La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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14 February 1915
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s.n. 1915, 14 February. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Seen on 22 May 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/gb1xd0s978/
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Dimanche 14 Février 1915 N° 100 Dimanche 14 Février 1915 mmummiàm . .. LA BELGIQUE ADMINISTRATION ET RÉDACTION G, Rue Montagi«j-de-Sion, îî, BÎSUXEI.IL Bureaux : de iO à 12 et de 15 à 11 heures JOURNAL QUOTIDiEN LE NUMÉRO : IO CENTIMES !jua pmiie ligue Ir. u.fU Réclama avant les annonces 1.00 Corps du journal 4.00 Faits divers. . . , 3.00 Nécrologie^^,^^»**?**^ . . . . LA GUERRE 195m* jour de guerre Des événements graves sont survenus en Prusse Mentale. L'insistance avec laquelle la dépêche de Fétrogra-d que nous avons analysée hier sigixalait Fimportauce des renforts reçus par les Allemands, et l'offensive qu'elle disait qu'ils avaient prise sur divers points y faisaient présager des hostilités d'envergure. Le communiqué russe d'aujourd'hui confirme la concentration de forces ennemies consi-«iérables dont la mise en action a obligé les Russes & se retirer de la fatale région des lacs Masures pour se replier sur leur frontière. Berlin confirme ce midi Pévacuation des positions russes, en disant qu'elle «'est effectuée rapidement à la suite de combats qui eut à l'armée du Tsar coûté très cher en hommes, en canons, en mitrailleuses et en matériel de guerre. Certains de ces combats continuent, ce qui s'explique par la diversité des points du front où l'action s'est engagée. Le communiqué allemand ne donne encore à cet égard aucune précision, tandis <{ue Pétrograd signale cjue l'offensive ennemie se manifeste dans la direction de Wylkowyszki et de Lyck. Or, Wylkowyszki se trouve à l'est d'Eydt-knhnen, un peu en dessous de la grande ligne ferrée Eerlin-Ijisterburg-Kowno-Pétrograd, et à 15 kilomètres en territoire russe. Les hostilités poursuivies dans la direction de cette localité sont donc la. riposte de celles récemment entreprises par les Russes pour avancer dans la vallée de la Scheschuppe et atteindre les rives de l'Inster. C'est à 100 kilomètres plus au sud que se déroule Sa bataille engagée dans la région des lacs près de Lyck, ville allemande située à 20 kilomètres de la frontière, sur la ligne qui réunit Koenigsberg à Bya-iistock en passant par Lôtzen. D'après ces indications, on se rend compte de la nouvelle situation militaire au nord et au sud de 'a frontière de la Prusse orientale. Elle se présente de telle façon que la position des troupes russas qoo sfétaient récemment, entre ces deux points avancées de la petite ville de Goldap vers l'Angerap, et sur les mouvements desquelles plus rien n'a été dit, apparaît par voie de conséquence difficile à maintenir. En réalité, l'offensive qui vient de s'affirmer a visiblement pour but de provoquer l'évacuation complète de la Prusse orientale. * * » Cè n'est pas seulement à l'est de cette province, assis également au nord de la Pologne que les opérations présentent un réel intérêt. Ne voyons-nous 5*as en effet Pétrograd, s?occupant de la rive droite de Ja Vistule,, c'est-à-dire du nord de la Pologne, situer des combats sur la litine Miszyniets.Ostrolenka? Ceci revient à dire que les Allemands ont fait avancer d'Ortelsbuxg, dernière ville allemande impartante située sur la ligne ferrée Alleastein-WitteBsberg-Os.rolenka, des détachements dont l'objectif doit être l'occupation de cette dernière ville. Ils vont aa.ns doute essayer de l'atteindre en suivant la vallée de la Rozoga, affluent de la Naxew qui à 90 kilomètres «ai sud-ouest se jette dans la Vistule à Nowo ixxiiiyewsk. Faut-il découvrir dans cette manifestation cTSartS'ité, qui étend singulièrement vers l'est la ligne de bataille dans la Pologne septentrionale — «Be n'avait guère