Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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28 December 1918
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s.n. 1918, 28 December. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Seen on 24 August 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/cv4bn9z34v/
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Samedi 28 et dimanche 29 décembre 1918 No 266 Trentième année ABONNEMENTS : un an un sente un lrimc. francs francs francs l/ERS; • 20 00 11.00 6 00 BRI EUR • 23.00 12.00 7.0t rÉRIEÙR • 35.00 1S 00 10.00 On s'abonne à Anvers au bureau du mal et dans tous les bureaux de pwste Belgique et de l'étranger. — Les abonnées partent le 1er de chaque mois et ne vent dépasser le 31 décembre. BUREAUX: irclié-aux-OEufs, 91 - ANVERS Téléphone: 2388 ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés {.'■ . JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIR Toute communication relative àlladministration ou à la rédaction doit être adressée à M, J. BÂCOT, administrateur-directeur du journal INSERTIONS : La grande ligne : Annonces ordinaires .... un franc Demandes et offres d'emplois- 75 cent. Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne un franc Annonces financières .... 2 francs Pour une série d'annonces et pour les annonces d'émission on traite à forfait. iHtfT Les annonces sont mesurées au lignomètre. Les titres se payent d'après l'espace qu'ils s'occupent. L'administration et la rédaction déclinen toute responsabilité quant à leur teneur. Le numéro : 10 centimes admis par la censure tiu. •» "l"rr" A v i s Les nouveaux abonnés qui prendron un abonnement pour toute I anné 1919 recevront le journal GRATUITE MENT depuis le jour de leur inscrip tion jusqu'au 31 décembre. Prix de l'abonnement : Vingt franc: Tîait et le beurre C'est une calamité, il ny a pas a dire La qualité du lait ne s'est pas améliorée el le prix du beurre sera bientôt auss élevé qu'en plein régime allemand Quel est le remède qu'il faudrait appliquer pour faire cesser cette situation ' D'abord, 011 devrait refaire toute la le gislation sur la fraude des produits ali montaires. Nous l'avons déjà dit et oi peut répéter l'argument pour qu'il entre dans les esprits. Il est vrai que cett revision n'est pas possible aujourd hui C'est une besogne de longue baleine dont on ne peut s'occuper qu'en tempi normal, quand fonctionnera un parle ■ment régulièrement constitué. En es moment, il faut aller au plus pressé e satisfaire aux nécessités du public. Mai comment faut-il s'\>. prenclre ? Thaï i. Ilir question, dirait Hamlet, prince cli Danemark. Quand on lit ce qui se di 1 dans les meetings ou dans les publications spéciales, on a tout de suite l'fm pression que tous ceux qui font le coin merce du beurre ou du lait sont des., mettons des malins, les uns un peu plu (pie les autres. Nous disons malins, pou ne pas employer des mots durs 'et gros siei's. mais 011 nous comprendra. Chacun de ces messieurs rejette h responsabilité, sur son voisin, mais clia cun tire la couverture de son côté et quand il le faut, tous s'entendent corn nie larrons en foire, pour gagqer le plu: d'argent possible au détriment du nu blic. De leur responsabilité morale, il: n'ont cure, et elle est cependant ef frayante. Songez seulement aux petit; enfants qui ont succombé faute d'un pev de lail. ou aux déminéralisés qui sou morts par manque de graisse et d'au ti-es reconstituants. Nous songeons encore h -'es choses en-lisant- le discours qu'un M. Van Hnm a prononcé, jeudi dans une réunion de laitiers et de fabri cants de beurre. L'orateur y dénOnct 1111 bourgmestre campagnard qui a tenu au moment du départ de l'ennemi, ci discours : « Paysans, vous êtes libres présent, ne livrez plus aux, citadins, n volez plus vos enfants en vendant i des prix peu rémunérateurs vos pomme de terre, votre beurre et votre lail. Et M. Van Ham ajoute : « Ce jour là les paysans ont vendu leur beurre, leur: œufs et leur lait à l'ennemi eu retraité mais les Belges ne reçurent rien ». Pareil état d'esprit- n'est-il pas ef frayant ? Le cas de ce bourgmestre n'es d'ailleurs pas isolé. Nous faisons r-llu sion plus loin à une affaire identique qui s'est produite il y a deux ans. Le dis coureur n'était pas un agriculteur, mai; un propriétaire de village qui, actuelle ment est de toutes les' manifestait,us.rrit d'une grande bouche à tous les coins di rue vive la patrie I et entonne à toi n propos, voire hors de propos, le céflbrc Tu ra !n qui se chante, comme chacur sait, sur l'air de la Brabançonne.V.". ;;rt une fois, que dire d'une pareille men talité et quelles sont les mesures qu'i convient de prendre pour enrayer 1( mal ? Monsieur le baron Van de Werve et de Schilde a cru trouver le remède en fixant un prix maximum. L'hono rable gouverneur-a montré ainsi le sin >e désir de bien faire au grand profi de la population souffrante, malheureu .