L'opinion wallonne: journal belge, indépendant

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s.n. 1917, 13 Dezember. L'opinion wallonne: journal belge, indépendant. Konsultiert 24 August 2019, https://hetarchief.be/de/pid/pk06w97r6n/
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L/anrument sunrpmp erlf» nns arlvprsaîrpç • " Vnnc n'otoc n/>c /ta ««fw. «,w\. ? A1*~n D_ _i_ _ ABONNEMENTS : Paris, D ^p&rtrments ( loii In et Colonies françaises 4fr. 6fr. Etranger Union postale. ... . . 5fr. 8fr. Adresser le montant do l'ahon-uenicnt en mandat-po^lc ou valeur sur Pnris h H. le Hirtttenr de ; l'Opinion Wallonne I.'al>oiinc- ' ment part du 1er de chaque mois. — Toute demande de changement d'adres-e doit être accompagnée de Ofr. 50 pour les frais. PUBLICITÉ ' aux bureaux du journal. La publicité insérer dans le ! journal n'engage pas l'Opinion Wallonne. L'OPINION WALLONNE QUOTIDIEN de la Belgique franç ECONOMIQUE - POLITIQUE - LITTÉRAIR! ■e ÎO Centimes Raymond COLLEYE, Directeur 10 Centimes £33 wm Kaffl mmm E HEBDOMADAIf pendant les Hostil I JEUDI DECEMBRE N" 42/2». — 2° Al SDirection-Rédacti 14, Rue Saint-Gcoi PARIS (91) Té'éph. Gut. -47-28 BOREAUX A LONDRES 3. Gerrard Place \Y Administrateur , ' M. J. HIIF.F.T inTOr EDITORIAL .\OTlUi POJLiTiaiUJb: ËCOAOiUI On a déjà puune un nombre respecLaoîe vres et de jjruanures sur ce sujet très conti cie la reconstruction ae la beigique econo. En générai toutes ces productions laissen pression que les invétérés du liDre-écnange pas encore iaii, leur proiit des leçons de la £ Livrer la Belgique aux étrangers, en iaire u veau un marene international ouvert a te • produits lraiiçaisN anglais ou américains, une reditioii ue "olre erreur d'avant guer ne serait que la substitution de produits oc traux aux labriqués boches : au point de belge, sLulu quo. Il nous est absolument impossible de noi lier à cette tnèse qui repose uniquement : postulat — l'aux à mon avis — que la Be tire sa richesse plutôt de son commerce c son industrie. Pour bien déterminer la po économique à suivre au lendemain de la nous allons examiner brièvement les sour nos revenus après la catastrophe et les moy plus propres à retrouver celles qui se se taries ou à en créer de nouvelles. D'où le peuple belge tirait-il sa richesse 1914 ? Trois sources principales : l'industri lonne (y compris les produits du sous-sol), 1< merce (surtout Anvers), le tourisme. (Os vallée de la Meuse, Spa etc.) La Wallonie n'était qu'une immense usin méiallurgies du pays de Liège, les verreri Hainaut. les industries namuroise (mai agricoles, couteaux), représentaient un midable production et assuraient l'exister près de 3 millions de Belges. Le commerce était formidable mais il puéril d'affirmer qu'il constituait une soui richesse plus grande que nos industries. L'i tance du commerce était en raison de la puiî industrielle des provinces wallonnes. En 19. exportations se montaient à 3.751.478.572 fr les produits du pays sont représentés dans somme par 2.500.000.000 francs environ : il donc 1.200.000.000 francs pour le travail qui téressait vraiment que l'Allemagne. Ce t. sera évidemment rendu impossible après la re c'est une perte de plus d'un milliard. Ce pas une raison pour sacrifier notre indust: adoptant un programme libre-échangiste qi terait sur nos marchés un tas de produits a: qui ne passeraient pas seulement chez nou transit, mais auraient tôt fait de s'impo d'évincer nos propres fabrications. Une autre source de richesse, point, inépu c'était le tourisme. Namur, avait fait un \ effort pour le développer dans la vallée de la se. Cet effort n'était pas toujours soutenu \ gouvernement. Au lendemain de la paix la situation se pré pour quelques1 marchandises allemandes : le tourisme au co iraire, présente des possibilités de développe considérables L'AÏTSTIOE A PRENDRE _ L'attitude à adopter en présence de ces fai dont l'industrie pourait stmmeirger m valescente : assurer un transit nouveau a A en concluant des traités avec la France doi produits de Lorraine et du Nord pourraien prunter le chemin de notre giand port, s I i tarifs étaient avantageux : entente avec la F r** encore pour nous assurer des denrées al ;— t&ircs en échange de nos charbons et d produits manufacturés : création d'une m développement — intensif — du tourisme. Protectionisme mitigé par une union doi t Te franco-belge. Seule politique possible. C nous ouvrons nos marchés aux Anglais, aux ricains, etc., nous allons importer un ne formidable de produits. Ce sera une dette à de nouveau à l'étranger et nous serons déj; fisamment misérables. Ensuite cette invasio produits d'outre-Manche ou d'outre-mei pourra qu'entraver sinon empêcher le r ment de l'industrie wallonne. Evidemmen nous fermons nos frontières, la vie pourra venir plus pénible : nous n aurons pas tout nécessaire ou du moins, pour l'avoir, il s'a d'y mettre le prix. Mais une fois franchie la vaise passe des premières années notre ind croissant rapidement puisque la consomu de ses produits serait assurée à l'intérieu me du pays, nous retrouverons alors notre tion privilégiée d'avant 1914, avec cet ava que nos usines seront à nous et non aux t ou en d'autres mains. Il y aura une mai passe .c'est incontestable. Mais il vaut mie subir courageusement que de livrer encon fois le pays à des étrangers pour l'éviter. Si nous devons observer une politique trè: tectionniste à l'égard des diverses nations, serons cependant obligés d'en excepter la ce. Il y va de la vie du port d'Anvers et de subsistance. La France, puissance agrico; premier ordre, dont les industries de pr alimentaires sont au premier rang, est sei: pable de combler les déficits de notre prod agricole. Son immense territoire si product territoires algériens, tunisiens, marocains, mis en valeur par le système récent de la culture et nous permettrait de- vivre. D'autr ses manufactures du Nord et de Lorraine raient alimenter Anvers et en revanche, pi double avantage, nous lui fournirions nos bons et une partie de nos fabrications indi: les. Nos charbons, je dis bien ; car après la re .dans les débuts, alors que les usines arrêtées il y aura évidemment surproducti nous pourrons en céder assez largement, s si l'on songe que nous aurons la ressouri mines du Limbourg. Quant à notre organisation bancaire, no rons bien obligés d'admettre les étrangers, les débuts au moins. D'ailleurs les grande ques françaises avaient des succursales nous. Nous les utiliserons un peu plus. Evidemment ce sera là un tribut à payer tamment ; mais avant de pouvoir créer de ques il sera nécessaire d'édifier des fabric On parle de faire appel aux capitaux améi anglais, français. Très Wbn. Mais allons-no core une fois nous laisser déborder et nos tries, nos maisons de commerce vont-elles nouveau des firmes étrangères à façade bel lie s'agit pas que nos sociétés contienner majorité d'actionnaires étrangers sinon te à recommencer. Il faudra être très pi ne pas se laisser déborder, conserver la di des affaires. Nécessités gue — j'en suis pe — on ne comprendra pas. On va de nouv ruer vers le gain et on ne s'inquiétera pas fient qu'on manie est américain ou français être même ne s'inquiétera-t-on pas s il est C'est pourquoi il faut autant que possible ] la participation étrangère. Protectionnisme et union douanière belge : voilà ce qu'il faut réclamer. En terminant, je tiens à dire que la politi gouvernement belge n'est pas compréhi (CENSURE} Raymond COLl LA SITUATION . Aucune modification esseiiUelle sur aucun de UILli fronts décisifs. Parlons donc de la Russie et d de li- l'avènir de L'abjecte trahison maximaiiste. Il es oversë cur^eux vraiment qu'aucune section de l'Interna moue