avoir vécu inutilement. (Vifs applaud.) Le président du conseil a exprimé l'espoir que l'opposition qui, au début, avaii pratiqué la grève et qui, depuis, cependant, a paru à la. Chambre à l'occasion de certaines affaires importantes, prendra part d'une façon normale, à une époque qui ne parait pas trop élbignée, aux délibérations de Chambre. Il a déclaré qu'il était disposé à faire tout son possible pour faciliter le retour de l'opposition au travail normal. Jetant un coup d'œil rétrospectif sur la période parlementaire écoulée, le président du conseil des ministres a insisté sur la , loi en vue du renforcement de l'armée qui sera désormais terminée par un ^ote prochain, il faut ''espérer, d'une nouvelle augmentation du contingent de l'armée. Après ■ les sacrifices importants, a-fc-il dit, que nous avons faits pour notre armée, celle-ci occupera parmi toutes les armées entrant en ligne de compte une position qui accroîtra en rous le sentiment de sécurité et donnera a notre diplomatip un puissant appui pour pouvoir agir. En même temps les perspectives d'une paix européenne augmenteront, car rien ne saurait davantage menacer la paix que si, dans l'opinion publique de l'Europe, la confiance en la force militaire de la monarchie était ébranlée. (a) Budapest, jeudi, 1" janvier. Le comte Andrassy a déclaré comme chef du parti de l'opposition, à l'occasion des félicitations du Nouvel-Àn que ui oni adressées ses amis politiques, que ie parlementarisme commandait que, le gouvernement ayant fait une loi sur la réforme électorale, de nouvelles élections eussent lieu. La Chambre des députés, à-t-il ajouté, n'est plus capable de. réformer l'administration et d'exécuter des projets de loi d'une pareille importance. Je crains que ce projet 'e loi. n'ait seulement ' pour but que d'aocroitre la force du gouvernement à l'occasion des futures élections. (a) AU QUIRINAL Home, jeudi, 1" janvier. A l'occasion du Nouvel-An, les souverains ont reçu cet après-midi, au Quirinal les chevaliers de l'Annonciade, les délégations du Sénat et de la Chambre, qui se sont rendues lu Palais en voiture, escortées de carabiniers, les ministres, les sous-secrétaire® d'Etat, des délégations de l'ar-mée, et de la marine et des administrations publiques. Ils ont reçu . aussi .Has-soua pacha, président de la municipalité de Tripoli, et le cheikh Bushiri, cadi de Tripoli. Toutes ces personnalités sont allées ensuite au Palais Marghaiita pour offrir leurs souhaits à la reine-douairière, (aj AU VATICAN Rome, jeudi, 1" janvier. A l'occasion du Nouvel-An, le Pape a célébré la messe, dv.ns sa chapelle partit lière en présence de sa sœur et de quelques intimes. Il a reçu le cardinal Merry del Val, qui lui a offert le premier exemplaire de , 1' « Annuaire ecclésiastique» pour 1.914. Le Pape a reçu de très nombreuses dé pêches de souhaits des souverains et ■ ces étrangers, des chefs des ordres religieux et., de hautes personnalités. L' <( Osservatore Romano » dit que le Pape, ,à l'occasion du Nouvel-An;' a reçu les souhaits personnels des rois dEspagne et de'Belgique. r«) fawBîIes de l'Etranger ALBANIE La fio^uiiuon a^iaise Loiwrçs, jeu-ui, 1" janvier. Une note puisets, &uia les milieux diplomatiques et,., Guminuniq'uiée aux journaux dit que les représentants à Londres de la •inpie-Aliiante ont remis une note conjointe en réponse à la mité britannique. Cette , réponse déclare, j on le sait, que ces puissances acceptent l'ajournement proposé pour1 l'évacuation de l'Albanie par les trou-pe.? grecques, pourvu que certaines garanties soient données que la Grèce s'acquittera de son côté des obligations que le contrat lui impose. Elle, ajoute que la partie de la note britannique relative aux lies de la mer Egée fait en ce moment f'objet de discussions et que l'on fera oonnaltre plus tard les décisions prises. La note dit qu'on ne peut que se livrer à des conjectures sur ' les vues de la Triple-Alliance, attendu que la note n'a pas encore été discutée. 