Le nouveau précurseur: journal du soir

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27 January 1914
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s.n. 1914, 27 January. Le nouveau précurseur: journal du soir. Seen on 18 June 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/736m03zn9z/
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"siardi îiî1 Janvier iî)14 CINQ CENTIMES mfc..jMi«—9—ia—a—xaausmmnaccacMM»gs5gimn'»w ëO* ÎÏISIHH' M0 Le Nouveau Précurseur ABOi>risTïnvnErisrTS : ANVERS, un an 12.00 fr.; six mois G.50 fr.; trois mois 8.50 fr. INTERIEUR, » 15.00 fr.; » 8.00 fr.; - 4.50 Tr. HOLLANDE, » 33.00 fr.; » 16.00 fr.; » 8.00 fr. LUXEMBOURG, « 33.00 fr.; » 16.00 fr.; » 8.00 fr. UNION POSTALE, » 42.00 fr.; . 21.00 fr.; » 10.50 fr. Tout abonnement so poursuit jusqu'à refus formel. ON S'ABONNE à Anvers au bureau du journal et dans touâ les bureaux des nnstiis on Belmmifi. JOURNAL DU SOIR TÉLÉPHONES { Station: { 39, ViEILLE BOURSE. - ANVERS. i AMNONCE 3 Ordinaires, la petite ligne, fr. 0.30 I ftfelAKBS, la ligne. . . fr. 1 '.0 » 1 à 4 lignes . » 1.00 Faits divers, )a lignô . . » 3.50 Financières, la ligne . . „ 0.50 ! Chronique ànvf,k& . . . - 3.00 7*3 annonces de l'étranger et de ta Belgique sont reçues aussi j.-ar t'À: Havas, 8, place des Martyrs, à Bruxelles, 8, Place d-e la Boitrse, à Paris, el LJ0'f High Holborn, à Londres t LE PORT AUTONOME l (Voir nos numéros des 1-2, 3, 6, 7, 10, 13, 14, 21, 22 et 23janvier) XI T p Port d'Anvers an"* A-nvp.rsnts Nous recevons la lettre que voici de H. Georges Gits, qui, quoiqtîe retiré dans Une retraite, toute volontaire, continue i» s'intéresser à tout ce qui concerne le port d'Anvers, si longtemps placé sous sa direc- Menton, le 23 Janvier 1914, Cher Monsieur, j'ai lu aveo la plus grande attention et le plus grand intérêt les divers articles de votre collaborateur Paul Naddy sur le „Port autonome", ces arguments sont marqués au coin du bon sens et de la pratique. Le fameux projet Corty ne tient pas dobout en ce qu'il confie à des irresponsables du corps électoral d'Anvers et même il des non-AnVcrsois (quelle aberration 1) la gestion de notre port. Que diraient Bruxelles et Gand si l'on propo< sait de mettre leurs établissements maritimes dans les mains d'Anversois ? Pareil projet serait taxé d'insensé et à bon droitl Quand le ministre Malou a propose naguère de faire reprendre les quais de l'Escaut par l'Etat, ce ne fut à Anvers qu'un cri unanime de réprobation et M. Malou dut céder. Le projet Corty ne vaut guèro mieux; qu'on l'envoie aux calendes grecques 1 Bien cordialement à vous, Georges GITS, ancien échevin du commerce. §?"1"•• Cela c'est la note vraiment anversoise, Celle du bon sens et de la raison. Qui donc doit vivre du port d'Anvers? Certes, un port est utile à tout le pays; sans issue sur la mer. un pays industriel comme le nôtre ne saurait vivre, mais l'exemple de l'industrie mosane est là pour prouver que ce port ne doit pis être exclusivement national, Grâce à l'obstination de l'administration centrale et à l'indolence du gouvernement, la région industrielle de Liège,trouve un plus grand avantage à faire passer son service maritime par le port hollandais Je Rotterdam que par le port d'Anvers, aussi belge que l'est l'industrie de la Meuse.C'est Inconcevable, mais cela est. S'il est utile à tout le pays noire port, ce sont surtout les Anversois qui en vivent et qui ont le plus grand intérêt il le faire i prospérer. . Insistons aux risques de quelque peu énerver m lecteurs, répétons que lorsque nous F disons que les Anversois ont le plus grand : intérêt à la prospérité du port, nous ne vi-I sons pas seulement les quelques courtiers de navires, agents maritimes, employés, corporations, ouvriers qui vivent directement | du trafic maritime, mais aussi tout le com-I merce anversois, et non seulement le com-; merce de la Bourse, mais aussi celui des dé-j taillants. Que vendront nos magasins, nos i bouchers,. nos boulangers, que construi-| raient nos entrepreneurs, quelles maisons