L'indépendance belge

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s.n. 1916, 22 September. L'indépendance belge. Konsultiert 23 April 2019, https://hetarchief.be/de/pid/j09w08xh67/
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STera© année. NO 225 L' INDÉPENDANCE ROYAUIVÎE-UNi : ONE PINNY BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE : 6 CENTS) ADMINISTRATION ET REDACTION : I IUDOR HC USE. TUDOR ST.. LONDON. E.C. TELEPHONE : CITY 3369. BUREAU A PARIS : 11. PLACE DE LA BOURSE. TELEPM.: J et 1 238-75. VENDREDI 22 SEPTEMBRE 1916. En vente à Londres à 3 h. le jeudi 21 SÊpt. (J MO.S, 9 SHILLINGS.! ABONNEMENTS : i 6 MOIS. 17 SHILLINGS, f CONSERVATION PAR LE PROGRÈS. Il AN, 32 SHILLINGS. ) LA SITUATION. La journée d'hier a été caractérisée par de violentes contre-attaques allemandes contre tout le secteur français au nord de la Somme, depuis Cléry jusqu'au sud de Combles. L'ennemi a essayé d'abord de reprendre la Côte 76 ainsi que le terrain perdu entre ce point et la route nationale Pé-rcmne-Béthune. Il réussit sur un point à entrer dans les tranchées avancées de nos Alliés, mais en fut expulsé immédiatement par une contre-attaque. Ayant échoué de ce côté, il s'attaqua aux secteurs adjacents, les points particulièrement visés étant la région autour de la ferme du Bois de l'Abbé (au sud de Bouchavesnes) et celle de la ferme de Priez (au sud de Combles). L'opération, qui avait été précédée par un bombardement intense, échoua sur toute la ligne, et une vague allemande après l'autre fut couchée par le feu croisé des mitrailleuses et des "75," qui creusèrent des sillons sanglants dans les rangs ennemis. Le combat, commencé à neuf heures du matin, dura jusqu'au soir sans que les Allemands aient obtenu d'autre succès que de rentrer momentanément dans la partie nord-est du village de Bouchavesnes, dont ils furent chassés immédiatement par une attaque à la baïonnette. La journée n'a été, en somme, qu'une sanglante défaite pour les armées du prince Rupprecht. Sur le front britannique tout a été relativement calme. Les communiqués de Sir D. Haig ne signalent que quelques contre-attaques ennemies au sud de la rivière Ancre, où un assez violent duel d'artillerie se poursuit. La pluie qui a îontinué de tomber hier n'a du reste pas été favorable aux opérations de l'infanterie. „ Le commandant en chef des troupes Vùtaimiques communique un intéressant ordre secret émanant du général von Falkenliayn, portant la date du 24 août, et dans lequel il est recommandé à. l'artillerie de ne plus gaspiller les munitions et de veiller à ce que le matériel ne soit pas trop mis à contribution ! Venant après l'ordre du jour menaçant du conseil de guerre les officiers dont les hommes "flancheraient" et ne défendraient pas leurs positions jusqu'au bout, ee dooument indique que certains rouages 'Je la fameuse machine de guerre allemande commencent à s'user et que le moral du soldat baisse rapidement. Il est amusant d'entendre les Allemands, qui ont élevé la cruauté à la hauteur d'une institution, se plaindre de ce que l'ennemi, au cours des récents combats, ait fait usage de nouveaux engins de guerre "aussi cruels qu'effectifs" et qu'il est urgent de prendre des mesures eu vue de contrecarrer leurs effets ! Les engins cruels dont il s'agit sont l"s fameux "tanks," tourelles-automobiles blindées d'un système nouveau, en usage depuis quelques jours dans l'armés britannique de la Somme et qui passent a travers champs, renversant et brisant OBSC i-uuû uijotai/j.co, ai ia^uauu ico mo fer barbelés, enjambant les tranchées, renversant les vieilles masures et semant la terreur dans les rangs d'un ennemi qui sent la partie perdue et qui se bat sans enthousiasme. Les nouvelles des autres fronts sont maigres. Pétrograd dit qu'il n'y a rien à signa 1er, mais les Turcs, dans un communiqué sur le front galicien, se vantent d'avoir fait 400 prisonniers ! A beau mentir qui vient de loin. Berlin signale de nouvelles attaques russes repoussées dans le secteur de Lutsk, et des combats favorables aux armées de l'archiduc Charles d'Autriche., dans la région de la Narajowka (Halicz). C'est, on se le rappelle, dans cette légion que nos Alliés ont tait depuis trois semaines 25,000 prisonniers, dont 8,000 Allemands, et capturé 22 canons. Halicz tient toujours, mais la ligne de chemin de fer et le pont sont