L'étoile belge

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26 January 1914
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s.n. 1914, 26 January. L'étoile belge. Seen on 18 June 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/5d8nc5tm04/
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^1^^^ W^^ÊBm>rnSÊ^ÊS!!Ê^Smsmmm^mmmÊmmÊmmmmmmmmm Lundi 23 janvier 1914 PRIX DE L'ABONNEMENT: POt'R BRUXFXI.ES : lu an : 19 tr.; 6 mois, fr. «.AO; 3 mois, fr. XSO POIR LA PROVINCK: l'D nn : H» lr.; 6 mois, fr, *..'>0; 3 mois, A fr. Bl 1.I ALX : rue drs 8;bles, 13, ouvortp Je9 i 16 h. Eti j* otince U suffit de rm>ettr* lfprtxdeCabonnemeTUau facteur Barometre du cQ janvier 5 heure» Temp^r. mov** norrn'», ?;>. ?®1 ?<■"« r-.S Bainmf*. !eiô, jf > , 2r\ »<"«•. n" ? de H a 8 II", /' i» «^\ Pr:<!s'',h- "™™0 Otft'-mxtmnt I ■ ~£ Il \ de midi Tmii eiarure, I 3oJp X' 3t®'^'] T :t°» fcan>ni'*tre, l =;;rc ' / 3j°~ I ,,"!': Hiiini'l.«•' (>'= \\ir Vt j/ £?■/ buin.«b»ol.).-Uj Vt'iu tlominaut. Vit? \V // -- / D. c.in. nia.n. Y. '' Epiiimth-iJa jC?/I p* lr2, jami:r Soleil : Lnlte : lever. 7 h.28 ^*4- lever «h. 3 coucher, luti.» courtier. lt> li.47 Prcv. de l'Obs«Tv. : Vent S. à SW. assez fort: beau; réchauflfemenr Service de* itiA.e* 0«fen«l<>-l)ou%rcs Etal «le la uier. le 26, à 4 heures : agitée ^ J -Î4--Î «M I Fnnt*. Anzle'eiT#. Allsmaffn# et i . . . par frimeur» Mo »• • » ANNONCES ! « e"" la ligne; minimum 4 ligne*, fr. 1.6Q. l'ji I I 1 il I S il I m tou, p y. aa n nio» pnsule, 1 * j payai le d'avane» fOHlfîîIfll! IA flIflîiaPrt Les annonces rémtaes «Tant 2 heures a l'Oflloa cl» PublieilA HullHiiue, 7 tr. — umn .-Du lié, 6 fr. ! m.iuil.it.posi« tijy UOIlIlilllBd Iv liUuivi J go, rue Neuve. p»ini*aeut. le noir même. ETRANGER BULLETIN POLITIQUE I Les dépenses navale» de l'Angleterre ' On a beaucoup parlé ces jours-ci de graves disscnluiieiits qui auraient suigi au sein du cabinet anglais et de l'opposition irréductible qui se serait manifestée entre les deux ministres de la marine et des finances, MM. Churchill et Lloyd George. La situation n'a pas le caractère critique qu'on lui attribuait, il n'y a pas, à proprement parler, d'antagonisme personnel entre les membres du ministère, dont les divergences sont dues uniquement à ce que tous ne se placent pas au même poinl de vue. Il y a eu jeudi conseil des ministres et à l'issue du conseil, M. Churchill et M. Lloyd George sont sortis ensemble, de façon à bien démontrer .qu'il n'y a pas entre eux cette hostilité que l'on s'est plu à proclamer. Il paraît acquis aujourd'hui que le budget de la marine pour l'exercice 1914-15 s'élèvera à bien près de 50 mil-I lions de livres, ou trois millions et demi rte plus que pendant l'exercice 1913-14. Ces trois millions et demi représentent l'augmentation normale, automatique prévue dans les déclarations ministérielles et. approuvée par le parlement. Mais, en plus de cela, il faudra quatre millions de livres pour les dépenses exceptionnelles de l'année qui finit. Ces dépenses sont dues à ce qu'il a fallu améliorer certaines constructions et rattraper le temps perdu en 1911 et en 1912. Dans ces deux années, en , effet, on a dépensé quelque chose comme trois millions de moins que l'on n'avait prévu aux deux budgets de la marine se rapportant à ces nnhées ; et les ■ sommes ainsi économisées ont, en partie, constitué les excédents de ces mêmes années. 11 est donc probable que le chancelier de l'Echiquier aura à trouver et à fournir, cette année, pour la marin", | environ huit millions de livres de plus que l'nn dernier, soit 54 millions au lieu I (le 48. Mais dans ces 54 millions, comme il y aura 4 millions de plus d'arriéré, le [ budget de 1914-15 proprement dit ne sera que de 50 millions et peut-être même un peu moins et ne dépassera I pas l'accroissement normal prévu. C'est une somme énorme, sans doute: mais comme l'ont dit M. Herbert Samuel et lord Haldane, les propositions de anglaises tendant à un ralentissement gi des armements n'ayant pas trouvé )0- d'écho, il faut maintenir les forces mi- :ii- litaires et navales au niveau nécessaire la pour garantir la sécurité des Iles Bri- iill tanniques et pour la défense de l'eni-le I pire. it. Il semblefriit que dans les sphères libé m- raies on est maintenant convaincu que 'es la Grande-Bretagne ne peut échapper à int ses responsabilités et qu'il est impos- se sible de modifier la politique navale pro- i y clamée à tant de reprises diverses par le à gouvernement, et que tout ce que l'on et peut espérer aujourd'hui, dans l'état le, actuel de l'Europe, c'est une rigoureuse a économie dans tous les départements et on notamment dans la marine. Les libéraux reprochent à M. Churchill non pas, le en réalité, un programme trop vaste, ice mais une trop grande prodigalité, til- Comme le disent les journaux libéraux, mi la question n'est pas une question de 14. politique navale, mais une question ;nt financière. M. Churchill, dit le Da ly ne Chroniclc, est un excellent et capable té- chef de l'amirauté ; « mais il règne une nt. impression très répandue dans le parti tre flbéral qu'il aime la prodigalité plus que ses l'économie. Il a