La nation belge: journal quotidien d'union nationale

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s.n. 1918, 23 March. La nation belge: journal quotidien d'union nationale. Seen on 21 April 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/r49g44jm4g/
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JOURNAL QUOTIDIEN D'UNION NATIONALE FONDATEUR FERNAND NEURAY Rédaction et Administration : 3, Place des Deux-hcus, S. - PARIS (1er Arr1) Téléphone : Central 33-04 TARIF DES ABONNEMENTS UN MOIS TFOIS UOt* France 2 fr. SO 7 fr. SO Angleterre.... 2 sh. 6 7 sh. 8 Autres pays ... 3 fr. OO 9 fr. OO Publicité aux Bureaux du Journal L'Allemagne et la Belgique Hos ennemis vont~ils tenter une nouvelle offensive diplomatique ? Les débats de lundi et mardi ' derniers 1 Wi Reiohstag n'ont pas dissipé l'impression de malaise et d'attente qui pèse sur l'Allemagne. Noues avons signalé l'avalanche de commentaires provoquée par le précédent discours du comte Hertling. On ne pourrait les ciitar tous tant il y «n eut. Dépouillé de toutes ses phrases, écrivait encore la « Vossische Zeitung », le discours n'est ipas davantage qu'un aident désir que Jes (puissances occidentales poliraient s entendre avec l'Allemagne. Les principes de VVil-•on sont acceptés mais cette adihésion est immédiatement suivie par un doute quant à Bavoir si L'Angleterre acceptera les demandes «et lès principes du président WiLson. Le discours révèle le désir de négocier avec les puissances occidentales. lia « Weser Zeitung », elle, se demande s'fl. n'y a pas plutôt lia un habile artifice : U se peut, écrit-elle, que le discours soit un jeu politique, de même que les djaàectiques die paix le sont pour WiLson. Cette théorie aefiiile peut nous faire comprendre le chancelier. Les paroles de Hertling donnent l'impression que rAllemagne conservera l'Alsace-Lorraine et qu'elle déprécie la valeur de la Belgique en tant que gage. La. foimule de HertLiïftg nous rapproche fort peu de la paix occidentale. Le chancelier accepte les quatre principes de Wilson pour s'en servir contre lias autres puissances de l'Entente. Seule Képée peut nous apporter la paix véritable, et •Ile le fera dans l'ouest, comme elle l'a fait dans l'est. Citons encore deiux mots éloquents du u Leipziger Tageblatt » : L'insinuation au gouvernement belge est importante. Elle est même une invitation et upe nouvelle. preuve de notre désir de paix et de réconciliation. Les hommes d'Etat belge mt maintenant la parole. Ne îioua étonnons pas, si un de ces jouis en les pnesae davantage encore de parler. Notre- distingué confrère Henri Lorin oroit que si nos ennemis ajournent leur offensive militaire, c'est qu'ils préparent une offensive diplomatique : Une offensive diplomatique très intense : nous en pouvons être certains, écrit M. Lorin dans Y « Œuvre ». Une phrase remarquable diu discours de Naurnann, parlant après le chancelier, nous en indique même le dessin : c'ést à la Belgique qu'ils vont maintenant s'adresser, espérant trouver là une fissure dans l'Entente, et la chance d'une nouvelle paix séparée. Naumann se plaint que l'offre de restaurer l'indépendance bçlge, bien que criée pour être entendue au delà des Océans, soit resté» sans réponse. Il faut voir là une tentative pour séparer, si possible, le peuple de la Belgique envahie du gouvernement du Havre; c'est, une continuation et une aggravation de la politique qui a créé le Conseil prétendu des Flandres, peloton d'exécution de la Komman-dantûr.N'oublions pas, en effet., que les Belges sont, ftn grande majorité, isolés par nos ennemis du reste du monde. Ils tiennent cependant. C'est, l'orgueil d'une nation vaillante, après trofis ans d'épreuves. qu'il se trouve des chefs de résistance nationale, face à l'occupant., tels qtîe le. cardinal Mercier et les magistrats de la Comr de Cassation de Bruxelles L'Allemand persiste