Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1915, 07 August. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 26 June 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/c824b31h4n/
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Samedi 7 août L9iiT» S? centimes le numéro 39me année - N° 219 JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : M fr, par an ; \ fr. pour six mois ; 3 fr. pour trois mois Pont l'étranger, le port en sus HÉDACTtQN & ADMINISTRATION : G, EU?. F. FLANiRE, 3, v J . ■ M i •TELEPHONE 665 ANNONCES : Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. Avis officiels allemands Bureaux de recensement belg'es de la population Il a été constaté que dans un bureau de la population. les hommes astreints au service militaire « fugitifs » en Hollande n'ont pas été nyés de la liste de la population, ou que des ..hscrvations's'y rapportant n'y ont pas été ins-riies. « Officiellement » les intéressés étaieni Hojc encore domiciliés dans la commune. Les «lents n'ont donc pas accompli le devoir, il fal; être admis qu'elle a agi et ont donc aidé à Immigration. Ils se sont donc rendus coupables. , s communes peuvent également être rendue; rs'ponsables. Car, d'après la loi belge, elles sont obligées a surveiller ceux qui quittent l£ commune et de rectifier en ce sens la liste d'inscription des habitants. Si une commune n'accomplit pas ce devoir, elle peut être admis qu'elle a agi dans l'intention d'aider au recrutement. Il est donc attendu que les communes auront à communiquer, dans les 48 heures,au> recenseurs militaires intéressés, les inscription; et les radiations, conformément aux ordonnai! ces du gouverneur militaire. — —•••— La Bulgarie joue-t-elle ou peut-elle jouer un grand rôle dans la guerre européenne ? Nous publions, à litre documentaire, les appréciations suivantes, qui nous sont adressées pat un Bulgare résidant à Gand. La Bulgarie joue-t-elle ou pei\t-elle jouer ur grand rôle en intervenant dans la guerre euro péenne ? C'est la question que nous allons examiner. En apparence, le peuple bulgare qui, avei sescinq millions d'habitants, ne forme pas encort tout entier un quart du nombre dîss soldat; participant actuellement aux combats, ne peu aspirer à aucun rôle important dans cette guerre gigantesque. Mais quand on examine la carte des Balkans, oli voit que la Bulgarie a pout voisines d'une part la Turquie, d'autre part U Serbie, qu'au sud elle est bornée par la Grèce ît au nord par la Roumanie, et que ces voisin; sonUavorables les uns à la Triple Entente, le; antres aux puissances centrales, et comme 1; Bulgarie se trouve au milieu de ces pays, -or peut comprendre l'importance que les sympathies actives du petit peuple bulgare ont pout l'une et l'autre parties belligérantes. Examinons d'abord ce que vaut le concours de la Bulgarie pour la Duplice. L'intervention de la Bulgarie en faveur de; puissances centrales, dans la situation où nou; nous trouvons aujourd'hui,n'aurait pas unegrande influence sur les événements. Il en serait autrement si la Roumanie attaquait l'Autriche-Hongrie ou bien si la Grèce entrait en guerre ivec la Turquie. La neutralité bulgare est plus précieuse actuellement pour les puissances centrales que son intervention, puisquè c'est h Bulgarie qui maintient la paix dans les Balkans. 