tionale ouvrière n'ait trouvé bon jusqu'ici d'expr\ , I11A1 mer son désaveu à l'égard de la manœuvre la plu l'on honteuse de l'histoire. Le tsarisme a eu des vellé\ uerre" ^e tra-hison que nul document n'a montré jus e nou- traduites et consommées dans les faits. Il , les Vavènement de socialistes marxistes, régè serait Orateurs de l'univers, pour voir se commettre . rp cp l'égard des peuples-martyrs de Belgique, de Ser ciden bie' de K°umanie, de Pologne, d'Autriche et d vue Turquie le plus infâme des lâchages. Ceci, beaucoup plus que Stockholm, mériterai . une déclaration solennelle des représentants d\ 'nr rê prolétariat « conscient ». Nous, vieux démocrate io- r ne ne îai-sons Vas dater de Karl Marx Vidéalism igique révolutionnaire, nous disons que Vignominie d •ue p Petrograd et le sil&nce complice des sections al Litique nées ou neutres de l'Internationale marquent,un paix, ^e pius^ ia faillite morale d'une Doctrine don :es de jes préoccupations alimentaires, pour justes qu'el ms de. ies soient, ont étouffé, en matière international raient surtout, tout désintéressement. Les Français de 89, de 1830 et de 1848 fureiit au avant trement grands ! Ils éveillèrent dans le mondt f Vespoir de la liberté. La Pologne, la Bohême, VI 1 talie et jusqu'à l'Allemagne tressaillaient de leuri tende, paroles généreuses. Que nous apportent Lénine T son Trotsky, son Krilenko et tous ceux qui, là ~,es bas et ailleurs, suivent leur lumière ?... La honte es du l'esclavage et, dans un ignoble mélange de moti :hines humanitaires et de tractations avec le Kaiser, U e l0j" sentiment d'une incurable stupidité.Tristes jours. ce ae Le knout était trop bon pour cette racaille. Au rons-nous la sagesse d'en faire sentir la présenct serait ^ nouveau, sur les bords de la Néva ? Il né sem- ce ' e ble pas, malheureusement, que l'Entente se rendt mpor- bien compte des possibilités infinies ouvertes c isance l'Allemagne par la trahison maximaiiste. En cette 1 nos quatrième année de guerre, nous sommes toujoun mes : ies „ gogos » démocrates qui avons laissé, soui celte prétexte de respect du droit des peuples, ferma à notre effort le détroit des Dardanelles.Réfléchis- n sons. Au cours des mois qui vont suivre la défec• ransit non russe pourra passer ,au bénéfice de l'Aile- guer- magne, par les phases que voici : n'es, jo Effondrement de toute puissance militaire. 'ie en Nous y sommes en plein et c'est bien le but que je.t" voursuil l'armistice allemand : détruire jusqu'à iglais la possibilité d'un relèvement russe, contre l'Alle- 5 en magne. ser et 2° Commerce avec VAllemagne. Les paysans russes ont des vivres mais ils manquent d'objets Lsable manufacturés. 1/Allemagne, à condition d'avoir îrand une main-d'œuvre supplémentaire, pourrait les Meu- lotir fournir. Main-d'œuvre : les prisonniers alle- ►ar le mands ou des Russes ramassés par milliers dans la famine et le chaos révolutionnaires. sente- 3° Collaboration militaire. Pourquoi pas ? D'ici :antie un an la propagande allemande donnera en Rus- t des sie tous ses effets. On peut tout persuader à un titrai- -peuple illettré et déjà l'immonde Trotsky ne dé- men. nonce-t-il pas à l'indignation des moujiks le « capitalisme » franco-anglo-américain ? Allons ! lUL.hon à tout prix et par tous les moyens, que ls-v§$J tious 'empêchions la Russie de devenir une réserve ivers -pour l'Allemagne. La politique internationale ît les n'est pas un roman de Bibliothèque Rose. Vain- t em- cre ! il n'y a que cela qui importe. i nos Qui niera que, par la Perse, par le transsibérien rance sans compter les foyers que nous pouvons entre- Lmen- tenif en Russie même, nous ayons mille moyens 3 nos de rejeter sur l'Allemagne le colosse dont elle veut arine se servir ? ...Mais il faudrait cesser de rêver ! ^aniè- Borguères. or, si » Amé- - r mbre Gustave Fuss-Amore iasyuf- et « l'Opinion Wallonne » m des ne élève- Nous avons reproduit dans notre numéro de t, si jeudi dernier (Editorial) un passage d'une it de- chronique du Mercure de France (du I-XII-1917] notre où l'auteur, — un publiciste belge qui ne jouit girait en Belgique ni en France d'aucune réputa-tion — a essayé de jeter le discrédit sur VOpi- lation ra'on Wallonne et sur ses collaborateurs, r mê- Dans une lettre qu'il a envoyée le 10 décem- situa- bre à M. Vallette, directeur du Mercure dt ntage France, notre directeur M. Raymond Colleye. oches proteste contre les propos calomnieux de M. ivaise Fuss-Amoré. Il somme M. Fuss-Amoré de ux la s'expliquer sur ses insinuations et de st s une rétracter. Faute de recevoir la réponse nro_ loyale et nett qu'il attend de M. Fus-Amoré nous Raymond Golleye prévient M. Vallettf Fran- qu'en raison du préjudice que l'article di notre Mercure peut causer à l'Opinion Wallonne e dé il obligera M. Fus-Amoré à s'expliquer de )duits vant les tribunaux et il réclamera au Mercuri le ca- et £ son rédacteur, solidairement, des domma ffctli°p= ges-intérêts. seront Par déférence pour le Mercure de Franci moto- nous ne publierons le droit de réponse de no 3 part tre directeur que lorsque sa lettre aura pari pour- da'n's la revue de M. Vallette. mr ce Les Arts, les Lettres, le Théâtn seront on, et L'Association l'Art au Front qui fonctionne à L: iirtout Panne, a organisé, le 1™ décembre, une conférenc :e des de M Emile le Bongnie sur « les poêles français a Front belge ». Le 9 décembre, M. Marcel Wyseur us se- Par des Cloches de Flandre. (Jans On annonce, chez Jouve, éditeur, 15, rue Racine i ban- à paris, une plaquette de poèmes idylliques, intitule chez chansons vieilles, sur a'autres airs !, par Gasto quoi ! £e Ruyler. cons- A s ban- — m. L--CS. Gambïer, notre compatriote, vient d êtr ues chargé, pnr intérim, du cours de sculpture à l'Ecol dus Arts décoratifs de Nice. îcauis M L G Caml)jer exposera à Nice, en février pre us en" chain dans la salle du Cercle Artistique, une sëri indus- cle grandes toiles. Mme Juliette Cambier joindra être à cette exposition un nombre important d éludes et <J je ? Il paysages. it une ' "dent La Vie des Nationalités ■ection rsuadé LA REPUBLIQUE FINLANDAISE îau se gouvernement finlandais a soumis à la Diète u ;i l'ar- projet de constitution d'une république rte Finlande . Peut- il adressera aux autres Etats une demande tendai boche. à ce qu'ils reconnaissent l'indépendance nationale fli •éduire landaise, (liadio.) •ranco- Fonds Achille Chainaye efue du rnsible. ^ ja demande de plusieurs personnes noi avons décidé de retarder jusqu'à notre prochai numéro la clôture el la publication des souscri EYE tions au Fonds Achille Chainaye. PAYSAGE DE CHEZ NOUS (Cliché « Le Tourisme » Paris.) TLJISr -A SF»EGT DES FAG3VES NOS ECHOS [ A PROPOS DE JEAN BARY Nous recevons de noire ami Paul Hyacint Loyson, cetLe lettre : * Mon cher confrère, Vous vous méprenez complètement à la su: de l1 Indépendance Beiye, à laquelle j'écris par même courrier, vous aviez eu sous les ye un article du Sunday limes, en date du i» oci bjre, vous y auriez vu que je n'aCcusais nuli ment Uaiy de trahison. Je n'examinais point S' cas. D'après de bons renseignements, je liens q ce malheureux était, au propre, atteint de foi. U rêva d une république belge dont il aurait i le président et i un de mes amis suisses a mêi vu les maquettes des unitormes de sa gendarn. rie nationale. Je m'occupais, dans le Sunday Times, de to autre chose : de l'appui financier que des défi tistes d'Angleterre ont prodigué à Bary — (To défaitisme n'est pas de Fra-nce) —. Et cela, l'ai prouvé par un témoignage irrécusable. 