L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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17 February 1918
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s.n. 1918, 17 February. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 24 August 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/bz6154fs90/
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IV°. 1313 Ôt 3313 S cents Dtmaiicljë V7 et liirsdi IS fêvries» IQB© L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal oiaotitSiemi dts matira juaB-aiÉssiaïït ©ra SMoBlarscie Belge est noteo nom t'a Famille. rtr\ _ i.é /"» * - les Heures doivent <etfa*e adressées £ati routes VOûl^lBSUROWAL 234-240 RécJacîeiBc* esti CfiieS : Ocasiaive «Saspsers* ^ ( Charles JBersaaircls 2£eir3£ CSiosniîbrjr, _^m: ..de aC : '■ E™ile IPaârap^iré. agMamuMm».»!. ■■T^nnTITW)H ^ni-w j.^n -«« ■■■n.iTt—rjjirx-Tvin , r.rr._>£—W-.-OL ramscrae-un TTTTœïmnBrr&zja^uEamr:rznam.mil Ji Abonnements: Hcllanao fi. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.03 par mois. Pour Ses militaires au front ci [en militaires internés en Mollancle 15. 0.75 par mois payable par anticipation. Annoncos: 15 cents ta ligne. Réclames: 30 cents la ligne. U piège II Ifotzky Le plan de Trotzky se dévoile. Il est bien tel qu'on pouvait le pressentir des le ce-nouemeut inattendu des pourparlers de Brest-Litovsk. Trotzky prétend ne rien abandonner an gouvernement impérial de Berlin. Après avoir, pendant deux mois, tenu en haleine la diplomatie austro-demande ou, pour parler plus justement, après s'être moqué pendant «eux mois de l'Austro-Allemagne, pousse enfin dans ses derniers retranchements, il rompt les pourparlers de telle façon que, si la guerre continue, la responsabilité cependant en retombe entièrement sur 1 adversaire. Trotzky, en effet, déclare la guerre finie quant à lui, et il démobilise. Logique, hélas! trop -logique avec lui-même et ses détestables principes, ^ il a poussé à la désorganisation de l'armee qui est toujours la plus haute représentation d'un pouvoir organisé. Le fantôme d'armée qui restait à la Russie était absolument , incapable d'opposer la moindre résistance F aux Allemands. Aussi Trotzky n'a pas eu r 2'idée, un instant, de s'appuyer sur elle pour faire face à l'ennemi du dehors. Au contraire, il achève sa ruine et le pouvoir central de Pétrograde lance l'ordre de dé-i mobilisation. Mais cet ordre est retiré trois l heures après. Pourquoi? Parce que, des débris de cette armée qui [ naguère avait déployé ses drapeaux victo-| lieux jusque sous les murs de Koenigsberg [ et dans la plaine hongroise, Trotzky prétend tirer une armée révolutionnaire, une garde rouge en harmonie si on peut dire avec l'anarchie dont elle est issue et qu'elle i a charge de défendre. C'est elle qui pousse ses avant-gardes en Finlande et en Ukraine | et qui menace la Roumanie. C'est elle qiii s'opposera à la marche des Centraux, s'il I est vrai, comme certains journaux allemands le font pressentir, qu'ils aient l'intention d'aller restaurer l'ordre à Pétro-grade.En effet, pour tirer de 3a paix avec t l'Ukraine tout le bénéfice qu'ils en espè-f rent, les Austro-Allemands sont obligés de [ défendre cet Etat, créé sous leur tutelle, ' contre les entreprises des bolscheviks. Les circonstances imposent donc à l'Austro-Allemagne une expédition pleine d'aléas. Sans doute, Hindenburg eût préféré trouver en face de lui l'armée russe de jadis qu'il n'eût peut-être pas réussi à anéantir mais que, dans une suite de batailles rangées, il pouvait obliger à u-ne retraite indéfinie. Aujourd'hui rien de pareil. Les Rus-| ses, formés en bandes irrégulières, reculeront sans se battre. Mais Hindemburg les retrouvera constamment sur ses derrières — pour se battre. La guerre classique, ou plutôt la grande guerre telle que nous la connaissons depuis trois ans, avec ses fronts immenses quasi inviolables, se transformera en une guérilla féroce. Avec des moyens plus rigoureux, des méthodes encore plus implacables, les bolscheviks vont créer au-. tour des armées de Hindenburg le vide I mortel dont périt la Grande Armée de Na-| poléon. Mais les bolcheviks possèdent