cependant à distiller son poison. Nos voisins sont, heureusement., plus critiques. plus réalistes que les fous des Soviets ; au Havre comme à Bruxelles, comme à Anvers, on tient la réponse toute prête : « Evacuez donc notre territoire, puisque tel est. votre désir, pour nous être agréables : après cette formalité accomplie, nous pourrons penser que vous nous traitez autrement que les Russes et que vous ne vous moquez /pas simplement de nos alliés et de nous. ' Comme dirait la « Leipziger Tageblatt», le comte Hertling a la parole. STYLO. POUR COUVRIR SES DETTES L'AUTRICHE SONGERAIT A ACQUERIR DES COLONIES Genève, 21 mars. La maison d'édition Straûhe, de Vienne, Mite à grand fracas une brochure intitulée i. des Colonies pour l'Autriche ». On y lit entre autres choses : « Les puissances centrales sont victorieuses, nos ennemis . nt échoué dans leur dessein de vainore l'Allemagne et l'Autriche. » Nous approchons de la paix, nous devons nous y préparer. Avec nos seuls revenus, nous ne serons pas capables de couvrir les horribles pert.es subies par l'Etat. Il faut que nous acquérions des revenus nouveaux provenant de sources .xtérieures è la monarchie. >, Il faut que ces sources 9oient accessibles à l'Autriohe-Horigrie. Nous avons besoin rie territoires nouveaux; nous avons besoin de colonies. Nous ne pouvons pas renoncer plus longtemps aux sources de? matières premières! » — (Débats.) LA GUERRE CIVILE EN CHINE CLLE S'APAISE MAIS L'INTERVENTION CHINOISE EN SIBERIE RESTE IMPROBABLE Londres, 21 mars. On télégraphie de Shanghaï que les tu distes ont évacué Yo Tcbéou. On voit dan: cette évacuation une étape vers la paix. La crise politique continue J, Pékin. : f poste de premier ministre est toujours vacant. On ne croit pas que la Chine puissf intervenir d'une façon eïficace ™ Sibérie (Radio.) BELGIQUE & ROUMANIE Un émouvant hommage roumain à nos souverains Nous avons dit que le roi de Roumanie a conféré l'ordre de Michel le-Brave au Roi des Belges et la médaille de la Vertu militaire, ainsi que la Croix de la Reine Marie à la reine Elisabeth. S. Ex. M. Djuvara, ministre de Roumanie en Belgique, chargé de la remise des insignes, a prononcé, le 9 mars 1918, au grand quartier général belge, le discours suivant : « Sire, » J'ai Vhonneur de remettre à Votre Majesté une lettre autographe de Mon Auguste Souverain et les insignes de l'ordre de Mi-chel-le-Brave. En Lui conférant la plus haute distinction militaire dont le Roi dispose, Sa Majesté a voulu rendre hommage au Monarque sans peur et sans reproche, dont les armées indomptables se sont illustrées à Liège et sur VYser. Le Roi des Belges personnifie, en ce moment suprême du conflit mondial, l'honneur de tous les peuples qui ont le culte de la liberté et le respect dé' la parole donnée. » Ayant eu le bonheur de vivre à Bruxelles pendant douze années de ma carrière diploinatique, sous les régimes des deux partis de gouvernement, je puis hautement et loyalement témoigner que le royaume belge n'a jamais dévié de la foi jurée, se conformant strictement à la neutralité, qui lui avait été imposée dans l'intérêt de la paix .européenne. Déplorant les épreuves actuelles de la Belgique, le monde entier souhaite qu'une conception plus juste des droits des nations, grandes et petites, à la vie indépendante, leur assure dorénavant un sort à l'abri de toute atteinte. » Dans le passé, les relations entre les peuples belge et roumain ont toujours été empreintes de la plus grande cordialité. Le martyre immérité qu'ils endurent, à cette heure cimentera enlr'eux une amitié indestructible. La Roumanie fait des vœux ardents pour que la. Belgique reçoive, au plus tôt, sa pleine liberté politique, militaire et économique, sous les auspices éclairés de Votre Majesté. Par sa prospérité matérielle comme -par <h>s qualités morales, la Belgique sera l'Etat modèle. ' » Madame, » L'esprit