certainement besoin les d'un chancelier de l'Echiquier qui le 11 u modère, » et S'il en est ainsi, cela remettrait les en choses au point ; et toutes les diver- et, gences de vues se réduiraient à une ne question d'administration et non de ait direction de la politique navale, ne Cela constaté, il reste le fait que les M. Lloyd George comptait avoir un excé- ar- dent cette année et qu'il n'en aura pas ;es et que, pour l'exercice qui commence en avril (1914-15) il lui faudra trouver ce- pour la marine seulement huit millions à de livres de plus que l'an dernier. Et ce l», qui l'inquiète et lui cause un grand us désappointement, c'est qu'il est peu eu probable qu'il puisse trouver cette ne somme avec les impôts actuels et sans le une augmentation nouvelle des charges ne qui pèsent sur les contribuables. Il faut Ire ou de nouveaux impôts ou augmenter :ra ceux qui existent actuellement ; très probablemenl on aura recours à ces te* deux procédés, s'il faut en croire ce que 3a- disent certains libéraux, d'ordinaire au ns courant dos intentions ministérielles. Par Téléphone et Télégraphe Services spéciaux de l'ETOILE BELGE ccj vitca speciciuA uc FRANCE r r M. Venizeîcs est parti pour Berlin M. VenizeJos, président du conseil de Grèce, a quitté Paris dimanche après-midi. il se rend à Berlin. j Un discours de M. Barthou V M. Barthou, ancien président du con- v seii, a préskié dimanche au Cercle Vol a tune, à Bordeaux, un déjeuner politique, 1 a l'issue duquel il a prononcé un discours. s U s'e^t flatté d'avoir défendu constamment la République et a justifié ensuite | los circulaires inspirées so^us son ministère pan- une politique d'apaisement, entre autres celles relatives au monopole sco- f | luire et à l'observation du Vendredi-Saint dans la marine. f L'ancien président du conseil se déclare c adversaire irréductible du monopole de , 1 enseignement. M. Barthou a renouvelé le démenti qu'il donna déjà à Aix-les-Uains touchant la I reprise indirecte des négociations avec le Vat.ean. Cette reprise, a-t-il ajouté, ne serait pas incompatible avec le maintien de | la séparation qui est définitive. Mais si un a gouvernement considérait nécessaire ce rétablissement, il ne devrait pas le négocier | «ans l'autorisation du parlement. M. Barthou expose ensuite sa politique financière qu'il oppose à celle de M. Cail \ | la.ux. Y De cette dernière il dit : <> Elle peut î être la politique d'un parti nue dominent * les soucis électoraux, il est impossible d'y ^ reconnaître le programme d'uin gouverne- ' J nient qu inspirent les intérêts supérieurs et r permanents du pays. » I £uis' ,!.anc*en président du conseil ré- £ l pète qu il est nécessaire de maintenir la i loi de trois ans Cette nécessité est recon- j 1 ÛUM^r>r ^ ^°"lfcns. ministre de la guerre. M. Barthou trouve étrange mie le eroo-| versement accepte l'appui des unifiés. [ | aont } unimtp souci est précisément de dé- • I truire cette loi. Favoriser aux élections Iles adversaires de la loi eprojt une honte n et créerait un d^n^er drvnt l'état instable S et menaçant rte l'Europe accentuerait gra-veme^t le* menaces. . ^ M Barthou ne veut pas exagérer les pé nis de la situation extérieure >fnis. en aenors de* rter-nè^e* difficultés créées pnr guerre des Balkans, ne peut-on relever i & fr^L^é^^^es nui. s'ils ne sont pas im- 6 aj-diatement inouiétants. doivent fair*> v sérieusement réfléchir > ïnmni* In France 1 eut plus besoin d'être vigilante, unie, d Rrniée et fort* L ancien président du conseil termine v par un a^>pel à la concorde nationale que S recl»ame ia France laborieuse. b^ Le Congrès socialiste d'Amiens J j- , Le Parti socialiste a ouvert dimanche à s0 ,son H* Cotcrès national. Le dé- ; t lé^ué bel je est M. Wauters. d< Le secrétaire du parti, expliquant le devoir de tous les socialistes, a fait de vœux pour une entente franco-allemande A I at;*levée ,-narI, une, entente franco.angio-», allemande. Il a lu des télégrammes de s, sympathie de socialistes de tous les pays.' £ Allemagne: ^ s- Un drame gC >e De Breslau : La nuit dernière un pafrron m a "ouvreur, veuf ftjé de '>8 ans, s'est LicZ m par le gaz d éclairage en tuant avec lui ses m deux fils, sa fille, sa sœur qui tenait sa e '"aison et la nièce de celle-ci. On ignore di les motifs de son acte. j" " *««VG' «ÎTERR* ?< e Un aviateur se tue e L aviateur Le Pemple s'est-tué dimanche n aprèâ-mwi à 1 aérodrome de Hendon. ITALIE d i-r a La santé du pape d< 6 Selon la Tribuna, dans les milieux dit lu Vatican on se, montre ouvertement préoc- ri, cupé au sujet de la santé du par,e Des II bruits divers sont répandus. On dit no m tajnment que le .pape aurait quelquefois ;v 'besoin d'injections excitantes pour tenir ses réceptions. En conséquence on expri-•l me le désir que le Consistoire pour la no 4 mination des nouveaux cardinaux ne soit pas trop retardé. zr a I^e Ciornalr it'ltalia déclare que l'état m du pape n'a pas empiré. Pie X a sensible re ment maigri pendant l'hiver. Ses veux cr , paraissent agrandis et plus luisants Tout J' tendrait à faire croire qu'il souffrait "" d'une fièvre chronique. Toutefois les au-!"