jusqu'ici dépassé Przasnysz, située à 40 kilomètres à l'ouest d'Ostrolenka — une intention des Allemands d'aller inquiéter Varsovie par îe Nord? La chose est défendable ; mais dans cet cfdre d'idées, nous nous contenterons de retenir que 100 kilomètres séparent Ostrolenka de Varsovie et «fuc des fonces considérables seront certaine-nent échelonnées sur cette distance pour couvrir puissam-isent cette place d'importance essentielle. Quoiqu'il en soit, en dehors des combats pour la première fois signalés sur la ligne Miszynietz-Ostro-iernka, il convient d'attacher une signification sérieuse à ceux qui se développent dans la région de r~——~î——— / ~î Sierpcc. Les Russes disent qu'on, s'y est battu sur la. Skrwa, qui coule à 1 kilomètre à l'est de S'ier-pec, mais ne 9e prononcent pas sur le sort de cette localité, que les Allemands disent avoir occupée. Nous nous trouvons ici devant les premiers effets de foffensive entreprise, comme le signalait hier Pétrograd, par des troupes venues du nord par Rypin. La suite ^nous apprendra si elle a simplement pour bat de dégager le territoire polonais compris à Pocfst entre la Vistule et la Skrwa. — rappelons que fes Russes y avaient incursionné jusque près de Lrpno où si elle est entreprise avec des forces assez notables pour viser nu but plus ambitieux, j «?cst-à-dxFe î invasion de la Pologne du nord entre 1 la Vistule et la Naxew. En tout état de cause, la simultanéité de leur dé- t fcismehement dort faire attribuer l'ensemble des opérations qui précèdent à l'existence d'un plan soigneusement combiné, dont la préparation, minutieuse et le commencement d'exécution rapide s'explique partielkment — répétons-le — par l'avantage que tOEganàsalion méthodique que leur réseau ferré confère aux Allemands pour la mobilisation de leurs ' troupes. Pour remédier à l'infériorité des Russes : Kras ce rapport, une dépêche de l'agence télégraphi- s ooes apprend que ceux-ci vont procéder, sur leur j •writoke et sous la protection de Leurs forts, à, la j ooncentration des forces qu'ils se disposent à opposer à l'ennemi. * # * En attendant que se précisent les possibilités de développement de ce plan, le calme s'est rétabli dans la Pologne sur la rive gauche de la Vistule, même dans la région naguère si agitée de Borzi-mow. Disons à ce propos cjue certains en infèrent que l'action furieuse, qui vient de s'y dérouler pendant sept jours sans entraîner une modification notable des positions respectives, doit avoir eu pour objectif secondaire d'empêcher les Russes d'envoyer par ailleurs les renforts qui se démontrent nécessaires. C'est une opinion... Rien de changé non plus dans l'ouest de la Ga-licie. Rien non plus dans les Carpathes, où les adversaires en présence continuent à se battre avec acharnement. Les Russes annoncent qu'ils tiennent tête à des attaques sans cesse renouvelées. A lire la dépêche de Vienne on s'aperçoit que, grâce à des renforts amenés de toutes parts, ils défendent en tout cas le terrain pied à pied. Il suffit de consulter notre carte d'hier pour se convaincre que s'il en avait été autrement, il aurait pu en résulter des conséquences dont la gravité explique aisément l'extrême opiniâtreté de leur résistance.++ LES FAITS DO JOUR r> .. t?v.• „ i.„i___ • ,, ^ j .TÎ T.t-^^ "* ^U1 ^ euiuw a ^oK-eraam, annonce que Je Comité b-iga à&s réfugiés à l'Ecluse, ileuranehe- a â. Atome, lui <kirB®ofcfasQ& r^peofeiteusement de suspendre la mesure contre Les réfugiée qui ne savent pourvoir à *eiir propre existe use. Malgré cela, l'émigratïon (féal a déjà» commencé. Les uns «e eoTTt retirés verg J' HStSfîôûF du paya, Tes auures sont retournée en Bei- Jpqire. - • — - v il est très çompréhemibie que cette mesure n'ait pa© etiQ. accueillie avec plaj2;.r par les ré&iççiétf belge©. Ixiur fcéccg^entement ne peut paraître que flatteur à l'égard «es Hollandais, parce que c'est une preuve de plus que ]e<a Beiges étaient bien soignés à la