L'avenir: journal quotidien d'Anvers

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31 December 1914
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s.n. 1914, 31 December. L'avenir: journal quotidien d'Anvers. Seen on 25 April 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/rn3028qg5v/
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Jeudi 31 Déc. 1914 et Vendredi 1 Janvier 1915. Prix 10 Centimes - Pour Anvers 5 Centimes. Première Année, numéro 14 REDACTION !et ADMINISTRATION: 44, RUE ROUGE, 4 ANVERS I BUREAUX OUVERTS de 10 à midi et ée 15 il 17 heures ANNONCES A FORFAIT 103, place de Meir, 103 ANVERS journal Quotidien jd'Anven . ri » ,/m ii rr>i i m r^T* ■ a /"ii innn n Souhaits pacifiques Si, dans notre article de Noël, nou avons dit que la fraternité humaine devai en ce jour de paix, se rappeler les parole, du Christ, nous ne pouvons pas mo.ns au jourd'hui, à l'occasion du renouvellemen de l'an, exprimer tout notre espoir dan: la fraternilté des peuples, souhaiter qu< l'année 1915 nous apporte la Paix, et fassi renaître dans notre malheureux pays, 1< bonheur qui nous a été ravi par la guerre Voilà cinq mois que la Belgique es tourmentée par les atrocités d'une lutt sanglante, cinq mois que nous perdon nos enfants et que nos fils se trouvent tou jours dans les tranchées pour défendre 1 dernier petit lambeau de notre territoire A eux, avant tout, notre salut fraternel e nos meilleurs vœux pour qu'ils puissen bientôt rentrer au foyer, consoler leu mère, leur femme et leurs enfants, qu attendent anxieusement le retour. Que l'année 1915 soit pour nos brave: soldats l'aurore d'un meilleur sort, d'uni vie nouvelle; que d'ici peu les blessure: soient guéries et la paix rétablie. Voilà les vœux que nous formons pou nos soldats, le jour de l'An. Bien des larmes ont été versées, dans le 1 t courant de la sanglante année qui vient ï de s'écouler, bien des cœurs ont été bri-. | sés, mais jamais nous n'avons connu le t désespoir, parce que nous savons que notre cause est sacrée et juste. Si 1914 a été pour nous une année de larmes, il est à espérer que 1915 nous apportera le salut que nous devons trouver . comme récompense du devoir accompli, t Amis et ennemis ne pourront que rendre 2 hommage à notre résignation et au cou-^ rage de nos soldats qui ont versé leur sang 1 _ pour la patrie et ont fait preuve à côté de , ^ leur roi d'une énergie indomptable et di-. gne de la Belgique et des Belges qui por-l teront toujours leurs nom avec fierté quoi t qu'il arrive. ; Et pour terminer, cher lecteur, « l'Ave-i nir » vous souhaite tout le bonheur possible, espérant que,pour les faibles et tous . les hommes de bonne volonté, l'année qui » commence aujourd'hui, sera l'année de la , Paix universelle et de la fraternisation des , peuples, dont doit dépendre la prospérité et le bonheur de la Belgique. FAIVEROLLES. I «-t»——mmsw Nouvel=An folklorique Le calendrier a perdu ses derniers feuil- | lets. L'an dernier, à pareille époque, le bonheur régnait partout, un vin joyeux fumait dans les coupes, et, sous le halo des lampes, commémorant les événements de l'année, on pouvait émettre l'espoir que 1914 serait aussi prospère que 1913-Hélas ! Personne n'eût osé Soupçonner que 1914 serait une année bien plus terrible que celle chantée par Victor Hugo dans d'impérissables poésies. Le réveillon, cette fois, est triste. Sait-on quelle est son origine? Peu de savants, peu de folkloristes l'ont recherchée, parce que, pour employer une expression plutôt désuète, elle se perd dans la nuit des temps. Il faut remonter aux fêtes du paganisme et des saturnales pour l'expliquer. Ceci se corrobore par le fait que l'Eglise