en-! core une autre arme que n'avaient pas les [ Cosaques d'Alexandre Ir: la propagande. I Ce partage des biens, ce renversement des I lois sociales, cette licence sans bornes qu'ils I proposent en îdéal au soldat allemand, I abruti par la discipline, ne resteront cer-[ tainenient pas sans effet, et, ce qui n'est | pas moins grave, ces effets se feront res^en-I tir en Allemagne même où, de jour en jour, le fossé se creuse entre le peuple et les classes dirigeantes. La , -paix" de Brest-Litovsk, qui porte bien mal son nom, n'a' pas seulement tourné contre l'Austro-Allemagne les bolscheviks I russes, plutôt suspects de tendresse pour ; elle au début de leur avènement au pouvoir [ où ils ont donné tant de preuves de leurs I sympathies pour Berlin et Vienne, mais en-I core les Polonais. Parmi ceux-ci cependant A il s'était trouve une fraction importante, B peut-être même une majorité, pour cher-F cher dans l'appui sur les empires centraux I sinon la réalisation de leur idéal national I tout au moins un maximum de garanties [ contre un retour éventuel au tsarisme. I Après la révolution russe cependant, toute [ crainte du côté de l'Est avant disparu, la I méfiance s'était réveillée. Il devenait évi-I .dent que le gouvernement de Berlin ne [ poursuivait qu'une politique d'annexion. La conférence de Brest-Litovsk ne laissa plus là-dessus aucun doute et le traité con-! clu avec l'Ukraine, qui abandonnait à cet [ Etat (?) le district de Cholm, était la pre-nfîère mesure d'exécution d'un quatrième partage de la Pologne. On peut à la rigueur, au point de vue i polonais, vouloir l'unité, la liberté et ^autonomie de la Pologne, et la vouloir par le secours des boches. C'est une erreur, une erreur grossière, mais elle n'exclut pas la bonne foi. L'erreur ayant apparu, ces Polo-| nais qui étaient de bonne foi se tournent contre l'Allemagne. Tous, en Pologne jadis I russe, comme en Prusse et en Galicie, vien-I lient de conclure l'union sacrée contre [ l'Austro-Allemagne. Ces Polonais passe-| ront-ils de la résistance passive à la révolte ouverte et prendront-ils leur recours aux I armes. Peut-être dans une certaine mesurer I II y a des légions polonaises. Elles peuvent r gonfler jusqu'à former une armée de plus I d'un demi million d'hommes avec les clé-r nients polonais de l'ancienne armée russe. Voilà pour les gardes rouges de Trotzky des alliés naturels. Et si la propagande maxi-nialiste retentit jusqu'au coeur de l'Allemagne, la révolte polonaise, entraînant la révolte des Tchèques et des Jougo-Slaves, peut pousser l'incendie jusqu'au coeur de i l'Autriche. [ Aussi les drapeaux que les Berlinois et ! ta Viennois avaient poussé hors de leurs | fenêtres à la conclusion du traité de Brest-[ Litovsk 6ont rentrés. • Les drapeaux"noirs . cm* k, T>„1 4. —X 1 i. Cracovie y pendent toujours. Les journaux pan-germanistes ne décolèrent plus: le ,,Vor-wâris" est plein d'inquiétude et de mélancolie. L'écho des cris de joie s'est à peine tu en Austro-Allemagne, et voici que lui répond, sec, sinistre, angoissant dans un silence mortel, l'ordre donné par Hindenburg de reprendre les opérations à l'Est. Xrotzky a préparé non pas un piège mais un terrain parsemé de pièges et de chausse -trapes: l'Allemagne va s'y engager. o, ' Charles Bernard. ——————————-———~ Un Héros, Le général Léman, le défenseur de Liège, a quelque peu bouleversé, par eon apparition au milieu de nous, l'idée qu'on se faisait parfois des héros et de l'héroïsme. Il n'y a chez lui aucun désir de se laisser aller à l'ivresse de cette gloire qu'il sut si vaillamment mériter. Les héros de notre temps sont simples, graves et doux. Rien dans leur attitude n'atteste le constant souci d'apparaître à tous les yeux comme des êtres d'exception dont le geste réalisa la pensée et,l'effort d'une heure tragique dans la vie de l'humanité. Us ont tant vu souffrir et mourir ; ils ont frémi devant de telles agonies que leur seul orgueil est de se retrouver des hommes parmi les hommes et que leur joie la meilleure est vraiment dans le pur sentiment de tout le devoir accompli. Après plus de troi3 années de captivité en Allemagne, le général Léman passe