commandés par les Russes. L'ennemi, pour faire face à la menace russe de ce côté, a dû complètement réorganiser son front dans ce secteur. Alors qu'au mois de juin, comme le fait remarquer le correspondant spécial du "Thnes," ce front était gardé par six divisions autrichiennes et une division allemande, il s'y trouve actuellement des fragments de neuf divisions allemandes, deux divisions, turques et trois divisions et demie autrichiennes ! Trois des six divisions autrichiennes originales ont été complètement détruites et une a été envoyée sur le front roumain. Celui-ci continue d'être le théâtre d'une lutte acharnée. En Transylvanie, les Autrichiens, renforcés (probablement par des Allemands) disent avoir refoulé les Roumains en deçà de Petroseny et être de nouveau en possession de la passe de .Vulc-ain. Bucarest admet une légère retraite des lignes roumaines dans cette région. Dans la Dobroudja des combats sérieux sont engagés. Bucarest parle d'attaques ennemies repoussées ; Berlin reconnaît que les Russo-Roumains, renforcés, offrent une vive résistance, et Sofia affirme que la lutte se poursuit sur toute la ligne en faveur des troupes germano-bul-., garo-turques. En Macédoine, les Alliés avancent rapidement dans la direction de Monas-tir. Sur le restant du front, il n'y a que des actions locales sans grande importance.La situation en Grèce a évolué depuis hier. Les Alliés ont proclamé un nouveau blocus de la côte grecque, et le gouvernement d'Athènes a envoyé une note "énergique," paraît-il, à Berlin, réclamant le renvoi immédiat des troupes grecques transférées en Allemagne Le gouvernement affirme que le colonel Hazzapoulos a agi contrairement aux ordres d'Athènes, qui lui disaient d'embarquer ses troupes à Kavalla. Le colonel a donc trahi son pays et aura à répondre devant un conseil de guerre de sa trahison. L'INDUSTRIE CHARBONNIERE BELGE APRÈS LA GUERRE. Opinion d'un ingénieur be'g'e habitant l'Amérique du Nord. I. La question do la main-d'œuvre. Les charbonnages de Belgique seront Appelés à jouer un rôle très important ''ans la reconstruction économique, industrielle et commerciale du pays après -s guerre. De toutes les oontrées du monde, c'est e|i Belgique que la vie du mineur est sauvegardée avec le plus grand soin. Malheureusement, c'est aussi en Belgique que le prix de revient de l'exploitation est le plus élevé. Cela ne veut pas que la grande sécurité qui règne dans le3 mines belges n'a pu être atteinte 1" aux dépens du prix de revient. Il est Probable que si la sécurité était moins grande, les frais d'extraction seraient P'us élevés encore qu'à présent. Une expérience déjà longue dans les mines d'un Pays où la sécurité est beaucoup moins grande que dans les mines belges, m'a ' "puis longtemps convaincu qu'une arriération de sécurité, si petite qu'elle s' jt, ne tarde pas à être suivie d'une diminution de prix de revient, faible peut-rile, mais évidente aux yeux de celui 1ui sait analyser les états de compte. ■Le monde charbonnier bel^e se plai gnait déjà beaucoup avant la guerre de la rareté toujours croissante de la main-d'œuvre. La situation, à ce point de vue, sera beaucoup plus défavorable encore après la guerre, lorsque tant de travailleurs manqueront à l'appel. Il y a une chose qui contribuera autant à faire hausser les salaires que la diminution du nombre de bras. C'est le changement qui, au cours des années terribles, se sera effectué dans la mentalité de ceux qui rentreront au pays sains et saufs, c'est-à-dire ceux dont l'industrie aura le plus besoin. Lps idées de ces hommes se seront élargies, leurs horizons seront devenus plus vastes. Les grandes épreuves morales, les cataclysmes sociaux ne manquent jamais d'affecter ainsi les personnes qui les traversent. L'empreinte que ces personnes en conservent sera d'autant plus profonde que leur intelligence sera plus belle et leur énergie plus grande. L'émigration. Les hommes dont la mentalité se sera ainsi transformée seront peu disposés à s'accommoder avec les ooutumes et les salaires d'autrefois. Ils seront d'autant moins prêts à s'y plier, que le pays qu'ils auront cependant si bien défendu et, espérons-le, si bien vengé, n'aura plus aux yeux de beaucoup d'entre eux, l'aspect attrayant des jours passés. Leurs foyers détruits, leurs parents dispersés, enterrés peut-être dans une fosse inconnue, leurs