L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 30 April. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 16 June 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/gf0ms3m30m/
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I tére Année 1M°. S cents CIO Centimes) / enctrecîf 30 avril 1915 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N.Z. VOOHBURGWAL S34-240 Téléphone: 2797. — * Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Herbiet, Comité de Rédaction: ] Gustave Peellaert, René Chambry, ( Emile Painparé. / Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. VOORBUHGWAL 334-340. Téléphone : 1775. Abonnement _ < En Hollande 11. 1.50 par mois, payable par anticipation \ Etranger H. 2.00 „ ,, "nu'elle. ' dénommé^^^^^^ô^ô-TI^^nor^^désssfcre^jx. Un ouvrage neutre? En-dehors iies- innombrables brochures et ouvrag.es publiés en Allemagne peur essayer de justifier la violation-de la neutralité de la 0IX pourrait signaler quelques laborieuses dissertations publiées dans d'autre pays dans le. même but.. Elles sont rares cependant et, dans les pays neutres, il n'y a eU en général qu'une voix pour çoiidamiier-cet attentat au droit des gens. Xl y .a lieu toutefois de signaler au public une brochure remarquable qui vient de paraître en Hollande et qui loin de le condamner l'approuve et le loue. L'objet de cette oeuvre et le nom de l'auteur sont indiqués sous cette formule suggestive : ,,La neutralité belge violée par le dr. L. K. Labberton'V Ce n'e6t certes pas que le docteur ait violé la neutralité de la Belgique.Mais il est certain que, s'il avait été à la place - du chancelier- de l'Empire allemand, il l'eût violée avec, entrain et avec beaucoup moins de scrupule? que cet éminent honvne d'Etat. Ce n'est pas lui qui eût dit: ,,Nous savons que nous commettons une injustice, que nous vicions le droit des' gens." D'abord il n'y a pas pour Jui de droit international parce que les règles consacrées et convëntionnehement acceptées à La Haye et ailleurs sont dépourvues de toute sanction. Il n'y a qu'une morale internationale. Ce vieux paradoxe a été si souvent et si magistralement réfuté qu'il est inutile d'en faire justice une fois de plus. Nous ne discuterons pas du reste les thèses hardies de M. Labberton. Dans le riche écrin qui contient ces joyaux nous cueillerons seulement quelques perles. Les traités (par exemple les conventions de 1907 ,* le traité de 1839, etc.) ne nont pas des conventions dans le sens juridique dii mot, comme se l'est imaginé le professeur Struycken, - dans ses illusions presque enfantines. .Ils n^obligent .pas en droit, mais seulement au p'oin£ de vue de la morale (ce qui est évidemment peu de chose). Or la morale entrer-Etats est toute, autre que la morale entre individus. ,,Les agissements de l'État, vis-à-vis des autres Etats dans la diplomatie et dans la guerre, aie sont pas autre chose, en fin de compte, que la réalisation du droit : sa réalisation, dans le processus infini du développement historique des rapports mutuels des différentes nations, réalisation qui est nécessitée par l'idéal moral en harmonie avec la dignité de l'Etat". J'ai traduit aussi exactement que je J'ai pu cette belle phi_ase, comme elle le méritait. A la page 26, l'auteur s'occupe de la fidélité^ i la foi jurée. Il professe sur ce point les doctrines un peu relâchées de Faust, au moment où celui-ci signe son pacte avec Mé-phistopbélès, et il semble croire que Goethe a eu l'intention de nous # donner par la bouche de ce vieux sceptique une leçon de morale. Plus loin, chose singulière, il proteste avec violence parce que l'éminent professeur de droit international Weiss s'est permis d'attribuer à Bethmann-Hollweg l'affirmation queues traités ne sont que des chiffons de papier. C'est