La Flandre libérale

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s.n. 1914, 07 July. La Flandre libérale. Seen on 22 August 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/fb4wh2g29v/
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40' Innée Hardi 7 Juillet 1914 QUOTIDIEN. -10 CENT. I. 188 — Mardi 7 Juillet 1914 LA FLANDRE LIBÉRALE ABONNEMENTS 1 molt. I mois. I note. 1 as. BELGIQUE ? Fr„ 2.00 4.00 8.00 16.00 UNION POSTALE s Fr. 3.75 9.00 18.00 86.00 gn t'abonne an karaau du Journal et dans tous In bureaux da poste RÉDACTION, ADMINISTRATION ET MPEIMERIX GAND, l, RUE DU NOUVEAU BOIS, l, GANË SS9MMEMEMTS ET ANNONCES : Il RÉDACTION " Téléphone 32 || Téléphone 13 ■aWWMBMHWWHWWMWWBWglWiWMWlJIWillli Ijl It ILH ANN ON CES Ponr la ville et les Flandres, s'adresser an bnrean ÉR Journal. — Ponr le reste du pays et l'étranger, s'adresser S l'Office de Publicité, rue Neuve, 36, à Bruxelles* ^Civilisation et Congo I Nous avons entrepris aui Congo une tâcha civilisatrice. i Do l'avis général, le projet de décret sur l'impôt indigène, que vient d'approuver le conseil colonial, — simple commission d'entérinement, — n'est pas de nature à nous rendre l'estime des nations qui nous ont forcé à abandonner le système du travail forcé. Cet impôt, en effet, fera naturellement ressusciter le régime de contrainte. Sans doute, il est regrettable que l'impôt actuel ne rapporte pas suffisamment pour couvrir les dépenses normales, mais peut-on, sous ce prétexte budgétaire, obliger les indigènes à se louer des mois et des mois durant ? C'est excessif. I On veut, en effet, doubler, tout simplement, le maximum de l'impôt, qui serait porté jusqu'à 25 francs par an. Or, les salaires sont infimes au Congo et, dans les meilleures régions, les nègres ne gagnent guère que cinquante centimes par jour. i Déjà l'indigène nous doit un mois de son travail à titre de corvée. Le ministre n'a pas voulu s'engager à limiter à un autre mois de travail la contribution de l'indigène. Quel est le but, avoué d'ailleurs 1 C'est de mettre fin à une situation que déplorent les sociétés financières qui ont obtenu des concessions au Congo : c'est d'obtenir de la main-d'œuvre, aujourd'hui insuffisante, 1© nègre n'étant pas forcé de travailler. Il s'agit, en somme, d'organiser l'exploitation des indigènes dans un pays où le travail continu est terriblement débilitant. Il s'agit donc de savoir si nous allons renoncer à une œuvre de civilisation pour une œuvre financière. Qu'on ne vienne pas nous dire, n'est-ce pas, que le travail est la source rédemptrice et que la loi du travail est celle qu'il faut d'abord enseigner aux noirs. Sous l'équa-teur, c'est l'anémie et la disparition de la race, que le travail excessif. Déjà nos financiers ont débilité la race noire au point que la population a diminué dans des proportions effrayantes. Il serait dangereux de les favoriser davantage de cette façon. Nous ne voulons pas de sang sur nos mains. Et d'abord quelles parts de bénéfices les financiers auxquels tout le Congo — et en particulier le Katanga —• est concédé nous promettent-ils? On n'en parle jamais. D'ailleurs, même à ce prix, il est inutile de dire que nous refusons de nous associer au massacre d'une race. Les iroyageurs impartiaux qui reviennent du Katanga sont effrayés de la disparition de la population, de la famine générale. ) Qu'on cherche autre chose. Nous sommes peut-être un peuple de marchands, r.ais nous voulons rester des marchands honnêtes et propres. — ^ m » y Echos & Nouvelles Une bonne histoire Le livre de M. Bossart sur l'industrie et le commerce dans les congrégations a mis les couvents en émoi et il y est organisé des réunions de dames et d'anciennes élèves pour l'examen de la situation. Des "zélatrices" concourent à l'organisation de ces réunions en allant relancer les invitées à domicile. t Une de ces réunions a eu lieu dans un couvent des environs de Louvain. A Ma-lines, les zélatrices chargées de battre le rappel n'ont pas laissé ignorer aux invitées qu'un© quête