dans Paris avec la simplicité d'un ,,poilu" revenant du front. On lui a rendu l'hommage qui lui était dû ; on lui a dit ce qu'on devait lui diire, et tout cela s'est fait discrètement, avec infiniment de tact et de délicatesse dans les gestes et de cordialité dans les paroles. La grande voix du peuple se fera entendre pour lui, comme pour d'autres, quand la victoire sera totalement réalisée et quand les vainqueurs, généraux et soldats, passeront comme une foule d'épopée sous ,,l'arche pleine d'ombre" qui s'ouvre sur Paris. Qu'on songe à tout ce que symbolise pour les générations cet homme aux traits énergiques, au regard clair et sûr. Le général Léman, c'est l'aube de la grande guerré, et la Belgique entière dressée d'un même élan contre ia ruée des Barbares venus de l'Est; c'est le sublime sacrifice d'un peuple à l'honneur et au devoir. Quand il s'enl'ema dans Liège avec quelques milliers d'hommes, il savait que la victoire n'était pas possible, qu'il succomberait finalement sous le nombre, que sés forts sauteraient et crouleraient les uns après les autres sous les coups inlassablement répétés des obus ennemis. Mais il savait aussi que, si Liège ,,tenait" quelques jours seulement, l'Allemagne criminelle perdait le bénéfice de son attaque brusquée par la Belgique neutre, qu'elle ne pourrait plus surprendre la France en pleine mobilisation et que toute la face de la guerre s'en trouverait changée. Et Liège a ,,tenu"... De toute la volonté de son être, de toute la vaillance de son âmë, le ,général Léman s'est accroché aux positions qu'il avait mission de défendre; de tout le désespoir de son coeur do patriote, il s'est acharné contre un ennemi tout puissant. Les cadavres allemands s'accumulèrent par milliers et milliers devant Liège; jour et nuit, le feu des forts faucha implacablement les rangs serrés des bataillons montant à l'assaut. L'état-major du kaisér s'était vanté de prendre Liège en quelques heures; il fallut des jours pour écraser la dernière coupole sous la masse de fer des 305, et, quand l'ennemi pénétra dans les décombres, il trouva le général Léman sans connaissance, parmi ses derniers soldats agonisants. Liège avait rempli sa mission de position d'avance sacrifiée, mais l'élan allemand était brisé et jamais les armées impériales né purent regagner, malgré le3 plus formidables efforts et les plus sanglants sacrifices, le temps pendant lequel elles avaient été retenues devant la vieille et héroïque cité wallonne. C'est toute cette vaillance et toute cette gloire du début qu'évoque la noble fligure du général Léman. L'autre soir, à la légation de Belgique, quand le grand soldat se trouva en présence du Roi Albert-, il y eut un moment d'émotion profonde. Depuis quarante-quatre mois ils ne s'étaient point vus; depuis le jour où les troupes de la défense mobile avaient dû se retirer de Liège, laissant la place se défendre par ses seuls moyens, ils ne s'étaient point rencontrés. Près de trois années et demie de captivité pour l'un ; près de trois années et demie d'exil pour l'autre, derrière cette barrière de l'Ysef où subsiste le dernier lambeau de la Belgique indépendante... Entre leur dernier entretien et celui-ci, il y avait toute la douleur et toute la gloire de. l'humanité meurtrie : Louvain incendié, Anvérs abandonné, l'Yser roulant des flots de sang généreux ; il y avait le martyre d'un peuple et le bouleversement d'un monde... Et dans un long silence le Roi serra les mains du héros qui lui avait écrit, en août 1914 : >,Pour l'honneur de nos armes, je n'ai voulu rendre ni la forteresse, ni les forts. Daignez me pardonner, sire!... La mort ne m'a pas été accordée." — B. D. (,,Le Temps".) ,,» » Croix Rouge ds Belgique ,,Lêo pensant à nos petits' soldats au front". Un abonné.... 2.50 fl. ■i " f|7 ■ iffl1 I iwi Il y a un an 17 février 1917. Les Britanniques réalisent des progrès importants dans le secteur de Miraumorit et au sud de la ferme Bailles court (Ancre). 