La Flandre libérale

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s.n. 1914, 06 July. La Flandre libérale. Seen on 20 July 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/k35m903v0z/
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40* innée S Lundi 6 Juillet 1914 QUOTIDIEN. -10 CENT. I. 187 ■ » Lundi 6 Juillet 1914 LA FLANDRE LIBÉRALE ABONNEMENTS I molt. I mois. t mol», 1 un. BELGIQUE s Fr„ 2.00 4.00 8.00 16.00 UNION POSTALE i Fr. 3.75 9.00 18.00 36.00 On t'ahanni an buraau du Journal et dans tout las buraaux d« posta RÉDACTION, ADMINISTRATION ET IMPRIMERIE 6AND, I, RUE DU NOUVEAU BOIS, I, G AND ABONNEMENTS ET ANNONCES s II "• RÉDACTION » T<51(5nhnn« 319 TAtânhona 1 51 ANNONCES Pour la ville et les Flandres, s'adresser au bureau du journal. — Pour le reste du pays et l'étranger, s'adresser à l'Office de Publicité, rue Neuve, 36, à Bruxelles» I piesse socialiste, : journaux cifflcaiix et régicide AJrA I » » L Les journaux cléricaux nous reprochent de n'avoir point relevé l'appréciation du " Peuple " au sujet de l'attentat de Sera jevo. I; Le " Peuple " a cru dfvoir signaler, parmi les mobiles des assassins, " un idéal de justice et de liberté, qui leur vaudra, non pas la clémenoe et la pitié, mais le respect de ceux qui les jugeront sans peur et sans haine ". :! Nous n'avons pas l'article du Peuple " sous la main. Ecrivant à la campagne, nous n'avons, par devers nous, que de courts extraits découpés dans l'organe socialiste par les feuilles cléricales, et nous ne savons que trop avec quelle perfidie ces pieuses gazettes ont l'habitude de pratiquer ce genre d'opération.I A en juger par la phrase citée plus haut, le " Peuple " plaide pour les régicides de Serajevo certaines circonstan-ices atténuantes. Il admet que la justice condamne les assassins, puisqu'il ne lui demande point d'être clémente, et néanmoins, il réclame pour eux, ou tout au moins pour leur " idéal le " tes p'ect " .. | Avouons que, pour nos esprits bourgeois, l'idéal " imaginé par le " Peuple " est un peu truculent. Le " Vor-wàrts ", dont le socialisme est d'aussi bon teint que celui du " Peuple, ", -t dont l'autorité est, si nous ne nous trompons, plus grande, trouve, avec raison, que le collégien qui a tué l'archiduc et la duchesse doit avoir le cerveau dérangé, et les mobiles qui poussent à commettre un acte de folie, et de folie sangui iiâire, ne sauraient être de ceux qui commandent le " respect ". • " La masse prolétarienne, écrit çncore le " Vorwàrts ", condamne cet assassinat comme un "acte dé" violence parfaitement1 indigne de se réclamer de l'idéal socialiste ". Malgré les commentaires perfides de la presse cléricale, nous sommes convaincu que le " Peuple " partage, sur le crime de Serajevo, les sentiments de la masse prolétarienne... ■ictklk I Le " XXe Siècle " fulmine, à ce propos, contre nous ne savons quel " tribunal révolutionnaire mystérieux qui s'arroge le droit de condamner les chefs d Etat suspects de traverser les desseins do la Révolution. Il faut, écrit notre j confrère, remonter jusqu'au Vieux de la Montagne pôur trouver dans l'histoire une institution digne d'être comparée à ce cénacle d'assassins ". Hé non! cher confrère, il ne faut pas remonter si haut. Il suffit d'ouvrir 1' "Histoire de Marie iStuart", par Mi gnet, pour y trouver un pendant au Vieux de la Montagne dans la personne d'un pape, et, qui plus est, d'un saint! | Une lettre du duc d'Alba à Philippe II et une lettre du pape Pie V au roi d'Espagne, reproduites in-extenso par Mi-gnet, d'après les archives de Simancas, prouvent qu© saint Pie V soudoya une conspiration dont l'objet était d'assassiner Elisabeth d'Angleterre. ♦Les isentiments des papes du XVIe siecle touchant la légitimité du tyranni-cide pratiqué aux dépens des princes hérétiques excommuniés par eux, sont d'ailleurs trop connus, et ont trop souvent été exposés dans notre journal, pour qu'il soit nécessaire d'y insister encore. ; N'est-ce pas Suarez,, le plus grand théologien de la Compagnie de Jésus, qui a établi cette règle : | " Un roi déposé pour hérésie par le pape