Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1915, 19 August. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 24 August 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/xg9f47j30f/
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2î8 ANNÉE. — Série nouvelle. — N°280" Le numéro : 10 Centimes (5 SlÉTIMSS AU FIHHT) kl,. ..u, --*i , -,*>«,. e&siomiivwràh mwkjwtww.v./viaab:vwaia^aa Jeudi I9 Août 1915 RÉDACTION &ADMINISTRATION tlin tu de !a Bourse — LE HAYRE Téléphone : Le Havre n' 14,05 Sirestsu? ; FERMB NEORiï fontes les communications concernait la rédaction doivent être adressées a8UT,rue de la Bourse, Le Havre. LONDON OFFICE: 21,Panton Street (Broadmead House) LE XXe SIÈCLE ABONNEMENTS Franco ....... 2 fr. 50 par mois. » 7 fr. 50 par trimesfcra Hor» Franco.. 3 fr. » par mois. » ..9 fr. » par trimestre Angleterre.... 2sh.6d. par mois. $ .... 7sh.6d. par trlmestra PUBLICITÉ S'âdrosser à l'Administrât'm du journal au Havre ou à Londres Annonces 4" page» 0 fr. 40 la ligne Petitesannonces4" page : 0fr.30la iign* Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de publi-cité, lo, rue de la Victoire, Paris, qui en rr I/> mnnnnrtlf nfliip Prtris. Ouoliclien beioe paraissant &u Havre Ca prétendue guerre de francs-tireurs en 'Belgique A A.VVVVVVVVVVVVVVVVVXVVVVX/WlAA/VVV VW Dans un rapport adressé, après une enquête sur place, au cardinal-archevêque de Vienne, un prêtre autrichien proclame l'innocence du Gouvernement, du clergé et du peuple belges. Nous avons sons les yeux le texte au- ' thentiquie de ce rapport, fruit d'une enquête sérieuse, loyale, contradictoire,.faite eu Bel-tique par un sujet autrichien, dont le patriotisme s'est longtemps d'ébattu contre une terrible et cruelle évidence. Comment est-u venu entre nos mains ? Noos ne poumons écrire uui mot qui pût seulement le faire soupçonner sans exposer le « coupable » aux pius 'durs Châtiments. Son authenticité ne Fait pas le moindre doute, et voilà l'essentiel Nous (Viteas d'ailleurs toute espèce de contestation à ce sujet. Nous ne craignons de personne aucune espèce de démenti. L'origine d'e cette enquête est connue de nos lecteurs. Le XXe Siècle y a fait allusion plus dl'iume fois. Emu des accusations précises, autorisées et concordantes portées contre tes armées allemandes en raison du trai-demerat barbare infligé par elles au clersé de notre pays, un groupe de prêtres viennois, avec l'approbation du cardinal Piffl, archevêque de Vienne et primat d Autriche, en-voya en Belgique, aux fins d'y faire une enquête minutieuse, un confrère dans le sacerdoce, un prêtre établi à Vienne, Hollandais dte naissance, sachant le français, le flamand et l'allemand, capable donc d'interroger et d'entendre lui-même, sans 1 in-tenmédiiiaire de personne, tous les témoins, belges et prussiens, des événements qui de paient faire l'objet de son rapport. Les conclusions de celui-ci, accablantes pauir les troupes et les autorités, allemandes, oi>t. été soigneusement tenue® sous le boisseau par la presse catholique d'Allemagne et d'Autriche. Grâce aux journaux des pays neutres, elles ont transpiré cepswtent. Dans son mméro du 4 août, le Politiken de Copenhague publiait uinedépêcihe de son correspondant, de Hollande annonçant que, sur l'initiative du cardinal Piffl, archevêque «5» Viierme, une enquête avait été faite en Belgique « suir la! véracité «tes accusations por-'ïées pair les autorités militaires allemandes contre te clergé belge et des traitements barbares infligés à ce clergé par tes troupes «fle-mandes."». Le correspondant ajoutait que l'enquête avait donné un résultat accablant pou»' lHiontieor de l'Allemagne et tout