a pris souvent des mesures afin de réfréner les orgies indescriptibles auxquelles le réveillon servait de prétexte. Le concile d'Auxerre, en 585, défendait de donner des étrennes diaboliques, c'est-à-dire des viandes que chacun mettait devant sa porte pour offrir aux pas-sans. Le concile de Constantinople, en 692, défendait également de donner des gâteaux. Toutefois, dès le XlIIe siècle, il était d'usage de s'envoyer entre amis des pâtisseries légères, appelées « nieules », des^ poulets et des oies rôtis. On les mangeait au coin du feu, où flambait la bûche légendaire que le chef de famille bénissait en versant du vin et en disant : « Au nom du père ». Dans les premiers temps de l'ère chrétienne, l'année commençait à la Noël. C'est pourquoi les agapes se tenaient après la messe de minuit, tout le monde communiait durant cette messe et une collation, par la suite, était nécessaire. Dans certains pays, on faisait boire les chevaux et les bestiaux en revenant de l'église pour les guérir ou les préserver des maladies; dans d'autres, on portait sur soi un morceau de pain bénit de la messe de minuit pour ne pas être mordu par un chien enragé. Le réveillon n'a jamais pu être abrogé, ni la messe de minuit à la Noël. Même pendant la période de la Terreur, on a dû tenir compte des sentiments religieux du peuple. En effet, un arrêté de la Commune avait prescrit la fermeture des églises du 24 décembre 1792, à 5 heures du soir, jusqu'au 25 à 8 heures du matin. Cet arrêté ne put être exécuté, malgré les forces imposantes de police réquisitionnées à cet effet. La section de l'Arsenal envoya une dé-putation à la Convention, et l'orateur s'écria : « Les hommes du 10 août veulent aller à la messe de minuit. » Des attroupements se formèrent à la porte des églises, on alla chercher les prêtres pour les obliger à célébrer l'office.A Saint-Germain-l'Auxerrois, on mit en branle la fameuse cloche dite de la Saint-Barthélemy ; à Saint-Marceau, les femmes sans-culottes se soulevèrent, à Saint-Jacques la Boucherie, à Saint-Eus-tache, à Saint-Merry, à Saint-Gervais, les officiers municipaux furent maltraités et la messe fut dite en leur présence. A Saint-Germain-l'Auxerrois, un citoyen pris pour Manuel, le procureur de la commune, faillit être pendu. En résumé, quelques jours après les massacres de septembre et avant la mort du roi, malgré une interdiction formelle et l'emploi de la force armée, la messe de minuit fut célébrée à Paris suivant l'usage, et les sansculottes réveillonnèrent ensuite. 1 i Prudhomme, furieux, demanda le lendemain une répression sévère à l'égard des prêtres qu'il accusait de s'être laissé faire une douce violence. Quelque temps après, Robespierre, instruittpar l'exemple du christianisme et qui avait compris qu'on ne peut, sans danger, supprimer du jour au lendemain les traditions populaires, instituait la fête de l'Etre Suprême. Chez nous, selon une coutume remontant à l'époque druidique, le renouvellement de l'année était l'époque des mariages. C'est pourquoi les Flamands appelèrent longtemps le mois de janvier le mois des mariages : « huwelijkmaand ». Les anciens habitants de la Belgique divisaient l'année en douze lunes à peu près comme nous, sauf qu'ils ne reconnaissaient que trois saisons : le printemps, l'été et l'hiver. Le jour de l'An entraîne aussi, en temps normal, l'envoi de cartes de visite. Cette année, — comme le dit notre correspondant de Bruxelles, — il n y aura point d'épanchements épistolaires. Tant mieux, diront d'aucuns ; car la lutte contre les rectangles de bristol fut vive, ces dernières années. Ces dernières années? Non, cette lutte date de loin. Sous le Directoire et le