de sacrifice et de touchante charité, dont Votre Mftjèsté a donné des preuves si éclatantes pendant cette guerre sans merci, motivent Vadm.irati.071 que Mes Augustes Souverains ont voulu lui témoigner, en lui offrant la Croix de la Reine Marie. En même temps, selon le Roi, nul n'est mieux désigne pour porter la médaille de la Vertu militaire roumaine, que la Reine des Belges, restée. depuis trois ans et demi, au front, de guerre, pour encourager et consoler les vaillants soldats belges, avec un héroïsme digne de l'époque romaine ». LA CARTE GÉNÉRALE D'ALIMENTATION A PARIS La carte générale d'alimentation a, été distribuée jeudi dans la plupart 'les arrondissements de Paris et de la. banlieue. La distribution devra, être terminée avant le samedi 23 ma.rs. Cette carte comporte six rangées de coupons allant du numéro 1 au numéro 6. Chacune de ces rangées correspond à l'un des six mois qui suivront à partir du 1"' avril. Les tickets de chacune de ces rangées visent l'une des denrées dont la consommation est réglementée. Sur1 présentation du ticket numéro 1. les bons de pain du mois d'avril seront distribués les dimanche 24, de 8 heures à 18 heiures, et lundi 25, de 8 heures à 20 heures. Les distributions auront lieu dans les sections désignées pour les opérations analogues faites antérieurement. CINQ CATEGORIES DE CONSOMMATEURS Chaque ticket est marqué d'une lettre désignant la catégorie dans laquelle est rangé le titulaire. La Catégorie E comprend les enfants de moins de 3 ans. Leur ration de pain journalière est fixiée à 100 grammes. La Catégorie J comprend les enfants de 3 à 13 ans. Ration 200 grammes. Dans la Catégorie T sont rangés les adultes de 13 à 60 ans des « travailleurs de force ». Ils ont dirait, à 400 grammes. La Catégorie A vise les autres personnes de 13 à 60 ans. Ils recevront 300 grammes de pain. Enfin la Catégorie V englobe les vieillards de 60 ans et plus. On leur attribue 200 grammes.LES AUTRES TICKETS DE LA CARTE GENERALE Contre le ticket n° 2, les consommateurs pourront se procurer, dans le» épiceries, la ration de 500 grammes de sucre mensuellement attribuée. Les tickets numérotés de 3 à 6 sont momentanément sans emploi. ■ www— .... ». » "wvvw-- 1 En ÏYIacôdoine Le communiaué de l'armée d'Orient annonce ce qui suit : Les avicitions alliées ont exécuté avec succès de nombreux bombardements sur les établissements ennemis dans la vallée, de la Struma, dans celle du Vardar et au Nord de la Moglena. Un avion ennemi a ctc abattu en combat ' rien. Un succés naval franco-britannique Quatre unités allemandes coûtées dans un double engagement au large de Dunkerque j ... — —_ L Le ministère français de la Marine nous communique La note suivante : Une division légère franco-britannique composée de trois contre-torpilleurs fran-. çais et de trois bâtiments anglais a livré conbat dtâis la mer du Nord ce matin, entre , 4 et 5 heures, à un groupe de torpilleurs alle mands, type A, dont deux ont été coulés. [ Peu de temps après, la même division légère a livré vn second combat à un groupe de cinq contre-torpilleurs qui venaient bermbarder Dunkerque. ' Un destroyer allemand a été coulé. Il est probable que deux autres destroyers ennemis ont été détruits. Des prisonniers seraient entre nos mains. Des renseignements recueillis, il résulte que trois groupes avaieiit mission de ' bombarder Dunkerque, La Panne et Bray-Dunes. Un seul navire britannique a été légèrement avarié et est rentré au port. Du l côté français, il n'y a ni tué ni blessé. Voici sur le même sujet le communiqué de l'Amirauté britannique : Le vice-amiral commandant à Douvres signale qu'un engagement de contre-torpilleurs a eu lieu au large de Dunkerque, entre quatre et cinq heures du matin, le ■ 21 mars. ' Deux destroyers anglais -?t trois français ont engage le combat avec un groupe ' de destroyers allemands qui avaient