Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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24 February 1915
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s.n. 1915, 24 February. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 17 August 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/rb6vx09h1s/
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Mercredi 24 février 191S iO centimes le numéro 39me année — N° 55 JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : 8 fr. par an ; -4 fr. pour six mois ; tt fr. pour trois mois Pour Vétranger, le port en sus RÉDACTION & ADMINISTRATION : 3, RUE IDE FLANDRE, 3, GAN"D TÉLÉPHONE 665 ANNONCES : Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. Communiqués officiels nous écrit : ■.Les syndicats gantois, bien à tort, poussen F jfnarti ouvrier à se procurer du travail soit er «lande, soit en Angleterre. ■Pourquoi à la misère actuelle y joindre une L plus grande encore? I! Pourquoi ne pas sauvegarder l'avenir en I Kant ces malheureux à trouver du travail dans BFpays, si abandonné déjà, série de cette cheville ouvrière d'autan, et qui reclamera poui "se redresser un énergique secours. Nul n'ignore que la Hollande est surchargée de réfugiés et ne parvient même pas à leur procurer de l'occupation ! Ha plus forte raison ne pourra-t-elle prendre de nouveaux engagements. ■il ne faut pas croire que la Hollande et l'An-Jelerre, où le travail est rare pour leurs propres ïlionaux, iront encore embaucher des ouvriers Klges. ■ La cause est mal fondée et des bruits malveillants circulent au sujet des recrues belges, | que l'autorité allemande tenterait d'incorporer l^ans ses rangs. ■Le secret de la force allemande et du succès dises armes réside dans la ferme volonté de Aaque soldat de vaincre à tout prix. gSj'où leur vient cette belle assurance? De leurs * «rces en eux-mêmes. ■Ces sentiments seraient-ils si admirables, s'ils acceptaient des éléments étrangers? ■Les faits, les vues, les penchants qui sont l'Jme de cette force y opposeraient une énergique résistance, par un sentiment tout naturel ! ■ Ce serait un frein à l'élan de l'armée alle-.. mande. ■ Donc, que tous se rassurent et considèrent cet argument non seulement comme faux, mais ffiomme totalement à rencontre de leurs visées.» » • SÉle Chef du Gouvernement Civil nous faii g.savoir pour publication. ■L. AVIS Gand, 21 février 1915. ■La commune de Grembergen sur le territoire de laquelle on a coupé des fils télégraphiques Conduisant le long du chemin de fer, et employés par le commandement de l'armée, a été punie d'une amende de 4000 marks. Baron von keudell. * » AVIS Gand, 21 février 1915. ■ La commune de Strypen sur le territoire de laquelle en enlevant des vis des rails un attentat | a été commis contre le chemin de fer, et où un Ijoldat allemand qui montait la garde dans les fcvirons a été blessé au pied par un coup de fusil a été punie d'une amende du montant de jjO.OOO marks. ' : La punition est extraordinairement peu élevée, Jn rapport avec la faute commise, ceci pareeque la commune n'est pas à mesure de payer plus. Baron von keudell. ■ — Une nouvelle lettre Monsieur le Directeur, j'ai lu dans votre estimable journal de mercredi dernier, au sujet de la Garde-civique, la lettré de Mr X., où, malgré un tas de rétractations, il parvient fort mal à cacher son désir réel. Votre honorable correspondant constate que la police gantoise ne suffit pour arrêter le zèle intempestif de MM. les cambrioleurs et tutti quanti, et il voudrait la voir renforcée. Mais, puisque la généralité de la populatio.i souffre ou peut souffrir de cet état de choses, pourquoi cette généralité même n'aide-t-elle pas à y porter remède, et n'arrive-t-on à la création d'une police auxiliaire de civils (et non de ci-devant gardes-civiques exclusivement)? Pour le recrutement de cette dernière, on pourrait d'abord faire appel à la bonne volonté de nos concitoyens, et j'espère que tous ceux