„ diences privées et publiques que Pie X . donne continuellement sont de nature h démontrer (Tue ces bruits inquiétants sont 1' dépourvus de fondement. u< i Une élection législative l'r De Milan : Aujourd'hui a eu lieu une ■r ; élection pour un siè^e de député dw» in si i. 6' circonsrrintion pour remplnrer M. Tre- in H, ve«. socialiste, élu simultanément à Mi- la •e Inri et h P.oîogne, et qui a opté pour cette ét e, dernière ville. ré M. Amil'-are Cipriani a obtenu 11.200 fa io voix et M. Pressi. constitutionnaliMe, m 5,850 voix. Ce résultat n'est pas définitif. Les représentants de M. Pressai, dans les .-actions de vote, ont fait insérer dans le procès-verbal une protestation rappelant que M. Cipriani est inéligible par suite de l'interdiction perpotueJle des charges publiques prononcée contre lui. ESPAGNE La grève du Bio-Tinto La commission arbitrale chargée de ré-■Kiudre le différend pendant entre le per sonnel et la compagnie du Rio-Tint" a ojmmuri'iqué d manche soir son rapport ^ fixant la journee de travail à 8 h. 1/2 et fl 3 9 h. 1/2 respectivement pour le personnel d'extraction et le personnel de traction, u compter du moment de 1 appel au travail. La Compagnie s'enga ge à ne pas exerce r ent de représailles contre les grévistes. Les tra uvé vaux faits par les entrepreneurs seront mj_ exécutés directement par la Compagnie à a partir d'avril 1915. 3|!j RUSSIE im- L'alliance franco-russe De Saint Pétersbourg : Le tsar a conféré i^é h M. Deicassé, ancien ambassadeur do ;jue France à Saint-Pétersbourg, 1 ordre dt ^ -^aint-André, en récomipenc?e de ses eff».n..-oour 1-e^serrer les liens de l'alliance francs- co-rusie. >I?" Au «bout du monde» r le 'on Un ingénieur nommé Sensinof, qui, pour i des motifs politiques, fut déporté en Sibé rie puis gracié, publie dans un journal de use Moscou des rense.gnements intéressants s et sur le poste de Rousskoié-Oustié où il a - z passé onze mois de captivité. Ce poste, situé à 1 embouchure de la rivière Indieir-)ns« ka, dans la Mer Glaciale, est prob;.Jble»-Ste, ment la station humaine la plus septen-trionale du monde. On n'y avait jamais ' envo é de déportés, mais le grand nom-ux» bre de condamnations, depuis trois ans, de amena en 1912 l'adiministration péniton-,ion tiare à y reléjuer des prisonniers politi-:J ques. . s* Hous(sko:é Oustié, écrit M. Sensinof, est lt)ie si'tuç au bout du monde. Les plus proline oha.ins villages sont à 750 kilomètre et art] latpX&prophainie viille, Yakoutsk, se troiuve a à nlus de 3,030 kilomètres. En traineau à 4 . rennes on y va en six semaines. Pe mai ;01^ à octobre on ne peut pas s'y rendre . lft le pays, couvert de glace- et de neige en hiver, se transforme en un énorme ma é-. ca^e impraticable pendant l'été. La vé?é-1PS tatiôn se réduit à quelques herbes malin-/er- gres. La végétation sylvestre commence jne seulement à 75 kilomètres au Sud. où le çjg sol s'élève. A Rousskoié-Oustié, le pain est très rare et on le vend un rouble la livre. Dans toute la vallée de l'Tndigirka, que soit sur plus de 1,000 k lomêtres de Jon-tcé- #ueur, il n existe que deux fours à pain. Les aborigènes n'ont pas la moindre r*o tion d'agriculture et ils pensent que le blé ncc s'obtient à peu près comme le caviar. Il,s ver vivent de pêche ; la chasse se borne au on s renard arctique dont la fourrure est ache-, ^ tée par de rares marchands venus dans le ® pays. ind Rousskoié-Oustié a été fondé au dix-sep-peu tième siècle par des navigateurs russes. La oopulation est restée orthodoxe; eJle parle le russe et elle est demeurée pure ans race, car elle abhorre tout contact no i ges nécessaire avec les aborigènes Toun ou-aut ses et Iakoutes. Elle semble rester station-I naire comme nombre. En 1823, un vo a-geur y compta quatre maisons ; mainte-Tès nant il y en a six. Ccrune culture intel-ces lectuolle, elle est restée au même niveau rj,1e qu'il y a trois siècles. Elle ne connaît mê ^ me pas le nom du tsar. Une fois par an, au ve''s Pâques, arixe un pope qui procède hâtivement aux office-s indispensable de son ministère. Les habitants observen ie> 555 formes extérieures du culte orth^-d^xe. mais v mélangent des pratiques idolâ'rets. Un seul parmi eux sait I re et écrire, ce qui lui vaut d'être considéré comme un SO'V.O'". Se isinof tenta d'instruire la population russe, mais tiouva une seule élève. A son avi> la population est non seulement à un n veau très bas de culture intellectuelle, mais aus i de culture morale et sous ce rapport elle est inférieure aux aborigènes. que Ceux-ci se mo trèrent aimables envers le banni et aff.chèrent môme des sentiments chevaleresques et sans nulle flatterie. 