La chronique: gazette quotidienne

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s.n. 1914, 23 June. La chronique: gazette quotidienne. Seen on 23 August 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/st7dr2r10m/
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Mardi «a juin 19142 — Edition A CINQ CENTIMES LE NUMERO POUR (TOUTE L'A1 BELGIQUE 4 5'o année. — • RI® 170 LA CHRONIQUE f BUREAUX jt S et 7, Gulcrie du Roi (Passage Saint-Hubert) ■RUXELLK» GAZETTE QUOTIDIENNE TÉLÉPHONES » Administration : N* 78S1&I Rédaction . N* 1408 * ABONNEMENTS ; Bruxkli.es : 12 francs par an ; — 6 francs pour six mois ; — 3 francs pour trois mois. _ La. Province : 15 francs par an; — 7 fr. 50 pour six mois; — 3 fr. 75 pour trois mois. Tous pays de l'union postale, 30 fr, par an. — Hollande et Grand-Duché de Luxembourg, 20 fr. par an. FONDATEUR : Victor de la 11 ESSAYE RÉDACTEUR EN CHEF : Jean d'ARDENNE ANNONCES . page : 30 cent. la petite ligne. — Réclames (après les spectacles), î rr, ta ngnc. — rans-aiYcrs icorps;, -»ir. la ligne et faits-divers (fin), 2 fr. la ligne. — Nécrologies : 2 fr. la ligne. — On ne garantit pas les dates d'insertion. La publicité commerciale est exclusivement reçue à l'Agence-Réclame Godls,2, place de la Bourse, à Bruxelles. Téléph. A. 3299 La publicité financière, les petites annonces et les nécrologies sont reçues aux bureaux du journal, 5 et 7. Galerie du Roi. UNE COMMISSION ACADÉMIQUE ■ Lxs savants ne travaillent pas pour de Kf buts immédiats. Qud( que soit l'objet <le leur laborieux efforts, ils mettent, à l'accompli: liment de la lâche qu'ils se sont imposée,' 1 |itanps -voulu. iQue leur importe le .temp; H S'en inquiètent-ils dans fleure laboratoire Kiù pour eux pltas rien ji'existe que la recliei I ,;he d'une découverte, d'une invention, d'un liamélioration, d'un progrès, d'une conlribi |tion nouvelle ti la grande œuvre- de seicnc I et -de civilisation dont ils -sont les ouvrier Inarfois glorieux, plus souvent obscurs < ■ignorés ? I llls vivent quelque peu en dehors de c ■monde pour lequfll ils bûchent conscienciet ■sèment et sans .répit, mais .aussi sans hil-te. I Ainsi font-, notamment .dans la Commis Bfiion des XXXI, tes soivanta docteurs sociolt |gucs qui en font partie. 11 ne viendra certes & l'esprit de personn Be mett.re en .doute lia iprobité. aaeaitiflque c Ee 'bon vouloir d'hommes comme -JIM. .Prins IDe Greef, Waxweiilar, Vanidenheuvel, ( Jant d'autres qui ont émis sur le rôle de 1 commune et sur ses rouages et leur, font liopnemeni des .considérations et des projet «l'une technique supérieure et que l'on n méditera pas sans en 'tirer grand profit. Mai on ne pourra s'empêcher de trouver que cet! succession de projets si supérieurement éls fcorés et les .discussions académiques au> .quelles ils ont.donné lieu retardent -Lien inut bernent les solutions attendues, et part:.cu 1 if ii-ement celle qui, en ce moment, imiport Surtout et pouir laquelllle la Commission a ét instituée, ù savoir quells sont les dhàngé niients qu'il importe d'apporter aux cond tions d'étertorat .actuelles à la commune tendit-ions d'âge et de résidence, et s'il fan maintenir dans Ta loi Stature des vestiges d Sa législation -actuelle e-n ce qui concerne 1 rapacité, 'la propriété, le icens,-l'état civil. Or, is-ur ces points -spéciaux, es senti-cils, su 'lesquels -le pays veut être éal'airé .ou, pou «lire; plus vrai, sur lesquels son opinion os (faite, et qu'il entend faire nésoudn'e sans ai tres atermoiements,, nous ta croyons pas qu Ses XXXI .aient déjà dit un mot. * * ♦ les premières, les seuilès -résolutions , qu la Commission ait prises jusqu'ici en de voles solennels, ce sont deux vœux : celii de voir le gouvennemeiij favoriser ipar.de lois spéciales la création dans Ces commune de commissions consultatives spéciales pou !a composition desquelles il serait fait app< aux groupements professionnels; et celui d «ojr les délibérations .des conseils coimmu n aux précédées d'unie information ou d (l'avis d'une commission spéciale nommé par les conseils chaque fois que le gouvernf ment ou la députation permanente le jug-en -convenable. Oserons-nous dire que ces deux vœux fon terriblement l'effet ou hien de l'enfoiicemen d'une porte ouverte ou bien d'un coup d'épé dans l'eau'? En l'absence de toute obligation d'inslitue des commissions consultatives communale et de la -liberté complète que l'on reconnai trait aux communes de composer comm elles l'entendraient les commissions don l'avis préalable pourrait .