n'a pas le droit de régner. Dès lors, il est permis à un chacun de le tuer. " I La seule condition posée par Suarez est i que le pape ait expressément formulé cette permission, sans désigner spécialement l'exécuteur de l'arrêt de proscription.! Tuer un prince hérétique, déposé par le pape, a passé pendant près d'un siècle, B> l'époque des guerres de religion, com-ïïiv une œuvre pie; toute une école de théologiens ultramontains, surtout jésuites, a précisé la doctrine du tyrannicide catholique ; les nationalistes et les anar-chistes régicides de nos jours ne font que. pratiquer, à leur manière, d'après les loi.s logiques de l'analogie, les doctrines de Suarez et de saint Pie Y, qui sont c( iles de tous les grands fanatiques, anciens et modernes.... Z. Echos & Nouvelles lu eoniell national do parti libéral Samedi, a eu lieu, à deux heures, dans la salle de la Grande Harmonie, à Bruxelles, l'assemblée générale du conseil national du parti libéral. Les membres ont pris connaissance des tableaux de statistique électorale qui avaient été dressés par le secrétariat général et qui établissent que le'gouvernement est en minorité dans le pays. De même que dans la réunion des gauches libéraJles de mercredi dernier, l'assemblée a affirmé la nécessité de la revision constitutionnelle. Aussi est-ce également à l'unanimité qu'elle s'est ralliée à la délibération des gauches libérales. Plusieurs députés ont complété les renseignements qu'ils avaient fournis sur les résultats des dernières élections législatives. Un débat des plus intéressants s'est produit sur les mesures à prendre pour empêcher les fraudes électorales des cléricaux, pour développer encore davantage la propagande libérale et pour multiplier les mutualités libérales. Une nouvelle réunion du conseil national aura lieu après les vacances. Le service de deux ans dans l'infanterie. Malgré les déclarations catégoriques du chef du cabinet, on parle couramment dans les cercles qui s'intéressent à l'organisation de l'armée, d'un allongement de la durée du service dans l'infanterie. Il devrait être, y dit-on, porté de 15 à 24 mois. Il est impossible en cinq trimestres de faire un bon fantassin, soldat, et surtout sous-officier ; de plus, dans le système actuel, l'infanterie n'existe plus pendant trois mois, puisque la classe 1913, par exemple, sera libérée avant la fin de 1914, tandis que la classe de 1914 ne sera mobilisable que le lor mars 1915 ; enfin, l'effectif moyen actif des compagnies, qui doivent être dédoublées en temps de guerre, est manifestement trop faible en comparaison de leur effectif de guerre, où quatre réservistes entoureraient un seul soldat de l'active. Telles sont les raisons qui font croire aux techniciens que la force des choses amènera l'établissement d'une " rallonge ". Au conseil colonial Le conseil, réuni samedi sous la présidence de M. Renkin, a consacré toute sa séance à l'examen du rapport rédige par M. Dubois sur le projet de décret relatif à l'impôt indigène. Après de multiples observations, ce rapport a été approuvé à l'unanimité des membres, moins une abstention. Le conseil a renvoyé à huitaine l'examen de l'avant-projet proposé par une commission spéciale sur les modifications à apporter au décret de 1910, sur la législation des mines. vVv vVv vY* -f> -iY -iY Le charbon au Katanga. Sous toutes réserves, nous reproduisons l'information suivante, empruntée au journal l'Etoile du Congo: M. l'ingénieur Gkiandi, chef de mission de la Compagnie du chemin de fer du Bas-Congo au Katanga, aurait fait délimité par le Comité spécial et retenir pour compte de la Société des chemins de fer du Katanga, neuf cercles de charbon dont d'excellentes indications ont été trouvées à quelque distance du tracé de la ligne de Kambove à Bukama." Un précieux souvenir On se rappellera peut-être la visite que firent à Bruxelles. Anvers, Liège et Gand, en septembre 1910, les membres du conseil municipal de Paris, conduits par M. Bellan. Ce voyage eut un lendemain. Les conseillers communaux des quatre grandes villes belges furent invités à leur tour par les