L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

259 0
close

Why do you want to report this item?

Remarks

Send
s.n. 1915, 27 August. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 23 July 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/tx3513w58m/
Show text

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

jêre Année" Wo. rvnar S cents Cio centimes) "Vëraciregli 27 août L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer •Journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent Être adressées I m ta bureau de rédaction: . ttu »" N z VOORBUROWAL 234-240. Téléphone : 2797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. _ ( Charles Bernard,' Charles Herbiet. omi & e ac on. ^ Reng Chambry, Emile Palnparé. four les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du Journal: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 1775. Abonnement ( En Hollande fl. 1.50 par mois, payable par anticipation l Etranger fl. 2.00 „ „ Notre confiance P Après un an et vingt jouis, les opératàor militaires sont arrivées à un point entiqu exactement comme à la fin du mois d M 19-14 après vingt jours de guerre. Il suif] pour' s'en rendre compte de marquer, u dqjcrt sur le calendrier, la série des anmvea eadr^ Après avoir brisé la résistance d< Belles à Liège et dans les plaines c Louvain et avoir obligé l'armée belge à h replier sous les murs d'Anvers, les mass< allemandes se sont ruees à travers le Bn Jbanfc et le Hainaut, inaugurant cett marche foudroyante sur Paris dont le gran éfcafc-major de Berlin attend une prompt victoire. Et c'est ainsi que le 24 aot une grande bataille sur un fror qui s'étend depuis Mons jusqu'au Luxem bourg. Joffre s'aperçoit à temps que l'at taqae par la Belgique et le Grand-Duch n'€ot pas une simple manoeuvre de flan mais que c'est ici que s'exerce le principe «fol*t de l'adversaire. Pour y répondre, . doit lui-même adopter un dispositif nou veau, renoncer à son offensive victorieus eh Alsace pour reporter de l'Est vers ] Nord le principal de ses forces. Et deu: aillions d'Allemands, l'élite, accablent se couvertures de flanc, trop faibles, et soi 'innée est en pleine mobilisation.! Le Anglo-Français cèdent à Charleroi, le Français reculent à Longwy. ■ L'histoire dira plus tard si, avec d j'audace, les Français n'eussent pas p' •gagner quand même cette double bataill de Gtoarleroi et de Luxembourg qui leu fut si funeste et qui faillit leur deveni fatale. Ce in'est plus un secret aujourd'hi que plusieurs généraux manquèrent d'énei giie, de décision. Ce fut encore l'honnet de Joffre de les avoir remplacés sur 1 cliamp comme d'avoir, dans une sort d'illumination du génie, conçu le plan qu devait réparer l'erreur initiale^ de l'état major français et les fautes particulières d-■prtains chefs incapables. Joffre en reçu Jant conduisait ses armées à la victoire d< la Marne. Hais pour nous, spectateur angoissés du drame, la retraite des Françai: prenait l'allure d'une catastrophe et h transfert du gouvernement à Bordeaux évoquait à notre esprit les jours les plu sombres, si proches encore, de l'histoire d< France. Du 24 août au 6 septembre nom avons désespéré de tout et de nous-mêmes. Notre seule excuse, ç'a été que nous sommes demeurés tout aussi résolus qu'avant et que l'ennemi n'a rien connu de notre inquiétude.K Aujourd'hui nous sommes au même tour nant critique. Les .Russes, après une année de terribles batailles, de magnifiques victoires suivies de terribles revers, reculent comme reculaient les soldats de Joffre dans la dernière semaine d'août 1914. Nos âmes torturées suivent la retraite des vaillants avec la même tristesse, mais nous ne sommes plus inquiets. Depuis un an nous avons appris par nous-mêmes que la fortune des ■ traies est changeante et qu'elle . 