les propriétaires donneraient-ils en location s'il n'y avait pas il Anvers le port qui entretient l'aisance et crée la fortune? Entre tous les habitants de la ville, il y a une étroite solidarité di'ntérêt. On vient de le constater encore ces j'ours derniers. La gelée arrivée fortement et brusquement a fait apparaître de nombreux glaçons flottants sur l'Escaut, et tout le monde se demandait: le fleuve va-t-il être fermé, cl la question devenait plus anxieuse à mesure que le gel se prolongeait. C'est que chez nous, l'hiver n'est pas seulement dur aux pauvres gens, mais il peut arrêter tout net toute la vie économique de la population. Oh! si l'Escaut reste fermé quelques semaines, les courtiers maritimes, les expéditeurs, les négociants, les banquiers né seront pas ruinés; les commis continueront ii recevoir leurs traitements. Mais le travail sera arrêté; l'ouvrier, celui qui est payé au-jour le jour, n'aura plus do salaire, par con séquent il ne pourra plus payer boulanger et boucher, il supprimera toute dépense d'habillement ou de plaisir. Et tous ces boutiquiers forcés de faire crédit,seront eux,ii leur tour,dans l'impossibilité de payer leur fournisseurs et d'acquitter leur loyers. Et la misère venue d'en bas, remontera chaque jour un échelon et s'étendra plus au loin dans la ville; partout co sera la gêne, et bientôt la ruine, Tout le monde il Anvers est intéressé il la prospérité du port, parce que tout le monde en vit, les uns directement, les autres indirectement. Et c'est pour cela qu'il est du devoir de tous les Anversois de contribuer par des impôts et des taxes il l'accroissement constant et de nos installations maritimes et de leur outillage. . , Mais où .est la charge est aussi le droit de gérer et d'administrer. Voye2-vous un comité très restreint où des fonctionnaires du service central,n'ayant aucun intérêt spécial pour notre port, pouvant mériter leurs appointements il la tête de tout autre service des Ponts» et Chaussées, voyea-Vottâ coS ingénieurs et ces bureaucrates venir imposer leur volonté et leurs caprices aux Anversois,aux seuls intéressés au développement du trafic maritime. Et c'est cependant à quoi aboutit la constitution du comité mixte du port autonome. Nous savons malheureusement par l'expérience de la ..grande coupure" de quels entêtements l'administration bureaucratique est. parfois férue, et quel tort considérable son obstination peut causer. Nous savons aussi que telle est au fond la pensée des fonctionnaires non Anversois; et c'est pourquoi l'administration — nous ne dirons pas le ministre — appuyé si largement l'idée du port autonome telle que la codifiée M. le président do la Chambre de commerce. Le port autonome qui ne peut Tésister a une expérience de quelques années, mais C'est tout simplement l'acheminement vers le port national, vers la suppression du port anversois. Jadis, quand il s'agissait du port d Anvers on chargeait Anvers et Anvers seul de prendre des décisions et de les exécuter. M. Malou, célèbre ii Anvers par son projet de création d'un port concurrent sur la rive gauche, port que le public dénomma Maloustad — M. Malou fut le premier à Vouloir mettre la main de l'Etat sur le port d'Anvers. Il dut reculer, comme le rappelle M. Gits dans la lettre qu'il nous adresse. Maloustad ne vécut jamais que dans les chansons satiriques et aussi dans une énergique campagne de protestation, campagne dans laquelle la Chambre de "commerce prit une large part. M. Malou ne parvint pas mémo à faire réserve? il l'administration" centrale la gestion des quais de l'Escaut qui fut confiée il la ville d'Anvers. L'adrninistrationm centrale — les bureaucrates — n'a jamais digéré l'abandon qu'elle estime être une diminution des droits de l'Etat, lisez de messieurs les fonctionnaires; on voudrait bien reprendre indirectement aux Anversois, ce qu'on a été forcé de leur concéder, et de là, cette opposition latente, mais trop certaine que nous trouvons depuis 20 ans chez les hauts fonctionnaires de .l'administration contre tous