à fait m faiveur cfti clergé belge. De cette nouvelle, qui eut un grand reten-toesemenlf dans la presse de tous tes pays, les journaux allemands et autrichiens ne soufflèrent mot. Mais aucun d'eux n'éleva la moiradre oaretestation sur ta réalité de l'enquête ni sur le sens cte ses conclusions. Dans le Tijd du 7 juillet, 'nouvelle et intéressante mention. Un religieux néerlandais, le R. P. Mets, l'une des victimes de la barbarie aSfemande à. Loinvain, élevait contre !'8Kimd'iHstration allemande, dans une lettre adressée à notre confrère hollandais, te reproche ci-dessous : « ...Et pourquoi ne pas avoir acquiescé avec enthousiasme à l'enquête voulue par l'Autriche ? J'AI REÇU MOI-MEME LA VISITE DU DELEGUE AUTRICHIEN et il regrettait que l'Allemagne eut décliné Venquête comme inopportune... » Il v avait donc Mon eu une enquête autrichienne et l'autorité allemande avait essayé die -l'entraver ! troisième et non moins intéressante allusion : d'à iris une lettre ouverte publiée par le Tijd, du 16 juillet 1915 et adressée aux catholiques allemands, M. l'abbé Bruynseeis, cféléîJué officiel en Hollande du cardinal Mer-cier, archevêque de Malices, écrivait : " Les caithoHiques allemands ne connaissent pas !a vérité : cela ressort de ce qui m'a été dit par une personne qui a traverse l'Autriche et l'Allemagne, fit une enquête en Belgique et conclut que pas un seul dés prêtres fusillés ne méritait le nom de coupable : presque tous tes prêtres allemands, m'a assuré cete personne, croient 6 la culpabilité de leurs confrères de Belgique. » Enfin, le Tiid du 19 juillet 1915, journal neutre comme îe Politiken, apportait une confirmation direote de la "dépêche du 5 juillet du correspondant de ce journal, par une information de son correspondant rie Vienne concordant en tous points avec celte du Po-tltiken sur le fait et le résultat de l'enquête; te correspondant viennois d» Tiid: ajoutait toutefois que l'enquête n'avait pas été menée par ordre dm cardinal Piffl, mais entreprise par une association de prêtres autrichiens, analogue à l'office de défense ecclésiastique fondé en Allemagne par le Centre sous le nom die Bureau1 Pax. Le XX' Siècle est parvenu à se procurer -îe texte authentique du rapport du prêtre aut.richiesi, qui a été écrit sous la forme d'un «dicte de journal. Nous l'avons traduit de f'aUenrnadt Nous le publions ci-dessous iu e.rlr.nso, sajt)s y rien, changer, nous bornant A. biffer le nom d'une personnalité '-min en te qui est restée m Belgique et dont le prêtre enquêteur im/voque le témoignage. Ajoutons que l'autorité afiemande n'a en rien, facilité la mission d'enquête du prêtre autrichien: au contraire, elle eût voulu qu'il ,se coratenilAt de prendre ses renseignements •dans les rapports officiels allemands d'accusation ! F.' •• l'engagea à retourner ie plus têt possiWIe en Autriche, directement. Le prêtre n'en fit rien, resta dans le pays, jr poursuivit son enquête à fond, puis passa • en Hollande. Voici la traduction de son rap-: port, qu'on pourrait intituler : ; EïlffiE CRITIQUE D'il» DOCUMENT | IMIffilRtiiELA6U£RRHAlLEMtKO » 'Jn brave ami m'a mis suit une, bonne ï voie. ~ J ai fait uai voyage d'exploration et je suis - ?atHi'i< du rtsiLltat. J'ai en makis un do-3 cuu.eut du Ministère de la Guerre allemand sur la conduite de» prêtres belges au cours î de la présente guerre et j'ai été à même de i soumettre à un examen critique la .véracité - die ce document. Je lis dans le document en question : « loutes les affirmations avancées jusqu'à ce 5 jour de source belge au sujet des prétendues , atrocités des troupes allemandes portent inani-lesterrient ia marque de la calomnie, car