Consulat, -les Parisiens se syndiquaient pour atténuer l'ennui que leur causait l'envoi des cartes et les visites. Ils faisaient la corvée en commun, et rien n'était plus pittoresque que les « cortèges de souhaiteurs » qui déambulaient par les rues. Le compositeur et théoricien musical allemand Antoine Reicha, nous décrit en ces termes ce spectacle : « Pendant toute la journée du premier de l'an, Paris n'a cessé d'être sillonné par des gens à pied ou en voiture, courant porter leurs cartes et leurs vœux. Les exclamations, les rires s'envolaient de certains grands véhicules, bondés d'individus en toilette. Tandis que je regardais passer une de ces voitures devant la maison des Languedociens — mon logis actuel, — l'hôtesse m'apprit que les jeunes gens ont coutume de s'associer par six ou huit pour louer un vaste carrosse. Ils le garnissent de flacons, de comestibles, et, pendant qu'un domestique de louage dépose les cartes aux postes des protecteurs, chefs et collègues, les esclaves de l'étiquette consomment gaiement leurs provisions, en narguant le froid et l'ennui. » En France, au dix-huitième siècle, l'instinct de la décoration cherchant à rendre gracieux les objets les plus futiles, d'illustres artistes se plurent à dessiner les « billets de visite». Les Cochin, les Eisen, les Fragonard, les Chaffart, les Moreau, les Greuze rivalisèrent pour donner un cachet artistique à ces cartes dont plusieurs existent encore aujourd'hui : tantôt une guirlande de fleurs encadre gracieusement le nom; tantôt celui-ci s'inscrit au milieu d'un sujet symbolique se rapportant à la profession, à la résidence ou aux goûts de l'expéditeur. Presque toujours, les désignations sont manuscrites. Le premier Empire lance la carte à motifs militaires. Les noms s'alignent sur la peau des tambours. Des élégantes,sans doute peu sensibles, mettent leur adresse sur une cuirasse. Ce serait encore d'actualité, hélas ! en ces jours de deuil ! Vieilles coutumes, antiques légendes, tout cela paraît bien naïf en ces temps de vie anxieuse et désordonnée, — mais on aime encore à s'en souvenir. JEAN L... Echos AVI «L'Avenir» est envoyé gratuitemen i titre d'essai, pendant quinze jours, ;oute personne qui en fera ia demande. Calendrii I janvier 1915. — Pleine lune à o h. 31 Lever du soleil, 7 h. 56; coucher, 4 h. 1. — Circoncision. — 1890: Incendie d château royal de Laeken. Encore le huis-clc Comme nous l'avons dit, le Conse communal d'Anvers a tenu une séance s< :rète, avant la séance plénière, lundi de lier. Au cours de cette séance a eu lie a nomination du secrétaire communal, IV l-iubert Melis, que nous relélicitons. e cassant. Rectifions un peu le vote émis et ai îoncé par nous. Au lieu de M. Gyselinçlo 1 faut lire De Brauwere, qui a obtenu /orx, et ajoutons que le Conseil a rejeté ] lemande de remettre cette nominatio îprès la conclusion de la paix. Sur ce, M. Strauss a refusé de partie Der au vote. Pourquoi? Voulant donner une preuve de sa sali: action, le Conseil a nommé les adjoini VI. Lauthem, chef de la brigade cyclisti .-t M. Janssens, adjoint, respectivemei îdjoints de ire et de 2me classes pour lei Delle conduite et leur courage pendant bombardement. On sait que ces deux a< joints ont accompagné, sous la pluie c Dombes, le vendredi 9 octobre, l'autonn 3'ile de la ville, qui se rendait à Contic bour parlementer au sujet de la capitul; Lion d'Anvers et qui ont été détenus pr ionniers pendant toute la journée. Félicitations très chaleureuses 'à o< Jeux braves ! Service d'informatic II rentre évidemment dans les attribi Lions de Dame Police, d'être renseigné avant tout autre, sur les accidents, vols < événements spéciaux pouvant se produir ?t c'est au Bureau central que viennent : oncentrer tous ces faits divers, qui fô ment la petite littérature à potins de foule. Aussi tout journal qui se respecte tien il à être bien renseigné, et où donc se rei scigajerait-il le mieux et le plus facilemei si ce n'est au Bureau central, ce pand monium bien ordonné où tout se trou> relaté. Aussi les reporters doivent-ils remercii bien vivement ces Messieurs de la Sûre pour l'empressement et l'obligeante urb. n i té dont ils font preuve en toute occasic et. dont nous prenons bonne note poi l'avenir ! Vers le g Au point de vue hygiénique, nous 1 pouvons que nous féliciter de ce chang ment de temps, car la pluie est la eau: des rhumatismes par l'humidité qu'el engendre. Au point de vue humanité,noi devons espérer que le froid n'augmente] pas, car nombreux sont les pauvres q ne peuvent se payer du combustible. Encore trois mois de patience et le pri; temps viendra nous récompenser, en noi envoyant à profusion, espérons-le, L doux et chauds rayons de la Paix. • Sif>*ne au ci Ce matin, à 7 h. 40 (heure allemande une étoile filante a été vue du pont de porte du Kiel, au-dessus du fortin 7. ( phénomène météorologique ne se manife te ordinairement qu'aux canicules. Dé( dément, tout est perturbé partout ! L'étoile en question avait une lueur tr intense et sa parabole était fort longue ; point qu'on eut pu la prendre pour un b lide, de prime abord. Je voudrais bien,de tout mon cœur,qi cette étoile filante, qui est filée si rapiel ment, soit celle de la guerre et que bie toi, le plus tôt possible, retentisse le gl; du fléau maudit, bientôt suivi des hosa nahs et des alléluias des peuples bénissa Dieu, qui leur envoie, enfin, cette Pa sanctifiante à laquelle tous aspirent a demment. Malice méchan La médisance, l'arme des envieux des lâches, 11e perdra jamais ses droits elle se fait jour d'une façon spéciale c ces jours troublés. Avant l'occupation allemande on voi accusait d'être espion à la solde de l'A lemagne avec mie facilité extraordinai et bien des personnes paisibles et patri tes dans l'âme, se sont vues arrêtées c pleine rue, sur la dénonciation d'i: < voyou » qui s'éclipsait au moment c il auraitMû comparaître-pour prouver éracité de ses dires. Aujourd'hui c'est bien autre chose, vous mettez i.n costume neuf après ave couru x mois avec une vieille « pelure qui vous donnait un air misérable (1 hommes dans leur sottise, jugent to jours d'après l'extérieur) vous êtes ce tain que sur l'un ou l'autre seuil d'ui porte une langue de vipère masculine < féminine vous lance un jet fielleux: « Rien d'étonnant quand on se vend à l'ennemi. » Nous accorderons, à ces sorties bête-S ment envieuses tout le mépris qu'elles t méritent. En tant que journalistes, nous . sommes plus exposés que n'importe qui a à ces attaques bassement mesquines. Ainsi, dans la 'mentalité de certaines gens, qui heureusement sont l'infime mi-;r norité, tout journal qui cite une appréciation allemande pour les besoins de la cause, est nécessairement vendu. Et les potins et commentaires idiots d'aller leur train jusqu'à ce que l'opinion publique, régie par des gens sains d'esprit, vienne remettre les choses au point, à la ,s plus grande confusion de ces tristes bail fouilleurs. î- Le parti pris et la mauvaise foi se ■- punissent du reste eux-mêmes — car u celui qui se servira du glaive périra par I. le glaive. Et en l'occurrence le glaive n c'est la plume ! Les réfugiés tricotent ! 