1 triste feuille anti-alliée que dirigeait Bary (vo ne protestez pas, je l'espère ?) fut subventionn par des Anglais, et non pas, que je sache, p; des Allemands. Un de mes amis suisses s'étant rendu dans 1 bureaux de Bary pour lui reprocher d'abuser i l'hospitalité helvétique en attaquant systéma quement une nation amie — l'Angleterre - - Bai lui répondit que c'étaient des Anglais qui l'e courageaient, des Anglais qui l'v aidaient, de lei ■ luoir lemoili r "*** M. Marcel Guinand, avocat au barreau de G nève, député de Genève, officier suisse d'Eta major, qui m'autorise à le citer. Un dernier détail : au lendemain de la mort < Bary, la propagande allemande en Suisse offi la forte somme pour acquérir les exemplaires < réserve de la Belgique Indépendante, qui se ch fraient par milliers, aux fins d'une utile distrib tion. Ces munitions morales — ou immorales cornu vous voudrez — des agents du Kaiser en Suis furent acquises et détruites par des amis sui ses, dévoués à la cause du Droit. Voilà ce qe j'ai écrit et prouvé dans le Sunai Times. Ce n'est pas, ma brave Wallonie, à '■ uvre Bary que j'en ai, mais aux défaitistes i intente — aussi bien en Angleterre qu'i France et en Russie (ju'en Italie — qui sont 1 coupe-j arrêts de la victoire et des spéculateii en désastre, pour le triomphe du Crime ail mand ». ... ,. Nous donnons acte à Loyson e.e sa protestatu mais nous nous permettons de douter encore q Bary ait publié La Belgique indépendante av d'autres fonds que les siens-+**NOTRE BELGIQUE. Nos compliments confraternels à Notre Belj que. journal quotidien wallon, paraissant a C lais qui vient d'entrer dans sa deuxième anni Notre Belgique compte parmi ses collaborateu un grand nombre d'amis de l'Opinion Wallon et si le vaillant journal ne fait pas de politiq wallonne .militante nous n'en sommes pas moi sûrs de ses sentiments et de ses aspirations q ne tarderont pas à se manifester aussitôt qu pourra paraître en Wallonie. : ET LE « CONSEIL DE WALLONIE. » ! On attend toujours que notre Gouverneme livre les noms des membres du Conseil de H < ' lonie, fondé, paraît-il, sur l'instigation des Al mands en opposition au Conseil des Flandres i Dans l'impossibilité de nous procurer les j°' naux allemands qui, sans aucun doute, ont don , des détails précis sur ce fameux Comseti de \\ lonie, nous sommes obligés d'attendre que M. Broqueville nous donne les noms des traîtres ! Conseil de Wallonie. Mais pourquoi ne les don t-il pas ? S'agirait-il aussi de Wallons éminei et... décorés ? Qui que soient les vendus du Ci J seil de Wallonie, il faut les condamner. Att , dons, „ CABARETS WALLON! Tous les mois/le premier dimanche, à 3 heur e salle Ludo, avenue de Clichy, à Pan^ CABAR :: WALLON organisé par 1 Union Wallonne France. ** | ' REVEILLON WALLOi On peut retenir ses places pour la grande 1 wallonne, organisée le 24 décembre, à 7 h. 1/2 p à cises, par l'Opiniore wallonne, à la salle de la e ciété des Agriculteurs de France, rue dAthèr à Paris. Réveillon wallon. Noels wallons. Ar de Noël. Tombola gratuite. Distribution de ) ioux, fruits et bonbons. Crâmignon Concoi assuré des meilleurs artistes wallons et d une c raie de cinquante exécutants. * * n MATINEE WALLONN. it La prochaine matinée wallonne aura lieu à i- 6alle Herz le 27 janvier avec le concours l'Ecole d'Opéra. M. Raymond Colleye, direct de l'Opinion Wallonne, fera une causerie sur Wallonie et la France. Le Coq Hards 18 Lj'insigne sm '' Cocï Hardy n Rappelons que le devoir de tous les Wallons j- d'arborer le glorieux emblème. Prix 0 fr. 50 fr co par paquet recommandé. Poizr L'ENTENTE FRANCO-BELGE IN" es interviews Les forges de France te ce pour les forges de Belgiqu iX ,0- Chez M. Lesur. e- secrétaire du Comité des Forgt je t ^ n0're question : Etes-vous pour une enten franco-belge après la guerre, et croyez-vous qu'el : puisse donner à la Belgique et à la France ur activité commerciale qui serait la ressurection c tout ce qui a été détruit ? — Mais, certainement. Une entente franco-belp , ne peut que rencontrer dans nos milieux indu li- triels une sympathie que l'avenir peut arriver , faire agissante. Mais à une condition — et ur . condition essentielle car sans elle nous retomb a rions. .dans un platonisme désespérant — cetl ' condition est que : si les barrières douanière . sont largement abaissées entre la Belgique et 1 France il faut que le gouvernement belge pri mette de les élever très hautes et très strictemer og gardées de l'autre côlé, afi Je d'empêcher les incursions commerciales — il n' L a pas que les incursions commerciales qui sont '' craindre — des pays ennemis. Si vraiment cetl ^ promesse est faite et si vraiment elle est tenue y aura un grand espoir de relèvement rapide, 'i _. „ oo ^ ciaiivuiiieni mijjiiqi; tout de même un chiffre élevé. La Belgique pa , .son sol et par son sous-sol vaut mieux que 1 France car elle est plus riche en éléments minier: le " Si — la paix imposée par nous et nous ne di ,it vons pas en douter — l'Alsace et la Lorraine noi: le sont rendues,malgré l'énorme quantité de minerai que leur reddition nous amènerait, la Belgiqu u, serait encore la plus forte et nous ne vendrior pas un kilo de plus si l'entente — basée sur ] ie droit et la vérité — ne parvient pas à empêche 3e par des mesures extrêmement sévères le retou s. d'une invasion pacifique, sournoise et tenace, qi fut aussi cruelle et parfois aussi lâche, que l'ii ty vasion militaire des empires centraux. « Si les gouvernements s'entendent pour une fi sion économique ce sera un bienfait. Mais, je n ;n crains pas de le répéter, à la condition que noi gS ne retrouverons plus ces « taquineries » inutile: rs ces formalités oiseuses dont l'amoncellement ï g_ nissait par lasser les volontés les plus couragei ses, et qui permettaient aux « favoris » de ven: )n s'installer sans fracas mais solidement, là, o je nous aurions dû triompher ». ec Cela ne fait aucun doute, l'entente franco-belg sera acclamée par tous ceux qui ont le souci c l'accroissement et de la prospérité des affaires. Thomas Maisonneuve. t DES FAITS :e. rs rie LES LANGUES A L ARMEE ne UNE NOUVELLE CIRCULAIRE os DU MINISTRE DE LA GUERRE îjj En plus de sa circulaire du 22 août exposai les principes de l'emploi des langues à l'arm< que nous avons reproduite, le général De Cei ninck a publié une seconde circulaire réglant côté pratique de cette importante question. Nous publierons des extraits de cette circulai nt mais nous ne les commenterons pas, la censu p- refusant aux Belges le droit de discuter les déi le" sions du Gouvernement et de l'autorité militair ir CONTRE LA SEPARATION ALLEMANDE né PROTESTATION DE BRUXELLES Le conseil communal de Bruxelles a, dans i ordre du jour, voté à l'unanimité le 29 octobi du protesté très énergiquement contre les déert allemands séparant administrativement la Fia 1^s dre de la Wallonie. Après avoir déclaré qu'is )n" du suffrage démocratique et comptant dans s> în" sein des représentants de toutes les opinions, estime être l'organe de la population bruxelloi tout entière, il s'élève, au nom de la constituti j des lois belges et de la dignité nationale cont eS) l'arrêté du 9 août et de la circulaire du 6 octob ET du gouvernement allemand d'occupation, qui co? de tiluent une violation de la constitution belge. — Le peuple belge, dit-il, veut être le maît de ses destinées. Il refuse son adhésion à toui les mesures que l'occupant a prises arbitrai, * ment et sans le consulter. ête « Il importe que cette volonté apparaisse in< ré- térée, ferme et indubitable le jour où les négoc So- tions de paix seront engagées et pour e es, ployer le langage d'éminent.s hommes politiqu Dre le règne du droit se substituera définitivement ou- règne passager de la force. » îrs ho- WOESTE La Toekomst, l'organe allemand de La Haye fameux professeur pangermain Sleeswijk, pub un