La métropole: journal quotidien du matin

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27 December 1918
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s.n. 1918, 27 December. La métropole: journal quotidien du matin. Seen on 20 April 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/mk6542kd1x/
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LA MÉTROPOLE "^cbntîSbs le smsnéro JOURNAL QUOTIDIEN BU MATIN 54, RLE ïsATiONALE, 54, AIWERS Vendredi 27 décembre 1918 Journal admis par la censure *0$ ETUDIA»™ Un projet de loi pour les universitaires liC3 universités do Belgique (jui.pentoatla cessé de Unt pas, notanl™,c"!; S pour le Iront, L ment de leurs élèves pana P°u^ 8C L I» jeunes 8C1^ r^a dispositions spécia- sont prôoccupéoa des 1 j n(jralt de I '^eT&rf'uretdeeautres,; I Kuè la paix serait conclue, f S nromiers sont surtout intéressants. ? 6l Kuerrc n'avait duré qu. un an ou dot£ u n'aurait fallu légiférer quo pour e!^ Mais la fermeture prolongée des I éUHisseinonts d'enseignement supérieur rond Indispensables certaines mesures | dont seraient appelés à .bénéficier la ge-XlUé des étudiante. On ne saurait,en I effet, faire un grief à la plupart d eintTe ï eux qui n'avaient que 13 à lo ans en ' 1914. de ne pas ôtre sous les drapeaux. I D'autre part, il ne faut pas perdro de I vue que de nombreux vides se 6ont p<ro-, Utils dans certaines carrières et que o > >Hvys aura intérêt à les voir combler le )lus rapidement possible. C'est pourquoi le gouvernement a déposé à la séance du 18 décembre, sur l !c bureau de la Chambre, un projet de I oi apportant des dérogations à ce.le du r 10 avril 1890-3 juillet 1891. Les quatre I 'niversltés belges y ont donné leur approbation à la suite de concessions réta-I ^roques. L'exposé des motifs de cette loi, igné par M. Harmignie, ministre de>"> ciences et des Arts, déclare qu il a pa-"ii inopportun do modifier, dans une loi l l'exception, les programmes des études ;iii sont, depuis 1890, _ à la base de notre r <ant enseignement. Mais on apcnséqu;il hxlt possible de mettre les jeunes gens ; v même do s'assimiler oet enseignement ans un laps de temps moins long que e l'exige la législation actuelle. L'article 1er, tout en respectant comblement le système scientifique de la loi 'o 18004891, permet à la généralité des 'tudiants de hâter I'obteiiion de leur iolôtno final; pendant trois ans, toute 'urée It\?ale des études est supprimée et jno troisi&nc session ordinaire d'exa--nens ot d'épreuves est instituée par année Une disposition spéciale est ? prise en faveur des femmes auxquelles l'application rigoureuse de l'article 3 de la loi no permettrait pas de regagnor le temps poïdu, môme à la faveur do la suspension des dispositions qui font l'objet des articles 13 à 28. L'article 2 réunit toutes les dispositions dont seront appelés à bénéficier les jeunes gens qui ont rempli leur devoir endors la Patrie. Indépendamment de la dispense de la duréo des études.par application de l'article 1er : dispense des ccirtificata d'étiidos moyennes ot d'épreuves préparatoires; libro accès à des sessions supplémentaires d'examens et d'épreuves instituées par les facultés suivant les besoins, et répartition des matiùros du programme au gré de ces facultés. Le système est on réalité celui-ci : les professeurs voulant témoigner une sollicitude «pédale aux ieunes gens qui ont souffert pour la Patrie, ne feront pas pour eux un second enseignement "ex cathedra", mais les réuniront dans autant de séminaires où, à côté ot à la suite des cours magistraux, ils les initieront aux méthodes do travail et aux recherches personnelles, où ils leur donneront certaines répétitions, où ils les soumettront à des Interrogatoires fréquents. Ainsi dirigés et réhabitués au travail scientifique,ces jeunes gens pourront, dans un temps relativement court, acquérir le3 connaissances nécessaires pour se présenter avec succèe à telle ou telle session spéciale supplémentaire d'examens dont les matières auront été déterminées selon le régime des séminaires où les récipiendaires auront étudié. Le droit d'instituer des sessions sup* lémontaires n'est pas étendu aux établissements à jurys spéciaux parce que le prinoipo que les jurys constitués par lo Gouvernement doivent être composés pour moitié de professeurs de l'enseignement dirigé par l'Etat ne pont subir aucuno dérogation. Or il serait pratiquement Impossible do faire participer les professeurs de l'Etat À plus do trois sessions annuelles dans les établissements en question,pendant les trois années du régime provisoire.Aussi Won, les élèves de ces établissements, qui appartiennent exclusivement aux candidatures on philosophie et lettres ou en sciences naturelles, et qui n'ont donc quo doux années d'études à faire sous le régime de la loi de 1890-1891, trouveront-ils dans lfi création de la troisième session ordinaire d'examens, le moyen de gagner une année. L'article 3 a pour objet d'éviter l'encombrement du jury central en en réservant l'accès aux étudiants qui font des études privéos. Les sessions, de ce jury devront être aussi courtes quo possiblo, les .professeurs d'Université dèvant pouvoir réserver tout leur temps à leurs propres élèves. Quant aux deux derniers articles, ils «ont ainsi Conçus : Art. 4. —- Les Belges qui ont obtenu m 1913 ou en 1914 le diplôme légal do doctour.de pharmacien, de candidat notaire ou d'ingénieur, sont admis à pren-bro part, les diplômés de 1913 au prend, r, ceux de 1914 aux deux premiers concours qui seront organisés, postérieurement à la promulgation de la présente loi, conformément aux dispositions de l'article 53 de la loi du 10 avril 1890-3 juillet 1891, Art. 5. — Ties Belges qui ont obtenu en 1913 ou en 1911 le diplômo légal do docteur, do pharmacien où d'ingénieur, sont admis h prendre part, les diplômés de 1913 au premier, ceux de 1914 aux deux, premiers concours qui seront organisés, postérlouroiiient à In nromulga-tion de la présente loi, conformément aux dispositions de l'article 55 do la loi du 10 avril 1890-3 juillet 1891. WV — Pour les éco'.es paroissiales loi scolaire de 1914 tout en accordant des augmentations do subsides a amélioré notablement la situation du personnel onsoignant, mais