qui, comme Mr X., trouvent une nécessité à renforcer la police municipale, sans que cela coûte un centime à la Ville, s'empresseront de se faire inscrire en tête de la liste : ils feront oeuvre utile et montreront qu'ils osent supporter une charge, que bien souve,.; l'on tâche de faire endosser trop obligeamment par autrui. Il est à craindre cependant qu'un nombre suffisant d'amateurs aux tournées nocturnes et... pro Deo, se fera attendre; il y aurait lieu d'y suppléer en faisant faire la .ronde de nuit, dans son quartier respectif, à tour de rôle, par tout homme valide de 20 à 50 ans. Il serait même plus juste que le système des aides volontaires ne soit pas appliqué, et que, du coup, on s'attache à la constitution de rondes de nuit, comme indiqué en dernier lieu. De cette façon, une charge qui incombe à TOUS les citoyens indistinctement sera supportée par TOUS, et cela n'est qu'équitable et juste. Personne, à mon avis, ne se ... ...rahiffiera. 13'ailleurs- ce genre de système- est en vigueur, si mes renseignemenés sont exacts, dans certains de nos faubourgs immédiats, et reçoit l'approbation générale des habitants.D'autre part, je demanderai à votre collaborateur de ne pas comparer la situation de la garde-civique de Liège à celle de Gand : la première est restée dans sa ville; et l'autre en est partie, mais ne revint pas R.I.P. J'espère que ces lignes contribueront à en venir — mieux vaut tard que jamais — à une conception saine des états de choses actuels et à une répartition générale — ét du fait logique — des charges qu'ils entraînent. Si, par malheur, il y avait des obstacles à constituer la police auxiliaire civile, qu'on en vienne alors à renforcer notre police municipale par des agents temporaires rémunérés. De la sorte, on viendra en aide à quelques ■ malheureux sans travail, et tout en assurant la sécurité publique on aura fait oeuvre humanitaire. Quant aux contribuables... ils feront tout de même la grimace quand la note payer leur sera présentée à fin de compte, et pour les quelques francs de plus que la rémunération des agents de nuits temporaires jura coûtés, ils ne délieront pas moins leur bourse. car ils se souviendront qu'ils ont pu, tout u:i hiver durant, et pour les temps que nous traversons, dormir sur les deux oreilles et s'adonner à des rêves dorés. Recevez, Monsieur le Directeur, l'expression de la parfaite considération de Votre lecteur, Rew. ÉCHOS Un nouveau journal Le nouveau journal « De Vlaamsche Post » a fait son apparition. Dans son .manifeste nous trouvons au 5° ; « C'est notre but de tenir en éveil le sentiment flamand, car de quelque façon que la guerre décide de notre sort en Europe, notre but reste toujours le même : La Flandre au-dessus de tout et Flamand en Flandre ». On sait que plusieurs personnalités en vue du monde flamingant, appartenant tant au parti catholique qu'au parti libéral, ont fait connaître qu'elles n'avaient nulle accointance avec la nouvelle fenille. Par contre nous trouvons dans celle-ci de la prose de Stijn Streuvels. L'épave de TEmden D'après les journaux australiens, le gouvernement fédéral a décidé de faire sauter l'épave de l'« Emden » qui échoua près de North-Keeling, sur les îles des Coços. Les canons, les ancres et tout le matériel transportable sera envoyé à la capitale de l'Australie, pour figurer dans un monument à ériger, en souvenir du combat entre le « Sydney » et I'« Emden ». L'agence Reuter Samedi a eu lieu à Londres une solennité pour fêter le cinquantenaire de l'agence Reuter. Cette agence télégraphiquejut fondée par Jules Reuter de Cassei, un homme peu riche, mais aux idées audacieuses. Pour « entendre » par les yeux!... Du Times ; Le professeur E. Fournierd'Albe, de Lahore, connu par ses curieux travaux sut la lumière et à qui ont devait déjà l'optophone qui permet « d'entendre la lumière », vient d'inventeur un phonoscope permettant aux sourds de distinguer les sons, d'entendre un discours, de percevoir