Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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22 February 1915
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s.n. 1915, 22 February. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 27 May 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/4j09w0d60h/
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Lundi TA février 1913 iO centimes le numéro 59me année ■ m JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : 8 fr. par an ; 4 fr. pour six mois ; S fr. pour trois mois Pour l'étranger, le port en sus REDACTION & ADMINISTRATION : 3, .RTTlLi UE "FJ-i-A. £si i_.iR.JE, 3, GaNL TÉLÉPHONE 665 —ffl——IM—HBU'—HMtM—— ANNO N.C E S : Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. Le canon de 75 Le « Temps » de Paris ayant cité une note I ju colonel Lambert, attribuant la création di I canon de 75 au commandant Sainte Clair* ■ Deville, le lieutenant-colonel Déport, en re K lrajte, proteste en ces termes dans les colon Bues du journal parisien: I «C'est à moi, écrit-il, qu'a été confiée, pai I le général Mathieu, l'étude de ce matériel, pai I sa réponse du 2 juillet 1892 à ma lettre du ■ |0 mai 1892, étude demandée en vain au> ■ capitaines Baquet et Sainte-Claire Deviile, de ■ la fonderie de Bourges. » Cette étude a abouti au matériel que j'ai ■ créé à l'atelier de Puteaux en 1894 qui, pat ■ Ses propriétés et données pricipales, n'est au-I tre que le matériel de 75 aujourd'hui régie- ■ mentaire. » En effet, après mon départ de Puteaux, I le capitaine Sainte-Claire Deviile a conservé ■ absolument toutes les caractéristiques du ma-I tériel que j'avais établi et avec les mêmes ■ dispositions, si l'on excepte les petites innova- ■ tions de détail citées par le colonel Lambert et I qui relèvent de la mise au point, et si l'on ex- ■ cepte surtout la modification apportée à l'or- ■ ganisation intérieure du frein, qui, je le re- ■ connais, donne droit au capitaine Sainte-Claire ■ Deviile à une part de paternité dans ma créa- ■ tion. » Mais c'est toujours mon canon avec sa ■ culasse à vis excentrique, sa longueur anor- ■ maie de 36 calibres et ses trois paires de ga-I lets de guidage si caractéristiques, permettant ■ au canon de prendre un recul de lm40 sur sa ■ glissière, avec le plan incliné sur lequel il re- ■ pose sur cette glissière; c'est le même affût ■ avec sa courte glissière-frein, ses chemins de ■ roulement, son plan incliné avec le coulisse-I ment du corps d'affût sur l'essieu, son dou-B ble mécanisme de pointage en. hauteur et son ■ berceau permettant aux deux servants poin-I teurs de donner séparément et simultanément ■ l'iitglé de site et la hausse, avec son frein de I route servant pour le tir par l'opération de l'abatage, avec le tracé de sa bêche de crosse, avec enfin son système général de construction.» Le capitaine Sainte-Claire Deviile n'a augmenté ni la puissance du matériel, ni sa rapidité de tir, ni sa stabilité, si sa mobilité, ni sa justesse, et il n'a rien changé à sa manœuvre, ni aux fonctions caractéristiques des servants. » ÉCHOS Mort du Capitaine Erdmann Le capitaine Erdmann, commandant du « Blûcher » qui coula lors du combat naval d'HelgoIand, vient de décéder à l'hôpital d'Edim-j bourg de suite d'une pleurésie. Plus de pain rassis I Un chimiste d'Amsterdam, M. Katz, qui vient de se livrer à une étude très complète des | causes qui amènent le dessèchement du pain et en ; 'ont ce qu'on appelle le pain rassis, fait entrevoir la possibilité prochaine de conserver j indéfiniment le pain sans qu'il subisse cette | désagréable transformation. M. Katz a observé que les température élevées conservaient au pain sa structure pn mière et son pouvoir de gonflement, tandis qu la température normale il n'en est pas du toi aussi. Si dans une boîte close maintenue à température ordinaire vous enfermez du pa frais, celui-ci devient rassis au bout de 24 heun de séjour. Enfermez le même