ello n'a pas diminué l'intervention financière du Comité des écoles paroissiales. L'organisation du 4o degré exige la construction et l'ameublement de nouvelles classos, l'augimantation du nombre de3 instituteurs cto. 11 y a lieu do remarquer aussi, quo, indépendamment du loyer et do l'entretien dé 30 éooîosî, du chauffage et d'autres frais (qui pendant les an-nées de guerre ont quadruplé) Io comité des écoles d'Anvers en tenant compte des subsides de 1'Efcit doit pourvoir annuellement à une dépense de 165.000 francs uniquement pour payer les traitements obligatoires. Cette somme doit être fournie par ses bienfaiteurs et ses zélateurs. Malheureusement à peine la loi scolaire était-elle promulguée, quo Io fléau do la guorro avec ea suite de misères et de souffrances s'abattit sur notre "Patrie, l^o Comité ne put s'acquitter de js obligations financières quo grilce x avances faites par deux institutions anvérsoises. aïknéw passée ses comptes se clé) tu-raient par un déficit de 270.000 francs : , . 9UI' ^ l'houra actuelle atteindra certainement 350.000 francs. Plein do confiance lo Comité fait un Jtppol pressant à ses concitoyens catholiques pour couvrir ce déficit par do larges étronno3. Los dons peuvont tyro remis chez Mgr Cleynhons, curé-doyen de Notre-Dame ; enoz les très RR. MM. les curés des diffé rontes paroisses et chez los membres nu comité : T. R. M. Peeters, curé de < ^"Wllibrord, T. R. M. Van Hoeck, curé i ot-Àmand, M. Bellemans, rue Teicli- ( II M. Bauchau, rue Willcms, 1(J 11 L'ACIJjALHE LE PROBLEME RUSSE . - . En parlant do l'existence d'un lis# problème russe, nous ne faisons aucune révélation à nos lecteurs. Et on attribuant à ce problème, à la veille de la réunion do la Conférence de la paix, un certain caractère d'urgence, nou-; ne surprendrons personne. A plus d'un titre, 'es gouvernants actuels d© la Russie sont les ennemis des puissances alliées. C'est grâce à eux que des milliers de soldats allemands ont pu rejoindre le front ouest ; que la Roumanie, avec ses richesses minérales et agricoles, tomba entre les mains de l'Allemagne ; c'est eux qui livrèrent à celle ci la flotte do la Mer Noire et attaquèrent traîtreusement, comme l'observe I-ord Milner, les Tchéco-Slovaques, qui voulaient quitter [a Russie pour lutter pour la liberté do leur pays. L'intervention arnite de ceux-ci on lvus-sie £0 trouve donc complètement justifiée. Ajoutez h cola la n'cjesilé de sauver le matériel militaire des alliés, à Archange! et h Wladivoalock,; d'ompêclier les ressources économiques de la Sibérie de tomber au pouvoir de l'onnemi, et les ports do la Russie eoptentrionalo de devenir des bases poitr sas sous-marins. Grâce à 1 intervention, de nombreuses populations ont mi6os à l'abri d'un despotisme terroriste, do> milliers de Russes ont pris les arm.es pour so joindre aux allies; les TohcCo-Slovaques ont été sauvés. Voilà pour lo passé. Mais 1 intervention dans un prochain avenir, quo faut-il en penser ? , Incontestablement, le bolchévisme constitue un danger sérieux, pour l'Allema. gne, où le triompho des éléments ultra-ré-volutionnaireis, aidés par leurs affiliés russes, no peut que compromettre lo retour h l'état normal des choses, au détriment des Alli s. Il ne peut y avoir de paix en Luropo ni on Asie, comme le romarquo un journal anglais, tant que dure le chaos russe et' que les bolchévistes menacent d'envahir la Finlande, l'Esthonie et la Pologne ot empêchent les Allemands do désarmer Faut-il souligner, d'un autro eut1, le grave péril moral et politique d'une expansion continuelle des doctrines et des pratiques l»olchévistes, pour tous les pays du monde ? Si les b'olchévistes réussissaient à exécuter leurs plans, l'Europe civilisée observe lo "Daily Ohronicle", eo trouverait en présence d'un péril au^si gTave que lors do l'invasion de Gengis Khan et de Tamer-lan.Seulement une action armée ou Russie, entreprise sur une vaste échelle, est-elle possible? La France et l'Angleterre n'ont-elles pas encore assez perdu d'homimef-dans la lutte contre l'Allemagne et l'Au triche ? Et quel accueil cett/e entreprise aura-t-ello en Amériquo ? On conçoit don* les réserves formulées par la pressé fran-çaiso et anglaise au sujet de toute expé-dition aventureuse, commo le serait une hâtive action commune en Russie, ^ moins qu'elle no se borne à une mission de po-lioe, assistée par les éléments russe modérés, représentés par des hommes comtmç lo prince Lvvof, ancien président de lo république ru?sos et M. Ivokoftsof, e>x-mâ> nistre-çrésident, tous deux actuellement è Paris. Doit-on commencer par constituer la ï-1 guo des nations, dont la première tàohi consisterait à résoudre le problème© russe? En agissant do la sorte, on risquerai d'arriver trop tard. • wv LA CHASSE AUX ACTIVISTES Ceux qui nous restent Des drôles, qu'il serait opportun de pou. voir prendro sur le fait pour commencer par leur inlligor une correction sommaire, qu'ils méritent, ont souillé l'avant derrière nuit plusieurs façades de la ville, ils y ont badigeonné en noir la devise " In Vlaanderon vlaamsch Chez nous, ils ont noirci la plaque portant lo nom do la "Métropole1, comme ils traitaient les plaques des rues quand los baïonnettes allemandes les protégeaient. Ils nous ont du reste traités de "Judas", un compliment qu'ils ont largement à revendre. En effet, les auteurs de c;s manifestations de haut goût sont évidemment de3 activistes authentiques qui veulent, à tout prix, confondre la cause flamande avoo leur couvro de trahison. Ils contribueront surlout à faire réclamer par les honnêtes gens une intervention de plus en plus décisive de la justice contre le«s complices des Allemands dans la de-;tructvon do notre pays. A Saint-Nicolas Lo "Handêlsblad" annonce que mardi malin la gendarmerie a arrêté ù son domicile, et écroué h Anvers, le docteur Joseph De B-olie, do St-Nicolas, qui, avec Borms, Meert et Ilenderickx, faisait partie du groupe des meneurs activisljea. Un mandat d'arrêt a été également décerné contre Ed. Willockx, ci-devant directeur do la "Kolenverdeeling" et agent au service des Boches, actuellement en fuite. v/V» La vie mijitaire Permissions du soir Quelques soldats nous écrivent pour so so plaindre do n'avoir pu