serait faite en faveur d'œuvres catholiques en les prévenant cependant de ce que, pour éviter toute manifestation d'ostentation, il ne serait pas accepté plus de cent sous. _ A la réunion, agrémentée d'une collation, une des premières dames à laquelle lo plateau fut présenté y déposa modestement une pièce de deux francs qui fut accueillie par cette observation aigre : — ! vous n'allez pas donner moins de cent sous, n'est-ce pas ! , Jje. plusi règle algébrique nouvelle, s était transformé en moins. C'était probablement le prix de la collation. Cette anecdote savoureuse est rigoureusement authentique, assure le "Matin", d Anvers. Les changement! iux tenues On lit dans !'■ "Echo de l'Armée" : " Non seulement le ministre n'accorde I>as d'indemnité aux officiers victimes d'avoir exécuté ses ordres abusifs, mais il arrive que, sous sa pression, des chefs de corps ont accordé un délai d'un mois aux intéressés pour le renouvellement de leur équipement! C'est à faire rêver ! " On comprend que le ministre, à notre avis, juridiquement responsable des frais qu'il a occasionnés en substituant, en mars 1913, son autorité à l'autorité royale, cherche à sortir le plus vite possible de ce mauvais pas. Ce qu'on ne comprend pas et qu'ion ne peut admettre, c'est qu'il se tire d'affaire sur le dos de ses subordonnés." Le ministre a donné un ordre abusif : c'est à lui à en supporter les conséquences pécuniaires et autres. "' ikikik On souvenir de Lécpold 1er Lors de la revue que le roi Albert a p>assée le 20 mai, avec le roi Christian X de Danemark, le cheval de notre souverain portait, sous la selle, une riche cha-braque en drap bleu recouvert de luxueuses broderies d'or. Elle fut confectionnée, il y a plus de cinquante ans, pour notre premier roi qui ne s'en servit que quelques fois, dans de grandes circonstances. Le roi Léopold II ne s'en servit jamais : la chabraque royale resta enfermée dans les combles du palais, livrée aux poussières et aux mites. Retrouvée il y a quelque temps, par hasard, elle ftut' montrée au Roi qui donna ordre de renouveler le drap et de nettoyer les broderies. Cette pièce historique a reparu en public, pour la première fdis, le 20 mai dernier. j i- a t- l'effondrement de la tonjagtlssfi Le français possède officiellement quatre conjugaisons, héritées du latin. Mais comme il a de la peine à les faire vivre et à les entretenir convenablement ! écrit le Journal des Débats, qui ajoute : " Les grammairiens de la nouvelle école, qui,voient le dessous des cartes, expliquent que nous avons bien quatre terminaisons différentes d'infinitif, mais non quatre types différents de conjugaison. Dans ce que ceux de la vieille école appellent la quatrième conjugaison, croyez-vous que la sylilabe finale, qui est muette, donne beaucoup d'uniformité aux verbes qu'on y a versés pêle-mêle? Quelle homophonie trouve-t-on entre absoudre, battre, cuire, descendre, écrire, feindre, etc. ? Aussi n'est-il pas surprenant de constater de temps en temps quelque fuite dans un groupe qui a si peu de cohésion. Deux verbes en wre y sont inscrits -.conclure et exclure. Et même je dois ajouter que Chateaubriand a employé inclure, que l'Académie conseille reclure, et que Littré regrette perdure. Mettons que cela fasse cinq. Toujours est-il que les deux premiers sont connus de chacun et que chacun est tenu à veiller sur eux. Je veille nuit et jour, pour ma part: quand les "potaches" s'oublient jusqu'à écrire, quand les pro-tes s'oublient jusqu'à imprimer (combien de fois, hélas !) je conclurai, j'exclurai, je crie: à la garde! Mais que dire, que faire, quand des auteurs célèbTes, aimés du public, prêtent les mains à ces scandaleuses escapades ? Citer les faits et laisser le public lettré en tirer la morale. Dans un charmant recueil de nouvelles paru à la librairie Payot et Cie, en 1913, on lit. p, la page 34 : " Je me levai. — C'est bien, "concluai-je. Mangez sans moi." Si l'Académie Concourt, dont l'auteur est lauréat, publie un dictionnaire (et pourquoi pas?), on