-ement le remède est pire que le mal car, d'ici peu de temps, nous n'aurons plus ni beurre, ni lait. Ces produits, ei effet, clispa-raiàse.iit comme par enchan terrienf du marché et nos lions paysans trouvent un débouché assuré à Bruxelles, où l'on paye des prix fantastiques M. Van Ham déjà cité, eu qualifiant l'arrêté du gouverneur de demi-mesure, propose la livraison forcée, qui. d'après lui, serait de toute efficacité.' Voici qu'une autre voix se fait entendre, pour dénier, par l'organe du llaïu/e/xblatJ, toute compétence à M. Ya'n Ham. Le nouvel intervenant, c'est clair, est un intéressé qui se trouve de l'autre côté de la barricade el se voit atteint par les arguments de M. Van Ham. Il pose à celui-ci trois questions insidieuses et qui sont autant d'accusations. Nous ne les relèverons pas, les deux 'antagonistes nous paraissant de taille à vider leur querelle eux-mêmes. Seulement, l'incident confirme ce que nous disons au début : tous ces messieurs ne voient que leur intérêt privé,et ne se soucient pas de l'intérêt général. Mais, en attendant, la désespérance du public est grande, el Il faut 1111 remède à une situation qui ne peut durer. Ne pourrait-on avoir recours tout simplement à la liberté en ouvrant toutes grandes les frontières hollandaises et en disant aux producteurs des Pays-Bas, soyez les bien ve-;:.'s chez nous ! On nous objectera, peut-être que le gouvernement hollandais défendra l'exportation des produits dont les Hollandais ont un très grand besoin eux-mêmes ' Voir : 11 y a pe 1 de se maines, on a annoncé dans toutes les ..azettes que notre gouvernement avait fait avec celui de la Hollande 1111 contrat pour la livraison de cinquante mille chevaux et tètes de bétail, ce qui n'est pas déjà si mal. Ne pourrait-on refaire un second contrat dans le même ::enre '.' Kt puis, à défaut de la Hollande,; il y a erteore le Danemark, peut-être même la Suisse. Les difficultés' de trans n-t seraient plus grandes, c'est certain, mais sont-elles .insurmontables '.' Le jour où nos bons paysans se verront menacés par la liberté dans le commerce, ils déchanteront et viendront à composition. A. Lex. DEPECHES TELEGRAPHIQUES Servie* île l'Agence MA FA.S) Les navires austro-allemands en Espagne Paris, 27 (l,:-.-ert®e.(— Lë Matin croit- .savoir que l'Espagne est favorable a une. i-onveiiiion i ver- i es alliés permettant l'utilisation du lon-najz*1 .■uistio-alOema.iKl interné en Espagne, tes. pertes françaises Paris, rléeenrfcre. — A la chambre il a été ilonné ronnaissaace des pertes françaises jusqu'au U' novembre : tués, trent-et-on mille et trois cents ofîteiers, et un million quarante mille hennnes ; manquants, trois cent onze mille 1 oinmes ; prisonniers, huit mille trois cents pïflciers et quatre cent trente-huit mille hommes. Ce que la Belgique et la France ont le droit d'attendre de la conférence de la paix. Nous .ne pouvons que souscrire aux réflexions que suggère à Î'Ech.0 dk Paris la situation liés spéciale qui sera celle de la Belgique et de la France à la conférence de la paix. L'Echo dk Paris constate, avec infiniment de raison, que la Belgique et la France ont été « les grandes victimes » de la guerre de 1914 ; elles seraient, hélas, condamnées à subir .encore une fois, et ce de par leur situation géographique, une nouvelle ruée .de la Germanie, si elle venait à .se produire. Voilà ce qu'il faut prévoir et prévenir. Comment? - Après les terribles épreuves que la Belgique et, la France ont, subies, écrit I'Echo r-r Paris, on est en -droit d'espérer que nos alliés auront, pour principale préoccupation de les en préserver à l'avenir. C'est à l'Angleterre que revient l'honneur de demander In révision du traité "de 181 r>,en se souvenant qu'alors s oïl représentant au congrès de Vienne, lord Castteréagh, répugnait, à l'installation de la Prusse sur la rive gauche du Rhin. » C'est aussi à I'Angletne à. prendre l'initiative de défendre la Belgique autrement que par une neutralité ou un traité entre peuples. Nos ennemis nous ont. enseigné que « neutralité, traité» sont ides mots sans aucune valeur et qui soni impuissants à assurer la paix des hommes. Il faut plus, la Belgique et la France ne pouvant vivre leur histoire dans la sécurité qu'autant qu'elles posséderont les frontières stratégiques que la nature a tracées. » A l'Angleterre de reviser tes traités de 1815 et de fortifier les deux nations qui sont mal- hpu.reu.sement pour l'éternité les voisines de l'immonde et féroce Germain. » Et maintenant nous prions nos amis d'Amérique, qui ne demandent à l'Allemagne (pie d'être sage, de "considérer que quelles que soi el it les promesses que fera notre ennemi vaincu, il y u peu de chance qu'il les tienne. I.e jour où elle se sera relevée, la Germanie se sentira une nouvelle fringale de conquête et d'hégémonie. > Alors, elle .se ruera sur la France. (Jue nos aient donc la prévoyance de nous imposer les moyens de nous défendre. Que nos alliés, nous leur en serons bien reconnaissants, prennent en mains nos intérêts. Nous redoutons tes hommes politiques qui regardent les choses de trop haut, car ils les voient de trop loin , pour discerner la réalité. » On devine bien à qui I'Echo de Paris fait allusion quand il parle des «hommes politiques» qui regardent les choses de trop haut. I! a peut-être raison, mais il nous plaît de constater ici qu'il y a aussi des hommes politiques .qui voient, les choses de très près. Précisément nous arrive de Washington une information très curieuse. Elle nous dit que les leaders de la majorité républicaine au sénat, MM. Knox et Lodge, revendiquent poulie sénat te droit de donner son avis sur te futur traité de paix et ils condamnent, par avance toute tentative qui serait faite pour placer le sénat américain devant te fait accompli.Ceci est d'autant plus intéressant que tes sénateurs républicains ont leur programme de paix à eux. et s'ils ne combattent pas de façon absolue le projet de Ligue des nations ou le principe de la liberté des mers, ils .entendent aussi que ces questions fassent l'objet des discussions ultérieures, quand la paix sera conclue. Et cette paix ils la veulent forte, durable et établie sur des bases telles qu'il soit matériellement. impossible à l'Allemagne de songer d'ici à longtemps à reprendre la lutte. Cette politique-!