un scandale, dit-il. N'a-t-il pas réfléchi que ce savant de premier ordre, pourrait qualifier ainsi ses propres théories. En fait Bethmann-Hollweg a appliqué la qualification de chiffon de papier à un traité qui, entre tous, méritait d'être respecté, parce qu'il n'a pas été imposé par la force, comme le sont tant de • traites politiques, mais librement consenti, parce qu'il a été conclu dans un intérêt général et international,' parce qu'il a été conclu, précisément en vue de l'éventualité d'une guerre et ne pouvait produire ses effets que si cette éventualité se réalisait. Soutenir qu'un pareil traité n'est qu'un chiffon de papier équivaut à soutenir «que tous les traités ne sont que des chiffons de papier. L'auteur de l'intéressante brochure que nous avons sous les yeux s'efforce ensuite de démonter que l'Allemagne ne combat pas pour elle-inême, mais dans l'intérêt de la dignité du monde, ,,voor de waard der wereld", dans le but de réaliser sa propre mission, géniale, ,,de realiseering van eigen géniale roeping'* (pp. 67 et 68). Ce qu'elle veut c'est le développement sans entrave de la haute et libre morale ,,de ongestoorde ontwikkeling der hoogere vrije zedelijk-heid". ,,Dans ma conviction intime, dit-il encore, la Prusse est le noyau moralement sa-m de l'Europe, d'où jaillira finalement la regénération morale de notre monde mortellement malade:" Il affirme qu'un pareil peuple peurra et devra se permettre pour remplir cette mission des actes qui pour tout autre seraient inexcusables (p. 67). C'est entendu: la Prusse est le peuple de Dieu, du ton vieux Dieu. L'auteur n'a pas assez de paroles de dé-Iain pour le livre du Roi Albert. D'après ui. si Shakespeare vivait encoreril se serait îcrié ,,words, words, words". Nous est avis lue cela est exact, mais en poussant cette "xclamatiou, ce n'est pas au livre du Roi Albert qu'il aurait songé. La conclusion de Mr. Labberton est nette. W seulement l'Allemagne avait parfaitement le droit de violer la neutralité de la Belgique. Etant donné que l'Allemagne Joursuivait un but si noble, le devoir de la Belgique de défendre sa neutralité devait éder devant un devoir plus haut; celui de îiettre son territoire à la disposition de l'Al-emagne- pour marcher contre la France par a voie la plus naturelle et la plus courte MïÉL Ϋ!l . SlêïïSt malheu reusement pas (ce fut son malheur) 'l'intuition de la génialité morale de la Prusse : ,,de intuitie van de zedelijke genialiteit van Pruisen." L'auteur admet-il que la Hollande aurait bien fait de laisser violer sa neutralité par l'Allemagne parce que celle-ci poursuivait un but supérieur, qu'elle ferait bien, par exemple, de "lui permettre de se servir de l'Escaut pour amener ses. sous-marins à Zeebrugge, qu'elle aurait bien, fait de lui livrer passage sur son territoire pour envahir la Belgique, puis la France? Le gouvernement hollandais ne l'a pas pensé et ne le pense pas encore ; l'on compterait sur les doigts les Hollandais qui seraient de cet avis. Mais Mr. Labberton est tellement enthousiaste de l'Allemagne qu'il ne partage certainement pas ÏWpinion de ses compatriotes. Il se demandé ce que la Hollande devrait faire si sa neutralité était mise en danger par n'importe quelle puissance. Elle aurait le choix entre deux partis et M. Labberton n'est pas. sûr que le gouvernement hollandais, qui est intelligent, donnerait en ce cas des preuves «non seulement d'intelligence mais de sagesse. Le j>remier parti consisterait- à déduire, comme des ma-; chines logiques impersonnelles, la résolu-! tion a prendre, des abstractions arbitraires, mort-nées et trompeuses du droit international et à agir d'après ce syllogisme : notre territoire neutre est inviolable : la puissance. A ne veut, ne peut pas respecter"cette inviolabilité, la