1 Quant aux Rus~es le d&porté le trouva e £ sournois, sans amour-propre, uniquement ; tta"hés A tirer les plus grands avantages de la présence insolite d'un étranger. de- GRECE des ,nde Athènes va être rattachée directement gio- au railway de l'Europe occidentale de, lys. On a signé dimanche, à Paris, en présence de MM. VeniKelos et Romanos. ministres de G"èce, une convention chargeant la Société de construction des Ra tififnolles d'établir le railway de raccorde ^on ment Pirée-Athènes-Larissa et le railway i«ié Mieritaux qiii fera communiquer directe 1 ment la Grèce avec l'Europe occidentale. ?a La li^ne sei-a exploitée au plus ta.rd daru? l0re dix-huit mois. Sa longueur sera.de 95 kilomètres à écartement normal. Le trajet Paris-Athènes s'effectuera en 60 heures. TURQUIE Le boycottaqe des Crées cho Le patriarche œcuménique, accompagné d'une délégation du conseil du patriarcat, a été reçu par le g»rand-vizir et le ministre de la guerre auxquels il n pré enté ses doléances relativement à l'emprisonnement dir ,ie sujets sfrecs-ottomans et au boventtage éoc- dont sont l'objet les Grer.s en général. D**5 Les ministres ont promis de prendre les no mesures nécessaires. fois mir pri-" Un navire échoué no- soit De Rabat : Le navire San Avto-nio Ma-zrlla s'est échoué, i\ 2 heures de l'après- état midi, en passant la barre sa.ns pilote. Il ble renose sur le sable. Sa situation n'est pas eux critique. La mer est houleuse. "0,!f AFRIOUE DU SUD rait au- La Qrève > V ; \ De Durban : Dans une réunion tenue 't dimanrhe matin, les cheminots ont décidé 5 de reprendre le travail lundi nlatin à dix heures. Une condamnation une De Johannesburg : Le secrétaire de la s la surcursaJe du parti du travail à Smerin# , Tr^- inouloé d'avoir incité les indi^ène« Â faire \Ti- la /rêve dan-5 une mine de la localité, a ette été condamné h un mois de travaux forcés et u.ne amenda de 25 livre«s ou. à dé- .200 faut du paiement de l'amende, à deux Lste, mois de travaux forcés. 1 CHILI ^ La reconstruction de Valparaiso 1 Dans le projet général de reconstruc-1 tion de la ville de Valparaiso, détruite par le tremblement de terre de 1906, le goi> vernement prévoit l'élars*issement, le pavage, rassaïujiS^ermMit dés rues et d'au très travaux divers pour une somme de 59,190,899 francs. — o Les éféient; Éââaijus Les bandes bulgares nnel L.es nanaes mugares n, a dans les nouveaux territoires grecs vail. rvcr On télégraphie de Serrés que des com-tra t>ats violents ont eu lieu près le Drama ront entre de fortes bandes bulgare» et des ie à troupes grecques. Ces dernières subirent des pertes sérieuses et durent demander des renforts urgents aux autorités militaires de. Drama qui expédièrent immédiatement des forces importantes. Une grande bataille a eu lieu également à rféré Okdiilar où les Bulgares, en nombre con-* do sidérable, ont attaqué subitement les po-: dt si,tions grecques. Malgré leur nombre re-lativemecit inférieur les troupes helléni-ran- ques opposèrent une longue résistance ; les bandes bulgares sont parvenues à occuiper cependant diverses positions stratégiques à Okdjilar. pour Les pertes du côté grec seraient élevées, Sibé celles du côté bulgare ne sont pas encore j de connues. De nombreux fondons de blessé* ants t?récs sont arrivés à Sa Ionique ; le© sol-il a dats blessés ont été installés dans les hô-5j sj. pitaux de la ville. içrir- Los autorités militaires grecques dé-.ile^ plotient en ce moment une grande acti-)ten- y'.té : des troupes, des munitions et de l'ai-nais tillerie sont evpédiéea continuellement à 10m- Serrée et à Drama pour renforcer les ear a»!S nisons de ces deux villes. Trois bateaux iton- grecs venant du Pyrée ont débarqué à îliti- Salonirrue 4 bataillons d'evzones qui ont été dirigés aussitôt vers Drama et Demyr-0g £ H»<d(ir. nro- D'après des informations authentiques, , et k*3 attaquent continuellement ouve les f°rcer< grecques sur différents points de lu à *a frontière oui s'étend s*'1** une longueur maj de plusieurs kilomètres. Ils so*nt comman-le déî par dps officiers de réserve et anciens chefs de bande bulgares. ia é- a rwnarfTué parmi les combattants ré?é- bulgares plusieurs musulmans osmés de alîn- l'armée ottomane. ^ Le bruit court que le comité révolution- naire bulgare aurait décidé de comimet-Dain tre c,a:i attentata à dynamite dans les -p ja territoires de la Macédoine occupé*- par rka la Grèce et narticul èrement dans la ré-, * erion de Sa Ionique, afin de provoquer de >ain" nrkuveau-x troubles. Le gouvernement hel-lénirrite a pris des mesures ce orécaution s ma evt*-^ordinaires pour parer à toute éven- .Us ishie Voir plus loin nos Dernières Nouvelles do la nuit. -sep- sses. ■ P 11 A Liro aujourd'hui on feuilleton oure no ! «LES THEATRES A PARIS », par °u- M. Schneider. uon- q a- IWMmMHHHMMMWWMMWMmWHHWM FRANCK' rriAraur. , fCorrespondance particulière de J'Etoile deicf,' ® Paris, 25 janvier. > La division des groupes Lorsqu'on commença à parler en France e de la représentation proportionnelle, cha-i cun fut d'accord qu'il conviendrait de ramasser tous les groupes en quelques par-tis, peu nombreux, mais bien disciplinés. n A défaut de la division, classique en iibé-raux et conservateurs en usage encore dans quelques pays 'de régime parlementaire, . on pouvait à tout le moins tenter de s'en e rapprocher. Unissons-nous, telle fut la s préoccupation. Ayant distingué la sagesse, !. bien vite on fit tout le contraire, en s'é-^ miettant. Et ralfmant sur le tout, on s'é-t mietta avec incohérence. C'e^t ainsi que s les radicaux, assez généralement ennemis de la représentation proportionnelle, se sont « unifiés » pour obéir au premier £ précepte de la proportionnelle, alors que M. Briand, qui a aimé ce système « jusqu'à mourir pour lui », comme il l'a dit, divise !