Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 13 August. Le nouveau précurseur: journal du soir. Seen on 21 August 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/jq0sq8rc88/
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Jfemil lâ Août 1914 CINQ CENTIME» annee N» »»5 Le Nouveau Précurseur ASOl^lSrETVTEnSrXS : ANYERS un an 12.00 fr.; six mois.6.50 fr.; trois mois 3.50 fr. INTERIEbR, - 15.00 fr.; - 8.00 fr.; » 4.50 £r„ HOLLANDE, - 88.OO fr.; » 16.0» fr^ • 8.00 fr. LUXEMBOURG, • S2.00 fr.; . 16.00 fr.; » 8 00 fr. UNION POSTALE, * 43.00 fr.; » »1.00 lr.; » 10.50 fr. Tout «bonnement se poursuit jusqu'à refus formel. ON S'ABONNE « AiiTcn sta buresm da joun*l et d*M toue V* bureaux dee poste* en Belgique. JOURNAL DU SOIR TÉLÉPHOHES { 2£j£SSitt~: N* { 39, VIEILLE BOURSE. - ANVERS. ^--LM JTsi C : Ordinàimb, la petit*ligne. fr. 0.30 Réclames, la ligne. : . fr. .1.50 » 1 à i lignes . » 1.00 Faits myers, la ligne . . » 2.60 Financières, la ligno . » 0.50 Chronique Anvers ...» 3.00 Im annonces de -l'étranger et de La Belgique sont reçues aussi par VAgence Bavas, 8, place des Martyrs, à Bnmciïes, 9, PUk* <U fa Boursef à Paris, si 90, ffigh Holborn, à Londres. çgwyj mm.jlwi «il i w .1 LE SUCCES D'HIER Le succès obtenu hier' par les troupes belges sur la cavalerie allemande près de Diest^ dont nous rendons compte ci-dessous, est plus ( important qu'on le croyait d'abord. Six mille Allemands étaient engagés, Le ministre de la guerre confirme officiellement que le trois cinquiè- , me des effectifs allemands engagés sont mis hors combat. 1 Les pertes belges sont minimes. 1 i — c L'état-major général signale un autre i'aife droite de l'armée belge. 1 grand succès beige. Le contact a eu lieu près d'Eghezée, gros De la cavalerie allemande avec une co- boirg placé sur la route de Namur à Tirle- ( lonne de charroi a pu passer la Meuse entre m lit. s Nàmur et Huy. 3a colonne allemande, comprenant deux j Elle a remonté, au nord pour chercher esiadrons, a complètement été détruite. f 2l tghgrbs Le résultat de la rencontre que nous | tes Allemands sont arrêtés au Nord , "avons signalée hier a été tout a fait favo- ! coinme au Sud dtins leur maichc d enva- 1 rable aux Belges. ! hissement du pays. . . i.j. ■ Hn poste de ..combat On se bat partout en Belgique. Au Nord, ce sont des rencontras à Diest, à Tongres; ce sont les Allemands qui entrent à Ilasselt pour y voler la caisse de la Banque nationale. Au Sud, c'est la rencontre d'Eghezée qui montre la cavalerie allemande marchant vers le gros de nos troupes, comme elle le fait au Nord. A Liège, au centre de la résistance belge, le candn totine depuis deux jours. C'est le fort de Pontisse, non loin de Visé, mais sur la rive gauche, qui canonne. On ne sait pas exactement pourquoi il fait entendre sa voix de mort. C'est sur des Allemands qu'il tire. Les Allemands ont jeté un pont de bateaux sur la Meuse non loin de Lixhe; on dit qu'actuellement ils en ont un autre à Har-court sur le canal latéral à la Meuse. Il semble donc naturel d'admettre qu'une armée allemande veut passer la Meuse en cet endroit et que le fort de Pontisse l'en ,veut empêcher. Cette armée que l'Allemagne veut jeter au nord de Liège a envoyé sa cavalerie en nombre pour reconnaître la situation. Ce sont ces détachements qui ont été rencontrés et arrêtés hier à Diest et à Tongres. Le but de cette armée nouvelle paraît être d'attaquer l'aile gauche de l'armée des alliés, tenant une ligne plus ou moins parallèle à la Meuse, dar>s la direction de j Liège à Maestricht. i : Il est manifeste que les Àllemaiids veu-I lent attaquer cette armée sur ces, deux ailes; et attirer l'aile gauchevvers le Lim-bourg, tandis., que l'aile droite, avec laquelle ils ont été en contact à Eghezée, ferait ou défaite ou