puissance A est notre enne-[ mie... Le second parti consisterait, puisque nous serions réduits à la nécessité d'agir à faire notre choix librement comme des per-' sonnalités vivantes et créatrices, et quelqu€ j soit fauteur de la violation de notre neutralité, à arborer les couleurs de l'Etat avec lequel nous sympathisons, à nous ranger de son côté et à nous allier avec lui (p 148). Après ce que - M. Labberton a dit plus haut, cela se réduit à déclarer que si l'Allemagne viole la "neutralité de la Hollande, et quand même les puissances alliées la respecteraient, • la Hollande devrait prendre parti pour l'Allemagne. Celat se 'réduit à donner à celle-ci le. conseil de violer la neutralité de la Hollande, puisqu'elle ne pourrait qu'y gagner. Heureusement que l'Allemagne est bien persuadée que les opinions de son admirateur ne trouveraient en Hollande aucun écho. Dans sa passicm pour l'Allemagne, M. Làbbertoii semble même souhaiter que son pays soit annexé à ce grand Etat ou aliène tout au moins'en sa faveur une partie de sa souveraineté. Il ne le dit pas expressément, mais il dit qu'un petit Etat peut avoir un «intérêt moral à sacrifier une partie de sa souveraineté à un grand Etat et ajoute ,,cela peut se faire sans une incorporation complète avec un autre Etat, bien que la Bavière ne se repente pas de ce qu'elle a fait en 1871. Cette observation sera pratiquement d'une importance extrême pour iiotre pays (p. 96)." Après cela il faut tirer l'échelle. Est-il nécessaire d'ajouter que M. Labberton reproduit complaisamment les calomnies dirigées contre la Belgique ^ar l'Allemagne sans rencontrer les réfutations nombreuses dont elles ont été l'objet. :C'est la méthode allemande. Quand M. Labberton rencontre un adversaire, par exemple M. R. Casimir, s'il ne rencontre pas. d'arguments, il le traite de la belle façon; ,,Cet homme qui a osé parler de la. dignité de l'attitude neutre de la Hollande, était rempli do vanité-mesquine, de scrupules scientifiques, d'une insupportable vanité de savant. Il lui manquait ce sentiment ardent, puissant, vivant, créateur (que d'adjectifs ! 'Words, words, words) des mérites moraux et de la différence des mérites moraux, ce sentiment qui presse et qui emporte. C'est l'étudiant perpétuel, qui reste emprisonné dans le formalisme éthique et esthétique, etc." et il le compare à l'homme médiocre de Hello ,,cet odieux personnage, qui est tout-entier dans ces deux mots: froideur et vanité." Nous en avons dit assez. X Une annonce! Le journal ,,Politiken' de Copenhague a publié dans son numéro du 6 avril une annonce qui est un aveu... Elle précise qu'à Tavergade, 4 (c'est l'adresse) on trouvera un. lot considérable de meubles usagés : dès buffets, des armoires, des commodes, des secrétaires, des chiffonniers, des canapés, à tous les prix, de tous les styles, pour tous les goûts, en vieux noyer, en acajou, et des fourrures et des lustres électriques et des jDendules aussi. Une telle annonce, en vérité, n'intéresserait que les habitants de Copenhague s'il n'était indiqué en même temps qu'une ; partie de tout cela provient — eu plusieurs chargements, »i\ vous plaît — ,,de Belgique et de France." C'est du butin allemand! Les cambrioleurs ont passé là. Leur choix fait, les bénéficiaires de ces rapines ont passé le surplus aux' revendeurs neutres contre de on or, sans doute, dont on a encore plus besoin outrerRhin que de sofas et de bonheur-du-jour. C'est égal, comme cynisme ce n'est vraiment pas ordinaire! Où est le temps, où l'on coffrait les voleurs et les receleurs ! ! Si les Danois se rendent acquéreurs de ces meubles, dont on a pris soin de leur indiquer la provenance, ils ne sont vraiment pas djgQVités I Ers Belgique, i • A Bruxelles. Ces jours derniers 700 des médecins allemands qui