les projets d'Anvers,Ils îivaicnt imaginé la Grande coupure qu'avec son bon sens pratique, la population d'Anvers a condamnée dès le premier jour comme une entreprise dangereuse et impraticable. Ils ont dû céder, mais ils veulent faire quelque chose de semblable quelques kilomètres plus bas sur le fleuve; histoire de dire qu'ils n'avaient pas tort. Et ils veulent plus, ils veulent, leur port, _à côté du port d'Anvers; ils veulent, eux, avoir aussi un service maritime à ad ministrer, à diriger, par des fonctionnaires, imbus de théories, mais privés de pratique, qui, du fond de leur bureau, prétendent enseigner le commerce et le trafic maritime à ceux qui y ont consacré leur vie, et ont été nourris d'entreprises commerciales par un atavisme séculaire. Voilà ce que l'on veut en haut lieu administratif, el voilli pourquoi il y a eu les désaccords et les tiraillements que M. Corty a dénoncés. L'administration centrale voudrait bien gérer son port à elle, io port national, puisqu'elle ne peut mettre la main sur le port d'Anvers. Ce port national elle'a rêvé que ce serait l'extension des docks au nord le long du bassin-canal et elle pousse M. Hel-leputte à faire des manières pour céder ces territoires à Anvers. Peut-être se rabattra-t-elle la bureaucratie, sur des installations de la rive gauche, un nouveau Maloustad. Mais elle préférerait à tout la voie indirecte d'un comité de port autonome, où, en fait, la bureaucratie serait la maîtresse absolue et qui enlèverait aux Anversois tous les quais, tous les bassins qu'ils ont créés et développés avec tant d'amour, avec tant d'énergie depuis un siècle de luttes, d'espoirs et de dévouement. Mais cela ne sera jamais. Paul NADDY. Oeliors ALLEMAGNE En Alsace-Lorrain On répand de nouveau le bruit que le baron Zorn de Bulach, secrétaire d'Etat; MM. Pietri, sous-secrétaire d'Etat à la Justice et Màndel sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur, donneront leur démission de ministre dès que la fête de l'Empereur sera passée. AUTRICHE-HONGRiE Pas do menaces belliqueuses La„Wierier Allgeineine Zeitung" se déclare en mesure d'affirmer que l'Autriche-Hongrie ne fait aucune espèce de préparatifs militaires en vue d'une-intervention éventuelle en Albanie et que lés bruits contraires sont dépourvus de fondement. Une mesure de ce genre serait d'autant moins justifiée que les nouvelles parvenues au sujet deMa situation en Albanie sont tout à fait rassurantes. PORTUGAL ôrlse ministérielle Dans les milieux politiques de Lisbonne on dit que M. Alfonso Costa, président du conseil, présentera la démission du cabinet. Le président de la République, M. de Arriaga, consulterait les chefs politiques sur la formation d'un ministère de concentration. Un nouveau parti Les groupes d'opposition unioniste et évo-lutionniste vont se fondre en un seul parti sous le nom de parti républicain constitutionnel. Ce nouveau groupement qui est en minorité à la Chambre, mais en majorité au Sénat, sera dirigé par un comité composé des leaders des deux groupes fusionnés, MM. Brito Cama-cho, Antonio Almeida, etc. Il combattra énergl-quement le cabinet îépublicain démocrate de M. Alfonso Costa; Une bombe. Une nftmifestation en l'honneur de M. Alfonso Costa, président du conseil, avait été organisée lundi soir sur la place du Rocio, à Lisbonne. Au moment "où le cortège défilait-dans la rue Garmo, une bombe a éclaté. Plu-si uï's personnes ont été blessées. BULGARIE Relations avec la Grèce On apprend de bonnes sources que par l'entremise de la légation de Russie, le gouvernement bulgare a fait connaître au cabinet d'Athènes qu'il était disposé à reprendre les relations diplomatiques et que dès maintenant il était prêt à envoyer une charge d'affaires 8i la Grèce en faisait autant. ALBANIE Le prince de Wied On affirme de source sûre que le prince de Wied ne partira pas pour l'Albanie, tant que la "mmmtu question financière ne sera pas définitivement %,<5^ilI il ésv-prudent le souverain que l'Europe destine h. l'Albanie. Une bande albanaise Une