à nous paraît se réclamer de la réalité des faits. La question de i'Escaut !>e Roland de Marès dans le Temps : Les débats qui viennent, d'avoir lieu la seconde chambre des états généraux des Pays-Bas fixent l'attention sur les questions assez complexes qui se posent actuellement entre la Belgique et la Hollande, et qui ont une importance considérable au point, de vue du règlement. généia.l des affaire sue l'occident européen. On a parie en Hollande d'un mouvement « annexionniste » qui s'affirmerait en Belgique et qui procéderait d'une véritable politique impérialiste. Rien de cela n'existe, ni dans les Intentions du gouvernement, de Bruxelles, ni daine 1e sentiment du peuple belge pris dans son ensemble. Seulement,, les conditions et les circonstances dans les quelles la. guerre s'est produite et s'est développée ont prouvé que la Belgique a été la douloureuse victime du déni d.e justice commis par Les puissances lors de l'élaboration des traités de 1831 et 1839. Renonçant à l'illusoire garantie de la neutralité permanente, résolue à veiller elle-même à sa sécurité et à s'appuyeg? sur ses amitiés éprouvées, la Belgique désire'qu'on répare dans la mesure du possible les erreurs commises {tans le passé à son. détriment, et qu'on lui rende les moyens naturels de se défendre dont on l'a privée à l'heure même où on l'appela à l'existence in-d épendan.te. La ^question la plus gra ve qui se pose entre Brunies et la Haye est celle de l'Escaut. Elle se pose depuis des années eit nous en avons montré aux lecteurs du Temps tous tes aspects quand, en 1010 et 1012, la Hollande s'avisa brusquement de la nécessité pour elle de construire à Flessingue un fort destiné ;'i défendre ' éveil tu eiltemei lit. su neutralité, tes événements qui. se sont, produits depuis le \ adùt 1014 n'ont, que trop justifié, hélas ! les craintes que nous exprimions «i cette époque, et la Belgique a payé cruellement l'indifférence que trop de ses' hommes d'état, trompés par leur confiance en la neutralité garantie, manifestèrent, pour la solution pratique de cette question vitale en ce qui concerne, la défense nationale belge. La situation de fait est'celle-ci. La Hollande s'est arrogé la souveraineté sur l'Escaut, lleuve international sur lequel la Belgique a deux ports principaux, Anvers et Gand, et la France deux ports intérieurs, Valanciennes et Coudé. En vertu de cette souveraine:é, ei sôus prétexte qu'elle avait te devoir de défendre la neutralité de <on, territoire et de ses eaux territoriales, la Hollande a fermé l'Escaut le premier jour de la guerre, en août 1914, et elle a, par là « embouteillé >» Anvers, réduit national belge, rendant impossible aux alliés de porter secours à la Belgique là où leur aide eût pu être la pins prompte et, la plus efficace. Nul ne songe à reprocher aux Pays-Bas d'avoir défendu leur neutralité, mais on doit constater qu'ils n'ont pu le faire, en ce qui concerne l'Escaut, qu'au détriment de la défense de la Belgique et ou méconnaissance de l'esprit ef de la lettre du traité de 1830. Eu effet, le traité de 1830, imposant à la Belgique la neutralité garantie, assurait à ce pays, eu cas d'agression, l'appui des puissances garantes. La Hollande, par son adhésion au traité, en a formellement reconnu les' clauses ; elle a admis que la neutralité de la I Belgique devait être éventuellement défen J due par tes puissances garantes : elle n'a pa assumé elle-même de responsabilité dans ce te garantie, mais l'ayant solennellement rt Confine, elle s'interdisait naturellement, tout action'; de nature à empêcher cette garanti de produire ses pleins effets. En d'autres tei mes, la Hollande n'était jjas tenue de secouri elle-même la Belgique, mais elle ne pouvai empêcher tes garants de lui porter secon;- Ce.la es' si vrai, que ce fut, à une heur donnée la thèse du gouvernement hollandai lui-même, comme 1e preuve ce t'ait peu conm et qui éclaire singulièrement la question. I. 4 août 1014, dès qu'il eut apprit la brutal mise en demeure adressée par l'Allen.agu à .a Belgique, le gouvernement hollandai offrit spontanément au gouvernement belg de laisser passer par l'Escaut lés forces nava les anglaises qui se porteraient au sec«ur de la Belgique, tandis qu'il fermerait le fier ve à joute force navale ennemie. Cela revf nait, en somme, à reconnaître que la Holland n'avait pas à mettre obstacle à l'exécuiioi des engagements pris par les puissances ga r.inJci envers la Belgique. Or, dès le lend< main, le cabinet de la Haye modifia , totale ment sou attitude, et le r> août, il notifiait, ai ministre de Belgique à la Haye que la Grari de-Bretagne, qui avait déclaré la guerre ; l'Allemagne, étanjl devenue une puissant-belligérante, l'Escaut serait fermé à ses bâti m.ents de guerre, dont 1e passage eût port atteinte à la neutralité des Pays-Bas. L'argu mem de la <irande-Bretagne devenue puissau ce belligérante était sans valeur dans ce ca spéciale. Belligérante ou .non. elle dem.