servent dans les armées du kaiser se sont réunis en congrès à Bruxelles pour examiner en commun certaines questions techniques d'actualité, notamment le traitement des blessures faites par les engins de guerre modernes. Ces messieurs n'ont pas cru devoir suspendre la tradition qui ordonne que tout congrès, se termine par un banquet — et ils ont banqueté dans la salle des pas perdus du Palais de Justice. Et c'est encore nous qui paierons ! * * * On signale le décès, survenu à Ivnocke du docteur Barella. Il était sympathique-nient, connu dans le monde des affaires financières et industrielles. * * * Le Wonderland a organisé une grande séance <3e boxe, avec le concours de Demey, Van Hoof, Mon treuil et Dierickx. - - ..••*** M. Debue, questeur de la Chambre des Représentants, accusé par les Allemands d'être en relations avec le gouvernement belge, vient d'être condamné par nos ennemis à 8 ans de prison et à -O.000 marks d'amende! On annonce que l'Université libre rouvrira ses portes en juillet. Ceux qui désirent étudier les sciences commerciales et les branches ; techniques pourront se présenter aux examens d'entrée. On conclut de ceci qu'en automne les autres facultés reprendront également leurs cours. * * * Jeudi, un service a été célébré dans l'église -Ste. Gudule par le cardinal Mercier, pour le repos de l'âme des avocats et magistrats belges, morts au champ d'honneur. La foule était grande. Toute la magistrature y assistait,: la eour de cassation en -têtes Le nombre des morts qui appartenaient au barreau. belge dépasse la cinquantaine. Leurs noms sont affichés au Palais de Justice. Voici la lettre de faire part: Beati qui persecutionem patiuntur justi-ciam : quoniam ipsorum est regnum ccelorum, (Matt., V, 10).. Un service funèbre solennel sera célébré le jeudi' 22 "avril 1915 à l'heure nationale de II heures, en- l'église de SS. Michel et Gudule, à la mémoire des Membres de llOrdre Judiciaire victimes' de la guerre ou tombés glorieusement poiir la Patrie. S. E. le Cardinal Mercier, archevêque de Malines, donnera l'absoute. Vous êtes prié ctV assister avec votre famille. Bruxelles, le II avril 1915. Les Allemands ont des qualités administratives exceptionnelles, proclame-t-on urbi et orbi. C'est sans doute pourquoi notre rail-way est désorganisé à ce point. Car il devient quasiment impossible de voyager. Mais au lieu d'améliorer la situation, MM. les Boches s'occupent de la grande coupure de l'Escaut et étudient passionnément la question de la canalisation de la Meuse. Ils parlent également d'un nouveau canal du Rhin à Zeebrugge, via Bruxelles, Gand et Bruges. Ils voudraient donc.faire pour les voies cl'eau, ce que le ministre Vandenpeereboom décida de faire pour les lignes internationales de chemin de fer. Evidemment, tout cela estparfait et, s'il nous en souvient, pas très nouveau, car la question de la canalisation de la Meuse a été l'objet de majint rapport au ministère. M. Helleputte en promit, croyons-nous, la réalisation à M. Regout, alors ministre hollandais. Et voilà bien de la besogne pour les Boches! Si, au moins, ils se contentaient de faire partir nos trains à l'heure! C'est moins intéressant, mais beaucoup plus utile pour le moment. * * * On poursuit les travaux de la jonction Nord-Midi. 7T * # Des passeports ont été refusés aux jeunes gens hollandais, rappelés en Hollande, et qui résident en Belgique. La censure est charmante. Sur une lettre de huit- pages, elle a inscrit: ,,Trop long; accepté à titre ex<&ptionuel!'' Depuis le début de l'occupation, toutes les jeunes filles qui se marient sont vêtues de, noir. Jjes demoiselles boches seules portent des toilettes blanches le jour du mariage. La 'tour japonaise est considérée comme appartenant à la succession du roi Léopold II. Tout y est donc