auparavant bombatdé Dunkerque pendant dix ' minutes. Le vice-œmiral commandant à Douvre< dit que Von croit que deux destroyers et \ deux torpilleurs ennemis ont été coulés ; des survivants des deux torpilleurs ennemis i ont été recueillis. ' Aucun bâtiment allié n'a été coulé. Un destroyer britannique a eu les avaries, » mais a regagné le port. Les pertes anglaises sont légères. Les Français n'ont eu aucune perte. i — — — — ^ — — Les Allemands ont pris l'offenclve, jeudi matin, sur an front de 80 kilo -mètres, contre les armées britanniques.Lire en DERRIÈRE HEURE le communiqué de nos alliés. MENÉES ALLEMANDES? Agitation suspecte au Bélouchistan (Officiel.) Londres, 20 mars. L'attitude des tribus Marris, au Béiout-chistan, n'est pas satisfaisant#. Elles se livrent depuis quelque temps à une série d "attentats. Dans quelques cas, assistées par des tri-bus de Kohan, elles ont coupé les fils télégraphiques ,tiré sur des trains et détruit des biens appartenant au gouvernement; elles ont aussi attaqué en force ros postes de Oumba-4 et du fort Munro, où elles ont été complètement repoussées avec de grandes pertes. Comme elles conservent, une attitude provocatrice. des mesures sont en préparation pour les châtier. Le khan de Khélat a donné 4.000 roubles pour les malades et les blessés occasionnés par ces opérations. [Le Béloutchtstan. Etat indigène de l'Asie méridionale* fait partie de l'empire britannique des Indtes et compte de 400.000 à oOO.OOO habitants sur une superficie,d'environ 315.000 kilomètres carrés. Le principal chef est le khan qui réside à Khélat. Les Balouches des tribus Marris, nominalement vassales du khan de Khélat, sont indépendantes de fait se divisent en trois branches et vingt-deux clans pouvant mettre sur pied environ 4.000 combatants. Une quatrième branche, vivant séparée près de la pas&e de Bolân, compte encore environ 700 combattants. Leur chef-lieu est à Kahan, à 85 kilomètres de Tal, sur la Naïn.l Société des Nations contre l'Allemagne UNE PROPOSITION D'UN SENATEUR AMERICAIN Washington, zi mais. Une importante discussion sur l'opportunité de consulter le mondé. en vue de constituer une Ligue de la Société des Na-tiens, destinée à consolider la paix après la guerre, vient de s'engager au Sénat. On attache une particulière importance à la résolution prssentée par M. Owèn, sAiateur de Oklahoma. Elle demande d'autoriser Je président Wilson à faire appel à la Grande-Bretagne, à la France, au Japon, à l'Italie et à la Chine pour entrer dans la Ligne avec les Etats-Unis. Un traité serait passé entre ces nations, déterminant les bases d'une législation internationale. Les parties contractantes exigeraient de l'Allemagne la conclusion de la paix dans un délai de soixante jours, faute de quoi elles serait exclue de la Ligue et isolée commercialement du reste du monde pour une période de cinq années. La Ligue projetée refuserait aux navires allemands l'accès de tous les ports des nations participantes ; elle fermerait a 1 Allemagne le bénéfice des importations et 1 ex-cillerait des exportations et même des libres communications postales, télégraphiques et téléphoniques. (Radio.) — Le général Danois, généralissime de l'année hellénique, es' paru pour le front macédonien où il va passerla revue des trou;, pes. LA GUERRE AERIENNE Le dernier raid sur Mannheim Geneve, JO mars. D'après des informations reçues à Bàle, le raid -anglais de lundi sur Manmheim a causé des dégâts énormes. Pendant plusieurs heures, certains quartiers de la ville, particulièrement près de la ,gare, furent en feu. Les gazomètres et une poudrerie explosèrent. Les tramways furent arrêtés dans la rue en raison des trous énormes causés au pavage; les pompiers, aidés par des soldats, travaillèrent pendant dix heures pour éteindre les incendies. La population est frappée de panique et constamment sur le qui-vive. Les