11 convient de ne pas oublier que la noté britannique ne repousse en aucune façon l'idée àe la question des lies. La question des lies de la mor Egée et celle de 'Albanie dépendent l'me de l'autre. On n'a nullement l'intention d» soutenir qu'elles ne sont pas liées.. Les gouvernements qui ont déjà donné leur réponse estiment que la question de l'évacuation de l'Eipire est plus urgente que i celle de la répartition à faire de ces lies, et comme les puissances se sont ' mises plus rapidement d'accord sur la <juea0on' de. l'évacuation, la réponse de la Triple-Alliance ne porte que sur cette question, mais il ne faut pas perdre de vue que les puissances de la Triple-Alliance s'occupent actuellement de celle des lies. Il y tout lieu de croire que les six puissances arriveront à s'entendre. (a) ANGLETERRE LA QUESTION DES ARMEMENTS Importante déclaration de M. Lloyd George Londies, jeudi, 1" janvier. Le « Daily Chronicle ' » dit qui M. Lloyd George a profité de ses vacances, pour étudier notamment le ■ problème des armements. Il autorisa le journal à publier ses opinions. M. Lloyd George croit que le moment actuel est le plus favorable des vingt dernières années pour diminuer les dépenses relatives aux armements. Il en donne trois raisons : 1° La grande amélioration dans les rapports anglo-allemands; 2° Les nations européennes concentrent maintenant tous leurs efforts au renforcement des armées de'terre. M. Lloyd George est convaincu que si jamais l'Allemagne avait l'idée de contester la suprématie britannique sur mer, elle serait obligée d'y renoncer pour ne pas négliger sa situation militaire; 3° Il y a un soulèvement contre l'oppression militaire dans toute 1a chrétienté, et particulièrement dans l'Europe occidentale. les clastses industrielles sont soulevées oontre cette folie d'organisation militaire at, si les libéraux négligeaient de saisir l'occasion actuelle ils trahiraient gravement la confiance des pc-uples. On a demandé à M. Lloyd George s'il n'ap'jréhendait pas des froissements avec la France si l'Angleterre n'augmentait pas ses dépenses mairitimes. M. .tioyd Georae a répondu: Je ne puis concevoir aucune circonstance dans laquelle les deux grandes démocraties occidentales, la France et l'Angleterre, ne jugent pas de leur intérêt de conserver les relations amicales qu'elles ont entre elles depuis dûs ans. et qui ont tant contribué à maintenir la paix en Europe. A la demande si, loin de vouloir voir l'entente affaiblie, il voudrait plutôt raffermir taj liens entre les deux peuples, M. Ltoyd George a répondu ; Certainement, oui... (B) BULGARIE L'OUVERTURE DU SOBRANIE Incident antiroyaliste Sofia, jeudi, 1« janvier. La session du Sobranié a été ouverte par le Roi en présence de la famille royale. A l'entrée du souverain clans la salle des séances, un député socialiste a crié : «A bas la monarchie l » Les députés des autres partis ont immédiatement étouffé ce cri par des acclamations unânimes auxquelles le publie des galeries s'est associé. Ea même temps, les députés socialistes ont quitté la salle. Le Roi a lu ensuite le discours du trône et s'est retiré salué par les acclamations du public massé sur la place du Sobranié et sur tout le parcours jusqu'au palais. Le discours du trône Dans le discours du trône, le Roi a dit : « Après que, l'année dernière, le peuple bulgare eût donné au monde le spectacle d'un effort' militaire tel qu'on n'en avait pas énfcore vu jusque là et eût conquis, par ses armes, la liberté des populations asservies, notre patrie fut soumise à de nouvelles et terribles épreuves. Attaquée simultanément par les armées des cinq Etats voisins, ses fils durent combattre non pour des conquêtes ou des acquisitions mais pour la conservation de notre propre terre mais si, au cours de la guerre, le peuple bulgare s'est illustré par des exploits sans précédent, il's'est montré plus grand dans le malheur et les épreuves. Forcé de se battre contre des adversaires ligués et des armées ennemies jusqu'aux portes mêmes de la capitale, sans communication et abandonné de, tous, le soldat bulgare a combattu jusqu'au dernier jour et jusqu'à la dernière heu.e. Il a interrompu la guerre sans avoir été vaincu. u Au nom de la Bulgarie, je m'incline devant les cendres de ceux qui sont ton: bés pour la Patrie et j'adresse mon salut aux combattants invincibles. » Plus tard, lorsque nos ennemis s'attendaient à voir des désordres tels qu'un bouleversement comme il s'en est produit, dans des circonstances moins tragiques, du ils d'autres Etats, le peuple a suppor. toutes ces épreuves avec le plus grand sang-froid et une fermeté qui révèlent de précieuses