'ser\^ les retours les plus glorieux à qui ne doute pas de lâ, victoire. Et la résistance tenace que le3 armées du grand-duc Nicolas continuent d'opposer aux masses austro-allemandes depuis le golfe de Riga jusqu'aux marais des confins de la Bessarabie n'a rien de cet effort désespéré qui précède la fin Pour la première fois, depuis que Pierre le Grand tira la Russie des limbes d'un passé confus, les armées russes ne luttent pas connue l'exprime une formule parfois vide de sens pour Dieu et pour le tsar, mais aussi pour la Patrie. C'est la Sainte Russie, que Dieu protège et que le tsar incarne, pour laquelle, sur les bords du Niémen et de la Bobr, le paysan russe verse les flots de son sang. Et le coeur de ceo paysans es£ vaste et profond comme la Russie elle-même. Il ne connaît pas la peur ni l'inquiétude qui sont des faiblesses d'occidentaux. Il parti» .fflipe de l'infini des plaines où circule le cours lent des grands fleuves limoneux. Ces laboureurs ont en eux des vertus de patience, on ne sait quoi d'infini que ne connaissent pas l'es ouvriers industriels de la Kesse et de la Westphalie dont une organisation plus parfaite, un armement plus complet, ont fait leurs vainqueurs momentanés. 22ij si ce n'est pas sous la forme d'une vicaire précise comme celle que du 6 au 10 Septembre 1914 les héros de Joffre ont remportée sur la soldatesque de von Klùck et »onsorts, nous sentons bien que le moment fsfc proche où l'immensité de la terre russe, l'immensité de l'âme russe pareille à gfetto terre, aura raison du formidable effort insensés qui avaient cru en venir à bout. ■ Laissons nos ennemis célébrer les anniversaires des batailles de Charleroi et de Longwy. Nous aurons notre tour le 6 septembre prochain. Charles Bernard. Un démenti journaux ont pubXâ un interview de tonsieur Poullet, Ministre des Sciences et des de Belgique. [Nous savons de source certaine que le Mi-"stre Poulie n>a accord d'interview à per- fcllIlQ, Il y a un an ! 27 août 191^: L'armée du Roi Alber tient en échec sous Anvers plusieurs divi sions allemandes; bombardement d& Mali s nés, reprise, à l'ennemi. Les troupes fraib e çaises progressent à l'est de Nancy, obligeant ù Vennemi à se replier sur Saint Dié, et pren t nent, sur la Meuse, un nouveau drapeau a allemand. Capitulation de Longwy aprèi vingt-quatre jours de "bombardement minier-js rompu-. Ait nord de la France, le groupt e franco-anglaisy qui forme l'aile gauche det 3 armées alliées, doit se replier. Les Russeï s entrent en Posnanie, en Prusse orientale; ili marchent sur Koenigsberg et Màrienburç, b et en Gàlicie atteignent déjà la région dt ^ Lemberg. Les Autrichiens abandonnent le Q sandjak de N ovi-Bazar. Manifestations à k Rome et dans diverses villes d'Italie contre j. l'Autriche. Les Anglais coulent le paquebot allemand y)Eaiser-WUhelm-der-Grosse", armé en croiseur. Le Congo belge oriental ^ est attaqué par les Allemands. ; Points de vue. g Lâchés par les Belges, les Jacoboches de £ la ,,Vlaamsche Stem" se tournent vers les s Hollandais. Après de longues démarches et 1 Dieu sait quelles intrigues, un M. van Hul-s zen a fini par se décider. Cet homme envoie donc son adhésion à la bande de Jacob, De Clercq et consorts. Au moins les raisons qu'il donne ont le mérite d'être claires, 5 voici: Le point de vue de M. Deswarte lui * paraît sentimental. Au contraire, celui de 0 Jacob est incontestablement pratique, car si r les Flamands ne profitent pas des circon-r stances actuelles, ils perdent une occasion 1 qui ne se représentera pas avant cinquante ans. r Ainsi l'Apache saisit l'instant où sa victi-e me est terrassée pour la dévaliser. C'est ce e que, par un charmant euphémisme, M. van Hulzén, ,,écrivain", appelle le point de vue pratique. Ce qui n'empêche que pour les honnêtes gens ce n'en demeure pas moins le point de vue de l'Apache. ■■ i O "fi Un grand patriote On rappelle d.ans la 'presse le souvenir