18 février 1917. Eiv Mêsopotamie les Britanniques enlèvent des tranchées ennemi™ 1 .... f. J 7. ~V s. t En Belgique Contre i© Conseil des Traîtres Tm les RmÉ refewt ft siii isit En bons Ealges, les Flamands sent indéspaitahles et protestent en massa lorsque Iss valais des boches hur offrent leur sutoisoBis. Détails sur l'arrestation des magistrats et sur les manifestations à Anvers Matines. La magistrature et le barreau se soulèvent • L'Allemagne, qui avait pensé créer, grâce à la complicité du soi-disant ,,Conseil des Flandres'"', l'illusion d'un mouvement populaire contre l'unité nationale belge, a abouti à provoquer un soulèvement populaire contre ses propres machinations. L'impudence des activistes, qui avaient l'audace de comploter entre eux et de pactiser publiquement avec l'ennemi pour attenter à la forme du Gouvernement, fut châtiée par la Cour d'appel qui, à l'unanimité, enjoignit l'ouverture d'une instruction judiciaire contre les auteurs du crime prévu par les lois pénales belges. L'arrestation immédiate au nez et à la barbe des. autorités allemandes dés deux ministres du soi-disant gouvernement provisoire de Flandre fut un coup de maître témoignant de l'admirable esprit d'indépendance de la magistrature belge. Cela obligea l'autorité allemande de sortir de la coulisse pour protéger ses complices et à découvrir publiquement la coopération politique qu'elle cherchait à cacher, ainsi que sen rôle réel d'instigation dans toute l'intrigue.. Le machiavélisme politique et administratif allemand est ainsi magnifiquement déjoué par le courage," la décision et l'habileté des Belges désarmés, mais inébranlables malgré les 3 années du plus atroce régime d'occupation. Les nouvelles ne cessent d'affluer sur les manifestations incessantes de la résistance d'autant plus significative qu'elle est entièrement spontanée.Voici les dernières nouvelles que nous avons reçues à ce sujet: Samedi, 9 février, les présidents Levy, Ernst, Carez et Jamar ont été arrêtés pour être déportés en Allemagne. M. Jamar fut relâché vu son grand âge. Au Palais, les audiences de cassation, d'appel et de première instance furent levées lundi matin en signe de protestation. Durant la matinée les conseillers de la Cour d'appel recevaient individuellement une lettre du gouverneur général les suspendant de leurs fonction?. Dans ces conditions, à deux heures, la Cour de cassation décidait unanimement de suspendre ses audiences, par une délibération énergique transmise au chancelier, au Nonce, aux ministres d'Espagne et de Hollande, taudis que le Barreau bruxellois décidait unanimement de ne plus plaider et enlevait les robes du Palais. Le mardie 12, le tribunal de première instance et le tribunal de commerce prennent unanimement la même décision que la Cour de cassation. On croit que toute la magistrature suivra partout. Les présidents de Cour d'appel de Bruxelles Levy—Morelle, Ernst et Carez ont été déportés et sont actuellement à Celle Schloss (Hanovre). La manifestation d'Anvers. Voici ce que dit un témoin oculaire de la grande manifestation d'Anvers: Quiconque n'est pas encore convaincu de ce que le mouvement activiste en Belgique n'est qu'une manoeuvre politique allemande dont le peuple flamand ne veut pas, lira avec intérêt comment la grande manifestation activiste du 3 février dernier à Anvers, Ja citadelle du mouvement flamand, fut organisée et comment elle échoua lamentablement.Le dimanche 3 février, qui devait être, pour les activistes, le jour triomphal, est devenu -une formidable ovation à l'unité belge. Qu'on en juge! Nous donnons ci-après les faits tels qu'ils se sont passés devant des dizaines de milliers de témoins oculaires. 1. Préparation à grand fracas de la démonstration par les activistes. a) Enorme publicité dans tous les journaux, surtout dans ,,Het Vlaamsche Nieuws", tous les jours pendant deux semaines;b) Les propagandistes se rendirent dans tous les villages environnants; des trains spéciaux avaient été réservés pour les provinciaux qui voyageaient gratis. On avait spécialement travaillé les ouvriers qui travaillent pour les Allemands; c) Propagande à Turnhout, Lierre, He-renthaïs, etc.; d) Gens de Gand, Bruxelles, Louvain, Hal convoqués; surtout des étudiants de Gand. e) Dans la ville de Lierre: Grandes pancartes dans toute la ville; Des milliers de circulaires, distribuées