Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 01 July. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 21 August 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/jw86h4f798/
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Mercredi 1er juillet 1914 5 centimes le numéro 58me année — N° 182 JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : 15 francs par an ; 7-50 francs pour six mois ; 4 francs pour trois moi» Pour X'étranger, le port en sut RÉDACTION & ADMINISTRATION : 3. RUE DE FLANDRE, 3, GAND TÉLÉPHONE 665 ANNONCES' Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. Un Curé mis à l'Index La lutte continue, toujours âpre, entre les catholiques politiciens et les « Intégraux ». L'organe de ces derniers en Belgique, la Correspondance catholique, dans son dernier numéro — 27 juin — reproche violemment à la presse cléricale belge de ne pas avoir relaté, môme en une ligne, la mise à l'index û\i curé allemand, Théodore Wackcr. L'histoire est édifiante. Le curé Wacker n'est pas le premier curé venu. Il est député, il est même le chef du groupe du Céntre à la Diète du Grand-Duché de Bade. Depuis quelque temps, il était l'objet d'attaques incessantes des catholiques m-i tégraux qui, quoique peu nombreux, disposent à Rome d'influences puissantes. Ces attaques redoublèrent lorsque, lors des dernières élections, le curé Wacker conclut une alliance électorale avec les conservateurs protestants dans l'espoir de renver-i ser la majorité libérale-socialiste à la Chambre badoise. Cet espoir fut, du reste, déçu, le bloc de droite s'étant Brisé contre ce qu'on appelle, en Allemagne, le « Grand Bloc » de gauche. Les intégraux se réjouirent publiquement de cet échec. M. Wacker se défendit contre leurs reproches dans un grand discours qu'il prononça à Essen et qui parut en brochure, il y a quelque temps, sous ce titre : Zentrum und Kircli-liche Autovitat — «Le Centre et l'autorité de l'Eglise ». Des extraits de cette brochure ont paru dans divers journaux allemands, notamment dans le Vorwârhs. L'intégralisme et les intégraux y étaient traités sans le in oindre ménagement. «Nous n'avons pas, •disait AI. Wacker, à garder envers ces personnages nauséabonds (stenkendc, ce qui veut dire littéralement « puants ») et brouillons, la réserve que l'on' s'impose vis-à-vis d',adversaires 'honnêtes et même d'ennemis Oionnêtes. Je n'en prends aucun à l'égard du brouillon de cette espèce, si haut placé 'qu'il soit, qu'il appartienne à une profession civile ou à l'état eoolési clique. Les 'brouillons ecclésiaslques" sont même, -je le crains, plus insupportables iq.ue les autres.» L'audacieux curé définissait ainsi sa politique, qui est aussi celle < Centre allemand : « Il n'est point de 'l'intérêt de l'Egli-*se que le Centre soit subordonné à l'autorité ecclésiastique. Gela pourrait même devenir funeste pour l'Eglise... » Et-plus loin : « Je ne vais pas trop loin en disant qu'il est m possible que le Centre devienne ce que voudraient en faire ces hommes (les Intégraux);: un parti confessionnel soumis à l'autorité des dignitaires- ecclésiastiques. ï>e Centre ne peut être sous la dépendance du pape et- des évêques. Notamment en ce qu,i. concerne la çolaboçatÂffn nécessaire avec les protestants, il (loi! être affranchi de 'lous rapports «de dépendance avec l'auto-Tilé ecclésiastique. » Ce qui donne à ces déclarations une importance particulière, c'est que, .en s'ex-■primnnt ainsi, M. Wacker are faisait que traduire l'opinion traditionnelle des chefs du Centre et même celle de la grande majorité du clergé du Grand-Duché de Bade. •Tl n'y a pas si longtemps que l'archevêque Norbo.r et l'évêque Knecht, de Fribourg, •prenaient ouvertement la défense de M. JWacker contre les attaques des Intégraux-Aussi, l'émotion fut-elle grande parmi les catholiques allemands quand VOsserva-Hore Romano, l'organe officiel du Vatican, ttnnonçn la mise à l'Index de .la brochure de AT. Wacker. C'était, somme toute, la condamnation de la politique du Centre et, >po.r ricochet, celle d'u parti clérical de Belgique. .% Et voilà pourquoi la presse cléricale belge n'a soufflé mot de l'affaire. De môme ■eUe n'a rien dit d'une réunion "tenue récemment à Dort m und, ou des catholiques Chrétiens» ont poussé des «liochs» "bruyants en l'honneur du condamné de Itome, le curé Wacker. ,ji Correspondance Catholique s'indigne de co silence. Il faut voir en quels termes. 