contournée. C'est à ce double mouvement que s'opposi l'armée commandée par le roi Albert. Souvent nous entendons dire: Mais les Belges toujours victorieux n'empêchent pas les Allemands d'avancer; quand donc rejetteront-ils l'ennemi dans son propre pays? Les Belges victorieux ne font pas reculer l'armée allemande; ils ne la poursuivent même pas. Son rôle n'est pas tel. L'armée belge est une armée.d'arrêt, tout comme les forts de Liège ne sont que des forts d'arrêt. Et comme eux, jusqu'à présent, elle à admirablement rempli sa mission.L'armée belge n'a pas reculé, d'une semelle.Elle ne s'est pas laissé entraîner au dehors des positions qu'elle doit continuer à défendre. Le cercle de fer se resserre autour d'elle, mais elle,n'a encore subi aucun choc. Ce sera pour le jour de l'attaque générales des forces allemandes par les armées al liées. Cela ne tardera pas. ZEDE. Il BftTIILLE DE HAELEN Un engagement a mis aux prises mercredi, aux portes cle Diest, une brigade mixte belge, renforcéé d'une brigade de cavalerie, avec des forces allemandes un peu supérieures, comprenant, de même, toutes les armes, mais avec plus de cavalerie. Le . centre, de l'action a été Haelen, où le sol est jonché de cadavres allemands. Malgré ses attaques nombreuses, l'ennemi a repoussé, avec de grandes pertes. Les combats ont eu lieu principalement à Herclf-la-Ville, à Haelen et Zellick. Le centre de la bataille semble avoir été Haelen où des engagements très chauds ont eu lieu. Nos troupes massées derrière 3os maisons et derrière des abr'-s improvisés tiraient sans discontinuer sur la cavalerie allemande qui entrait dans le village au galop. Les hommes roulaient par terre tandis que les chevaux s'enfuyaient Se tous côté; sans leurs cavaliers. A 7 heures du soir, tout le terrain compris entre Diest, Haelen et iZelack était déblayé de tout ennemi; le champ de bataille était couvert de morts el de blessés. On çite des faits héroïques en grand nombre. Le maréchal des logis Rdur'seaîi, du 4e chasseurs à cheval, s'est élancé avec un homme sur un groupe d'ennemis et en a ' tué dix, mettant les -autres en fuite. 31 est revenu vers nos tignes,ramenant àvec lui les chevaux des dix tues. 11 porte à !•'. main une blessure légère, résultant d'un coup de feu. A certain moment, le sort d'un 'de nos régiments paraissait incertain. Sur l'aile gauche, notre armée faiblissait, faute d'hommes. Des renforts furent demandés à Diest. Le lieutenant Van Doren, du -le chasseurs à cheval, chargé de la défense de cette ville, ne disposait plus d'un seul soldat. Il fit appel aux pompiers volontaires de la ville de Diest, rassemblés pour le service d'ordre. Ceux-ci, comme un seul homme, demandèrent à marcher au feu. Les pères de famille étaient nombreux parmi eux. Le lieutenant Van Doren partit en auto avec eux et amena tous les soldats qu'il rencontra en chemin. A leur tête, il se rendit à l'endroit où les secours étaient demandés; il arriva quand l'engagement battait son plein. Une grêle de balles s'abattit autour de lui. Il se coucha dans un fossé et rampa sur une distance de 300 mètres jusqu'à l'endroit où une pièce d'artillerie allemande faisait rage. Puis il se releva brusquement et abattit l'officier qui en commandait les servants. A ce moment le lieutenant Van Doren se trouvait à 600 mètres au delà du front cle nos troupes. S'emparant du cheval de l'officier qu'il ATenait de tuer, il revint vers le front. Il essuya une nouvelle grêle de balles: son cheval s'abattit sous lui. Trois pompiers ont été légèrement blés ses: ce sont MM. Kneuts Emile, Van At tenhoven Louis et Segers Lôandre. Au Cours de l'action, le génie militaire belge a fait sauter deux ponts sur le Dé mer. A ITaclen, l'église, la brasserie et quel qùcs maisons ont été incendiées. Le. nombre des morts et