éventueltement ôtr exigé par le gouverneimenl ou .par la '.députa lion permanente, qu'y -aurait-il.1 de chàing | dans la législation actuelle et dans les us et coutumes de nos communes? Nous .entendons des grandes communes, d celles où il exislo une opinion .publique écla: Ne et indépendante, dont les édiles sont te iius de tenir compte et ne demandent d'aii leurs pas .mieux que d'échapper à toute cri tique sérieuse et fondée. * * * Ce n'est pas à Zuetenaye dont, au 31 dé renibre 1910, la population, y compris le vieillards, les femmes et -les enfants, se mon tait à 24 habitants, que l'on- peut -songer sé rieus-emeni à adjoindre- au collège éiSteavinii et au conse-iil. communal des commission temporaires ou permanentes facultatives o obligatoires-, 1.1 est probable que la matièr manquerait. Et il n'y a pas que Zcetenaye. I Sur les 2,629 communes que compte la Bel I giqvie, 450 n'avaient .pas, au dernier recense I nient décennal, 500 habitants. 1,151 ei I avaient -moins >de 1,000. 104 seulement ei I avaient plus de dix mille, ce qui est d'ailleur I beaucoup; en 1846 il n'y en a.vait que 31. I Or, dans ces communes, dans tes plu I grandes surtout, il y .a beau temps que te I o-dminis Irai-ions se sont appuyées -sur de I commissions permanentes ou temporaires I composées en tout ou en partie de membre | pr;s en .dehors du conseil communal. Com: I lés scolaires, conseils de perfectionnemen! I comités de salubrité, publique, commission I d'examen ptfur la désignation de certain I fonctionnaires et employés, commission I pour l'étude de questions spéciales, celle.-I par exemple, rdlatives à la. création de régie I ou de. demi-régies de gaz et d'électricité, leu I nombre varie il l'infini, selon les .besoins de localités et l'état d'Ame de leurs édifies, t-i preuve que rien .dans la .législation n. I s'oppose à leur création, c'est qu'elles exis I tent. 'Les résolut-ions prises ,par la Comimissio: 'des XXXI auront .poor effet de Tes généré li«er, d'exercer à cet.égard sur les adminis I (rations récalcitrantes une certaine pressior I mois la législation actuelle n'empèciho pas I dès à .présent, le gouvernement et la déput; I 'ion permanente de faire le nécessaire pou I cela, ne fut-ce qu'en 'en faisant la conditio: I d--- l'octroi de leurs subsides. 11 ne sera pas superflu de faire observe qu'en cette matière comme en beaucoup d'ar ires, c'est des communes que le bon exemp! sera pari i. „ * * * Le qu on reproche à la .Commission, ce qi fait qu'on n'attaiche pas à ses travaux l'inti rêt qu'ils méritent, ce n'est pas ce qu'el? 'a>t, c'est ce qu'elle rie fait .pas ou tout a moins ce qu'elle tarde trop à faire et ce <ji domine tout le problème qui lui est soumis, ic'esl-kndire Iles conditions auxqueiM.es elle proposera de soumettre le droit électoral. Tout le reste ne compte guère en ce moment aux yeux de la masse. Et l'on sait bien que ce n'est que lorsqu'elle abondera ces poinis s que le drame -se nouera dans son sein d'a-g bond, devant, le .pays ensuite. A'tort ou à raison, celunci veut une for-e mule siimpllé, qui ne concède aucun privilège t ù personne et échappe ù toute- possibilité, ù 3 toute su-spicion de fraude. Une formule en deux mots, mieux que a cela, en. deux lettres, S. U. Hors de cette foinmule, on ne voit pas d'aboutissement pra- 0 tilque possible et .l'on stfit que la grande mà-s jorité de la nation y est acquise : le parti libé- 1 béral, le parti socialiste, toute la démocratie dtirétienne, domestiquée ou non, et même e des catholiques purs et simples. Dès lors, pourquoi chercher -midi à quatorze heures el ■se irafUser ù l'inévitable, ou ne l'aoceipter que moyennant de savantes complications ? Ce n'est que tlorsque les XXXI se seront prononcés sur le point essentiel de leur mis-e .sion que l'on s'intéressera ù l'ensemMe de t leurs travaux. .Encore faut-il qu'ils ne s'y attardent pas i trop. A. FEBVRE. 11ENUS FRITS. PROPOS iENUS S LA SCIE Il en arrive une bien bonne ù llamlct, c'est qu'un congrès de la presse, ayant été tenu clans son voisina-ge, il <esl devenu l'objet d'an concours, le sujet d'un devoir de style. Cela se conçoit, nos éminenls confrères, Vélite in-: telbectuelbe de noire profession, celle qui sui-^ vit tous les congrès, depuis leur institution, ayant loué dans le Danemark, comme l'exigeait la. reconnaissance pylurique, duodinale 1 et rectale, un pays [erlile en vins de Champagne et en foie gras, se trouvèrent profes-" sionneBenient portés vers IJamlet, le voisin. 