resté en bon ordre, comme un peu partout à Laeken. Le château n'est pas occupé militairement. On ne parle que de la guerre, bien entendu. Si bien que certaines personnes ont fait afficher dans leurs salons ce petit avis : „On est prié de ne pas parler de la guerre, sous peine d'amende". Cette amende est généralement versée à une œuvre de bienfaisance. s * Le gouvernement allemand n'a pas voulu accepter les prix que l'administration com-vjaun^lQ avait .fgéfij ppur la vente des yivreg. O est ainsi que la viande doit etre vendue à 2 fr. 20 maximum la livre. / 7* VC L'un des avocats qui devait défendre Nestor Wilmart le 20 mai et qui avait d'ailleurs plaidé pour le joyeux Nestor en juillet 1$14 à été tué, face à l'ennemi. C'est /Me Joseph Roosens, du barreau de Dinanf, -qui, bien qu'ayant dépassé la quarantaine, avait pris du service dans l'armée l^lge. A Anvers. La compagnie Hansa avait trois steamers internés à Anvers, les ss. Wcirtburg, .Hu-bei'fels et Schildturm. Leur déchargement commencera le 3 mai. Toutes les compagnies allemandes ayant des bateaux à Anvers les font décharger. Quelle est la situation des chargeurs appartenant à une des nations alliées, se demande Le Neptune'?- _ Les Allemands promettent que le frêt payé d'avance sera remboursé, moins 5/-ou _ 7/6 par tonne frêt respectivement, suivant que les marchandises ont été embarquées à Anvers ou dans un port allemand. Ensuite les propriétaires doivent signer un compromis d'avarie grosse et déposer à cet effet un certain pourcentage de la valeur des marchandises pour garantir le payement. Ce pourcentage varie naturellement suivant les lignes. La série complète des connaissements doit être produite ainsi que le duplicata de la facture originale de vente. La propriété de la marchandise doit être prouvée et la production d'un certificat de nationalité est indispensable. Après avoir accompli toutes ces formalités, on est encore à dix lieues d'entrer en possession de ses colis ou d'en obtenir la libre disposition. Il faut encore obtenir un ,,Freigabeschein" de l'Intendantur allemande et, neuf fois sur dix, on vous le refuse ! Pour arriver à ce dénouement, le chargeur a dû se dessaisir de ses connaissements et perd donc un certain recours contre l'armement. Entretemps, les Allemands sont entrés en possession d'une série de documents "précieux qu'ils ne lâcheront plus et qui leur donnent tous les détails sur les affaires de leurs ennemis. Leurs espions commerciaux ont trouvé là un beau champ d'action ! A tous leslpoints de vue donc, il semble préférable de ne pas donner suite aux circulaires des armements allemands et de laisser agir les agents' de ceux-ci sous leur propre responsabilité. Après la guerre, les chargeurs pourront toujours introduire leur réclamation, et ce sera alors à l'armement de prouver ce qai est advenu des colis faisant l'objet d'un connaissement signé par leur capitaine. Si la marchandise a été réquisitionnée et envoyée en Allemagne sans qu'un reçu en ait été délivré par les autorités militaires, la question du règlement pourra* toujours* se résoudre par voie diplomatique.* * * Une quête a été faite dans toutes les églises de la ville, le dimanche de 18 Passion, àl'effet de procurer des vêtements de première communion à 400 enfants. Au pays wallon, dans nombre dé communes, il a été décidé, par le cltergé, que les enfants se rendraient à la cérémonie sans costumes de fête, à cause de la situation embarrassée de nombreux ménages. Pour les costumes à acheter à Anvers, il faut recueillir 15.000 francs. Et l'on est loin de ce chiffre, évidemment, la plupart de^ habitants n'étant souvent pas à même de s'acheter de quoi manger ! y * * A partir du 1er mai, les établissements publics pourront rester ouverts jusqu'à dix heures du soir. Mais