pain dans une boîte à t ou 70° et la mie restera parfaitement fraîche i gardera toute sa saveur première. Dans une série d'expériences continuées pei dant 48 heures voici le processus observé pi M. Katz : A 7° le pain est tout à fait rassis, 17° rassis, à 30° moitié rassis, à 50° il se coi serve presque tout à fait et entre 60° et 92° reste absolument frais. Chose remarquable les températures tre basses ont une action analogue aux tempén tures élevées. Tandis qu'à 0° le pain est rassis et à 2° soi zéro encore davantage, il l'est bien moins à ( et à 8° il ne l'est plus qu'à moitié. A la température de l'air liquide la conserv; tion est absolument parfaite. Les expériences de M. Katz ont été répétée un grand nombre de fois et contrôlées par de gens non prévenus qui en ont toujours confirm les résultats. Va-t-on pouvoir manger désormais toujout du pain frais ? C'est possible puisque les températures qu réclame la conservation du pain seront faciles obtenir chez les boulangers et que même che soi ; une boîte réfrigérante permettrait de cor server le pain duns un remarquable état de fra cheur. LA GUERRE Sur ie front occidental Bulletin officiel allemand affiché à Gand Grand quartier général, 19 fév. — En Charr pagne de nouvelles attaques françaises or complètement échoué. Les quelques tranchées tombées aux mains d l'ennemi le 16 février sur la route d'Arras à Lill ont été reprises. A l'est de Verdun l'attaque française fi repoussée. Dans les Vosges la hauteur au sud de Luss a été prise d'assaut. Communiqué officiel allemand Grand quartier général, 18 fév. — Le attaques ennemie d'hier ont continué san résultat. Sur la chaussée d'Arras à Lille le combe continue pour une petite partie de nos tranchée dans laquelle l'ennemi s'est installé. Le nombre de prisonniers faits au nord d Reims a encore augmenté. Les Français ont eu ici de pertes sanglantes Ils abandonnèrent l'idée de nouvelles attaques En Champagne, au nord de Perthes on se b£ encore. A l'est de Perthes les Français ont été repous sés avec de fortes pertes. Le nombre de prisonniers annoncé hier augmenté de 11 officiers et 785 soldats. Les attaques contre nos positions près d Bourenilles-tSanquois (à l'est de la forêt de l'Ar gonne) et à l'est de Verdun ont échoué complè tement. ——————a-' —i :s La hauteur 365 prise par nous le 13 février e le village de Narroy (au nord de Pontà Mousson 'à ont été évacués par nous, après destructio tt complète de tous les retranchements français a L'ennemi n'a fait aucun essai de reprendre c n village par la force des armes. :s A part cela, rien de nouveau. 0 Communiqué officiel français Paris, 18 février (Reuter). — Malgré un fe violent, les aviateurs qui ont jeté des bombe 1 surOstende etGhistelles sont revenus indemnes L'artillerie belge a bombardé avec résultat de détachements et des abris allemands. a il Sur te front oriental IS i- Bulletin officiel allemand affiché à Gand Grand quartier général, 19 fév. — Tauragge: ■„ a été pris par nous. Le combat de poursuite a nord-ouest de Grodno et au sud de Suchawol ( est près de sa fin. Au nord-ouest de Kolno on se bat encore. Au sud de Myszygnic plusieurs hameaux on été pris. g A l'est de Racionz des rencontres de peu d'im portance. Au sud de la Vistule, rien de nouveau. Communiqué officiel autrichien à Vienne, 18 févr. — Sur le front des Carpa z thes de Dukla jusqu'à Wyskow la situation n i- changea pas. - Hier on s'est battu pourtant avec acharnement Les nombreuses attaques russes contre le •< positions austro-allemandes furent repoussée avec de lourdes pertes pour l'ennemi ; nou avons fait 320 prisonniers. Par la prise de Kolomea nous avonsenlevéau: Russes une position importante dans l'est de 1; Galicie au sud du Dniesh. De la direction de Stanislau l'ennemi a amen des renforts pour de nouveaux combats au non t de Nadworna et au nord-ouest des Kolomea, qu durent encore. e En Bukowine l'ennemi a été obligé à passe e le Pruth. Chernowitz