frcntière'zé-iacaasse.De M. René Bazin, dlans F « Echo de Paris », oet amusant croquis lyonnais : « J'assiste à une scène amusante. Trois tirailleurs sénégalais, hauts et larges, leur manteau bleu mouvant au balancement de leurs épaules, s'approchent, en riant du même rir-e ' qui ne finit point, et devant eux, toute petite, poussée comme une brebie par oc s trois nodrs bergers, il y a une jeune femme. Elle rit également.» — C'est la patronne du restaurant d'à côté, me dit irn voisin d'occasion. » Je ne comprends pas ce qu'ils demandent, dit la femme; ils m ont fait signe die leur préparer à déjeuner, comme ça — et elle imite le geste — mais c'est le mena qui est difficile ! Ils m'amènent devant, le magasin de MM. José Hermanos pour me montrer ce que j°. dbis faire frire dans ma poêle. Voiîà bien la première fois de ma vie-. Allons, le grand, qu'est-ce quo tu veux que je cuisine? » Je m'aperçus qu'elle avait raison et qu'un de ces géants dépassait les autres d'une main. Il s'était redressé. Il allongea son bras de métal noir et désigna une pyramide de citron©. » — On ne peut pas cuire des citrons! Vous n'êtes pas sérieux, les négrillons 1 " » Le tirailleur, qui comprend îe français et ne le parlait guère, continua de désirer les citrons et dit, avec lenteur, comme des mots idiiffiçiles : » — Ça, blanc. » Les Européens présents réfléchirent quelques se-oandtes. Ce fut la petite aubergiste qui trouva la^pre-znière 1 » — J'ai compris, c'&st cHes œufs ! » I/À£rkpie délira et fit un dj-<-?eour© que je n'entendis pas. Et je^ les vis s'en (retouruer tous les quatre. Mais, cette fois, les nègres marchaient devant et semblaient conduire en triomphe la Française qui avait compris le Sénégal. » On annonce le_ prochain achèvement de deux nouveaux croiseurs japonais qui seront baptisés Charou-raa et Kiriôchitna. Au printemps, dix destroyers de grandeur môyciine seront également terminés. Le « Secolo » apprend idle Pétrograd1 que-ia nete laponaise à la Chine indispose fortement ce dernier pa£g.wDan.s "leë cercles diplomatiques chinois on estime "cpjeTe gouyern.emen.t_ est prêt à faire dos concessions sur le terrain économique, mais qu'il refuse de déférer aux exigences du Japon qui mettent en question les droits de souveraineté die la Chine. L'ambassadeur du Japon à Pékin a insisté pour que la réponse de là Chine lui soit remise le 15 février. On propage en Angleterre idles gravures représentant des aéroplanes et des dirigeables anglais et allemands, en vuo d'habituer le public à les distinguer les uns des autres. Ces gravures portent également une mention dans laquelle il est conseillé aux habitants de se réfugier dans la maison la plus proche et de préférence dans la cave, dès qu'apparaît un appareil ennemi. D est conseillé également fie ne pas séjourner en groupes sur la voie publique et d'avertir "la police et les troupes le plus tôt possible. /Le premier novembre dernier, 12,liS.3,sujets .id!e puis-jp^-cee ennemies étaient internés en Angleterre. A fin janvier dernier, 2,680 d'entre eux avaient été remis en liberté. ^ ^ Mercredi dernier, sous les auspices d'un «..Comité de guerre pour l'Alimentation », vingt-cinq réunions publiques cmt'été tenues &, Berlin^Dans chacune un médecin et une mai tinsse experte ont dis- couru^ sur la façon de faire, en temps de- guerre, la nourriture la plus économique et la plus nutritive, y Une_dépêche de Londres dit que le commerce idFex-portation des grains est quasi arrêté en Angleterre en raison de la hausse excessive des frets. De la Planta en Angleterre, îe fret serait monté de 75 sh. à la tonik. Une conférence internationale s'est réunie à Lcn\ tires Fe îl ccnOT.nÏ Bons Tes auspices de 1 « Intè'r7ia-| SonaT Garden Cities a.nd Tov.