les cafés ne. seront pas autorisés à établir de terrasses. * * * Le bourgmestre a décidé que le pain se vendrait dorénavant à raison de 49 centimes le kilo. Cette décision a été prise par suite de la hausse du prix du froment et de la farine. •Je * a Un incendie a éclaté dans l'orphelinat de la rue Durlet. Après une demi-heure d'efforts, les pompiers se sont rendu maîtres de l'incendie. # * * M. Louis Vermeulen, ancien conseiller communal à Beveren-Waes, est décédé ainsi que le curé doyen Van den Eynde, dé Deurne. CS a SÏ £Î. Le Collège des Bourgmestre et , Echevins porte à la connaissance cle ses administrés que les rôles provisoires de la nTaxe do Police" seront mis à l'examen'des intéressés pendant 8 jours à partir du 21- coùrant, à l'Hôtel do Ville (10e Bureau). On doit adresser les observations par écrit, au Collège éclfevinal, avant le 29 avril, à midi. Le Conseil communal, Considérant que, dans la situation actuelle, chacun a l'obligation de. contribuer direct^- : ment et dans la mesure de ses moyens et de ses j ressources au maintien de l'ordre <ît de la sécurité publique ; ARRETE': Art. 1. — Tous les chefs .de ména-ges ou do communautés, qui no comptent parmi les membres de leur ménage ou de leur établissement aucune personne faisant un service effectif dans la Garde bourgeoisie de la Ville de Gand, gofft jjouçiiSj jus<£\Và. disposition • ulfengj-irej. à un© taxe annuelle, denommee ..iaxe de io-•lice", établie dans les règles suivantes. Art. S. — Ils est dû une taxe de : 2 fr. par les personnes imposées à raison de o fr. dans les rôles de la taxe spéciale sur le revenu cadastral, telle qu'elle a été établie par arrêté du Conseil communal en date du 27 mars 1914: fr. fr. fr. fr. fr. fr. 3,00 pr. 7,50 17.Î30 pr. 55 80 pr. 165 4.00 10,00 20,00 65 90 180 o^OO 15,50' 25.00 75 100 200 6,00 15.00 30,00 80 110 220 7,00 17,50 35,00 85 120 240 8,00 20,00 40,00 95 130 260 9,00 25,00 45.00 105 140 280 '10,00 30,00 50,00 120 150 300 12,50 35,00 60,00 135 et au delà 13,00 *45,00 70,00. 150 ' Art. 3: — La taxe n'est pas due pour, les perspnnes qui étaient dispensées du service do la Garde civique en vertu de la loi du 9 septembre 1897 (article 39). Art. 4. — Les rôles de la Taxe de Police seront dressés provisoirement par le Collège. des Bourgmestre et Echevins. Ils resteront pendant une période de 8 jours à l'examen des i intéressés à l'Hôtel de Ville (10e Bureau). Les réclamations écrites seront soumises à l'examen du Conseil communal pendant le mois 1 à partir de l'expiration du délai accordé pour l'examen des rôles provisoires; ceux-ci seront arrêtés définitivement dans la séance du Conseil communal dans laquelle celui-ci statuera sur les réclamations. Art. 5. — La taxe devra être acquittée la Caisse communale, dans les 30 jours à partir de celui de la remise des extraits de rôles. Les poursuites, en cas de non paiement, se feront comme en matière d'impositions communales.* * * La Société ,,Eigenaars Belangen" se propose d'établir la valeur actuelle des biens, meubles et immeubles soumis a^ux resques de guerre; de constater le montant, éventuel, des dégâts, de s'entremettre pour le recouvraient des indemnités de guerre. Cette société est de création ancienne et a déjà rendu des services depuis le début de la guerre. A Bruges, % ■7200 blesses allemands, sont soignés poulie moment dans les diverses ambulances. Ceux-ci ont tous pris part aux récents combats, dè l'Yser. * * *. Mgr. Van den Berghe, vicaire général de l'évêché, avait fait imprimer et distribuer une prière pour la paix, laquelle figure depuis des siècles dams les manuels de piété. A cause de quelques phrases de cette prière, qui pa'rlent des ennemis du pays, l'autorité allemande manda le Vicaire général à la Kommandantur. L'autorité allemande