camarades restés dans les tranchées de l'Yser, rien ne les attachera plus au sol de la patrie. Ils tourneront les yeux vers le grand et beau pays situé de l'autre côté de l'Océan, où tant d'autres avant eux ont trouvé l'abondance et le bonheur, pays qui déjà se réjouit, en songeant à la marée d'immigrants que lui apportera le retour de la paix. Il est probable que sur dix Belges qui émigreront ainsi, cinq ou six rentreront bientôt au pays natal. Mais les quatre ou cinq qui ne retourneront pas seront précisément les meilleurs. C'est aux énergiques et aux débrouillards que l'Amérique réussit toujours le mieux. L'importance de l'émigration et, par conséquent, son influence plus ou moins grande sur la hausse des salaires, dépendront surtout de la bonne grâce avec laquelle les exploitants accepteront les nouvelles conditions sociales et de l'empressement qu'ils montreront à se mettre à la recherche de moyens qui permettent non seulement d'empêcher une hausse des prix do revient, mais de faire baisser ceux-ci dans des proportions appréciables. Ces moyens sont à la portée des exploitants qui, dès à présent, feraient bien de les étudier. Il ne faut pas que l'on se fie à la hausse des charbons qui se produira très probablement après la guerre. Cette hausse ne se maintiendra que tout juste assez longtemps pour permettre aux exploitants américains de s'organiser et de s'entendre pour l'envahissement de tout un tas de marchés européens et sud-américains où les charbons d'Europe étaient les seuls connus avant la guerre. Les charbons du bassin des Apalaclies, transportés, par d V.i-wrabjes chemins de fer à raison de 9 centimes par tonne-kilomètre, sont obtenables à Er. 12.50 la tonne métrique franco bord Norfolk. Baltimore ou Charleston, N.C. Déjà avant la guerre, les Américains exportaient leurs charbons dans la Méditerranée, en Italie et en Egypte notamment. Depuis 1912 les chemins de fer de oes deux pays brûlent de grandes quantités de charbons de Virginie Occidentale et de Kentucky. Une hausse de deux ou trois francs seulement dans les cours des charbons européens fermerait à ceux-ci le détroit de Gibraltar et les mettrait, à plus forte raison, hors d'état de faire la concurrence aux Yankees dans les ports de l'Amérique du Sud dont la côte occidentale vient, comme on le sait, d'être immensément rapprochée des ports charbonniers des Etats-L'nis par la mise en exploitation du canal de Panama. Un danger sérieux. A plusieurs reprises, en 1911, 1912 et 1913, j'ai entretenu certains charbonniers belges bien connus du danger que présenterait pour eux l'exportation des charbons américains. Ces messieurs, unanimement, réfusèrent de croire à tout I danger de l'espèce, étant fermement convaincus que si les charbons des Etats-Unis n'avaient point jusc-ue là conquis une position plus importante sur les marchés étrangers, c'est que leur qualité ne le permettait pas. Rien ne serait plus dangereux pour les exploitants belges que de continuer à penser ainsi. Dans le bassin des Apalachss, qui sera le premier à entreprendre l'exportation sur une vaste échelle, on exploite tous les charbons que demande le commerce mondial, depuis 16 jusque 42 p.c. de matières volatiles d'une teneur en cendres qui est quelquefois inférieure à 3 p.c. (charbons Kentuckiens) et ne dépasse qu'exceptionnellement 6 p.c. Les charbons belges offrent peut-être une va'riété aussi grande en ce qui concerne les matières volatiles, mais leur teneur en cendres est beaucoup plus élevée, dépassant souvent 10 p.c. et atteignant quelquefois 15 p.c. Ce serait donc en vain que les charbonniers belges espéreraient trouver dans la hausse des prix de vente un remède à la situation nouvelle que la guerre est en train de créer pour eux. Une telle hausse ne ferait l'affaire que des Américains. Mais les exploitants belges feront un pas considérable dans la bonne direction s'ils se décident à combler l'abîme qui a existé jusqu'aujourd'hui entre le monde des propriétaires de mines et la classe ouvrière. # Patrons et ouvriers. , Il n'est pas douteux que les causes qui Sont en train de transformer la mentalité de ceux qui combattent dans les tranchées agissent aussi dans un sens parallèle et avec une intensité non moins grande dans l'esprit de ceux à qui incombe la direction do. la grande indus trie charbonnière belge. Le patron et l'ouvrier seront