'Après avoir commencé par dire que les ca-iîoliques «chrétiens» de Doiimund «se sont comportés comme dans -un bouge », le journal des Intégraux belges écrit : « Comment expliquer ce silence unanime <1e toute une presse catholique à l'information généralembent si complète et si rapide, surtout lorsqu'il s'agit d'èn faire accroire . nu pays contre les intégraux ? » Nous ne pouvons pas supposer, n'est-re pas ? pour l'honneur de la Belgique catholique, que toute notre presse soit vendue au trust intcrconfessionnel et interna-t.onal Bachem. (Le f>jlef dll ccntre au flefehstag.) Alors, jl n'y a pas d'autre ex: plication au « silence prudent » — comme U est dit à l'Allocution papale du 27 mai — tn cette presse catholique belge, c'est qu'elle n'aime pas qu'on sache chez nous que tes idées du Centre allemand, toujours si vantées par elle, ont été réprouvées par Home. » La presse catholique belge cache la centre -de Wacker, parce qu'elle partage opinion du prêtre politicien condamné. » Et la Correspondance catholique insiste ruellemcnt. Si, fait-elle remarquer, la presse catholique belge est, au point rie vue po-I:tique, a-confessionnaliste, si elle partage jette idée de M. Wackcr, que le citoyen, fut-il prêtre, est, dans ' sa vie publique, tompiètement indépendant de l'autorité ecclésiastique, par quel non-sens, rejette-t-elle les idées de l'abbé Lemire ? De quel droit «-t-elle fait une guerre saris merci à l'abbé Daens, coupable seulement d'avoir été le devancier de son confrère badois, Wacker? De quel droit couvre-t-elle dé ses injures, ■ sinon de choses pires », l'abbé Fonteyne, * justement frappé » par son évêque pour, cri *?mme, mettre en pratique les théories politiques du curé de Zâhringen ? Dans son aveugle fanatisme, le journal Intégralité ne semble pas apercevoir l'énorme différence qu'il y a entre la con-oaite des abbés Lemire, Daens et Fonteyne d une part, et le curé Wacker, d'autre part : pe dernier travaille au profit de la réaction : les premiers avaient osé se réclamer de la démocratie. Mais les questions que pose la Correspondance Catholique sont intéressantes tout de même. Nous compterons sur les doigts les Journaux de droite qui v répondront. IGNOTUS. ~ ^—— ECHOS De I'h-onnewjté... t , «On pouvait lire récemment dans la Gazette du Centre : livrée à elle seule, n'empêchera jamais "Oïl homme de clierchcr avant ton' >el inaigre tout ses intérêts personnels. 11 fant des •raisons plus h a vit es, if fois' très arguments d'ordre divin, il faut, en d'autres termes, des sentiments religieux pour imposer à •l'homme le sacrifice des préférences par-liculières au bénéfice du l>on droit des au-• très e\ du bien-être général. » Pourquoi, sans la religion, un homme " irait-il sr: "gêner, se priver, pour les autres ? L'ullruisme et la solidarité dont certains parlent avec emphase ne sont qu'un masque hypocrite de l'égoïsme : quand on va au fond de ces qualités laïques, on découvre les menées d'ambitions particulières. Les chefs qui ont si souvent sur les 'lèvres les grands mots de solidarité et d'al-'Iruisme sont les exemples vivants du mensonge de ces deux mois. Ces deux mots ne sont que la grimace de la charité. » En d'autres mots, les catholiques seuls sont des honnêtes gens : tous les autres, et notamment les libres-penseurs, ne peuvent être que de parfaits coquins. Nous voilà logés là à belle enseigne ! Heureusement, les faits démentent l'orgueilleuse théorie de notre confrère hen-'nuyer : il y a au moins autant d'honnêtes gens chez'les libres-penseurs qu'il y a de tartufes et d'hypocrites chez les catholiques : et ce n'est pas peu dire. A la Zwanze-Commission LES XXXI SONT PARTIS EN VACANCES C'est M. Vandenheuvel qui, faisant remarquer que les professeurs d'Université faisant partie de la Commission allaient être monopolisés par les jurys d'examen, a proposé d'ajourner la s1l.',^e des études au mois d'octobre, à la condition que l'on mette alors les bouchées doubles et que la Commission siège tous les mercredis, de 10 heures du malin à 1 heure de relevée. Les parlementaires, pressés de s'en aller, se sont laissés faire une douce violence, j On fera donc relâche et là comédie reprendra 1 en automne. . Mais avant de se séparer, les XXXI ont voulu abattre de la besogne. Ilsont surtout abattu une >. des réformes inscrites au programme du parti j ; Progressiste et-chère au cœur de notre ami 1 , Georges Lorand : ]e référendum - C'est un professeur de Louvain, M. Du Priez, qui avait entrepris la défense de cette initiative ù en insistant sur son caractère pondérateur. P L'exemple de la Suisse et de certains Etats [ de l'Amérique du Nord prouve, en effet, que le ■j référendum a. enlevé aux luîtes politiques une grande partie de leur acuité et qu'il a initié les citoyens à la gesfi'on directe et aux respqn- • sabilités de l'administration. j La proposition a été vivement combattue par j M. Henri Francotte, qui juge que le référendum j supprimerait bien vite l'autonomie communale. S. Au surplus, l'initiative lui paraît inutile pour » que Je renouvellement, par moitié, des Conseils I communaux provoque des appels réguliers et 1 répétés à l'opinion publique. » M. Woeste, lui, a naturellement opposé un non possumus sec en disant que pareille proposition nous mènerait à l'anarchie. Et il s'en console à rappeler sa victoire, à la Constituante de 1893, sur M. Becrnaert, lequel, encouragé pai* feu Léopold IL avait proposé el qu'on appelait tflors le référendum royal, c'est-à-dire l'appel direct du souverain au pays. Pour M. Vandenheuvel, le référendum serait une aggravation du suffrage universel. Si son fonctionnement-est possible en Suisse, c'est parce que l'organisation publique et administrative de ce pays est toute différente de la nôtre. Chez nous il développerait la souveraineté de l'incompétence. Le referendum a également trouvé des adver-' saires parmi les membres libéraux de la Com-■ mission. Pour M. le professeur Prins, il offre également ce grave inconvénient de faire résoudre des problèmes importants de la vie municipale ou nationale par des hommes incompétents, trop souvent désintéressés de la chose publique. De plus, par cela même,.qu'il réclame uno décision sur des formules souvent vagues, il restreint l'indépendance de l'électeur. M. Paul I-Iymans se demande pourquoi l'on veut chercher une garantie dans le referendum. L administration de nos grandes villes en a-t-elle besoin ? Il ne le croit pas ; elle est excel-; lente. Le référendum s'écarte du cadre de notre organisation politique. 