L'écho d'Anvers

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22 November 1914
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s.n. 1914, 22 November. L'écho d'Anvers. Seen on 22 July 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/3r0pr7ng02/
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No. 43-44. Dimanche 22 et lundi 23 Novembre 1914. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois Direction-Rédaction : ARTHUR DE GERS. Paraît 2 fois a midi et 6 heures. Bureaux: Bergen»op=Zoom, Boschstraat 68. a midi et 6 heures EDITION DE MIDI. „Versle succès final" On a lu ces derniers! jours, (dans tous les journaux les' niombreusesi chroniques 'consacrées au roi des Belge® pour lui souhaiter s'a fête. C'est pour nous1 l'occasion de rappeler les (circonstances historiques jqui ont fourni au noble souverain l'occasion de s© couvrir d'honneur en combattant la formidable armée .allemande pour la défense du! droit. D'autre part, sans la résistance belge, cette armée aurait surpris l'armée française en flagrant délit et lui aurait infligé un désastre. Le 2 août, le jour même ioù la mobilisation de notre armée était décrétée, le gouvernement allemand, prêtant aux Français l'intention fallacieuse d'envahir la Belgique par Givet et Namur, os.a proposer |au gouvernement belge de donner libre passage aux troupes allemandesi pour1 se porter contre la France. Le roi Albert avait douze heures pour répondre. Sa réponse, qu'on ne (saurait trop admirer, contenait cette phrase ,à jamais célèbre : ,,Le gouvernement belge, en acceptant les propositions qui lui sont (notifiées, sacrifierait l'honneur de la nation en même temps qu'il trahirait ses devoirs vis-à-vis de l'Europe." Le roi Albert fit aussitôt appel à l'Angleterre et à la France pour que ces deux puissances lui ^vinssent en aide. Le 5 août-, l'Allemagne déclarait la gtt&r-re - à - la. Belgique et eas piemièr-cs troupes faisaient sauter les ponts de la Vescfre, en territoire belge. Le même jour, l'Angleterre déclarait la guerre à l'Allemagne. Le haut commandement- tudesque comptait si peu .sur June résistance quelconque des troupes belges qu'il ne cr,ut pas devoir attribuer de l'artillerie lourde aux !coi(ps d'arméa lancés à l'attaque des forts1 de Liège. Comme il Voulait aller vite, H stacrifia inutilement des milliersi d'hommes dans/ la folle entreiprise qui visait à s'emparer de haute lutte d'un certain, nombre de fortsi Id'arrêt de Liège, intacts et bien défendus. En récom'pensa de sa belle résistance, la Ville de Liège fut .décorée .de la Légion d'honneur par décret présidentiel du 8 août, et pour rendre hommage a la Vaillance personnelle 'du' roi Albert, le président de la République signa, le surlendemain, un décret conférant la médaille Smilitaire au: roi des Belges. i Cependant les arméesi de la France, après une mobilisation .et des transports stratégiques exécutés: à la perfection, se concentraient, en majeure partie, face à l'est, sur le front Bel-fort-Epinal-Verdun, l'observation de la frontière francobelge étant assurée par une force importante, mais inférieure. Dans la croyance où l'on était, à l'état-major français., que les Allemands •entameraient les. luttes principales contre notre frontière du nord-est, après leur débouché [du front Metz-Sarrebourg-Colmar, on jugea qu'il fallait prendre l'initiative des opérations offensives en Haute-Alsace, sur les Vosges et en Lorraine. De Belfort, une brigade française se jette, le 8 août, sur Altkirch s'en empare, à la suite d'un violent combat, et pouSse jusqu'à Mulhouse, qu'elle occupe le soir même. Le lendemain, le général Joffre lançait la proclamation bien connue qui commence par ces mots: : „Enfants de l'Alsace, après ,qlla^ rante-quatre années d'une douloureuse attente, des (soldats français foulent à nouveau le sol de votre noble pays..." Du 8 au 24 août, les forces françaises principales! continuèrent d'opérer contre les forces allemandes., inférieures en nombre, qui défendaient la frontière occidentale de l'Alsace-Lorraine, pendant que celles de nos. forces attribuées au front belge retardaient l'avance allemande sur Dinant-Neuf-château et signalaient le passage de grosses masses ennemies sur la rive droite de la Meuse, entre Liège et Namur. Le 20 août, l'armée 'belge commençait à se retirer sur Anvers, considéré Universellement comme le réduit presque imprenable de J|a. défense du royaume de Belgique. S'ur ces entrefaites, l'armée anglaise, aux ordres du maréchal Franch, une fois, débarqué à Boulogne, vers le 13 août, avait été transportée à Mons par le chemin de fer. L'armée française de Belgique et l'arméei anglaise, concentrées l'une près de Charleroi, l'autre près de Mons, avaient reçu l'ordre de prendre l'offensive, suivant un plan concerté entre le 'général en chef français, et le commandant en chef anglais. La bataille de Charleroi, entamée le 21 août, fut continuée les jours suivants, avec des alternatives1 diverses et tourna, définitivement contre nous, le 24 au goir, en dépit des prodiges de valeur effectués par les troupes alliées, en particulier par celles, venant d'Afrique. Il fallut battre en, retraite. * Quatre jours ,av'ant, nos forces principales étaient encore en action, face à l'est et le communiqué officiel du 20 août, quinze heures, présentait notre situation, en Haute-Alsace, sur les Vosges: et en Lorraine, comme n'ayant subi aucun changement. En. présence du. départ des. Belges pour Anvers et des échecs graves su- ' bis en Belgique par les Anglo-Français, que convenait-il de faire? Deux solutions durent se présenter à l'esprit du généralissime. La première consistait à rallier les troupes anglaises et françaises, de Belgique et à leur donner l'ordre, de défendre, jusqu'à la dernière extrémité, te terrain de la frontière de France, dans le but d'assurer §on intégrité. La seconde solution était de -battre en retraite vers le sud, en disputant la 'terrain, aveîs" l'espoir que grâce' à l'emploi intensif des chemins tde/ fer, on parviendrait à constituer, au coufs même de la. retraite, un nouveau front opposé au, front allemand, et cela en attendant l'occasion d'engager une nouvelle batailla que l'on pouvait gagner, parce que nos forces, seraient réunies, nombreuses et bien réparties. La seconde solution présentait le grave défaut de céder taux barbares, avant la victoire espérée, une large et profonde bande du1 territoire national, mais elle donnait l'espérance de sauver du désastre la France entière. Cette solution, le général Joffre l'a choisie.... avec juste raison. (L. M. Ps.) Général Bonnal. En Belgique. Faut-il être idiot ! Ce matin, par hasard, il me tombe entre les mains un numéro du « Gazet van Antwerpen » : dans ses échos de ville le journal annonce triomphalement la naissance.... d'une girafe au Jardin Zoologique. Notre confrère forme des vœux pour l'excellente santé de la mère et souhaite la vie longue à ce spécimen rare de petit. Comme c'est de circonstance ! Alors que tant de malheureux soldats Belges, de garde dans des tranchées boueuses, sous la neige ou la bise, attendent l'ennemi avec une anxiété courageuse et versent leur sang pour leur patrie,pour nous, on découvre un confrère qui trouve l'occasion de se réjouir d'une girafe devenue mère et de s'inquiéter de la vie de l'animal qui vient de naître. C'est peut être un moyen de ne pas voir l'édition du journal suspendue ! Si la « Deutsche Kommandatur )) lit des idioties de ce calibre-là, elle peut dormir sur ses deux oreilles. Que toutes les girafes du Jardin Zoologique crèvent ce soir, mais que les alliés gagnent demain ! Arthur de Gers. —o— Nos Télégrammes. Dans les Flandres. LONDRES, 20 novembre (L. M.Ps.)