journaux du sud de l'Allemagne con tinuent leur campagne* contre les représailles aériennes, mais Berlin, temporai-rernent à l'abri, refuse de négocier avec les Alliés. DES AVIONS ALLEMANDS JETTENT i DES BOMBES ASPHYXIANTES Londres, 20 mars. Le correspondant de l'Agence Reuter auprès de l'armée américaine en France télégraphie : Un avion allemariH a volé hier soir et ce n'iatiin au-dessus de notre secteur, au nord-ouest de Toul. et a jeté des hallons de caoutchouc de 15 ponces de diamètre remplis de gaz mouta-rde liquéfié. .C'est Ja première fois, autant qu'on sa-•-che, qu'on utilise les avions à des opérations de oe genre. Heureusement les ballons en question n'pnt pas jusqu'à présent produit, de résultats, sinon que tous les hommes sont rendus furieux par ce qu'ils appellent « une guerre malpropre ». DEUX AVIONS ABATTUS AU FRONT ITALIEN Rome, 21 mars. Le communiqué de ce jour ne signale que de petites actions de détail. Il annonce en outre : Dans la soirée du 19, un avion et un hydravion ennemis ont été abattus par ngs tirs anti-aériens à Campo di Pietra (Nord-Est. de Zenson) et sur la plage de Cortel-lazzo.LES BOMBARDEMENTS AERIENS SUR LE FRONT BRITANNIQUE Londres, 21 mars. Le ministère de l'air publie les chiffres suivants au sujet des bombardements aériens au cours du mois de février, non compris les raids exécuté^* au-dessus du territoire allemand. Ces chiffres ont trait au nombre de bombes lancées par l'ennemi, pendant le mois de février, sur les territoires occupés par les troupes britanniques en France, et à celui des bombes lancées sur les secteurs allemands par le corps britannique d'aviation navale, le corps britanniqte d'aviation militaire et le corps d aviation australien ; ils s'établissent comme suit : Bombardements de jour : Britanniques 5.290 Allemands 28" Bombard- nients de nuit : lîriîanniques Allemands 1.70# AU FRONT BELGE Les combats de Reigersvliet Les exploits de nos "diables noirs" L'on nous envoie du front de nouveaux détails, sur la part brillante prise au combat de Reigersvliet par les carabiniers cyclistes ; comme nous l'avons dit, une patrouille de dix-huit hommes, commandée par le lieutenant Van den Heuvel, était venue renforcer la garnison d'un petit poste attaqué par les Allemands. Peu après, dix patrouilleurs des carabiniers-cyclistes arrivaient aussi à la resemsse. Le sergent Van Oostveldt et un caporal vent explorer le terrain marécageux, qui s'étend à droite du poste. Soudain, ils aperçoivent plusieurs soldats allemands, qui, en tirailleurs, tentaient, à l'abri des hautes herbes, de s'approcher du poste et de prendre les occupants à revers. Mais les <c diables noirs » sont sur leur garde. Ils ouvrent le feu, les premiers, et s'approchent lentement des Boches. Soudain, ils se démasquent, s'élancent... les Allemands surpris lèvent les bras, et se rendent. Pendant que des cavaliers accourus emmènent; les prisonniers, le sergent et le caporal, avec le caporal Jacquart, parvien-rent à s'emparer d'un poste ennemi tenu par un officier et vingt hommes, et armé d'une mitrailleuse. Ils se débarrassent de leurs prisonniers et continuent. Quatre boches, rencontrés, ne veulent pas se rendre; ils en tuent deux, blessant les deux autres, et repartent, excités par leurs succès, animés aussi par la haine qu'ils portent aux bourreaux de notre pays. Ils rencontrent en route un officier belge grièvement blessé et le ramènent dans nos lignes. Pendant ce temps, le reste des carabiniers, oonduits par les lieutenants Masui et Brasseur, prennent d'assaut le dernier poste occupé par l'ennemi ; ils»y capturent un officier, vingt prisonniers, deux mitrailleuses. Douze de nos hommes avaient j fait plus de cinquante prisonniers. Non moins braves, les cavaliers reprenaient les autres postes et ramenaient, eux aussi, . nombre de prisonniers,. COMMUNIQUE fcSLCE Journée du 20. — Vive activité