y trouvera nécessairement les verbes concluer et excluer. Ces infinitifs me puent horriblement, je l'avoue. Mais j'y songe: au dix-septième siècle on conjuguait: je pus, tu pus, il put, comme conclus, tu conclus, il conclut, au présent de l'indicatif, tout en disant à l'infinitif puer. Ah ! vraiment, comme l'avait remarqué Esope, il y a longtemps, la lan.arue est la meilleure et la pire des choses." ✓ On discours ce m. de iroqoeville M. de Broqueville a assisté hier à Turnhout à la réunion de l'Association catholique de l'arrondissement. Voici, d'après le "Bien public", et à titre documentaire trois passages du discours qu a prononcé en flamand le chef du cabinet. U y est question de la loi militaire, de la loi scolaire, et des revendications flamandes : O? a vu, dit M. de Broqueville, se produ'r© à l'étranger des complications qui pouvaient mettre en péril l'indépendance de la Belgique, tout au moins qui pouvaient nous faire craindre la violation de notre territoire. Le gouvernement, soutenu par l'unanimité du parti catholique, qui n'a jamais rien refusé' pour la défense nationale quand il était persuadé de la nécessité dui sacrifice, a fait ce que lui commandait son devoir. Il a fallu créer des charges financières nouvelles. Elles sont la conséquence de H réforme militaire exclusivement. Ce qui le prouve, c'est que le produit de ces taxes n'est pas même suffisant pour fai re face aux dépenses qui résultent de la loi militaire. Les nouvelles prestations militaires sont-elles excessives? Mais sous le gouvernement libéral, l'armée coûtait, si l'on peut_ dire, 76 mois de service par mille habitants ; elle n'en coûte plus que 74 aujourd'hui. Sous le gouvernement libéral, le budget de la guerre absorbait le tiers des: impôts directs et indirects. Aujourd'hui, il n'en absorbe plus que le quart! Pourquoi? Parce que le gouvernement catholiquei a réduit la durée du temps de service de 48 à 24 mois, de 36 à 15 et même à 12 et demi." " Nous avons fait voter une loi scolaire qui accorde aux pères de famille une entière liberté dans le choix de l'école. Si nous y avons introduit l'obligation et le 4e degré, c'est afin que nos excellents amis les campagnard® ne soient pas inférieurs, au point de vue de l'instruction proprement dite et de l'instruction professionnelle, aux populations des villes et des centres industriels. Ce résultat pourra être atteint sans tracasserie ni vexation d'aucune sorte. La transition se fera progressivement. Nous n'avons pas voulu, ainsi que le réclamaient nos adversaires, punir la non-fréquentation de la prison ni de la perte des droits électoraux. En ce qui me concerne, j'étais partisan, vous le savez tous, puisque je m'en étais expliqué devant vous le 3 mars 1912, de l'obligation jusqu'à l'âge de 12 ans, pour laisser aux communes la faculté de l'étendre jusqu'à la quatorzième année si elles le jugeaient nécessaire. Mais le chef du gouvernement est parfois obligé de tenir compte des contingences, et j'ai crui pouvoir me rallier sur ce point à l'opinion de mes amis dui gouvernement. D'ailleurs, la loi permet de finir les études primaires à 13 ans. D'autre part, avant 1919, aucun enfant ne pourra être retenu à l'école après la 13° année. D'autre part encore, le demi-temps peut être réglé de telle façon que, après douze ans, les enfants ne devront fréquenter l'école que pendant la pério-idiel Jd'jhiver, ou un demi-jour pendant toute l'année." " Les légitimes revendications des populations flamandes n'ont jamais laissé le gouvernement indifférent. Nous avons fait voter une loi sur l'usage des langues dans l'armée qui est une des plus complètes qui aient été votées eri cette matière. Nous avons donné à la question des langues à l'école primaire une solution que nous croyons à la fois modérée et équitable, et qui a été votée par toute la droite sans exception. Bien que le Parlement ait_ fourni, pendant les deux dernières sessions, un travail considérable et important, plusieurs lois indispensables vont solliciter, dès