des blessés es considérable du côté allemand. Le lieutc nant Van Doren a compté plus de 200 mort sur une distance de cinquante mètres. L'ennemi comptait environ 5,000 hommes D'après, l'état-major belge, nos troupe étaient sensiblement inférieures en nombre Elles se composaient de détachements d lanciers, rie chasseurs à cheval, de carat* niers appuyés par de l'artillerie. \ //-\ ' // \ AK"VERS I Encore des Allemands arrêtés La police a arrêté deux Allemands, E. ^ade et H. Wendt, qui n'ont pas obéi à l'or-Ire du gouverneur militaire leur enjoignant [e quitter immédiatement la ville. Les Autrichiens Par l'intermédiaire du cabinet, de M. le ninistre-des Affaires étrangères, la presse eçoit le communiqué que voici: «La légation d'Autriche-Hongrie fait re»-uarquer que ce pays ne se trouve pas en tat de guerre avec la Belgique et qu'il n'y par conséquent, aucun motif d'inquiéter l'une manière quelconque les sujets autri-hiens et hongrois qui se trouvent sur le erritoire belge.» Le double jeu de l'Autricye persiste. Elle l'était pas en guerre avec la France; cepen-lant, elle envoye dés corps d'armée en Al-âce-Lorraine pour soutenir l'armée-al le-nande.Elle participe à la guerre que nous fait njustement l'empereur, allemand, et le jour >ù ce sèra nécessaire ses soldats- tireront ur les nôtres. Toutes les subtilités diplomatiques ne jourront modifier ce fait. Pour cesser d'être en guerre avec la Belgique, l'Autriche-Hougrie devrait faire ren- ; rer ses troupes dans ses casernes. Près du rail Tout le long de la voie ferrée d'Anvers à 3ruxelles, la surveillance est organisée. Le ,'oyageur voit successivement les gardes cirques des villes, les campagnards, le brassard national au bras, et, deci-delà,un poste le soldats. Il y a notamment un poste de l'armée ion loin des casernes du dépôt de Contich. C'est un spectacle des plus pittoresques le natin. Le génie militaire a construit là deux mraques; la première, ouverte du côté du •ail, semble le corps cfe garde; la seconde ermée paraît le bureau du chef de poste. Ce bureau est clôturé du côté de la voie ît sur les planchers, un dessinateur militaire, sans doute quelque artiste, rappelé m corps, a crayonné à larges traits, une caricature de l'empereur Guillaume II; et es voyageurs qui passent rapidement de s'esclaffer. Plus loin, la baraque ouverte sert en mê- j ne temps de dortoir, de grand'garde et de j cabinet de- toilette. Les soldats qui y ont* passé la nuit, se lavent à grandes eaux, le Duste nu malgré la brise frisquette. A la guerre commè à la guerre. Le prix du pain Revu son arrêté du 11 août 1914; Par ordre du lieutenant général, gouverneur de la place fortifiée d'Anvers, à (Hter de ce soir, le prix des denrées ci-après esi fixé comme suit: froment, première qualité, maximum par 100 kilogr., 21 francs; Ftrine 00, maximum par 100 kilogr., 28 frans; Pan d'un kilogr., maximum 0 fr. 30. Les commerçants et détaillants qui vendront au-dessus de ces prix seront punis d'un emprisonnement d'un mois à cinq ans et d'un* amende de 26 à 500 francs, avec applicaton éventuelle de l'art 85 du code pénal. Indépendamment de ces peines, les denrées alimentaires et marchandises dénommées ci-dessus et se trouvant chez le contrevenant poufront en tout ou en partie, être saisies et co-ifisquées. Elles seroit immédiatement remises à l'autorité miftaire. Les naviies allemands et leurs cargaisons ARRETE Le lieutenant rénéral, gouverneur militaire de la positon fortifiée d'Anvers: Attendu que le. navires de nationalité ennemie actuellement clans le port se trouvent saisis par Valtorlté militaire et peuvent être réquisitionnés moyennant indemnité;Attendu que le coiWnu de ces navires se trouve soumis aux aêmes règles, à l'ex-; ception des marchandises neutres, lesquel-! les doivent être