surtout putour des locaux où se distribue la soupe et autour des bureaux de secours, etc. Afin de provoquer l'agitation parmi la classe ouvrière, les circulaires étaient rédigées dans des termes à tendance socialiste (promesse de suffrage universel, article 310, etc,). f ) Des offres d'argent furent faites à tous lés corps de musique de toute la ville afin de venir: participants au cortège, 5 maris, musiciens, 20 marks. g) La veille du dimanche, le bourgmestre d'Anvers reçoit une lettre du gouverneur I V,r~v"U1 + * • tre-manifestation est interdite; lautonU allemande tiendra la main à ce que cette défense soit strictement observée; tout contre-manifestant sera, en outre, puni par 1: autorité militaire ' '. L'administration communale a reçu l'ordre suivant, émanant de l'autorité allemande:Konimandaiitur V. 585/18 Anvers, le lr févr. 1913. zcer driri/jend (très urgent) A la ville, entre les mains de M. le bourgmestre De Vas. Ordre est donné à la ville de mettre à la disposition de la Kommandantur le local de la Bourse., avec les galeries, le dimanche 3 courant. : En cas de refus, il sera fait usage de la force. O. B. (s.) Ci*. Rantzan, Major et major de place. 2. La jour de -la manifestation: 3 février. ra) Le matin, en guise de tout dernier pré-paratif, des meetings devaient aveir lieu à 9 heures dans 6 locaux différents de la ville. (Dans un de ces locaux, le ,,Tango", il y avait, y compris l'orateur. Vcm Eçotergeni, le patron et le garçon, un total de 15 personnes; dans un autre local, 5 !) _Le groupe venant, de la salle de la rue Van V/esembeke fut dispersé et sifflé dès qu'il fut dans la rue et son drapeau fut mis en pièces. La Bourse était réquisitionnée par la Ko m m anidantur. b) L'assemblée à la Bourse: La Bourse peut contenir plusieurs milliers de personnes. Il y avait tout au plus (nous majorons certainement les nombres) un millier de personnes, parmi lesquelles beancoup (la moitié) de passifs, ainsi qu'il devint évident pa.r leur attitude: la moitié des assistants resta indifférents à la suite des discours de De Keersmaeker, Tack et Borms. La salle était également remplie de poivre et de boules puantes. c) Avant que les activistes se hasardent à sortir pour former le cortège, des centaines d'Allemands furent appelés et formaient la haie dans la rue des Douze Mois, afin de laisser passer le groupe. Cependant, beaucoup d'activistes s'étaient déjà éclipsés par les sorties latérales. Dans la rue des Douze Mois, ils furent siffles et hués de toutes les fenêtres bondées, de toutes les maisons. d) Mais sur la place de Meir la population anversoisa s'était réunie par dizaines de milliers; les fenêtres de toutes les maisons étaient remplies de monde ; il y en avait même qui étaient grimpés sur les' toits. Ce n'étaient pas des frausquillons, mais tous Flamands d'Anvers, et la plupart des bourgeois.Et lorsque parut le groupe des activistes, un charivari formidable et sans fin de sifflets,'de huées et de menaces s'éleva de cette multitude Sans les baïonnettes allemandes, sous la protection desquelles le cortège devait défiler, pas un ne serait sorti vivant de la place. Tous ceux qui ont assisté à la fureur populaire affirment cela. Borms, Verhulst, Heuvelmans, Lesquid, Levrield, furent reconduits chez eux sous escorte militaire. e) Le groupe de manifestants activistes ' pouvait compter tout au plus 500 personnes, en y comptant les plus jeunes étudiants- et jeunes filles. Tous les petits lions ont disparu des boutonnières.f) Malgré la protestation des Allemands, le cortège des manifestants est souvent interrompu et disloqué. Différents drapeaux furent abattus et mis en pièces par la foule... g) Rien n'a été entendu ni de leurs chants, ni de leur musique, tellement le concert de sifflets et de huées qui les accompagnait dépassait tout. h) Au bout de l'avenue De Keyzer, près de la gare, le chant national et la ..Marseillaise" furent entonnés par des milliers de personnes. i) Le groupe, pour autant qu'il pouvait encore en être question, atteignit la rue Van Wesembeko où se trouve le local où ils donnent leurs meetings. Là, la foule voulut absolument se livrer à des