obtenir de permission du soir lo jour de la Noël. Ils demandent un peu plus de largesso dans l'octroi de ce3 permissions, ot de ne plus devoir, le dimanche comme en semaine, rentrer invariablement à 9 h. et être ainsi privés die passer la soirée en famille. Que leurs doléances soient ici transmises à I'au!or!té militaire. Rémunération en matière de milice Le service do rémunération en matière do milice, dépendant du Minis^r 3 de l'Intérieur, établi précédemment au Hàvro, a été transféré à Bruxelles, rue Ducale, 91. Les allocataires qui résideront encore on France postérieurement au 14 janvier 1919, continueront b, y recevoir, sur leur demande, les indemnités qui leur étaient servies à rinle-rvention du Ministètre do l'Intérieur au moyen do mandats-postaux. Lfcs alUceaitatres résidant à l'étranger, dans d'autres pays que la Franco, con. tinuoront h recevoir los indemnités do milice à l'intervention des consuls belges jusqu au moment de leur rapatriement. Le3 allocataires qui sont domiciliés en Loigique recevront, comme précédemment, les dites indemnités à l'intervention des organismes locaux du Comité National de secours et d'alimentation'. Les allocataires ayant résidé à l'étranger et qui rentreront eu Beïgique, devront : 1. s'adresser aux organismes locaux^ du Comité do sccoursi et d'aîi-mc.ntaUon ^ en vue d/obtenir l'indemnité do rémunération ; 2. fai-ro connaître au Ministère do l'Intérieur, service de la rémunération, ù Bruxelles, la date de leur rapatriement et leur nouvelle adresse. Faute de fournir ces renseignements en temps opportun, le3 alloco.ta.iros s'expo-3ciraient à voir retarder les paiements. L'auditeur général C'est M. Van Zuylen do Novclt qui est nommé auditeur général, en remplace-Kent du baron Durutte, qui a pris sa rotrailo. ,— -vV- Les Alliés en Allemagne Les troupes belges Paris, 25 déc. — J->a premilre brigade le cavalerie belgo est entrée à Maldorf. y'autro part, le faubourg do Nied, près Le Francfort-sur-Ie-Mein, a été occupé par es troupes françaises. UNE LISTE D'HONNEUR L«s instituteurs de nos éctoles paroissiales arrêtés et condamnés par les Allemands : 1. do Tfevernier Gust-, do l'école ruo de l'Abbaye, arrêté le 9 décembre 1916; accusé d'avoir répandu des écrits et des journaux périodiques ; d'avoir recruté dos volontaires, tentative de passage de frontière ; condamné à 5 ans do réclusion.2. Poeraer Léon, do l'écolo rue du Chariot, arrêté à Merxplas, le 16 août 1917, accusé d'espionnage, trahison, lédac-lion de plans de tôles de pont du Canal do la Campine, condamné ainsi quo son frère, instituteur à Turnhout, aux travaux forcés à perpétuité. 3. CSiantraine J., do l'école ruo Eve-raert, arrêté le 15 février 1Ô11, accusé de répandre des écrits (anti-activistes) défendus; condamné à 9 mois do détention et après à être interné jusqu'à la fin do la guerre, daus un camp on Allemagne.4. Wuyte François, de l'écolo rueEve-raert, arrêté lo 17 septembre 1917; accusé d'avoir répandu "Do Vlaamsclie Wacli-lor" ; condamné k 2 mois de réclusion. 5. Van Hoineldonck Richard, de l'école rue de l'Escaut, arrêté lo 13 juin 1917 ; acousé de répandre des écrits défendus ; condamné t\ \ mois de réclusion arrêté do nouveau le 14 décembro 1917, accusé, cetto fois, de collaboration à la rédaction d'écrits non autorisés (anti-activistes) . La santé de ce dernier est très pré-cairo par suito de son incarcération. • vV-~—-—- Souscription Liste du journal la • Métropole - pour la Noël des enfants pauvres Report fr. 3109,75 MM. Steen frères et Cie, de Paris 500,00 Un conducteur transport militaire 1,25 E I^aval 2,00 Une tectrice 0,50 Ju/liette D. 1,00 • vV* ECHOS Programma de la journée : SPECTACLES Scala. — A 7 h. 1/2 « Zo Zijn Sclicuf «• DIVERS Cercle catholique. — A 8 heures Soiréo patriotique. Discours en français de M.Paul Scgers, ministre d'Etat. La Fraternelle Anversolse. — A 7 h. 1/2, tête commémorative et patriotique, au Cercle royal artistique. Cercle d'ambulanciers de la Croix rouge. — A 8 h. place de Meir, 30, réunion des mombros. La presse belge on Allemagne L. G. Q. G-, organise une excursion do la presse aux forts do Liège et on Allemagne. Lo départ a eu lieu ce vendredi matin, à la promiùro heure. Après une conféTanco préparatoire à Liège,les journalistes visiteront samedi les forts de Bar-chon, Fléron et Loncin; dimanche et lun-. bi, ils parcourront la zone occupée en i Allemagne par los Beliges. lia "Métropole'• fait partie de cetto ex-; pédition. /v/v/v/xx» Invitons nos soldais ! Les familles qui, à l'oCcasîon do la nouvelle année, voudraient inv'-er un de nos braves soldats à lour table, sont priées d'envoyer leur adresse et l'heure du dîner aux secrétariats suivants avant lundi soir : E. Korpes, place Loos, 4 Anvers; M. Pigeolet, rue Waterford, 19, Berchem; R. Do Winter, avenue de Koyzer, 34, Anvers; L. Caumarlin, avenue Plantin, 51, Anvers. VAA/W Nos théâtres Le9 desiderata des Anversois ont été satisfaits par le collège échevinal, qui a autorisé la réouvorture du Théâtre royal. M. Georges Villier va y trouver asile avec toubo sa troupe. Nous l'en félicitons.La soirée d'ouverture en grand gala aura lieu, le 7 janvier prochain, avec " Carmen ". Le théâtjre des Variétés était presque devenu trop petit, vu l'affluence des speo-tateur3. Le public va se rendre nombreux à son théâtre favori : le Royal-Nous nous réjouissons de voir la vie et le commerce à la veille de reprendre dans un quartier de 'a ville qui était devenu triste et désert. On nous annonce aussi que M. Jorge reprendra sous peu le répertoire habituel aux "Variétés". Vol7à une couple de bonnes nouvelles. Enfin I Le rapatriement des évacués français Nous avons assez mené campagne en vuo d'obtenir lo prompt rapatriement tant désiré do3 évacués français, pour nous réjouir avec eux de la décision qui vient d'être prise, et somble, cette fois, bien définitive.A partir du 28 courant, un train sera mis en marcho quotidiennement enbro Anvers (sud) et Nancy. Ce convoi, composa do 35 wagons fermés, partira d'ici à 9 h 32 emmenant choque jour' un millier do réfugiés. Ce ne sera pas le "summum" du confortable, mais enfin on partira l Certains évacués français nous écrivent pour so plaindre du traitement qui leur est fait par