L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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13 February 1915
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s.n. 1915, 13 February. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 22 May 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/8k74t6g43h/
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t&re Année N». 113. S cents (la Centimes) Samedi 13 février 1915 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées rtu bureau de rédaction : N.Z. VOOHBUHGWAL 234-240 Téléphone : 2797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. f Charles Bernard, Charles Herblei, Comité de Rédaction: ■ Gustave Peellaert, René Chambry, ( Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 1775. Abonnement ( En Hollande fl. 1.50 par mois, payable par anticipation l Etranger fl. 2.00 „ „ Responsabilités! Fous le titre ,,Notre Jeunesse", 1',,Inde pendance belge" consacrait l'autre jour, au? jeunes Belges qui par milliers vont se fair< faucher dans les tranchées pour le salut d< la Patrie,.un article bien inspiré que signai l'un de nos plus éminents magistrats. Ce< jeunes-gens sont diguies de tou6 les respects en eux revit ,,l'âme belge" dont la notioi était perdue par leurs devanciers ; seule, un* élite d'écrivain6 et d'artistes, jeunes eux mêmes, pour la plupart, s'efforçait de con server le culte oublié de la Patrie. Au 6ur plus, ce culte était devenu livresque e paradoxal en présence des garanties diplo matiqucs assurant... l'existence de notr< nationalité.. Et l'auteur de conclure, revenant à 1 lié roïsme de la génération nouvelle: ,,De ces jeunes gens qui s'offrirent ^ ^ ,,fabuleuse.équipée combien ne reviendront ''pas — que la terre maternelle aura reçue ,,pieusement en ses replis. Mais ceux que ,,nous verrons réapparaître, les traits plus virils et l'âme mûrie par l'épreuve, dans notre Belgique reconquise, auront le droit ','.au nom des morts, comme au nom de leurs ''propres souffrances, de nous parler haul ,,et ferme." C'est bien cela et c'est ce que nous sen tons1 tous. Mais est-ce assez? ^ Suffira-t-il puisque nous parlons de 1 avenir, que cettx jeunesse héroïque, au nom du sacrifict qu'elle nou6 a fait de sa vie, au nom de c< qu'elle a ^souffert, mette impérieusement 1< holà I comme le veut l'auteur, si, plus tard nous étions tentés de reprendre les querel les qui nous divisaient? N'aura-t-elle pa aussi le droit de nous demander compte, 1 nous, les ,,vieux", de notre aveu y1 emen quand nous négligions les questions interes sant la défense d® noire territoire, pou nous jeter à corps perdu dans no6 stérile* luttes de partis? C'est dans, ces idées fausses que nous l'ayons élevée,cette jeunesse que nou envoyons aujourd'hui à la mort pour paye nos erreurs. Nous lui avons appris que l'in térêt électoral était tout, que celui de 1; patrie n'était que secondaire ; car celui-c n'était jamais pour nous qu'une ,,plate forme", un argument banal de notre litté rature de meetings. Et c'est ainsi que nou l'avons trompée,' cette pauvre et chère jeu neese, que nous l'avons laissée presque dée arpiée devant l'envahisseur formidable, bai bare et rapace qui 6'e6t rué sur notre tei ritoire. Comment serait-il possible que nou n'encourussions aucun reproche, nous qu notre savoir.et, notre expérience eussent d mettre en garde contre le danger d'un éducation nationale qui devait nécessaire ment exposer le pays à la conquête et l'asservissement? C'est inadmissible. Nou l'avons eue, nous, ,,notre vie" et c'est pe en réalité que le3 quelques larmes que nou Versons sur ceux qui, frappés d'une bail ou-d'un éclat d'obus, meurent à vingt'ans là-bas, dans la boue glacialo, pour nou rendre tout ce que nous avons perdu. L'uni vers admire leur héroïsme, leur endurance la