11 est la négation, ou du moins l'affaiblissement, du régime représentatif, une des formes supérieures du contrat social. Si l'on objecte qu'il réduira l'agitation politique, cest une illusion, parce que, grâce à 1 d'innombrables appels.au corps électoral, il tiendra constamment les citoyens en haleine, i Et comme ce sont les associations politiques • qui se chargeront d'éclairer les consultations, ce sera l'agitation.et la fièvre politique en permanence.La proposition a cependant trouvé un défenseur en la personne de M. Goblet d'Alviella L'honorable vice-président du Sénat a fait ressortir que la somme des avantages dépasse, de beaucoup, celle des inconvénients. .C'est uno profonde erreur d'assimiler uno consultation des électeurs sur un point déterminé, à une élection politique où dés rivalités de parti, de secte ou de personnes sont en jeu. En matière fiscale, loin d'être un renforcement de la puissance populaire, le référendum exercerait plutôt un pouvoir conservateur et régulateur. C'est en vain que M. Du Priez a fait observer que toutes los objections présentées l'avaient , été en 1873 aux Chambres fédérales suisses et que, malgré cela, l'expérience a démontré que toutes ces appréhensions étaient peu fondées, puisque le peuple helvétique recourt, do plus en plus, aux consultations des électeurs. Par 1S voix contre 4 et 1 abstention, là Commission a repoussé la proposition. Au début de la séance, elle avait exprimé le désir d'entrer en communication de la proposition de. M. Il* Ixnirgmostre Max. ;• l'annexion des faubourgs, la question de la réunion des communes fa sant partie du cadre de ses travaux. Elle avait, de même, émis le vœu qu'un arrêté royal règle l'application do l'article 75 de la loi comiTwmale, en ce qui concerne les objets soumis à l'information, parlicul èrement pour obtenir des garanties de publicité et la participation des groupements professionnels è ces investigations. -*■ A PARIS RICHES PXRLEMENTAIRES ET PARLEMENTAIRES PAUVRES. — LES PENSIONS DE RETRAITE. — LA QUESTION DES VEUVES Je vous disais la situation considérable des avocats politiques au Palais de Justice de Paris, comment ils obtenaient la faveur de leurs collègues en soutenant la politique réactionnaire, comment ils n'éviteront jamais leur jalousie parce qu'ils attirent à eux trop continuellement les grosses affaires.Il y a deux ou trois ans, cette jalousie fut telle qu'un avocat, purement avocat, proposa que le cumul de la profession d'avocat et des mandats de sénateur ou de député fût interdit. Il rappela que le mandat législatif donne aux avocats, par le jeu naturel des institutions parlementaires, . ^ iw-DQiivoir^ré&l sur & j ticer dispensateur de l'avancement des magistrats et de leur nomination, ou de leur promotion dans la Légion d'Honneur, et que cette situation place les juges qui sont hommes et à qui, par conséquent, rien d'humain n'est étranger, entre leur conscience .professionnelle et leur intérêt personnel. Il rappela que certains avocats parlementaires ne craignent pas d'établir les cotes de leurs dossiers qui doivent être remis entre les mains du tribunal, sur du papier portant l'en-tête de la Chambre des députés ou du Sénat. Bref, à l'en croire, les justiciables peu au courant des dessous judiciaires, devaient être enclins à s'exagérer l'influence des avocats parlementaires et à leur verser des honoraires « dont une partie seulement représente la juste rémunération de l'avocat ». La proposition de cet avocat agressif contre les parlementaires du Palais de Justice ne pouvait aboutir. Et, en effet, elle n'aboutit point. Mais si elle nous montre à quel point les parlementaires opulents, les privilégiés du parlementarisme sont poursuivis et traqués, il faut bien reconnaître que ces privilégiés sont peu nombreux et que la masse des parlementaires est pauvre.On le voit à cette heure, où se règle la question des pensions dfe retraite des anciens députés non réélus. Ces pensions de retraite furent établies en 1904. Le relèvement de l'indemnité parlementaire de 9 à 15,000 francs ne date que de 1906. Avant ce relèvement, qui suscita d'immenses et d'injustes polémiques, les députés sans fortune personnelle vivaient dans une condition plus que précaire. Ils 3'entassaient dans des hôtels meublés fort médiocres et prenaient leurs repas dans de piètres gargotes. L'exercice du mandat parlementaire leur enlevait tout gagne-pain. Battus; ils