d'un patriote : le baron Lambermont, mort il y a une dizaine d'années à peine. Le baron Lambermont était secrétaire général au ministère des affaires étrangères. C'était un grand 1 diplomate et un homme très simple. Il fut, avec Léopold II, l'un des créateurs du Congo: En matière militaire, il ne cessa d'attirer l'attention du pays sur les devoirs que lui créait,' au point de vue international, sa neutralité. Le baron Lambermont, qui se faisait appeler ,,Lambermontv tout court, fut, en matière de ■ politique, internationale et de diplomatie, l'éducateur du Roi. A l'époque où l'héroïque souverain belge n'était que prince Albert, on le voyait venir régulièrement rue de la Loi. Il était introduit, en le cabinet du baron Lambermont, prenait place, dans un fauteuil (te cuir, en face do l'illustre homme d'Etat et devisait avec lui des questions du jour. Ensuite, tous les deux travaillaient dans le plus religieux silence. Le baron Lambermont menait une existence réglée comme une pendule et d'une simplicité exemplaire. Il était d'une grande sobriété et c'est à cette qualité, vraisemblablement, qu'il dut de devenir nonagénaire et de garder intactes jusqu'à sa mort les clartés do sa brillante intelligence. Il habitait, à1 proximité du parc de Bruxelles, un modeste appartement que des voleurs visitèrent à deux reprises; ces voleurs étaient» 6ans doute des espions à la solde de l'Allemagne ; oe qu'ils convoitaient, en effet, ce n'était ni de l'argent ni des valeurs dont Lambermont n'avait cure, mais des documents... Le samedi, à 4 heures, le baron Lambermont, parapluie sous le bras, un petit paquet à la main, se dirigeait vers la gare du Luxembourg; là il prenait un coupon pour Limelette'en Brabant. A Limelette, une petite voiture, attelée d'un vieux cheval, gagnait, sous la con-4 duite d'un vieux donKastique, l'humble village de Rofessart. Une maison blanche, entourée d'arbres séculaires. C'était la demeure du baron Lambermont qui, en ces lieux évocateiirs des ancêtres, retrouvait Mlle Lambermont, sa soeur, de deux ans moins âgée et célibataire comme lui. Le dimanche, dans la soirée, le diplomate réintégrait ses pénates bruxellois. t Le jour où Ton fêta les cinquante années de labeur de ce fonctionnaire d'élite, Léopold II le reçut. 4 - Mon cher baron, fit le souverain, j'entends accorder tout ce qu'il vous plaira solliciter du Roi. Vous ne lui avez jamais rien demandé^ faites-lui le plaisir de mettre sa bonne volonté à l'épreuve. —# Sire, Votre Majesté m'a comblé de trop de bienfaits.... Le Roi vous doit beaucoup ; il veut s'acquitter aujourd'hui d'une partie de sa dette. Parlez, mon cher baron. — Eh bien! Sire, voici: Je suis vieux, mon domestique est vieux, mon cheval est vieux,* j'habite loin de toute gare de chemin de fer et nous voudrions pouvoir rentrer chez nous directement. Or, Rofessart se trouve sur une grande ligne: je sollicite donc un point d'arrêt" pour mon village natal. Le Roi, qui ne put s'empêcher de sourire, fit accorder le point d'arrêt. Hélas! le vieux diplomate ne devait guère en' jouir; il mourut à quelque temps de là. Et Mlle ^ambermont, 6a soeur, tomiba foudroyée en apprenant le ! malheur qui la frappait. Derrière les deux cercueils marchait, fier et ! droit, m.i(s l'oeil triste, un superbe soldat: le i prince Albert qui, dédaigneux de toute éticiuet-te. avait voulu accomrtaerer son maître et son j ami jusqu'à 6a dernière demeure. {^Courrier de l'Armée"), j En Belgique. A Bruxelles. t Brasseurs et débitants sont en lutte. Les premiers ont voulu hausser le prix de la bière. L Les cabaretiers ont protesté ! Haussez le prix 5 du faro, ont répondu les brasseurs. —- Jamais de la vie, clament en çhoeur les cafetiers soutenus par l'opinion publique. Le faro est la 5 bière nationale. L'intérêt du peuple passe s avant tout. y Si bien que vendredi une séance .extra-s