-n Flamming Associa-bioTi », pour examiu^ les moyens de reconstruire- les localités, en M. Î5wart G. Oulpin, secrétaire de l'Association:, a reçu la lettre euivante du eecrébaire du Roi des Belges : « Le Roi Albert a été très heureux d'apprendre que^ votre Cncrrr;te a entrepris <?e venir en aîiôle à perrx qui tentent <ie relever la Belgique de ees ruinai. C'esst ïà une idée que notre Souverain, connaissant 3a compétence de votre groupe de travailleurs, a haute-nent apprécié et dont il attend les meilleurs, résultats. £'ai l'honneur d'être chargé de vous exprimer la viveï gratitude et la sympathie de Sa Majesté pour .tout? m généivxdté dont vous avez été l'intermédiaire. Agiréez, etc. (SLgrné) L Ingeribieck, eecréfcaâ*©. » Le roi da BaTÂ-ère est arrivé le 8 février à Naraur et r descendu h 1"hôtel d^Harecamp. Il :cyue, le 9 au rc-ftin, les troupes bavaroisr's $œ,r~a:' >lées pour la ^parade sur "La place Çlaint- Aubin. J] ncité le m-usée archéologique, le fort d® Marehove-ette, la citadelle et î'ambulance de Maloime. Le 10, 1 a visité le fort do Maizerefc et œt reparti pour ^ssen. COMMUNIQUÉS OFFICIELS Communlquâs a-ïamands Berlin, 12 février (Officiel de ce midi) : Théâtre de la guerre à J.'Ouest. — A de longs intervalles, des navires ennemis ont paru à la côte. Les aviateurs ennemis ont jeté sur Ostende des bombes qui n'ont causé aucun dégât de portée militaire.Sur le reste du front, il y a eu des combats d'artillerie.L'ennemi a surtout employé beaucoup de munitions contre nos positions en Champagne. Il n'a nulle part obtenu un succès appréciable. Près de Souain, une attaque d'infanterie a été tentée, mais repoussée; 120 prisonniers sont restés entre nos mains. Dans l'Argonne, le nombre des prisonniers annoncé hier s'est accru de 11 hommes. Au nord-ouest de Verdun, nous avons pris plusieurs tranchées ennemies. La contre-attaque entreprise par les Français, portant le drapeau de Genève en tête de leurs troupes, a été repoussée avec des pertes considérables pour eux. Les aviateurs allemands ont jeté environ 100 bombes sur la forteresse de Verdun. Au Sudelkopf, dans les Vosges, les Français ont réussi à occuper une petite tranchée ; avancée devant notre position. Théâtre de la guerre à l'Est. — L'empereur Guillaume est arrivé sur le champ de bataille à la frontière de la Prusse orientale. Les opérations qui s'y déroulent ont forcé les Russes à évacuer rapidement ld&r position à l'est des lacs Masures. A divers enduits, les combats continuent encore. Jusqu'à présent, nous avons pris environ 26,000 prisonniers, pfs,30 canons et 30 mitrailleuses. Les quantités de geatériel de guerre pris ne peuvent encore être approximativement évaluées. En Pologne, à la droite de la Vistule, les troupes allemandes ont continué l'offensive annoncée hier; elles ont occupé la ville de Sierpec et fait à nouveau quelques centaines de prisonniers. Sur le théâtre de la guerre polonaise, à gauche de la Vistule, il n'y a pas de changement,. **• Berlin, 13 février (Officiel de ce midi) : Théâtre de la guerre à l'Ouest. — A la côte belge des aviateurs ennemis ont de nouveau jeté hier des bombes qui ont causé des dommages regrettables à ia population civile et à leurs propriétés, tandis qu'au point de vue militairè ncas n'avons subi que des dommages peu importants. Sur notre front de l'Ouest, on a trouvé des projectiles d'artillerie qui émanent sans aucun doute de fabriques amérieaines. Le nombre des prisonniers faits lors des attaques refoulées à l'ouest de Souain, s'élève à 4 of&ciers et 478 hommes. Devant notre front on a trouvé 200 ennemis morts, alors que dans ces combats nos pertes en morts et en blessés ne se sont élevées qu'à 80 hommes. Au nord de Massiges (au nord-ouest de Saiute-Menehould), nous avons de nouveau pris, en continuation de notre attaque du 3 février, 1,200 mètres de positions françaises. Au Sudelkopf, dans les Vosges, l'ennemi a essayé de nouvelles attaques, mais a été partout repoussé sans peine. Théâtre de .la guerre à l'Est. — Les opérations sur et au-delà do la frontière de la Prusse orientale sont partout en progrès; là où l'ennemi essaie d'opposer de la résistance, celle-ci est