voies de fait sur eux; une gTêle de coups de canne s'abat sur le groupe qui fuit. Alors retentissent des commandements d'officiers allemands qui ont. mis revolver au poing et les soldats chargent à différentes reprises... ce qui finit par disperser la foule. j) De toute l'après-midi, pas un seul groupement activiste n'a encore osé se montrer. Tous sont filés en douceur, sous la protection des Allemands. Qu'on remarque que toute cette démonstration anti-activiste des Anversois a été spontanée; ce n'est que dans deux ou trois quartiers de la ville que quelques tracts anti-activistes avaient été répandus. Beaucoup de Flamands avaient décidé de ne pas se rendre à la démonstration par mépris pour les activistes. Si on avait su qu'une démonstration anti- nr»+ i-uiafxfc dorraif. oxrrnv 0/w*n :1«. vi:W« p.n- j tière se serait trouvée là pour exprimer son î mépris vis-à-vis de cette bande d'activistes. Et, encore une fois, les contre-manifestants étaient des Flamands, pas des frans-quilions, qui veulent bien obtenir leurs fhv'itvT mais non pas par d's moyens déshonorants.3. Lundi et jours suivants. i.'_- anti-activistes ont eu liou devant ie local de la rue Van Wesem-beJvC, ■ devant ,, Volkscpbeurin g' ', devant les bureaux de la ,,Vlaamsche Nieuws", devant le domicile de De Keersmaeker, etc., et il y eut des vitres cassées. Au Marché St. Jacques, lundi après-midi, des numéros de la ,,Vlaamsche Nieuws" furent brûlés au milieu d'une multitude enthousiaste.A l'Athénée aussi il y eut de violentes manifestations anti-activistes de la part des élèves, contre le préfet activiste M. Maes et quelques professeurs activistes aussi. Les élèves de l'Institut St. Ignace avaient cordialement fraternisé pour organiser ces démonstrations.A Matines ils sont îsattus conime à Anvers Oîi peut dire que l'activisme en Belgique .! «est définitivement vaincu. Il a suffi, pour'; vaincre ce mouvement de quelques traîtres, •de. démasquer leurs visées. Ils se sont chargés eux-mêmes de le faire en se mettant sous la protection des Allemands, en implorant les faveurs de l'ennemi, eu allant pé-ki'orer à Berlin et en proclamant que le salut de la Belgique doit venir de ses oppresseurs. Si, hier, il y avait dans la masse du peuple flamand quelques hésitants, ils sont devenus anti-activistes aujourd'hui. Les faita ont démontré que le peuple belge est Belge de coeur et entend le rester. La masse du . peuple a compris que les activistes ne sont qu'une minorité infime d'agités; d'intrigants, de gens stipendiés par l'ennemi et ellp. crache aujourd'hui son dégoût. Les. activistes ont subi échec sur éohec. Anvers, quo les traîtres disaient leur place forte, a donné lo signal. Le 10 février, Do Clcrcq et Cie étaient venus à Malines pour proclamer à la Salie de Paris, café de la rue du Bruel, l'indépendance de la Flandre. N'osant plus, après l'aventure d'Anvers, tenter l'organisation d'un cortège, ils se contentèrent d'annoncer une grande réunion pour 10 heures du matin. Les activistes arrivèrent à la gare par groupes de 4 ou de 6. Dès leur arrivée en ville ils furent conspués par la feule. De Cleroq perdit son chapeau dans une bagarre et arriva nu-tête à la Salle de Paris où une foule de curieux avaient pris place. Réunion houkus?. sifflets, huées, etc. Un avocat, Van Kersbeek, sauta sur l'estrade pour contredira De Clercq. Le3 Allemands, qui faisaient la police de la salle, voulurent le .contraindre à descendre. La foule protesta avec une telle énergie que l'on fut bien obligé de laisser parler l'orateur dont le patriotisme fut frénétiquement applaudi. Quand De Clercq voulut passer au vote, il se trouva en si infime minorité qu'il n'osa demander le vote public II s'en alla bredouille La foule accompagna les activistes, qui n'étaient plus qu'une poignée, à la gare, en les sifflant et les huant sur tout le parcours. De Clercq avait annoncé du chant et du piano; il n'en fut pas question. Les protestations continiisnt Nous recevons encore copie d'une protestation envoyée au chancelier von Hertling par" les Anversois, protestation qui porte les signatures des membres de3 Chambres de commerce, des principales firmes commerciales