édiles parisiens à se rendre à Paris, où ils furent reçus de la manière la plus courtoise. Le conseil municipal a voulu consacrer, par un témoignage officiel, le souvenir de ces visites. Son bureau a décidé qu'un compte-rendu de ces importantes manifestations fût rédigé pour prendre place dans les archives de la ville de Paris. Cet ouvrage vient de sortir des presses de l'Imprimerie Nationale. C'est un énorme volume de 400 pages, fort bien édité, et illustré de photographies des principaux monuments de Belgique et de la ville de Paris. Tous les participants du voyage ont reçu un exemplaire de cet ouvrage, où ils trouveront un récit détaillé de toutes les visites et cérémonies auxquelles ils ont participé. Le navire-école " L'Avenir , ï' n'est pas encore décidé si le navire-ecole quittera le Havre pour Anvers. Certaines ^ modifications vont se produire '\anfL ' état-major. Le premier officier De Meulemeester quitte pour prendre le commandement du voilier belge Kas-s?,1. ' ® 'a Société des Entreprises maritimes belges. Ce sera le premier Belge qui commandera un voilier de la société. L aumônier du bord se retire et le docteur Wagner reste un an à terre. La nomination de M. De Meulemeester est un succès pour l'Association. M. De Meulemeester est, en effet, le premier cadet obtenant un commandement après avoir fait toutes ses études à bord du bateau-ecole, et y avoir conquis tous ses ! i grades. Il commandera le plus grand voilier belge. m* Changements de garnison Il n'est pas sans intérêt pour nous de roter quelques changements de garnison qui viennent d'être opérés dans le Lirn-bourg hollandais. Le régiment de cavalerie, qui occupait Venloo et Ruremonde, a été remplacé par des bataillons d'infanterie : trois à Venloo, deux à Ruremonde, un à Maestricht. Il est visible que cette disposition a été prise pour îendre plus malaisée la traversée du Lim-bourg hollandais à un envahisseur marchant d'Allemagne vers le Limbourg belge. La brigade d'infanterie, placée le long de la Meuse hollandaise, couvrirait éventuellement le cours de cette rivière, et par conséquent aiderait à la défense de la Belgique. On signale, d'autre part, qu'un régiment _ de cavalerie allemande va être transféré de Cologne (ou plutôt de Deutz, faubourg de la grande cité rhénane situé sur la rive droite du fleuve), à Duren, non loin d'Aix la-Chapelle et de la frontière belge. » <.—— la manifestation libérale de Hasselt —— Hasselt, le 4 juillet. Il fallait aux libéraux du Limbourg, encore tout exubérants d'enthousiaste allégresse, après les nombreuses manifestations locales par quoi ils célébrèrent de commune en commune leur éclatante victoire du 24 mai .dernier, il fallait, à ces braves, une grande démonstration publique où ils pussent tous ensemble, ceux du nord de la province avec ceux du sud et du centre, se réjouir amplement, coude à coude, de la triomphale rentrée de leurs deux députés au Parlement. Il aurait manqué quelque chose à leur joie, s'ils n'avaient pu se la communiquer l'un à l'autre, échanger entre eux des impressions et se narrer les péripéties de la-mémorable campagne électorale où ils se couvrirent tous de gloire. Cette grande fête commune, ils vont l'avoir bientôt. Et les plus difficiles, même, seront servis à souhait. Les organisateurs de la. manifestation, décidée en principe dans la nuit même qui suivit le scrutin, ont pensé que ce qui conviendrait le mieux pour réunir à Hasselt les organisateurs de la victoire, serait un banquet, offert aux nouveaux élus et où l'on inviterait à souscrire tous nos amis. Point de cortège on ville, point de défilé de musique et de drapeaux, mais une vraie partie de plaisir n'imposant à personne aucun travail supplémentaire, aucune corvée, si légère fût-elle. Et pour permettre a.ux libéraux d'autres provinces, qui en avaient manifesté l'intention, de venir se réjouir avec nous, on décida que le banquet serait " national ", c'est-à-dire que le parti libéral belge tout entier pourrait s'y fafre représenter. Il importait dès lors que cette manifestation fût grandiose. Il fallait qu'elle