rapidement brisée.En Pologne, à droite de la Vistule, nos troupes qui ont pris l'offensive ont passé la Skrawa inférieure et avancent dans la direction de Racione. Il n'y a rien de spécial à signaler sur le théâtre de la guerre en Pologne à gauche de la Vistule. # * » Berlin, 13 février (Officiel) On annonce officiellement de l'Afrique du Sud que le major Ritter a attaqué, au début de février, sur la rive nord du fleuve d'Orange, près de Kaka-inos, les Anglais retranchés dans la Colonie du Cap. Il les a rejetés au delà du fleuve et a détruit toutes leurs embarcations. Les nouvelles répandues ces derniers jours par l'Agence Reuter au sujet de ces combats et spécialement l'annonce d'une prétendue défaite allemande, qui auraient été repoussés avec de fortes pertes, sont donc inexactes. * * * Vienne, 12 février (Officiel) • La situation en Russie, en Pologne et à l'ouest de la Galicie, est inchangée. Des combats sur le front dans les Carpathes continuent partout. Par leur attaque, les Alliés, malgré la résistance opiniâtre de l'ennemi et l'arrivée de renforts russes, concentrés dans toutes les directions, 'gagnent pas à pas du terrain. Les opérations dans la Bucovine avancent favorablement. Par leurs combats journaliers, nos co-|!onnes avançant par les vallées des montagnes et ^conquièrent du terrain de leur pays. Us ont atteint la ligne de Sereth. ^ Ceaiïïïaalqads fias armées ailléss Paris, 11 février (Communiqué officiel de 15 heures) : Sur tout le front jusqu'en. Champagne il y a eu des combats d'artillerie. Au nord du théâtre de La guerre, plusieurs vols d'aviateurs ont été effectués des deux côtés. Des bombes ont été jetées sans résultat sur nos lignes, ;par des aviateurs ennemis. En Champagne, nous avons repoussé une attaque ' allemande sur les bois dont nous nous sommes récemment emparés att nord de Mesnil-les-Hurlus. En Argcmne, la bataille a été acharnée autour de l'ouvrage de campagne Marie-Thérèse. Suivant les derniers renseignements, les forces allemandes étaient d'au moins une brigade ; cous avons main-Itenu toutes nos positions. Les pertes ennemies et les môtres sont sérieuses. s Dans les Vosges, il règne an épais brouillard et fia neige tombe abondamment. Le combat d'infante-srie que nous avons mentionné hier à La Fontanelle, t dans le Ban de Sapt, a été livré par une nuit obscure. Los Allemands avaient au moins deux batail lons au feu. Nous avions perdu un peu de terrain, mais à la suite de contre-attaques nous l'avons près- J. que entièrement reconquis pendant la journée d'hier. Paris, 11 février (Communiqué officiel de 23 heu-res).- ta L'ennemi a violemment bombardé Nieuport et la <'< rive de l'Yser, mais ce bombardement n'a causé que ® quelques dégâts matériels. Notre artillerie a effica- ! cernent répondu au feu de l'ennemi. ^ En Argonne, dans la région de Bagatelle, après y:f un violent combat de minnenwerfers quii s'est con- d* tinué perdant toute la matinée, une attaque aile-mande a été dirigée contre les ouvrages de campa-gne Marie-Thérèse, à 1 heure de l'après-midi. Cette k' attaque a été repoussée. ™ Dans les Vosges, au sud du château de Lusse, al nous avons pris une tranchée ennemie par un coup ni de main. Sur plusieurs autres points du front, violents ta duels d'artillerie. vi •î cl * ta , Pétrograd, 11 février (Communiqué officiel du ai grand état-major général) : On a constaté La concentration de très grandes ^ forces allemandes dans la Prusse orientale. Ces troupes ont passé à l'offensive, notamment dans la direction de Wylkowyski <rt de Lyck. On a remarqué également que l'ennemi a amené q. au front, venant du centre de l'Allemagne, de nou- bl velles unités. <ti Nos troupes, tout en combattant, se retirent de ^ leurs positions sur les lacs Masures vers notre fron- , tière. d* Sur la rive droite de la Vistule, il y a eu des combats sur la ligne de Mysinetsz-Ostrolenko et dans la région de Scierpe, sur la rivière Skrawa. qi Les attaques de l'ennemi dans les Carpathes, à l'ouest de Meso Laborcz près de Sablonow, à l'est sa du col d'Uszok et sur la hauteur de Kosiuiwika. ont f1-été repoussées,; jjff*"' ** * sa "Tétrograd, 12 février L'Agence télégraphique russe annonce : î On s'est aperçu réoemment que quatre nouveaux. _ .