des artilleries; les Allemands, ont principalement exécuté des tirs à longue portée sur nos communications. Journée du 21. — Pendant la nuit, au cours d'un engagemenj, naval au large de Dunkerque. notre côte a été bombardée vers La Panne par des bâtiments ennenvis. De violents tirs à obus toxiques ont été dirigés sur tout, notre front par l'artillerie ennemie contre nos batteries qui ont vigoureusement riposté. Cette grande activité des artilleries avec l'usage ctobus toxijmes s'est prolongée pendant toute la journée du 21 ; nos communications ont été violemment canonnées. L'abondance exceptionnelle des matières nous oblige, à notre grand regret» à remettre à demain la suite de JEAN DES BUIS, le captivant feuilleton que M. Henri Naus a écrit pour la « Nation Belge ». AU FRONT FRANÇAIS 14 heures. *lu Nord de l'Ailette, nou : avons réussi un coup de main sur les lignes ennemies aux abords de Boucqnville et ramené une dizaine de prisonniers. Vers la tin de la nuit, bombardement intense et soutenu des Secteurs du Nord et au Sud-Est de Reims, ainsi qu'en divers points du front de Champagne. Dans cette dernière région, les Allemands ont prononcé plusieurs tentatives qui sont restées infructueuses, notamment dans le secteur des Hurlus, dans la région de Se-rain et vers la route de Saint-Souplei. Sur la rive droite de la Meuse, le bombardement de nos positions a pris une grande violence, hier en fin de journée, et a été suivi d'une forte attaque entre le bois des Cauriéres et Iiezonvau.r. Après un violent corps à corps, nos troupes ont rejeté l'ennemi des quelques points où il avait pénétré au premier abord. Des prisonniers sont restés entre nos mains. En Lorraine, les Allemands ont obtenu un complet échec dans la région de No-meny. Les détache-ments d'attaque, lancés vers une heure trente, après une vive préparation d'artillerie, ont été repoussés pat-nos feux et ont subi des pertes sérieuses sans aucun résultai. De notre côte, nous avons réussi une incursion vers &rmau-court et fait des prisonniers. 23 heures. Au cours de la journée, l'activité de l'artillerie allemande s'est maintenue très violente entre Miette et Aisne, dans toute la région de Reims et sur le front de Champagne particulièrement entre ta région des Monts et Ville-sur-Tourbe. Nos batteries ont partout énergiquement riposté. Dans le secteur des Unrlus. l'ennemi a exécuté trois attaques successives qui ont été brisées par nos feux ou rejettes pur nn$ contre-attcuiues. A l'Est de la Suippe. des tentatives de coups de main ont subi un échec complet. Notre artillerie a pris saus son feu et dispersé des colonnes allemandes qwi s'avançaient dans la région au Sud de Monthois. Sur la rive droite de la Meuse et en quelques points de la Wocvre, bombardements assez intenses de nos premières lignes. LA TRENTIEME VICTOIRE DE L'AS FRANÇAIS FONOK Le communiqué français de 23 heures annonce nue le. sous-lieutènanl Fonck'(celui qui vengea la mori de fiuynemer) a abattu, 1e 17 mars, saa 30* avion ennemi. ÉCHOS Le lieutenant André de "Broqueviile a subi l'opéraitiop exigée par la blessure qu'il avait reçue à la tète. Une balle a pu être extraite et son état est '•elativeinent satisfaisant. • •wvvw Entre alliés Un trait touchant extrait d'une lettre Ce Belgique occupée : « Dans la région de Liège, le Mercredi des Cendres, vers quatre heures de l'après-midi, un train passe et, aussitôt, la foule d'acclamer... C'est un convoi de prisonniers français et anglais venant d'Allema-gn et dirigés vers le front : ils saluMt, encouragent la population et distribuent aux enfants lès biscuits reçus de France et d'Angleterre... » 1WVU La solidarité belge Les ouvriers belges réfugiés en France et en Angleterre profitent, avec empressement de toutes les occasions qui leur sont cf-fertes pour envoyer en Belgique à leurs familles ou à leurs camarades le produit de leurs