tombaient souvent d>ns la misère.Pour éviter celte misère extrême, ils organisèrent, par des versements mensuels, ie fonds de retraite. Hélas ! ils furent si nombreux à mordre la poussière aux élections de 1910, que l'on dut tout de suite abaisser le chiffre de la pension et stipuler que pour pouvoir toucher môme cette pension réduite, il faudrait avoir été député durant deux législatures au lieu d'une seule. Mais ces députés éphémères étaient dans une situation si malheureuse, qu'on leur permit de continuer leurs versements mensuels pour s'assurer, à l'époque voulue, le. bénéfice de la pension de 1,800 francs. Il y avait déjà 137 pensionnés. Il v aura maintenant 73 pensionnés de plus. i\:ous vu.na loin ucs ncuco pariemc-iiuuios du Palais de Justice... Mais Ci ces tristesses assez pénibles quelque chose de comique, de V^ouffon se mêle. On a étendu partiellement aux veuves — et môme aux orphelins — le bénéfice de la pension. 'Or, tels parlementaires, sur le déclin, épousaient- -in extremis des jeunes femmes qui. veuves le lendemain, touchaient la pension: Les sénateurs de 75 ans laissaient des veuves de 25 ans. Pour ne pas grever ?rfroyablement la caisse des retraités, on dut se résoudre à limiter la pension deà veuves et à exiger un nombre suffisant d'années de mariage... Ainsi va le monde. J. ERNEST-CHARLES. Bruxelles A LA FEDERATION DE L'ENSEIGNEMENT MOYEN \ On se souvient qu'à la dernière réunion des professeurs de l'enseignement.moyen, de vives discussion avaient surgi au sujet de la question des langues Les flamingants s'étaient mis en avant et s'étaient conduits de telle façon que M. Dis-caille, président de la Fédération, avait donne sa démission. Une nouvelle réunion a eu lieu aujourd'hui au cours de laquelle il s'agis^a l de nommer un nouveau président. M. Discaille fut élu tout d'abord et. après un vif débat. M. Pecqueur fut élu président par acclamation. Mais au moment où il faisait appel à lkimon des Wallons et des Flamands, un orateur flamand se leva et suscita de vives protestations parce qu'il s'exprimait en moedertal. A partir de ce moment, la discussion fut tellement animée qu'il devint impossible de s'entendre et que le président dut lever la séance. Les f!amingauJ-§ restés seuls à une cinquantaine décidèrenl de réclamer une convocatioP nouvelle et de fonder une Fédération distincte. L'ATTENTÂT de Serai evo / A SERAJEVO LES DERNIERES PAROLES DE L'ARCHIDUC Paris, 29. — Le Temps publie la dépêche suivante : Vienne : Quand il se sentit mortellement atteint, l'archiduc François-Ferdinand adressa a sa femme ces mots,- qui furent les derniers: « Sophie tu dois vivre pour les enfants. » SERBOPHOBES Scraicvo, 29. — Les démonstrations anti-serbes se sont renouvelées avec plus d'intensité. ' Des jeunes gens croates et musulmans, suivis d'une grande foule,'ont parcouru les rues précédés du portrait, de l'empereur. Ils ont chanté l'hymne national et poussé des vivats en l'honneur de la monarchie et de la dynastie. Des cris hostiles aux Serbes ont été poussés. Les vitres d'un hôtel situé près de la maison de l'Union intellectuelle serbe et de l'école serbe ont été brisées, ainsi que les devantures de plusieurs maisons de commerce serbes. Les agents de police et des patrouilles de soldats ont rétabli le calme. LE DISTRICT DE SERAJEVO EN ETAT DE SIEGE Scrafevo, 29 L'état de justice sommaire a été proclamé dans la ville et dans le district de Serajevo. PRINZIP ETUDIANT Belgrade, 29. — Gevrillo Prinzip, l'auteur de J'attentat de Serajevo, a fréquenté à Belgrade plusieurs classes de lycée. H est retourné en Bosnie en septembre 1913. L'EMBAUMEMENT DES CORPS NOUVEAU RECIT DE LA TRAGEDIE Scraievo, 29. — Les corps de l'archiduc et de la duenesse ont été embaumés dans la nuit et leurs visages ont été moulés. D'innombrables couronnes ont été déposées sur les cercueils. Au sujet du premier attentat, on donne de source autorisée les renseignements suivants : D'abord, sur le quai de la gare, on avait lancé du trottoir de droite contre l'automobile de l'archiduc un petit projectile qui avait détoné faiblement et qui passa derrière le dos de la duchesse. Aussitôt après tomba une bom- . jaoï&Mfc m-vmmk où \ rant passait. Dans la voiture de l'arcmauc on ne savait nullement ce qui ^ait arrivé, lorsque ['automobile suivant s'arrêta. Ceux qui se trouvaient dans la voiture descendirent et l'automobile de l'archiduc s'arrêta aussi. On rendit compte de l'incident l'archiduc. Arrivé à l'IIôtel-de-Ville, il exprima son indignation au sujet de l'attentat. La réception fut très brillante. Entre-lemps. la nouvelle de l'attentat s'était répandue dans le public. Quand l'archiduc apparut avec sa femme au portail de l'Hôtel-de-/ille, il fut acclamé par des hourras frénétiques.Malgré le préfet qui l'en dissuadait, l'archiduc voulut absolument continuer sa promenade pour aller tout d'abord rendre visite à l'hôpital militaire, au P'eutenant colonel Merezzi, qui avait été blessé. Dans l'automobile étaj :it également assis le préfc" Petrierek. qui avait la fi-fUire tournée vers l'archiduc et sa femme. M. Ilarrach était placé sur le