1 QueUiues malins songèrent ù Ogier le Danois, niais cet Ogier rend peu, tandis \ qiCIIamlel ??... ' Un tableau, dit Concourt, est ce qui entend le plus de bêtises, mais, et llamlct?... ' J'ai, pour ma part, consacré peut-être trente c chroniques, au cours de ma, carrière, à cc Triplepalte tragique. Il a cette vertu de {aire écrire el bavarder les gens (c'est aussi la ; vertu de Venise, autre sujet périodique de ■ concours), et depuis le petit gazelier, au nez | tendre emperlc de lai!, jusqu'à l'éminenl ] confrère-nui écrit son'article le inènu') de-\ puis quatre-vingls wns, el pourrait l'écrire les l, yeux fermés avec une salade de homard • dans la bouche, tous {eux et moi, mfii el eux), il suffit qu'on évoque Ebseneur-Ilehsvngœr, les voilà dèclanchés, partis... et ils citent fus- " qu'à deux phrases du Monologue. Et on appelle ça un métier! fichu métier. I La galerie goguenarde, prompte, à la plus légitime malveillance, s'apprête à décerner ( un laurier vinaigré au plus fécond ou au plus ^ rigolo de c-es messieurs. Elle remarque que, ft dans ces luttes, les plus réputés pour leur dextérité ou leur autorité sont toujours vain-r eus... Mais constate-t^elle, comme il convient, s le miracle de ces gens qui, mis en présence _ d'Hanvlel, lâchant, immédiatement des mois, 3 des mots, des mots. Remarquez que rien ne les y contraignait. Le contrat de publicité , qu'on conclut tacitement avec un pays qui vous nourrit quinze jours. ne peut contenir • un traquenard aussi, perfide que Haimlet. C'est déjà bien suffisant d'avoir à vous «expliquer», tous ensemble, Copenhague. Mais Ilamlet était là, fatal, inexorable, radoubai)!", fascinatleur, et personne ne lui a échappé, non personne, pas même moi, qui me suis fait happer quoi qu'à bonne distance.BOB. É ; Au jour le jour i Lâ poTmoue , Ce sont de bien édifiantes lumières 3 jRTl sut l'organisation cléricale que cei-des qui émanent des correspondances tournaisiennes et carolorégiennes du . XXe Siècle!... On y voit que le pieux joumo.l accueil'le x avec .plaisir les progrès des socialistes, peut-i être exagérés par lui. ■ Mais, ceci entendu et aiprès avoir constaté une fois de plus que les cléricaux exaltent • et honnissent tour à tour le socialisme', se-^ Hon qu'ils en v-cu'Ien! faire un allié ou un 5 époiwantail, nous trouvons de bien curieux détails -sur l'organisation des forces enne-3 mies. Le correspondant du XXe Siècle constate le danger d'un particularisme demeuré s chez les catholiques de Charleroi, depuis s l'« influence prépondérante du regretté baron s Drion ». c 11 est temps que cela cesse et que « les bandes à part » rentrent dans le parti organisé. » Le parti clérical nous somblt' [■ compter biens des « bandes ù part » depuis s quelque temps. Mais, i.l y a mieux.Pour combattre la désaf-. d'ectiion que les électeurs montrent ù l'égard . des cléricaux, à Charileroi et à. Tournai, le journal ne -parle ,pas un instant de propa-i gamde. En .pareil cas, nous chercherions à . réveiller d'opinion, nous voudrions écilairer . chacun par nos meilleurs orateurs, par la , presse, par des distributions de brochures... . Les cléricaux n'y songent même pas ! Ils . ne recommandent qu'une mei'lleuro « organi-!* sation». Par ceci, entcnidez qu'il s'agit d'or-, ganiser mieux ces associations, ces cercles, ces syndicats qui permetten t d'agir .sur l'éSeo r leur par la contrainte morale, par les pro-. messes et les menaices d'intérêt s matériels, e Joignez à ce'la une révision des listes .électorales d-aruâ le genre de celle qui fit contesterj 'à. Emile Verhaeren sa quarté de Belge et; i vous .aurez les moyens par lesquels les clé- rie aux agissent sur ro<pinion. e] Comparez à notre façon d'en a/p,peler seu ujîement au bon .sens des électeurs, à leur li-ijbre vouloir, et vous aurez «'les deux écoles)»... PETITE CHRONIQUE Regards en arrière 23 juin 1875. —Commencement d'une terrible inondation à Toulouse. <?