ordinaire a eu lieu à la salle van Bree, rue d'Allemagne (comment la ville de Bruxelles a-t-elle pu conserver ce nom à une rue?). La sale éVait arohi comble; brasseurs et cabaretiers ^ ont pris la parole. ï A certains moments la salle était houleuse. ; Les cabaretiers avaient sans conteste la l, majorité. Les amateurs de faro ont longuement applaudi quand ils déclarèrent se refuser par jr patriotisme à augmenter le prix du verre de bière. * * * Le Comité d'Alimentation examine la question de porter .de 250 à 400 grammes la 'ration journalière de pain. A Anvers. j La Commission Intercommunale vient de j soumettre au Collège échevinal un projet de j réglementation sur le paiement des loyers. ï Ce projet, dont voici la teneur, se base b sur les trois principes suivants : 1er Principe. — Jusqu'à la paix, remise [ du paiement devra être accordée aux loca-, taires indigents et de bonne foi non seule-[ mont pour les loyers déjà dus mais encore pour les termes à payer ultérieurement. L Cette formule contient une solution-terme j entre deux systèmes absolus : lo. Le moratorium général pour la location des immeubles. ^ 2o. L'application pure et simple des lois L sur la propriété. Rien n'empêche de com-s mencer par appliquer une prorogation de ' 3 à 6 mois. Les comités ne s'occuperont que ' des peiits loyers; des petits négociants qui sous-louent" une partie de Teur maison à des ouvriers, des employés, etc. Lorsque ces locataires, manquant de travail depuis plusieurs mois, ne seront plus en mesure de payer leurs termes, le devoir du propriétaire, n'étant pas dans le besoin lui-même, sera d'agir de la même façon que le porteur d'une traite acceptée ou que le titulaire . d'un compte-courant à la banque, c'est-à-dire de se plier aux circonstances, acte que 1 font du reste de leur plein gré la majorité des propriétaires. Les autorités publiques prendront d'ailleurs, sitôt la paix conclue, les mesures équitables qu'exigera la liquidation de cette situation. 2e Principe. — Les locataires de mauvais vouloir ne pourront pas tirer profit de la conciliation dont on usera à l'égard des locataires sans ressources. Seule, une enquête permettra de distinguer le locataire qui ne sera plus solvable par suite'des temps durs, et sans qu'il y ait faute de sa part, de çelui qui,sera en mesure de s'acquitter partiellement de sa dette ou de montrer pour le moins sa bonne volonté. L'expérience nous apprendra le barême fixable, mais il est probable que cette distinction individuelle restera toujours une question d'équitable évaluation. Ce sera la tâche des comités que de s'acquitter de cette besogne ardue. Nous croyons inutile d'insister sur la portée sociâle et patriotique de ces tentatives de conciliation et d'intervention personnelle. 3e Principe. — Le propriétaire qui se trouve lui-même dans le besoin par suite des sacrifices faits en faveur de ses locataires méritera aussi quèlque soutien. Par la' mise en pratique de ces principes, les comités pourront trancher maintes questions à l'amiable, soit en invitant le propriétaire à héberger gratuitement un locataire reconnu complètement indigent, soit * en mettant d'accord les deux parties sur le point de régler partiellement ou de remettre le paiement de la somme due. Dans d'autres cas upe intervention matérielle s'imposera. Cette mé9iation pourra se présenter de trois manières : a. Séjour du locataire dans un des immeubles mis à la disposition du comité. En ce cas un acquit du loyer sera exigé du propriétaire ou au moins une réduction, et le paiement en sera prorogé jusqu'à la fin de la guerre. A Bruxelles, les comités disposent gratuitement de nombre de maisons inoccupées à condition, dans la plupart des cas, de les maintenir^ en bon état. Il importera de tenir compte évidemment de la situation sociale des locataires. * En d'autres cas, on a octroyé aux