n'a pas cru devoir punir S. E., après que celui-ci avait démontré que cette prière n'avait pa:s-, été faite à l'occasion de la présente guerre, mais figure déjà dans les anciens livres liturgiques. Néanmoins les> imprimeurs — De sciée., de Brouwer et Cie — ont été condamnés à une amende de 500 marks, du chef de l'édition d'un écrit sans l'outorisation de l'autorité allemande. D'autre part, les exemplaires imprimés de la prière ont été confisqués. ,• * * Les Allemands font la guerre à la laugue française avec une rage inouïe.. Ils nous rappellent les exagérations de ces messieurs qui, à l'Exposition de Gand, sifflaient des •artistes de l'Opéra de Paris parce que ceux-ci ne chantaient "pas en flamand. Ea dernière manifestation bochophile est la suivante: ils ont fait effacer toutes les inscriptions françaisçs des. façades ou fenêtres de la ville. La belle victoire, "en vérité, et qui a dû réjouir les Minnaert, les Picart, les Josson, les Stein Streuvels, les Hugo Verriest et autres Reinaert ! Mais le bon peuple flamand se montre très vexé de ce qu'il considère comme une atteinte à sa, liberté. Car s'il a envie de parler le français et de faire sa publicité en français, nul ne peut l'en empêcher sans fouler au pied les principes les. plus élémentaires du droit. * * * Toutes les oeuvres d'art ont repris leurs places clans les musées. En Br a£» aira t i Tirlemont, la cité blanche connue de tout ie nondé, ne fût-ce que pour la réputation mondiale" de- ses fabriques de sucre, après avoir vécu pendant les premiers mois de cette horrible guerre des temps d'inactivité et cle stagnation économique quasi complètes, commence peu à peu à reprendre son aspect ha-bituel.Lo nombre des chômeurs y esc relativement peu élevé et riminue de jour en jour grâce à la sollicitude de nos grands établissements industriels, qui s'efforcent d'employer le plus 'grand nombre de travailleurs possible. D autre part, le printemps étant revenu, l'administration communale occupe de nombreux sans-travail à la réfaction efe à la création de chemins agricoles qui sillonneint le territoire de la "commune: il est en outre question du repavage prochain de plusieurs cle nos rues et cette décision est des plus heureuse, l'état de la voie publique étant plutôt défectueux. On ne saurait assez approuver le système qui consiste à subvenir aux besoins du peuple en procurant du travail aux ouvriers. Par ces temps de pauvreté générale, il est à souhaiter que partout les autorités compétentes fassent exécuter le pius-de travaux possible: Certes, faire travailler coûte-cher, mais nourrir dans l'oisiveté des centaines de bouches ,£st encore bien Élu? çoûteur et souvent d'un enet moral désastreux. Au surplus, en dehors des ressources créées par les travaux communaux, le Bureau de bienfaisance, qui est riche, contribue largement à subvinir aux besoins des malheureux, auxquels tous les jours on distribue de la soupe et du pain excellent, sans préjudice d'un secours hebdomadaire de 2 francs distribué à chaque ménage indigent. Le service du ravitaillement est fait d'une façon irréprochable. Son organisation est conçue avec beaucoup de méthode et d'ingéniosité. Les distributions/de farine se font régulièrement et dans un ordre parfait : toutefois, il est regrettable qu'on ne puisse augmenter la ration journalière, qui n'est que de 200 grammes par personne, c'est-à-dire insuffisante surtout pour la classe ouvriche dont l'alimentation est principalement constituée par le pain et les pommes de terre. Fort heureusement, le prix de celles-ci n'est pas ex âge né ; il a été dès longtemps fixé dans le canton de1 Tirlemont à 11 francs les 100 1 kilos avec défense formelle à tous les villages d en permettre l'exportation hors de leur territoire. L'exemple de Tirlemont