bande de 150 Albanais, conduite par les chefs Salih Iîoudka et Malian Panarki, est entrée sur le territoire grec, a occupé le village de Treska, dans le district de Colonia, et a arrêté trois prêtres épirotes. GRECE L'oniprunt La ,.Liberté" dit que M. Venizelos, au cours de son séjour à Paris, s'est mis d'accord avec le gouvernement et les grands établissements de crédit français sur les conditions et modalités de l'emprunt hellénique de 500 millions qui doit être réalisé sur le marché français. Pour des raisons de politique financière intérieure, l'émission de cet emprunt, ou tout au moins de sa première tranche, ne paraît pas réalisable avant la seconde quinzaine de mars. MEXIQUE On prévolt de l'Imprévu Divers symptômes indiquent qu'un changement important est à la veille de se produire au Mexique. S'agit-il d'une révolte à Mexico? d'un nouveau plan de Huerta ou de son abandon du pouvoir? Il est impossible de le dire, mais Washington attend ..quelque chose". M. Wilson doit môme faire prochainement connaître une nouvelle politique qui parerait, dit-on, h toute éventualité. Les Américains attendent Le président Wilson traite de fantaisiste l'information suivant laquelle on débarquerait des marins des Etats-Unis pour maintenir la circulation du chemin de fer entre Mexico et la Ve-ra Cruz au oas où le général Iluerta serait forcé d'abandonner la présidence. Le gouvernement du général Iluerta est en voie de décomposition. La convocation par la Maison Blanche de la commission des affaires extérieures n'est pas due à- un changement dans la situation. CHINE Un ministre démisionne îïsiung Hsi Tlng a donné sa démission de ministre des finances. Il garde les fonctions de premier ministre -jusqu'à l'inauguration du nouveau régime législatif préconisé par Yuan Chi Kaï qui va très prochainement entrer en vigueur.UNE LETTRE die m. hëlufutte Après un mois de réflexion et d'études, M. le ministre des Travaux publics vient do répliquer à la réponse que la villo d'Anvers lui a faite le 29 décembre au sujet des travaux d'Anvers, travaux maritimes et travaux d'extension. Sa réponse est datée de samedi 24 janvier, elle est parvenue à l'hôtel de ville dimanche matin. Et comme toujours, pour bien donner à sa réponse le caractère de polémique, le iiiinislrë en a passé une copie à la Métropole, avant que le «ollège ait pu eri prendra connaissance et la soumettre aux conseillers communaux. Nous sommes habitués à ces procédés qui, s'ils'ne sont pas dans les usages de la stricte convenance administrative,ont au moins l'avantage de saisir directement la presse du débat qui ne reste plus ainsi circonscrit dans quelques bureaux. Mais constatons dès à présent qu'olle constitue une véritable et piteuse reculade de M. Helleputte et que le ministre a perdu beaucoup de son arrogance dernière. La lettre s'occupe de trois points: reprise des darses, incorporation du territoire d'autres communes, cession de l'enceinte, Sur le premier point, M. Helleputte élargit énormément la question; il déclare ne pouvoir se prononcer sur l'offre de reprise dos darses 2 et 3 sans connaître les intentions de la ville d'Anvers quant à la reprise des autres installations maritimes. Quelles autres? le ministre ne le dit pas; jusqu'à présent, il n'y en a pas d'autres, et celles qui sont à faire ont leur sort réglé par les lois mêmes qui ont autorisé l'Etat à procéder à des expropriations au nord d'Anvers.Première reculade donc. Sur le second, incorporation à la ville d'Anvers de territoire d'Austruweel et d'Eeckei"en, la.reculade est plus grande encore, quoique voilée de très nombreuses considérations, tout à fait étrangères au débat. La Ville a déclaré qu'en vertu des promesses faites, l'Etat devait faire procéder à cette incorporation sans intervention, pécuniaire ou autre, de la ville d'Anvers. M. Helleputte s'incline et déclare, qu'il va faire procéder aux formalités préliminaires à l'annexion. Que n'a-t-il commencé par là. Enfin, sur le troisième point, cession de l'enceinte, le ministre plaide coupable;nous