vertus civiques. » Le discours motive ensuite la dissolut^ du Sobranié précédent qui, élu avant guerre, d'après l'ancien système électoral, avait perdu le droit de se prononcer sur questions née pendant et après la guerre et concernant les rapports de la Bulgarie avec les grandes puissances. Le discours déclare que ces rapports sont bons et que le gouvernement emploie tous ses efforts pou.' les rendre encore plus ami-caiix.Les relations avec la Roumanie ont été reprises avec une égale bonne volonté des deux côtés. Nous avons ensuite échangé des repré senlations avec la Sublime-Porte, persuadés que le nouvel état de choses exclut les malentendus avec la Turquie et ayant le ferme espoir que les multiples intérêts économiques qui lient la Bulgarie à l'Ei pire voisin trouveront leur solution dans les bons rapports de voisinage et d'an, entre les deux Etats. Nos rapports avec la Serbie sont également en voie de rétablissement. Le discours du trône termine en exprimant la conviction que le peuple bulgare, après de glorieux faits 'd'armes et après les épreuves traversées, est résolu à restaurer ses forces dans la paix et un travail durable et qu'il ne pense qu'à remporter sur le terrain de la paix et du progrès des victoires susceptibles de lui assurer la place d'honneur qui lui revient parmi les peuples balkaniques. Le nouveau président Le Sobranié a élu président M. Vatcheff, gouvernemental, par 88 voix, après deux tours, de scrutin. L'opposition a déposé des bulletins blancs. *** L'exercice budgétaire expirant en décembre, le gouvernement a .déposé au Sobranié un projet de deux douzièmes provisoires. (a) — Le colonel Savoff est nommé maréchal de la Cour. (a) ITALIE On mande de Rome : Les prévisions de dépenses de lu marine pour l'exercice 1914-1915 atteignent 257,420,000 lire et celles de la guerre 461,492,000 lire. Etudiant la question des impôts directs, un journal estime que les deuîc tiers du revenu national, soit environ 7 milliards, échappent aux impôts directs. (a) JAPON Treize condamnations à mort On mande de Tokio à 1' « Humanité » : Treize personnes ont été condamnées à mort pour participation à un complot visant le pillage de l'Ile Formose. M MEXIQUE COMBATS SÉRIEUX Situation critique des troupes fédérales New-York, jeudi, l#r janvier. Suivant une dépêche de Présidio, dans le Texas, les reibei'les pressent les fédéraux avec une teille vigueur autour d'Olinaga que leurs toa généraux, grévo^» te gwii- bilitê d'une défaite, ont pais leurs dispositions pour passer aux Etats-Unis. Les pertes seraient considérables. D'autre part, lés rebellés ' ont sommé Hueva Laredo de capituler avant minuit. Présidio (Texas), jeudi, 1" janvier. Le oommindant des troupes américaines dit. que 2,(100 à 3,000 fédéraux, qui défendent Olinaga, sornf si durement tiraiités par les rebelles qu'on' s'attend d'un moment à l'autre à les voir passer;., sur lé territoire des Etats-Unis. Malgré la canonnade des rebelles, les fédéraux occupaient encore les tranchées mardi à u:he heure avancée. On croit cependant qu'il est peu probable qu'ils aient repoussé les rebelles. De nombreux officiers fédéraux parmi lesquels se trouve le général Cainavao, commandant des volontaires, seraient parmi les 'morts. La situation à Nueva Laredo Laredo (Texas), jeudi, l,r janvier. Ce matin, les rebelles dirigèrent une attaque furieuse contre Nueva Laredo. Des deux côtés les mitrailleuses fauchèrent les combattants. Le personnel de la Croix-Rouge a déjà recueilli 200 morts. Les pertes fédérales ont été considérables. A un moment du combat, les rebelles ont anéanti toute une compagnie fédérale. Les rebelles se retirèrent vers 9 heures et doivent renouveler leur attaque cet après-midi. Puits de pétrole confisqués La Vera-Gruz, jeudi, 1er janvier. La compagnie des pétroles Agudla, ayant été menacée par les rebelles de voir incendier ses puits, a refusé de fournir de l'huile pour les locomotives des chemins de fer mexicains. Les troupes fédérales ont en conséquence pris possession de l'exploitation de la compagnie. Décret présidentiel New-York, jeudi, 1er 'janvier., Suivant un télégramme de Mexico, le président .Buerta a décrété que la période des jours fériés, prescrite- par lui, sera prorogée de quinze jours. Nouvelles diverses La Vera-Cruz, jeudi, l,r janvier. Le