quelques-uns de nos conci. toyons peu charitables. Après avoir été reçus fort aimablement au mois de septembre et hébergée chez l'habitant, voici qu'ils se voient mis brusquement à la porto sous divers prétextes, et obligés de chercher gite ailleurs pour le peu de jours qui les séparent encore de leur départ. Nous devons à la vérité do dire que, par contre, l'hospitalité est généreusement pratiquée par .d'aufci-es, et Ton no peul quo la citer en exemple. Un peu de solidarité s'impose en ces pénibles circonstances. Que ceux qui ont à heberger des évacués se représentent qu'eux-mêmes ont failli subir le même sort et eussent été heureux, en ce cas, de rencontrer des hôtes accueillants el bienveillants. Insistons une fois de plus pour que les comités compétents hâtent le rapatriement tant désiré des évacués et, entretemps, veillent à ce quo ces déracimés n'aient pas à supporter le surcroît de, douleur de 6e voir expulser des demeures qui leur ont été assignéos. La rotour des réfugiés beiges U steamer "Dierbysiliire" est arrivé mercredi matin, avec 1237 passagers,tous do Londres et environs Le steamer a ' passé un champ de mines et il a fal.u recourir au concours d/un dragueur do mines pour frayer un chemin. Beaucoup do personnes croient qu'il suffit ^'informer lo bourgmestre qu.'ils sont en mesure d'héberger et de nourrir des membres de leur famille résidant à l'étranger pour quo ceux-ci soient autorisés à retourner en Belgique. Pour avoir un effet utile, pareille information doit être adressée aux réfugiés eux tu.nos. Sur présentation de cet avis au Comité do rapatriement établi dans leur résidence, les réfugiés seront mis en état d'entropronilro lo retour au pays. A l'arrivée de réfugiés de IIuKande et d'Angleterre il arrivo quo divers objets s'égarent. La majeure partie de ces objets a été déposée au bureau centjral, avenue des Arts, 27, où les réfugiés rapatriés peuvent s'adresser pour les reprendre.Le portrait du grand Msx obtient le plus grand succès à l'étalage du "Comptoir général de photographie", chaus&éo de Malines, 32, Exploits de voyous Depuis quelques jours, une bande de voyous patentés et stipendiés se donnent rendez-vous au Théâtre de la Scala pour Y siffler et y huer les scè>nos patriotiques do la revue où sont glissés des mots français, la strophe française de la brabançonne, la fraternisation du lion et du coq, voire inème la représentation do notre reine soignant un blessé. Nous n'attàclierons à la mancauvro de ces énergumènes pas plus d'importance qu'elle n'eu mérite. Tout homme de bon sens sait qu'elle o3t diamétralement contraire aux sentiments de la population et vigoureusement réprouvée par l'opinion publique. Il ne faudrait point cependant quo nos hôtes étrangers puissent s'y tromperai quo ces honteuses manifestations, en se reproduisant, provoquent des réactions regrettables. Aussi la direction du thôAtro ne ferait-ollc pas mal de démontrer qu'elle sait maintenir l'ordre dans sa salle. Du reste la police est là et lamlgo as-, sez proche. Flésitcca-t-elle h agir ? Le gaz A-t-on réfléchi, â la compagnie du gaz, à l'entravo compl to que le fait de couper lo gaz à 8 lioures du matin, va apporter à des services d'uno nèressité absolue pour la santô publique ? Les st'rilisations nécessaires aux opérations et aux pansements dans les hôpitaux civils et militaires et dans les cliniques se font au gaz et le matin. Il en est de môme des multiples manipulations chimiques ou pharrmaccutiquej. Tout oelà va être entravé. Ne serait-il pas possible do retarder 1 arrêt du gaz de 1 h. 1/2 ou 2 heures ? Le mesure actuelle o.-t préjudiciable à la santé publique qui est loin d'êtro trop brillante en ce moment. II y a un conseiller médecin & l'Hôtel de ville, n'a-t-ll pas 6ongé à éclairer le collège sur cette question ? Les avertisseurs d'incendie Certains garnements so font un malin plaisir de fairo fonctionner sans moli/ sérieux. les avertisseurs d'incendie, donnant ainsi un surcroit do besogne inutile et dispendieux à notre vaillant corps de pompiers. M. Weyler, échevin do l'instruction publique, à attiré l'attention du corps enseignant sur ce Aux hangars La commission do récupération des bois, charge journellement, aux hangars 17/b à 21, une trentaine do wagon3 de bols déposés soils les hangars, en vue do déblayer ceux-ci, Ces bois sont conduits,par le quai du Rhin, aux numéros 45, G9 et 70 des bassins pour y être entreposés. D'autre part, la comm'*6ion de récupération dos charbons charge journellement aux hangars 19 a ot b 250 à 800 tonnes do charbons quo les Boches ^ y ont abandonnés. Ces wagons sont dirigés sur diverses destinations du pays selon les ordres do l'autorité militaire. On eisp&re aussi mettre â bref délai les hangars 17 à 21 en état do recevoir d<*3 navires, en premier lieu vraisemblablement ceux du Relief. L'administration des chemins do fer ot lo service technique do la ville travaillent actuellement â remettre en état â cet emplacement les transbordeurs ot les cab( <tans électjriquoa pour pouvoir effectuer le placement des wagons devant le naviro môme sous les grues hydrauliques. Notons que, là aussi, I le5 maraudeurs ont op-'ré : les coussinets on bronzo des roues des transbordeurs ont éta démontée et volés en grand© par- t'a Les passeoorts pour la France Selon un avis officiel du ministère dos affaires étrangères, depuis le 25 décembre, tout Belge désirant se rendre en France d,oit être porteur d'un passeport déjiivré par le Gouverncwiont Civil ou par le Commissaire d'Arrondissement au* quel ressortit lo lieu do son domicile. Oo passeport doit-être déposé au Consulat français le plus proche du lieu de la résidence du porteur afin d'être revêtu du vha roquw Cette formalité accomplie, lo passeport doit être visé ptar le Bureau do la Sûreté militaire belgo, dépendant du Gouvernement provincial militaire dians le ressort duquel l'intéressé a sa résidence. Aux chemins de ter Depuis jeudi, lo train Anvers-Malines quil/Uant d'ici à 3 h. 20 est avancé de 3 houres ot continue jusqu'à Bruxelles, L'horairo est donc : départ d'Anvers à minuit 20, arrivée à Bruxelles à 3 h. Depuis mardi 23, un nouveau train est organisé journellement entre Bruxelles-fford ot Alost. Départi do