ne pouvons comprendre autrement la lettre dans laquelle il dit que les divers départements ministériels s'occupent de cette question, afin d'être en mesure de présenter un projet de contrat à bref délai. Et dire que cette cession aurait dû être faite il y a 4 ans; on en commence l'étude maintenant seulement. — ZS3DZ Nouvelles de l'Étranger Une statue d'Edouard VU à Paris Hier, après-midi, on a inauguré à Paris, place Edouard VII, la statue élevée au dernier roi d'Angleterre. La rue Edouard VII était pavoisée pour la circonstance de drapaux anglais et français; au pied de la statue une éstrérac avait été élevée. Une assistance nombreuse se pressait à cette cérémonie; on remarquait la présence de plusieurs sénateurs, députés et conseillers rnuui-cipaux.Les diverses ambassades et légations avaient, envoyé des représentants, ainsi que les chambres de commerce britannique et américaine, et la chambre de commerce de Paris. M, Sarraz-Bournet, représentait M. Jacquier, sous-sécrétaire d'Etat aux beaux-arts. M. Oudin, conseiller municipal, a prononcé un discours dans lequel il a fait revivre la personnalité du roi Edouard VII. M. Wièner, président de la Société de la rue Edouard VII, a prononcé ensuite une brève allocution. Quand le voile qui recouvrait la statue a été enlevé, l'assistance, a,pu admirer le monument, œuvre du sculpteur Paul Landowski. Le roi est représenté en tenue de feld-maréchal, ! avec le grand manteau, le chapeau 'l plumes, les bottes et éperons. Le cheval est le portrait fidèle du coursier favori du souverain. C'est la seule statue équestre qui existe du roi Edouard VII. La grève des tramways à Mlmos Nîmes est toujours sans trams et cette grève inattendue n'est pas sans causer en ville une vive gêné. Les revendications du pèrsoîmel se' bornent à une simple question d'heures des repas. Celles-ci sont, en effet, les plus irréguliêres et, par •suite d'un rouLement défectueux, il arrive que certains employés sont obligés de faire neuf heures consécutive» de travail sans pouvoir aller manger. C'est uniquement contre cet état de choses regrettable et auquel disent-ils, la 'Compagnie pourrait remédier sans frais, que les watt-men 6t les conducteurs protestent. Une tentative de conciliation n'a donné aucun résultat. Les dockers de Toulon. Les dockers du port de commerce de Toulon, se sont mis en grève hier. Ils ont refusé de débarquer la cargaison de plusieurs navires qui venaient d'arriver. Les dockers réclament une légère augmentation de salaire et une diminution des heures de travail h fournir par escouade. Une bombe Une formidable détonation a retenti la nuit de dimanche à Lundi? dans le quartier des Iles-d'Or, à Hyères, semant l'effroi parmi la population et brisant de nombreuses vitres, notamment à l'hôtel Continental. La police a retrouvé des débris de charbon et de fer. On croit qu'une bombe-avait été placée, dans un but criminel, dans le quartier de3 Iles-d'Or. Complications Judiciaires Les tribunaux italiens, ont été saisis de d^ux-cas intéressant la loi des garanties. Dans le premier cas,_su:* îequtfî prononcera demain la Cour de cassation, .',1 s'-aj^i ci'unTe-bours présenté par un Frère de l'Orne Dominicains contre une mesure .d'expulsion pvts# h son égard par ses supérieurs religieux, lesquels ne firent, disent-ils, que se conformer aux instructions du Saint-Siège. Le Frère expulsé prétend que les formules prescrites par le règlement de l'Eglise n'ont pas été observées. Dans le second cas, un garde palatin pontifical poursuivait un lieutenant qui, dans le service et dans l'intérieur du Vatican, lui avait adressé une épithète injurieuse. Conformément à la thèse soutenue par l'avocat du lieutenant qui a invoqué la loi des garanties, le tribunal de première instance s'est déclaré incompétent. En Afrique du Sud Le député travailliste Cresswell a été gracié de la peine d'emprisonnement prononcée contre lui à l'occasion de la réoente grève, La grève du bâtiment à Londres Le syndicat de la corporation des ouvriers dtf bâtiment, à