1 ! ^ Décidément les bons bourgeois qui se a sont réfugiés à Londres finissent par n avoir conscience de leur état! Ils comprennent enfin qu'ils ne peuvent conti-i_ nuer à se contenter de faire rentrer leurs loyers et à en vivre en se la coulant aussi •_ elouce que possible. s Que l'Angleterre ait accueilli les mil-» liers de Belges malheureux chassés de ,t leurs villages par l'envahisseur et les mil-[r lie'rs de familles dont les maisons ont été e détruites par les obus, on n'a qu'à le 1_ louer et ceux qui acceptent cette hospita-[c iité n'ont pas à en rougir. ). Mais les autres? Ceux que la frousse h ignoble retient et dont le retour diminue-rait pourtant le chômage et permettrait à i_ ; le braves artisans de gagner leur vie\au lieu de devoir la mendier, ceux-là corn-!S mencent à comprendre qu'ils se couvrent de honte: Ils ont déjà fait dire que leur présence en Angleterre était nécessaire n pour aider les autres réfugiés ! Comme si les Anglais et les aumôniers belges n'y uffisaient. pas ! Maintenant un groupe-ment belge de bourgeois cossus fait annoncer qu'il a fait acheter de la laine et '' que les dames et demoiselles des mem-,( Sres tricotent des bas pour l'armée de ~ campagne ! Est-ce que ces courageux Belges ne t -bourraient pas venir en tricoter avec leurs femmes et leurs filles dans nos environs? "î-1!L'Art et l'argent L C'est malheureux mais c'est ainsi : il s y a de l'art dans l'argent et il n'y a pas '[ d'argent dans l'art. Comment me di- 0 rez vous? Mais vous plaisantez sans doute ! Les artistes ne vivent ils pas de l'art? Voyez par exemple Edmond Ros- ir tand, ce dieu ele la littérature française: il est multimillionnaire depuis qu'il a donné un nez original à son immortel e' Cyrano ! ie Je vais vous répondre, monsieur ! 2- J'ai 44 ans et je suis devenu légèreté ment sceptique et fort méfiant je l'aie voue en toute sincérité. Et puisque vous is prenez une étoile littéraire de toute pre-•a mière grandeur comme exemple je veux, ai en toute discipline de cause m'en tenir à la lettre, (littera, en latin) ! 1- Eh bien, monsieur, littéralement je is vais vous prouver par a plus b, que sui-îs vant mon théine il y a de l'art dans l'argent et qu'il n'y a pas d'argent dans l'art ! el Monsieur, je vous prends au mot ! x Monsieur je m'en tiens à la lettre qui 1 j l'ait le mot ! / Au fait : Voilà : Dans le mot argent je trouve les trois lettres a, r, t, qui for- ! 'j ment le mot art, mais dans le mot art je 11e trouve pas les 6 lettres qui forment . le mot argent. ~[U Vous me direz que c'est de l'argutie 3 alphabétique ! Soit, mais littéralement et par conséquent littérairement c'est ie exact. Et j'en conclus sans jeu de mots t, avec le bon Montaigne, que les gens se laissent prendre « à la piperie des ls mots». ^ Et j'ajoute, ô très discrètement, in 1t petto,... à l'éclat de l'argent ! r~ Une histoire de boutons en cuivre La « Liberté » annonce que les Allemands s'accaparent de tous les boutons ^ en cuivre qu'ils trouvent sur les portes et en France et en Belgique, pour les en-ct voyer à Essen, où Krupp les emploient •n pour faire du matériel de guerre. Nous pouvons .assurer qu'au moins à •s Anvers, tous les boutons se trouvent en-1- core à leur place, même ceux de nos cure lottes. Le journalisme en temps de guerre ù Un chirurgien militaire faisant partie la de la garnison enfermée dans la forteçesse de Przemysl a fait porter par un aéro- Si plane, à une revue berlinoise à laquelle il ir le destinait, le manuscrit d'un article écrit » par lui sur un sujet médical. La revue en 2S question vient de lui accuser réception par .1- la voie de la presse, en exprimant le rc- r- gret de n'être pas assez riche pour faire ie parvenir par la voie aérienne à son rédac- >11 teur une épreuve de sa chronioue. NOUVELLES DE LA GUERRE En Flandre Progrès L'ambassade de France à la Haye communique ce qui suit, à la date du 2' décembre : En Belgique nous avons progressé : l'Ouest de Lombaertzijde. Nous somme arrivés aux bords des dunes sur lesquel les l'ennemi se tient sur la défensive. Une amende de 50.000 francs On annonce de Sas Van Gent qu'un amende de cinquante mille francs a ét appliquée à la petite ville de Gremberge lez Termonde, parce que des habitant avaient laissé voler leurs pigeons. Tou les colombiers ont été mis sous scellés. En France Attaques et contre=attaques (Télégramme Reuter.) Dans la région de Lens, près de Caren cy, l'ennmi a dû nous céder une de se tranchées, appartenant à sa première 1 gne de défense. En Artois l'ennemi, après un bombai dement en règle et une contre-attaque su nos tranchées, à la Boisselle, a été repous sé par une bataille à la bayonnette. Sur les hauteurs de la Meuse nou avons fait des progrès sur tout le front. Dans les Vosges l'ennemi a bombard sans résultat la gare de St-Dié. Le ser vice des trains n'a pas été interrompu. Dans la haute Alsace, au Nord-Est d Steinbach, une contre-attaque des Alk mands a été repoussée. Au Nord-Oues de Cernay, les Allemands ont évacué un de leurs positions. En Angleterre Quatre navires sombrés Londres, 30 déc. — Le « Times » rap porte, en date du 28 décembre que qua tre navires anglais ont sombré en toi chant des mines ; ce sont le « Limaria > le petit vapeur « Gem » et deux bateau de pêche, de sorte que depuis Noël, hu: navires se sont perdus dans la mer d Nord en touchant des mines. Danger Londres, 30 déc. — L'Amirauté attir l'attention des navires passant le détro sur le danger des débris.de boulets ou d mitraille lancés à Londres contre les roplanes ennemis. On conseille à la pc pulation civile de se retirer dans les cave dès qu'on entend des coups de canon. Lumières Londres, 30 déc. — Le « Daily Tek graph » communique de Scarboroug qu'il a été interdit aux navires de mor trer des postes lumières dans le voisinag de la côte. Toutes les lumières dans le maisons, qui pourraient être aperçues e: la mer, doivent être cachées ou couve: tes. Quiconque ira dans la rue et ne s'a: rêtera pas au cri des sentinelles, risqt d'être fusillé. Naturalisation Londres^o déc. — La nouvelle loi c naturalisation, qui entre en vigueur vei dredi prochain, permet aux veuves ai glaises d'Allemands de réobtenir la nati( nalité britannique en payant une taxe e cinq shillings. En Pologne Offensive autrichienne St-Pétersbourg, 29 déc. — Commun cation élu quartier général : Aucune bataille importante n'a été 1 vrée entre la Vistule inférieure et la Pil ca. Des attaques de troupes allemande isolées ont été repoussées partout. Entre la Pilica et la Vistule supérieui l'ennemi a pris l'offensive. Nos troupe ont pris d'assaut le village de Szitnik qi était énergiquement défendu par les Ai trichiens. L'ennemi a définitivement év; cué la rive gauche de la Wida. Au Sud de la Vistule supérieure sur front Opatowice-Biecz, les batailles * eléveloppent en notre faveur. Le transfert des forces ennemies c Czentowocha aux Carpathes a été contr; rié par nous par un mouvement tou Lnant. Dépêches diverses L'appui du Japon Londres, 29 déc. — L'ambassade du ' Japon fait savoir que la rumeur venue des ! Etats-Unis, comme quoi la Russie aurait J cédé une partie de l'île Sacholm en , échange d'artillerie lourde, n'est pas exacte. Tout appui, que le Japon a offert à la Russie ou se propose d'offrir, résulte des rapports amicaux qui existent entre les deux pays et surtout parce qu'ils combattent le même ennemi. Cet appui n'a - aucun rapport avec des mesures politi- - ques ou commerciales et encore moins 1 avec une cession de territoire.Une pareille s mesure romprait les rapports amicaux s qui existent