-(D.M.) Dans le brouillard, la pluie et la neige, les Allemands ont lutté sans espoir en Flandre. Ceux qui n'ont pas été atteints par les halles ou percés par les baïonnettes meurent de faim et de froid. Ils continuent à amener des masses d'hommes contre Ypres et s'efforcent de se maintenir à Dixmude. Des rapports de source allemande disent que l'ennemi a fortifié la côte de Knooke à Os-tende pour se protéger contre la flotte anglaise et contre l'éventualité ' d'un débarquement des alliés. Mais hier un grand nombre de soldats ont été envoyés de Bruges à Roulers et sur la côte il reste peu d'Allemands. La marche allemande vers le sud s'est poursuivie aujourd'hui dans une terrible tempête de neige. L'enthousiasme des troupes a disparu. Mal nourris, leurs vêtements trempés, leurs bottes crevées, les soldats ennemis marchent dans ' la tempête, et, l'allure lasse, s'en vont vers la mort dans les marais où les appelle le son du canon. A la côte. FLESS1NGUE, 20 novembre (O.V.) Des réfugiés de Heyst, Ostende et Bruges, ont tenté en vain de regagner leur foyer en longeant la côte. Les Allemands ont empêché le passage à tous ceux qui voulaient dépasser leur ligne de tir. D'ailleurs, ces faits ont été confirmés aujourd'hui par le consulat Belge. L'expatriation en France FLESSINGUE, 20 novembre. (O.V.) Le consul anglais à Flessingue a exprimé ses regrets à propos des mesures plus sévères prises pour le passage vers la France. La traversée de l'Angleterre vers le Nord de la France à été rendue plus difficile. Le service de passagers sur Calais est interrompu. Pour aller au Havre, il faut se soumettre à un contrôle sévère des passeports à Sout-hampton.En ce moment, l'escale est à Dieppe. Le Typl?us. LONDRES, 20 novembre (O.V.) (D.C.) Une épidémie de typhus a éclaté dans les rangs des Allemands derrière Lille. En 2 jours 5000 soldats ont été conduits aux hôpitaux. Les Allemands ont évacué Lille. L'épidémie dans les armées allemandes a commencé à Rou-baix et à Tourcoing. Toutes les usines ont été transformées en hôpitaux, mais les malades sont trop mombreux, et les soins vont manquer. Exécution. MAASTRICHT, 20 novembre. (O.V.) Dans la cour d'une caserne a Aix la Chapelle, une dame anglaise a été fusillée. Elle avait été arrêtée, habillée en religieuse, et condamnée comme espionne. Notre roi dans les tranchées. GENEVE, 20 nov. (Fr.) «Le correspondant hollandais du Lokal Anzeiger écrit que les récents combats sur l'Yser furent très acharnés. «Il ajoute que le roi Albert, en uniforme de sous-lieutenant, dirigeait lui-même le feu des tranchées, tandis que la reine Elisabeth soignait les blessés. Devenu fou. LONDRES, 20 novembre (L. M. Ps.)-(St.) Le prince Ernst Auguste, duc de Cumberland. père du duc de Brunswick, gendre du kaiser, qui avait disparu depuis plusieurs semaines, a été retrouvé errant en état de démence. On dit que les horreurs de la guerre ont influé sur l'état mental du prince qui est maintenant interné dans un asile d'aliénés. Les Allemands se découragent. AMSTERDAM, % nov. (Fr.) Divers symptômes montrent que l'état d'esprit que règne parmi certaines troupes allemandes est loin d'être satisfaisant.C'est ainsi qu'à Forest, des soldats du landsturm ont été incarcérés dans là prison "de" cette localité pour avoir refusé d'aller au front en alléguant que les lois de leur pays les affectaient exclusivement à la défense du sol allemand. A Dixmude, d'autre part,f'~'des soldats allemands auraient gardé les passeports de voyageurs pour s'en servir pour déserter. L'Espagne et les Alliés. MADRID, 20 nov. (Inf.) Une représentation théâtrale, organisée au bénéfice des réfugiés belges, a eu lieu la semaine dernière à Barcelone. A l'issue de cette représentation, une manifestation en faveur des alliés s'est produite. Un spectateur ayant crié: «Vive l'Allemagne!» a été malmené par le public et la police a dû intei venir pour le protéger. Un agent a été blessé au cours de la bagarre. Plusieurs arrestations ont été opérées. 