- en ce moment tous les groupes en cher-i- chant à en créer un nouveau. Sans prendre position dans la querelle, voyons les résultats, en ne considérant que v les gioupes composant ce qu'on est con-, venu d'appeler « la majorité républicaine ». Aux confins de l'extrême gauche, les ? socialistes unifiés. Ceux-ci sont stables dans leur formule et les moins travaillés 1 de tous par le mal de désorganisation qui ronge actuellement les partis. A côté, les socialistes indépendants. Il y a trois tronçons : le premier, le plus important, est nettement « blocard ». Le second, assez é mince, est antiblocard, c'est-à-dire brian diste. Le troisième, tout à fait infime, est e briandiste, mais refuse de s'embrigader dans la Fédération de M. Briand. A la \ suite, sont les radicaux unifiés. Ceux-là sont nets. Ils composent le centre de la s majorité du ministère actuel. Voici maintenant les radicaux sans épithète. Ils sont embarrassés £ la façon de l'âne de Buridan. Néanmoins, dans les grandes occasions, la majorité incline vers les radi-. eaux unifiés. En continuant la route on trouve 'es 1 « républicains de gauche ». Ces républi-s cains sont en principe moins avancés que les radicaux tout court, mais en principe seulement. En fait, ce groupe qui vient de se créer en se recrutant dans les éléments centraux sur lesquels M. Briand passr 0 pour avoir une grande influence, est avant é tout antibriandiste. Cette constatation est x très caractéristique de l'état des esprits -Car M. Briand, qui s'efforce en ce moment -d'attirer à lui les deux ou trois groupes r a qui sont derrière les républicains de eau ! • che, gravitant dans l'orbite de l'Alliance v 0 rénublicaine démocratique, v réussit mé 1 ? diocrement. Von qu'il rencontre de la re «3 , sistance : même pas. Ils ne disent ni oui r x ni non, .ou plutôt ils disent à la fois oui ■ et non. C'est comme un édredon dans le- l quel on donne un ooup de poing : ça fait un trou... mais pendant cinq minutes seulement. M. Briand passe son temps à faire des trous de cette sorte. Quant aux électeurs, ils se perdent dans ces groupes et sous-groupes. Néanmoins, .•ette poussière de parti ne les aveugle pas. , D'abord, ils en sont restés à la division sim pie des deux partis : un à droite, l'autre à gauche. Et lorsque, profitant d'une éti-juotte nouvelle, d'aucuns cherchent à ;e mer la confusion, les électeurs républi cains, par exemple, échappent à la pi-perie en n'accordant jamais leur suffrage à un candidat républicain dès qu'il est ac cueilli avec bonne grâce par la réaction. Puisque tu es avec mes adversaires, tu ne peux pas être avec moi, pensent-ils. Le moyen est rudimentaire. C'est cependant grâce à lui qu'on a triomphé du boulan-gisme, du nationalisme et de toutes les aventures qui donnèrent en ces temps derniers la fièvre à notre pays. J.-m. Gros. SUISSE iCorrespondance particulière de TEtoilb belc pré ^ées, Berne, 22 janvier. mie core bssé* Politique ierroviaire , La politique ferroviaire joue un rôle très L grand, trop grand peut-être, dans notre vie nen dé- publique. L'idée des chemins de fer d'Etat vue acti- devait naître de bonne heure dans une dé- mie l'ar- mocratie comme la nôtre et il s'en est fallu que Rt à }e peu que l'Etat ne monopolisât les che- litic *aux m"ls fer *e début, c'est-à-dire à ratt ié à PaI'tir 1850. Mais à ce moment le prin- env ont cipe de la non-intervention des pouvoirs est rjjyr~ publics dans le domaine économique était bail encore trop puissant pour que la nationa- d'ui fues, lisation des chemins de fer pût être réali- Vie nent sée d'emblée. Les lignes sont donc con- gra ts de ^truites par l'initiative privée, mais avec con nan* *or*es subventions des pouvoirs publics n'e: ûens et Parf°is même, par exemple pour le mêi Gothard, avec de l'or fourni par des gou- auj ants vernements étrangers. Presque toutes les E s de lignes passent par de graves crises finan- Stn cières. Elles finissent cependant par trou- Car tion- Ver leur assise et réaliser des bénéfices lui convenables. A ce moment, l'idée du ra- put s chat fait des progrès en Suisse et triomphe où L ré_ enfin, malgré les avertissements d'hom- l or r de mes tels que Numa Droz, dans la loi du à hel- 15 octobre 1897, qui décrète le rachat de par jtion nos cinq compagnies principales. Mais, de- C'ei iven- pUig j,e Vote du rachat jusqu'à son exécu- l'ac tion, les recettes des chemins de fer mon- wa tww tent dans de très fortes proportions. Le Car prix des lignes s'élève dans la même me- r0n sure. t0ll t* Les quatre premières lignes» rachetées et f coûtent 954 millions. Vient s'ajouter le piix ii ] du Gothard, soit 211 millions, au total fraj ton 1J65 millions. Ce capital doit être amorti tier par en soixante ans. Mais entretemps, il faut tr(^ compléter et améliorer le réseau. On dé- CT&{ pense de ce chef une trentaine de millions n0l par an^ je sorte que ia dette totale est, à la fin 1912, de 1,431 millions, dont 58 mil- tier lions sont déjà amortis. p Le compte des nouvelles constructions rep ei.gk' n'ayant guère de chances de diminuer, on re obtient pour 1913 le tableau suivant : dette tno] er* amortissable. 