■corps d'armée allemands sont arrivés dans la Prusse- T «Orientale; c'était, en partie des troupes tirées du front à fl'puest, en partie des recrues fraîches et des réser-' lyistes. Par suite, la situation s'est complètement modi-.: P-»£iée et nos .troupes orit..été. forcées dp se retirer pour* tls assurer la posibilite d uno concenti'âtîcff plus serrée dô ôt fcos forces. Pareille mesure s'effectuera mieux sur no-^ ta §re territoire et sous la protection do nos forts. Noui pi jpous ^trouvons vraisemblablement à la veille d'un.® ét &ra-n3S^9Mœigne action qui amènera un résultat défif ^itif dans la BàtàiUe de la Prusse Orientale. Par suite£ nous serons obligés de publier sur l?.s combats à veni/; des communiqués laconiques, étant donné que nous de- }• von s gnTffclr le secret des mouvements de; IKis troupes. yf *J,: \ 3^ Dspêsfegs èiîfsî'sss Berlin, 12 février : A partir du le février, les prisonniers Ss gaen« français, qui© l'on se propose d'échanger contre <ies soldats T' grièvement Massés, seirorat. réunis à Constance et y sé- j,î jouimeront jusqu'à, leur renvoi dans leurs foyers. La c£ date de l'échange n'est pa-s encore fixée, le gouverne-meaifc français n'ayant pas jusqu'à présent donné une _ réponse précise. Les Anglais qui bénéficieront de l'échange seront réu- ~Z nis jusqulau 14 février à Linge.n, sur la frontière bol-landaise, ou bien à Liéga. On a proposé, par l'emtre- -mise des ^Pays-Bas, au gouvernement anglais, lia ls ou 71 le 16 février comme date die If échange. a(, * * » ti. Flessingue, 11 février. : d' Ce matin vers 10 heures 1S, un biplan cte nationalité 20 inconnue a passé amdieissus die Flessingue. Il a survolé Bc le port eit a jesté djeux bombes qui n'ont causé que peu d» dégâts. Les bombes sont tombées immédiateanenit à proximité <hi vapeur Main, diu Nord/deraitischer Lloyd, qui se trouve dans le peut <le Flessingue. Aucune personne n'a été blessée. Le biplan a disparu dfiTra la direc- m tion sud-eet. g Amsterdam, 11 février : ^ Les journaux ejnnoiioeiLfc que le biplan qui a jeté des m bombes sur Flessingnie était probablement da isationa- ^ lité française. • * * Falmouth, 12 février : fa Les autorités maritimes ont saisi la cargaison du va- <2* peur Wilhelmina qui sera déféré au Tribunal des prises, se * * # Paris 12 février : iit Les coupons de la Rente belge ne sont plus encais- ff j sables aux guichets des banques parisiennes. Lo paie- ' ment en est refue-é même lorsqu'il est démontré que îes ^ coupons sonb attacliés à des titres apa^rtenani à des 5e Belges et détenus par eoix. ^ Washington, 9 éfvrier : ^ Le président Wilson a déclaré qu'il n'était pas exact quo les nations neutres enverraient une protestation j- coileetiv-e à l'Allemagne contre la récente déclaration • de l'état-major de la marine. Le Président no voit dans ^ cette déclaration qu'un avertissement aux Etats neutres ! que oertaines zones délimitées sont dangereuses pour la ^ navigation. sJ **• Tv Paris, 12 février : F* Suivant l'opinion de la plupart des jwvnnmzx fran ^ cais, l'Italie ne protestera pas contre la déclaration du P bioouis des côtes anglo-françaises par F Allemagne.. * * ihr Londres, 11 févner : Le collaborateur du- « Daily Telegraph » qrui «'occwpe des assurances maritimes, écait q-u» le œaaxïhé des usshi- te rane-as d9 giiiea^i'e a été «animé hier, mais qisa les P-- prim-es sont restées au niveau de la veiUeu vc *** ^ Washington, 10 févuietr: ^ Après un© séance qui a duré sans iniermption petu- danfa M Louages, lo Sénat américain s'est sépasré jeixli ^ sans avoir terminé la discussion du « Ship Purobase ^ Bill », le projet de loi relatif k l'achat par le gouverne- / ment des