=^> Le travail dans les couvents. Jamais la pollémi.que la plus violente n'a mis les cléricaux dans une rage pareille, à celle où les a plongés l'étude, simple, objective et limpartialle, de M. Bossart. Vainement, ils ont tenté d'abuser le public sur la'.portée de cette étude.Vainement, ils ont voulu en contester l'exactitude. L'œuvre s'est imposée, -par la seule puissance de la vérité. A propos de la rétente réunion contradictoire où fut discutée la question du travail dans les couvents, le « XX0 Siècle » revient à Ha charge. Oppose-t-il un démenti formel à iM. Bossart? Que non pas ! M. Bossart est simplement taxé d'exagération. Lisez ces lignes patelines, que notre (pieux confrère a la naïveté de placer — un peu inconsidérément — sous le patronage de Tartufe : Comme dans toutes choses, il peut se glisser des abus dans le travail de quelques couvents'. L'autorité religieuse n'y reste pas indifférente, pas plus que ceux de nos amis qui s'occupent des questions sociales. La récente enquête du P. Rutten le prouve à suffisance. Oui, mais l'enquête du P. ■Rutten et les aveux de ce genre sont venus ... après la publication du livre de M. Bossart. Si celuici ne lies avait pas provoqués, peut-être les atten-drions-nous encore. « D'ailleurs », aijoute le « XX0 Siècle », faisant bifurquer ,1a question sur le terrain politique,dont les détours lui sont familiers, /< tout ça, c'est de l'antiioliéricalisme. » Laissons la parole à l'organe gouvernementalJusqu'en 1912, ils (nos adversaires) ont attaqué ouvertement les couvents. Leur campagne de violence contre les religieux a. été pour beaucoup dans leur désastre du 2 juin. Sans doute l'ont-ils compris. Ils renoncent .aujourd'hui à l'anticléricalisme brutal pour adopter l'anticléricalisme déguisé. Allons, a/liions, confrère, mettez vos lunettes. Et regardez — dans votre collection d'affiches électorales — ceMe qui représente, d'une part, une ouvrière affamée et mourante, de l'autre, un couvent où de belles dames viennent se procurer des dessous aussi élégants qu'économiques.L'affiche date d'avril 1912 ! Elfe est de complète .actualité aujourd'hui encore. Le serment. On sait que le gouvernement a. déposé un projet modifiant la, procédure criminelle telle qu'ielLle est organisée actuellement en Belgique. Ce projet — qui. n'a pas encore été discuté devant la Gharnbre — a donné lieu déjà à d'intéressantes observations. Un avocat du barreau de Bruxelles en a communiqué plusieurs au « Journal des Tribunaux ». Nous relevons spécialement cellle-ci, qui n'est pas proprement d'ordre juridique, mais dont l'intérêt .général n'échappera pas u nos «lecteurs : L'article 23 et l'article 32 maintiennent l'antique formule du serment : « Dire toute la vérité, rilen que la vérité, ainsi m'aide Dieu. » La Belgique ne pourrait-elle suivre l'exemple de l'Espagne et ne plus imposer à ceux de ces citoyens qui ne croient pas en Dieu une-obligation à laquelle répugne leur conscience ? L''invocation de la Divinité par les athées doit, aux yeux des croyants, constituer un véritable blasphème.On ne peut mieux dire, ni mieux justifier l'opportunité de la réforme, tant pour les croyants que pour les incroyants. L'auteur de ,1a remarque invoque l'exemple d'autres pays, — notamment celui de l'Espagne.La loi espagnole de 1910, en effet, est ainsi conçue : « Dans tous les cas dans lesquels les lois exigent la prestation d'un serment (à l'exception du serment de l'Armée au Drapeau, qui reste soumis aux ordonnances militaires), celui qui doit prêter le serment pourra, si le serment n'est pas conforme à sa conscience, promettre sur son honneur. Cette promesse aura le même effet que le serment. » C'est très bien,- et le raisonnement serait in-attaquat/le ... s'il ne tendait à s'appliquer à la Belgique. Vous verrez qu'on ne modifiera pas la formule du serment. Et veu's verrez par là que — si invraisemblable que ce puisse paraître — la Belgique est, au point de vue du respect •des libertés constitutionnelles, loin, bien loin derrière l'Espagne elle-même t <r=5s=5 Démocratie scolaire. Une petite flillle rentre de l'école. — iPapa, de.man'de-t-ellle, est-ce que nous sommes riches ? — Pourquoi me demi a r.id es-tu cela ? répond ?e père. Qui t'a parlé de cela? — Ce sont mes compagnes, à l'école. Vois-tu, à l'école, jjl y a ideux bandes : celles qui sont chic, et celles .qui ne sont pas chic. Celles qui sont chic m'ont demandé si'nous étions riches ? — Et qu'est-ce que tu as répondu ? — J'ai répondu que je ne savais pas. — Très bien, mais la fois prochaine, tu ajouterais .que, si tu ne le sais pas, c'est parce qu'on t'a dit chez toi que rien n'était plus vulgaire et Plus vilain pour un entant que de s'inquiéter .de ces choses-là. En mous racontant cette anecdote, le père qui en fut le héros et la victime s'indigne. Bourgeois laborieux, mais assez aisé, il a mis son enfant là l'école par esprit démocratique. « J'ai voulu apprendre à mes enfants, dit-il, à vivre au milieu de leurs semblables. J'ai voulu (leur inculquer cette idée que, dans la société moderne, l'homme.