fut pris hier par nos troupes. Le: I Russes se sont retirés dans la direction di Nowasfelica. g En Pologne Russe et en Galicie occidentali des combats d'artillerie et des escarmouches. L'Empereur à Berlin s s L'Empereur est revenu, pour un court séjour à Berlin. t _ S e En Hollande L'échange de prisonniers invalides Le paquebot Mecklenburg est arrivé mardi t à 4 h. 30, à Flessingue, ayant à bord un officie et 93 soldats allemands, prisonniers blessés. Oi - fit descendre d'abord les autres passagers, pui: les Allemands fuient débarqués à leur tour i Nombre d'entr'eux turent installés sur des civiè res, au quai, jusqu'au moment où tous se trou î vèrent dans le train-ambulancier, préparé à leui - intention. De ce train étaient descendus les blessé; anglais venant d'Allemagne, et l'on vit les sol- t dats des deux pays, du moins ceux connaissant | ) un peu les langues, s'approcher et s'adresser la i parole. Nombre sont amputés d'une jambe, . d'un pied, d'un ou deux bras, d'une main; parmi s les Anglais il y a six aveugles, un aveugle parmi les Allemands. A 7 h. 30, on embarqua les anglais sur le paquebot, qui les emportera mercredi vers l'Angleterre. Le train de blessés Allemands est 1 arrivé, mercredi matin, à 6 heures, à Oldenzaal. En Mer s , Les sous-marins Paris, 17 fév. — D'après un communiqué . officiel le navire français « Ville de Paris » découvrit pendant son voyage de Cherbourg à Dunkerque au nord du phare de Barfleur un sous-marin allemand. Le navire essaya de s'échapper mais en vain. L'équipage reçut l'ordre de quitter le navire endéans les 10 minutes. Le navire fut coulé par des bombes déposées dans les cales. Le sous-marin disparut en plongeant. Amsterdam, 17 févr. — La Société « Zee-land » et la Batavialinie ont décidé de suspendre momentanément leurs services réguliers. La « Holland-Amerika lijn » a fait savoir que ses navires en destination d'Amérique, du Mexique et de Cuba prendront la route par la Manche. Sur ie front anglo-turc En Mésopotamie Bagdad, 18 fév. — Un détachement de cava-5 lerie turque de 138 soldats, rencontra près de 5 Schabich environ 200 cavaliers environs, qu; > durent prendre la fuite après avoir eu de pertes importantes. £ Les Turcs se sont approchés le 15 février de 1 Kourna et sont arrivé jusqu'au port des canonnières anglaises. Ces dernières se sont retirées. J Les Turcs ont pris 2 canons et des munitions. 1 Leurs pertes ne furent que de 3 morts et quel-' ques blessés. Les Anglais se retirèrent dernière les retranchements de Kourna. ■ Sur le front russo-turc Dans le Caucase : Constantinople, 18 février. — D'après les dépêches du front du Caucase la nouvelle offensive se poursuit d'une manière satisfaisante. On croit qu'une retraite générale russe est à attendre sous peu. 11 y a un manque de vivres et de munitions. Les renforts russes qui étaient destinés pour ■ le front de Caucase ont été envoyés vers le front en Pologne. Le commandement de l'armée au Caucase s'efforce de diminuer autant que possible la largeur du front. La flotte turque a bombardé les port au sud de Batoum, et spécialement Makriali et Gonia. En Albanie Incursion albanaise Le « Secolo » apprend de Nich que la nouvelle incursion albanaise près de Pressend fait une impression profonde dans tous les milieux serbes. L'opinion publique est très montée. En Bulgarie L'attentat Le service de sûreté a promis 20,000 fr. pour celui qui découvrira les malfaiteurs. Tous les bâtiments militaires et publics sont gardés. Au Monténégro Bombardement d'Antivari Lors du bombardement d'Antivari par les Autrichiens, les magasins de provisions de la Société Antivari, remplis pour les besoins de la flotte français, furent bombardés. Un voilier monténégrin fut également atteint. En Egypte Le canal de Suez Amsterdam, 17 février. — Le « Staatscou-rant » porte à la connaissance du public que la navigation par le canal de Suez est redevenue normale. En Turquie L'Incident gréco-turc