remr$s à leurs destina-j taires; j Attendu qu'il y a liei de pourvoir à la i garde et à l'évaluation les cargaisons dont j il s'agit et de procéder suis retard aux opé-j rations que le travail comporte, en assu-j rant la sauvegarde des droits de tous les I intéressés; Vu la convention de La Haye du 18 octobre 1907, relative au régime des navires de commerce ennemis au débit- des hostilités, promulguée/par la loi du 25 mai 1910; Arrêt j: Art. 1. — Il est constitué me commission, .composée d'un délégué: de l'état-major de la position fortifiée, d\m délègue du servicé des douanes, d'un délégué de la direction du pilotage, du capitaine du por ou de soi délégué, d'un délégué du service de la po/icc maritime, d'un délégué de l'ad mmislrstion des chemins de fer et d'un 01 plusieu/s experts nautiques à désigner pa le gouverneur. Art.fe. • — Ce/.te commission aura pou attributions, soit au complet de ses mem bres, soit en attribuant à certains de ceux : ci teies délégations spéciales qu'elle juger; convenir; l.'de vérifier et d'inventorier ïe contem de? navires de nationalité ennemie saisis /. de procéder à l'évaluation des marchai: t dfees ennemies; de prendre toute? mesure conservatoires pour ce qui concerne le s narchamises périssables ou inflamrm oies, de veiller à empêcher l'enlèvement 0 . la détérioration de toutes les marchandise* s 3. dç délivrer à l'autorité militaire,moyer - nant, réquisition, toutes marchandises er ( nerryes et d'assurer la remise aux itatéres - sés/de bons constatant la réquisition et 1 mentant de l'indemnité correspondante laquelle sera payable par le Trésor public, ^ lors de la conclusion de la paix; 4. d'assurer la délivrance aux intéressés g des marchandises neutres et de trancher, sous réserves de la compétence des .tribu- î: naux, toutes contestations pouvant surgir à ce sujet. j Art. 3. — Tout intéressé pourra requérir, quand il lui conviendra, à chacune des,.opé-Tations subnuméris 1, 2 et 4 ci-dessus, l'in- 1<' tervention du consul ou du vice-consul de H sa nationalité. .Les .intéressés de nationalité 1( ennemie pourront requérir l'intervention ^ du consul de la nation qui s'est chargée de ^ leur donner assistance^ ~ i( Art. 4. — Le présent arrêté sera exécu- c< toire immédiatement. Il sera communiqué tl d'urgence aux divers services, ainsi qu'aux consuls et vice-consuls exerçant à Anvers. ^ Le lieutenant général gouverneur, e (s.) DUFOUR n S' Les blessés à Anvers Voici la liste des blessés et des militaires malades en traitement à Anvers. Blessés arrivés avant le 12 août: " l'i MM. Schmitz, sous-lieutenant du génie;De sj Tombay, lieutenant d'artillerie; Fischer, ^ gagiste au 14me; Jacques, gendarme; Uy-tendael, maréchal-des-logis d'artillerie;Van- develde, artilleur; Lauwers, artilleur; Pa- n quèt, 12m"e de ligne; Cuylits, .3ime.de ligne; Van Çâuteren 4me de ligne; Carton, 3me ri "de ligne; Léonard, lime de ligne; .Van Men- ; n ter, artilleur; Coudron,. 9me de ligne; Van v Kerkvoorde, artilleur; Termonia, 14me de . le ligne; Bischop, 31me de . ligne. ; P ! à Blessés arrivés le Î2: Y c MM. Adolphe Laureys, 12me do ligne; Nicolas Wanet, 12me de ligne; Aimé Du- mont, Orne de ligne; Victor Debonny, 9me J. de ligne; Gustave Bertrand, 12me de ligne; s Constant Voiles, lime de ligne;W. Janssen, f Cme cbmp. de transport; Raymond Van d Wynsbergs, 9ine.de lignc;Ferd.