3aix avantageuse à l'Autriche-Hongrie et i 'Allemagne. Combien de fois, tout le monde le sait, a Roumanie n'a-t-elle pas voulu attaquei 'Autriche-Hongrie pour conquérir les provinces le Transylvanie et de Bucovine; combien l'efforts n'a-t-elle pas faits auprès de la Triple intente pour s'assurer la neutralité bulgare en lareille éventualité ? Chaque fois, elle n'a rien isé faire, sachant que derrière elle se trouve un leuple avec qui .elle a de gros comptes à égler. Le même cas s'est produit avec la irèce. Combien de fois celle-ci n'excusa-t-elle tas son inaction en invoquant « le danger mlgare » (comme s'exprima le roi Constantin) quand son intervention était sollicitée ? Et lorsqu'au mois de décembre 1914 l'armée autrichienne eut battu l'armée serbe et opéra sa marche victorieuse en Serbie, la Grèce fit encore état du « danger bulgare » pour ne pas aider son alliée, la Serbie. « Garantissez nous la neutralité bulgare, dit Venizelos, et dans deux jours nos deux cent mille soldats combattront aux côtés des Serbes ». La Russie et la France ont fait tout leur possible pour déterminer la Bulgarie à la neutralité en cas d'intervention grecque, mais le peuple bulgare leur répondit : « Rendez-nous la Macédoine, rendez-nous Dobroudja, rendez-nous Cavola et Serés, nous resterons neutres pour toujours ». Voilà donc l'importance qu'a la neutralité de la Bulgarie pour les puissances centrales. Elle est assez bien comprise en Autriche-Hongriej mais moins en Allemagne. Voyons maintenant quelle pourrait être l'influence de l'intervention bulgare en faveur de la ; Triple Entente et comment cette intervention pourrait se produire. La Bulgarie pourrait agir au profit de la Triple Entente de deux façons : en déclarant la guerre à la Turquie ou en marchant contre l'Autriche-Hongrie par le territoire serbe. Le premier cas est le plus important, le plus discuté, le plus probable actuellement ; c'est pourquoi nous ne nous occuperons que de celui-là. Le service que la Bulgarie pourrait rendre aux Alliés, en intervenant contre la Turquie, serait incomparableet faciliterait grandement leur tâche. N'est-il pas vrai que par l'ouverture des Dardanelles la Russie obtiendrait la voie désirée pour se procurer toutes les munitions, tous les vivres, tout l'argent qui lui manquent actuellement, au lieu qu'aujourd'hui elle doit approvisionner I son armée par Vladivostock, à l'autre bout du monde ^situé à 10,000 klm. de Rétrogradé) ou par Archangel, qui pendant plus que sept mois de l'année est inaccessible à cause des glaces ? N'est-il pas vrai que la Bulgarie ferait faire aux puissances de l'Entente l'économie de quelques dizaines milliards de francs,d'un centaine de milliers de soldats et de quelques grandes unités navales, que l'on perd en vain actuellement devant les Dardanelles ? Certainement l'aide que la Bulgarie peut apporter est sérieuse. Celà est bien compris par les diplomates de l'Entente, qui déployent toute leur finesse et prodiguent les promesses les plus séduisantes pour entraîner la Bulgarie contre la Turquie. Mais... cette intervention bulgare est-elle possible ? Celui qui a suivi de près la guerre balkanique en,-1912-1913, qui sait avec quelle bravoure et qui-1 héroïsme les soldats bulgares volèrent aux champs de bataille pour délivrer leurs frères en Macédoine et en Thrace, au prix de combien de victimes cette tâche put s'achever, et qui se rappelle ensuite l'impudente coalition de ses alliés contré elle, aidés par la Roumanie, coalition qui arracha de la main des Bulgares, par le traité de paix de Bucarest, les fruits si chers de ses victoires et leur enleva la riche province de la Vieille Bulgarie, celui enfin qui connail le rôle que jouèrent la Russie et la France dans ce malheur bulgare, se dira : il est fort peu probable que la Bulgarie attaque la Turquie. En effet, pour quel motif l'armée bulgare attaquerait-ellela Turquie ? Ce ne sera pas pour satisfaire quelques exigences légitimes bulgares, qui sont presque consenties de bonne volonté par le gouvernement turc. Quelle solte aventure guerrière, de la part de la Bulgarie, que d'attaquer le pays de qui elle recevra tout ce qu'elle -demande, et de laisser les Bulgares souffrir sous la terreur des Serbes, Grecs et Roumains ! Le peuple bulgare ne veut pas la guerre ou, s'il la fail, ce sera toujours pour