-u ra.it puissance garantie de la neutralité belge et la Hollande n'avait pas à faire obstacl à rexécution de la garantie. Cela est d'autan plus évident que l'Angleterre ne devint bel ligérame que pour défendre la neutralité bel Cve ei que. n'eût-elle pas déclaré la guerre ; l'Allemagne, le seul l'ait de porter à la Bel pique le secours <Je ses armes contre j'agres seur allemand lui donnait vis-à-vis de celui-c le. caractère d'une puissance belligérante. One se passa-t-i) exactement et quelle fut 1; raison, majeure qui, en l'espace de vihgt-quatn heures, détermina te cabinet de la Have ; . iiauger de thèse et d'attitude? f.a Hollande c"da-i-el!e à la erain.te^de compromettre s; sa propre sécurité? On le saura sans doute in ,j"ur. mais !e résultat en fut qu'Anvers rest; isolé de la mer, que te « réduit national belge fut « embouteillé » et que deux mois plu: lard, en présence de l'impossibilité de le se e.'urir utilement, il fallut, l'abandonner et li vrer toute la Belgique occidentale à l'ennemi On le voit, Ja liberté d'action dans l'Escaut la maîtrise du fleuve sont indispensables la défense de la Belgique. Il faut que te: Belges disposent de la clef de leur maison que leur sécurité ne dépende plus de la con ception qu'il plaît à d'autres d'avoir, selon le: circonstances, du devoir de neutralité. 11 iw s'agit pas de chercher querelle à la Holland* pour lui arracher un morceau de territoire il s'agit de résoudre en toute équité un pro blême qui, maintenu tefl quel, laisserait sub sister pour la Belgique de demain le péri dont la Belgique d'hier a failli mourrir, e qui compliquerait dangereusement à la longm les relations entre deux nations faites pom s'entendre et s'entr'aider. La Belgique deman de que les puissances la débarrassent.des liens par lesquels elles la ligotèrent si étroitemen en 1831 et 1830. Si elle a eu la force de sont' frir et de lutter pendant plus de quatre an nées au milieu des plus cruelles épreuves c'est qu'elle fut soutenue par l'espoir" de re devenir totalement elle-même. L'Allemagne veut la maîtrise des airs Sous se titre te Daily express se fait télé graphier de Copenhague : «J'ai reçu des renseignements particulier» de source autorisée, selon lesquels l'Allemagne fait des préparatifs secrets énorme.' en vue d'obtenir la maîtrise des airs après la guerre. Le premier pas sera de relier Le.-principaux centres allemands avec Berlin e ensuite Berlin sera relié avec le monde exté rieur, y compris Paris, Londres et uiènn New-York. Les types des appareils compren dront depuis les avions de deux cents che vaux jusqu'aux géants de milliers de che vaux. Je viens de Voir des documents originaux montrant des appareils qui coûteront deux mille à cinq mille livres sterling chacun. Chaque manu facture ou groupe de manufacture se spécialisera dans la construction spéciale d'un avion. Le projet entier es1 basé sur les conclusions des plus habites hommes d'affaires allemands. Tout comme vori Tirpitz pensait que l'avenir de l'Allemagne était sur mer, ils croient qu'il est dans les airs. Ils croient que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, avec leurs énormes problèmes de démobilisation, ne seront pas prêts à transformer les avions de guerre en avions d'affaires, pendant, quelque itemps au moins. Malgré lu révolution, tout bat son plein, car le* hommes d'affaires allemands croient que l'établissement d'un gouvernement stable n'est plus qu'une question de temps. » Rien n'est impossible, et te vrai peut souvenl paraître 'invraisemblable. Mais, pour qu'on ajoute foi aux lignes qui précèdent ne conviendrait-il pas au Daily express de compléter ses renseignements et de nous dire coin-— _ ment l'Allemagne réalisera dans ces beaux s projets qui somme toute ne se trouvent encore que sur les papier ? Que tes hommes d'affaires allemands s'agitent nous le croyons sans peine,'mais qu'ils comptent, pour réaJi-p ser leurs plans, sur les difficultés qu'entrai liera peur l'Entente, la démobilisa,tion des r troupes, nous paraît tant soit peu exagéré. Les t hommes d'affaires allemands — nous permet-on d'émettre cette réflexion sans qu'on nous e traite de boches - ne sont pas précisément s des imbéciles non plus et ils connaissent trop i bien les difficultés de leur propre pays pour i- se1 faire des illusions sur les ennuis de leurs P adversaires. Des nouvelles comme celles du Daily express sont de nature à tromper le ~ public, à surexciter les cerveaux, déjà si sensibles et partout à empêcher luie compréhension exacte de la situation mondiale. En s résumé il ne suffit pas de vouloir s'emparer de la maîtrise des airs, il faut encore en avoir 1e pouvoir, et l'Entente,nous semble-t-il,n mon-:• tré qu'elle est de taille à résister à pareil ef-i fort. C'est, trop ridicule pour y insister. Carnet d'un fureteur ' Le monument français Ori sait que pendant la guerre le monument français n'a pas été respecté.Elevé pie; de l'église Saint-Laurent à la mémoire des Français tués en 1831 eu délivrant Anvers des . Hollandais, il ne lui reste plus guère que sa maçonnerie. Les grandes plaques de bronzé qui l'ornaient ont. été volées. Nous espérons que la ville saisira l'occasion de rétablir le ( monument dans un joli site du Sc.h.