patrie leur est reconnaissante, leur non vivra dans la postérité... C'est entendu Mais, finalement, jusqu'à cette gloire qu'il auront si chèrement acquise, c'est encore nous qui en bénéficieront. Ne siérait-il don pas qu'à ces larmes nous ajoutions le cou rage d'avouer nos fautes, quand ce ne serai que pour nous donner, à nous-mêmes, l'assu rance que nous n'y retomberons plus. Oui, car l'heure est aux vérités. Cett< heure, c'est le glas de la patrie envahie e souillée qui la sonne. Ce que l'on s'est di' dès qu'il s'est dessiné, ce que l'on con tinue à se dire maintenant qu'il s'étenc presque au pays entier, c'est que peut-êtr< le désastre eût pu être évité, qu'il n'aurai en tous cas pu être telj si notre organisa tion militaire avait été plus forte, si ell< eût répondu à des éventualités qu'ii fallait que l'on devait prévoir. Il y a à cet égare des responsabilités à tous les degrés et 1< jour viendra où il faudra les établir. Certei ce jour n'est pas encore là, il serait mêm< coupable de vouloir en hâter la venue ; maii il importe aussi de ne pas faire en sorte qu. l'on se familiarise avec l'idée que ce jou ne se lèvera jamais. Ce serait d'ailleurs impossible. Quelque efforts que l'on fasse d'une part, quelqu bonne volonté que l'on mette de l'autre pou qu'il en soit autrement, et l'héroïque jeu nes6e 6ur qui elles retombent aujourd'hu si injustement l'exigea-t-elle, rien ne sau rait empêcher que ces responsabilités, l'heure dite, n'éclatent aux yeux de tous C'est qu'elles n'échapperont pas à l'histoir dont le jugement sera d'autant plus sévère quant à ceux auxquels elles incombent qu'ils se seront donné du mal pour élude celui de leurs contemporains. Slmpllce. AVIS. Nous serions reconnaissants à nos abonné: qui reçoivent leur Journal par la poste et don l'abonnement expire le 15 février, de bier vouloir nous envoyer un mandat-poste de !■ 1.50 on mentionnant sur le mandat poste Renouvellement d'abonnement. Propos de Guerre. Jusqu'au bout• ,,Mon cher ami, notre Belgique a bien „souffert et elle souffre encore. Quel sort y,terrible que le nôtre! Nous devons espé-,,rer que bientôt les barbares seront repous-,,sés et chassés. Mais, ne sera-ce pas alors ,,le sacrifice plus grand encore, ne sera-ce ,,pas Vanéantissement complet de ce qui ,,reste encore debout de nos villes et de ,,nos villages? Vous savez, n'est-ce pas, que ,,les Allemands ont préparé plus d'une ligne ,,de défense en Belgique en vue de leur ,,retraite? Quel terrible problème pour ,,nous? Que devons-nous souhaiter?... Il ,,vaudrait presque mieux que la guerre fût ,,terminée avant cette retraite... Remarquez ,,donc que les Anglais, par exemple, ont ,,beaucoup moins souffert que nous!" Tel est le langage que vous entendrez.... s'il- n'a déjà jhzs frap-pé vos oreilles. Ceux qui le tiennent ne doivent pas tous être considérés comme des agents de Ven-' ne-mi. Ce sont souvent des espirits in-quiétés, bi-en intentionnés, mais à qui l'immensité de la douleur belge fait oublier les soucis des intérêts supérieurs de l'Europe, de la civilisation, de l'humanité. Quand notre pays a adresse sa fière réponse à l'ultimatum. allemand, il a marché droit dans le chemin de l'honneur sans se laisser attarder par n'importe quelle con-» sidération secondaire. ' La route qu'il a choisie, il ne s'en écar- ■ tera pas quoi qu'il arrive. > L'Allemagne a commencé à essayer de , résoudre le difficile problème de la ,,paix ■ honorable". Ses tentatives de toutes sortes 5 sont vouées à un échec certain. l Les alliés poursuivent un idéal de civi-t lisation européenne qui ne peut être atteint ■ que par la destruction radicale du militarisme prussien et la soumission de l'empire » allemand au consortium, des nations qui représentent le progrès et la vraie paix. ; Et ce but sera atteint, malgré