Constantinople, 17 févr. (Wolff). — L'incident gréco-turc est arrangé définitivement. Le préfet de police a fait une visite chez le délégué grec et lui a exprimé ses regrets au sujet de ce qui est arrivé. Demain une communication officielle sera publiée.. \\?ii , \\5tî Notes de la journée Gand, le samedi 29 février 1915. Les Gantois auront pu lire, non sans étonne-ment, dans une feuille hollandaise, une correspondance insinuant que notre population, tout comme dans la Rome antique, ne se préoccupait plus que de deux choses : « panem et circenses ». Pourvu qu'ils aient à manger et qu'ils puissent se rendre au concert ou au cinéma, nos concitoyens ne demanderaient rien de plus I Ce correspondant — s'il est gantois — paraît être un joyeux loustic. Sans compter que la plupart des ouvriers qui ne travaillent pas sont des chômeurs forcés, et que les industriels, de même que la ville, font tous leurs efforts pour leur procurer de la besogne et du pain, il n'est pas si exact que cela de dire que les quelques cinémas ouverts font florès, ni que leurs assidus soient exclusivement à rechercher parmi l'élément urbain et travailleur, qui est le fond de leur clientèle habituelle. Quant aux concerts, nul n'ignore qu'ils ont été organisés, non tant à titre de réjouissance que dans un but de solidarité vis-à-vis d'une catégorie très intéressante de salariés que les événements actuels avaient privés de leur gagne-pain. Qu'après cela, on ait veillé à donner à ces auaitions un caractère aussi artistique que possible, ce n'est que tout naturel I Après tout, l'article en question paraît surtout s'inspirer de préoccupations purement politiques. • • « On nous demande quel est le coût, présentement, d'un voyage à Bruxelles par chemin de ter — car on aoanaonne de plus on plus la voie du tramway vicinal, à raison des inconvénients qu'il offre et que nous avons signalés. Feuilleton du Journal de Gand 9 Le Comte DE Monte-Cristc PAR ALEXANDRE DUMAS Dantès devina la pensée de son père et ; répondit par un sourire plein d'amour. Mercé •lès commença de regarder l'heure au coucoi te 'a salle et fit un petit signe à Edmond. Il y avait autour de la table cette hilarité bruyante et cette liberté individuelle qui ac compagnent, chez les gens de condition infé Heure, la fin des repas. Ceux qui étaient mé Mntents de leur place s'étaient levés de table et avaient été chercher d'autres voisins. Tou 'e monde commençait à parler à la fois, et per ^nne ne s'occupait de répondre à ce que sot '"•erlocuteur lui disait, mais seulement à se: Propres pensées. La pâleur de Fernand était presque passée Sllr les joues de Danglars; quant à Fernan; 'ui-mème, il ne vivait plus et semblait un dam né dans le lac de feu. Un des premiers, i sétait levé et se promenait de long en large dans la salle, essayant d'isoler son oreille e bruit des chansons et du choc des verres. Caderousse s'approcha de lui au mome: où Df-nglars, qu'il semblait fuir, venait de rejoindre dans un angle de la salle. — En vérité, dit Caderousse, à qui les bo I nés façons de Dantès et surtout le bon vin c père Pamphile avaient enlevé tous les reste de la haine dont le bonheur inattendu de Dai tès avait jeté les germes dans son âme, en v rité, Dantès est un gentil garçon; et quand le vois assis près de sa fiancée, je me dis qi , c'eût été dommage de lui faire la mauvais plaisanterie que vous complotiez hier. — Aussi, dit Danglars, tu as vu que chose n'a pas eu de suite; ce pauvre M. 1-e nand était si bouleversé qu'il m'avait fait d la peine d'abord; mais du moment qu'il en pris son parti, au point de s'être fait le pri mier garçon de noces de son rival, il n'y plus rien à dire. Caderousse regarda Fernand, il était livide — Le sacrifice est d'autant plus grand.coi tinua Danglars, qu'en vérité la fille est belle 1 Peste! l'heureux coquin que mon futur cap ' taine; je voudrais m'appeler Dantès douz heures seulement. ; — Partons-nous? demanda la douce voi 1 de