œuseihof. C'est bien le moins que nous puissions faire pour la France si généreuse, qui nous aida à i conquérir notre indépendance lors de la domination hollandaise et qui fut si hospitalière pour notre gouvernement et pour les i nôtres pendant ces quatre années 'le guerre. ( La bourgeoisie d'honneur » On attend sous peu à Anvers la visite des i ministres protecteurs du ravitaillement et peut-être aussi de M. Hoover pour leur re-i mettre les diplômes de la bourgeoisie d'honneur qui leur a été conférée i! y .a une dizaine de jours. Les noms de rues La dénomination de la rue von Bary va dis paraître à la demande générale. Cette rue s'appellera à l'avenir rue Jan-Blockx. Pourquoi. n'appelerait-on pas la place de la gare : place du général Brialmont pour honorer la mémoire d'un de nos généraux tes plus appréciés en Europe? Nous réitérons ce vœu émis antérieurement. Magistrature commlinalk L'une des premières questions posées par l'envahisseur à l'autorité communale "l'ut : « Combien y a-t-il de bourgmestres à Anvers » ? Un seul fut-il répondu. Ce n'est pas assez, ré-, partirent les boches. Et, fait extraordinaire, unique, les boches ont- peut-être raison. "Les grandes villes chez eux ont. deux et trois bourgmestres. 11 est certain qu'Anvers, avec ; ses multiples départements, sa grande éten-\ due de territoire >&t son port, aurait avantage à avoir un- premier et un second bourgmestre. Les affaires pourraient être expédiées beaucoup plus rapidement. Le premier magistrat. communal est, par moments, surchargé de visites, et de réceptions, qui ne lui-laissent. presque pas de temps pour les affaires courantes, et. cependant, les relations protocolaires sont aussi indispensables. La dualité ! de cette fonction aurait encore l'avantage, en cas de changement de ,bourgmestre, d'en posséder toujours au moins un déjà au courant des affaires* communales. L'idée qui peut, paraître étrange au premier abord, nié. rite d'être sérieusement examinée; sa mise en pratique pourrait être avantageuse. Le ,bal de l'hotel de ville Cette idée va transporter d'aise de nombreuses Anversoises. Assister à un bal brillant dans le cadre- somptueux d'un hôtel de ville, voilà, n'est-il pas vrai? un grand plaisir, une agréable fête de nature à faire revivre le commerce local. Seulement, ce bal a eu lieu, le 20 de ce mois, à l'hôtel de ville de Bruxelles. Un raout a été offert en l'honneur des officiers des. armées alliées. 11 y avait- deux mille invitations. A Anvers, nous avons sui-tout des officiers belges, peu d'officiers alliés. N'empêche que pareille l'été serait la bienvenue de toute la population anversoise. Des bals, des théâtres, de l'animation dans les rues, c'est tout ce qu'elle réclame pour son commerce. A la poste centrai,i. Les imprimés ne partent pas pour l'étranger, bien que le fait n'ait pas été signalé ou pas assez. Mais, si l'on n'effectue pas le transport, en retourne les imprimés à l'expéditeur les timbres oblitérés. Il y a là, seni-1)1 e-t il, un abus. Une administration qui ne remplit pas sa mission de transport n a pas i à en percevoir te prix. On faisait cela couramment du temps des boches, qui avaient organisé le vol dans tous les domaines. C'est une raison majeure pour ne pas suivre leur exemple. Comment on encourage les initiatives La grande firme dont nous avons parlé récemment aurait été avisée qu'elle pouvait importer ses machines, niais qu'on les, répartirait entre les diverses industries ! Cela ou un refus, c'est absolument, la même chose. Au lieu de décourager ou de supprimer l'initiative privée ne pourrait-on égaliser les chances, handicaper les concurrents, dirait-on, en termes sportifs? Ceux qui ont pu s'organiser, et faire des bénéfices à l'étranger ne peuvent pas venir faire une concurrence désastreuse à ceux qui, restés au pays, ont vu leurs usines désorganisées! dépouillées, démantelées, c'est Une question d'équité. Mais n'y aurait-il pas moyen d'autoriser les premiers à travailler avec leur outillage importé au profit du rétablissement le plus rapide possible des seconds? Une taxe sur les bénéfices ou Ja production qui Servirait à rétablir l'industrie détruite ramènerait un étal de choses préférable à la stagnation actuelle. Les économistes devraient envisager ce problème, et tâcher de- pVoposer une prompte solution. Contre les malandrjns Les vols se multiplient, les malandrins ont tomes les audaces. Les cours d'immoralité publique institués pendant qualfl'» ans par les boches ont produit de jolis élèves ! La police vient de recevoir deux cent cinquante revolvers et des munitions et les agents qui possèdent encore des armes sont autorises à c'en servir. Que les malandrins se le disent ! Le secrétariat communal On a quarante-huit heures pour maudire ses juges; les activistes destitues ont- quinze jours pour adresser leurs recours à la dépu-tation permanente. Inutile de leur dire qu'.