propriétaires un petit dédommagement pas plus élevé que le revenu cadastral. Nous sommes convaincus que les propriétaires anver- | sois agiront de la même manière et avec la même générosité #que leur^ confrères bruxellois.Nous faisons un appel à tous les membres des comités^cantonaux aussi bien qu'à ceux du comité central pour chercher parmi leur entourage des propriétaires de maisons inoccupées prêts à procurer un abri à leurs concitoyens infortunés. b. Une seconde espèce de médiation consistera à allouer un petit secours (15 ou : 25 frs.) au locataire qui doit auitter par j cas de force majeure son domicile, somme | qui couvrira ses frais de déménagement et . : lui permettra de payer un premier terme. En ce cas, une quittance des arriérés sera également exigée. e. Un dernier moyen consistera en la signature d'une avance au propriétaire, proportionnellement aux sacrifices que ce dernier aura fait en faveur de son locataire. Cette avance lui sera versée, au nom du Comité, par la Caisse - des avances et des prêts, place de Mefc* 48. Ces avances ne s'élèveront en aucun cas à plus de 100 frs. par mois. Elles seront garanties par un compte hypothécaire remboursable oix mois après la paix, à moins que d'autres dispositions n'aient été prises. Même au cas où l'immeuble serait déjà chargé d'une hypo-1 thèque trop lourde pour justifier jinè avance dans les conditions normales, qn crédit pourra être accordé, si l'attitude du propriétaire vis-à-vis de ses locataires le mé-| rite, selon l'avis du comité. La ville d'Anvers, bien que ne se croyant pas obligée légalement d'intervenir, a consenti, à la demande de la commission intercommunale, à soutenir le comité national en prenant à sa charge la garantie des trois quarts des avances jusqu'à concurence d'une somme de 100.000 frs., qui sera versée, sur la proposition des comités, par la caisse hypothécaire. De semblables accords seront conclus avec les autres communes. D'ores et déjà, Borgerhout, Berchem, Merxem et Deurne sont prêtes à négocier. Les ressources nécessaires aux comités seront procurées par le comité national de secours et d'alimentation, département des sans-abris. L'oeuvre similaire à Bruxelles dispose d'un subside mensuel de 10.000 frs., somme qui n'a jamais été distribuée jusqu'ici en entier. Les comités remarqueront que les moyens sont limités et qu'il leur faudra user de beaucoup de parcimonie. Il va de soi que les comités se tiendront toujours à la disposition des juges de paix pour leur procurer toys les renseignements dont ces magistrats auront besoin au sujet des cas qui n'auront pas pu être traités à l'amiable. A Lîége. Par suite du danger menaçant de la stomatite aphteuse et de la fourchette, les marchés au bétail sont interdits quant à présent dans les districts de la province de Liège limités par la Meuse et la Vesdre. Seuls des marchés d'abattage de bétail seront tolérés; le bétail qui y aura été amené ne pourra pas en être ramené, mais devra être abattu sur la place elle-même. Les animaux qui ne seront pas vendus seront soumis, jusqu' à l'abattage, à la surveillance sanitaire du chef de l'abattoir. Ces prescriptions sont déjà mises en vigueur depuis le 23 crt. Dans les JFlsamtcSres. A Gand on a appris avec douleur la mort de M. Paul Lippens. ingénieur à Gand. H a été tué à l'ennemi le 20 août à Nieuport. M. Lippens s'était engagé au commencement de la guerre et est mort en brave pour la grande cause. Il était marié et père de 3 enfants. Homme de grande valeur, il était un des chefs du parti libéral gantois. Gand. perd en lui un grand citoyen. On sait que le frère de M. Lippens, le bourgmestre de Moerbeke, a été déporté par les Allemands pour avoir refusé de donner le courant électrique aux fils de frontière. * * * Les Boches, dont on connaît tous les scrupules, viennent de condamner la commune de Selzaete à payer 