-Furnemontj P artilleur; Mich. Monteyne, 12me de ligne; ' Arth. Voituron, 12me de ligne; E. J. De j Peuttimile, 3me de ligne; Guill. Wiiiems, j 12me de ligne; Jos. WiÙems, 9me de ligne. ,] Tous ces blessés sont en traitement à j l'hôpital militaire. <] DANS L€ PAYS ! t Un attentat Une «dernière heure» de l'Etoile belge, qui a J toutes les allures d'un communiqué officieux: j «Le bruit s'est répandu dans la huit de mer- ( credi à jeudi qu'un attentat aurait été commis < contre un personnage haut placé. ( D'un automobile portant le n. 3721, une boni- ( bë aurait été jetée sur un autre automobile ^ dans lequel se trouvait le personnage visé. Ce ] dernier n'a pas été atteint. Il est à remarquer que le n. 3721 est le mimé- ' ro d'une plaque appartenant à une motocyclette et non à un automobile. Ordre a été lancé dans le pays de rechercher le propriétaire de la plaque 3721.» Des blouses Les administrations communales intéressées sont priées de faire connaître télégrapliique-ment à M. le ministre de l'Intérieur, le nombre de blouses bleues qui leur sont encore nécessaires pour équiper les membres de la garde civique des campagnes, appelés à l'activité, i Ces braves font leur devoir avec modestie et dévouement. Ils gardent nos chemins de fer; | si on ne les avait pas, il faudrait envoyer là des soldats et affaiblir notre vaillante armée j de campagne. Les taxes des brevets Un arrêté ministériel inséré au Moniteur de î mercredi porte que l'exécution de l'arti^e 22 j de la loi du 24 mai 1854, modifié par la loi du , 2y mars 1857, est suspendue pour une durée j indéterminée. . ; E11 conséquence, les délais fixés pour le ; paiement des annuités de taxes de brevets, qui n'étaient pas expirés à la date du 5 août 1914, ; sont prorogés pour un terme qui sera fixé ul- 1 térieurement. I j Les armes modernes I] ressort d'un fort intéressant article du Temps que, contrairement à l'opinion courante, les armes modernes perfectionnées ne rendent pas les batailles plus meurtrières qu'au temps passé. Nous donnons des détails d'autre part. Des chiffres authentiques, relatifs aux résultats des rencontres qui ont eu lieu depuis le milieu du XIX siècle, et notamment pendant la guerre de 1870, et la guerre russo-japonaise, il résulte que la proportion des hommes perdus dans ies batailles les plus meurtrières est inférieure de nos jours, à ce qu'elle était autrefois.Il est donc permis d'espérer que, sauf en des cas exceptionnels, on n'aura pas l'occasion d'enregistrer, dans la guerre présente, des hécatombes te'les qu'on en redoute. Il faut considérer aussi que le.; progrès de la chirurgie et l'antisepsie permettent aujour-! d'hui de sauver trois ou quatre fois plus de blesses qu'autrefois. ' Les Allemands à Arlon V)e nombreux soldats allemands sont reve r mis individuellement à Arlon. Ils parcourent les rues, se disant affamés et aUknt, de porte en porte, solliciter la charité x pulyique. Un combat à Aineffe 1 ; Extrait d'une lettre écrite par un cavalier bélgô racontant une rencontre à Aineffe, petit village, non loin de Huy. «Mardi soir, vers 8 heures, nous avons été s surpris à Aineffe par un escadron de dragons allemands qui venait de la direction de Liège. 11 » L'appel s.onné sur-le-champ rassembla en ;; quelqups minutes notre escadron et une char-t- ge formidable eut lieu sur le territoire de Ai-L_ neffe. Après trois heures de combat, les Allemands furent mis en fuite, abandonnant £153 morts et livrant 102 prisonniers de guerre. e Nous eûmes 15 blessés et 6 morts, j'ai eu la main trouée d'une balle mais je continue tout 3 même mon service avec plus de courage ïe jamais!« Sur la Meuse à p Les escarmouches se suivent -sur la Meuse. À Huy, les Allemands sont sur la rive droite le e la'Meuse, les Belges sur la rive gauche. d Des coups de canon et-de fusil sont^'échan- s< es' d'une rive à l'autre. Mais jusqu'à présent les Allemands n'ont pu ■ancliir la Meuse. Les Allemands en Belgique t h Suivant le communiqué, du bureau officiel de I guerre, créé par le gouvernement anglais, n y aurait en Belgique.deux divisions de cava- te rie allemande manœuvrant, autour-de Ton- g res. n II y lirait 3 corps d'armée près de Liège, et i( autres troupes allemandes seraient