la gare du Nord à 7 h. 20 ; arrivée à Alos* à 8 h. 51. Lo retour s'effectue à 1G h. 59 pour rentrer à Bruxelles-Nlord ù 18 h. 30.Petit changement u'heuro sur cette môme ligne : lo train qui quittait la gare du Nord à 19 h. est retardé de 20 minutes. Lo train do Bruxoilos-Nord à 7 h. 30 pour Liège va maintonant jusqu'à Wel-kenraedt où il arrive vers 16 h. Il repart de Welicenraedt à 7 h. 20 pour atteindre Bruxolles à 16 h. 10. A Bruxelles-Midi, lo train de 6 h. 40 pour lOaghion qui était prolongé jusqu'à Bassilly, gagnera bieu&H Ath ; il va déjà jusqu'à Ghi&lengJiicn. Ènfin, à Bruxalles-Niidi, Io train de 7 heures pour Manago donne correspondan ce à Brajno-la Comte, à 8 h. 45 pour Ghlin, d'où le retour peut s'effectuer le mémo jour à 13 h. avcc correspondance à BralneJie-Comte à 14 h. 12 ; arrivée à Bruxelles-Midi à 15 h. 45. Les trains Bruxélles-hVugcs, qui empruntaient jusqu'id la voie ' Malines-Ee-cloo, suivent -depuis hier un autre chemin, qui comporte un gain de 2 1/2 heures sur l'ancien horaire : Départ de Bruxelles-Word, à 6 h. 20 ; Alost, à 8 h. 01; Meirelbeke 9 h. 20 ; Gand-Saint-Pierre,9 h. 42; Tïon,chiennes, 10 heures; Landeghem, 10 h. 26; Hans-beke, 10 h 43; Bruges, 11 h 55. Départ do Bruges, 7 h. 25; Hansbeke, 8 h. 42; Landeghem, 9 h.; Tronchien-nes, 9 h. 21; Gand-Saint-Fierre, 9 li.43; Meirelbeke, 10 h. 05; Alost, 11 h. 19 ; Bruxelles-Nord, 12 h. 50. L'administration dos chemins de fer, compte faire circuler, à bref délai, des trains pourvus de 1 éclairage, du chauffage et do freins Westinghouse. Cette dernière disposition, combinée à une meilleure signalisation de la voie, permettra d'augmenter la vitesse des trains et, par suite, do réduire la durée des voyages. Coupons do semaine En attendant quo soient rétablis les abonnements ordinairos aux chemins de fer, n'y aurait-il pas moyen de fairo bénéficier les employés do coupons do' semaines similaires à ceux qu'on délivre aux ouvriers. Ce serait une mesure bien accueillie. A propos de coupons do semaine, on nous signale que la ligne d'Anvers à Bruxelles ne faisant pas partie de l'ex- ; ploitation civile, un ordre de service du 24 décembre informe que les abonnements hebdoinm^'ires pour ouvriers nfy sont pas adm Voilà qui est fort l Peur le porsonnei des chemins de ter Une indemnité quotidienne de vie obère vient d'être allouée, avec effet rétroactif au 1er décembre au moins, au personnel ouvrier des diverses administrations du département des chemins de fer. Llle sV'Lve â 3,50 fr., plue 1 franc pour les mari s et 0,50 fr. par enfant en-dessous de 1G ans. Ces indemnit é seront liiuid-'es. tous les jours de la, semai-no, aussi bien pour le6 agents à service interrompu que ceux à servi e continu. Voilà qui est bien, mais no va-t-on pas en faire autant pour les employés ? Serait-il vrai que ces derniers, bl n loin do recevoir une augmentation, ont été payés le 18 au Heu do l'être le 4 ? La petite bourgeoisie continuera dono l'être l'éternelle délaissée. Nous espérons ïu'on va oommeiiOer à se souvenir d'elle'. Les étrangers Le ministre de la justice a eu une longue conférence avec les procureurs généraux, au sujet des mesures à prendre à l'égard des étrangers, y compris ceux dont I05 p.arquets n'ont pas eu à s'occuper jusqu'ici. Il en résultera, pour l'avenir, plus d u-nitê dans l'action des parquets. Dans la marine marohande Il est porté à la connaissance des candidats à un grade d'officier dans la marine marchande ou de mécanicien de marine, qu'une session d'examens extraordinaire aura lieu à Anvers, vers la fin de janvier 1919. ^ Le9 demande» d'inscriptions doivent êtro adressées le pluB tôt possible et parvenir au plus tard le 20 janvier à M. le commissaire maritime, à Anvers. Elles seront a compagnies ^ des pièces suivantes : 1. un extrait de 1 acte de na 8-sanco do l'intéressé ; 2. les certificats de navigation à la mer ; 3. pour les candi-dats au brevet de premier lieutenant et de capitaine au long cours, les cahiers contenant les calculs nautiques effectués en cours de voyage. Un nouveau syndicat f... Devant les entraves mises actuellement en Belgique à la liberté du commerce,un groupe do cour' ers nous propose d'étudier l'opportunité de créer un syndicat d'émigranls intellectuels pour reaherchetf les moyens d'aller employer à l'étranger leurs facultés et leurs capitaux. Evidemment, si le socialisme d'Etat continue à nous régir, l'ironie de cette proposition risquera fort de &o muer en réalité... Mais nous espérons, pour le bien do la Belgique, qu'on s'arrêtera à temps sur la pente dangereuse. Le « Vindictlve » On prévoit que le navire do guerro "Vindictlve" et le3 autres bateaux que les Anglais ont fait sombrer pour bloquer les ports d'Ostende et de Zoebruggo pourront être relevés tout au début de l ann o prochaine.Le " Vindictive" .arborant le grand pavois, sera conduit dans la Tamise et amarré devant le pont de Westminster. 'VW — Intérieur POUR LA RESTAURATION t/ne entrevue de M. Llojd George, premier ministre d'Angleterre, avec M Delacroix, premier ministre de Belg^quo, et M. Francuc, ministre des colonies, est projetée pour cette semaine encore. Elle aura lieu vraisemblablement samedi. MM. Delacroix et Franck ont du s'embarquer pour l'Angleterre lo jour de Noël 11 s'agira, dans celte entrevue, de régler une question essentielle et préalable, peut-on dire, à la reprise de nos relations commerciales avcc le Royaume-Uni, celle du change entre les doux pa,y8. Les commerçants ot industriels belges qui désireraient s<e rendre d'urgence à Londres pour acheter des marchandises s'y trouveraient, dans la plupart des cas, placés devant l'obligation do payer comptant et on livres sterling, vu que los seules valeurs actuellement en possession du plus grand nombre, ici, sont dos marks ou des billets créés par ordre do l'autorité allemande, et que la plupart des maisons lauiglaises les tcjAi seraient en paiement. Nous avons annoncé déjà la visite à Bruxelles du ministre de la Reconstruction die la République Française. M. ,Ias-par a eu mardi après-midi avec M. Lou-1 clieur une longue oonférence ou ont été ' examinées les mesures à prendre pour rééquiper nos établissements industriels dévastés, au moyen de matériel d'usines j de la