imposât autant par la qualité, que par le nombre des participants. Les libéraux limbourgeois sont à ce propos merveilleusement servis. Il y aura au théâtre des " Ware Vrienden , le 12 juillet, 400 convives, parmi lesquels MM. Armand Fléchet, HanreZj Hiard, Magnette, Van der Kelen, Magis et Naveau, sénateurs ; MM. Boël, Buyl, Crick, Devèze, Jour-nez, Louis Huysmans, Lamborelle, Le-monnier, Mechelynck, Mullendorff, Neu-jean, Perso.ons, Royers, Van Hoegaerden, Warocqué, députés. Toutes ces adhésions sont acquises dès à présent ; d'autres sont promises par MM. Paul Hymans, Fulgence, Masson, Braun, Paul-Emile Janson, etc., dont on attend d'un jour à l'autre l'acceptation définitive. Disons ensuite que de nombreuses associations et Jeunes Gardes libérales du pays ont décidé d'envoyer au banquet des délégations officielles, ce qui pourrait bien augmenter d'une centaine encore le nombre des convives. Ce seront donc, des agapes comme on en voit peu, que celles de Hasselt et la journée comptera, sans nul doute, comme une des plus belles que le libéralisme ait vécues en Belgique depuis 1884. ©a® Cette démonstration d'ardente vitalité sera des plus significative. Il s'agit d'honorer deux lutteurs valeureux, qui ne désespèrent jamais du succès final de leurs longs et patients ef-forts, et avec eux des libéraux, tout court, groupe obscur et anonyme, qui ont eu ce mérite extraordinaire, dans une province cléricalisée jusqu'à la moëlle, de résister toujours avec une calme énergie et une volonté sans faiblesse, aux efforts de domination de toutes les forces de régression et de fanatisme liguées contre eux. Ces gens, comme tous les travailleurs dignes de co beau nom, ne se rendent pas compte de leur mérite. Ils se sont bornés à avoir du caractère! Mais c'est une denrée si rare par le temps qui court, qu'il est nécessaire, et sans doute éminemment utile, qu'on leur en sache gré et qu'on signale leur conduite aux Belges d'aujourd'hui.Le parti libéral a été secoué par une bonne émotion, dans la nuit du 24 mai dernier. Il pourra le 12 juillet retremper sa foi politique et son ardeur de prosélytisme, comme à une source abondante et pure, dans l'enthousiasme des Lim bouigeois, dans le haut exemple qu'ils ■ n'ont cessé de donner des grandes vertus, qui font les grands partis : le dévouement, le désintéressement, la modestie. Ces libéraux, en effet, n'ont jamais eu d'autre ambition que de servir de leur mieux, sans aucune considération d;à-côté, leurs saines idées de tolérance et de progrès. Et ce qui les a aidés dans l'exécution de ce devoir élémentaire, c'est peut-être de se sentir tout petits dans une province, où tous ceux qui détiennent une parcelle d'autorité, sont contre eux, et d- voir, en-dessous d'eux, des populations malheureuses, asservies par l'ignorance, pour lesquelles il fallait lutter, pour lesquelles, il fallait, coûte que coûte, «'atteler à l'œuvre de relèvement, que dictent aux cœurs bien nés les lois modernes de la solidarité sociale. rfoo Enfin, les Limbourgeois pratiquent deux vertus* précieuses, entre toutes, pour les partis de gouvernement : la ténacité dans l'effort et l'union de tous dans lia lutte commune. La ténacité est une qualité de monnaie coiyanta chez les Flamands. Elle leiur rend1 d'inappréciables services. L'union fleurit à ce point chez les libéraux du Limbourg, que le) "XXe Siè-- cle", dans une série d'articles ridicules commandés par le sire dei Caramelleput-tei, a pudeur reprocher d'avoir suivi une taotiquel identique, lors de la dernière campagnet électorale dans l'arrondissement de Hasselt et dans celui de Ton-gres, d'avoir employé les mêmes moyens d'attaqué, ' iles mêmes arguments, les mêmes articles et jusqu'aux mêmes journaux. Seulement ce que M. Helleputte trouve risiblel, constitue en réalité une force singulière1. Et comme il l'a très bien senti, c'est M. Neven qui a créé cette force. C'est lui, qui a fondé dans la 'province cette remarquable organisation analogue au conseil national du parti, constitué l'an passé- à Bruxelles. Sait-on quei nous avons dans le Liim» bouirg, depuis