article dithyrambique sur le ministre d'E Charles Woeste. Cette prose émane de quelq la scrile de El on y lit entre les lignes que M. Woe 3ur pourrait se dresser contre le gouvernement la Havre, trop jeune-droite. TRIBUNE LIBRE Pour des raisons d'union sacrée, notre a est Garl O. Goebel nous prie d'ajourner la put an- cation de sa lettre en réponse à Quelques calo DEVOIR WALLON 1-1- JL/JC-vum W ALLUfN (Suite) Beaucoup de bons esprits s'alarmèrent alors en \\ allonie. Ils virent le double danger qui pesait sur eux : le fiamingantisme, et celui, beaucoup plus redoutable bien que moins visible, du « bilinguisme « officiel. (Moyen avec quoi le gouvernement central aux abois espérait apaiser tous les conflits de langues et de races.) De nombreuses bonnes volontés se mirent à l'œuvre, décidées à sauver ce qui restait de l'originalité française de la Wallonie. Mais faisant preuve d'une méconnaissance absolue des causes et des origines du mal qu'ils voulaient supprimer, la plupart des anti-flamingants et des « wallingants » cherchèrent des remèdes là ou il ne pouvait s'en trouver. Obstinés à ne pas voir que le salut de la civilisation française en Wallonie ne serait assuré que le jour où ce pays recevrait une orientation intellectuelle et morale conforme à son histoire et au génie de sa race, ces Wallons crurent que les seules forces du régionalisme seraient suffisantes pour combattre et le fiamingantisme et le bilinguisme, Pures illusions ! Ni les ligues patoisantes, ni les cercles et journaux locaux wallons, ni les prix accordés à la littérature (?) dialectale n'eurent le pouvoir, à aucun instant, d'arrêter sérieusement les tentatives destinées à « défranciser » les populations _ du Luxembourg, de Liège, du Hainaut et de Namur. Bien au contraire, ce mouvement régiona-liste servit, dans une certaine mesure, à rendre plus effective encore la barrière morale qui séparait les pays picards, wallons et lorrains de Belgique des pays picards, wallons et lorrains de France. Savamment, sournoisement, nos dirigeants suivis par certains wallons égarés tâchèrent d'élever en face et contre la culture française, ce qu'ils avaient le toupet d'appeler « la culture wallonne » (???) (6) Seule, une petite minorité de e jeunes Wallons qui groupaient leurs efforts dans les revues et journaux d'avant-garde, refusa de s'engager dans une voie que noi persistons à ,s croire néfaste^pour nos provinces. C'est un devoir de le dire, ces Wallons clairvoyants étaient tous *e ou presque tous des disciples d'A. du Bois. 1,3 Aujourd'hui, les conséquences des ambitions fia-e mingantes et des prétentions des bilinguistes e bruxellois apparaissent bien nettement. Le peuple e wallon se trouve, vis-àvis des peuples de même >- race et parlant la même langue, dans un évident a état d'infériorité morale et intellectuelle. C'est là e une vérité qu'il n'est sans doute pas agréable de reconnaître, mais qu'il est utile, qu'il est urgent e de proclamer. s Bien entendu, ces considérations ne peuvent a guère s'appliquer qu'au peuple et particulière-ment au peuple des campagnes. Depuis longtemps, les bourgeois instruits, les écrivains français de I Wallonie et même de Fljmdre__ ont reconnu, la à Paris"—ne les asservit pas — est la capitale e librement choisie, des théories et des grands COu-il rants littéraires qu'ils suivent mais qu ils enri p dussent de leurs apports origmaux.Xa F^nce députés et nos édiles défendent dans leurs villes et dans leurs provinces, qu'ils tâchent de réaliser ? en tenant justement compte du milieu où ils vi-;• vent, de la mentalité des populations ou'ils représentent.s ne fauci>"ait point s'illusionner cependant. La littérature étant, comme l'écrit Victor Giraud ; " I pxprocolnn la plus spn*»4—»» t , . " r"1 s la moins systématique, du. génie particulier, des e tendances instinctives d'un