mécanicien du train dynamité par les rebettes a téléphoné que sur 50 soldats se trouvant dans le train, 47 ont péri La cir-cu'ation est interrompue par suite de l'obstruction de la veie. » * * Le vapeur anglais « Alabama », qui a mis trente-quatre jours pour arriver jus-qu'aii littoral,' ramène de Chihuahuia une soixantaine de réfugiés, espagnols pour Ta plupart; Tampico, jeudi, 1er janvier. Deux heures après le départ d'un vapeur norvégien allant à Galveston avec quatorze passagers, on a aperçu à l'horizon, dans la direction qu'il avait prise, une colonne de fumée et on a entendu deux explosions. Cependant le vapeur noi-végien a fait savoir par télégraphie sans fil qu'il était indemne. (a) SERBIb La crise ministérielle Belgrade, mercredi, <31 décembre. Aprts la remise par écrit de ia démission du ctubmet, le Koi a appelé M. Niko-litcli, préside^ de la Skoup.ntina, pour lui îaire rapport sur la situation. D'après des uU'ormaiions concordantes, parti gouver-iLemental vieux-radical a adopté le point de vue suivant : Au cas ou les partis d'opposition persisteraient dans leur opposition contre le cabinet Pasitclij il faudrait dissoudre immé diatement la Skoupehtina et procéder à de nouvelles élections. Les vieux radicaux repoussent tout projet de compromis au sujet de la formation d'un cabinet de coalition, attendu qu'ils disposent effectivernenl de la majorité ô. ia Skoupehtina. TURQUIE La mission militaire allemande Constantinople, jeudi, 1er janvier., Dans les milieux allemands on démenl absolument que des changements aient ét< effeotués dans la mission militaire alleman de. Le général Liioan von Sanders commandera le 1er corps d'armée. U aura la haut< main sur l'instruction militaire. Pour tou autre rôle il reste placé sous l'autorité du ministre de la guerre. Les officiers allemands se placeront pai conséquent dans les rangs du 1" corps d'armée à titre d'inspecteurs. Dans les cercles officiels on déclare absolument définitive la constitution des pouvoirs de la mission militaire allemande et toutes les nouvel'es transmises à l'étrange» relativement, à une prétendue modificatior de ses pouvoirs seraient dénuées de fondement (a) Le nouveau dreadnought Constantinople, jeudi, lsr janvier. On annonce ici que l'amirauté attend, dans le courant de mai prochain, le dreadnought « Rio-de-Janeiro » acheté en Angleterre. Le nouveau cuirassé prendra le nom de «Sultan Osman». . (a) Lettre de Suisse ; De noire cône s pondant. ) LE BUDGET DE LA CONFÉDÉRATION LE SERVICE MILITAIRE Encore qu'elle dure rarement plus de huit jours dans chaque Chambre, l£ discussion du budget sort parfois de; banalités et soulève d'importantes ques tions.Ce fut le cas de la session de décem bre du Parlement suisse, dont la princi pale besogne, chaque année à cette épo que, csïyùste à étgj&lir la bilan de l'Etat Cette dernière décade, tous les budgets bouclaient par un déficit de quelques millions. Mais comme les comptes annuels accusaient le plus souvent un excédent de recettes — il en fut ainsi sept fois sur dix — les pères de la patrie con^ sidéraient d'un œil assez indifférent les chiffres du budget. Cette année, cepen* dant, ils ont paru être émus quelque peu à la vue d'un budget qui accusait un déficit de plus de 6 1/2 millions sur un total de 98,820,000 francs en recettes et de 105,440.000 francs en dépenses. On constatait l'augmentation toujours croissante des charges, la diminution de la source principale des. revenus de l'Etat et l'impossibilité d'augmenter ceux-ci dans ui,j mesure notable, sans avoir recours aux grands moyens. Il faut savoir que la Confédération suisse ne prélève pas d'impôts. Elle vit pour ainsi dire drï produit des douanes qui se montèrent, en 1912, à plus de 86 millions. Or, pour la première fois, ce chiffre ne sera pas atteint pour l'année 1913. Il subira, il est vrai,"une diminution d'un million seulement: mais différentes circonstances permettent de présumer que la ré-duction pourrait continuer. De là leg préoccupations des pouvoirs publics. Car en Suisse on ne jongle pas avec les millions, et. l'on tient par-dessus tout ài réaliser sérieusement l'équilibre finan-i cier. La prudence nous conseille dona d'assurer cet équilibre en prévoyant pour l'avenir de nouvelles recettes oui des économies importantes; ce dernier problème étant