région du Rhin occupée par lee troupes alliées. Enfin, M. J.aspar a délégué à Paris iM. Jules Jadot, fr&re du gouverneur de la Société Générale, et M. Aloxandro Galopin, de Horstal, avec mission do négocier le rachat immédiat par la Belgique de tout oe do<nt les armées américaines peuvent, dès à présent, se passer : "wagons, rails, gares, aulobus, matières premières. Ces négociations ont déjà abouti. L'échang-e des marks Le Gouvernement rappell« au public quo l'échange des marks se trouvant dans la circulation belge sera "intégralement" opéré contre de la monnaie nar lionale. La limite qui a été fixée n'a qu'un caracttire tgmporaâro; le r^mtocursement total s'effectuera aussitôt'que le permettront les conditions matérielles de l'impression des billets nécessaires. Au Sénat La commission sénatoriale de la guerre, réunie en assemblée au Palais de la Nation, a constitué . son bureau ccmmo suit : président rapporteur, M. de Ro ; vice-président, M. le duc d'Urscl ; secrétaire, M. Carpentler. La commission q"est mise d'accord pour votor le contingent de l'armée pour 1919. A l'ordre du jour de la séance du Sénat do vendredi figurent entro antres le vote du contingent de l'armée pour 1919, I03 licenco3 maritimes, la prolongation du mandat des membres du conseil colonial et la proposition de MM. Goblet jl'Alvièlla, Magnette et consorts, tendant à décréter le 22 novembre journée nationale.Les Américains et nos œuvres M. Iloover, ministre américain du ravitaillement, a délégué deux membres de la C. R. B., MM. Sallowell et Ohatfield, pour étudier l'organisation des œuvres de l'enfance en Belgique. Sous la conduite de M. Henri Velge, secréta're général du Département de l'enfance ^ du Comité national, ils ont visité une série d'œuvres à Bruxelles. Ils ont parcouru onsuito deux coïonies d'enfants débiles établies par le Comité national à Schoo-ten, aux château de Wijngaord et Vor-denstein, ensuite la colonie orthopédique pour les enfants rachitiques, installée par le mêime comité à Hérent. %/w Un meeting au Burgerkring MM. Van Cauwelaert et Van de Perro, tous» les deux députés d'Anvers, ont voulu reprendre contact hier, après 4 1/2 années d'exil, avec un auditoire anversois. M. le docteur Nuyens a prononoé quelques paroles d'introduction pour rendre homsmage au Roi, à la Reine, à l'armé©. M. Van Cauwelaort, député, prend ensuite la parole. Il expose dans ses gTanr des lignes les problèmes qui so posent au point de gue international. La neutralité foroée doit faire place à la neutralité volontaire, librement consentie suivant nos intérêts. La politique Intérieure doit ôtre baséo sur la fraternité : l'égalité du suffrage des hommes doit recevoir son corollaire Indispensable dans le suffrage des femmes. Il faut que le gouvernement s'intéresse aussi au sort des dlosses moyennes et qu'il remplisse à l'égard des invalides, des déportés, des veuves ot orphelins de soldats, la dette de reconnaissance à laquelle ils ont droit. Abordant la question des langues, l'ôra-teutr déclare que les Flamands ne veulent pas du systi'-mo des transactions et maintiennent intégralement le programme do revendications formulé avant la guerre. Nous no domandons pas, dit-il, l'affaiblissement de la Belglquo, nous no me!tons pas on cause nos inslituticns nnt:onaUs, mais nous réclamons pour los Flamand les réformes nécessaires dans l'administration, dans l'enseignement, dans les iri-bunaux, dans l'armée. M. Van Cauwelaert expose ensuite les moyens que les Flamands doivent mettra en couvre pour arriver à la réalisation de leurs d'sirs. M. Van de Perre, député, s'oocupo des Intérêts économiques du pays ot du port d'Anver3 en patrtioulier. Il fait ressortir les difficultés de la période de transition par suite die la réduction du tonnage el de la main-d'œuvre. Anvers, dit-il, doit être non seulement un port national, mais un port international, outillé spécialement en vue de l'exportation. Les communications ave l'hinterland, l'ouverture do de-bouohés nouveaux, sont dos problèmes qui doivent solliciter l'attention de tous ceux qui s'intéressent à notre avenir économique.L'orateur dit encore quelques moU sur la question des langues à l'ariiv'c, et tor-mino on faisant valoir les revendications des Flamands. La sl'ajnce est levée à 1 h. 1/4. A' plusieurs reprises un groupe d'aoli vlstes a Interrompu les orateurs et invectivé la "Métropole". Dont merci. • vV X-.e L'arrivée de la (32» division française à Gand j_.a population gantoise a fait un ac-oueil enthousiaste à la 132e division française, commandée par M. le général Sii-gres, dont les régiments, salués de chaleureuses acclamations et couverts do fleurs, ont traversé la ville pavoiséoaux couleurs alliées, afin d'être passés en revue par M. le général Dégoutté, commandant en chef de la dixième année. : Après celte cérémonie, los officiers généraux français encadrés do leurs états-majors et accompagnés do nombreux officiers belges, ont été reçus à l'hôtel de ville, où le bourgmestre leur à éloquem-ment souhaité la bienvenue. — Il y a quatre ans, a dit M. Braun, notre hô»tol de ville était envalit, souillé par des généraux allemands, revolver au poing. Aujourd'hui, je suis heureux et fier d'y saluer des généraux français qui sy présentent la main cordialement tendue. Ces mains amies quo nous pressons avec effusion ont vaillamment tiré l'épéo et puissamment contribué à sauver notre j.' ,fHe. X^us n'oublions pas qu'en août Lo. M. le président Poincaré a promis de ne reculer dovant aucun effort pour libérer la Belgique de l'oppression ennemie : cet engagement a été fidèlement rempli. Les Français, en traversant les Flandres et la Wallonie, emporteront cetto impression qu'il oxiste une Tune belge profondément attachée au sol, aux insti-tibtions du pays, à 6es traditions et à ses lois et aussi pénétrée de sympathie et do gratitude pour ceux auxquels la Belgique doit de vivTe encore. Jamais. nous n'oublierons et, en toute ctroonstan- ' ce, notre cri le plus sincère sera tou- j jours : "Vive la France l" Au cours du * banquet offert, aux généraux et officiers français, lo bourgmestre Braun, a porté un toast à la rrance, faisant remarquer que les 11a-inanda ont tou joui j aimé ce généreux et loyal