la rentrée de novembre, l'attention et l'activité de la Chambre. Ce sont: un certain nombre de projets intéressant l'amélioration du sort de la petite bourgeoisie ; la création à Gand, à partir d'octobre 1&15, d'uti enseignement supérieur complet en langue flamande, qui sera organisé de la manière la pltfs parfaite possible, s Ainsi que je vous l'ai dit en 1912, nous avons l'espoir que cette question brûlante pourra être résolue dans un esprit de justice et sans froisser aucun intérêt respectable. Nous voulons faire une œuvre de paiix, nous voulons reconnaître le droit de tout citoyen belge d'être instruit dans sa langue maternelle depuis l'école primaire jusqu'à l'université." Nous nous réservons de revenir sur ces déclarations que nous avons tenu à nfiet-tre, dès à présent, sous les yeux de nos lecteurs. ->-«•<$«—ç — La politique habsbourgeoise en Bosnie M. Wickhsun Steed, .ancien correspondant du "Times", à Berlin (1897-1902)), à Vitnne (1902-1912), et qui dirige actuellement la politique étrangère du grand journal de la cité, a publié, il y a quelques semaines un livre sur "la Monarchie des Habsbourg". M. Firmin Roz vient de publier une traduction française, un peu lourde, nous semble-t-il, de cet ouvrage intéressant, où les principales questions politiques agitées dans la monarchie dualiste sont exposées avec une compétence et une impartialité remarquable*.Ce qui nous intéresse surtout dans ce livre, à l'heure actuelle, ee sont les lueurs qu'il projette sur la genèse de la tragédie de Serajevo. Comme l'écrivait il y a quelques jours le correspondant du "Temps" à Serajevo, c'est "l'inspirateur de l'annexion de la Bosnie-Herzégovine" qu'ont visé les régicides bosniaques. " Un homme d'Etat slave-autrichien d'une grande finesse, écrit M. Wickham Steed, a dit que tout le secret du cœur des Habsbourg tient dans ces mots: Plus de terres." François-Joseph, qui a perdu, il y a un demi-siècle, de si belles provinces italiennes, a cru, de bonne foi, réaliser la plus grande pensée de son règne en proclamant l'annexion de la Bosnie-Herzé- i / Igovine, et il n'y a point de doute que l'oncle, autant que le neveu, n'ait été l'inspirateur de cette mesure qui devait avoir, pour l'un des deux, des suites si formidables. Ce qui semble avoir rendu ces suites fatales, M. Wickham Steed nous le fait bien comprendre: ce fut le "ressentiment engendré par le9 mauvais traitei-ments continuels dont avaient été victimes les habitants de la Croatie-Slavonie, de la Bosnie-Herzégovine et de la Dal-matie pendant et après la guerre des Balkans." Les assassins dei Serajevo ont commis l'injustice et la cruauté de rendre directement responsable de ces mauvais traitements le neveu et héritier de l'empei-reur-roi. Cependant, à lire M. Wickham Steed — dont le livre, pour le dire en passant, a été saisi: par la- police autrichienne — on serait tenté de faire remonter à l'oncle et au neveu une certaine part de responsabilité indirecte, — et atténuée, nous alons voir pourquoi, — dans le régime policier qui a pesé sur les 'Slaves de Bosnie. "L'attitude fréquemment prise par François-Joseph, écrit l'éminent directeur de la politique étrangère du "Times", à l'égard de l'oppression administrative de diverses sections de ses sujets constitue un problème ardu de psychologie. Alors qu'il est, de sa personne, désintéressé, généreux et juste, toujours prêt à redresser un tort privé ou à soulager une détresse particulière, François-Joseph, comme souverain, a souvent semblé dur jusqu'au cynisme... Pourvu qu'un ministre obtînt pour lui les "nécessités de l'Etat" sous la forme d'argent et de recrues, il parut se soucier fort peu que la politique du ministre pesât plus ou moins lourd sur les catégories entières de loyaux sujets. La politique de François-Joseph a quelquefois ressemblé à celle du propriétaire qui ignore la mesquine tyrannie exercée par son homme d'affaires, aussi longtemps que cet agent assure la rentrée régulière des revenus. François-Joseph s'est rarement préoccupé que