la Macédoine el. Dobroudja, ces provinces peuplées de Bulgares, qui sur l'insistance de la France et de la Russie ont passé dans les maiiis des Grecs, des Serbes el des Roumains. L'éminent ministre Radoslavoff, qui a les sympathies du peuple, dirige sa politique d'après les intérêts el les sentiments bulgares. Nicolas Iv. Vassiu:it. LA GUERRE Sur ie front occident Communiqué olliciel allemand Berlin, 5 août (midi). — Dans les Vosges, le combat au Lingekopf et au sud a de nouveau recommencé. Pour le surplus, aucun événement d'importance. Communiqués officiels français Paris, 4 août (après-midi). — En Artois, on ne signale au cours de la nuit que des combats à la grenade au nord du château de Carleul. En Argonne, la nuit a été mouvementée. L'ennemi a prononcé deux attaques, l'une contre la côte 213 et le ravin de la Fontaine-aux-Charmes, l'autre dans la région de Marie-Thérèse. Au Four-de-Paris et vers la Haute Chevauchée, fusillade incessante de tranchée à tranchée. Dans les Vosges, au Linge et au Schratzmannele, des combats à coups de grenades et de pétards se sont poursuivis pendant une partie de la nuit. Au Barrenkopf, une contre-attaque. Paris, 4 août (23 soir). — Journée calme. Sur la partie occidenlale du front, activité très ralentie de l'artillerie, sauf en Belgique dans le secteur Steenstraete, Het Sas, en Artois, dans la région de Roclincourt et entre la Somme et l'Oise. En Argonne, combats à coups de grenades et de pétards dans la région de Marie-Thérèse et de Saint-Hubert. Violente canonnade en forêt d'Âpremont, à la Fontenelle et sur les hauteurs du Linge. Sur le front oriental communique olliciel allemand Berlin, 5 août. — En Courlande et en So-mogitie, notre cavalerie a mis la cavalerie russe en fuite près- de- Geiraize, Birshi et Onikschty. A cette occasion et lors des combats à l'est de Poniewicz, 2,225 Russes, dont 2 officiers, ont été faits prisonniers hier et avant-hier. Les armées du général von Scheltz et du général von GalKvitz continuent à avancer vers la route Lamza-Ostrow-WySzkow. Des contre-attaques courageuses des Russes des deux côtés de la route de Ostrow-Rozan furent inefficaces; 22 officiers et 4,840 hommes ont été faits prisonniers et 17 mitrailleuses capturées. L'armée du prince Léopold de Bavière déborda et prit hier et cette nuit la ligne extérieure et intérieure des foris de Varsovie, où les arrière-gai dos russes "opposaient encore une résistance acharnée. La ville de Varsovie a été occupée ce matin par nos troupes. Près de et au nord d'Iwangorod, la situation est inchangée. Entre la Vis.ule supérieure et le Bug, la poursuite continue. A l'est du Bug, de la cavalerie allemande est- entrée à Wladimir-Wo-lynsk.ConiimiiiùjUé oliieiel autrichien W. T. B. Vienne,' 4 août. —r Entre la Vis-tule et le Bug, les Russes reculant pas à pas ont opposé, à leur façon habi.uelle, une nouvelle lésistance à plusieurs endroits. 11 en résulta de violentes batailles au nord de Dubienka, Çholm, à la Swinka et à la ligne Lenczna-Nowo Alexandrin. A quelques parties du front, pour endiguer notre poursuite, l'adversaires entreprit de brèves contre-attaques, mais il ne réussit pas à résister. Il fut refoulé et continua, à minuit, sa retraite vers le nord. La partie occidentale de Iwangorod, située u. la rive gauche de la Vistule est en nos mains. Les forces allemandes se trouvant de-vttn. l'embouchure de la Radouma sur la -ive est de la Vistule ont l'ait encore dés progrès. Entre Wtadimir-Wolynskij et Sokal nos trompes ont décimé un régiment de Cosaques. Au sud-ouest de Wladimir-Wolynskij on aperçai de grands incendies. Rien de neuf en Galicie. Communiqué officiel russe W.T.B. Sl-Pélersbourg, 3 août. — Dans la région de Milau et Bauske, le matin du 1e1 août, pas de changements importants. A l'est de Ponewjez, le soir du 30 juillet, nous avons continué notre pression sur les avant-gardes ennemies. Le 1" août, les Allemands firent avancer leurs forces en masses pour prendre l'offensive; des combats d'attaque se déroulèrent de part et d'autre. A la Pissa et dans la région de Roschan, l'ennemi concentra de très grands effectifs, qui continuèrent le 1" août leurs attaques dans la direction de la voie ferrée au sud d'Ostrolenka jusqu'au village Kabyline. Hier, la bataille fut encore extraordinairement acharnée et sanglante. Au front de la Vistule, le 1" août, les combats ont continué au N.