elles ■ Posent constamment sous silence le simple fait, établi par les dépositions de centaines de témoins ^ entendus sous serment et qui n'a été sérieuse-" ment mis en doute par aucun Belge, qu'au début de la guene la population civile, avec l'approba-, tion des autorités, s'est laissée entraîner dans la _ plus large mesure à des attaques traîtresses con-. tre les troupes allemandes. » Le septième rapport de la commission belge d enquête doit maintenant reconnaître lui-même qu'au début de la guerre le gouvernement a fait afficher partout des proclamations relatives à la 3 guerre populaire dans lesquelles la partie peu instruite de la population devait voir une exlior-' tat.ion à une guerre générale du peuple. Trompé ^ de la sorte, le peuple se croyait en droit d'attaquer " brusquement dans les villages, — principale-5 nient la nuit, et a l'abri des maisons, des ar-5 bres et d'autres cachettes, avec des armes restées - cachées sous les vêtements ou dans les habita-. tions, — les troupes qui ne soupçonnaient rien r et qui, peu de temps auparavant,- avaient été re- çues par cette -même population d'une façon aimable en apparence. " >> C'est seulement contre cette guerre populaire - illicite que fût dirigée la défense allemande. Cette 3 simple situation des faits est constamment déna-■- turée du côté belge et l'on représente comme une 5 cruauté de l'armée allemande ce qui était unique-5 ment une répression, provoquée par le gouver-i nement belge lui-même, de la guerre des francs-, tireurs. » Toute allégation concernant un martyre, une mutilation ou des traitements indignes inlli- - gés par les Allemands est un pur mensonge. Cela , s'applique en particulier à l'attitude des soldats 3 allemands vis-à-vis des membres du clergé sécu- lier el régulier. Le gouvernement allemand est convaincu que c'est précisément le clergé belge qui, dans ses sphères u-rigeantes, a essayé de ramener le peuple à la raison et de le décider de ! . renoncer à ces attaques. C'est pour ce motif que les officiers allemands ont, à diverses reprises, ' cherché et réussi à se mettre en contact avec le [ clergé, afin de faire mettre en garde la popula- - tfOn par son intermédiaire, comme cela s'est fait ? entre autres à Louvain. Cette intervention du ■ clergé n'a pas toujours été couronnée de succès ; c'est ainsi que le 15 août 1W4, le curé de H-ol-lange s'est plaint au général major Kuhne qu'à son regret il ne lui était pas possible d'amener J de nombreux mauvais éléments de sa commune • à s'abstenir de tirer sur les Allemands du haut . des arbres. [ » L'attitude du gouvernement belge explique , également comment, — chose que le gouvernement allemand déplore profondément, — do-ci de-là quelques ecclésiastiques aient méconnu les devoirs de leur charge et se soient mis du côté des francs-tireurs, au point de prendre eux-mêmes les armes et de se livrer à l'espionnage. 11 nest pas douteux que ces cas constituent l'exception, mais là où ils se produisirent il fut naturellement impossible à l'autorité militaire allemande de faire, dans la répression de la guerre des francs-tireurs, une distinction entre les ecclésiastiques et les laïques qui portaient les armes. » A son regret, elle dut, dans des cas isolés, faire rendre des comptes à ces ecclésiastiques de leurs actes, ainsi que cela s'est produit à Hockay, Spontin, Battice, Aerschot et dans quelques autres localités. » On doit encore remarquer qu'à plusieurs reprises. des civils et des soldats ont abusé des vêlements religieux pour l'exécution de leurs attanues traîtresses. » Jamais un officier ou un soldat allemand n'a, de propos délibéré, porté la main sur des biens