Londres, a prescrit à tous ses membres d'abandonner tous les ateliers où l'on a congédié des.ouvriers qui avaient refusé de signer un document rédigé par les. patrons et imposant certaines conditions à leur personnel. NOS ÉCHOS Anvers et Rotterdam Notre excellent confrère La Gazette de Hollande, se plaint que nous ne voulions pas chanter avec lui la défaite complète du port d'Anvers par Rotterdam, voire par Amsterdam, comme s'échinent à le faire quelques grincheux dans la présse anversoise. Il semble prendre de mauvaise part que nous ayons qualifié de déthyrambique uni de ses articles où il disait qu'en dix ans, do 1903 à 1913, le trafic de Rotterdam a presque doublée Notre confrère a tort. Le mot dithyrambe, dans son sens, le plus large, s'applique à des louanges enthousiastes et le plus souvent exagéréesjtelle est du moins la signification que les dictionnaires donnent à ce' mot. Bien loin de nous l'idée de reprocher ài une gazette de Hollande de chanter les louanges, même exagérées d'un port hollandais. Nous n'aimons pas les gens qui salissent leur propre maison, comme le font des journaux anversois et si nous étions néerlandais, nous proclamerions bien haut le» progrès remarquables du port de Rotterdam. Mais pour légitimement vanter, sa patrie, il ne faut pas tâcher de diminuer les autres pays. Et si la Gazette de Hollande fait remarquer qu'en dix ans ïe trafic de Rotterdam a presque doublé, nous pouvons bien, nous, journal anversois, faire observer qu'il en est de même pour le trafic de notre; port d'Anvers. Mais, dit la Gazette de Hollande, vous oubliez que le mesurage belge donne aux navires une jauge de 15 % supérieure à celle du mesurage hollandais. Hum! hum! c'est à voir, mais passons. Puisque nous avons compar'é le tonnage de 1903 — mesurage belge — à celui de 1913, également mesurage belge, la différence hypothétique de 15 % entre le mesurage I belge et celui suivant le mode hollandais, reste étrangère à ces chiffres et, par conséquent, aussi à notre conclusion. Si notre confrère néerlandais, en comparant la jauge d'entrée à Rotterdam à celh d'Anvers, prétend réduire celle-ci à 15 %, jamais il n'a répondu à notre remarque bien plus importante:dans le trafic maritime de Rotterdam sont compris les bateaux de la navigation du bas-Escaut, et du Rhin qui sont exclus des statistiques belges de ce même trafic. Pour combien de navires, pour combien de tonnes, ces bateaux sont-ils portés dans les statistiques de Rotterdam. Jamais, à cette questions précise, nous n'avons obtenu de réponse ni de la presse hollandaise, ni de l'administration du port de Rotterdam, ni des journaux d'Anvers qui estiment de leur deovir de prôner un port étranger au détriment de notre port national.Nous attendons une réponse. FeuiUetou du «Nouveau Précurseur. 45 SANG DE TRAIJTRE <Uraii<] uoman inédit PAR Félicien IVACLA TROISIEME PARTIE Vers l'inconnu La maîtresse de maison, soucieuse c plaire à tous ses invités, s'était avancée: — Qui veut bridger? dit-elle en jetant u t regard circulaire du côté de quelques pei sonnes graves dont elle connaissait h goûts... Les tables sont dressées à côl I prè du fumoir... Déjà, dans un échange de regards, li partenaires s'étaient choisis, les groupi fiaient formés et deux tables de bridge t trouvaient rapidement constituées. La brillante Mme Nolkerg donnait, c effet, une grande soirée. Sa résidence était à quelques kilomètri de Cologne, du côté de Gladbach. ; C'était un haut château moderne, dai « noire frondaison d'un parc de chêne une habitation princière. Au nom de cette dame s'attachait une ri Putation douteuse, et ceux mêmes q étaient ses invités, acceptaient .les splei oenrs de on hospitalité, n'ignorant ri< des bruits les plus extraordinaires qui coi raient sur son compte. Un voile couvrait de respectabilité toi un passé orageux. Mme Nolkerg était m; rièo à un homme honorable qui remplissait la condition essentielle pour plaire à une 3 femme d'humeur papillonnante: il était à I peu près toujours absent. Il venait de temps - à autre