la musique par le moyen des yeux. M. Fournier d'Albe est professeur de physique à l'Université de Punjab (Hindoustan). AVIS Les personnes qui désirent se charger de la vente du JOURNAL DE GAND soit à Gand, soit dans d'autres localités du pays, sont invitées à se présenter au bureau du Journal, rue de Flandre, 3, ENTRE 8 et 10 HEUHES du matin. LA GUERRE Sur le front occidental Bulletin officiel allemand affiché à Gand Grand quartier général, 21 févr. — A la hauteur de Nieuport, un navire ennemi, probablement un poseur de mines, a été coulé. Sur la chaussée de Gheluvelt-Ypres, nous avons pris une tranchée; nous avons fait des prisonniers. Près de Combres, nous avons repoussé trois attaques françaises, avec de grandes pertes pour l'ennemi; 2 officiers et 125 soldats ont été faits prisonniers. Dans les Vosges, au sud-est" de Supzern. nous avons enlevé plusieurs positions. Communiqués officiels allemands Grand quartier général, 20 févr. — En Champagne, au nord de Perthes et au nord de Lesmenils, les Français ont attaqué hier avec des forces importantes Toutes leurs tentatives de percer notre front ont échoué. A quelques parties du front l'ennemi esi parvenu jusque dans nos tranchées avancées le combat y dure encore. Partout ailleurs, i fut repoussé avec des pertes sévères. Au nord de Verdun, une attaque française fut repoussée. Près de Combres, après une violente pré paration par leur artillerie, les Français on recommencé leurs attaques. Les combats du rent encore. Dans les Vosgeâ, nous avons pris une po sition principale ennemie sur la hauteur i l'ouest de Supzem, sur une largeur de 2 kilo mètres, et à l'ouest de Munster, nous avons pris d'assaut le Reichsackerkopf. Metzeral et Sondernach furent occupés pai nous. Communiqués officiels français Paris, 18 février, 11 h. — Entre la mer e l'Aisne, combats d'artillerie. En Champagne, l'ennemi fit deux violentes contre-attaques sur tout le front de la régior de Souain, Perthes et Beau-Séjour, la première durant la nuit, la seconde au matin. Paris, 19 février, 3 h. (Reuter). — Dans la vallée de l'Aisne et dans le secteur de Rheims, violents combats d'artillerie. La réserve « D'après un avis officiel du général Joffre en reconnaissance du courage et des services rendus par les troupes de réserve, le moi « réserve » par lequel ces troupes étaient désignées. disparaîtra. Ces troupes seront dorénavant seulement caractérisées par le numéro de leur corps. Un accord franco-allemand On signale de Berne qu'un accord est intervenu entre les gouvernements allemands et français pour l'approvisionnement des contrées occupées par les Allemands. Sur le front oriental Bulletins officiels allemands affichés à Gand Grand quartier général, 21 fév. — Au nord de Ossowicz, au sud-est de Kolno, et entre I Prasnysz et la Vistule le combat continue. Au nord-ouest de Grodno et au sud de la Vistule pas de changements. 22 février 1915. — Une nouvelle victoire sur les Russes près d'Augustow. Plus de 100.000 prisonniers, 165 canons et 200 mitrailleuses. De plus 11 généraux en chef, 33 commandants de divisions et un matériel militaire indescriptible- Communiqué officiel allemand Grand quartier général, 20 fév. — Dans la contrée au nord-ouest de Grodno et au nord de Suchawola pas de changements effectifs. Au sud-est de Kolno l'ennemi fut repoussé dans les retranchement avancés de Lomza. Au sud de Myszyniec et au nord-est de Prasnysz et à l'est de Racionz des combat d'une importance locale. Au sud de la Vistule rien de nouveau. Communiqué officiel autrichien Vienne, 20 fév. — En Pologne russe des combats de plus en plus violents aussi bien entre l'infanterie qu'entre l'artillerie. Des violents combats ont eu lieu autour des positions enlevées aux Russes au sud de Tarnow et sur les bords du Duriajec. Les contre-attaques de l'ennemi furent repoussées à plusieurs reprises. Sur le front des Carpathes la situation générale ne changea pas jusqu'à Wyszkow. On se bat à peu près