considéré comme à peu près impossible à résoudre, à moins que l'on réduise dans une assez large pro-.portion le budget militaire, ce qui, dans les circonstances açtuelles, paraît plutôt dangereux, il ne reste qu'à envisager le premier, soit l'augmentation des revenus. Mais comment faire ? On a parlé d'un impôt sur le tabac. Ce moyen cependant paraît un peu aléatoire, parce que le plébiscite pourrait être réclamé contre un pareil projet. Il ne resterait donc que la perception d'un impôt direct dont l'éventualité seule soulève déjà de vives récriminations. L'impôt direct fédéral rencontrerait d'ailleurs de très graves difficultés, tous les cantons rappliquant déjà pour leur compte, presqus jusqu'à épuisement complet des possi-< bilités. Ici aussi le plébiscite pourrait renverser les plus belles combinaisons. La fraction socialiste-démocratique dm Conseil national a fait une motion tendante, à l'introduction de l'impôt direct.-.^'inspirant de l'idée appliquée par le Reichstag de l'empire d'Allemagne, pour couvrir le milliard exigé par l'augmentation des dépenses militaires, et da l'intention analogue qui paraît dominer actuellement en France, les parlementaires de cette, catégorie préconisent le même moyen. Ils réclament un impôt direct grevant les fortunes de plus da 60,000 francs et les revenus dépassant 6,000 francs. Cette proposition sera discutée plus tard; elle aura le mérite d'établir si la Suisse peut persévérer dans son administration financière au jour le jour à laquelle elle s'est peut-être trop habituée. Les socialistes ont fortement appuyé sur le motif que les dépenses pour l'armée qui s'élèvent à plus de 45 millions servant avant tout à la protection du régime capitaliste, il est juste d'en faire supporter la plus grande partie par le capital. Ces-graves questions, ont occasionné, comme précédemment déjà d'ailleurs, une importante discussion. Mais la critique ne s'est pas bornée à l'examen des besoins de la défense nationale. Du mê. me côté où l'on combat systématiquement tout nrojét de nouvelles dépenses militaires partirent de violentes accusations contre l'instruction professionnelle de la troupe, ou plutôt contre les moyens appliqués pour la discioliner et l'endurcir. En cette matière on est en Suissa très sensible. Une armée de soldats-citoyens, pense-t-on, ne doit pas subir la dressage avilissant que l'on applique! : dans certaines armées permanentes. Non seulement l'opinion publique s'élève avec force, contre tout mauvais traitement et toute rudesse blessante, mai3 1 encore elle n'admet pas que l'on exagère les moyens de discipline et. d'endurcissement. Or certains officiers supérieurs paraissent avoir pour le caporalisme une prédilection prononcée, et l'on a quelques raisons de croire que nous marchons à grands pas vers ce régime. Toutes les manœuvres militaires de quelque importance ont donné lieu ces ; derniers temps à des accusations positives. Lancées par quelques organes de la presse, la fraction socialiste-démocratie que s'en est emparée pour les porter devant le. Parlement.. Elle reproche aux officiers supérieurs d'infligw des punitions exagérées pour des fautes de discipline légères, pour un clou qui manque à 1- chaussure, bref pour des vétilles sur lesquelles on devrait fermer les yeux si l'on voulait bien appliquer. les règlements avec intelligence. On s'est plaint aussi de ce que souvent une assez grande quantité d'hommes sont mis hors de service pair des fatigues exagérées et inutiles imposées à la troupe. On a parlé en outre de procédés blessants, incompatibles avec la dignité que l'opinion publique prétend vouloir garantir même à la personne du simple soldat. De nombreux exemples ont été allégués à l'appui de la thèse des socialistes. Le chef du département militaire eut à répondre à toutes ces accusations. Il l'a fait avec beaucoup de mesure et ses discours furent écoutés avec une grande attention. Il n'est pas partisan du dressage dans le sens déplaisant du terme. Mais étant lui-même colonel — ailleurs son grade correspondrait à celui de général il considère la discipline coin-

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'indépendance belge gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Londres von 1914 bis 1918.

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