navires disponibieis dans le» porta dm Etats- 1 Unis. *"« et SfcccMiol'm, 11 février : Le laberatoiro militaire <îe Djurgardenj qui contenait — de grandes quantités d'obus, a sauté hier après-midi. eA Après l%îrplosi'on, une énorme oolonnie de flaimmes s'es^ élevée. Des onz-e personnes qui se trouvaient dans le re bâtiment détruit, sepet ont été tuées erf> deux grièveniieiat blessées. p] LE PAiSS A ETTEEiEEK \ Indépendamment des réponse» qo© j'ai faites dixnan- | e dernier aiix d.ifféreu'ts pointe soulevés par le Ociîègô < hevinal d'Etterbeek, j© parie n»es lecteurs de» ratesnâr s faits qui restant bon gtné mal gré aeq'iiis : 1° Le Collège échrevinal n'a jûinais pri« l'arrêté peis kr lies autres communes relativemeait a-u poide ot att ix du pain. 2° L'inexistence de tourte mesure préventive a dû fa-lemenit entraîner l'inefficacité et même f iin-psassibili^ié ' toute mesure répressive^ ce qui nous a. amené à affilier, «ans que le Collège ait jamais pu Gong«a* à noas imeintir, que les procès-verbaux, à suppeeer qu'il caa t été dressé, sont restés sans aucune suite. 11 reste acquis égal^aie.nit que la feuaitùsie la pî'Us écbe-Jée et la moinis admissible a présidé à la répartition ; la farine blanche de Noël : il n'^ a*, noue l'avons dé-ontré, aucune proportion à établir entre les quantités I farine graseet les quantités d^ fann>e bîia»rw»hie dist^i-lées à la même date. Cette constatation ressort Iumi-rusemenit des tableaux que Le Collège éeh»vuBial <¥Rt-rbeek a fait lui-même distribuer à ses adamnistrés ant la publication de notre article de dimanche der-er.II est vrai que depuis lors ncais avons reçu d?autres bleaux, non plus dressés cette fois par le Collège éche-nal, mais par le seul échevin Dupont : Yexsa^cien des iiïres auquel nous nous eommes livré sur ces nouveaux bleaux no fait que confirmer l'abus criant que noua 'ons souligné. Si nous ne disons pas la vérité, il sera loisible an Col-ge échevinal de faire la preuve de notre maiwaise foi de notre erreur en faisant distribuer aux habitants Etterbeek ces nouveaux tableaux qui sont confcreex-tiés par le 'seul M. Dupont. Mais il paraîtra bizarre à tout le monde que la lettre ti accompagne l'envoi qui nous a été 6ait de ces ta-eaux soi-disant rectificatifs — et qui em réaEbé rua rec-ient rien du tout, au contraire — ne porte que la seul© mature de M. l'échevin Dupont. Ah ! çà ! est-ce que le Conseil échevinal, solidaire ea içà, ne lei serait plus au delà î *** Une question à laquelle il n'a pas été répondu jus» [•'ici par le Collège échevinal : Nou>3 lui avions demandé de nous dire combien cfei es, lors de la première distribution de fîOO saes de fa-ie blanche, avaient été rés'en-és aux intftifefcbens <5a enfaisance d'une part et aux pâtissiers de l'autre. Cette question est restée sans réponse. Etait-elle donc iiis importance î * * » Une autre question^ — oh 1 elle est tellement anodine ! vient a.u bout de ma plume — et je ne la pose qu^Snci-smment : Le Collège échevinal voudrait-il me dire le nombre db tins qui ont été joaimellement distribués du î6r au 01 îcembre 1914 dans les cantines communales, et quel en ait le-poids V Le Oo,liège échevinal a un faible pour Isa bleaux : il me ferait le plus grand plaisir, tentas les èces de la comptabilité ne pouvant manquer d'avoir! é régulièrement tenues, de me fournir ce t^Jâl'eau-là. J'imagine tout au moinis que cotte comptabilité exista, en qu'au cours de certaine séance du Conseil ceimimOh il, tenue fin janvier, l'échevin qui a dans sas attribuons la répartition des farines ait répondu, à, unie injteav illation d'un de ses collègues relative à la tenue dftR" mptes... qu'il n'avait de comptes à rendre h personne. Quod qu'il en soit, je tiens que le Coûège échevinal na judira pas laisser cette question sans réponse, -Je lui dirai après pourquoi... Ainsi en arrivons-noirs au deuxième Droit de Répons® 1 collège échevinal d'Etterbeek à « La Belgique j> — oit de réponse