quatre angi, un conseil général libéral très actif, que nous avons un secrétariat des œuvres sociales qui ne cesse d'édhafauder des œuvres nouvelles de propagande! et d'action, que nous avons des fédérations provinciales die sociétés de retraite, de sociétés de secours mutuels, de caisse de rélajssurance, avec réunions périodiques de- , délégués d'e tous les cantons, qui veillent à la bonne marche et à la prospérité de ces organismes 1 Sur le terrain politique, l'entente est la même que dans la presse et dans les œuvres sociales. Nous le prouverons, en rappelant simplement, que chaque année leis Limibourgeois tiennent un congrès libéral provincial dont le quatrième) a eu lieu à Tongres, en avril dernier, avec l'éclat que l'on sait. Ces assemblées annuelles comprennent une séance do travail, le matin et un banquet, l'après-midi. Les séances de travail ont ceci d'excellent, qu'elles permettent à chaque propagandiste!, d'e constater ce nue font le® autres et de stimuler ainsi fortement le! travail de tous, 1'a.mour-propre entrant etn action et chacun mettant son point d'honneur à réussir aussi bien que son voisin ou à tenter cheiz soi les méthodes, qui ont été éprouvées avec succès ailleurs. Le banquet permet aux libéralux, venus de tous les points de la provincei, de fraterniser, d'apprendre à se connaître et à s" estimer. 11 y a dix ans on ne se connaissait pas d'un arrondissement, voire même d'un canton à l'autre). Aujourd'hui, les libéraux du Limbourg forment une grande famille très unie, dont les membres ont entre eux d'incessants rapports d'amitié. On conçoit aisément combien cette situation est favorable au rayonnement et à la propagation de nosi idées. Et ce qui est mieux enicorel peut-être, .c'est que les résolutions, que l'on prend en oommun, sont toujours exécutées. Nous avons une noignée de travailleurs résolus, dont l'ardeur ne chôme jamais et grâce) auxquels l'œuivrei dé propagande fonctionne sans ceisse, sians aucune interruption, d"une élection à l'autre. Ainsi les réunions successivement convoquées marquent toujours de noutveaux pas en avant et accentuent la pénétration de no» idées dans les masses profondes du peuple1. La critique étourdie du "XXe Siècle" nous a grandis en rendant un hommage inconscient et d'autant plus éloquent à nos deux chefs, qui sont l'âmie dé ce vaste et méthodique1 mouvement. MM. Peten et Neven ont toutes les I chances : voici que les cléricaux eux-mêmes soulignent leurs Mérites et sans attendre le 12 [juillet. Et c'est d'autant plus drôle, que le parti de M. Helleputte, d'où part oe coup d<* butor, est lui dans toute la province, en pleine zizanie ! A Toiigres-Maeseyck. on voit des candidats dissidents ,se réinscrire sur l*s listes communes, puis les quitter1, puis y revenir à nouveau, provoquant un tel troulble chez le» électeurs que les' votes de préférence deviennent lai règle au lieu d'être la. rare exception. A Hasselt-St-Trond1, même gâchis, mêmes rivalités mesquines, qui .écartent imperturbablement les plus qualifiés et les plus mérita®ts.Chez nous, rien de tout cela. Les cœurs se touchent .et les mains se serrent. Sincérité, loyauté et travail, telle est notre devise. C'est pourquoi notre fête, dû 12 juillet sera, si belle). .C'est pourquoi nous pouvons dire à l'avance qu'elle impressionnera fortement tous ceux qui y viendront et qu'elle, aura un profond retentissement dans le pays. Fr. OLYFF. REVUE DE LA PRESSE —f*4—■ Le droit de timbre sur les actions D'un nouvel article que publie la "Métropole" sur cette question, nous détachons ce passage, où notre pieux confrère fait entendre un langage tout à fait différent de celui d'il y a quelques jours: " Le droit de un pour cent sur les titres étrangers négociés en Belgique, est-il de nature à causer un préjudice grave.