partout. Dans le sud-est de la Galicie l'ennemi ne put maintenir ses positions très fortifiées au nord de Nadworna. En évitant une dernière attaque décisive, il se retira dans la direction de Stanislau, poursuivi par notre cavalerie. Communiqué officiel russe Pétrograd, 18 févr. (P. T. A.). — Les combats sur le front entre Niemen et Vistule continuèrent le 17. Ils furent les plus violents dans la contrée d'Angustovo et sur les routes de Sierpe à Plonsk. Sur le rive gauche de la Vistule pas de combats.Dans les Carpathes nous avons repoussé une série d'attaques des Autrichiens sur le front de Sidwik à la 6an supérieure. Dans les régions de Koziuwka, Duhla, Seneczow et Wyzkow nous avons entrepris des contre-attaques. En Bukovine nos troupes se sont retirées au-delà du Pruth. La situation On peut résumer la situation militaire sur ce front comme suit: 1" Les troupes russes occupant la Prusse orientale, durent évacuer le pays sous la pression de l armée allemande, considérablement renforcée. Le front s'étend maintenant de Sierpe, au nord de la Vistule, jusque Augus-tovo et le Niemen. Les combats y continuent 2° Sur la rive gauche de la Vistule, l'offen. sive allemande a cessé depuis la bataille de Borzimow. 3° Sur le front des Carpathes, attaques violentes dès Autrichiens depuis Svidik, jusqu'à la San supérieure (affluent de la Vistule), c. à d., dans les régions de Koziuwka, Dukla, Peneczow et Wiskow. Contre-attaques russes. 4" En Bukovine, les troupes russes se retirent devant des forces considérables et attendent vraisemblablement des renforts. Builleton du Journal de Gand 11 H I Le Comte MONTE-CRISTO Ipar ALEXANDRE DUMAS I~ Oui, dit la marquise, sans que ce sou-"ir sanglant amenât la moindre altératior r ses traits; seulement c'était pour des prin-'es diamétralement opposés qu'ils y fussenl •nés tous deux, et la preuve c'est que toute i famille est restée attachée aux princes exi->, tandis que votre père a eu hâte de se ral-|icr au nouveau gouvernement, et qu'après ■ue le citoyen Noirtier a été girondin, le coni-Ie Noirtier est devenu sénateur. ~ Ma mère, ma mère, dit Renée, vous sa-ez qu'il était convenu qu'on ne parlerait plus f ces mauvais souvenirs. Madame, répondit Villefort, je me join-rjl à mademoiselle de Saint-Méran pour vous Mander bien humblement l'oubli du passé. ^ quoi bon récriminer sur des choses dans -squelles la volonté de Dieu même est im-Misante ? Dieu peut changer l'avenir; il ne eut pas même modifier le passé. Ce que nous pouvons, nous autres hommes, c'est, sinon le renier, du moins jeter un voile dessus. Ev bien ! moi, je me suis séparé non-seulerr.eni de l'opinion,mais encore du nom de mon père Mon père a été ou est même peut-êtr'e encore bonapartiste et ■s'appelle Noirtier; moi je suis royaliste et m'appelle de Villefort. Laissez mourir dans le vieux tronc un reste de sève révolutionnaire, et ne voyez, Madame, que le rejeton qui s'écarte de ce tronc, sans pouvoir, et je dirai presque sans vouloir s'en détacher tout à fait. — Bravo, Villefort, dit le marquis, bravo, bien répondu! Moi aussi j'ai toujours prêché à la marquise l'oubli du passé, sans jamais avoir pu l'obtenir d'elle; vous serez plus heureux, je l'espère. — Oui, c'est bien, dit la marquise, oublions le passé, je ne demande pas mieux, et c'est convenu; mais qu'au moins Villefort soit inflexible pour l'avenir. N'oubliez pas, Villefort, que nous avons répondu de vous à Sa Majesté; que Sa Majesté, elle aussi, a bien voulu oublier, à notre recommandation (elle lui fendilla main), comme j'oublie à votre prière. Seulement, s'il vous tombe quelque conspirateur entre les mains, songez qu'on a d'autant plus les yeux sur vous que l'on sait que vous êtes d'une famille qui peut-être est en rapport avec ces conspirateurs. — Hélas! Madame, dit Villefort, ma pro fession et surtout le temps dans lequel nou vivons m'ordonnent d'être sévère. Je le sera J'ai déjà eu quelques accusations politiques soutenir, et, sous ce