les mani-; gances teutones, malgré les hésitants} les • timides et les timorés. Il doit être dans les voeux de tous, car, ). sans cela, ce serait Véquilibre instable en [ Europe et une nouvelle guerre à brève échéance. Les nôtres qui luttent vaillamment en s Flandre et ceux qui sont à leur tête savent . pour quel haut idéal ils combattent. Que personne n'amoindrisse leur sacrifice ! . sublime en prêtant une oreille complaisante j . aux suggestions méphistophéliques des agents de l'ennemi. s Dr. Terwagne. e Député belge. I —O— : | li ..Chiffon fe Papier" ie !S02. 5 - En 1902 une revue allemande ,,Die ' Grenzboten" publia une série d'articles sous 5 le titre: ,,Holland und Deutschland". Le passage suivant en est le plus-caractéristique ' et s illumine encore par la conduite récente 1 de notre perfide ennemi: ,,La richesse de la Hollande provient ' principalement du commerce de transit alle-^ mand. Ce commerce peut être détourné par ; la création d'un canal Dortmund-Ems qui " donnerait une. issue pour le Rhin à Emden. ' Ce port,_ situé à proximité de la frontière hollandaise, a été négligé jusqu'à présent, mais on est en train de l'équiper de telle - façon qu'il puisse devenir un concurrent : sérieux de Rotterdam. Si elle en a le désir, ) l'Allemagne peut ruiner le commerce hollandais et jeter la Hollande à ses pieds en U détournant le transit hollandais et en im-: posant des tarifs d'hostilité. Par suite, la ; Hollande est une dépendance économique de l'Allemagne et l'incorporation écono-' mique de la Hollande dans l'Empire allemand, d'une façon ou de l'autre, est une ' nécessité évidente pour la Hollande. > „Politiquement, la Hollande est menacée s par d'autres nations. Sa neutralité garantie > n'est rien de plus qu'un chiffon de papier 5 qu'une guerre démontrerait être sans valeur. 5 Les Hollandais ne partageront pas le sort : des Boers, mais s'ils ne sont pas prudents ils pourraient tomber dans les pièges britan-s niques. La Hollande n'a qu'un moyen de 3 protection contre tous ces dangers: son in-r corporation dans l'Empire allemand. Le . mouvement d'expansion navale de l'Alle-{ magne ne prendra fin qu'au moment où la . flotte allemande pourra lutter contre la i marine britannique. Lorsque notos serons aussi forts sur mer que sur terre, le monde 3 pourra choisir entre notre amitié ou notre inimitié. Les forts auront cette latitude, } quant a la Hollande elle ferait bien de se , tenir en bonne amitié à nos côtés, non pas tant pour nous-mêmes que pour sa propre existence." t Nous croyons inutile de commenter longuement ce document écrasant. A douze ans de distance, la même tartuferie, la même attitude de matamore: ,,Sois mon valet ou i je te tue !", les ambitions s'étalent avec im-\ pudeur, les mêmes mots à propos de la neutralité. Ah! les Allemands d'aujourd'hui 1 n'ont rien appris, ils n'ont rien oublié non plus. Ils sont restés se qu'ils furent : des bêtes de proie. Il est grand temps qu'in délivre le monde de oo fléau. C. H. En Belgique. Communication officielle importante. Le directeur général des Postes et Télé graphes informe: Qu'a partir du 12 février. il y aura moj-e] d'envoyer via. Aix-la Chapelle, des carte postales ordinaires ou recommandées, oi des lettres ouvertes, rédigées en allemau* ou en français, aux communes suivante de la Belgique, occupées par les troupe allemandes : Bruxelles et faubourgs, et les corn munes environantes : Andeilecht, Ander ghem, Boitsfort, Cureghem, Etterbeek, Evere Forest, - Ganshaven, Haren, Jette, Ixelles Koeckelberg, Laeken, Molenbeek, Saint Gilles, Saint Josse-ten-Noode, Schaerbeek Tervueren, Uccle, Vilvorde, Watermael W oluwe ; Verviers et Dison, Dolhain (Limbourg Ensival, Heny, Hodimont, Pépin ster, Stem bert ; Liège, et Angleur, Ans, Chênée, Fié malle, Grivegnée, Herstal, Hollogne-aux