L'indépendance belge

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s.n. 1916, 29 April. L'indépendance belge. Konsultiert 18 Juli 2019, https://hetarchief.be/de/pid/rb6vx0724n/
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L'INDÉPENDANGE iCÈ »7 m ÉTjL M? CONTINENT: !5 CENTIMES ROYAUME-UNI : ONE PENNY MB El J3Cf« (HOLLANDE: 6 CENTS) ."mÛsÏstbation et ■ eedac'j_io:< • ^ ,, ^ acIAdeai^bouese. SAMEDI 29 AVRIL 1916. - - f 3 MOIS, 9 SHILLINGS. ) ltdOR house. tddor st., L0- _ " (311-57 et abonnements: - s mois, 17 shillings. conservation par le progrès TELEPHONE: City 3960. ttleph.: 1238-75. En vente à Londres à 3 h. le vendredi 28 avril. ( i an. 32 shillings. j LA SITUATION. Vendredi, midi. Les dernières nouvelles officielles pu-iées au sujet de la situation en Irlande diquent que celle-ci n'est pas tout à it satisfaisante. Interrogé à la Cham-e des Communes, M; Asquith a dé-,ré que les insurgés sont toujours maies de plusieurs édifices publics dans, le ntre de Dublin, que les combats clans s rues continuent-, et que le mouvriient i révolte a une tendance à se dévelop-■r dans les districts de l'ouest. En conséquence, la loi martiale a été en due à toute l'Irlande et d'importants nforts de troupes ont été expédiés dans le. Le général sir J. Maxwell, à peine ntré d'Egypte, est parti pour Dublin :ec pleins" pouvoirs pour étouffer l'in- rrection. D'autre part le gouvernement a décidé ; rechercher les causes du mouvement d'établir les responsabilités A la Chambre- Haute lord Middleton It. étonné, avant hier, de voir le gou-mement pris à l'improviste par les in-ients irlandais, les autorités ayant eu nuaissance de la présence de nombreux hiians armés qui s'entraînaient depuis s mois et étaient amplement pourvus argent. L'honorable lord a regretté » le jour où la révolte a éclaté, de rnbreux officiers de la force armée se pavaient aux courses et qu'au moment [ il parlait ils n'avaient pas encore pu Joindre leurs hommes. Aux Communes sir E. Carsou et sir ihn Redmond, leaders irlandais,ont dé-Iré, en leur nom «personnel et au nom-fleurs collègues irlandais,qu'ils désap-puvaient et répudiaient, avec un sentent de dédain et d'horreur, les agis-ments criminels des rebelles. D'autre part la "United Irish ïague" de Melbourne (Australie) a ,blé l'horreur que lui inspire la ré-Ite de I)ublin. En revanche, le mouvement d'interces-eu faveur des insurgés qui s'est ma-festé aux Etats-Unis se poursuit. La sur de sir Roger a fait agir des iufluen-s auprès de M. Lansing, le secrétaire s affaires étrangères à Washington, m que celui-ci décide le gouvernement itannique à ne pas se montrer trop sers à l'égard des rebelles en général et l'égard de sir Roger Casement en parolier.Hais ces démarche- frisent le chantage ililique, et on annonce q'ie la police se-èts et les autorités judiciaires améri-ines s'occupent activement du mouve-enfc anti-britannique et s'efforcent de couvrir les auteurs des menaces contre mmistre d Angleterre. De nombreux ispects sont surveillés, et on croit Washington que les sociétés américano-landaises coopèrent avec les organisais germano-américaines en vue d em-'cher, par une campagne de lettre? et 'télégrammes,au Congrès, une rupture piomahque avec' l'Allemagne sur la lestion des sous-marins. '■ activité de ceux-ci ne se relâche Parmi leurs dernières victimes on ,nale la barque de pêche hollandaise, ir€fl et la barque norvégienne, arinaiiian ' (coulée à coups de canon ^ cote occidentale d'Irlande). antf« part trois navires hollandais, le ®'".la_ "Noordzee" et le "Maas-•Ç1- ainsi que le vapeur norvégien, hi onisuaes ont touché des mines et ^^^Mt^gravement endommagés, soit coulés. Enfin, l'amirauté britannique annonce, d'après le sans fil allemand, la perte du sous-marin anglais, "E.22," coulé dans la Mer du Nord avec tout son équipage à l'exception de deux hommes qui ont été sauvés. On voit par là que les Allemands ne font pas mine d'abandonner la guerre sous-marine. L'"Idea Nazionale" apprend, au contraire, de Berlin, que l'activité dans les arsenaux allemands est plu5 grande que jamais, et que plusieurs nouveau sous-marins de grand modèle sent prêts à entrer en service. Une escadrille sous-marine serait déjà en route pour l'Atlantique ! Faut-il en conclure que l'Allemagne se prépare à la rupture avec les Etats-Unis ? C'est possible, mais peu probable. Les Allemands essayeront, avant tout, de gagner du temps, et la réponse au président Wilson contiendra, croit-on, des propositions qui laisseront la voie ouverte à un compromis. Dans le " Vorwaerts," M. Bernstein qui appartient au groupe Haase (socialistes dissidents), adresse un appel à. tous les groupements socialistes afin qu'ils veillent à ce que l'Allemagne ne soit pas précipité dans un conflit avec les Etats-Unis.La question du recrutement est plus que jamais, à l'ordre 3u jour. Le Cabinet avait, comme on sait, décidé l'introduction du service militaire obligatoire pour tous au cas où un dernier appel aux volontaires mariés ne donnerait pas les résultats voulus, c'est-à-dire les 200,000 hommes ''supplémentaires" jugés nécessaires pour les besoins de l'armée, en dehors de ceux enrôlés ou enregistrés déjà. Le projet de loi consacrant ce nouveau compromis fut introduit hier à la Chambra des Communes, mais, en présence de l'accueil qui lui fut réservé par l'assemblée, le gouvernement crut prudent def1 retirer son projet, et on ne sait pas encore, à l'heure actuelle, ce qui va sortir de la situation nouvelle. En attendant, neuf nouveaux groupes d'hommes mariés attestés viennent d'être informés d'avoir à se présenter d'ici au 29 mai. Les catégories atteintes par cet appel sont les hommes mariés de 27 à 35 ans, tous les célibataires, sauf les exemptés, étant déjà enrôlés. Les nouvelles des différents fronts peuvent se résumer en quelques lignes. Dans le secteur nord de Verdun une attaque allemande a été arrêtée net par un feu de barrage français. Le front britannique a été le théâtre de toute une série d'attaques allemandes. En plusieurs 1 endroits l'ennemi pénétra dans les positions de nos Alliés mais des contre-attaques vigoureuses et rapides les en expulsèrent immédiatement et nulle part les Allemands ne purent garder le terrain ■ occupé. Sur tout le front -d'occident l'activité des aviateurs a été, comme les jours précédents, très grande, et les communiqués signalent de nombreux combats. Sur le front russe des signes précurseurs d'une plus grande activité se manifestent. Dans le secteur do Baranowit-chi (au nord des marais du Pripet), deux attaques allemandes ont été repoussées. Au sud des mêmes marais, dans la région de Kovel-Rovno, les Russes ont occupé un village et s'y sont maintenus ' malgré les contre-attaques de l'ennemi. TRIBUNE LIBRE. ET LES WALLONS? • excellentes raisons exposées dans Bel c;',m®ro ^ de 1'"Indépendance ? pour combattre l'incroyable cam-pne menée par le "XXe Siècle " en vue ( annexion future d'une partie de la iin,■ 113116 à la Belgique, on peut la suivante: •uf 1 Reconnaître de la façon la plus 'd'ima c''6sPrit des Wallons que '(liïipi- " a Posslkilité de leur faire liaison 'e,co,nille un progrès une combi-T -a ouf égards aussi réactionnaire. plomat°" °U Slmple hypothèse—la di- ions .P ldrait-ou défendre aux Wal-Pn Smanifest8r Ie1»' répulsion pour frète". K"S-réclamer l'honneur i On Kjlnexes ^ -France T les fit ' " C'U au lendemain de la guer-!W 7ens ?u grand-duché de Luxem-tecer à ''a Inerte, s'ils, veulent re-Mester ; " ^ionalité actuelle, de ma-Hnc 1 b , préférellces pour l'Aile--l^ie dé «f- ■H !"'1ue ou la France, par Boni > 6 ' à Plus forte raison les - - > après avoir tant lutté et ta-nfy souffert pour leur indépendance, réclameraient-ils le droit, éventuellement, de proclamer à la face du monde, par un referendum populaire, leur volonté persistante et irréducîble de se soustraire une fois pour toutes à la domination germanique.Ceux de nos compatriotes qui croient pouvoir, au moment ou l'armée belge se bat contre les Barbares vernissés de "Kultur," afficher des sympathies calculées pour certains éléments prussiens, ont-ils réfléchi aux dissolvantes conséquences de leur attitude? Car enfin, pourquoi donc coule le sang des années alliées, et pourquoi meurent nos soldats, si ce n'est pour refouler jusque dans leur propre territoire ceux qui, nous ayant indignement trompés et ayant piétiné toutes les lois humaines, se sont livrés contre nous à la plus lâcha et à la plus cruelle des agressions ? Et après que notre admirable armée les eût refoulés—ce qui est l'œuvre de demain—nous irions, nous, les civils, les trier pour donner à certains d'entre