l'action politique de ses ministres se conformât aux principes de la morale privée... Il s'est montré indifférent à l'emploi de la corruption et de la compression comme moyens de gouvernement, même quand des provinces comme la Croatie étaient poussées par ses ministres jusqu'au bord de la révolte." Monarque constitutionnel, François-Joseph, dit M. W. Steed, a été assez souvent constitutionnel "jusqu'à l'injustice, tellement il a laissé le champ libre à des ministres parfois incapables et parfois sans scrupules. Tout au fond d© son esprit, il y eut toujours la croyance héréditaire, demi-fataliste et demi-religieuse, au droit divin du monarque. Toutes choses, même les méfaits des instruments de la volonté impériale et royale, doivent concourir, on fin de compte, au bien du chef que Dieu a donné à la dynastie. Les souffrances même des peuples, comme, d'une façon générale, lo mal dans le monde, rentrent ainsi dans le plan divin. Ce fatalisme a un caractère oriental ; le Turc, dont le Habsbourg a eu la gloire de préserver la civilisation occidentale, a inoculé à son vainqueur oe microbe du fatalisme. Un écrivain autrichien, cité par M. -Steed, dit quelque part que "l'énigme éternelle de l'Autriche, c'est oe qu'il y a d'asiatique en elle." Le caractère propre de l'Asie, c'est le caprice et l'arbitraire : de ce caprice et de cet arbitraire, résultantes du déterminisme ethnique de l'âme autrichienne, on ne saurait donc, tout compte fait, rendre responsable que dans une mesure extrêmement atténuée le prince infortuné que son courage et son sentiment du devoir dynastique, mêlés de fatalisme, ont conduit à une mort si tragique dans le pandémonium nationaliste de l'Orient. X. Le journal clérical « Bel Yolk » condamné deux fois da chef de calomnie —*— Poursuivi à la requête de M. Van Swe-den, un des chefs du parti socialiste, le "Volk" vient d'être condamné à publier le jugement intervenu en cause et à une insertion dans un journal au gré du demandeur.Un autre procès fut intenté à la même feuille cléricale par les socialistes De Gos, Van Sweden et Westerlinck, de Gentbrugge, à la suite d'une note dans laquelle le "Volk" avait écrit que les requérants avaient reçu 100 francs pour amener les ouvriers de la Clouterie à se courber devant la direction._ Le "Volk" doit également insérer ce jugement en première page et est condamné, en outre, aux dépens. REYUE DE LA PRESSE Un nouveau masque? Sous ce titrei, 1' "Etoile belge"' a publié un article sur le tumulte que provoqua la question des langues aux deux dernières séances de la Fédération de 1"enseignement mojea officiel. Voici ce que conclut notre confrère : "... Lee brusqueries ont été suivies de prudences cauteleuses ; le mal fait, cm a voulu mettre du baume sur les plaies : ces calculs et cette onction sentent furieusement lai sacristie. L'ancien comité était teinté de libéralisme. Or, les nourrissons de 1' "Aima Mater" foisonnent dansi l'enseignement moyen. Faire, petit à petit, élire un comité clérical, du bien détruire lia fédération, c'est, sans doute, considéré comme moyens également bons de plaire en haut lieu. D'aucuns inclinent à croire que le fla-mingantisme n'est ici qu'un simple masque.Etant donné l'arbitraire qui sévit depuis toujours dans l'administration supérieure de l'enseignement moyen, étant donné l'influence prépondérante, exclusive des politiciens en matière de nominations et d'avancement, la plupart des professeurs, sans distinction de race et d'opinions, estimeront qu'il faut avant tout sauvegarder la fédération, qui, malgré dles circonstances très défavorables., a rendu dfe grands services. " L'ACTUALITÉ EN ESPAGNE ! Costumes qui se perdent L'Esp.agnei est sans contredit l'une des contrées lesi plus caractéristiques de l'Europe, non seulement par l'intensité, mais aussi par la variété de sa couleur locale. Les costumes se modernisent là-bas, comme partout. Mais ils présentent en-corel bien des aspects intéressants, surtout dans les parties les moins accessibles du pays. La