marchepied de l'au- ; Immobile pour protéger de sa personne l'archiduc contre de nouvelles attaques éventuelles. Celui-ci fit à M. Ilarrach une remarque en >Iaisantant, A l'angle de la rue François-Jo-eph, où l'automobile avait été obligée de ralen-ir un peu son allure, partirent alors deux coups le feu mortels. Le préfet eut, au premier moment. l'impression qu'heureusement personne l'avait été touché, parce que l'archiduc, ainsi pie la duchesse, élaien! restés assis droits et. :a!mes dans l'automobile. Le Iieutenàrit-cbîone! Merezzi. qui avait été blessé à la nuque, est hors de danger. M. Boos-Waldeck n'a que des blessures insignifiantes, nais son automobile a été fortement endommagé. ainsi que celui de M. llarach, dans ~le-jue! se trouvaient l'archiduc et sa femme. Les personnes, qui ont été blessées dans le public, ie sont lias en danger de mort : toutefois la femme d'un conseiller au département des fo-•êts et un prieur ont été gravement atteints. Manifestations inquiétantes UNI-: NOUVELLE BOMBE ECLATE Serajevo, 29. — Les manifestants, que la po-ice et les troupes dispersaient au cours de ia matinée se réunissaient sans cesse sur d'autres aoints de la ville el la population s'était .jointe i eux. Les manifestations prenaient un caractère de plus en plus menaçant : les magasins serbes étaient pris d'assaut et pillés. Vu le caractère inquiétant de ces manifesla-iions et la surexcitation croissante de la population, l'état de siège a été1 proclamé et annoncé i 3 heures de l'après-midi par des roulements le tambour et nar des affiohes. Tous 'es points le la ville sont occupés militairement. Un jeune homme a jeté, ce matin, une bombe ïui a fait explosion au coin d'une rue. Seul un musulman a été légèrement blessé. L'auteur de :ct attentat, a été arrêté. On n'a pas encore ï'autres détails à ce sujet. LA SURPRISE DU GOUVERNEUR Serajevo, 29. — Voici quelques détails complémentaires authentiques au sujet de l'attentat : Le meurtrier a tiré de tout près, ce. qui explique que les deux coups de feu aient, ainsi porté. Bien que le gouverneur de Bosnie-Herzégovine eut la conviction qu'il n'arriverait i>lus rien, il ne voulut à aucun prix continuer la promenade dans la ville en automobile et il venait d'ordonner au chauffeur de sé diriger vers le Konak. La duchesse était affaissée contre le bras droit de son mari. Le gouverneur crut qu'elle s'était évanouie à la suite de la commotion nerveuse. Le fait que l'archiduc et la duchesse échangèrent quelques paroles à voix basse le confirma dans cette opinion. C'est seulement lorsqu'il se retourna de nouveau vers eux, car il lui falla:t donner des indications au chauffeur qui ne connaissait pas la ville, qu'il remarqua du sang dans la bouche ouverte de l'archiduc resté assis. Lorsque l'auto 5'arrêta devant le Konak, la duchesse était tout à fait sans connaissance. Au moment où on le retira de la voiture le corps de l'archiduc s'affaissa complètement. Les médecins arrivèrent immédiatement mais tout fut inutile. L'archiduc succomba au bout d'un quart d'heure environ et la duchesse mourut quelques minutes après sans avoir repris connaissance. A BELGRADE SYMPATHIES Belgrade, 29. — Le bureau de la Presse publiera aujourd'hui un communiqué de sympathie pour la douleur de l'empereur et du peuple de la monarchie viennoise. L'officieuse Samouprava publiera un article dans le même sens. Le roi, le prince hériter et le gouvernement ont envoyé des télégrammes de condoléances. EN BULGARIE CONDOLEANCES Sofia, 29. — A l'occasion de la mort de i'ar-clmuie d Autruin* et <ie sa lemme. M. Laciosl»-voff. président du Conseil, a adressé à M. Berchtold un télégramme de condoléances. EN RUSSIE COMMENTAIRES DE LA PRESSE Saint-Péi'crsbourçi., 29. — Tous les journaux présentent leurs profondes condoléances au vieil empereur François-Joseph. Ils constatent unanimement que jamais règne ne fut aussi tragique, a.ussi sanglant, que jamais monarque ne fut aussi terrblement éprouvé. La Gazelle de Saint-Pélcrsl>our<, veut croire que le gouvernement autrichien' ne répondra pas au crime de Serajevo par un redoublement de représailles contre le^ Slaves qui. tous, condamnent ce Crime absurde. EN TURQUIE LES CONDOLEANCES DU SULTAN Constanlinople. 29. — Le sullan adresse à l'empereur François-Joseph le télégramme de condoléances suivant: « Profondément ému du malheur qui vient de frapper Votre Majesté et son empire, je vous prie de vouloir bien recevoir l'expression de mes plus sincères condoléances et de mes profonds sentiments de sympathie et d'être convaincu de la part que je prends au deuil de l'Au triche-Hongrie. EN GRECE CRAINTES DE REPERCUSSION Athènes, 29. — Les journaux commentent avec émotion le nouveau malheur qui frappe la dynastie des Habsbourg. Ils craignent surlout qu'il n'ait une répercussion fâcheuse sur les relations austro-serbes du fait, que les assassins sont des Serbes bosniaques. Ils . font ressortir également l'influence qu'avait l'archiduc Franç.ois-Ferd'nand sur la politique autrichienne laquelle, depuis quelque temps, montrait des tendances amicales envers la Grèce. A VIENNE UNE VIOLENTE