eux, socialistes, cjui catholiques, le baiser lamourette 1 Grand merci ! A chacun son goût, mais je ne suis pas d© ceux qui paraissent attendre avec la plus grande impatience la fin de la guerre pour fraterniser avec les Boches eu gros ou en détail. Et je connais assez l'âme iière des présentes générations .wallonnes pour avoir la certitude la plus compîi t,e de- leur imprescriptible répugnance à toute fraternisation belgo-allemande, de quelque étiquette qu'on adorne cette mixture empoisonnée.Nous avons été monstrueusement dupés par l'hypocrisie allemande: que l'a leçon nous serve! D'ailleurs, le bon sens 1 populaire ne s'y trompera plus : il dira que pour rétablir et enrichir par la suite le patrimoine moral de l'humanité, nous n'avons nul besoin de la fusion avec ces bandits. Il dira que si nous parvenons à refaire une Belgique plus belle, plus prospère et plus forte, ce sera malgré les Allemands, avec le concours de nos puissants Alliés et grâce notamment au sublime héroïsme des armées françaises. Annexer des provinces prussiennes à notre patrie, c'est défigurer, c'est détruire celle-ci. Ne retrouvant plus notre chère Belgique, géographiquement, politiquement, économiquement, morale ment, totalement dénaturée, nous n'aurions plus de patriotisme, parce que nous n'aurions plus de patrie, et pour nous en refaire une, nous serions fatalement amenés, nous Wallons, à regarder vers le sud. Là nous trouverions un noble pays, si injustement calomnié avant la guerre, plus cher à nos sentiments et à nos intérêts que telle Néo-Belgique prussifiée. La patrie, a dit le poète, est là ou l'on est bien. A défaut de celle qui nous eût été enlevée, malgré nous, nous serions forcés de nous en refaire une où nous ne fussions pas trop malheureux. Nous souvenant de la cornélienne parole de notre Reine, si belge de cœur et d'âme, nous dirions aux trop malins rédacteurs du "XXe Siècle": "Allez vers les Allemands si votre cœur déborde d'affection pour eux, mais entre ces gens et nous un rideau de fer est tombé!" Mais comme disent les gens sensés de chez nous, tout cela, heureusement, c'est des discussions en l'air: !a campagne du ! '.XXe Siècle" est tout simplement un jeu d'esprit pour les gens de l'arrière, qui dépècent l'empire allemand tous les matins, à l'heure du petit déjeuner. Vive l'ancienne Belgique ! GEORGES PAQUOT. LA VIE DE PARIS. Paris, 18 avril. Dans une des dernières séances du Sénat, il s'est produit un incident que les journaux ont, naturellement, passé sous silence. Songez donc, il s'agit de l'alcool scjutenu par le puissant Syndicat des Bistros, le mait-re de la politique et surtout des politiciens, ce syndicat qui avait assez de poumons à la Chambre pour faire quitter la Tribune au général Galliéni, qui soutenait le droit, pou. le général d'Amade, d'empêcher les m;-rchands de vin de Marseille de saouler !e malheureux blessés. .Ce fut un bwu tapage, vous vous en souvenez. Si le ministère n'avait pas cédé, il aurait été brisé comme un fétu tandis que la lutte contre l'ennemi continuait. C'est une des pages les plus pénibles de l'histoire du parlementarisme durant la guerre. Cela n'a pas empêché un brave homme qui est aussi un homme brave, M. Georges Rayiiald, sénateur de l'Ariège, de faire courageusement son devoir au cours de la discussion sur la loi des transports.Le rajjporteur avait signalé les causes nombreuses des difficultés que rencontraient les compagnies de transports depuis le commencement des hostilités. Tout le monde avait gardé lê silence sur une des causes principales ''qui alourdit l'activité de nos ports." Et M. Georges Raynald a mis le doigt sur la plaie. Ecoutez cette lamentable constatation . "La population ouvrière occupée au déchargement dans nos ports, et notarn ment dans le port du Havre, consomme chaque jour de telles rations d'alcool que sa capacité de travail n'existe que pendant les premières heures de la journée et va en diminuant pour arriver presque à zéro avant la fin régulière du travail." Le sénateur a continué au milieu des applaudissements unanimes du Sénat, en soulignant les nouveaux méfaits du "terrible ennemi de notre race." ■"Eu plus des reproches généraux qu'on peut adresser à l'alcoolisme, je lui adresse celui de diminuer, d© paralyser même, dans une mesure importante, l'activité de nos