— ou la femme — : ne vaut ,que par soi-même. Or, si parmi les garçons, cette .bonne solidarité ègalitaire, qui régnait de mon temps, existe encore, je constate, idans 'Hes écoles de fillettes, le plus détestable esprit. » Ce n'est pas .la première fois que ma petite i fille me raconte des histoires dans le genre de • celle-ci. Un jour eWe rentre, disant à ra mère : j » — Je t'en' prie, quand tu viens me cher cher, .mets ton plus beau chapeau. Cela fait bon effet. » Une autre fois, ce sont ses petites amies qui lui (disent : » — .Ne joue pas avec une telle : c'est la fille d'une verdurière. T Ou encore : » — Oh t Ha petite une teille, voilà deux ans qu'elle met la même robe. » Avouez .que c'est décourageant pour ceux qui (croient à l'avenir de la démocratie I » <5=^9 L'escrime à la baïonnette. Notre époque, qui est sportive, a remis ;ï lo mode l'escrime à la baïonnette. A Paris, à l'oc casion du 27c concours annuel des sociétés de préparation militaire, il y a eu des assauts fon réuâsis. On se rappelle également que, lors de* dernières guerres, en Mandchourie et aux Bal kans, les rencontres à l'arme blanche ont été contrairement à une opinion répandue, très fréquentes. Ne fera-t-on rien dans ce sens pour nos soi dats? Actuellement, on enseigne chez nous l'escrime à la baïonnette d'une façon toute théorique. On apprend aux hommes à maniei leur arme, à parer à droite, à gauche, à poin ter, à porter le coup lancé, etc., mais d'assaut: proprement dits, il n'en est jamais question II serait pourtant intéressant de. faire des ex périences de ce genre. Sans compter que cett( méthode d'instruction plairait davantage à no: fantassins que les fastidieuses leçons exécutée; sur commandement et dont ils ne saisissen pas la très problématique utilité. En organisant des simulacres de combat, er donnant des récompenses aux vainqueurs de: poules, on piquerait l'émulation des hommes Le maniement du fusil et- son yatagan demand< une habileté, un esprit d'à-propos, un juge ment et une souplesse extraordinaires. C'es probablement le sport le plus complet qu existe. L'exemple de la France est bon. En Al lemagne, les assauts à la baïonnette sont trè en honneur et ça... depuis 1870. C'est qu'ei 1870, les Allemands se «ont rendus compte d< ce que devient cette arme terrible dans la maii d'un homme habile... d'un turco, par exemple Tout'cela est digne de réflexion. Un sport négligé. On ohenche en ce moment par tous les moyens à préparer les jeunes 'générations i la ivie militaire ; pas une .année ne se passe sans voir 11'éclosio.n d'une nouvelle société !d( gymnastique, de «boy-scouts, etc. Il existe Un n? cet ordre d'idées un sport 'admirable, et qu devrait trouver plus (d'adeptes dams notre [pays : c'est fie tir. Pourquoi le tir j ou i t-il d'une si médiocre faveur dans nos villes et dans no: campagnes ? -Pourquoi les dirigeants ne l'en eo^uagent-ils pas? Au point d.e vue (de lia dé fense nationale, il est pourtant non moins es sentiel :de posséder de bons tireurs que de: marciheurs, ;des coureurs, des nageurs, des cy clistes émérices. •D'autre pays nous montrent l'exemple, e nous ferions bien de les imiter. Voyez île Ty l'Ol; Dans les cabanes en Ibois attachées au: flancs Ide ses g/laciers, habite un peuple actif dont la ibravoure et la pauvreté sont égale ment proverbiales. La vigueur et n'adresse y sont deux qualités •physiques très communes, et l'on sait que le redoutables chasseurs de l'armée autrichienîif s'y recrutent presque tous. L'adresse ides Ty roliens à manier il'arme nationale, le « «tut zen '», est surprenante, et bien -que les arme, de précision n'aient pas pénétré encore dan; toutes les parties 'du- pays, le 'continuel exer oice de la carabine et l'habitude de 'la chassi au icihamo.is leur {donnent une supériorité in contestaible, dont ils ont fourni maintes pieu •ves. A peine Ile printemps a-t-il fondu les deir n.ières neiges, que l'on «commenice à en-tenulr les icoups de fusil retentir de, toutes .partsdan les vallées ; chaque prairie, chaque verger « sa ic.i'ble, autour de laquelle se réunissent le tireurs des environs. Tous les ans, de grand: tirs rassemblent les tireurs de tout le pays Mais la vraie 'école des tireurs, ice sont le petites réunions de -campagne, dont l'aspec est si1 pittoresque alors que les coups (de fusi et les rires se mêlent aux sons de la guitar nationale. lEst.