ATTAQUE DE LA ftEICHSPOST CONTRE LA SERBIE Paris, 29. — On mande de Vienne au Temps : La Reichspost, qui était en relations avec la chancellerie de l'archiduc, oublie sous le titre de «. Sentiment de l'armée » une violente attaque contre, la Serbie où l'attentat de Serajevo est qualifié d'incroyable provocation. MANIFESTATION EN L'HONNEUR DE FRANÇOIS-JOSEPH Vienne, 29. — Lorsque l'empereur s'est rendu de la gare au château, en traversant les rues de Schoenbrunn. où flottaient des drapeaux cravatés de crêpe, la foule nombreuse qui s'était rassemblée ne put s'empêcher de pousser d'enthousiastes vivats en agitant chapeaîix et mouchoirs. François-Joseph fut profondément touché par cette manifestation. Dès l'arrivée de l'empereur au château les dignitaires et les diplomates se présentèrent à nu pour lui apporter leurs condoléances. Le président, de la Chambre des députés, M. Sylvestre, a adressé à M. Sturgh, président du Conseil des ministres, une dépêche dans laquelle il le prie, au nom du bureau de la Chamfre actuellement prorogée, d'être son interprète auprès de l'empereur de lui exprimer la \ive douleur éprouvée par les députés à TocciSion OPINION HONGROISE Paris. 29. — Le Temps publie la dépéche suivante de Budapest : M. Andrassv. chef de l'opposition modérée, a léclaré à un journaliste qu'il est très difficile l'apprécier pour le moment les conséquences Politiques de cet assassinat. Le défunt archiduc ■lait un point d'interrogation pour la Hongrie. Dn ne le connaissait presque pas ici. On igno-vtit ses vues et «es intentions. En ce qui concerne le crime même il faut savoir s'il fut l'œu-/re d'un ou plusieurs individus ou bien l'exécu-ion d'un complot en règle. S'il était établi qu'il v a eu complot il faudrait a air très énergique-nent.A PARIS AU SENAT Paris, 2.9. Au début de la séance du Sénat. vL Viviani déclare que tout le peuple français ,'associe au deuil de la maison d'Autriche et idresse à l'empereur Fran;ois-Joscph, doyen des ■hofs d'F.'Tt. d'Europe, l'hommage de ses con-loléanees émues. M. Dubost s'associe à ces paroles au nom du >énat. (Applaudissements unanimes.) :.ES CONDOLEANCES DU CONSEIL MUNICIPAL Paris, 29. — A l'ouverture de la séance du Conseil municipal, le président M. Mithouard a u le télégramme de condoléances qu'il a adressé au maire de Vienne à l'occasion de l'attentat le Serajevo. LES CONSEQUENCES DE L'ATTENTAT ENVISAGEES PAR LES JOURNAUX Paris, 29. — Les journaux du soir commen-:ent aujourd'hui l'attentat de Serajevo. Le Temps écrit : Pour ceux qui l'ont connu autrement que par des interprétations de presse, a conviction subsiste que François-Ferdinand Dût été un souverain actif avec qui, pour une grande puissance sûre de son but et de ses moyens la collaboration politique n'eût été ni impossible ni inutile. La Liberté, après avoir rendu hommage au courage dont fit preuve l'archiduc héritier, envisagé la queslion au point de vue politique et exprime le souhait que l'archiduc Charles-François-Joseph se rende compte de ce fait que les nationalités de la monarchie ne peuvent pas être soumises à une politique de compression à outrance. Elle souhaite aussi que M. Rerchtold, maintenant qu'il sera plus libre de ses mouvements. montre qu'il n'a aucune propension pour a politique d'aventures. EN ALLEMAGNE BERLIN EN DEUIL Berlin. °9. — On croit qu'il est très probable que l'empereur Guillaume assistera aux funérailles de l'archiduc François-Ferdinand et de la duchesse de Ilohenberg. A Berlin, les édifices publics et de nombreuses maisons particulières ont mis leurs drapeaux en berne. GUILLAUME II AUX FUNERAILLES Berlin, 29. — L'empereur Guillaume se rendra à Vienne' pour assister aux cérémonies des obsèques de l'archiduc héritier: INos dépèches de mardi malin) A SERAJEVO L'ENQUETE Serajevo, 30. — Outre les deux individus auteurs de l'attentat, des personnes suspectes de complicité avec eux ont été arrêtées peu après. L'enquête faite jusqu'ici a démontré que les deux auteurs des attentats étaient des ressortissants du pays, de confession serbe-orthodoxe. Cabri-novilch a avoué avoir été récemment à Belgrade, où il a reçu des bombes en vue d'un attenta t contre l'archiduc. Le deuxième criminel a avoué que depuis son retour de Belgrade, il avait eu le dessein de tuer à coups de feu un personnage haut placé pour venger ainsi la nation serbe d'une prétendue oppression. Pour mettre son attentat à exécution il s'était placé entre deux étudiants connus de lui, qu'il savait n'être pas suspects. Il ne connaissait rien de l'altentat perpclré par Cabrinovitch. 