5000 francs pour la location d'une maison qui sera transformée en cabaret pour les soldats du kaiser. Inutile de dire que pas un Belge ne s'approche de cette maison mais on n'ignore pas qu'elle servira de pied-à-terre pour certaines ,,gretchens" voyageant en mission spéciale à travers la Belgique. * * * On annonce toujours des mouvements de troupes en Flai.dre. Sans doute celles-ci vont remplacer celles qui reviennent plus vite que pour le départ par le „frère qui fume". On remarque surtout de tout jeunes gens. * * * Un de ces derniers jours une revuô de tous les chevaux sans distinction a eu lieu à Ertvelde par ordre des Allemands. Le but de cette opération se devine aisément. Cette mesure s'étendait aux communes de Selzaete, Assenede, etc. * * * Quoique les frontières soient fermées par le moyen que l'on connaît, il ne se passe pas une nuit que l'on n'entende des coups de feu tirés par les Allemands en divers endroits. Ce sont des „Kamaraden" qui croiejit voir une personne alors que ce n'est que l'ombre d'un arbre. Celui qui peut s'approcher de ta frontière peut aisément voir certains de 36S soldats débordant de „Schnaps" et balançant sur jambes pour avoir trop levé [q coude. A Xuirrsïicsisf. Le sinistre Spliohael fait de la belle be->ogne. Il suffit de parcourir la triste feuille Doche qu'il publie sous le nom de ,,K.em- i Denaer" pour se convaincre que tous les ef-:orts de ce valet austro-boche tendent à dé- j courager nos compatriotes restes au pays. Il fait mieux encore. Dans un de ses derniers numéros il publie la note ci-dessous et que nous reproduisons in-extenso -nour que nos lecteurs puissent mieux se rendre compte de la triste mentalité de cet individu : Le courant électrique à haute temslonî Danger de mort. La population sait que depuis quelques semaines un courant électrique à haute tension a été établi pour isoler la zone frontière. Malgré les avertissements répétés, un accident regrettable s'est passé récemment. Nonobstant les avertissements, un jeune homme s'est approché trop près du fil, probablement dans l'intention de grimper par dessus, ce qui eut pour conséquence qu'il fut tué. Dans l'intérêt de tous, nous répétons encore une fois que ceux qui s'approchent du fil' au ^courant électrique à haute tension s'exposent à la mort. Chaque attouchement a la mort pour conséquence, aussi bien pour les hommes que pour les animaux. Pour cette raison on ne peut mettre les gens assez en garde contre toute tentative d'escalade. Même l'expérience exige des victimes. Les curieux feront donc bien d'en prendre également note. En tous cas, l'accident qui vient d'avoir lieu servira de leçon à tous les adultes, mais elle donnera surtout l'occasion aux parents, aux ecclésiastiques et aux instituteurs de faire connaître le grand danger à leurs enfants et à la jeunesse. Dans le Centre. Un membre d'un des conseils de revision, qui ont opéré en France en vertu de l'arrêté-loi appelant sous lés drapeaux les Belges de 18 à 25 ans, nous a conté ce trait succulent: Dans une ville des bords de la Loire, un ;ieune homme d'aspect plutôt chétif comparaît devant lui. — Vous êtes un peu faible, mon ami; je doute beaucoup que vous puissiez marcher, dit le personnage. — Chétif?... Quoësque vos dites-là, Môssieu? — Je dis que vous ne paraissez pas très solide. — Je n' parais point trop solide? Volez inl'ver vô paltôt pou vîr comme je vos ar-ring'rai?— Inutile, inutile... — J'veux d'aller au feu. — Vous irez ; mais avant, il faudra vous soigner un peu. — M'sougner? Pouqué faire?... Faut-i qu'j'as-proufe em' poing su c'tâbe qu'est la?... Je l'casse in trinte-ohix bouquets. Chétif?.... chétif ? Faites-in-autant— Et le Borain, tel un véritable acrobate, exécute successivement, dans la salle même, deux cumulets sans le moindre secours de ses mains. — Eh bé? Eh bé?... qu'est-ce qué vos dites?... Et le membre du conseil de répondre simplement : — Bon pour le service. Le Borain exécute alors deux nouveaux cumulets : —- Ca, c'est au-d'us du marché, fait-il, calme et fier comme Artaban. 