2,756 mill;ons ; somme amor- QÙ tle, 1,527 millions; reste à amortir, 1,229 jUV ance Qiis. Si l'on y ajoute un quart de mil- -cha- ^ar(* P°ur l'achat de matériel roulant, on a obtient une dette d'un milliard et demi, ave 'd - en regard de laquelle se trouve cependant 0^. . / un réseau ferré d'une valeur approxima- ' Ubi- tive de 3 miHia,'ds- rvi j La Suisse a une très petite dette d'Etat . rre ^ millions, soit Tuère plus de 30 francs 'p , ' par tête ; par contre, sa dette ferroviaire s en riei la ce c^'ffre ^ 455"francs par tête, som- ^ me qui n'est dépassée que par la France n r eSî?®' (857 francs), le Portugal (825 francs), la vre S,^" Belgique (52l francs) et la Bavière (481 fr.). mer s " Mais, encore une fois, les neuf dixièmes en j:oa sont constitués par des capitaux produc- f. n émis t^g Cependant une politique prudente est tien '• de mise. miei Regardons si c'est Je cas. Au moment du ^;)0. ^u, /achat, on a fait au peuple suisse des pro ^riï W ^ messes mirifiques : le réseau serait amé- L J^lse lioré, les salaires des cheminots augmen- fa™ -ner" tés et les taxes diminuées:*Voyons ce qu'il ^ ' . en est. De nombieux et utiles travaux ont con e ' été exécutés, c'est exact; le matériel rou- ava clue lant amélioré et modernisé, c'est encore m^r coii- vraj. Les cheminots ont été gratifiés d'ujie ^trr ^cai" augmentation de salaires absorbant 8 mil mi" Hi ^ons Par an» sans qu'ils se déclarent par funi nIS ticu^èremeJ1t satisfaits; quant aux taxes- s'm 1 voyageurs, les billets aller et retour ont 1 ^U1 subi une forte réduction au début, mais la P°u ' f direction générale voudrait plutôt les re- J0 lon' lever que continuer dans cette voie, quoi- *er8 1 que nos taxes soient presque doubles *ter des taxes étrangères. En Allemagne, — ian la taxe moyenne par kilomètre est de ' est 4.5 cts, en France de 4.27 cts, tandis que a"er nous payons 7.70 cts. Les causes de cet état ^ *a de choses n'ont pas encore été clairement lx*^ exposées. L'administration, beaucoup trop e .^a compliquée et décentralisée, occasionne iain" tt«ès probablement des frais dispropor-tionnés. Il faudra sans doute simplifier et B sabrer. En outre, des chemins de fer d'Etat Pi ? oc" marchent peut-êt!e à merveille dans un les 'ac**~ oays à pouvoir central puissant, tel que la à 1" Prusse. Dans une démocratie comme la amè e.s nôtre, les pouvoirs publics sont trop ten heu tés de faire de la i*éclame électorale et ne Lî que -é-istent pas assez énergiquement à la ruée les ; lC*Pe des appétits, chaque rè.ion demandant niia avec insistance telle nouvelle ligne, tel fait* ents nouveau tunnel, telle nouvelle srare... Et mit( asaf les millions de danser et le budget de s'en- S< vant fier davantage chaque année. elle i est On va commencer avec l'électrification poli1 rits. ie la ligne du Gothard, qui coûtera unp se a nent ^entaine de millions. Mais cette somme se rieu oavera à peu près avec les économies réa 2»st € eau îisées sur le charbon. Pour 1914. on pré me ince voit 214 millions de recettes et 146 million' ^nf mé ie dépenses d'exploitation. L'excédent de tion i re *>S millions sera absorbé jusqu'à concur Te oui '•ence de 4 millions par le service des em bell< oui nrunts. Comme on le voit, il n'y a pas ou i i le- lieu de faire des foliea. ll'hy] Etat ANGLETERRE Correspondance particulière ae i étoile belgi rjs Londres, 23 janvier. Le temps n Pour la premièie fois depuis bien de> re années, l'Angleterre se trouve avoir un vé ritable hiver. Depuis Noël, à part quelque.-e rares journées exceptionnellement dou li ces, il a fait très froid — relativement ,j. C'est-à-dire que le thermomètre est reste ge aux environs de zéro centigrade pendant >c trois ou quatre semaines. Aujourd'hui, la n. température est inférieure à zéro et c'esi tu un fait remarquable, surtout à Londres [^e Mais si la métropole ne connait pas le nt températures très basses, elle n'est que n. trop habituée aux vents aigus du nord et es de l'est, qui sont terribles et dangereux et ,r font monter le nombre des décès, en une semaine, de 4 à 7 par m.lle. Et bien qu'actuellement il fasse plus froid que dans les premiers jours de la semaine, la tempéra ture est bien plus supportable et le froid paraît moins vif. Il n'y a pas de vent. En revanche, l'absence de vent nous ramène les brouillards et nous en avons eu un assez épais, ce matin, qui s'est cependant ;f dissipé vers mi'di, mais qui a tout l'air de préparer un retour offensif dans l'après-midi ou la soirée. Mcrt de lord Strathcona ès La mort de lord Strathcona est un évé 'ie nement marquant à plusieurs points de at vue." Il fait disparaître une des physiono-lé- mies les plus connues, les plus sympathi-lu ques et les plus respectées du monde pote- litique anglais e\ il rompt un des liens qui j à rattachaient le présent au passé. Né aux | n- environs de 1820, le jeune Donald Smith ; rs est entré au service de la Compagnie de la lit baie d'Hudson en 1838, c'est-à-dire moins a- d'un an après l'avènement de la reine li- Victoria ! A cette époque, Winnipeg, la n- grande capitale du Canada central, qui ec compte 