11 aurait été surpris par l'attentat au moyen d'une bom-, be et par suite ne se trouva pas prêt à tirer lorsque l'archiduc passa la première fois devant lui. Les cercles dirigeants sont convaincus que des Bosniaques ne se seraient jamais livrés à pareil attentat, s'ils n'avaient pas été depuis quelque temps, chose bien connue dans la population serbe-orthodoxe loyaliste, l'objet de liés vives excitations venant de l'étranger, excitations qui produisaient surtout leur effet néfaste parmi les jeunes gens socialistes des écoles secondaires de confession serbe-orthodoxe. DEUX BOMBES LANCEES PAR DES INCONNUS Serajevo, 30. — Deux bombes ont été lancées hier sans causer de grands dommages. Une seule personne a été légèrement blessée. Les au leurs de ces attentats i.'ont pu être découverts. On suppose que ce sont des complices des auteurs de l'attentat de dimanche. Le calme le plus complet rèjme maintenant en ville. APPEL AU PEUPLE Serajevo, 30. - Le président de la Diète a adressé au peuple un appel dans lequel il exprime sa ferme conviction que le peuple de Bos-.i;o-Herzégovine se groupera résolument autour lu trône du souverain, qu'il est prêt à faire tous I les sacrifices pour la prospérité et le bonheur de ! ta maison des Habsbourg, qu'il condamne unanimement ce crime horrible, qu'il stigmatise les agitateurs sans scrupule et les vils corrupteurs le jeunes gens sans expérience. Le président lemande au peuple de témoigner son attache- ! ment et sa fidélité inébranlables à la maison ' l'Autriche-Hongrie, d'étouffer dans son germe oute entreprise audacieuse qui pourrait résulter le pareils crimes. Il adjure les parents de protéger leurs enfants contre des agitateurs dénués ie principes qui empoisonnent leurs fils avec des idées anarchistes. A LA MORTUAIRE Serajevo, 30. — Après l'embaumement des corps, l'acte de décès fut, dressé. Les.cercueils . furent ensuite scellés, puis exposés au Konak, dans le salon tendu de noir. I,e défilé ne cessa pas de toute l'après-midi. Vers la soirée, les cercueils furent placés sur un fourgon. Au moment où le cortège s'ébranlait, précédé de plusieurs bataillons d'infanterie et escadrons de cavalerie vingt-quatre coups de canon furent tirés. Le clergé marchait devant le fourgon derrière lequel se pressaient les dignitaires de la maison impériale, les autorités civiles et militaires, les fonctionnaires. Une foule considérable assistait au défilé. Le cortège arriva à la gare à 6 h. 30 du soir. Les cercueils furent embarqués dans le tourgon. Les troupes rendirent les honneurs. Anrès la bénédiction du clergé, le fourgon fut attelé à un Irain spécial qui partit à 7 h. 10, aux sons de l'hymne national autrichien. Les cercueils seront embarqués à Meitkovitcih sur un navire de guerre. MESURES D'ORDRE Serajevo, 30. — A l'occasion de la proclamation de la cour martiale, le commissaire du gouvernement a publié une proclamation prescrivant notamment la fermeture des restaurants a 8 h. et des cafés à 10 h. du soir. Les portes des maisons particulières doivent être également fermées à 8 h. du soir. Il est interdit de stationner dans les rues. DEUX LOCALITES AGITEES Serajevo, 30, — D'après une information du 'journal Neresinie, le président du groupe radical d'opiiosilion serbe Narod, M. Anihanapo Zola, aiirivt été arrêté parce qu'il excitait la population Une infoimatiou de Moslar annonce que les Croates musulmans ont organisé dans cette localité une manifestation, au cours de laquelle des vivats ont été poussés en l'honneur de l'empereur, en même temps que des cris hostiles à ia Serbie. Des désordres assez sérieux se sont produits au cours desquels des fenêtres ont été défoncées. La troupe est intervenue pour rétablir le calme. Des désordres ont également éclaté à Zouba-ric, où des m«ûtof»»*tat:ohs aritiserbes ont eu lieu, mais sans eutr&inor d«§. conséquences gr&- Le calme règne dans tout le reste du pays.- ; EN SERBIE UN ARTICLE DE LA «SAMOUPRAVA » Belgrade. 30. — La Samouprava condamne l'attentat de Serajevo commis par un adolescent o'une mentalité maladive, inconscient de la portée de son acte. L'article se termine par des condoléances envers le souverain et le peuple austro-hongrois. A LA CHAMBRE ROUMAINE Bucarest, 30. — M. Braciano, président du Conseil, exprime sa profonde indignation et' «a douleur de l'attentat de Serajevo. La monarchie voisine perd un homme sur lequel se portaient les légitimes espérances de ce grand empire. Les Roumains ne peuvent pas oublier la cordiale et inaltérable amitié que l'archiduc n'a; cessé de témoigner à la Roumanie et ils conserveront pieusement son souvenir. Le président de la Chambre a déclaré que l'assemblée s'associe aux sentiments de M. Braciano, puis la séance a été levée en signe de deuil. Le Sénat fit une manifestation' semblable. AUTRE CLOCHE Bucarest 30. — Le Congrès de la Ligue roumaine du progrès et de la civilisation a vote une résolution constatant que les persécutions contre les Roumains en territoire hongrois se poursuivirefit, l'an dernier, avec une violence croissante. La Ligue exprime son admiration pour le mépris avec lequel les Roumains de Hongrie accueillent les persécutions et pour l'optimisme: avec lequel ils envisagent l'avenir. PETERSBOURG CONDOLEANCES OFFICIELLES Sl-Pelcrsbourg, 30. — A l'occasion de la mort: de l'archiduc héritier François-Ferdinand et de ia duchesse de Hohenbcrg, l'empereur .Nicolas a télégraphié ses condoléances à l'empereur' François-Joseph. M. Sasonoff a également envoyé une dépêche, de condoléances au nom du gouvernement* russe. EN ALLEMAGNE INQUIETUDES Berlin, 30. — Les journaux commentent longuement les conséquences possibles de la disparition de