1^ c • mm Le transport des charbons du Liriourg belge. Dans le compte rendu d'une conférence donnée à Maestricht, l',,Echo Belge" du 8 de ce mois d'août mentionne un projet de chemin de fer international dont une , branche traverserait le Limbourg belge, assurant le transport des produits miniers de la province. Il y a déjà plusieurs années que le gou- j vernement belge s'est préoccupé d'étendre son réseau ferré en le faisant pénétrer jusqu'aux gisements découverts dans le , Limbourg. L'administration des chemins ^ de fer belges escomptait une source de \ recettes supplémentaires . 4 L'Etat belge ne montra pas un même ; empressement à doter la contrée charbon- , nière naissante d'un réseau hydraulique de transport, seul capable de la desservir éco- < nomiquemeut. A*ce propos, nous ne recom- < mencerons pas le plaidoyer en faveur des transports pondéreux par eau contre ceux effectués par voies ferrées. Entre la théorio j scientifique, basée sur des données idéales ( comprenant des conditions topographiques . n'existant pas en Belgique, et les faits con- ^ statés chaque jour, il n'y a place pour j aucune hésitation. C'est ainsi qu'il résulte } d'une enquête directe et minutieuse que } nous fîmes pour compte de la Chambre de j commerce de Bruxelles que l'unanimité 3 de^ industriels des pays de Bruxelles et de c Louvain réservent la préférence à la route -fluviale qui leur accorde, non seulement des ^ prix moindres, mais leur procure aussi des facilités de manutention, et parfois, chose ^ qui paraîtra peut-être paradoxale, une plus grande célérité de livraison. D'autre part, les Chambres de commerce du Limbourg, d'Anvers, de Malines, de Louvain, de Liège, de Bruxplles> de Mons ^ at de Charieroi, toutes localités intéressées au raccordement et à l'extension des canaux brabançons, se sont prononcées pour l'exécution de ce projet. Les lecteurs de l',,Eclio Belge" savent r probablement en quoi consiste le dit projet. ° Une section serait creusée entre Pont-Brulé ït Campenhout, joignant le canaï maritime J. :Ie Bruxelles à celui de Louvain. Ce dernier cl serait raccordé, par un tronçon qui abouti. :ait au Dénier, aux environs de Werchter; ia rivière est à canaliser jusqu'en plein ba6- sm minier. De plus, 1 .Ltat s est engage a compléter l'oeuvre à venir par la création rapide d'un canal direct d'Anvers à Liège, par Hasselt. Le réseau, ainsi formé, établi, rait des communications commodes et à bon marché entre les puits limbourgeois, toutes les sphères industrielles du pays, l'ensemble du réseau navigable national et les ports d'Anvers et de Gand. Notre gouvernement ne s'est pas désintéressé de la question. Au cours de l'année 1913, il chargea une commission — dite des canaux brabançons — de trouver la solu-tion^du problème. Sa mission était lourde et sa tâche complexe. Elle est cependant parvenue à élaborer les plans des travaux, dont les dispositifs essentiels furent ensuite approuvés par M. Helleputte, ministre des travaux publics. Néanmoins, le plus difficile reste à accomplir. L'Etat, qui jusqu'alors avait assumé la charge ^ des travaux publics qu'il jugeait d une évidente utilité nationale, subordonnait son concours financier — prévu à 50 p.c. — à la collaboration des provinces et des communes en cause. Il préconisait la création d'une société similaire à celle qui construit et exploite les chemins de fer vicinaux, organisme n'ayant à satisfaire que des intérêts locaux; ou, tout au plus, régionaux.Les prétentions de l'Etat ne furent pas admises d'emblée. Les arguments ne manquèrent pas aux opposants; ils soutinrent notamment que les dépenses occasionnées par des ^travaux de nature à stimuler