économies. Les sommes qu'ils ont fait parvenir ainsi en pays (/coupé sont considérables. C'est ainsi que lu « Central* des ouvriers métallurgistes belges » eit dans un récent rapport que ses membres ont déjà envoyé en Belgique plus de 700,G00 francs. Cet argent va soulager là-bas bien les misères en même temps qu'il porte la preuve d'un souvenir fidèle. •vvwvi La presse en Prusse La Fédération de Ja presse allemande a discuté, dans sa dernière réunion, le projet de loi tendant à réorganiser le Sénat prussien de façon que toutes les classes sociales (la classe ouvrière exceptée) y soient représentées.Le directeur de la « Deutsche Tageszei-tung », o-rgane pangeravaniste et agrarien, a fait approuver un ordre du jour demandant que les journalistes aient droit à trois sièges dans la haute assemblée. WVWte Les ïlclgef el la lai française sur les bénéfices de guerre La Ligue des Contribuables belges, 8. : u© t.egouvé, Paris (10e), nous prie de communiquer à nos lecteurs la note suivante : L,a loi du 1er juillet 1916 a stipulé que les négociants et industriels, ayant des entreprises situées « en pays envahi » pourront, en calculant, leurs bénéfices, déduire de ceux-ci l'intérêt à 6 % des capitaux qui étaient employés dans les dites entreprises. Or, par une interprétation abusive, inadmissible et illégale de ces mots « pays envahi . quielle prétend- ne viser que les « départements français ». l'Administration des finan-ces françanse refuse de tenir aucun compte a.ux Belges, réfugiés ou établis en Ftrance, de leur situation d'à vant-guer.re, c'est-à-dire, des revenus commerciaux on industriels, que leur travail leur procurait en Belgique avant, lui/ guerre. L'Administration prétend donc « ignorer » ces revenus d'avant,-guerre en Belgique,^et -conséquemnient, traiter, et « imposer » cornwie « bénéfices « supplémentaires » ou « de guerre », la presque totalité des revenus que les dits Belges se créent actuellement en France.-Elle les place ainsi sous un régime d'exception, qui les menace d'une véritable spolia-tiou . ... Nous faisons appel à ces compatriotes ai net menacés, pour qu'ils se joignent à notre Ligue, et lui permettant, par- leur groupe-,meTit,'d'opposer aux prétentions du;fisc français. une résistance rollectivc. qui.sera nécessairement. nlus efficace, que. sfîs continuent à se débattre comme ils Vont fait jus-qu'ici, en ordre dispersé. \aisxance La comtesse Louis de Lichtervelde, ati Havre, a mis heureusement au monde unfii fijle qui a reçu le prénom de Ç1 au de. Nouvelles poursuites contre M. Ch. Humbert ON REPROCHE A L'EX-DIRECTEUR DU « JOURNAL », DES BENEFICES ILLICITES SUR LES MARCHÉS AMERICAINS Au cours de la séance d'aujourd'hui an Sénat français, le président donnera connaissance d'une nouvelle demande en levée de l'immunité parlementaire de M. Charles Humiiert. Ces nouvelles poursuites sont intentées par -la justice militaire. Elles sont consécutives au rapport de M. Mil liés-Lacroix sur la mission en Amérique confiée au début. de la guerre, sur sa demande expresse, à M. Humiiert, au cours de laquelle il fit des achats importants de couvertures, de ■fers, de harnachements, etc. Les conclusions de ce document.parlementaire étant Extrêmement graves, il a paru à la justice militaire qu'elles comportaient une action judiciaire immédiate. Démission du ministre de la guerre en Italie Rome. 21 xp&rs. —Le général Alfieri, ministre de la Guerre, ayant demandé à être envoyé au front pour prendre le commandement d'un corps d'armée, a donné sa démission qui a été acceptée. 11 sera remplacé par le général Zupelli, qui a déjà été titulaire du portefeuille de la Guerra pendant la période de neutralité et. pendant les premiers mois de l'intervention italienne, — (Radiio.) I fremiere annee. ^ n° -/ Le Numéro : 10 Centimes vendredi 22 mars iois.

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