-O de Blonje et au sud de Sera Calvaria. Dans la région de Matzyewice, l'ennemi a tenté, en force, d'étendre sa ligne de front ; le L'août, le combat terminé, le front n'avait pas changé. Dans la région du passage vers Iwangorod, après un combat acharné, nos troupes ont passé le 1" août à la rive gauche et se sont retirées dans une position plus concentrée. Entre la Vistule et le Bug, des combats violents se poursuivent près de Liabortow, au front du Markuschew à la Bystritza ainsi que sur les deux rives du Wieprz et la région de la route Traweiki-Wlodowa. Dans la région du Bug, nos troupes ont pris un nouveau front plus au nord de Cholm, sans avoir été dérangées par l'ennemi. Pas de combat important signalé aux aulres fronts. Sur le front italo-autrichien Communiqué officiel autrichien W. T. B. Vienne, 4 août. — Dans la région de Gôrz, au cours de la nuit du 2-3 août, nous avons repoussé à nouveau plusieurs attaques italiennes isolées à la limite du plateau, , tant au sud de Sdraussina qu'à l'est de Polazzo, où l'infanterie ennemie exécuta deux attaques à la baïonnette mais fut deux fois repoussée ayant subi de grosses pertes. Le 3 août, dans l'aprës-midi, au milieu de la pluie et du brouillard et après une préparation violente d'artillerie, les Italiens tentèrent une nouvelle, attaque de nos positions sur le Monte Dei Sei Busi. Elle fut également repoussée. Dans les régions frontières de Carinthie el Tyrol, grande activité d'artillerie, dans quelques secieurs. De l'infanterie italienne amenée centre le Cellonkofel. prise sous le feu de sa propre artillerie, se retira sur le versant occident-aï de la hauteur. Nous avons repoussé l'attaque de deux compagnies ennemies centre les ponts frontières, au «sud de Schluderbach, et une forte attaque italienne contre le Col di Lana ( Buchenstein). Communiqués officiels italiens W. T. B. — Rotne, 3 août. — Le 31 juillet, au soir, nos hydroplanes ont entrepris une nouvelle attaque contre Riva et lancé des bombes sur la ville. Ils ont subi une forte fusilade ennemie. Le lendemain matin, notre artillerie lourde ■HIITH.'WIMIIHHM' 1 I" iMHiiiviim'iiii Jinur ; liltiTiinmr»! KUI canomia Rovereto, oii on avait signalé l'arrivée de trains de troupes. Dans la vallée de Cadore, le brouillard de ces derniers jours étant dissipé, nous avons bombardé les obstacles du Cordevole supérieur, du Boite supérieur, ainsi que Làndro et Trieder Sixten, en Carinthie. Dans le Karst, l'ennemi s'est attaqué le 31, avec grandes forces, à nos positions du Monte Dei Seibusi. VV. T. B. — Rome, 3 août (soir). — Dans la vallée de Cadore, le feu violent de notre artillerie se poursuit contre les ouvrages ennemis. Au Karst, le 2 août, l'ennemi a fail des attaques violentes cotilre notre aile droite près du Monle Dei Sei Busi. Dans la journée d'hier, le combal s'est poursuivi sur l'aile droite ^1 s'est notablement étendu au centre. Le combat se poursuit avec activité pour l'occupation des autres parties du Monte Dei Sei Busi. Aux Dardanelles Londres, 1"' août. — Du correspondant spé-cial -de Router, en date du 24 juillet : « Des renseignements fournis par nos aviateurs et postes d'observation, il semblait certain que les Turcs avaient amené de grands renforts à divers endroits. La nuit du 22-23 