démontrer par sa présence qu'il I était bien encore le châtelain du lieu, puis repartait vers des séjours plus en harmonie avec son goût de la tranquillité et de l'étude. Autour des tables de bridge, quelques personnes suivaient avec intérêt le jeu, cependant que d'autres, retirées un peu à l'écart, de crainte de gêner les joueurs, causaient do toutes les choses banales qui contituent la conversation mondaine. Soudain, un discussion éclata, immédiatement enflammée, où l'on distinguait, dominante, une voix puissante, rude parfois, e C'était celle 'de M. Strumburger. M. Strumburger était un excellent hom-n me, taillé à coups de hache, auquel des épaules carrées et l'opulente constitution !S de tout° sa personne donnaient l'allure d'ur hercule. Cet ensemble de force brutale massive se • trouvait heureusement corrigé par l'expres-' sjon de son visage, illuminé presque con- I tinuellement d'un fin sourire. Il était, au demeurant, un brillant cau- II seur. >s ,— Mes préférences, disait-il, ne sont pas dissimulées en faint d'aéroplanes... ls — Et elles vont?... interrompit un hom-s me de taille moyenne, d'allure distinguée qui apportait dans sa conversation un ac-cent russe très accuse. ji — Au, „Bélouine"! i- ' — Le „Bélouine", dites-vous?... Ce nou-n vel aéroplane... a-t-il fait ses preuves? — Non, mçiis il a été construit par h grande maison Estrélé, de Cologne.-ît — Qu'est-ce que cela prouve? i- — Cela prouve que le modèle est sé rieux... Jamais cette maison .en s'est embarquée à la légère. — Oui, monsieur... Mais la question dont il s'agit est des plus impressionnantes... elle a des secrets encore et mon premier sentiment pour un modèle qui est resté jusqu'à présent sous son hangar est celui de la méfiance. — Pardon, Bélouin a piloté des aéroplanes en France'? — Oui... mais pas ce modèle, — Qu'en savez-vous, monsieur? — Ce „Bélouine" serait-il donc un appareil français? Non... ce n'est pas ça! Je veux dire que Bélouin a peut-être apporté au systèmo de la maison Estrélé quelques modifications venues de sa grande expérience. ■— Oui, je vous entends bien: Bélouin volera sous les couleurs allemandes avec un appareil inspiré des constructions françaises.—j Et quand co serait"? — Oh! parfaitement... Mais cela pour dire que la supériorité du „Bélouine", que vous vous plaisez à prédire, lui viendra Je France, où les seules découvertes intéressantes ont été faites. — „Les seules" est excessifl s'écria Strumburger, dont l'amour-propre national 1 avait été piqué au vif. — Je maintiens, riposta le Russe, qui devenait nerveux. — C'est un engouement injustifié pour les appareils français. — Puisqu'il n'y a qu'eux ayant obtenu des résultats sérieux. La discussion menaçait de s'aviver encore entre les deux champions des deux grands pays, lorsque la maîtresse de maison abandonna les bridgeurs pour passer au salon des bavards. Mme Nolkerg avait quarante ans et en paraissait à peine trente. Ce soir-là, elle était plus ravissante que ■ jamais dans son fourreau de satin souple mauve,, rehaussé par un simple bouquet de roses. Sa toilette, d'une coupo irréprochable, moulait à ravir son corps souple et gracieux.Un délicieux sourire sur les lèvres, elle fi! des yeux le tour de ses invit'és, puis sur un ton enjoué s'adressa au gros financier, M Strumburger. — J'ai entendu votre voix, cher monsieur, et en ai reconnu le timbre chaud et puissant.Oh! madame, excusez-moi, je me suif laissé emporter par la conversation. — Dites plutôt la discussion, car dès qu< j"e vous ai entendu, j'ai compris que vous aviez un contradicteur sérieux. — Merci du compliment, madame, répondit le Russa.cn s'inclinant. Mme Nolkerg traversa dans un frôlemen soyeux les rangs des causeurs et vint s'entretenir, légèrement à l'écart, avec le jeun* attaché d'ambassade, M. de L..., et tout ei le tenant sous le charme do sa voix musicale, elle avait, l'oreille attentivement ten due au dialogue sur les aéroplanes qui reprenait de plus belle entre les deux parti sans des constructions françaises et aile