Pierres, Jemeppe (Meuse), Jupille, Ougrée Sclessin, Seraing, Tilleur, Yal-Sa-int-Lambert "VVantre ; Anvers. Le port pour la correspondance est L même que celui qu'on paie pour des lettre; et des cartes postales envoyées de la Hol lande en Allemagne. Des lettres assurée; ne seront pas acceptées. Il est défendu de faire des communication: qui portent un caractère militaire ou politique La correspondance qui ne répondra pa à ces conditions sera retournée à l'expéditeur Il-est donc utile que l'expéditeur écriv son nom sur la correspondance. Il y aura également moj^en d'envoyer de lettres ouvertes et des cartes postales de communes mentionnées plus haut en Hol lande. A Bruxelles. Dans une ville qu'il ne nous est pas permi de désigner pour ne pas causer d'ennuis la personne — autorisée — qui nous en fai le récit, il s'est passé ceci: vUn marchand — neutre — se rem régulièrement en Belgique pour la fournitur de victuailles. Il fait la connaissance, àX d'un officier allemand, très aimable èt faisan l'impossible pour lui faciliter les affaires Au bout de peu de temps, l'Allemand lu demande de bien vouloir lui rendre lo sei vice de lui rapporter de Hollande u: certain nombre de marks que l'on peut ot tenir au cours do /112.— et, depuis Ion ces petites opérations continuent en aug mentant chaque fois d'importance (la dei nière bedite affaire comportait 65000 mark et a rapporté à notre homme près de / 700C Le cours du mark baissant chaque joui ce genre d'opération s'étend de plus en plus nos bons billets de la Banque National disparaissent comme par enchantement e sont remplacés au cours fortïé de 1.25 pa des marks qui ne vaudront bientôt plu que fr. 1 ! Voilà qui explique aussi pourquoi le autorités, désirant se réserver ce petit trafi et craiguant la concurrence possible de cei tains Belges, se montrent si difficiles pou accorder des passeports pour la Belgiqut raison également pour laquelle von Bissm. veut faire rentrer les grosses fortunes e: Belgique. * * * On pense généralement que, par suite d l'invasion, les affaires, en Belgique, son complètement arrêtées. Quelle erreur! On y fait certainement des affaires e même de gros profits, mais ceci n'est pa réservé aux Belges, qui eux, ne sont bons qu' être pressurés. Messieurs les officiers de réseï ve allemands dont l'instruction militaire es tout à fait illusoire, étant incapables deren dre le moindre service au front, sont pour vus, par leurs chefs, de fonctions adminis tratives et comme leur uniforme ne leu enlève rien de leur qualité de banquiei d'agent de change ou autres, ils ne man quent pas l'occasion de tirer parti de 1 situation. On pourrait multiplier les exemples, mai ils ne sont pas toujours édifiants! ■* * * Les changements de commandant se succ« dent, avéc rapidité. Nous avons un nouvea commandant qui nous vient du camp de Mur ster. Il s'appelle freiherr von Strackwitz. A Anvers. Un ami, arrivant en droite ligne d'Anvers confirme le bruit do désertions de deux cent soldats allemands. Des perquisitions furent" fa tes aussitôt que les officiers s'aperçurent d cette fuite et on alla jusqu'à faire sauter- le portes d'armoires de maisons particulières o l'on croyait retrouver quelques fugitifs. 0 trouva cependant, dans différentes maisonf des vêtements militaires abandonnés par lf déserteurs. Inutile de dire que les bourgeo: qui ont prêté une aide quelconque ( ces soldai ont été mis aussitôt sous les verroux. TJn Allemand qui devait apporter au con mandant de Cappelen une somme do 68,00 mark a également pris la fuite. Bref : un épidémie ? Les perquisitions ont surtout été sérieuse dans les hôtels et let> cafés du port. On a boi leversé des maisons entières, de la cave au gn nier. Les désertions ont surtout été nombret ses parmi les garnisons des forts