fixées le a mg de la Lesse. Nous croyons.que oé bureau mfond l'a Lesse avec l'Ourthe; c'est sur l'Our- îe que les Allemands se retranchent. Les avant-gardes du corps d'armée d'Àlle-tagne qui se dirigent vers la France, en tra-îfsârit le Luxembourg, se sont déjà montrées J' I Belgique. Cette note retarde,quelque-peu, car ces der- F Lers jours, -la cavalerie française a-nettoyé- le . id du Luxembourg belge. Les forts de la Meuse S il II nous semble intéressant de rapeler que lême un écrivain français, des.plus éminents, a général L'anglois, ancien membre du con- P ni supérieur de la guerre n'avait pas crû en f-efficacité des fortifications de ...la Meuse, c o'i'Ci ce que l'on peut, lire dans une brochure Q u'il fit "paraître en 1906 soiïs le titre de «La c elgique et la Hollande devant le pangei\n ; - c isme»: " n « Une seconde-hypothèse, bien que aune j îalisation douteuse doit être -cependant exri- 3 linée: l'armée allemande étendrait son mou- s ement enveloppant en passant par la val- f :e de.la-Meuse. Dans ce cas elle 11e pourrait n lus aussi facilement appuyer son aile droite t un-garde-flanc de faible effectif; elle -de- n rait attaquer carrément l'armée belge de 0 impagne avec des effectifs très supérieurs, •ois corps d'armée;, par exemple, la refouler s nmédiatement, l'envelopper si possible. L'o- 0 ération ne serait ni bien longue, ni fort ^ Dûteusè. Il y aurait, en outre, à briser l'ob- p ,aclé présenté par les places de Liège et de q amur. Celles-ci d'un développement consi- p érable, 50 et 39 kilomètres, sont défendues ar des effectifs tout à fait insuffisants-: 3,400 hommes -pour la première (308 hommes ar kilomètre du périmètre) et 13,400 pour la scoiide (644 hommes par kilomètre). Si l'on . cru pouvoir réduire ainsi que le chiffre des G éfenseu-rs, c'est que l'on considère ces deux ^ laces comme de simples tètes de pont, ainsi u'en font foi les rapports de la commission ï e 1900, ainsi que le ministre de la guerre l'a ^ ffirmé à la tribune. Dans le premier projet, t hacune de. ces villes devait être simplement t ourvue d'un nombre très .restreint d'ouvra- T es; ce . sont les municipalités elles-mêmes ( ni. par crainte d'un bombardement, ont in-isté pour que leurs fortifications reçoivent t m-développement plus considérable. Eh bien, } ,iége et Namur 11e sont, ni l'une ni l'autre, Lès maintenant à l'abri du bombardement, ar la plupart des forts qui les protègent sont . moins de 8 kilomètres : de l'agglomération irbaine. Il est donc fort probable que la seu-e menace du bombardement, avec ou sans :ommencement d'exécution, viendrait à bout : le la résistance de ces deux pla-cès. En tous :as elles ne constituent pas des camps retra-ri-■liés dans la véritable acception du mot; el-es présentent chacune une série de forts d'ar-•êt.. sans liaison les uns avec les autres, sans ippiîi en arrière. La prise de deux ou trois le ces ouvrages ne coûteraient ni beaucoup >l.us de temps ni beaucoup plus de peine que ^olle tle forts isolés. Tout cela lié retarderait, las l'offensive allemande et n'exigerait pas m - déploiement, de forces considérables.» Ces prévisions pessimistes ne se sont pas réalisées, fort heureusement. L'œuvre géniale le Brialmont a subi victorieusement les^ plus terribles assauts. Rappelons quelle était la destination des forts de la Meuse, d'après notre grand ingénieur militaire: Place d'arrêt, ils devaient mettre le pays à l'abri d'une invasion; Têtes [Je ponts, ils devaient permettre à l'armée de manœuvrer sur les deux rives et de se retirer sur Anvers; points d'appui, ils devaient, permettre d'attendre une année de secours; pivots de manœuvre, ils avaient pour but de combiner l'action de l'armée belge avec celle de l'armée de secours. Ét C'est ce qui s'est accompli à la lettre. Les pierres