mantille en toutes ses variétés, depuis la "blond'a" (dentelle de soie) noire ou blanche, le "madrono"' en chenille de velours sur un fond de satin léger, jusqu'au "casco" en tissu tout uni, esc une spécialité espagnole. On) porte la mantille de dentelle blanche seulement aux jours de fête et aux courses de taureaux, aux "corridas''. Elle se pose sur le haut peigne ajouré en écaille, qui rappelle la tiare; féminine des statuettesi îbéro-phéniciennnes. Une fleur de couleur vive dans les cheveux et au corsage complète la toilette. La mantillel noire se porte tous les jours, maie dans le nord et au centre du pays, elfe est de pdus en plus détrônée par le chapeau à la mode die Paris, ou le "velil-lo", un voile da tulle enveloppant la tête. De nos jouira ce n'est plus guère qu'en Andalousie, surtout à Séville, que la mantille est portée couramment avec une grâce classique. Pour les femmes du peuple, qui sortent nu-tête, 1a. partie la plu® caractéristique* du costume est le "manton", un grand châle, en laine, en pluche ou en cachemire, en hiver, en crêpe d'e Chine à longues franges en été. Les "chulas", les coquettes de Madrid, leur chevelure arrangée avec art et finement chaussées, ont ]e secret de se draper dans leur "manton", tandis que les Andalousee se couvrent gracieusement les- épaules d'un "pânolillo", court fichu aux mille couleurs.Le "manton de Manilla" est un châle de soie, brillamment brodé de fleurs, d'oiseaux. Il fait partie du costume de gala des jeunes filles de toutes les classes sociales. Quelques-uns de ces châles, de même que les mantilles, se transmettent de mère en fille et valent plusieurs milliers de francs. La grande cape de drap noir ou bleu, au col richement brodé, aux ornements de velours de couleur voyante, est poulies hommes ce que le "manton" est pour les femme®, un vêtement s'adaptant aux changements de températurei. On s'en envelopppe, lorsqu'il fait froid, on le porte ouvert par un temps plus doux. Dans la haute société, le pardessus lui fait une concurrence redoutable et le peuple porte de plus en plus la "za-marra", notre jaquette et la "bufanda"', la large écharpe de laine. Le paysan reste fidèle à la classique "manta", avec ses ornements et <4es glands, d'une saveur j orientale si prononcée, ainsi qu'à 1' "ailforja", 1a. valise à la décoration originale! et colorée. Le couvre-chef le plus ordinaire de® paysans était, jusque tout récemment, le mouchoir noué autour de la tête, à la manière arabe, ou le chapeau rond en pain de sucre, le "sombrero de eatite" Maintenant la "boïna", le bonnet basque ou la "gorra", la casquette anglaise, sont adoptés presque généralement. En Andalousie les paysan® portent le "sombrero ancho" da feutre, aux bords larges et plats. Les hommes dei Riojal et d'Aragon entourent leur tête d'un mouchoir, et t vont le plus souvent en manches de che mises, avec une large cravate, avec longs bouts pendants. Pour le deuil les femme® eispagnoles s'enveloppent la tête dans un "manto'" noir en crêpe et portent le reste diii vêtement noir. Mai®, dans certains villa-gels, d'autres manières de porter le deuil sont en usage. Le manteau vert pour les veuves et la cape jaune pour les veufs nous paraissent peu' expressifs de la douleur. Plus de mise est le deuil des veufs die Sierra de Francia, qui s'enveloppent d'un grand' manteau sombre à capuchon, même en été. _ - A! propos de deuil signalons une particularité curieuse. Lorsque le viatique est porté à un mourant, non seulement les membres de la famille du malade, mais de simples passants suivent le prêtre, un cierge allumé à la main. Si lei cortège croise la voiture d'un grand personnage, même d'un membre de la famille royale, le cocher se hâte de faire place. Une fois par an, en temps pascal, la .communion est portée aux malades dans les voitures de gala de la cour, en brillant cortège. On appelle cela le "Dios grande". Le Doults pittoresque La Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. a livré, récemment, au public, les nouveaux services