ecclésiastiques ou même sur un membre du clergé. L'enquête ordonnée par le gouvernement allemand au sujet de la liste, publiée du co,e belge, des prêtres et moines prétendûment assassinés. nécessitera encore un temps assez long. Ce que 1 on peut croire, par exemple, des allégà-I lions belges relatives à des persécutions et à. des assassinats de prêtres est illustré par le cas du vicc-recieur de l'Université de Louvain le Dr Coenraefs : la commission belge d'enquête ne tarissait pas dans ses détails, concernant sa* fin affreuse ; il aurait été cruellement mis à mort à Louvain en presence rte centaines de spectateurs (parmi lesquels des femmes et des enfants) oui furent obligés d'applaudir. Voilà ce qu'on lit" dans les rapports de la commission, que celle-ci va colporter partout. La vérité est que le Dr Coenraefs se trouve actuellement encore en bonne santé chez le professeur Toels, à Heerlèn (Hollande). » On peut d'aprt>s cet exemple, se fa,ire une idée de la véracité des nouvelles listes. La seule chose vraie, W tout homme de bon sens, particulièrement tout ecclésiastique raisonnable T'admettra, c'est que les. troupes allemandes n'ont pu. là où elles se .heurtaient à des embuscades, faire de distinction entre les francs-tireurs et nni dû punir aussi celui qui avait, lui-même, compromis la dignité de ses fonctions religieuses. » nomme délégué, » V. WANDEL. » A Monsieur îe chancelier de l'Empire. » ^Affaires étrangères.) » L'ENQUÊTE ALLEMANDE A ÉTÉ PARTIALE ET INDIGNE. - Mgr GŒNRAETS ET LE CURÉ DE HOLLANGE. Voilà donc îe résultat de l'enquête allemande.L'année aJIemande, dans la personne de ses officiera et soldats, ne s'est rendue coupable d'aucun délit contre dçs biens ecclé siastiques ou «les personnes ecclésiastiques. Aucuin traitaient indigne n'a môme eu lieu. Une partie du clergé belge a commis dies actes contraires au droit des gens et l'Allemagne a puni les compagnies. La raison de l'attitude parfois sévère de l'Allemagne est à clhercher dans la guerre des francs-tireurs, qui avait été affichée, au moins d'une façon indirecte, par le gouvernement belge. Partout l'Allemagne s'est comportée d'une façon correcte' et juste !... Je ne sais pas, lecteur, comment tu es, comment tu sens, comment tu penses à la lecture die cette explication, — comment dois-je dire, — inouïe; j'avoue que l'effet qu'elle a produit sur moi a été ahurissant.. Est-ce que, somme toute. l'Allemagne.... ? Je n'eus plus de répit et je partis pour soumettre par mes propres moyens, à un examen critique sévère, la véracité de cette explication officielle allemande. Cela m'a coûté beaucoup de peine et beaucoup de travail. Mais me voilà arrivé à mes fins. Et ma conclusion ? L'explication officielle allemande ne correspond pas à la réalité. L'Allemagne dont j'avais appris à apprécier à un si haut degré le travail exact et scientifique, cette même Allemagne a- mené une enquête si tendancieuse, si partiale et si indigne, qu'elle défie u'ètre qualifiée. Le vaillant cardinal Mercier, dont l'Allemagne repoussa la proposition d'une enquête conforme aux lois de la critique îiisto-1 rique (voir note 1), me dit, parlant de la méthode d'enquête allemande : « Mais c'est 1 une infamie 1 » Il n'est évidemment pas possible dans un lairtiicle de journal de traiter cette question à 1 fond'. Ce -qui suit pourra cependant suiffire. | L'assertion suivant laquelle le gouverne-1 ment belge aurait poussé directement ou indirectement à la guerre du peuple et aurait également avoué ce fait, est une si évidente contradiction de la réalité d^s choses que je n'en ai guère lu de pareille au cours de ma vie. Le gouvernement belge a énergjique-ment