pays. En a eptant la lutte si inégale imposée par honneur, l'armée belge accomplit un îôle important et peut-être décisif dans l'effroyablo mêlée. L'armée française nous en tint compte et combatt't cote à côte avcc l'armée belgo pour libérer la Flandre et précipiter la retraite allemande. Le bourgmestre convie l'assir-tance à acclamer I03 Français auxquels nous devons le triomphe final s MM. Poincaré, Clémenceau et Foch, Après avoir fait l'éloge des généraux Degoulte et Si^rcs, le bourgmestre continue : r Vous qui avez conduit vos troupes par les chemins de nos villages de la Flandre, vous avez pu juger quelle haine, quel mépris les hordes teutonnes semèrent dan6 nos contrées. Vous êtes aussi le mieux à même de nous comprendre lorsque je parlo do la connaissance de notre peuple pour la nation française dont nous somma? et voulons rester différents, mais à laquelle nous unit une affection loyale et durable." M. Braun termine en saluant, au nom do la vi le de Gand, ses sœurs délivrées, au milieu de longues acclamations. Le général Dégoutté, fit ensuite l'éloge de l'arméo belge, exprimant la vive reconnaissance do la France pour l'accueil enthousiaste réservé à ses ti:oupc3 par la population gantoise. Après le banquet, les Invités assistèrent à une représentation patriotique ou grand théâtre, où leur entréo fut saluée par d'intorminaoles cris da "-Vive la Francel " Une manifestation à Namur en l'honneur des condamnés politiques A l'initiative de Mgr Iieylen, yine manifestation inoubliable a eu lieu dimanche à Namur en l'honneur des condamnés politiques de la province. Elle débuta par une messe solennelle à la cathédrale, où Mgr Heylen reçut et félicita le groupe nombreux dos patriotes persécutés. Ceux-ci se plaçèrent par groupes distincts, selon la gravité des peines, aux emplacements qui leur avaient été réservés par les commissaires habilement dirigés par leur organisateur M. Jos. Haynault. C'est ainsi que prirent place, au "banc" des condamnés à mort: MM. Fernand Golcnvaux, Max Wasseige, Paul Matho-let, Jean Roeel, René Dubois, Simon Brichart, Alphonse Hayot, Jules liouart, Georges Gcnart, tous de Namur; Georges YVéry, de Warêt-la-Chaussée ; Valère Klénil, de Flawinne; Louis Goise.de Gem-bloux; enfin une dame : Mme Clémence Ma3sart, de Namur, qui fut condamnée à mort avec son mari et que les Boches grâciùrent au moment même où ils envoyaient M. Massart au peloton d'exécution.Plus loin une douzaine do condamnés aux travaux forcés et do déportés comme indésirables. Ailleurs enOD.ro,le groupe nombreux dos autres condamnés. M. le baron do Broqueville, ainsi que le général Buckland et le major Parker (anglais) , le commandant Segonno (français) , et lo colonel Tassier, commandant belge de la place de Namur,. assistaient à la cérémonie, honorée aussi de la prô-senco d'une foule de personnalités. A l'Evangfile, M. l'abbé Lfvmbiotto, curé des Alloux, prononça une allocution. Après l'office, on se rendit en cortège,avec musiques et au milieu des ovations,à la salle de l'Institut SalntkAubain où l'assemblée fut présidée par S. G. Mgr l'ôvôque, ayant h sos côtés le ministre et le général Buck/land, ainsi que les autres notabilités.Mgr Iïeylon ouvrant la séance,félicita M. de Broqueville pour la haine que les Allemands lui vouèrent, et rendit hommage aux condamnés. Le ministre, en une belle improvisation salua nos soldais et les patriotes du pays occupé qui ohacun pour leur part et dans leur sphère, contribuèrent à la victoire. Rappelant sa parole du 4 août : "La Belgique peut Ctre vaincue, elle ne sera jamais domptée", il ajouta: "On ne dompte pas un Belge quand il a à se soumettre au bourreau de son pays". Si la Belgique a pu résister, elle le doit à ses Ir'roïqucs enfants qui se dévouèrent pour elle. Beaucoup ont payé de leur vie ce dévouement. D'autres n'ont échappé à la mort que pour connaître les souffrances de ces bagnes allemands où on traitait le prisonnier comme une bête humaine. Un "liivro d'oc" dira lo dévouement de ces braves. Apres ce discours, haché d'ovations, M. lo député Oolenvennx, prend à son tour la parole. 11 rappelle en termes éloquents ot vécus, l'œuvre infiniment di-vorso qui sollicitait les concours (tes pa^ triotes on pays occupa, puis le martvrrt infiniment divers qui fut lo salaire de ces conccurs. On acclamo à chaquo instant ses paroles, surtout lorsqu'il définit d'une parole s! juste, le travail aconTnpli: " Il fallait on un mot opposer un ctuir beflge partout où il y avait un appétit germain. " Après son discours, M. (Jolonvaux re çut d une 11110110, orpueuuo u. uui luoinVf un magnifique bouquet do fleurs, puii Vf. Wasseige présenta ses collègues en condamnation capliale à M. le ministre» I*a séance s'aoheva au milieu du plu# vif enthousiasme. LE CONGRES SOCIALISTE Lo Congrès socialiste s'est réuni le jour de Noll pour la premiète fois depuis quatre ans. Un iniUier de délégués envi-ron étaient présents. Sur la proposition de lour bureau, ils ont déodé do discuter les questions intéressant la politique intériouro avant d'aborder les problème* relatifs à la politique internationale- A. ce propos le seOtétaire du bureau a fait connaître que dix mille Belges syndiqués, actuellement retenus en Angletoiro, insistent pour conserver le droit de part ciper aux prochaines élections. M. Vandorvoldc, ministre de la Justice, a donné lecture d'un long rapport sur la situation politique, en rappelant à quel-los conditions lo conseil général du parti avait approuvé la collaboration do se® membres à un ministère d'union, — soit on échango du suffrage universel égal, de l'abrogation do l'article 310 du oodo pk nal, de la liberté syndicale pour les agent» des services publics et de la participation des délégués du parti à la reconstitution économique du pays. Le congrès aura à statuer sur les actes des délégués socia-listes au ministère. En ce qui concerne 'a liberté syndicale, j« prépare, dit-il,un projet de loi portant abro« galion de l'article 310. D'autre part, U liberté syndicale dis agents de 1 Etat existe et plus personne n'osora y tou^ cher. En têto do la manifestation de dimanche, des solda's portaient notroxjjja-peau et la foule qui les acclamait a compris que c'étaiont eux qui