-la y seraient bien accueillis ! Néanmoins, les de-lais légaux doivent être respectés et la nomination, qui appartient au conseil communal tout entier, se fera dans peu de jours. si r Cecil Herstlet. Sir Cecil Herstlet, a définitivement quitté Anvers à bord du steamer Marylebo.ve, le même qui l'avait amené le 19 de ce- mois. i'. a promis de revenir rendre visite à ses bons amis de la. métropole commerciale. la poste aérienne Le service aérien Londres-Paris fonctionne pour la correspondance et, aussi, pour l'ai-ler et le retour d'envoyés officiels. La guerre a t'ait progresser l'aviation d'une manière étonnante. La voie aérienne nous réserve encore bien des surprises. La neutralité a la «hollandaise» Quand on respecte sa neutralité à la façon des Hollandais, on en arrive, après avoir ouvert les portes de l'est, à devoir faire de même à l'ouest. Et c'est ce qui arrive. L'Escaut et le Limbourg hollandais constituant les voies tes plus directes pour ravitailler tes troupes anglaises au Rhin, les alliés vont les utiliser. E't ce que les Hollandais ont trouvé fort bien pour l'Allemagne ils auraient vraiment' mauvaise grâce de te refuser à l'Entente. Les frontières de défense de la Belgique Le commandant de Civrieux, dans le Journal, établit quelles doivent être les frontières qui mettroni la .Belgique pour toujours à l'abri d'une trait-rieuse invasion comme celle qu'elle a subie. 11 faut à la Belgique des frontières naturelles aisées à. défendre. Les Allemands, qui avaient pris toute la Belgique pour protéger leur pays contre une invasion disaient-ils, trouveront sans dou- | te bien que les alliés suivent leur exemple au sujet de la Belgique. Et puis, comme ils sont battus, on ne leur demandera point leur avis. Quant aux Hollandais, quoiqu'ils soient nos débiteurs à divers titres, ou pourra s arranger avec eux. S'ils comprennent leur intérêt, ils seront de bonne composition. i Souvenir amusant de l'occupation Un officier allemand, logé d'office ehez l'un de nos principaux magistrats, dormait sur de la laine, et, sous un ciel de lit garni de nombreux objets en cuivre. On dut même, faire venir le tapissier pour être certain qu'il n'attraperait pas inlempestivemeot sur la tète une dégringolade d'objets réquisitionnés Aviation Rencontré 1e lieutenant-aviateur Olieslagers ait consulat général de France. Jean Olissïa-gers. dont tes prouesses sportives avaient les sympathies des An verso i^. a fort bonne mine, et il parle, actuellement 1e français avec la plus grande aisance. 11 a abattu officielle ment six avions ennemis. Il est proposé pointe grade de capitaine. Le lieutenant Oliesla- ■ gers ne sait pas encore s'il restera à l'armée. A i.'hopital militair* L'hôpital militaire à Anvers est affecte exclusivement au traitement des btessés belges. Il ne s'y trouve plus un seul blessé ennemi. NOUVELLES ET RÉFLEXIONS LE LITTORAL BELGE Le \ inpicnve et les autres navires qui entravent les ports d'Ost'ende et (te Zeebrugge auront disparu, croit-on, vers la mi-janvier. Les réfugiés des Flandres et du nord de la Feuilleton de l'ANVERS-BOURSE 32 1914-1918 La prie vue d'Anvers Annotations quotidiennes d'un habitant de la ville DIMANCHE, 23 AOUT 1914 Vingt-et-uni«me jour de la guerre (SUITE) Ces paroles sont textuelles et prononcées devant des témoins, l'ont ce monde est alors conduiï a 1 abbaye des Prémonti;és, où l'on sépare les hommes des femmes. Celles-ci sont enfermées dans le couvent., tandis qu'on fusille leurs maris et leurs fils. Il v a ainsi «•eut quarante-quatre ouvriers de j'usine de Letle tués. Pendant toute la journée de lundi, les Allemands lancent des chiens policiers a la poursuite des hommes qui se cachent dans les bois, et plusieurs,civils sont. enc6re fusillés ce jour-là. Les régiments allemands qui se distinguent à l.effe par leur cruauté sont le 106® et le 178e, ainsi que tes chasseurs saxons. Au reste, les chiffres ici sont plus éloquents que tout le reste. Dans la petite commune de. Leffe, 'on compte jusqu'à/ présent deux cent vingt-neuï civils fusillés, dont deux religieux, prêtres de l'ordre des Prémontrés. Cent cinquante-huit veuves y pleurent la mort de leur mari. La ville de I)inant, elle-même, -ne fut pas davantage épargnée. Dés ce matin, la' soldatesque alle-mande, se répandant par toute la ville, incendie méthodiquement tbiitês les maisons, ci emprisonne les habitants dans d'immondes réduits. Ceux qui tentent de fuir sont impitoyablement exécutés sur place. Vers, deux heures de l'après-midi, les civils qui ont é té eufenmés île dro'tfe et de gauche sont conduits en partie à la prison, en partie sur la place Albau. Ici. les soldats séparent encore tes hommes et groupent à part les femmes ot les enfants. Les hommes et les jeunes gens sont massés en un groupe compact contre le mur du jardin de M. Schof-fen, procureur du roi, et là, sans enquête préalable et sans jugement aucun, ils sont tons passés par les armes sur le commandement d'un capitaine. Ceux qui ne sont pas morts sur le coup, et qui n'ont pas l'heureuse inspiration de rester immobiles son! achevés par un officier qui cyniquement,d'un coup de révolver, tue ceux qui bougent encore. Quatre-vingt-quatre cadavres, environ, sont ensevelis dans le jardin de M. Schoffen. Parmi eux se trouvent ceux du banquier Xavier Wasseige et fie ses deux fils aînés, Pierre et Jacques, Agés respectivement de dix-neuf et de vingt ans. A peine l'autre groupe' est-il entré dans la prison qu'on tire sur lui, et que plusieurs personnes sont tuées, d'autres blessées. Les survivants