de Brasschac et de Merxem. Un soldat- loustic avait mêm écrit sur les portes du fort: „„Fort zu ve: miethen" (fort à louer). Mercredi, on a vu de petits groupes de d< serteurs, entre.des soldats, baïonnette aU cî non. On en a repris plusieurs. Ils portaien çes candidats filés d'Anvers (car le mot n'es exact que pour eux), des costumes civils de 1 bonne façon et quelques uns, la valise à 1 main, étaient gantés de frais. Vous pens€ l'émotion que ce cortège provoqua en ville Certains de leurs camarades ont cependant ét plus heureux. Trois même ont déjà atteir \Vaterl andke rk j e. * * * .D'après le ,/rolegraaf" des officiers alli mands menaient grand tapage, un soir, a Weber. Ils chantaient le ,,Deutschland iibe ailes. — Ja, fit un sinjoor qui vidait un chope une table voisine : liber ailes, sauf iiber l'Yseï Illico, il fut empoigné, entraîné et jeté sv les dalles des caves de l'Hôtel de Ville où soi menés des tas de malheureux qui attendent d passer en justice. * * * Environ 150 cafés ont obtenu la permissio do rester ouverts après 8 heures du soir. * * L'aviateur qui survola la ville récemmen était français. Il a lancé des papiers sur le quels se trouvaient ces mots: ,,Courage. Noi viendrons. Soignez pour des chemises, des bî et de l'huile pour enduire les pieds de n< soldats". Aux frontières. Un soldat belge est arrivé au Sas-de-Gane Il avait été fait prisonnier le 14 janvier au environs de Westende et les Allemands l'avaiei dirigé, avec quelques-uns de ses camarades, si: Gand où on les enferma dans les caves do ] gare de Gand-St.-Pierre. Après un certain laj de temps, à plusieurs, ils tentèrent la chant et s'échappèrent. Mais nos ennemis ayant d< couvert leur fuite firent feu sur eux, blessar ou tuant l'un des fugitifs. Ce brave garçoi qui n'a fait quo passer au Sas, allait e droite ligne rejoindre son régiment. A St Nicolas. Nous avons dernièrement annoncé que JV Van Naemen, bourgmestre de St. Nicolas, ava démissionné et avait été remplacé par M. 1" Sturm. C'est là une erreur. Lo bourgmesti Van Naemen a pris un congé pour cause t maladie et c'est l'échevin De Smedt qui ! remplace temporairement. M. K. Sturm, co; seiller communal, a, à son tour, été désigné pj ses collègues pour prendre la succession ten poraire de l'échevin Do Smedt. A Louvain. A Lovenjoul, près de Louvain, les AIL mands se sont plaints d'actes de sabota^ qui auraient été commis le long de la voi ferrée. Ils se sont aussitôt emparés d'otage membres de l'administration communale c la ville, ecclésiastiques et un bourgeois c bonne volonté. Ils furent otages, sur paroi Chaque jour, deux d'entre eux devaient ven signer un livre de présence à la kommai dantur. Ils étaient libres ensuite,-mais sar pouvoir toutefois quitter la ville. Le con mandant a renoncé, après quelques jours, continuer à méconnaître plus longtemps avai a convention de La Haye. A Turnhout, De 500 à 1000 Allemands patrouillent ! long de la frontière et ramènent tous 1< jours une douzaine de gens qui voulaiei passer la frontière. La plupart de ces personnes sont imm diatement envoyées en Allemagne. • .*. * M. J. Dierkx, gros propriétaire de cet-région a été arrêté parce qu' on avait trou\ un fusil de gardo civique dans une de C( propriétés. * * * Dans la ,,Tielsche Heide" l'ennemi a creuî plusieurs tranchées pour enterrer les mor tombés à l'Yser. * * * Les militaires allemands ne doivent pli être nourris par l'habitant, ils sont rav taillés par leur intendance. Ils sont fort démoralisés et n'ont plus ! dixième partie du courage qu'ils avaient a début; ils commencent à voir que rnalgi leurs efforts ils n'avancent pas, que leui communiqués sont exagérés sinon monsor gers; les lettres venues du front et qui ai noncent le décès de nombre de leurs cam: rades ne font qu' aggraver cet état