l'archiduc François-Ferdinand. Les rapports austro-serbes, pour lesquelles ils prévoient une nouvelle période de tension aiguë, leur paraissent surtout inquiétants. Le Berliner Tagcblalt écrit : L'Europe a maintenant à régler l'un des plus grands dangers qui la menacent, le mouvement pan-serbe, qui„ dans l'esprit de ses promoteurs, ne peut se terminer que par une guerre européenne. Quelques organes, tout en reconnaissant l'amitié de l'archiduc pour le ka.ser et ses efforts pour accroître les forces militaires et navales de l'alliée danubienne, témoignent des craintes rétrospectives pour l'efficacité de l'appui que l'Allemagne aurait trouvé en lui. La Gazette de l'Allemagne du Nord estime que le puissant et vénérable édifice de la monarchie austro-hongroise ne sera pas ébranlé1 par ce crime. LES DOULEURS D'UN REGNE Du Malin: 184S. — A la suite de l'assassinat, à Vienne, du ministre de la guerre, le comte Latour, l'empereur d'Autriche, Ferdinand 1er. fuit devant ta révolution triomphante. Le 2 décembre, à 01-mutz, il abdique en faveur de son neveu, François-Joseph, un jeune homme de dix-huit ans. J853. — Un jour où le jeune empereur se promène sur les glacis de Vienne, un individu s'élance sur lui et lui porte un coup de couteau à la nuque. Il échappe à cet attentat. 1S59. — Ses armées sont battues par les troupes françaises et italiennes, à Palestro, à Magenta, à Solférino. Le 11 juillet, le traité de Zurich lui eniève la Lombardie. 18G6. — Sadowa. Dix-huit mille morts, deux mille prisonniers. Cent soixante canons pris. L'empereur François-Joseph abandonne ses droits sur les duchés de l'Elbe, reconnaît son exclusion de la Confédération germanique. La suprématie allemande passe au roi de Prusse. La même année, il lui faut céder aux revendications it aliennes et abandonner, après la Lombardie, la Vénétie. « Les deux riantes provinces qui forment aujourd'hui les joyaux de l'Italie», selon les expressions de François-Joseph lui-même, ont définitivement'échappé à la domination autrichienne.1SG7. — L'archiduc Maximilien, frère de François-Joseph et empereur du Mexique, est fait prisonnier par les troupes de Juarcz, soulevées contre lui, condamné à mort et fusillé à Que-retaro.1889. — Le fils unique de l'empereur, l'archiduc héritier Rodolphe, populaire à travers tout l'empire, meurt brusquement dans la tragédie mystérieuse de Meyerling. 1S9S. — C'est le tour de.l'épouse. L'impératrice Elisabeth est assassinée à Genève. Î914. — L'archiduc héritier François-Ferdinand, neveu de l'empereur, et son épouse morganatique, la duchesse de Hohenberg, sont assassinés à Serajevo. INFORMATIONS LA CHASSE ET LA TENDERIE Le Moniteur publie les arrêtés royaux relatifs à l'ouverture de la chasse au gibier d'eau et de ia tenderie aux ortolans. Le premier de ces arrêtés dit que : « La chasse à tir au gibier d'eau sur les bords de la mer, dans les marais, ainsi que sur les fleuves et rivières, <§t permise, cette année, dans toutes les provint à partir du 15 juillet, et celle au filet dans les établissements de canardières, à partir du 1er octobre 1914. » Dans le second, il est dit que: «Par dérogation à l'article 1er do l'arrêté royal du 15 août 1906, il est permis, cette année, à partir du 20 juillet inclus, de prendre des ortolans, au moyen de filets, dans les provinces d'Anvers, de Liège et de Limbourg, ainsi que dans les arrondissements de Louvain et de St-Nicolas. » Cette faculté ne pourra être exercée que depuis lever du soleil" jusqu'à 7 heures du matin, par les personnes qui auront, au préalable. prévenu le bourgmestre de la commune sur le territoire de laquelle elles désirent en faire usage et qui seront munies de l'autorisation près- rite par l'article 3 du règlement susmentionné.» La veule, l'achat et le transport des ortolans sont autorisés dans tout le royaume à partir de ia date indiquée. » Une circulaire ministérielle recommande aux agents que la chose concerne, de surveiller d'une façon toute spéciale les personnes qui pratiquent ce genre de tenderie et de verbaliser a charge de cel'os qui, avant le 15 septembre, n'auraient pas relâché immédiatement les oiseaux autres que les ortolans, qui se seraient fait prendre dans les fi'els. Dans cé cas. ces oiseaux doivent être saisis et mis en liberté, s'ils sont encore vivants.Il devra être verbalis' également à charge des tendeurs qui feraient usage d'autres oiseaux que l'ortolan comme arceaux ou appelants. L'Affaire Wilmart (Audience de lundi après-midi) ILES APPOINTEMENTS DE WILMAiRT M. le Président lit un rapport du Conseil d'administration fixant les émoluments du di-: recteur, en 1903, après la cessation de l'entre» prise maritime, à 12,000 francs de fixe. Wilmart explique qu'en plus il touchait 6,000 fr. : pour frais et débours; il considère donc sea. I émoUimeels eûffffis sa cfclttraal & 18,#» tr. j

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This item is a publication of the title Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire belonging to the category Liberale pers, published in Gand from 1856 to 1923.

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