juillet, une position française fut attaquée-, un liquide fui projeté dans les tranchées, qui s'enflamma au contact des bombes lancées après lui. Alors les canons de 75 français ouvrirent le feu. Les ennemis se servent également de nouvelles grenades incendiaires, longues de 38 cm. et d'un diamètre de 7,5 cm., lancées sans bruit par des catapultes. Au contact du sol, ces projectiles explosent, creusant des trous d'un diamètre d'environ 2,40 m. Le 23 juillet, à 3 heures après-midi, l'ennemi a attaqué un point avancé de notre extrême aile gauche; après un court bombardement, l'ennemi ténia un assaut de la position. » Abonnements Prix de [abonnement par trimestre : DEUX FRANCS Prix de l'abonnement par mois : SOIXANTE QUINZE CENTIMES Payables par anticipation. Varsovie Varsovie, en polonais Varszava, est actuellement le chef-lieu du gouvernement général des Pays de la Vistule. La ville constitue le centre d'un vaste camp retranché. La population est de 658,000 habitants, parmi lesquels il y a plus de 150,000 juifs. Assise au centre d'une plaine fertile et baignée par la Vistule, la cité polonaise date du XIIIe siècle; ses fondateurs furent les Mazures. En 1569, après la réunion de la Lithuanie à la Pologne,elle devint la métropole des deux Etats. Eprouvée par une série de malheurs qui ne peuvent se séparer de l'histoire générale de la Pologne, Varsovie n'a cependant cessé de grandir et de s'embellir. Par sa population, par son industrie et ses transactions commerciales, elle occupe le troisième rang des villes russes, à la suite de Pélersbourg et de Moscou. Tête de ligne de deux chemins de fer qui la mettent en communication avec les principales cités russes, autrichiennes et allemandes, Varso- :euil!eton du Journal de Gand 60 Le Comte r\ c MONTE-CRISTO PAR ALEXANDRE DUMAS Oui, c'est vrai; souvent j'ai pensé avec ui imer plaisir à ces richesses, qui feraient la for ,une de dix familles, perdues pour ces homme: lui me presécutaient : cette idée me servait de 'engeance, et je la savourais lentement dans h uit de mon cachot et dans le désespoir de m i aptivité. Mais à présent que j'ai pardonné au tonde pour l'amour de vous, maintenant que : vous vois jeune et plein d'avenir, maintenani ue. je songe à tout ce qui peut résulter poui fus de bonheur à la feuite d'une pareille révé-tfion, je frémis'du retard, et je tremble de ne as assurer à un propriétaire si digne que vous êtes la possession de tant de richesses en-Mues.Edmond détourna la tête en soupirant. — Vous persistez dans votre incrédulité. Ed mond, poursuivit Faria, ma voix ne vous a poil convaincu? Je vois qu'il vous faut des. preuve: Eh bien! lisez ce papier que je n'ai montré personne. — Demain, mon ami, dit Edmond répugnar à Se prêter à la folie du yieillard; je croyai qu'il était convenu que nous ne parlerions d cela que demain. — Nous n'en parlerons t-ue, demain, mais 1 sez ce papier aujourd'hui. — Ne l'irritons point, pensa Edmond. Et prenant ce papier dont la moitié manquai consumée qu'elle avait été sans doute par quel que. accident, il lut : ; « Ce trésor qui peu monter à deux d'écus romains dans l'angle le plus él de la seconde ouverture, lequel déclare lui appartenir en toute pro tier. 25 avril 149 — Eh bien? dit Faria quand le jeûne hommi eut fini sa lecture. — Mais, répondit Dantès, je ne Vois là qu< des lignes tronquées, des mots sânslsuite; le: caractères sont interrompus par l'action du fei et restent inintelligibles. -— Pour vous, mon ami, qui les lisezipour 1: première fois, mais pas pour moi qui ai ppli des l sus pendant bien des nuits, qui ai reconstruit chaque phrase, complété chaque pensée, j, — Et vous croyez avoir trouvé ce sens suspendu ? t — J'en suis sûr, vous en jugerez vous-mè-s me; mais d'abord écoutez l'histoire de ce pa-e pier : — Silence! s'écria Dantès... Des