distriiyuié comme les autres à tous les Citants de la commune. Tous les hafeitazo-te ayant 1-a document et l'ayant vraisemblabLement conservé fus noaiis conisûdérons comme dispensé d;en reiproduko à seule fin du reste de gagner du temps et die la plaça le texte intégral. Nous prions nos lecteurs etterbee->i0 de s'y reporter pour la elanté du débat. Ce droit de réponse vise un article paru ici le 26 j aller dernier et dans lequel il était dit : 1° « Non seulement certains boaiîangers sont favorisés l détriment de la collectivité, mais encore certains par-ïuliers, dont on cite tout haut les n.oms, bénéficiant amitiés précieuses, ont réussi à se faire octroyer, qui , qui 30 kilos de farine blanche pour leur usage per-nne l! » l^e Droit de Réponse du collège échevinal à l'articla t 26 janvier où ee 'trouvait — en guise d^entrée en ma-sre — cet alinéa, passe cette accusation sous silence*. Devons-noais considérer comme acquis cet abus (juat ius avons signalé 1 Nons avons dit ensui!te < que les «ions américains enrées alimentaires) avaient servi à installer chaussée tint-Pierre, à Etterbeek, un magasin communal, en alhaize administratif, où ils sont vendus à tout ve* nt, sans production de pièces d'identité, sans limi-tion de quantité autre que la fantaisiie des préposés U venta J Jai vu, de mes yeux vu (N. D» L. R. : cet &r-de était la reproduction d'une lettre que nous avons ite et que nous continuons à faire no-une) une bravw; me emportant dans un filet 12 on 15 boîtes de co»~ rves de haricots aux tomates... 1 A ceci le Collège échevinal répond! c qjie- la distribos >n de comestibles provenant du magasin de la chaus-e Saint-Pierre se fait dans cinq centre^ d^alimenta->n et sous un conti'ôle rigoureux dans les différents Larhiers de la commune ». D ajoute que l'indigent & çoit lo nombre die rations porté sur une carte qui n'e^î livrée qu'après une enquête séri-eiiEe etc., etc. Aîais dites-moi don», |xyur amour de Dieu 1 ce qae 11© histoire de distribution vient faire dans œ Droit. > Réponse? Est-ce que j'ai jamais fait la moindre aï-£on à la distribution des denrées alimentaires aux in--, gents 1 Je n'en ai pas soufflé root, je l'affirme, je tire ! Alors, à quoi cela irime-t-il ? Dois-je inférer de cette réponse, qui ne répond à rkas, re le Collège échevinal se sentant un peu... morveox' yst un peu... gratté? Qu'il a eu peur, par exempley; do je n'ab'Orde cet ordre d'idées, que je lui dise qu'une.', tite partie seulement des denrées aSmenbaires du sin de la chaussée St-Pierre était — à l'^oqîue où ja riais de cette admirable institution — distribuée aas: di^eaits, que dans les cinq postes dent je n'ai jamais! irlé et dont il parle on n'avait que très rarement dàa» ibué un peu de lard et une seule fois du câiaster? À Si c'esst cela, que le Conseil échevinal me îe dise h.„ J'ai dit qu^au Delhaize admiaieteattf on vendait £ ut venant des denrées qui n'avaient pa& été -anvoyéess sr les Américains pour être vendiues à tout vessant. lîfe ■us l'avoiueiz votuj^-mêmes, messieurs du OaiSègje, pcîa-l ko vous dates textuellement: < lis (les magasins coauaaunenx etn géoév&l et celui G5» cha.ussée Saint-Pierre en particulier) peaîmette^t aîss srsonneB qui ne recourent pas aux servies dta l'elimem?-tion, petits bourgeois, mcdisssttîs fodo'cioïiaia.ires, p««»-es honteux, notamment, et à toute la population rrouvée par la hausse des psix, de- se pree-Hrer eeitaœaa, mestible© dans des conditions avacata-^^eea > Qui donc n'a pa» été éprouvé par la h«asse des FffÈS-comment, auprès ce que le Collège échtovinal i-m&me, oserait-on dire que ce magasin eomm'unalrJâfc et tous lea autres — ne ©ont pas ouverts à MonsLens; à Madame Tout Venant ou à leur bonne 1 l Le Collège échevinal un peu plu© loin se gratte legè-i ment le bout du nez : — Méfiez-vious de votre correspondant, m'écrdt-3:; ^esq.Uie spiiituellement, lorsqu'il affirme qu'une bisw»

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