rapport, j'ai fait me preuves Malheureusement nous ne somme pas au bout. — Vous croyez? dit la marquise. — J'en ai peur. Napoléon à l'île Elbe es bien près de la France; sa orésence, presqu> en vue de nos côtes, entretient l'espérance di ses partisans. Marseille est pleine dofficiers demi solde, qui, tous les jours, sous, un pré texte frivole, cherchent querelle aux royalis tes; de là des duels parmi les gens de classe élevées, de là des assassinats dans le peuple — Oui, dit le comte de Salvieux, vieil am de M. de Saint-Méran et chambellan de M. k comte d'Artois, oui, mais vous savez que 1; Sainte-Alliance le déloge. — Oui, il était question de cela lors de no tre départ de Paris, dit M. de Saint-Méran. E où l'envoie-t-on? — A Sainte-Hélène. — A Sainte-Hélène! Qu'est-ce que cela ' demanda la marquise. — Une île située à deux mille lieues d'ici au delà de l'équateur, répondit le comte. — A la bonne heure! Comme le dit Ville fort, c'est une grande folie que d'avoir laisse un pareil homme entre la Corse, où il est né entre Naples, où règne encore son beau-frère i ■ —^——■— s et en face de cette Italie dont il voulait faire un royaume à son fils, à — Malheureusement, dit Villefort, nous s avons les traités de 1814, et l'on ne peut tou-s cher à Napoléon sans manquer à ces traités. —Eh bien ! on y manquera, dit M. de Salvieux. Y a-t-il regardé de si près, lui, lorsqu'il t s'est agi de faire fusiller le malheureux duc d'Enghien? — Oui, dit la marquise, c'est convenu, la Sainte-Alliance débarrasse l'Europe de Napoléon, et Villefort débarrasse Mareille de se. partisans. Le roi règne ou ne règne pas ; s'il s règne, son gouvernement doit être fort et ses agents inflexibles; c'est le moyen de préveni'-i le mal. — Malheureusement, Madame, dit en sou-i riant Villefort, un substitut du procureur du roi arrive toujours quand le mal est fait. — Alors, c'est à lui de le réparer. 1 — Je pourrais vous dire encore, Madame, que nous ne réparons pas le mal, mais que nous le vengeons; voilà tout. — Oh! monsieur de Villefort, dit une ,---ne et jolie personne, fille du comte dé Salvieux et amie de mademoiselle de Saint-Méran, tâchez donc d'avoir un beau procès tandis que nous serons à Marseille. Je n'ai jamais vu une cour d'assises, et l'on dit que c'est forl curieux. — Fort curieux, en effet Mademoiselle, i!t le substitut; car au lieu d'une tragédie factice, c'est un drame véritable; au lieu de douleurs jouées, ce sont des douleurs réelles. Cet homme qu'on voit là, au lieu, la toile baissée, de rentrer chez lui, de souper en famille et de se coucher tranquillement pour recommencer le lendemain, rentre dans la prison où il trouve le bourreau. Vous voyez bien que pour les personnes nerveuses qui cherchent les émotions, il n'y a pas de spectacle qui vaille celui-là. Soyez tranquille, Mademoiselle, si la circc .-stance se présente, je vous le procurerai. — Il nous fait frissonner... et il rit! dit Renée toute pâlissante. — Que voulez-vous... c'est un duel... J'ai déjà requis cinq ou six fois la peine de mort contre des accusés politiques ou autres... Eh bien ! qui sait combien de poignards à cette heure s'aiguisent dans l'ombre, ou sont déjà dirigés contre moi! —Oh ! mon Dieu ! dit Renée en s'assombris-sant de plus en plus, parlez-vous donc sérieu sement, monsieur de Villefort? — On ne peut plus sérieusement. Mademoiselle, reprit le jeune magistrat le sourire sur les lèvres. Et avec ces beaux procès que désire Mademoiselle pour satisfaire sa curiosité, et que je désire, moi, pour satisfaire mon ambition, la situation ne fera que s'aggraver. Tous ces soldats de Napoléon, habitués à aller en aveugles à l'ennemi croyez-vous qu'ils ré-

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This item is a publication of the title Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire belonging to the category Liberale pers, published in Gand from 1856 to 1923.

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