et maritimes, des compagnies d'assurances, du Tribunal de commerce, des banques et des établissements industrie i:- d'Anvers. Une autre protestation au même chancelier porte les signatures des membres du Conseil communal de Laeken. En outre, nous recevons le texte d'une adresse de félicitations adressée par les membres du Conseil d'administration et du Conseil académique de l'Université libre au bourgmestre, échevins et conseillers communaux de Bruxelles, les félicitant de T attitude patriotique prise par le3 autorités communales de Bruxelles vis-à-vis du Conseil des Traîtres. Nous publierons ces textes dans -notre numéro de mardi prochain. Comme nous l'avons dit hier, les petites villes et les communes rurales suivent l'exemple des grands centres flamands.et protestent avec énergie contre le Conseil des Traîtres. ^ oic i le texte de quelques protestations en voyées au chancelier von Hertling: Les soussignés, membres du Conseil' communal d'Ixelles (arrondissement, de Bruxelles), représentant une population, de 87.076 habitants ; Protestent unanimement contre l'attitude antipatriotique d'une poignée d'agitateurs, .sans autorité et sans mandat, qui essaient de faire croire à l'existence d'un mouvement séparatiste au sein des populations flamandes ; Regrettent quo les entraves apportées à la liberté de la presse et de la parole empêchent l'opinion publique do manifester l;i réprobation unanime du pays contre la proclamation, qui s'est faite le 20 janvier au théâtre de PAlham-bra, avec l'autorisation du pouvoir occupant, de la prétendue indépendance de la Flandre et de la séparation d'avec la Mère Patrie; Affirment énergiquement que, plus que jamais, l'union entre Flamands et Wallons, qui est dans le coeur de tous les J3elges, est la condition essentielle de la force et do la prospérité de la Nation ; Et renouvellent avec enthousiasme leur serment de fidélité au Roi et d'obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge. Ixelles, le 5 février 1918. * * r* A Son Excellence le comte von Hertling, Chancelier de l'Empire, Berlin. Excellence, Le 19 janvier 1918, il a paru un mcs--,a-.o;e du soi-disant „Raad van Vlaandoren" par lequel celui-ci proclame, soiis prétexte d'autonomie de In. TClfl.ndre.~la division du T>ays en deux Etats. Nous protestons énergiquement contre cette attitude. Nous déclarons que notre population ne s'y rallie absolument pas et nous dénions a.i ..iîaad" tout droit d'agir au nom de notre pays ou de la population flamande. (signé) par 'es Conseils communaux et les notables de: Lichtaert, Oolen-Centrum, Heren-thals, Thielen, Achtr>r-Oolen, Meerliout, Onlcn-St-Joseph, Lillc-St-Joseph, Lille-St-Pierre, Vors-selaer, Baelen. * * * Excellence, Peu- un message paru le 19 janvier 1918, lo soi-disant ,,llaad van Vlaanderen" déclare pro-clamer l'autonomie absolue des régions flamande::, ce qui revient à diviser notre Patrie en deux rJLats et à fouler aux pieds notre Constitutionivi même temps, une délégation de ce ,,llaad van Vlaanderen" a prétendu, devant M. le docteur, van "YValiraff, secrétaire d'Etat aux affaires intérieures, s'appuyer sur la volonté du peuple flamand; Fidèles à notre Constitution, à notre Roi et à l'intégrité de la Patrie belge, nous protestons formellement contre pareilles assertions et contre pareilles attitudes. Le soi-disant ,,Raad van Vlaandoren" n'est revêtu d'aucun mandat légal ou public. Notre population n'est absolument pas d'accord avec lui et nous dénions à ce conseil tout droit d'agir au nom de notre pays ou de notre population flamande. Co que notre pays désire, c'est le rétablissement, dans le plus bref délai, d'une Patrie libre, une et indivisible, qui seule, et sans immixtion aucune, saura régler ses affaires intérieures. (signé) par le Conseil communal d'Olmen. 