d'auto-cars qu'elfe a organisés à l'instigation de la Chambre dé commerce de1 Besançon et qui portent ce nom : .Service du circuit du Doubs. En quarante-huit heures, ils permettent de parcourir les aspects si changeants et toujours pittoresques des départements du Doubs, du Jura et d'une partie de la 'Suisse française, c'est-à-dire les régions qu'arrosent les eaux capricieuses du fleuve qui donne son nom au circuit. Nous empruntons au " Journal des Débats " ce pittoresque récit du voyage fait lors de l'inauguration de ces nouveaux services : Besançon, dimanche 28 juin. " On part. Le cortège des auto-cars traverse les rues principales si pleines de caractère de Besançon, vieille ville espagnole. La route grimpe en lacets. Bientôt on domine la ville. La campagne voisine apparaît fraîche et verte_, avec ses prairies, ses vallons, ses bois, ses rochers gris et ses vignes obstinées à pousser sur le roc à flanc de coteau. Dans la vallée la Louet serpente et montre tantôt des eaux calmes et sombres et tantôt un flot bouillonnant chargé d'écume blanche. Tout le long de la route ce sont des cerisiers chargés de fruits, si bien qu'un de nos confrères, convaincu qu'il n'est pas d'autres arbres en la région et désignant de grands hêtres, s'émerveille de voir si prodigieux cerisiers. On admire ce site au nom poétique " Les Miroirs de Scey" où les maisons du village se reflètent entières dans les eaux apaisées de la rivière. Au-dessus se dressent, décor romantique, les ruines du château de Saint-Denis à l'ombre desquelles naquit Hyacinthe Loyson. Et puis, c'est Ornans, patrie de Courbet, dont les habitations construites sur pilotis sont posées de chaque côté de la Loue et se mirent dans la rivière avec des aspects pensifs. Voici Mouthier, charmant village austère et cependant riant sous le soleil avec la maison d'Ernest Reyer. On monte toujours. La vue est splendide. Les rochers s'amassent, géants gris et noirs. Ils forment des cirques et des constructions titanesques où grondent des torrents. Ici la Loue sort en une nappe large et glacée du roc. C'est la source de ses transformations. Le décor change. On descend sur Pon-tarlier. Les champs sont jaunes et verts de plantations de gentiane et d'absinthe ; en même temps qu'on l'aperçoitj la ville se révèle par les senteurs d'anis qu'apporte le vent. Nous Sommes au pays _ de l'apéritif. On raconte, et c'est la vérité, qu'après l'incendie des usines Pernod, la rivière devint un cours d'absinthe. Alphonse Allais eût aimé cette histoire où il aurait vu les moyens de procurer à la démocratie l'apéritif économique. Tout y était: l'alcool et la fraîcheur de l'eau. Il n'y manquait que le sucre. Des ingénieurs subtils parviendraient certainement, pour peu que le phénomène recommence, à dresser sur ses flots des rochers raffinés. Arrêt à Malbuisson, au bord du lac. On déjeune, avec quel appétit, après les kilomètres parcourus. Repas succulent. A peine peut-on reprocher à l'aimable hôtelier d'avoir ordonné, pour nous faire souvenir des restaurateurs parisiens, des queneUeis de brochet, alors qu'il avait à profusion de douces et simples truites-Mais il nous fit déguster tant de ces liqueurs où s'enferment, pour se répandro dans les estomacs, les arômes des prés et des bois que notre esprit critique s'en trouve émoussé. Ainsi disposés à une inaltérable bienveillance, nous reprimes nos places. Arrêt à l'abbaye de Mont-benoît : curieuses stalles de bois sculpté, dégustation de liqueur de sapin. Passage da la douane française. Entrée sur le territoire suisse où les autorités du canton de Neuchâtel et une délégation de jeunes filles, enrubannées et fleuries, nous attendent et nous fêtent. Promenade1 sur le bassin du Doubs sillonné de barques joyeuses. Excursion au saut du

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This item is a publication of the title La Flandre libérale belonging to the category Culturele bladen, published in Gand from 1874 to 1974.

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