pas!... On approche... je pars... Adieu. Et Dantès, heureux d'échapper à l'histoire et à l'explication qui n'eussent pas manqué de lui confirmer le malheur de son ami, se glissa comme une couleuvre par l'étroit couloir, tandis que Faria, rendu à une sorte d'activité par la . terreur, repoussait du pied la dalle qu'il recouvrait d'une natte afin de cacher aux yeux la s") lution de continuité qu'il n'avait pas eu le temps de faire disparaître. C'était le gouverneur qui. ayant appris par le geôlier l'accident de Faria, venait s'assu"er par lui-même de sa gravité. Faria le reçut assis, évita tout geste compro-: mettant, et parvint à cacher au gouverneur la paralysie qui avait déjà frappé de mort la moitié : de sa personne. Sa crainte était que le gouver-5 neur, touché de pitié pour lui, ne le voulût met-1 tre dans une prison plus saine et ne le séparât ainsi de son jeune compagnon; mais il n'en fut t heureusement pas ainsi, et le gouverneur se retira convaincu, que son pauvre fou, pour lequel il ressentait au fond du coeur une certaine affec tion, n'était atteint que d'une indisposition le gère. Pendant ce temps, Edmond, assis sur son li et la tête dans ses mains, essayait de rassem hier ses pensées; tout était si raisonné, si grain et si logique dans Faria depuis qu'il le connais sait, qu'il ne pouvait comprendre cette suprême sagesse sur tous les points, alliée à la déraisoi sur un seul : était-ce Faria qui se trompait su son trésor, était-ce tout le monde qui se tront pait sur Faria? Dantès resta chez lui toute la journée, n'osan retourner chez son ami. Il essayait de recule ainsi le moment où il acquerrait la certitude qui l'abbé était fou. Cette conviction devait êtrt effroyable pour lui. Mais vers le soir, après l'heure de la visitt ordinaire, Faria, ne voyant pas revenir le jeum homme, essaya de franchir l'espace qui le sépa rait de lui. Edmond frissonna en entendant le: efforts douloureux que faisait le vieillard poui se traîner : sa jambe était inerte, et il ne pou vait plus s'aider de son bras, Edmond fut obligt de l'attirer à lui, car il n'eût jamais pu en sôr tir seul par l'étroite ouverture qui donnait dan< la chambre de Dantès. — Me voici impitoyablement acharné à votre poursuite, dit-il avec un sourire rayonnant de bienveillance, Vous aviez cru pouvoir édhappei à ma magnificence, mais il n'en sera rien. Ecoutez donc. Edmond vit qu'il ne pouvait reculer; il fit a^-t seoir le vieillard sur son lit, et se plaça près de lui sur son escabeau. 1 — Vous savez, dit l'abbé, que j'étais le se-- crétaire, le familier, l'ami du cardinal Spada, le dernier des princes de ce nom. Je dois à ce t digne seigneur tout ce que j'ai goûté de bonheur en cette vie. Il n'était pas riche, bien que les richesses de sa famille fussent proverbiales et que j'aie entendu dire souvent : Riche com-t me un Spada. Mais lui, comme le bruit public, vivait sur cette réputation d'opulence. Son palais fut mon paradis. J'instruisis ses neveux, qui sont morts, et lorsqu'il fut seul au monde, je lui rendis, par un dévouement absolu à ses volontés, tout ce qu'il avait fait pour moi depuis dix ans. ■ La maison du cardinal n'eut bientôt plus de secrets pour moi; j'avais vu souvent Monseigneur travailler à compulser des livres antiques et feuiller avidement dans la poussière des ma-nusqrits de famille. Un jour que je lui reprochais ses inutiles veilles et. l'espèce d'abattement qui les suivait, il me regarda en souri lut amèrement et m'ouvrit un livre qui est l'histoire de la ville de Rome. (A suivre;. i

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This item is a publication of the title Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire belonging to the category Liberale pers, published in Gand from 1856 to 1923.

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