ie sont que depuis peu de temps dans la prison, lorsque les hommes sont pris à part et placés devant une mitrailleuse, qui est aussitôt -mise en action. Par bonheur, celte-ce ne fonctionne qu'imparfaitement, et 1e nombre des victimes <5st relativement restreint. Dans cette même prison, un bébé de quelques semaines est étranglé dans les bras de : sa mère par un soldat allemand, sous prétexte qu'il crie trop fort, l'histoire des iraites-tireurs étant, dans ce cas-ci pat trop Invraisemblable. Un autre groupe encore, composé uniquement de femmes et de tout jeunes enfants, se réfugié sur la montagne lu côté de Montfat. lorsqu'un officier donne a ses soldats ordre de tirer sur eux : quatre Femmes sont tuées et quatre autres blessées, dont l'une expire la nuit. D'an à leur raffinement d< çruauié. après avoir répandu tout ce sang, les Allemands prennent plaisir à. promener par la ville en feu les femmes et les enfants qui ont échappé mi massacre. Le clocher de la collégiale tout en • fe i : s'effondre, entraînant dans sa chute ies énormes cloches. L'hôtel des poster et ! 'hôtel de ville sont également devenus 'a proie des flammes. Les principales rues de l")niant ne forment plus qu'un brasier ardui où l'on se fraye difficilement un passag Ici encore, laissons parler Ips chiffres . si seize cent cinquante maisons, treize cent environ, sont détruites. A Xeffe, autre ai bourg de Dinant, situé sur la l'ive ^a.rdi en face du Roeher-Iîayard. vers cinq heurt du soir, une cinquantaine de personnes # sont réfugiées sous un ' petit a.qneduc d chemin d.e 1er. Kl les n'y etatent pas de cin minutes qu'elles sont aperçues par l'enneni et une dizaine de soldats du 101» de Jigii viennent a l'entrée de ce petit tunnel tirer d< coups de fusil à bout portant, et lancer d( bombes incendiaires. Parmi les cadavres o retrouve celui d'une femme qui tient entre s* bras les corps inanimés de ses trois peti enfants, dont l'aîné avait quatre ans. Par o dre de J'autoriîé militaire allemande, on bru les cadavres qui se trouvent sous,cerf aqueduc ensuite, on le mure. Ln peu plus loil la barbare -soldatesque pénètre dans une ma son dont on avait enfoncé la porte à cou-] de crosse. Six Allemands se précipitent dat la cour, où se trou veut reunies un eertai nombre de personnes, et, avant qu'elles pui sent prononcer une parole, partent les couj de feu qui sèment la mort : six personne toml>ent., dont cinq t'uéés sur le coup. D'éutrt habitants de Xeffe sont conduits sur la ri\ droite, près du Rocher-Bavard- Arrivés 1; on les expose aux balles françaises, et u ofli-ier leur dit que, si les Français tiret encore, ils seront tous fus M lés. A ce premu groupe vient s'en joindre un second. Il y ; la, environ cin,qualité personnes : parmi elle des vieillards de soixante-onze, soixante-qiu lorze, soixante-quinze, soixante seize et so .vante-dix-sept ans, une pauvre femme (i quatre vingt-huit, ans, des jeunes filles, d( enfains de neuf, sept, six, cinq et deux an. et moins encore : il y a un bébé de tro semaines. Tous ceux-là sont accusés d'être (h trams-tireurs, et tous, après avoir été ran'g( contre le mur ei avoir reçu l'ordre de s'ag-uouiHer, sont impitoyablement fusillés sur eommandemnient d'un officier ! Kt les • neulres se vantent d'observer un stri' ie neutralité !... Dans !a Prusse orientale, les Russes occa peut Liste.rburg. Tandis que les Autrichien ont débuté en obtenant des avantages sur "< ! Russes, ils ne parassent pas moins être .en \ état d'infériorité en face de leur ennemi Celui- 11 '/i s'avance sur le flanc des Autrichiens dans i, :t' but de pénétrer dans la (lalicie orientale. | Les Autrichiens sont un peu jaloux des lau- • ri.ers cueillis, par les Allemands près de Metz, presque en même temps qu'ils subissaient, en' ,p Serbie, un lamentable échec. Ils plaident, et 11 l'on sait si, rhétoriqueineiiL ils s'entendent à CL transformer une défaite en victoire. « Quoique L de style moins grandiose, » disent-ils. - nos 0 victoires en Serbie ne manquent pas d'avoir. 's -les aussi, leur signification. De grandes d.if- •s Acuités devaient être vaincues dans Je pays 11 montagneux inhospitalier et privé de .moyens s de communication et de vivres, et nous nous ;s rouvion-s en l'ace d'une population dont les !'" vieillards, les femmes ei les enfants prennent {i 'e fusil. Les canons doivent être traînés au : dessus de montagnes de huit cents mètres !• le haut. Kn France et en Belgique, ces in-•onvenients n'existent pas. Et, malgré cela s l'armée serbe, en dépit de sa grande supério- s :lté numérique, a été délogée de ses fortes n positions sur la Dr in a et. sur la Save. Klle " si épuisée, et trente mille hommes qui mar- lS 'liaient par Visegrad sur Sarajevo sont cul- s aités en une bataille qui a duré deux jours. s Le résultat, acquis est que les divisions serbes * qui se trouvaient à Ma basse Dilua, près de '• i oznica et de Lesnica, et à la Sâve. près de " C.habatz, ont été battus 1e 15 août, rie même que l'année principale serbe qui opérait aux environs de Valjevo et don: l'offensive fut arrêtée le 16 et le 17 de ce mois. Les Autri ehiens ayant atteint ieui but se retirèrent dans !" 