150,000 habitants aujourd'hui, es n'existait pas. C'était une prairie. Et de le même de tant d'autres villes florissantes u- aujourd'hui. es Ecossais de race et de naissance, lord n- Strathcona était de\enu essentiellement u- Canadien et nul homme n'a fait plus que es lui pour son pays d'adoption. Sa carrière *a- publique commença vers 1869, à l'époque he où il contribua puissamment à rétablir ai- l'ordre au moment d'une révolte et 3u à partir de ce moment il prit une de part active au développement du Canada. C'est à lui que l'on doit la construction et u- l'achèvement du Canadian Pacific Ra'l-n- way et des chemins de fer qui unissent le Canada aux Etats-Unis. Mais lord Strath-*6- cona, tout Canadien qu'il était, était avant tout un citoyen de l'Empire britannique, et au moment de la guerre du Transvaal, il leva, arma, é*quipa et envoya, à ses ;a| frais, en Afrique du Sud, un régiment en-r"ti tier de Canadiens pour coopérer avec u* troupes anglaises. En 1897, il avait étt créé pair du Royaume-Uni et en 1900 de ns nouvelles lettres patentes rendaient son titre transmissible à sa fille et aux héri tiers mâles de celle-ci. Depuis 18 ans, lord Strathcona était le ns représentant du Canada à Londres *t Dn presque jusqu'à quelques semaines de s* 'te mort il allait tous les jours à son ojiani où il faisait preuve d'une activé toute r juvénile. C'était un travailleur acharné & i point d'inspirer des inquiétudes a sa .a-D.n mille qui craignait pour sa santé et re f it J' avec les plus grandes difficultés que 1. n 11 obtint de lui qu'il quittât son burjai un a" quart d'heure plus tôt que d'ordina'ie. . C'était ce qu'il appelait en jr^iu»'? a son aise. Cs Possesseur d'une grande fortin? la: c-^ rieusement acquise, lord Strate.oa a '0*î cc néreuseme'nt dépensé des milïi > »s en -nu-jn vres utiles ou charitables. M a d««te rici e \ ment l'Université de Montréal et son en cousin, lord Mount-Stephen a donné [Ç_ 9 millions pour la construction t Tentre-!f.^ tien de l'hôpital Victoria, dans cette li* me ville. Tout récemment, il donnait ju 250.000 francs pour l'achat du Palais de ,0 Cristal. lé_ Le gouvernement anglais a offert à la n. famille de lord Strathcona line sépult itv à l'Abbaye de Westminster ; mais pour «e conformer aux volontés du défunt C ii u. avait exprimé le désir de reposer dans la re même sépulture que sa ferfime, 'ad^ ,ie Strathcona, morte il y a trois mois, la fa-mille a décliné cet honneur posthume. Les r funérailles de lord Strathcona seront tr-» is- simples, comme le fut la vie de cet honuùs nt éminent ; mais lundi, au moment où sa de la pouille mortelle sera conduite au cimeti'r'» e- de Highgate, un service commémontif )i. sera célébré dans l'Abbaye de YVestmin-es ster. RUSSIE ipondance particulière de J'Etoile bel ( ijurrcsponnancc particulière ae i relg» Saint-Pétersbourg, 2'15 janvier. Une année néfaste Presque tous les journaux russes, dans i les articles rétrospectifs qu'ils consacrent à l'année qui viewt de finir, constatent amèrement que l'année 1913 a été fort malheureuse pour le pays. La note pessimiste domine même dans ! les journaux qui, comme le Nnvoyé Vrf-mia, devraient pourtant se montrer satisfaits de la politique nationaliste et antisémite que suit notre gouvernement. Seul l'officielle Russie est très satisfaite : elle trouve que tout va très bien, que la politique extérieure du gouvernement rus se a été couronnée de succès, qu'A l'intérieur la situation économique et financièr. 2»st excellente, que sràce à la politique fer me et intelligente du gouvernement on 'xmstate partout le réveil de l'énergie nationale, etc., etc. Tous les journaux ne reproduisent ces belles phrases que pou.r s'en moquer pfns ou moins méchamment, et en souligner l'hypocrisie ou bien la naïveté sans bornes. U faut, en effet, être de bien mauvaise foi ou complètement aveugle pour ne pas cons-LGf tater le fiasco complet de la politique ex-LGf térieuxe de la Ru «ie en 1913, fiasco dont r. l>ea.ucoup de journaux rendent responsables non seulement M. Sa lopof, mais aussi ^es collègues de Paris et de Londres qui ne de:~ l'ont pas suffisamment soutenu dans les vé moments critiques. Iue-V Quant à notre situation intérieure, les 'ou motifs de pessimisme de la radicale Retch, ent nap exemple, et du clérical Kolokoll (la estt Cloche) diffèront complètement, comme on iar" peut s'y attendre. » l& La presse nationaliste et antisémite se ■ es; plaint amèrement de ce que les efforts du res gouvernement dans la voie du nationa-le;~ lisme ne sont pa<= soutenus par les masses, Que qui restent indifférentes et inertes, ou mê-d el me, plutôt, animées d'un esprit de fronde x et et d'opposition. Le Novoyé Vrémia constate une qu'un abime siépare le gouvernement et le 1 at" pays. les La même constatation eat faite par la é'*a presse libérale de toute nuance, qui natu-r0^ rellement rejette la faute de cette situation sur la pol t oue réactionnaire suivie par '^ne les hautes siphères, politique qui paraJyse as' toute manifestation de l'énergie nationale et tue les forces vives du pays. r de Que le mécontentement est général, ,r^s" qu'un sentiment de malaise règne dans le ipays, c'est ce qu'on constate unanimement : l'année 1913 doit être marquée d'un , , signe noir, dit le Journal de la Bourse, et cette opinion a été aoceptée par tous; ' la Russie ne compte pas, car personne à ")?