EN ALSAOE Voici le communiqué officiel d'hier soir au sujet des événements autour de Mulhouse: -Les engagements signalés jusqu'à présent n'ont été que des affaires d'avant-postes. On dément les bruits tendancieux lancés au sujet du nombre des tués et des blessés dans l'affaire de (Mulhouse qui fut, dit-on, de 20,000 alors que nos effectifs engagés étaient loin d'atteindre 20,000. Les événements se bornèrent à ceci: Une brigade d'infanterie qui avait poussé une pointe sur Mulhouse pour y détruire le centre d'informations fut l'objet d'une contre-attaque par tout le 14e corps allemand et une division du 15e corps. Sa mission terminée, elle se retira sur l'ordre du commandant du corps d'armée. Toutes les forces allemandes la suivirent et se heurtèrent à notre ligne de ré-sis- | tance principale qui 11e fut pas forcée. Nous disposons en Haute Alsace de forces ' considérables qui sont appuyées par la place de Bel fort. La situation stratégique qui n'a pas subi de changements, est excellente. PONT-A-MOUSSGN CANONNE PARIS. — Communication du ministre de 13 guerre. — Dans les premières opérations militaires de d'armée allemande 011 prévoyait | pour le premier ou le second jour le bombar-I dement de Pont-à-Mousson et l'envahissement | de la contrée de Nancy. i Le bombardement de Pont-à-Mousson a "eu j lieu le onzième jour et ne provoquera pas 1 l'influence démoralisatrice escomptée en Allemagne.Pont-à-Monsson a été bombardé, mercredi matin, à 10 heures par l'artillerie lourde allemande, placée à une grande- distance. Des centaines d'obus plurent sur la ville tuant quelques habitants, détruisant plusieurs habitations. Il n'y eut pas d'action concordante de l'infanterie. Le bombardement n'a produit aucun effet . sur la population de Pont-à-Monsson. L'ARMEE FRANÇAISE Le ministre de France à Bruxelles envoie tous les consuls français'de Belgique la dé-iche suivante: « Partout où le contact s?est établi entre s troupes françaises et allemandes, c'est-â-ire à partir: de Belfort, les engagements qui i sopt produits ont démontré la supériorité 3 l?artillerië française.. Dans toutes les ren-mtres, la ' cavalerie garda l'ascendant sur ; cavalerie ennemie. Nos troupes ont occupé s crêtes et cols des Vosges et dominer* tou-iurs la Haute-Alsace, tenant la ligne de hann à Altkirch, un. peu en arrière de Mul-ouse.» Le gouvernement français oppose un dé-lenti formel à la nouvelle de la violation du irritoire allemand avant, la déclaration de la aerre par l'armée française. Il déclare égale-Lent absolument faux le-bruit répandu par s Allemands de l'empoisonnement des puits Metz par un médecin français.» "LES COLONIES ALLEMANDES Les troupes de la Côté d'Or ont saisi, nous avons dit, le port de Lomé, dans le Togo, sur 1 côte occidentale d'Afrique. Il n'y eut aucune ^sisîance. Togo, est .situé entre la Côte d'Or et ; Dahomey. Le gouverneur du Togo est le uc Frédéric de Melklemburg. Il est âgé de 31 ns-et dirigea une expédition pour l'êxplora-on méthodique de l'Afrique allemande. Xes ïsultats en ont été publiés-dans un volume ititulé: «Au .cœur" de l'Afrique». Pourquoi1 prendre Togo et que fera-t-on des utres colonies allemandes? Togo a été pris arccciu'il a un port qui pouvait servir de re-îge à des bâtiments allemands. Les autres 3lonies\sont isolées, mais elles sont détenues.. Il est'possible de les bloquer, ou de leur mper leurs Communications par mer, et leurs IbLes, si'déj'à ce n'a été fait. On peut les pren-re, mais il faudra .y mettre le prix. Au Ca-ïei'oun,-les Allemands ont 250 hommes et 3,000 e troupes indigènes, l'Afrique du Sud-Est a 000 hommes, partout ailleurs les forces défen-ives ne sont pas nombreuses, mais encore tudra-t-i'l :sè battre. A Kian-Chao, il y a trois îille maTins allemands'et les "défenses mari-mes-ne sont pas négligeables. Ce serait d'une îauvaise stratégie que-de faire un effort pour btenir un résultat secondaire. Il faut abattre Allemagne en Europe. Quand ce sera fait, on occupera de ses colonies. En prenant Togo: n â voulu prouver que l'Empire colonial alle-ïand 'est un colosse aux pieds d'argile. La reuve est faite, cela suffit à l'effet moral u'on voulait produire, pour le reste, pas de récipitation. A LA FRONTIERE AUSTRO-SERBE Les Autrichiens ont occupé la localité-fron-ière d'Andreef. Ils ont commis des atrocités t extorqué de l'argent .