mora! Dans les Filandres U y a eu une terrible alerte parmi les se dats allemands cantonnés à Selzaete et Assenede. Cet incident xemonte à vendre dernier, à cinq heures du soir. Tout éta calme, quand, tout à coup, on entendit sonn' à toute volée le bourdon de l'église de Selzaet Quo se passait-il P Depuis le 15 octobre, < n'avait plus entendu cette cloche. Bientôt, ou apprit la raison de cette alert Les Allemands, pris de panique, se sauvaie dans toutes les directions. Ils abandonnère: tous leurs postes, se précipitant' vers les dépô d'armes et de munitions. Certains allère; mîme jusqu'à supplier les habitants do vo loir bien leur faire parvenir leurs malles < Allemagne. En un mot, c'était la retraite pr cipitée. Du moins, le croyait-on dans le v lage... mais la réalité était moins souriante. ( n'était là, ainsi qu'on l'apprit bientôt, qu'i essai de retraite! C'était une expérience q précédait au grand et définitif départ. Evidemment, les hommes n'avaient pas é mis dans le secret. Et cela fit qu'on vit de pa vres diables qui courèrent à perdre halein blanc de peur. villageois, lorsque ces hommes, deux minutes plus tôt si arrogants, prirent une fuite éperdue des le premier coup de cloche, tel un lièvre détalant au'coup de fusil. L'expérience a été concluante. Mais il pa-rait que les officiers ont été médiocrement satisfaits, non tant do l'empressement do leurs hommes à s'esquiver que de la peur qu'ils ne surent pas suffisamment masquer. . On parle souvent de la cihasse à l'or. Ce n'est pas sans raison. On a pu voir, récem-a ment, dans un village-frontière des Flandres, ^ un lieutenant allemand offrir 100 marks papier z pour trois pièces d'or de 20 francs 1 ,\ * * * é La société des „Vereenigde Christene Werklieden" d'Eecloo a fondé une sorte de comptoir d'achat. Toutes les demandes des membres qui voudraient acheter certaines ^ marchandises sont réunies, afin de bénéfi-r cier d'un certain pourcentage sur le prix d'achat. à r Au Limbourg. ^ Deux Anglais, emprisonnés par les Allemands à Neerpelt, ont réussi à 6'échapper. Plusieurs patrouilles leur firent la. chasse a 6ans pouvoir les atteindre. Comme il, se trouvait des gardes sur les ponts du canal, les Anglais passèrent l'eau à la nage. On croit qu'ils ont pu 3_ atteindre sain et sauf la Hollande, 's • » » (S Régulièrement des soldats allemands reviennent de l'Yser. Ils ont l'air d'être fatigués, mais conservent un espoir inébranlable. A Neerpelt, plus de 3000 cavaliers sont arrivés de l'Yser. Ils ont été casernés dans les commu-I. nés environantes. x Au Pays WaSSon. a r\ ... ... IS On ne criera jamais assez que la situation 0 dans le bassin de Charleroi est très mauvaise. I- Le ravitaillement est des plus difficiles et t malgré tout le zèle des administrations com-munales la situation ne s'améliore pas. La n plupart des vivres manquent, le pain noir est distribué à raison de 100 grammes par jour et par tête, et il n'y en a pas toujours. La misère est' grande; les larmss montent [ aux yeux de voir quantité de malheureux [t mendiants, le long des routes, frapper à toutes les portes. Bien des gens qui étaient e dans une certaine aisance avant la guerre e vont maintenant à la soupe communale, ° préparée le plus souvent par la bourgeoisie 1_ et le personnel enseignant. Lr Les Allemandsn'aidentaucunementàréparer le mai dont ils sont cause. Au contraire, ils réquisitionnent de plus belle: cuivre et machines dans les usines. Ils encouragent même la délation et donnent des primes aux espions. C'est ainsi qu'ils ont appris qu'un stock de e cuivre était caché à l'usine des Forges de ® Gilly; une perquisition fut effectuée et le 3' cuivre trouvé. Le chef de l'établissement 0 fut immédiatement arrêté et menacé d'êtro f fusillé. Il a été autorisé, ensuite, à demeu- rer chez lui où il