à notre prospérité financière, à écarter"de nos marchés les valeurs qui s'y traitent et comme conséquence à supprimer ou à réduire notablement une des sources de notre prospérité? Telle* est la question qui se pose. Loin de nous l'idée de prétendre que l'Etat ne doit pas, dans la mesure de ses besoins, frapper la richesse publique. Nous reconnaissons qu'il peut et doit le faire sous peine de provoquer la ruine du pays, en n'assurant pas l'extension de son outillage économique. Mais il doit le faire sans surcharger certaines catégories de contribuables. Pour résoudre la question qui se pose, il faut avant tout tenir compte de ce fait qu'un petit pays offre par lui-même peu de ressources pour les transactions en fonds publics. Sa puissance d'absorption est trop restreinte pour que les affaires financières puissent se développer. Pour qu'on s'adresse à lui, pour qu'il puisse avoir un marché de fonds publics, il faut donc qu'il offre des avantages qu'on ne trouve pas ailleurs, c'est-à-dire que les échanges s'y fassent à meilleur compte, que les actions n'y soient frappées que de droits assez minimes pour qu'il conserve sa supériorité sur ses grands concurrents, qui eux bénéficient d'une force de placement qui leur donne une avance considérable. A ce point de vue, si le droit de un pour cent n'est pas absolument prohibitif, il n'en sera pas moins une charge trop lourde eu égard aux conditions d'infériorité dans lesquelles nous devons travailler.Notons que ce droit est d'autant plus lourd qu'il existe, en outre, un droit de timbre sur les transactions en fonds publies, qui n'existait pas avant la nouvelle loi. Les organes les plus sérieux, ceux qu'on ne saurait suspecter de se laisser fuider pa.r des mobiles politiques, critiquent comme nous l'imposition du droit de timbre dé un pour cent, sur les titres étrangers et il serait présomptueux, à notre sens, de ne pas tenir compte de leur avis. Le m_aintien intégral de la taxe se justifierait d'autant moins, qu'il aurait pour conséquence de réduire considérablement les opérations de Bourse et qu'en fin de compte le droit ne rapporterait qu'une somme d'érisoiré à l'Etat, en supprimant ndur ainsi dire une importante branche de notre activité économique." Le Pape contre le Centre allemand Les correspondants allemands de nos pieux confrères ont fait de vains efforts pour expliquer que la mise à l'index dè la brochure du curé Wacker, sur le Centre allemand, ne constituait pas un camouflet pour les cléricaux allemands partisans de l'interconfessionnalisme. Aujourd'hui, ces mêmes correspondants, . évidemment fort ennuyés, se livrent à des commentaires de casuistes sur le bref de félicitations que le Pape vient d'adresser à l'evêque de Côme pour sa dernière lettre pastorale : "Celle-ci,. assure la cléricale Dépêche, de Liège, contient à l'adresse du Centre de graves imputations : le manifeste du comité parlementaire y est présenté comme «'inspirant d'un esprit de désobéissance et de libéralisme. " Et notre confrère, qui se demande si les félicitations du Pape donnent un poids spécial à l'accusation de l'évêque de Côme, répond naturellement par la négative. Seulement nous ferons observer que ce bref pontifical, suivant de près la mise à l'index de la brochure du curé Wacker, confirme simplement l'impression que le Pape, c'est-à-dire que l'Eglise est systématiquement hostile à l'interconfessionnalisme, au modernisme et au libéralisme religieux. L'Eglise ne tolère pas qu'on se montre conciliant à l'égard des " hérétiques et elle frappe tous ceux qui veulent composer avec le siècle. Méfions-nous donc des cléricaux qui parlent de modération et de tolérance : ils ne sont pas sincères ; ils ne peuvent pas l'être. L'Eglise est par définition intolérante : nous venons d'en avoir une nouvelle preuve. Et les plus savantes " explications " de nos confrères cléricaux, ne parviendront pas à convaincre ceux, quelle que soit leur opinion, qui jugent les choses impartialement et de sang-froid. L'ACTUALITÉ Les asiles de naît à Londres Londres a cet été beaucoup moins de vagabonds dans ses asiles que les autres années. Des rhodifications récentes apportées aux méthodes administratives ont eu pour effet une diminution notable du nombre des personnes recueillies. Un' certain nombre de ces "sans toit" ont probablement renoncé définitivement à leur vie vagabonde. A cette époque de