peuple » les écrivains r français de Wallonie devaient fatalement se res-V sentir des conditions précaires dans lesquelles se II développa l'activité intellectuelle et morale du l" peuple auquel ils appartiennent... Pour nous résumer, les dangers qui nous ont l" pressés hier et qui nous presserons encore demain e sont : 1S 1° L'influence excessive et exercée ;> sur notre mentalité, sur nos mœurs et sur nos plus respectables traditions (CENSURE) .r k 2° L'isolement intellectuel et moral (le politique ne nous intéressant pas ici) dans lequel nous som-e mes vis-à-vis de notre mère séculaire, la France. ■e 3° L'exaspération récente, mais combien déplorable dans ses effets, d'un régionalisme wallon de mauvais aloi. La connaissance de ces dangers, la connaissance aussi des maux soufferts par eux et de l'infériorité où ils nous ont placés, nous induit sans erreur possible à la connaissance des remèdes auxquels il nous faudra recourir. Si nous voulons restituer les pays picards, wallons et lorrains de Belgique à leurs véritables destinées, qui sont évidemment françaises, il nous faudra, en toute nécessité, réaliser une série de ^ réformes qui modifieront dans une notable me-■e sure les conditions de la vie extérieure et inté-^ rieurs de notre peuple. Quelles sont ces réformes ? Ie Nous n'avons certes point la prétention de les énumérer ici, encore moins d'indiquer quand et "e comment elles auront à être appliquées ; mais il 'Ç ne peut être mauvais d'en suggérer quelques i unes. e. Pour combattre victorieusement les dangers venant du dehors, il s'imposera, en tout premier lieu, de reviser la législation de notre enseignement. Fidèles à l'esprit de la Révolution de 1830, in les Wallons demanderont que, dans leurs établis-ei sements d'instruction, l'enseignement du néerlan-ls lais aussi bien que celui de l'allemand soit faculta-tif. Les heures que nos écoliers et nos collégiens dépensaient .souvent en pure perte, à tenter de >n s'assimiler les langues et les littératures germa-iï niques, ils les emploieront beaucoup plus agréa-se blement et tout compte fait plus utilement dans "i l'étude du latin qui sera rendue obligatoire dans re les établissements d'enseignemen moyen, au moins re iusqu'au quatrième les durables bienfaits de is- cette éducation classique seront complétés par l'étude approfondie de la langue maternelle et re par celle des chefs-d'œuvre anciens et modernes es crui la fixent el l'immortalisent. Dans le même or-■e* dre d'idées, tous efforts devront être faits pour répandre la connaissance des langues néo-latines, il- italien espagnol, etc. •a- Dans un tout autre domaine, figurera sans dou-"i- te parmi les revendications de demain le recrute--s, ment régional qui sera lui aussi un excellent lu moyen de défense contre l'ingérence en Wallonie des cultures étrangères. D'une façon générale, la lutte contre ces cultures se poursuivra piartnut où s'exerce la volonté du peuple et de ses députés ; iu elle prendra toutes les formes compatibles avec lie la prospérité économique du pays. (7) 'at (A Suivre ) Clément Gerlin. ue 3*g (6) Cf. Les théories de Jules Sottiaux, un des prin-j cipaux défenseurs du régionalisme wallon à tendances presque anti-françaises. (7) On ne manquera pas sans doute de qualifier ces — mesures de jacobines. Mais qu'on y prenne garde I Les réformes suggérées ici — notamment celles qui tendent à soustraire les peuples wallons à l'influence [jjj — sont toutes i: circonstancielles. Elles n'auraient point leur raison d'être dans la plupart des provinces françaises où le m- QpntimAnt • latin français » est resté évident et

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'opinion wallonne: journal belge, indépendant gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Paris von 1916 bis 1919.

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