-ce ique nos paysans ne trouveraient -pa autant d'agrément, au tir à ,1a cible (qu'au jet de qu.iliîes, au vogeip.ik ou au piquet? Leu •plaisir .se doublerait 'd'un côté utile '.qui n'es pas à dédaigner. Un commerce qui meurt. Laurent Tailhade a dit un jour, dans u, vers connu : Le commerce des veaux reprend. M n'en est pas de -même, paraît-il, pour I commerce des fauves. Du moins, c'est (le fil du igranld Ha.genlbeels, le proipriôt'a'ire de li fameuse m'jnaigerie de Hambourg, qui nou1 apprend cette nouvelle. Dl (doit le savoir ! Il nous dit 'que le -goût klu puibli.c a changé III aie se passionne plus pour il es fauves, qu'ai cinéma. Aux fortes émotions de la ménagerie il préfère les clowneries -du music-hall et le films dramatiques. Autrefois Jlagcnibeek, stimulé par (">a de mande, organisait des expéditions sensation celles pour se procurer félins, plantigrades pachydermes et sauriens. Ses agents « tf-ai aient •» le .P61e Nord, les jungles Vie l'Inde, 1 forêt congolaise, les bois de Ceylari. La des niène battue qu'il organisa en Abyssinie coût plus >de cent mille francs, et ses tra qu sur ra-pportère.nt comme cadeau du Négus vin,gi1 cinq jlions ti crinière noire ! Mais ©eis temps héroïques sont passés. L'en goû-ment du .public s'est lassé. Les maison d'Asie et- d'Afrique qui font l'exportation de fautves ta.iffi.se.nt aux .besoins du> marché. 1 suffit désormais de leur télégraphier, et 1 bête -commandée est expédiée contre iremboui sement, comme s'il s'agissait d'une descenit de lit. Le jour est proche où l'on entendra au télï phone — au T. S. -F. ! — des communication vie ce genre « Allo I le B. 3226? Voulez-vou m'expédier Cif Bombay deux douzaines* d tigres, un assortiment fde buffiles, et trois pliants ? '» (Paiement à trente jours (deux pour cent ! Nouvelles à la main 1/homme politique. — Savea-vous ce <iue j'ai appris hier? Lucie n'est ras noble. Il n'a pas de particule. —Vous l'avez exclu du club, .j'espère? — ÎKon, je lui ai emprunté SI) louis. U CEISE_ALBAIiISE Hue situation de plus eu plus embrouillée Deux destroyers arrivent à Durazzo De Durazzo, le 21. — Dans l'après-midi, le destroyer Italien «Iride» et le destroyer anglais «Dragon» sont arrivés. Pour défendre Durazzo De Durazzo, le 21. — Des coups de feu ayant été encore tirés la nuit de samedi à dimanche dans Durazzo, par des inconnus,- le commandant hollandaisi Kroon a fait paraître une ordonnance édictant que quiconque tirerait de^ coups de feu dans la ville serait puni de cinq ans de prison. La journée s'est passée dans un calme absolu. Il rte s'est produit aucun incident. La ville o son aspect normal. Afin de prévenir une nouvelle tentative de coup de main, on a érigé sur tous les points pouvant présenter des chances de- danger des retranchements et des clôtures en fil de fer, de sorte qu'il paraît impossible main-tenant que l'ennemi puisse pénétrer dans la ville, même par une attaque imprévue ou par surprise. Derrière les retranchements se portent partout de forts détachements de Mirdites et de Malis-sores qui montent la garde. 1 Les volontaires à Durazzo De Durazzo, le 21. — Dimanche, un corps i d'artillerie volontaire qui vient d'être organisé j [ a choisi comme commandant le chef d'esca t dron prussien von der Lippe qui, de son côté I reste sous les ordres des officiers hollandais. En même temps, le corps des volontaires o ; exprimé sa confiance la plus grande à l'égard j des officiers hollandais. Le chef d'escadron von der Lippe a soumis t cette décision au prince qui en a pris connaissance et l'a approuvée. Les troupes du prince de Wied sont repoussées par îes rebelles De Durazzo, le 21. — 10 h. soir. — D'après une dépêche transmise par un corps de trou pes commandé par un officier hollandais, le? ' détachements qui étaierTT partis hier soir du ! sud en vue d'une marche en avant, eri tout 1,000 hommes, dont l'aile droite était sous la conduite du major Bessim bey et de l'officier ' hollandais Dejongh, le centre sous celle de 1 Murrdin bey et d'Hischmid-Toska, l'aile gau-' clie sous celle de Becktasch bey, ont engagé un ' violent combat près de Carbonara et d'Inskina " avec environ 600 rebellés qui occupaient les hau ' teurs de cette région. Le matin, les troupes dv » gouvernement ont été repoussées et refoulées vers Fieri, sur le fleuve Semeni, où elles se trouvent actuellement. ; Sur l'ordre du major Kroon ces troupes doi • vent être transportées demain à Durazzo a : bord d'un vapeur du Lloyd. Les pertes subies par ces troupes au cours de cette marche contre les rebelles, seraient d'environ 80 tués et 120 