<?" Saint-Pétersbourg ne la lit, à l'exception des journaJistes qui la parcourent pair de-P°i voir professionnel. aux Le congrès des instituteur» On continue à suivre ici avec un grand e. intérêt les travaux du congrès des institu-3îns teurs des écoles primaires, dont je voua parlais dans une de mes dernières lettres. ' Nous autres, Pétersbourgeois, nous som- h(*lî1 mes en général assez mal renseignés sur l^,1' l'état des esprits en province, car la pres<so e provinciale, pour des raisons qu'il est fia* n cile de comip-rendre, se trouve d%ns rim-possibilité de réfléter plus ou moins exacte-5°r(J ment les dispositions et les aspirations des masses. C'est ce qui explique l'intérêt que .£*lie portent au congrès des instituteurs ceux-lerc là mêmes que les questions pédagogiques ^ue ne préoccupent nullement : ces six mille instituteurs représentent les villages, les bourgades, les petites viilïes. une Le premier fait qui frap>i>é ava.rtt tou/t 1 a* l'observateur attentif, c'est l'indifférence, " ^ l'hostilité même que témoignent les mem-^a''" bres àu congrès à l'égard des théories, des »t 'e grandes idées générales, des vues d'ensem-ble un peu vagues, que leu'r offrent les sa-/ant vante pédagogues des centres univensi-cIue' talres. Après le discours très bien dit d'un professeur renommé de l'université de St-ses Pétersbourg, un maîtie d'école se leva et, en" soutenu par des coblègues, déolara que ce que les instituteurs primaires étaient ve-ett nus chercher à St-Pétersl>ourg, ce n'était * nullement des théories pédagogiques, des SOÏ} belJes phrases sur ce que doit être l'école idéale, mais bien des notifications pratiques sur les améliorations qu'il est possi-t Ie bie d'effectuer dans les conditions actuel-les de la vie russe : « Puisque nous ne * s'* pouvons pas modifier d"un coup ces condi-'îlw tions, au lieu de nous bercer d'illusions il rutc n'y a qu'à tenter des améliorations par-J a ' tielles, dit en terminant ce maître d'école, •a_ aux applaudissements de toute l'assemblée. ' ll Ce fait mérite d'être signalé, car il est 1 • i» l'indiice d'une certaine évolution des es-un prits dans le pays. Les Russes aiment i'10- beaucoup lps idées générales, les théories son et ont une tendance à mépriser la pratique, à dédaigner le fait concret, ce doc-trinarisme, cette absence de sens pratique, ©e cette inaptitude à s,e rendre- clairement •"u- compte de la réalité telle qu'elle est, s»ans 'à e- se forger des illusions, et à tirer parti des son événements, toujours vus à travers le pris-nné me de théories très abstraites, qui furent tre- une des causes principales de Téchec au>-Li'1 quoi aboutit finalement le mouvement ré-tiait volutionnaire de 1905-1906. de On s'en rend enfin compte. On est désenchanté, on est fatigué des théories, des t la Idées générales, même les plus belles. Mais ' 'tv pas tant à S-t-Pétorsbourg, à Moscou, dans r «e les grands centres, qu'en province, où le c ii retour à l'ancien régime se fait sentir plur 5 la cruellement, où l'a réaction se manifeste adj plus brutalement, où l'oppression est plus fa- lourde, plus pénible. Là, on songe surtout Les à des améliorations partielles, on est prêt tr-» à accepter avec joie les réformes les plus modérées, on n'a plus d'espoir que dans de les mesures pratiques. rr* Il me semble bien qu'on ne peut s'a.tten-atif dre à une seconde révolution en Russie, lin- me disait un collègue à notre sortie de la maison du peuple où se tiennent les séances du congrès. Pour faire une révol-ition "* il faut, surtout au début, de l'enthousiasme, de rkléali*me et beaucoup d'illusions. Mais écoutez parler ces gens ; ils sont très pratiques et leurs aspirations LG1 peuvent être caractérisées très exactement r. par le proverbe russe : Il vaut mieux avoir un petit oiseau dans sa main qu'une cigogne dans le ciel. ans Mais pour une certaine presse, cette mo-enl dération, cette tendance à examiner tou-ent tes les questions en se plaçant au point de ial vue pratique, toutt cela c'est de l'hypocrisie. Tous ces maîtres d'école sont des soins ' > cialistes et des révolutionnaires déguisés, re- écrivent les-jou.rnaux nationalistes ; cédez-tis- levir sur,un point, ils vous montreront im-isé- mécliatement les dents. Ce congrès est le premier, il sera certai-te : nemertt aussi le dernier, prophétise le No-la yoyt Vremia. En effet, au ministère de l'in» us térieur on se montre très inquiet et tort té mécontent : la Zemtschina a cyniquement èr< avoué hier le secret de cette inquiétude : er Iles autorités, en autorisant le consrrès, on comptaient qu'il ne durerait pas lorug-i«a- tem:ps, ca.r on trouxerait facilement dans les discours le prétexte nécessaire à =on res interdicitio'n. Mais cette attente fut t»rom-Ims pée ; aucun mot séditieux n'est prononcer cé. Le prétexte manque et le temps pas«e. es. Et les inst^tuleurs profitent de oe temps OS* année. — 2G

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