protesté contre ces accusations du ■ministre dé la guerre allemand); il admet en tout et pour tout la possibilité que, deei delà, un civil aurait tiré malgré l'avertissement et la 'défense (voir note 2). Et en face de cela, se dresse l'épouvanta» ble répression allemande. Dans la question des frames-tireurs l'Allemagne a mis tout sens diessus dessous. La seconde accusation contre le gouvernement belge est, si possible, encore plus -incompréhensible. Le ministère de la guerre allemand écrit : «' Ce que l'on peut croire, par exemple, des allégations belges relatives à des persécutions et A des assassinats de prêtres est illustré pat le cas du vice-recteur de l'Université de Louvain. le Dr. Coenraets ; la commission belge d'enquête ne tarissait pas dans ses détails, concernant sa fin affreuse ; il aurait été cruellement mis à mort à Louvain, en présence de centaines de spectateurs, (parmi lesquels des femmes et des enfants), qui furent obligés d'applaudir. Voilà ce qu'on lit dans les rapports de la commission, que celie-oi va colporter partout. La vérité est que le Dr. Coenraets se trouve actuellement encore en bonne santé chez le professeur Toels, à Heerlèn (Hollande). On peut d'après cet exemple se faire une idée de la véracité des nouvelles listes. » Et que dit -la Commission- belge ? « Un « simulacre » d'exécution de Mgr Coenraets, vice-recteur de l'Université, et du Père Schmit, de l'ordre des Frères Prêcheurs, eut lieu devant eux. Une salve retentit et les témoins, « convaincus >» de la RÉALITÉ du drame, furent Contraints à applaudir. » Je devrais écrire ici un mot acerbe, mais je1 l'omets. C'est triste. Et cette [phrase innocente « que Migr Coenraets se trouve actuellement encore en bonne santé en Hollande » m'est également choquante. Le pauvre homme a tellement -souffert qu'il a dit à... (ici le nom d'u-ne personne éminemte que nous supprimons de .crainte -die représailles. — Réd.) qui lui-même me Fa répété : « Je ne pourrai plus jamais exercer mes fonctions ». L'assertion du ministère de la guerre suivant laquelle le curé de Hollamge se serait plaint die sa commune est inventée de toutes pièces. Le curé a protesté contre cette assertion et il désire être confronté avec le général-major Kuhne. La meilleure preuve, dit Mgr Heylen, évê-que de NamUr, que la population de Hollande est une population paisible, gît dans te fait que dans ce village aucune maison n'a été brûlée, ni aucun, coup de feu tiré. Cela eût été impossMe si la population '«vaj/ été réellement comme la prétendue plainte du curé la décrit. ; Après avoir émis ces considérations gé- i mérales, je veux exposer, d'une façon som- | maire et claire, la situation réelle du clergé belge. J'ai fréquenté, dans des milieux allemands, flamands et wallons, le peuple, le bas et le haut clergé; j'ai été à m'orne -i'étudier à fond des dossiers entiers; i 'ai travaillé, d'une tf^çon- sévère et impartiale, dans la ferme conviction de l'importance de 3a question, et à quel résultat suis-je arrivé ? 1° Que l'arméer allemande a tué environ 50 religieux, qu'elle a traité indignement plusieurs' centaines de religieux, qu'elle en a maltraité quelques-uns d'une façon vraiment bestiale, tant au moral qu'au phvsi-que.II ne s'agit évidemment pas cle ftuinir ici de longs récits d'horreurs ! Je n'écris pas pour faire sensation. 