blessés. ! Un poste de gendarmerie, fort de 20 hommes ' étcfbli près de la porte Bomana, a eu quatre hommes tués. Les autres ont été faits prison- • niers. Deux seulement se sont échappés. UN ARMISTICE Un conflit entre le prince de Wied et la commission hollandaise . Le prince de Wied a .accordé un armistice . de trois jours aux insurgés sans consulter 1; . mission hollandaise. En conséquence, la mis sion demande à être rappefée. Des parlementaires sont partis pour Je } avant-postes des insurgés ce matin, à 8 heures On rappelle les exilés à Durazzo 1 Sur la demande du prince de Wied, le doc ' tour Berghausen et le commandant Schleuiv 1 retournent à Durazzo, où ils arriveront mardi. Au cours d'un entretien avec la reine de Hol-' lande, le commandant Schleurs a déclaré qu'à 1 son avis Essad pacha est l'âme de la révolte et 1 qu'il entretient des relations directes avec les 1 insurgés. Le commandant Schleurs exercera le com-' mandement des troupes, mais sera sons les or-1 dres d'un officier auquel sera confiée la direc-!* tion générale. t Un incident liquidé à la satisfaction de l'Italie De Durazzo, le 22. — Turkhan pacha a' remis hier soir au ministre d'Italie une lettre consta- 1 tant que dans les caisses qui ont été saisies chez le colonel Muricchio et chez le professeur Cbinigo on n'a rien trouvé de compromettant. La lettre dit que le gouvernement albanais déplore cet incident regrettable, qui a occa- 2 sionné une violation des capitulations. i Le ministre d'Italie croit qu'on peut considé-i rer l'incident comme clos à la satisfaction de ? l'Italie. On dément... on dément, on dément! i De Vienne, le 22. — Le « Fremdenibilait » ap- , prend de source autorisée que les bruits pu- ; bliés par les journaux étrangers, d'après lesquels des officiers de la marine et d'artillerie - austro-hongrois auraient pris part, en uni- - forme, aux derniers combats de Durazzo et que , les parlementaires envoyés par les rebelles à J.o - commission de contrôle auraient été repoussés i par eux. sont dénués de tout fondement. La nouvelle que l'amiral anglais à Durazzo i aurait menacé de couler le vapeur « Herzego-s vliTa », affrété par le prince, dans le cas où, de - son bord, ou aurait continué de tirer sur les rebelles, est également cou trouvée. On lit dans la « Wiener Allflgemeina Zei-5 turiig » : « Les bruits propagés par des jour-5 naux étrangers touchant l'envoi de troupes 1 austro-iioiiigroises en .Vlban-ie sont, déclarés i faux. Le gouvernement austro-hongrois n'a ■- jamais eu un seul moment une intention de c cette sorte. _ f.A ff CH8£)M!$UE » EST EN VENTE l e A PARIS, dans tous le3 principaux kiosque! des boulevards, chez notre dépositaire générai Mme veuve ENGLEBERT, rue de Maubeuge, 69 » et dans les bibliothèques de la gare du Nord. A Tourcoing, ti la bibliothèque de la gare. A Roubaix. d la bibliothèque de la gare A Saint-Quentin, à la bibliothèque de la gare A Avignon, h la bibliothèque de la gare. n A Lille, à la bibliothèque de la gare. A Maubeuge, à la bibliothèque de la gare. A Revin, à la bibliothèque de la gare. AU CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES L'annexion de lolenH Il .fait plutôt chaud idans la salle des séanj ces. Heureusement que le soileifi est en villégiature!... Souhaitons que la -discussion sur le projet 'd'annexion-de Mo 1 enbe e-k-iSa i nt-Jean jette un peu de froid. Ce ne serait pas dommage...-M. Max préside. PI déclare'la séance ouverte, à 2 heures précises. NORD-MIDI <M. DE BREMA-ECKER attire l'attention du conseiil sur la première travée du pont destiné à enjamber Ja place de la Constitution. On peut prendre .là une idée de .ce que l'esthétique ide la ville gagnera à la Jonction. RUE BELLIARD M. ANSPACH-PU1SSANT signale au conseil qu'il est (question, de construire une passerelle-pour piétons, au passa-ge à niveau de il a rue BeH'liard — ce passage dont on. s'est tant plaint : et dont on a tant réclamé la suppression. Il demande des explications. M. MAX. — Le maintien de ce passage à niveau est un scandale; nous insisterons auprès du département des chemins de 1er pour le faire disparaître. -M. DAlâSONViliLLE demande que l'on envoie les élèves des écetfes visiter 1 «Exposition des arts décoratifs. M. JACQMIAIN. — Vous avez raison, cette exposition est très belile, votre vœu sera réalisé.On passe, après ces communications, à la grosse (question de l'ordre du jour. L'ANNEXION DE MOLENBEEK M. MAX. — Les conditions de la réunion de Molenbeek^Saint-Jeaii à