s'est alité, mais on a saisi r dix macbiues outils qui sont déjà démontées et seront envo3rées sou3 peu au paj^s de la s ,,Kultur". l; Etonnez-vous après oela que les usines ^ chôment; les charbonnages seuls travaillent 1 2 à 3 jours par semaine. Aussi l'argent est-il rare et la misère augmente. La population devient plus irascible; pour préciser, dans une commune du Bassin, à e Gilly-, une petite émeute a éclaté avec piilage j d'un magasin. Il fallait appeler la troupe ^ allemande. Des cyclistes arrivèrent et savez-vous| ce que fit l'officier? Il commença par menacer le bourgmestre de l'arrêter.... pour ne pas avoir su maintenir l'ordre dans sa commune!.... C'est le bourgmestre qui est évidemment cause que le peuple meurt de faim et qu'il n'y a plus ni gendarmerie, ni e garde civique. s Depuis quelque temps, on recommence à traquer les gardes civiques qui sont requis , de signer la fa meuse déclaration. Bien des Ie officiers out refusé et certains ont préféré 8 passer la frontière. Voilà donc un gouvernement — provisoire, il est vrai,— qui met tout en œuvre pour :8 faire rentrer les Belges de l'étranger et qui l" malmène tellement ceux qui sont restés au pays qu'ils sont forcés de déguerpir pour être a enfin tranquilles ! C'est logique n'est-ce pas : é . * * * ,g Philippevillo n'a pas beaucoup souffert. La ville a versé 30,000 fr. d'indemnité. A l'heure actuelle ces contrées sont occu-pées par <le vieux soldats allemands qui lais-sent les habitants assez tranquilles. Ceux-ci vaquent à leurs occupations. Un comité do ravitaillement est établi à Phï-lippeville, qui • fournit aux habitants de lo * contrée ce dont ils ont besoin. 1_ La farine coûte 80 francs les 100 kilos, à La vie est chèro 3i , it A Pesches, Wally, Aublain, Boussu-en- îr Fagne, Gonrieux, rien. Ces localités ont peu e> souffert, si ce n'est du passage des troupes. in II en est de même des localités jusqu'à l«i frontière française vers Chimay; tels Culles- e. Sart et Le Bruly. it — ît ; I propos de la taie. é- Quelques mots tombés à la composition il- du commencement de notre article du ^ 12 courant, ne nous ont pas permis de n. rëndre à „L'Indépendance" et à„LaMétro-11 pôle" ce qui leur était dû. Les premiers paragraphes étaient, en effet, la reproduction lX_ d'articles de nos excellents confrères. JReddc & Caesari... * * * quelques propositions intéressantes nous parviennent encore, à propos de cette taxe désormais fameuse. Parmi les différentes raisons que l'on donne pour ou contre la rentrée des exilés belges dans leur ■ pays, nous écrit-on, il est une chose qui n'a pas été dite 6et qui, cependant, constitue une raison suffisante pour que nous ne rentrions pas. Lors de la retraite que nous attendons tqus plus ou moins impatiemment,| mais tous sûrement, toutes les routes, toutes les voies ferrées seront occupées par les troupes en fuite. Défense formelle sera faite pendant un certain nombre de jours de sortir de chez soi. Cela ne fait aucun doute. Après les Boches, les Alliés occuperont et couperont toutes les voies de communication par le charroi intensif qu'amène le passage d'une armée. Etant donné que la Belgique est ravitaillée au jour ie jour et malheureusement à peine suffisamment, de quoi se nourriront les pauvres Belges prisonniers chez eux pendant le temps que durera la retraite teutonne? Autre lettre: Il faudrait que les organismes belges à l'étranger tâchent d'obtenir du gouvernement et des gouvernements alliés une déclaration où il serait dit que, si les Allemands maintiennent la taxe en Belgique, les Alliés, lors de leur pénétration en Aile- * magne, taxeront de la même manière les Allemands qui auront quitté leur domicile Les Russes le peuvent, ajouterons-nous. Qu'attendent-ils? Et, afin de rendre la mesure plus efficace, il faudrait