31 janvier 1918. * * * Excellence, D'après une publication du ,,Raad van Vlaanderen", çn date du 19 janvier dernier, celui-oi aurait proclamé l'autonomie de la Flandre ou 1* séparation politique de la Belgique. Les soussignés prennent la- respectueuse li-f>erté de.déclarer qu'ils ne désirent pas cette séparation et qu'ils dénient au ,,Raad van Vlaanderen" 1e droit d'agir au nom de la popu-I lation de la Belgique. Ils ont l'honneur d'être vos humbles serviteurs,(:>igné) par le Conseil communal de Gheel, 30 janvier 1918. * * * Excellence, Dans un manifeste paru le 19 janvier 1918, le ,,Raad van Vlaanderen" proclame l'autonomie dé la Flandre, voulant par là poser la base de la séparation en deux Etats de notre chère Patrie. Nous, Bourgmestre et Echevins, porte-parole de la volonté'de la population cle la commune de Iteg'hem, protestons énergiquement contro cette manière d'agir et dénions ail .,Raad van Vlaanderen" tout droit ou compétence de représenter dans cette affaire la Patrie ou notre population flamande. Signé par le Conseil communal d'Iteghem. * y * Excellence, D'après une communication du 19 janvier 1918., faite par le soi-disant ,,Raad van Vlaanderen"', celui-ci, sous prétexte d'autonomie de la Flandre, veut diviser notre Patrie belge en deux fractions. Nous protestons énergiquement, tant oa notre nom qu'en celui de notre population, contre cette Action antipatriotiquo et nous dénions à co ,,Ra<ad van Vlaanderen" tout droit d'agir au nom de notre population flamande.Signé par le Conseil communal îîe 'Hallaer, 28 janvier 1918. * * * Excellence, Le 19 janvier 1918, il a paru un message du soi-disant ,,Raad van Vlaanderen" par lequel celui-ci proclame, sous prétexte d'autonomie do 'la Flandre, la division du pays en deux Jld L'-'ltS. Nous protestons énergiquement contre cette attitude. Nous déclarons que notre population 2ie s'y rallie absolument pas et nous dénions au ,,Raad" tout droit d'agir au nom do notre pays ou de la population flamande. Nous déclarons en notre propre nom efc au nom de notre population vouloir rester fidèles à notre Roi, à notre Constitution et aux lois de la Belgique, une et indivisible. Signe par-les Conseils communaux et notables de: Berchem, Turnhout, Heyst-op-den-; Bcrg, Santhcven. Pulle. Massenhoven, St-.-Ni-colas, Her.enthout, Pulderbosch, Zoersel, Halle, Viersel. * * * Excellence, Par un message, paru le 19. janvier 1918, le soi-disant ..Raad van Vlaanderen" déclare proclamer l'autonomie absolue des régions flamandes, co qui revient à diviser notre Patrio en deux Etats et à fouler aux pieds notre Constitution.En même temps, une délégation de ce ..Raad van Vlaanderen" a prétendu, devant M. le I)r. Wallrafr, secrétaire d'Etat aux affaires intérieures, s'appuyer sur la volonté du peuple flamand. Fidèles, à notre Constitution, à notre Roi rt .à l'intégrité, de la Patrie belge, nous protestons formellement contre pareillo assertion « t contre pareille attitude. Le soi-disant ,,Raad van Vlaanderen" n'est revêtu d'aucun mandat u'u.al ou public. Notre population n'est absolument' pas d'accord avec lui et nous dénions ;; ce conseil tout droit d'agir an nom de notre pays ou de notre population flamande. Ce quo notre population désire, c'est le rétablissement, dans le plus bref délai, d'une Patrie belge, une et indivisible, qui seule et sans immixtion aucune saura régler ses affaires intérieures. Nous présentons à votre Excellence l'expression de nos sentiments respectueux. Sig'no par le Conseil communal de AVille-broeck, 29 janvier 1918. * -s * Excellence, D'après un message paru le 19 janvier dernier, la Belgique serait divisée en deux parues et la Flandre constituerait un Etat autonome.Nous estimons qu'il est do notre devoir de protester do toutes nos forces contro pareille décision, qui ne concorde nullement avec les sentiments do notre population. C'est donc à tort que lo soi-disant ,,Raad van Vlaanderen ' se réclanne de la volonté de notre peuple, qui est resté fidèlo à notre Constitution, à notre Roi, à la Belgique, une et indivisible. Nous vous*donnons l'assurance que la volonté du peuple voit uniquement dans l'application •le sa d aviso nationale L'Union fait la Force ' lo moyen de restaurer et de faire revivra le Pays. \ -• Nous présentons " votre Excellence l'expression do nos s'uitin eut-5 respectueux. Signé pnr k .; Couse lis communaux oj notables de Santvliet et de Beircndrocht.

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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