Bruxelles ont été étudiées à fond. Le rapport de M. Hal-let est 1» quintessenice de ces études. Peut-être certains en auront-ils trouvé les conclusions trop optimistes, estimé l'exposé trop séduisant. Le collège^ a volontairement écarté du rapport tout ce 'qui pouvait froisser des amours-propres légitimes. S'il y eût des critiques à faire, elles ne pouvaient être provoquées que par le manque ide ressources qui entrava l'action de l'administration. Cette annexion ne peut d'ailleurs être envisagée comme une affaire commerciale, sinon ce serait une affaire désastreuse. La modicité des ressources de Molen-beek-Saint-Jean ne lui a permis de rien faire de grand. .Sur 601 hectares de superficie, dont ~ 335 encore-ruraux, îî n'y a que 49G hectares de terrain imposable, dont 3i0 hectares environ de terrain à bâtir. Les ressources de Molen-beek-Saifiit-.Tean n'ont en rien participé à l'essor que l'on constate dans les autres communes de 'l'agglomération. Son accroissement, n'a, fait qu'augmenter ses charges. Ses services pu-blics en ont naturellement souffert. Des dépenses considérables en résulteront. Molen-ibéek-fSaint-.Tean n'a que soixante-huit agents de police: .Pour mettre cette- commune, à cet égard, sur .le- pied de Bruxelles, ill faudra dépenser 350,000 francs par an. La réorganisation du service d'incendie coûtera 75.000il'rancs environ par an. îl faudra aussi améliorer l'é-cQairaige. réfectionner les.égouts — ci plus de 2 millions, — refaire .la voirie — dont coût 4 minions, — et ainsi de suite pour les autres services. M. ;Max continue son commentaire du rapport, dont il souligne le caractère généreux, en faisant remarquer que certaines ajfirma-liorîs du rapport expriment l'opinion personnelle ide l'éc.hevin Hallet, et notamment ce qui •est dit delà bienfaisance U poursuit ainsi : M. MAX. — M. C. Huysmans, en m'enten-dant pa-Tler, m'a demandé si je parlais «pour»" rannexion. Eh bien, je suis pour l'annexion, malgré ces constatations, parce que j'estime qu'il ne «faut pas se laisser guider par un meéquin égoïsme, mais par le souci de l'avenir. Nous avons à voir si Bruxelles veut rester enfermé dans ses limites ou grandir pour devenir une capitale digne du pays dont on vante toujours 'la grandeur et la prospérité. (Très bien!) Votre vote ne doit pas s'inspirer de considérations financières. Nous devons nous prononcer sur un principe,. celui du plus grand Bruxelles. Et à ce propos, l'honorable bourgmestre traite ce qu'il, appelle « l'esprit de panache ».-Il pense que l'attachement des mandataires des faubourgs à .leurs .fonctions est uniquement inspiré par l'amour des prérogatives locales. M. MAX. — Que l'on n'impute donc pas £ une petite vanité les objections faites par M. Hanssens, le bourgmestre de M oie nbeek-Saint-Jean, un homme à l'abri de toute mesquine ambition. Sinon, on pourrait dire aussi que, si je veux le plus grand Bruxelles, c'est par mégatlomanie, pour. « régner ,» sur un plus grand nombre d'hommes. M. C. ,IIUYSMANS. — Ambition légitime!... M. MAX. — Amibition légitime, soitl... Mais qui ne m'effleure même pas 1 iLe bourgmestre expose encore comment on pourrait réaliser progressivement le plus grand Bruxelles, tout en reispectant les .susceptibilités de ceux qui craindraient de voir les intérêts de leur commune noyés dans l'ensemble.(M. MAX. — On a suggéré l'idée d'assurer a (Chaque commune une représentation spéciale. Le système est parfaitement réalisahîle- et légal. Pour les délégués des faubourgs qui entreraient au collège échevinai de Bruxelles, rien n'empêcherait de leur garder le. titre de « bourgmestre ». UNE VOIX. — Pour «leur garder leur panache ! •M. MAX. — Ne diminuez pas des sentiments très légitimes ! M. C. HUYSMANS. — Cela nous est d'ailleurs bien égal, pourvu qu'on aboutisse! M. MAX. — La: refonte des lois communales permettra d'aiïWeurs de mettre cela au point. Celui' qu'iil faudra songer tout d'abord à rallier, c'est le gouvernement. Acceptera-t-il sans garanties? Il en est une contre -laquelle je. proteste de toutes mes forces : c'est l'abandon du pouvoir d.e pdli.ee communal, sa transformation en police d'Etat. Ce serait une faute très grave à tous les points de vue. Au point de ' vue de la paix publique, ce serait un désastre. Mais si nous sauvegardons ce pririie-pe, qui est primordial, il faudra cependant céder 1 quelque-Chose. Je dois le dire loyalement, au | risque de vous mécontenter. Je proteste contre

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