ports, poù-rtant si nécessaire."Et M. Aimond, président de la Commission des Finances, a interrompu, disant : "Malheureusement, c'est exact." Al. Georges Raynald a conclu en de- i» « — mandant au gouvernement tout d'aboli d'appliquer les lois existantes et qui se raient, sinon suffisantes, du moius très utiles pour arrêter le terrible fléau; mais on les laisse sommeiller ; enfin, il a demandé qu'on hâte la discussion des projets contre l'alcoolisme actuellement soumis au Parlement. M. Marcel Sembat a. naturellement, promis tout ce qu'on a voulu, il a reconnu que, "ce noir tableau tracé par Ai. Raynald est trop exact." L'intervention de AI. Raynald a donc forcé le Gouvernement à reconnaît ie publiquement que si l'on ne peut pas décharger les vaisseaux en souffrance dans le port du Havre, la faute en est à l'alcoolisme. Les ouvriers travaillent le matin, mais dès le premier déjeuner, le poison opère son œuvre néfaste et dès midi ils sont incapables de toute besogne utile. Voilà pourquoi, ces temps derniers, nous avons manqué d'essence pour les moteurs. Voilà pourquoi nous manquons de charbon et d'autres matières nécessaires à la vie et à la Défense Nationale. Poutiaite cesser .csefcte abomination, il suffirait d'empêcher la vente de l'alcool. Ah oui ! mais les marchands de vin interviendraient par leurs syndicats qui feraient marcher les nombreux avocats richement rentes qu'ils possèdent au Palais, au Parlement et dans la Presse. Le Gouvernement hésite, ou plutôt il n'hésite pas, il bat en retraite devant la puissance des Bistros. Cependant, le ministre des travaux publics, répondant à AI. Raynald, a fait part au Sénat de l'initiative prwe par le "Syndicat des Dockers du Havre," qui a adressé au gouvernement une pétition demandant l'interdiction de là vente de l'alcool dans la ville et le port du Havre. . Les représentants des ouvriers sont d'accord avec l'intérêt national; pourquoi n'àgit-on pas ? Des paroles sont insuffisantes, des actes seuls peuvent sauvegarder les intérêts du pays. Ah ! le terrible fléau qui enrichit quatre cent quatre-vingt mille marchands de vin, qui réalisent un milliard de bénér fi ces par an, sera dur à détruire. Il faudra y arriver cependant si nous voulons que le pays vive. Et nous le voulons^ JEAN-BERNARD. LETTRE DES ETATS-UNIS. — — (De notre correspondant.) Avril 1916. Aéros au long cours. Tout récemment, AI. Henry Wood-house, Gouverneur de l'Aéro Club d'Amérique, comparaissait devant la commission parlementaire du budget de la marine. Au cours de sa déposition, AI. Woodhouse apprit à nos législateurs étonnés que les aéros en cours de construction pour le Gouvernement des Etats-Unis sont loin d'être le dernier mot de leur genre. Le gouvernement britannique en a commandé de bien plus grands à la Société Curtiss de Buffaio (Etat dë New-York) et à la maison Gallodet de Norwich (Connecticut). Les appareils que notre ministère de la marine fait construire n'ont que 31 mètres d'envergure et ne portent que deux machines de 140 chevaux chacune. Les biplans commandes par 1s ment britannique ont une envergure de plus de surface et les moteurs sont plus forts. Ce n'est évidemment pas à faire des reconnaissances dans la zone de feu que de pareils engins sont destinés. Il paraît que la Société Curtiss a entrepris de livrer aux Alliés un chiffre important d'aéros de cette espèce, que Al. Woodhouse appelle le type super-Américain. La maison Galiodet travaille jour et nuit mais refuse de donner le moindre renseignement sur l'importance des commandes qu'elle exécute. Les ouvriers de cette firme disent, cepen- j dant, qu'on a promis à tous ceux : d'eatr'eux qui resteraient au service de la maison jusqu'à la Noël une prime en ' espèces égale à dix pour cent des salaires gagnés au cours de l'année 1916. Les ateliers Gallodet, comme ceux de la ciaisojj Curtiss, travaillent exclusive-. ment pour les Alliés, sous le contrôle d'officiers britanniques qui se renouvellent toutes les huit heures, à chaque changement d'équipe. La propagande austro-allemande a essayé à plusieurs reprises de faire sauter les ateliers Curtiss, mais chaque fois, les dommages ont été insignifiants. Des chasse sous=marins pour la Russie. Je lis aussi que les chantiers de Greenport ont fait la semaine dernière, par le vapeur " Berzelius," une expédition