ainsi, après la guerre, dans le meilleur état d'âme possible pour se bien comprendre et je crois qu'il n'est pas douteux que dans la réforme sociale qui résultera, c'est le patron qui brisera la glace et fera les premières avances. Son intérêt exige qu'il le fasse. Ce ne sera du reste pas une expérience nouvelle dans laquelle il se lancera. Il y a bien peu d'industries en Amérique aujourd'hui dans lesquelles l'entente qui existe entre le patron et l'ouvrier n'est point fondée sur une base d'égalité morale absolue. Je sais bien qu'il y a aux Etats-Unis beaucoup de chefs d'industrie qui se sont ralliés à cette idée non point parce qu'ils ont voulu faire exhibition de sentiments chrétiens, mais purement et simplement parce qu'ils étaient convaincus, malgré eux, que c'était la meilleure façon de procéder (the best policy to adopt), afin d'arriver à produire à bon marché malgré des salaires excessivement élevés, H n'en est pas moins vrai que c'est en traitant son ouvrier comme il désire lui-même être traité par celui-ci, que l'industriel américain est parvenu à acquérir et maintenir la situation enviable qu'il occupe aujourd'hui, situation qui s'améliore sans cesse au fur et à mesure que l'harmonie qui existe dans les centres industriels devient plus grande et mieux «ppréciéë. Le système égalitaire. L'adoption du système égalitaire constitue dans l'histoire industrielle du Nouveau Monde un épisode auquel l'Europe n'a pas encore accordé toute l'attention qu'elle mérite. Le fonctionnement du système et les résultats qu'il donne peuvent facilement être appréciés et vérifiés par tous ceux qui voudront s'en donner la peine. Il serait puéril de penser que ce qui est practicable avec l'ouvrier américain ne le serait pas s,vec son confrère d'Europe. L'ouvrier américain d'aujourd'hui n'est que l'ouvrier européen d'hier. Le système dont je parle réussit tout aussi bien avec le Calabrais ou le Sicilien qu'avec le Lithuanien ou le Polonais. Le Gallois et le Turc, l'Irlandais et le Grec ne font pas exception à la règle. Le long et inoubliable voyage d'émigration, le changement de civilisation, l'accueil que reçoivent tous ces hommes dès leur débarquement en Amérique, développent leurs idées, font naître en eux des ambitions jusque là inconnues et les rendent capables d'efforts plus grands que ceux dont ils ont fait preuve antérieurement. Qu'on les soumette à un régime industriel équitable et juste, qu'on les munisse ensuite d'outils appropriés à l'exercice de la profession qu'ils ont décidé d'embrasser, et leur effet utile atteindra bientôt son maximum.Les effets utiles atteints dans les charbonnages belges sont excessivement bas, absolument et relativement. D'après M. L. Dejardin, directeur général des mines à Bruxelles, la production moyenne journalière du mineur belge n'est que de 550 kilogs. Cette moyenne est obtenue en divisant le tonnage de l'extraction par le nombre total d'hommes tant du fond que du jour. La moyenne correspondante, aux Etats-Unis, est de 2,800 kilogs. Si on considère séparément l'Etat de West Virginia (Virginie Occidentale, qu'il ne faut pas confondre avec la Virginie), nous trouvons que-l'effet utile moyen du mineur y atteint 4,700 kilogs. En présentant ces chiffres les uns à côté des autres, je ne songe pas un seul instant à dire que ce qui se fait aux Etats-Unis peut se faire en Belgique. Les conditions naturelles des gisements présentent de trop grandes différences pour que pareille chose soit possible. D abord, aux Etats-Unis, une proportion très considérable du charbon est tirée d'exploitations à flanc de cpteau. Quand 1 extraction se fait par puis, la profondeur n'est jamais considérable. Je ne connais aucun puits à charbon, de ce côté-ci de l'Océan, dont la profondeur dépasse 200 mètres, et je n'en connais pas dix qui atteignent 150 mètres. L'exploitation à flanc de coteau n'offre pas toujours tous les avantages que l'on croit sur l'extraction par puits. Il y a évidemment une économie de force motrice, mais quelquefois, les couches sont situées si haut et si loin dans la montagne, le sol est si accidenté et si difficile à entamer, que l'installation de plans incliné.;- automoteurs convenables cs'ù difficile et coûteuse. Si on économise trop sur les frais de premier établissement de ces voies de transport, on risque de ne pouvoir s'en servir pendant une