frapper également les populations de Galicie et de Bukovine, dès à présent. Il n'y a aucune raison pour que nos alliés ne se servent pas des mêmes armes que leur adversaire allemano-autrichien. Ils nous] doivent aide et protection. Et, ce mo}ren prêt d'être appliqué, nous verrons bien si von Bissing maintiendra sa façon de voir et son barême de taxes! * • * La troisième lettre admet que von Bissing soit en mesure d'appliquer la taxe. L'intention de paj^er ne suffit pas, dit notre correspondant. Encore faut-il pouvoir mettre la main sur la personne de tout repos disposée à rentrer, — ce qui ne serait pôut-être pas le moindre obstacle actuellement. Ceci me suggère l'idée que voiçi: pourquoi les administrations comnîunales belges intéressées ne s'entendraient-elles pas entre elles pour envoyer en Hollande, en Angleterre, en France, à une date et à un endroit indiqués d'avance, quelques délégués, employés des contributions, avec mandat de se tenir pendant quelques jours à la disposition des contribuables disposés à payer leur dû. La bienveillante publicité de la presse ferait connaître la chose à tous les Belges, tant ceux réfugiés en France et en Angleterre qu'içi. Quelque temps après, les mêmes fonctionnaires, munis des feuilles d'impôts acquittées, reviendraient pendant quelques jours dans ce pays pour permettre aux intéressés de se mettre en règle et. . Amen. La situation financière de beaucoup de communes belges est certainement telle que nombre d'entre-elles, si pas toutes, ne demanderaient pas mieux que de s'imposer ce léger sacrifice qui aurait le double avantage d'alimenter leur caisse tout en rendant service à leurs concitoyens. Nous ne sommes pas d'accord avec le signataire de cette lettre. En effet, ce n'est pas tant l'argent dont les Allemands veulent s'accaparer; leur but réel, c'est faire rentrer tous les Belges au pays. Parce qu'une fois rentrés, on pourra les pressurer autant qu'on voudra. Et comment piotester, si après avoir . pris vos meubles, votre argent, vos bijoux, l'ennemi vous réclame votre chemise? Vous adresser aux neutres? Mais si les neutres, signataires de la convention de La Haye, ne protestent pas lorsque la première taxe sera appliquée (si on l'applique, ce dont nous doigtons encore) cro}rez-vous qu'ils interviendront par la suite ? La belle illusion ! Le but de von Bissing est de faire revenir tous les Belges dan3 leurs foyQrs. Alors, les Allemands auront le beau rôle. Tous les Belges otages! La belle menace envers les alliés.... Pourquoi les Allemands sont-ils encore à Os tende? Parce qu'ils tiennent la population prisonnière et que lès Anglais, dé crainte de causer la mort dé civils belges, ne veulent pas diriger les canons de leur flotte contre la ville. On voit le phamp que voîi Bissing se réserve lorsqùe, les souris étant toutes rentrées dans leurs trous, il aura fermé, derrière lui, la porto du grenier. * * * On nous demande: Y aura-t-il des personnes dispensées de rentrer? Oui, — toujours pour autant qu'on admette la possibilité d'appliquer la taxe. Nous croyons que, parmi les dispensés, figureront certainement les officiers, les soldats, voire les fonctionnaires qui ont suivi le gouvernement au Havre et ceux qui n'ont plus d''habitation. Mais il est d'autres catégories que nous avons indiquées dans.notre premier article. Toutefois —en passant— une question à von Bissing: De quelle taxe sera frappé celui qui ignore le chiffre de ses contributions? Ce cas est fréquent. Celui qui vient de déménager, qui habite une autre commune, une maison plus grande ou plus petite, sur quelles bases s'appuiera-t-til? Nous serions curieux d'enregistrer la réponse du chef allemand! BenS Chambry.

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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