mandes. Plusieurs autres Messieurs s'étaient mê lés à cette conversation, mais sans prendr parti ouvertement ni pour l'un ni pou l'autre, car, à vrai .dire, en dehors du Russ et de Strumburger, personne ne paraissai être très au courant de la question. — On vante, reprenait le gros financîei l'habileté, la hardiesse dos aviateurs fran çais. — Et c'est justice, riposta le Russe. — Pourtant, voyons, à l'heure actuelli quels noms pouvez-vous me donner? Que: noms pouvez-vous mettre à côté do celui à Folissier, qui est mort si tragiquement? — Ah! celui-là, c'était le premier de tou — Là-Dessus, nous sommes d'accord, En prononçant ces paroles, Strumburger avait un'soutfire entendu, dont la signification n'échappa pas entièrement au Russe. — Et qui vous dit qu'il n'a pas fait écoleï qu'il a au moins un élève capable de le continuer? jeta inopinément un vieillard qu venait d'entrer. - — Certainement non, répondit le financier en secouant la tête... Depuis plus d'ui an que le maître, a disparu, l'élève se serai déjà manifesté, si élève il y a. Au son de la voix du vieillard, un sur-i saut étrange agita le corps de Mme Nolkerg — Qu'avez-vous, madame, lui demandi : M. de L..., êtes-vous souffrante? i —Merci, ce n'est rieri, répondit-elle ei se ressaisissant. Puis s'écartant, un instant du Jeune at-taché d'ambassade, le cœur battant et le ; lèvres frémissantes, elle j!>lla au-devant di nouveau venu: i — M. Mac-Hynnc! Vous icil 1 — Chère, amie! Elle lui avait tondu les deux mains ave effusion, tout en rougissant adorablemen jusqu'aux oreilles. Le troubl" subit qui avait envahi Mm Nolkerg se lisait, si ostensiblement, sur se visage, que plusieurs do ses invités la ro gardèrent avec surprise, et, mus par u 3 sentiment de discrétion, se retirèrent san " affectation et passèrent dans la salle d ^ bridge, laissant seul le vieillard en têt l à-tête avec la maîtresse de maison. — J'arrive pour le sauver, murmur •, Mac-IIynne à l'oreille' do Mme i^olkcrg.. — Je suis donc en danger? — Vous en doutez encore, après la Ici tre que je vous ai adressée? — .Te ne comprends pas vos inquiétude s -— Elles sont pourtant bien justifiées. e — Toujours les idées noires! — Ecoute, fit le vieillard, en attirai 3, Mme Nolkerg dans un angle du saloi avec une paternelle affection; je n'ai pas voulu livrer ail hasard d'une correspondance des choses aussi importantes et to préciser des détails qui eussent pu donner l'éveil et te perdre... — Où apercevez-vous le danger? Personne ne se doute de'rien.:; Mon mari n'est pas là... — Je sais, ma chère amie; c'est entendu, , mais mes alarmes n'en sont pas moins jus-; ti fiées. Et le vieillard ajouta plus bas: — Je ne parle pas de moi, et cependant jo souffre par'vous... l — Comment?... Vous ne venez pas ma faire une scène de jalousie, je suppose... ! — Non, certainement... je m'efface, il no s^agit que de toi. — A la bonne heure, fit Mme Nolkerg en s plaisantant pour essayer do faire dévier la j conversation qu'elle prévoyait longue, sinon pénible pour elle. — Jo ne suis pas, jo n'ai pas été jaloux, vous le savez, Ivelty, fit lo vieillard tristement.'' En entendant prononcer doucement ce pe-t fit nom d'amitié par celui qui avait Mé son premier amant, Mme Nolkerg eut comme un troublant vertige. Subitement, sa jeunesse rieuse et folio , lui apparut... les heures roses grisèrent r> -corn son âme... le temps s'était am'lé. KHo revoyait Mac-Hynne à l'heure où. brillant officier, il avait conquis son cemr et . : tenu e la faveur de son amour. Mac-Hynne la ramena à la réalité eu lui a serrant la main. — A quoi penses-tu, Kettv, tu ne réoor.ds pas? — Je rêvais, cher ami. — L'heure n'est pas aux rêves, chérie. s. — Ma pensée voyage toujours lorsque je songe au temps où vous m'appeliez Kettv. ît i. - (A continuer.)

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This item is a publication of the title Le nouveau précurseur: journal du soir belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1902 to 1914.

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