partie de la mauvaise saison, lorsque, par exemple, les neiges, en s'accumulant sur les rails, ou les eaux pluviales en mettant les traverses à faux, amènent des accidents sérieux et obligent l'exploitant à suspendre le travail. C'est ce qui arrive tous les hivers en maints endroits élevés des Apalaches, où l'hiver commence à la mi-octobre pour ne finir qu'en avril ou mai. (La fin à demain.) F. C. PICK. LA RETRAITE D'HINDENBURG. (De notre envoyé spécial.) Amiens, septembre 1916. Les plans d'Hindenburg. D'après les déclarations de prisonnier^ allemands tombés aux mains des Français du Nord de la Somme, il paraît que le njaréchal von Hindenburg^ ému par 'a situation critique des troupes allemandes, s'est rendu sur le terrain du combat pour le passer en inspection. Il fut présent aux tentatives de contre-of-fensive des troupes de von Kirkbach et de von Stein lorsque ceux-ci contre-atta-quèrent pour dégager Combles et Pé-ronne.De source allemande 'es journaux français apprennent aujourd'hui de Suisse les raisons de la retraite de von Falkenhayn et son remplacement à la tête des armées du Kaiser par von Hindenburg: von Falkenhayn aurait proposé de rétrécir les fronts allemands afin de donner plus de densité aux forces allemandes fortement entamées par leurs échecs réitérées ; il espérait ainsi rassembler toutes les forces disponibles pour défendre de l'invasion l'empire allemand et la majeure partie de l'Autriche. Le Kaiser, appuyé par von Hindenburg-, se serait opposé nettement à la réalisation de ce projet, et aurait décidé de continuer la lutte en maintenant, le front actuel. Cette nouvelle m'a d'autant plus frappé qu'il ressort des déclarations des mêmes prisonniers capturés près de Combles qu'une corrélation existe entre la présence d'Hindenburg aux combats et le plan militaire allemand en question. La version de ces prisonniers s'accorde en plus avec des nouvelles que je reçois de Suisse de source bien informée. Il n'est pas exact que Hindenburg veut maintenir, mordicus, le front actuel en France. Les retours acharnée des Allemands près de Combles et sur la ligne Barleux seraient une tentative suprême du généralissime allemand pour enrayer l'avance franco-ang-lai.se : von Hinden-l>urs veut mesurer ses forces. Pas d'armistice. Au cas où le mordant franco-britannique l'obligerait à lâcher pied—à cette condition seule-—il se résoudrait à se retirer par une "retraite stratégique" sur la frontière franco-belge. Ne pouvant plus conjurer à l'ouest le danger qui gronde à l'est, l'Allemagne demanderait alors un armistice. Le gouvernement impérial, en maintenant ses positions sur le territoire belge, réfrénerait les appétits des annexionnistes tout en ménageant la chèvre et le chou. L'expérience de Hindenburg à la Somme est concluante : les Alliés avancent avec une force irrésistible, force lui sera de battre en retraite. Que l'Allemagne ne se leurre pourtant pas de l'espoir que l'évacuation du territoire français est une condition suffisante pour permettre à un ennemi garasse de prendre souffle. Les Alliés continuent à exécuter point par point le plan fixé par la Conférence de Paris. Pas d'armistice, pas de paix si longtemps que le spoliateur n'aura rendu la Belgique. Von Hindenburg aura donc aussi sa "retraite stratégique. " Lorsque Joffre l'opéra sur la Marne, les Allemands, n'eurent pas assez de sarcasmes pour railler les Français. La victoire des Français à la Marne et la retraite allemande sur l'Aisne leur a .appris à dé-' chanter. La question est maintenant de savoir si le grand Hindenburg est à la hauteur de la tâche à accomplir. C'est bien l'homme de l'offensive à gros effectifs, mais à coups de cadavres; ce n'est pas l'hom.me à ramener sur des points déterminés fcine armée affaiblie, sans idéal, n'ayant d'autre perspective qu'un châtiment .certain. Le major Moraht fait prévoir que des troupes alliées viendront bientôt se masser à l'Entre Sambre et Meuse pour v seconder les sublimes défenseurs de Verdun et le fait que des patrouilles allemandes furent dispersées ces derniers jours en Champagne prouve que l'inquiétude régnant au camp de l'ennemi pourrait être justifiée, E. P.,

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'indépendance belge gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1843 bis 1940.

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