semble d'ailleurs se généraliser. * * * Mardi a eu lieu la repose des cours de . la plupart de nos écoles, notamment du collège communal, de l'école normale et de l'école industrielle. # * * "V11 aéroplane allemand capote le mois5 dernier à Donck,"près de Haelen, célèbre à jamais par la charge de notre cavalerie. L appareil arriva sur le sol complètement détruit. Les paysans ayant pris des morceaux comme souvenirs,' la . commune a été... condamnée à payer dix-sept mille francs d'amende ! ,,Et une ,,compagnie de puniton" a été envoyée à Donck pour faire restituer tous les morceaux, sous peine de destruction totale de la commune ■ —— Propos de Paix 1j aspevt imprévu qu qfjj'e <e Jardin Zoologique de la Raye-y-par ces beaux matins ensoleillés! Dès 9 heures, les allées sont encombrées de bizarres caravanes vers quoi les grues méditatives et les oies badaudes jettent un long .regard emmanché d'un long cou. Curieux bipèdes entre deux âges, rarement plus jeunes, sçwvent plus vieux, ils n'ont.de la femme que le vHemcnt — et encore! Toutes soiit armées^ d'une enveloppe couleur d'azur, mais la médaille qu'elles portent sur la poitrine, attachée à un ruban bleu, les voue non point à la Vierge mais à la Paix. -fI Apostolat magnifique ou misérable folie? Toujours le ridicule est voisin du sublime et nous oserions presque dire que ces dames sont assises: aitvz l'un et l'autre comme entre deux chaises. Suivons-les un moment si vous voulez, d&m:-cette grande salle des fêtes où elles sont: mille, comme la légion-sacrée de Garibal^i. Le bruit que ça doit faire!. Pas du- tout. On entendrait une mouche vcler et re-yn'est guère plus qu'un bourdonnement de , mouche le boniment de l'hô)iorable miss gui harangue ses 999 4 soeurs, du haut, d'-une petite tribune qui affecte la forme -d'une boite de poudre de riz. — Plus -haut! plus haut! Hélas! il sera doue dit que les voix, qui s'élèvent en faveur de la paix ne réussiront jamais à se faire entendre-. Voilà un bien■ mauvais augure. Cependant on nous signale la présence d'une Arménienne. — Tiens, les Turcs ne les ont donc pas toutes tuéesî — Celle-ci a des cheveux gris, de grands yeux tristes et deux. Les Hollandaises sont en majorité, 800: ça,se comprend. Beaucoup de Scandinaves, des Allemandes, des Autrichiennes. J^a plupart des A nglaises ont elû rester de l'autre côté de l'eau. Il y a aussi clés Belges, p., ^w-s beaucoup, mais il y (ii a••• ' » l~n mouvement cle colère nous prend. Mais à quoi bon? Que des neutres vouillent jouer Te rôle du maître d'école haranguant son^élève en train.de se noyer, mais-imaf/i-nc-t-on la mère jouant le même rôle! Qu'elles écoutent donc cê'que dit cette Allemande qui vient de.remplacer l'orateur précédent à la. tribune. Elle est sèche comme un sarment. Aussi vue de bas en haut sa mâchoire paraît énorme, masque âpre et puissant de. volonté. La fureur enfle les .muscles de, son cou et, par exemple, on la comprend bien lorsqu'elle, fait le tableau- des viols des femmes dans les pays envahis par une armée conquérante La Belgique? O non, ces clames s'interdisent de faire même une allusion aux événements actuels. Celle-ci est cependant assez 1 raiispar ente. Que voulez-vous? Quoi qu'on dise sur les horreurs de la guerre en général, comment ne pas penser à cette, guerre-ci? JjC malheur c'est que la paix ne profiterait qu'aux bourreaux et pas aux victimes. Est-ce vraiment là le but des congressistes? C. B. AVIS. Nous serions reconnaissants à nos abonnés qui reçoivent leur journal par la poste et dont l'abonnement expire le 1 mai, de bien vouloir nous envoyer un mandat-poste .de tl. 1.50 en mentionnant sur !e mandat poste: Renouvellement d'abonnement*

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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