avaient conquis le S. U. Et à côté d'eux se trouvaient ceux qui, jadis, devaient eo dissimuler dans nos rangs, les agents de 1 Etat qui, cetto fois, défilaient fièrement. La réforme du S.U. n'est plus seulement ins-CTi'iO à notre programme, elle est formulée dans un projet do loi que lo ministère d'union a adopté lundi. Mais il y aura encore do 5 résistances. Los défendeurs defl anciens privilèges ossaient de gagner du temps, ils ne discutent plus le principe, mais ils combattent la procédure sommaire à laquelle s'est ralliée lo gouvernement Cette prcofduro n'a pa3 été diotéo par nous, ello ost dictée par le bon sens ©l la nécessité. Des élections sous un autro régime sont pratiquement et moralement impossibles ; il faudrait dix-huit mois pour établir les listes électorales et personne n'admettra quo loi Chambres actuelles siègent jusqu'on li)20. Au point de vue moral, il sorait inadmissible de voir voter domain les électeurs pluraux alors que ceux qui so sont battus ne seraient pas électeurs. De même il y en a beaucoup qui ont perdu tout Oo qui leur donnait droit à des votes supplémentaires, ils ont vu fondre leurs économies, disparattro leurs propriétés alors quo d'autres 60 sont enrichis des misses du peuple en trafiquant avec l'ennemi ; ceux là ont aoquls des propriétés et deviendraient électeur»-pluraux. Le peuple belgo no le voudra pas. Nous avons prêté serment d'observer la Constitution et nous entendons respeo-ler notre serment, mais il y a beaucoup d'articles de la Constitution qui ne sont plus observables par suite de la grand© catastrophe qui s'est abattue sur nous. Pendant quatre ans il a été impossible d'observer la Constitution. Si on avait dû l'observer, on n'aurait pu percevoir les impôts, ni recruter l'armée, la guerre aurait été perdue et la Belgique vaincue.Da plus les mandats des députes sont légalement périmés ; ils no peuvent donc plus | légalement décréter qu'il y a lieu à rê-vision do la Constitution. Il n'y a plus aucun moyen légal régulier de respecter les^ formes constitutionnelles ot le seu! moyen de sortir de la situation c'est un accord raisonnable, national, patriotique des pouvoirs de fait qui oxlstont en Belgique. Nul 11e peut diro qu'il s'agit là d'un coup d'Etat. Nous ne sortons pasdfl la légalité, nous sommes en dehors par le fait do l'invasion et do la suspension violente de notre pacte constitutionnel et nous allons fairo un effort victorieux poux rentrer dans lo droit. Nous domandon» quo du S.U. sorte une Constitution nouvelle, rajeunie, que nous faisons par avance le serment de respecter. Ootto politique n'est pas celle des trois ministres, c'est cofle du gouve37o|e<meWI d'union. Sa tâche n'est paB facile, mai« si dans quelques mois il y a moins d« chômeurs, si on a plus à manger et et le S.U. triomphe, ceux qui nous reprochent de déserter la lutte des classes do-vront reconnaître que nous aurons fait triompher les légitimes rovendicatlonp du parti ouvrier. (Longs applaudissements) . Dans la séanco tenue l'après-midi, les d4. légués des divers arrondissements ont foiv mulé les avis de leurs groupes sur le rap* port du conseil général qui approuve sans réserve la participation dos socialistes an gouvernement. Ce rapport û été approuvé à uno forte' majorité. M. Waulers, ministre, a exposé les masures prises pour assurer le ravitaillement et réclamé le concours de tous pour mener cetto œuvre à bonne fin. Son discours a été fréquemment et vivement interrompu par les membres du groupe Jactqrnotle, qui demandent que la bourgeoisie supporte seulo los charges do la guerre, la classe ouvrière ayant assea Souffert. Le vote des fédérallons concernant la participation des socialistes au ministre donne 22 pour, 2 contre ot 3 abstention*/ M, Lokeu rappelle qu'il s'est opposé à uno participation au ministère mais maintenant qu'on se trouve devant le fait accompli il domando qu'à l'avenir on con* suite d'abord le congrès. L'orateur demande quo lo congrès M réunisso après la prochaine consultation électorale pour discuter la thèse de l'indépendance totale do la classe ouvrièn-6 dans sa lutte pour la conquête du pouvoir.M. Uytroever proteste contre la politique annexionniste que le gouvernement mène depuis son retour. M. Vandervelde réplique que si le gouvernement s'était prononcé pour une politique annexionniste agressive à l'égard die la Hollande il ne serait pas entré dans le gouvernement. M. Jacqmotto constate qu'aucune def conditions préalables à l'entrée des socia» listes dans le gouvernement n'a encoré été réalisée. Il ne croit pas que le3 six catholique® et les trois libéraux qui font partie du ministère permettront aux ouvriers de l'Etat de so mettre en grève. Le droit d'asso* dation n'est rien sans le droit do grève. Il demande où en est le projet sur la taxation des bénéfices do guerre et cri* tique lo projet do loi sur les loyens.Noui avons intérêt à reprendre la lutte des clas* sos. Les révolutions russe et allemande ont préparé la voio à la révolution sociale.Le résultat des différents votes sera pro* clamé demain. La séance est lev<?$. ** * Le seconde séance u eu lieu vendredi. Le Congrès, après avoir entendu plusieurs délégués, les uns protestant con-tro la participation dos socialistes au mi- ^ nistère, les autres l'approuvant, entend M. ^ Ansecle, lequel estime qu'il faut guer dans cette question entre lp pr ncipo et la pratique. Il regrette profondément quo le principe soit surlout Critiqué par '03 intellectuels qui semblent vouloir se mettre on marge du parti (violentes interruption) . 31 expose 1 couvre d<'j\ r'nliséa par le nouveau minist'io, notamment par Bon département qui réussit d<\jà A enrayer lo chôonage. U combat la méfiance systématique do certains délégués et les engage à faire montre de la confiance qui --r --*5t la fore*. U combat la gurrre pou* la guerre. 1 ^d la classe ouvrière, dit-il, peut obten:r quelque choso par entente, îllo ne doit paa refuser. Faisons en petit

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This item is a publication of the title La métropole: journal quotidien du matin belonging to the category Katholieke pers, published in Anvers from 1894 to 1974.

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