la prospérité générale doivent être supportées par tous les contribuables et que la loi stipule que les communes n'ont pas qualité P°ur s'associer dans des entreprises dont l'activité s'exerce en dehors de leurs territoires respectifs ou présentant des aléas. A là fin, la majorité de la commission nommée par le gouvernement décida qu'il valait miçux passer par les fourches caudines de celui-ci que de priver le pays d'un outillage indispensable. Un peu avant le début des hostilités, la contribution financière de plusieurs provinces et des principales villes engagées était acquise en principe. Il restait à ^déterminer les qualités de chacune d'elles. Ces parts seront-elles fixées d'après le chiffre de la population ou d'après une estimation des bienfaits à recueillir? Autres questions. Des _ villes non situées sur les artères à ouvrir ou à transformer, mais destinées à tirer ^ profit de la réalisation des projets étudiés, seront-elles mises à contribution? Des bourgs, aujourd'hui insignifiants, mais dont le considérable essor est déjà entrevu avec certitude, auront-ils à subsidier? L'obligation de participer sera-t-elle imposée aux unités administratives récalcitrantes et dont le mauvais vouloir, ou l'impuissance, compromettrait le travail envisagé ? Le gouvernement sera-t-il aVmé en vue de contraindre les réfractaires? Comment faire face aux insuffisances successives du capital primitif? Etc., etc. Malgré tout, la constitution du capital semblait assuré* Des sociétés concessionnaires an Limbourg étaient disposées à verser quelques millions. Bien entendu, tous les souscripteurs éventuels comptaient sur un ninim'um d'intérêt garanti par le pouvoir central. , On le voit, bien des détails à régler retardent encore le premier coup de bêche, st il est heureux que le réseau de fer âit été prolongé vers les sièges d'exploitation du Limbourg etharbonnier ; le rail, en attendant * l'exécution dti projet arrêté par la commission gouvernementale, suffira aux premières exigences. Actuellement, à l'un des puits du Charbonnage Evence-Coppée, à Winterslàg-»ous-Genck, l'extraction peut commencer; une fosse de la Société André Dumont, à tVaterschei-sousrGencik, est tau mAme degré l'avancement; au Charbonnage clés Liégeois, au Zwartberg-sous-Genck, on en est oujours au fonça^e d.'un seul puits; il en îst de même au Charbonnage des Français ; l Beeringen, la côte de 500 mètres est atteinte dans une fosse; enfin, le Oharbon-îage Limbourg—-.Meuse, à Eysden, a luspendu, par ordre supérieur, les travaux le Congélation préliminaires à tout approfondissement.Mais, il est indiscutable que le réseau erré de l'Etat sera impuissant à desservir onvenablement ces entreprises qùand elles amèneront annuellement cinq millions de onnes à la surface. Pour que les futures louilles belges puissent refouler les char->ons étrangers et que leur exportation soit émunératrice, il est nécessaire que ces nasses soient évacuées ver6 nos centres ma-îulfacturiers et vers nos ports par des anaux à péages très réduits et accessibles des bateaux jaugeant au moins 2000 onnes. Il est donc à souhaiter que, dès le rétablissement de la paix, le gouvernement «renne les mesures voulues pour que la ionne fin des études 4e la commission des anaux brabançons soit hâtée autant que ossible. L'Etat aura à prendre en considé-ation l'épuisement des caisses provinciales t communales. Sa sollicitude s'inspirera, uns doute, de la ruine des villes de Louvain t de Malines. Ce sera le devoir do nos mi-istres de demain de faciliter la réunion des îpitaux que réclaime une oeuvre fécondante, ont les effets se répercuteraient profondé r îent sur le relèvement de la Belgique évastée. L. Tengels— De Vos. brabançons. Meqnibre de la, X^^^ion.4e6 .Oanjvux

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Add to collection

Location

Subjects

Periods