l'année, du reste, les hôtes de passage des asiles sont toujours moins nombreux; qu'en hiver, les cheminots des villes deviennent en été des cheminots des champs. Le vagabond est un type bien différent du bohémien, ou de l'ouvrier sans travail des grandes villes qui court la campagne à la saison de la moisson, de la récolte du houblon, de la cueillette des fruits, en quête d'ouvrage. Le vrai nomade n'a pas le moindre désir de travailler, tout en n'avouant pas son penchant pour le "dolce far niente ". Peut-être bien n'en est-il pas conscient. Les bohémiens sont rusés et débrouillards; ils ne sont en général pas des indigents. Même les vagabonds blancs qui se joignent à eux et adoptent leur vie errante pendant la belle saison, exercent une profession. En dehors de leur indépendance économique, les bohémiens se distinguent de nos vagabonds isolés, en ce qu'ils choisissent, de préférence aux grand'routes, les chemins ombragés, bordés d'herbe pour leurs bêtes. De plus ils sont bien portants et robustes, tandis que nos cheminots sont misérables et faméliques.Les simples ' vagabonds suivent ordinairement la ligne de moindre résistance, la grand'route. Ils n'ont en général ni assez d'esprit d'aventure, ni assez de courage pour prendre les sentiers. Us connaissent parfaitement les étapes de leur chemin, et occupent parfois des campements abandonnés par les bohémiens, parfois des abris naturels dans les fourrés.La trempe des cheminots va s'amollissant : ils préfèrent l'hospitalité des ailles à la nuit passée dans le " beggar's bush ", que certains villages anglais con naissent encore, et qui ne sont plus guère habités que par les bouvreuils et les rossignols. Ces couchettes à la belle étoile étaient formées d'un espace assez grand pour s'y étendre, ménagé dans les taillis. On y pénétrait par une ouverture étroite ; le sol était couvert de feuilles sèches et la vagabond se roulait dans une pièce de son vêtement, manteau ou pardessus. Les branches entrelacées lui faisaient un plafond qui résistait assez bien à la pluie. Nous avons gardé aux bohémiens quelque chose de la sympathie qu'excitait autrefois leur vie aventureuse et libre. Ils ne sont en général pas bien intéressants ; les administrations publiques les considèrent plutôt comme une nuisance. Leur roi, Nicolas Cluron, vient d'être renvoyé avec les siens, comme " undesi-rables de New-York, sans pouvoir débarquer sur le sol américain. Devant les fonctionnaires de l'immigration, qui lui signifiaient l'ordre de retourner d'où il venait, le roi des bohémiens a protesté avec dignité, déclarant qu'il n'est pas sans ressources. Pour le prouver, il a déboutonné son gilet et fait voir une ceinture de plusieurs rangs de pièces de monnaie d'or de tous les pays et de toutes les époques, des livres anglaises, des louis français, des ducats hongrois. Il a appelé ses trois fils et chacun d'eux était en possession d'une ceinture dorée pareille à celle de leur père. En outre, Nicolas Cluron a exhibé, les sortant d'une de ses valises, des sacs de pièces d'or, qu'il a alignés sur la table devant l'inspecteur ; il y en avait pour un demi-million. Les boutons de son gilet, le pommeau de sa canne, symbole de sa puissance, sont aussi en or massif. Mais les fonctionnaires américains sont restés inflexibles. La république américaine n'a que faire de votre or, lui fut-il répondu. En apprenant qu'il leur fallait reprendre la mer, les trente-huit personnes composant la famille du roi Nicolas se sont mis à pleurer, appelant les foudres de Devla, leur dieu mystérieux, sur la terre inhospitalière qui les repoussait. Le cheminot, lui non plus, n'a le plus souvent rien d'héroïque, n'en déplaise à Jean Richepin. Il porte parfois les stigmates d'une fatale hérédité, il a la tristesse caractéristique du dégénéré, et aboutit même à l'idiotie complète.

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This item is a publication of the title La Flandre libérale belonging to the category Culturele bladen, published in Gand from 1874 to 1974.

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