à un échevin âgé de 0 ans. Mécontents de la modicité de la somme btenue, ils ont enfermé le vieillard dans la (laison, puis l'ont incendiée. L'échevin a été Tûlé vif. Les Autrichiens interdirent aux habi-ants de regarder par les.fenêtres, tirant impi-oyablemenl sur ceux qui désobéissaient. De lombreux citoyens paisibles, hommes, femmes t enfants furent fusillés. L'artillerie de forteress-e--.de Kovno a atteint m aéroplane allemand en reconnaissance.L'aé-Oplane est tombé.' L'aviateur a été blessé. LA ROUMANIE RESTE NEUTRE En présence des bruits répandus dans la iresse allemande et reproduits par quelques ournaux belges,- le- ministre de Roumanie à Bruxelles déclare qu'un télégramme officiel de 5011 gouvernement l'a informé.que la Roumanie mtend garder la neutralité et défendre ses frontières. PRISE DE SCUTARI Le bruit circule à Londres que les Monténégrins sont parvenus à s'emparer de Scutari. LES ALBANAIS L' «Echo de Paris» publie une dépèche de Cettigné selon laquelle 4,000 Albanais du nord de Diakovitza se sont joints à l'armée monténégrine contre les Autrichiens. LA HOLLANDE ET LA BELGIQUE Sur les côtes hollandaises La. légation des Pays-Bas à Bruxelles a fait savoir au gouvrenement belge qu'à raison de la situation internationale les bateaux-feux Terschellingbank et Haaks ont été retires et que les phares ont été éteints, à l'exception de ceux d'Ymuiden, Scheve-ningue, I-Ioek van Hollahd et Westerhoofd. La navigation reste ouverte pour les navires de commerce en destination d'Ymuiden et du Nieuwe Waterweg. Pendant le jour, elle est également ouverte dans la direction de Dordrecht, sur l'Escaut, et par la rade de Texel vers Harlingue, mais soumise, toutefois aux mesures de précaution nécessaires et suivant les indications des pilotes neélandais. Félicitations à la Belgique M. Nicolas Cupérus, président de la Fédération belge de Gymnastique nous communique deux lettres qu'il vient de recevoir de M. K. Muller, ancien président de la Fédération neélandaise de Gymnastique, et de M. S. Van Aken, ancien président du Comité technique de la même fédération. Ces messieurs expriment leur profonde admiration pour ''héroïsme déployé par les Belges dans la défense de leur indépendance et font des vœux ardents pour le triomphe du bon droit et de l'équité. La presse hollandaise Le journal socialiste Net Voile, d'Amsterdam écrit ce qui suit: La question peut surgir si une interven-tion de notre part, pour renforcer les chances belgo-françaises, ne serait pas une politique sage au point de vue de la conservation de notre indépendante. Il y a dans le peuple un fort courant de solidarité pour nos voisins attaqués, dont la grande moitié des habitants sont de souche néerlandaise, et ce serait pour toute notre v>en ationale une débâcle, si nous ne prenions pas position dans le sens de la solidarité avec les Belges. 1 Nous espérons que le gouvernement prê-; tera l'oreille, pour se rendre compte de quel côté bat le cœur de la nation.»

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This item is a publication of the title Le nouveau précurseur: journal du soir belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1902 to 1914.

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