de 20 chasse-sous-marins du même type que ceux expédiés en grand nombre ces temps derniers à destination de la Méditerranée. Le Berzelius est en route pour Ekaterina, le nouveau port Russe dans la baie de Kola. Le chemin de fer à double voie reliant Ekaterina à Pétrograd est, comme on le sait, terminé et fonctionne régulièrement. Alal-heureusement, le nombre de locomotives et wagons disponibles est loin d'être assez grand. Le matériel, cependant, arrive tous les jours d'Amérique et il n'est pas douteux que dans un mois ou deux, ia nouvelle ligne rendra aux Russes tous les services qu'ils en attendent. La Norvège n'a pas perdu de temps pour se mettre en rapports directs et faciles avec la Russie sans passer par la Baltique dont les eaux sont infestées parles croiseurs allemands. Une ligne directe fonctionne déjà entre Tromsô: et le nouve'au port d'Ekaterina. Le Ministère des Postes des Etats-Unis a informé iç public que les lettres et les colis postaux à destination de tous les points Russes seraient dorénavant expédiés par la voie d'Ekaterina au lieu de la voie Suédoise de Tornéa. Ce changement de route n'a l'air de rien mais signifie beaucoup. Le gouvernement-suédois lie pourra plus détenir les colis postaux allant de Russie en Amérique, ni ceux des Etats-Unis à destination de la Russie, détention qui se faisait en guise de représailles contre la saisie par les autorités navales Britanniques de nombreux colis postaux allant d'Amer -que en Suède. Du sait que les Teutons se servaient de notre poste des petits colis pour se faire envoyer une fabuleuse quantité d'articles par l'intermédiaire d'agents habitants la Suède. Méfiez=vous des brasseurs d'affaires américains, La prospérité inouïe qui règne en Amérique va croissant. Les salaires, déjà si gros, augmentent tous les jours. Des légions de travailleurs qui n'avaient jamais eu cent dollars en banque ne savent maintenant que faire de leur argent et sont disposés à se le laisser enlever par le premier beau parleur venu. De pareilles conditions ne pouvaient -manquer de ramener parmi nous les brasseurs d'affaires fantastiques et les exp'ôitants d'industries et commerces sportifs que les années maigres d'avant la guerre et l'activité gênante de la justice américaine avaient contraint à fuir vers des régions plus hospitalières. Ii nous sont revenus de Paris, Londres, Pétrograd, Vienne, Rome et Constan-tinople. L'Australie même nous en' a renvoyé 'beaucoup. Il est permis de croire que la polic£ des capitales étrangères, se basant sur les conditions exceptionnelles que créa la guerre, invoque des raisons de sécurité publique pour se débarrasser de ces hôtes gênants. Il est aussi assez probable que la guerre avait tellement réduit et appauvri le champ d'exploitation tout particulier où ces exilés opéraient, que la seule chose qui leur restait à faire était de revenir au pays. Ils ne sont pas encore tous revenus, mais chaque courrier transatlantique ramène quelques retardataires. Tous disent la même histoire. S'ils me sont pas revenus plus tôt, c'est pour la raison bien simple qu'ils étaient 'sous les verrous. C'est ainsi que les journaux rfous annoncent le retour, par le dernier bateau de Rotterdam, de Mme Ellen Peck, aire nombreux alias, îancienne présidente de la Société internationale pour la fabrication de la soie. Aline Peck parle d'une façon peu enthousiaste des prisons de femmes au pays du Kaiser. Par le même bateau qui nous ramena Aime Peck, le fameux docteur Orchardson fit aussi sa réapparition. C'est grâce à la clémence du sieur von Bissing que le fameux docteur nous a été rendu dix tnois avant l'expiration du terme auquel le tribunal de Liège l'avait condamné. C'est sous le nom de Liebart qu'Orchardson s'était fait pincer par la police belge. On ne sait du reste pas comment le docteur s'appelle réellement, car il fut, à différentes époques, connu sous dix-sept noms différents. C'est sous le nom d'Oehardson qu'il organisa ia fameuse Compagnie pour l'exploitation des bancs d'huîtres fossiles diamanti-i fères de Patagonie, Le retour dans ïa |7èffl6 année.1 No. 100

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'indépendance belge gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Londres von 1914 bis 1918.

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