Mercédès; voici deux heures qui sonnen et l'on nous attend à deux heures un quart, i — Oui, oui, partons! dit Dantès en se le vant vivement. u — Partons! répétèrent en chœur tous les convives. rt Au même instant, Danglars, qui ne perdaii 'e pas de vue Fernand assis sur le rebord de la fenêtre, le vit ouvrir des yeux hagards, se lever comme par un mouvement convulsif, et u retomber assis sur i'appui de cette croisée; s presque au même instant un bruit sourd retentit dans l'escalier; le retentissement d'un pas pesant, une rumeur confuse de voix mêiées à e un cliquetis d'armes couvrirent les exclama-e tions des convives, si bruyantes qu'elles fus-6 sent, et attirèrent l'attention générale, qui se manifesta à l'instant même par un silence in- a quiet. Le bruit s'approcha : trois coups retentirent dans le panneau de la porte; chacun regarda son voisin d'un air étonné. — Au nom de la loi! cria une voix vibran- a te, à laquelle aucune voix ne répondit. Aussitôt la porte s'ouvrit, et un commissai-re, ceint de son écharpe, entra dans la salle, suivi de quatre soldats armés, conduits^ par un caporal. e L'inquiétude fit place à la terreur. •— Qu'y a-t-il? demanda l'armateur en s'a-x vançant au-devant du commissaire, qu'il connaissait; bien certainement Monsieur, il y a méprise. — S'il y a méprise, monsieur Morrel, répondit le commissaire, croyez que la méprise sera promptement réparée; en attendant, suis porteur d'un mandat d'arrêt; et quoiq ce soit avec regret que je remplis ma missic il ne faut pas moins que je la remplisse : quel de vous, Messieurs, est Edmond Dantè I ous les regards se tournèrent vers le jeu homme, qui, fort ému mais conservant sa gnieé, fit un pas en avant et dit ; — C'est moi, Monsieur, que me voule vous? — Edmond Dantès, reprit ie commissaii au nom de la loi, je vous arrête ! — Vous m'arrêtez! dit Edmond avec u légère pâleur, mais pourquoi m'arrêtez-vou: Je l'ignore, Monsieur, mais votre pr mier interrogatoire vous l'apprendra. M. Morrel comprit qu'il n'y avait rien faire contre l'inflexibilité de la situation ; i commissaire ceint de son écharpe n'est pl un homme, c'est la statue de la loi, froid sourde, muette. Le vieillard, au contraire, se précipita ve l'officier : il y a des choses que le coeur d' père ou d'une" mère ne comprendront jama II pria et supplia : larmes et prières ne po vaient rien; cependant son désespoir était grand, que le commissaire en fut touché. — Monsieur, dit-il, tranquillisez-vous ;pet être votre fils a-t-il négligé quelque formai de douane ou de santé, et, selon toute proh bilité, lorsqu'on aura reçu de lui les rense ;e gnements qu'on désire en tirer, il sera remis Je en liberté. ,n, ■— Ah ça! qu'est-ce que cela signifie? de [e. manda en fronçant le sourcil Caderousse a 3? Danglars, qui jouait la surprise. ne — Le sais-je, moi? dit Danglars; je suis jj_ comme toi : je vois ce qui se passe, je n'y comprends rien, et je reste confondu. :z- Caderousse chercha des yeux Fernand ; ii avait disparu. e, Toute la scène de la veille se représenta alors à son esprit avec une effrayante luci-ie dité. >? On eût dit que la catastrophe venait de tirer e- le voile que l'ivresse de la veille avait jeté entre lui et sa mémoire. à — Oh, oh ! dit-il d'une voix rauque, serait-ce la suite de la plaisanterie dont vous parliez us hier, Danglars? En ce cas, malheur à celui qui e, l'aurait faite, car elle est bien triste. — Pas du tout! s'écria Danglars, tu sais rs bien au contraire que j'ai déchiré le papier, m — Tu ne l'as pas déchiré, dit Caderousse; is. tu l'as jeté dans un coin, voilà tout. u- — Tais-toi, tu n'as rien vu, tu étais ivre, si -— Où est Fernand? demanda Caderousse. — Le sais-je, moi? répondit Danglars,à ses it- , affaires probablement : mais, au lieu de nous té occuper de cela, allons donc porter du secours a- à ces pauvres affligés. :i- En effet, pendant cette conversation, Dantès

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