'eues places fortifiées. Dans tous ces combats, e.s forces serbes étaient plus grandes que w ••«viles des Autrichiens. La lutte fut très sari-£ -riante, et les Serbes, qui se battent pour leur f- nationalité, se comportent avec une réelle bra- * ou re. "Malgré tout, tes Autrichiens sont, donc s itisfaits : battus e-t contents 's i- La flotte anglo-française, énergiquement e soutenue par l'artillerie monténégrine postée •ur 'e mont LOvcen, bombarde Cattaro, sur :'Adri-atique, et cause de- grands dommages à i forteresse. i- s !? LUNDI, 24 AOUT 1014 Vingt-deuxième jour tie !a guerre Tout en soumettant notre pays au plus cruel ri i tyre, les Allemands ne cessent de se poser en victimes et de nous représenter comme étant les coupables. Tant rie mauvaise foi n'a jamais été constatée nulle- part, à aucun moment. La presse allemande, que nous ne savions pas capable de tant.de vilenie, s'occupe avec délectation de cette besogne qui consiste à faire croire, sur un mot d'ordre, que c'est la victime qui est l'agresseur. Il est bien entendu qu'une telle besogne ne s'accomplit pas avec quelque chance de succès sans que soient accumulées contre-vérités sur Inexactitudes. Nous avons relaté l'effervescence qui a régné à Anvers a. la nouvelle de la déclaration de guerre par l'Allemagne. Le (iA/.mi: m- Coi.or.Ni: a, ces jours-ci, brodé sur ce thème quelques va rations où l'invention prend une part fran c bernent par t-roj) prépondérante. Tant de mauvaise foi ne peu pas toujours passer sans protesta t ion. C'est ce qu'a compris le bourgmestre, d'Anvers, l'honorable M. .1. De Vos, qui adresse la lettre ci-après au journal anversois la Mktropolk : - Je crois de mon devoir d'opjKiser le démenti le plus formel aux allégations contenues dans l'article de la (Iazeitt: diî Cologni: dont, fait mention la Métrqpoli: de ce matin. A la nouvelle de renvabissemeni- de la Belgique par l'armée allemande, il y eut dans le peuple une profonde émotion e: une irritation d'autant plus vive contre les Allemands que ceux-ci avaient toujours été bien traités' par la population. La colère'populaire .fut telle que des bandes se formèrent et parcoururent le ceç.tre de Ja ville, ainsi que le quartier du port, en manifestant contre les Allemands. Quelques, petites boutiques et de modestes cafés exploités par des Allemands furent saccagés. La police et la garde civique sont im- > médiatemeot intervenues, et ont prompterrien! rétabli l'ordre. Mais tes manifestations éclatèrent si brusquement et se produisirent au même moment à tant d'endroits différents qu'il n'a pas été possible de prévenir certains délits de droit, commun commis à la faveur du trouble provoqué par le mouvement populaire. De nombreuses arrestations fuient cependant opérées. Les infractions firent im médiatement l'objet d'une instruction approfondie, et diverses affaires furent fixées d'urgence à des audiences spéciales. C'est ainsi que, le 17 août 1914, le tribunal correctionnel d'Anvers a condamné, respectivement a huit et à neuf mois de prison, deux individus, détenus depuis le 5 août, du chef de tentative (ie vol par escaladé ou effraction au préjudice d'Allemands,et qu'à l'audience do même tribunal du 20 août 1011 nu individu, également détenu définis le 5 août, a été condamné à sept mois de prison pour avoir volé divers menus objets dans un cabaret abandonne par un Allemand. II est* absolument inexact qu une personne quelconque aurait eu tes vêtements arrachés. 11 n'y a. eu aucun attentat contre les personnes. Aucune violence n'a eie commise sur la personne d'un étranger Ai loi m coup de 'couteau n'a été porté. Il n'a pas été fait usage d'armes à feu. U est entièrement taux que des dégâts auraient été commis dans, un cimetière. 1! n'y a qu'un seul grand cimetière à Anvers : Je cimetière de Kiel. Il est situé à cinq kilomètres environ, de l'endroit où les manifestations populaires se sont produites, et où i:l n'y a aucun: cimetière. Aucun dégât quelconque n'a été commis, aucune fleur n'a été enlevée dans un cimetière, ouau.t aux dégâts au préjudice de cabaretiers, 11 est à remarquer que là presque totalité des cabarets dont il s'agit appartiennent à des brasseurs, propriétaires des mobiliers. Plusieurs brasseurs ont déjà introduit devant la juridiction civile une action en dommage-intérêts contre la ville d'Anvers, du chef du préjudice qu'ils ont souffert. Kn vue d'atténuer encore l'effervescence et l'agitation publiques, j'ai pris' immédiatement un arrêté interdisanï ie.s atrcjipeimeuîs de dix personnes, et j'ai fa il fermer tous les cafés à partir.de dix heurtes du. soir. Kn outre, des affiches placardées dans toute la ville ont. fait un pressant appel à la population pour qu'elle observe le plus granci sang froid, et s'abstienne de tonte atteinto-coutre- tes personnes ou les propriétés. 1 -• mesures prises ont été absolument'effica-es ,• sauf l'agitation des premiers jours, l'ordre n { I d us été troublé >à Anvers. Malgré tes a n ...n--commises dans plusieurs communes beLo-.-- n... des troupes allemandes,malgré les nomb e r. i atteintes au droit des gens, la population d'Anvers est admirable de calme «t de dignité.». IA smvaf.}.

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This item is a publication of the title Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle belonging to the category Financieel-economische pers, published in Anvers from 1889 to 1919.

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