depuis si longtemps entre les deux pays et serait tout à fait en contradiction avec l'esprit qui règne en Russie et au Japon. Par le traité de paix de Portsmouth et les conventions de 1907 et 1909, le statu quo est considéré comme permanent par _ les deux peuples qui sont tout à fait satis-s faits des (dispositions prises. Sur le front St-Pétersbourg, 29 déc. — Du quartier r général au Caucase : Dans la direction d'Olty nos troupes ont passé le Laursin et ont arrêté la s marche de forces turques considérables. Dans la région de Sary Kamysj au S.O. ^ | de Kars, des batailles se développent. Le 26 décembre notre marche en avant dans la région de Dutah (Tutach) pour e l'occupation de la ligne Khamoer-Agada-' ne d'où les Turcs se retirent avec des per-t tes. e Sur le reste du front aucun changement.Vienne, 30 déc. — Officiel. — Dans les Carpathes, nos troupes ont attaqué, au Nord, les passes de l'Ouzoh et se sont emparées de plusieurs hauteurs au Nord des passes. Par des contre-attaques, elles ont arrêté l'avance des Russes. Plus à l'Ouest, l'ennemi s'est approché avec' de faibles forces, de quelques passages. Au Nord de Gorlitz, au Nord-Est de Zuhliczyn et au Bas-Nida, les attaques russes ont été repoussées avec de grandes pertès. Dans la région à l'Est et au Sud-Ouest de Tomaszow, les Austro-Allemands ont fait des progrès. Dans les Balkans, le calme règne à la ^ frontière serbe. Des attaques nocturnes t des Monténégrins sur Gat, vers Artova Ll et Lastiales Trebinje furent repoussées. Victimes de la guerre Deux fils du duc d'Atholl sont portés e comme blessés ou disparus au départe-t ment de la guerre à Londres. e Les prétendues négociations pour la paix En contradiction avec les communi-qués Français comme quoi le ministre s président Eyschen du Luxembourg, aurait proposé au gouvernement Suisse d'entamer des négociations de paix entre la France et l'Allemagne, le « Kolnische Zeitung » annonce que le ministre aurait ~ déclaré à un journaliste qu'il n'a jamais 1 fait de proposition de ce genre, ni à la Haye ni à Berne. e Les rumeurs qui circulent à ce sujet s trouvent peut-être leur source dans une e déclaration faite par Eyschen ià Berne, où il a dit que les pays neutres obligeront probablement leurs gouvernements res-c pectifs d'entamer des négociations de paix. Suivant les conventions de la Haye les belligérants ne peuvent considérer de telles propositions comme offensantes, e On ne devrait pas attendre d'entamer ces 1- négociations, dit Eyschen, jusqu'au mo-1- ment où toute tentative de ce genre, >- comme en 1870, deviendrait inutile par e suite de la victoire d'une des parties. La perte du « Yorck » On annonce de Copenhague au «Times », que Cleve, le commandant du croiseur allemand «Yorck»,- qui a touché une mine, a été condamné à un an de prison. Le commandant Pieper, qui a porté la responsabilité de la catastrophe, a été condamné à deux ans de forteresse. 300 hommes ont péri dans le naufrage du «Yorck ». Nouvelle démentie i- Berlin, 30 déc. — On mande du grand i- quartier général : s Les nouvelles émanant -de la presse, d'après lesquelles les Belges auraiènt fait e 2000 prisonniers allemands à Lombaert-s zyde, sont absolument controuvées. Dans ii les combats, qui durent depuis plusieurs 1- semainesdans la région de Lombaertzijde 1- et Nieuport, les Allemands ont perdu, en fait de morts, blessés et disparus environ e 1200 hommes. Le nombre des manquants >e qui ne peuvent être considérés que comme étant faits prisonniers, est, de plus, le des .plus minimes. i- Les nouvelles accessoires émises par la *- presse, sont inexactes d'un bout à l'autre.

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