15000 réfugiés à Berlii?. LONDRES, 20 nov. (L. M. Ps.) Le correspondant du Times à Amsterdam annonce que d'après le Vorwaerts, 15,000 réfugés de la Prusse orientale sont arrivés à Berlin. L'Amérique et la Turquie. WASHINGTON, 19 novembre (R.O.) < Le gouvernement américain a donné des instructions à son embassadeur à Constantinople pour ^demander les éclaircissements nécessaires au sujet du s/s «Tennessee» bombardé par les forts de Smyrne. Dépêches de Nuit. A l'Ouest. PARIS, 20 nov.: 3 heures. Au Nord le temps a été exécrable: il a fortement neigé; tout le terrain à l'Est de Dixmude est inondé. En Argonne, à attaques de l'infanterie allemande ont été repoussées. PARIS, 21 novembre : 11 heures hier soir. Il n'y a rien d'important à signaler. A l'Est. VIENNE, 20 nov. (officiel). Hier également les Allemands et les Autrichiens ont obtenu de bons résultats en Pologne Russe, quoique le résultat décisif ne soit guère connu. Le nombre de prisonniers accroît. Devant Przemysl, après une attaque repoussée, l'ennemi tâcha de renforcer ses troupes aux positions sud, mais il subit des pertes énormes. PETROGRADE, 20 novembre (officiel). Les Allemands tentent toujours de briser notre front entre la Vistule et la Wartha. Notre offensive du 19 novembre eut un succès partiel. Au Nord-Ouest de Lodz, nous avons pris une batterie d'artillerie lourde et 10 mitrailleuses; nous fîmes des centaines de prisonniers. Les combats, acharnéj sur le . front Czenstochowa-Cracovie se développent normalement. Le 17 et le 18 novembre, nous avons capturé 300 Autrichiens. En Galicie, nous occupons Wisnicz, Goalitz, Dukla et Oejoc. PETROGRADE, 21 novembre (officiel). La bataille entre la Wartha et la Vistule continue. Hier la ligne Lenezica-Orlow a varié par le mouvement en avant des Allemands, dans la direction du village Piontek. Le froid en Prusse orientale est intense: les Allemands ont essayé de dégeler le sol 'avec du pétrole enflammé. Au moment où la cavalerie allemande voulut approcher et franchir la Bsura, les Russes firent sauter une mine au bord de la rivière. Les dégâts causés furent énormes : le fleuve emporta des cadavres de chevaux et soldats. L'affaire du „Tennessee". LONDRES, 21 novembre (D.C.) On apprend de New York : quoique dans toute l'Amérique la consternation soit générale au sujet de l'incident à Smyrne, les journaux adoptent une attitude modérée, ayant pleine confiance en leur président Wilson, qui a certifié ne pas craindre de participer à la guerre, si le malheur le veut, au nom de l'honneur de l'Amérique, pour punir l'affront fait au drapeau national. A Liège. MAASTRICHT, 21 novembre. Hier, 500 prisonniers Français sont arrivés à Liège (direction Armentières) ; parmi eux 200 Turcos. Deux bataillons de soldats guéris ont été débarqués : ils avaient été blessés lors du sîège de Liège. Ils seront expédiés à Bruxelles. 840 blessés Allemands ont été transportés ici, venant de Dixmude.

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This item is a publication of the title L'écho d'Anvers belonging to the category Oorlogspers, published in Bergen-op-Zoom from 1914 to 1915.

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