2' Que de la part d'aucun religieux, on n'a constaté un acte contraire au droit des gens. Jusqu'ici le Ministère de la Guerre allemand a déjà rétracté lui-même, d'une façon loyale, mainte accusation dirigée contre le clergé. Depuis longtemps les milieux sérieux allemands savent à quoi s'en tenir à propos des prétendus yeux crevés ci oreilles coupées. Pour 16 cas seulement fPont-Brûlé, Npon-tin, Champion, Battice. Hockay.Hougaerde. Aerschot, etc.) le ministère de la guerre allemand reste convaincu de la culpabilité J'AI CONSCIENCIEUSEMENT EXAMINÉ TOUS LES CAS. ET. EN CRITIOUE LOYAL, JE DOIS ECRIRE UN NON CONSTAT APRÈS CHAQUE CAS. Comme preuve je donne une couple d'exemples. LE MARTYRE DU CURÉ DE PONT-BRULÉ Le ministère de la guerre allemand écrit au sujet de Pont-Brûlé (Oyenhruggo ) : « Le 25 août 1914, le curé d'Oyenbrugge a attaqué par des voies do fait une sentinelle allemande, un soldat du 3* bataillon du 26' régiment d'infanterie de réserve. Il s'efforça d'arracher le fusil des mains du soldat, mais il fut abattu par un autre soldat qui s'était porté au secours de. l'assailli. Ces faits sont constatés dans un rapport de service. » Commen t cette affaire s'es t-elle ipasisée en réalité ? Pas exactement de la façon susdite. Dans l'après-midi du 25 août, M. le Curé d'Oyenbrugge retournait à sa cure, venant de l'abbaye des Prémontrés de Grimbergien. En cours de route il fut arrêté sans aucune espèce de motif et emmené dans une. salle où il passa la nuit. Le jour suivant, de bonne heure, on amena 28 civils dans ia même salle. Ceux-ci trouvèrent le curé debout, les mains en l'air. Il dut rester dans cette attitude .pendant des heures. Et quand le pauvre homme n'en put plus de faiblesse, il fut cruellement frappé avec des baïonnettes et des crosses de rusil. Les soldats contraignirent deux civils à le frapper et à lui cracher à la figuie. Les soldats leur montrèrent d'abord comment ils devaient faire. Ils déchirèrent son bréviaire et lui en lancèrent les morceaux à la face. Après avoir été de nouveau maltraité .pa'r les monstres à coups de bottes e et de crosses, il s'affaissa. Ils versèrent alors un seau d'eau sur cettp masse inerte et, au moindre mouvement qu'ils apercevaient, ils s'écriaient : « Re gardez, il vil. encore ! » Et de nouveau île l'inondèrent, mais la vie paraissait éteinte. Ap'rès un temps considérable un frisson ie parcourut ; la masse remua et poria a main vers l'arme du soldat qui se trouvait à côté de lui. Au même moment il fut tué par la balle d'un autre soldat. Voilà l'exacte vérité. La comparaison est clairement éloquente. Je n'y ajoute rien. A SPONTIN ET A CHAMPION Plus loin. Le ministère de la guerre écrit au sujet dé Spontin : « Le 32 août 1914, au soir, le bourgmestre et le prêtre de Spontin ont été pris en otages. L'un et l'autre assurèrent, — et ils s'en portèrent garants, — que personne n'avait d'armes dans le village, et que personne n'y tirerait sur les Allemands. Comme la nuit se passa tranquillement. les deux otages furent relâchés le 23 août au matin, entre cinq et six heures. » Aussitôt, après leur libération, des coups de feu partirent de toutes les fenêtres et lucarnes. Un officier se précipita avec des hommes vers 'e presbytère. On trouva les portes de la cave en-clouées et quand on les eut enfoncées, on trouva celui qu'on cherchait dans la cave ; sur le bureau. dans la pièce d'habitation du presbytère, il y avait des cartouches de chasse et des douilles qui venaient d'être employées. Pendant la perquisition, on tira d'une façon continue du clocher.» f.e ou ré fut. sur l'ordre du major Funke., passé: par les armes comme franc-tireur surpris en flagrant délit. (Déclaration sous serment de témoins oculaires ; 2581/14 Z. V.) » Ainsi s'exprime le ministère de la goierne allemand. Est-ce en même temps la vérité ? Non. Que le bourgmestre et le curé aient été pris comme otaiges, c'est exact; mais l'heure de 'leur libération ne l'est pas. Cela a toutefois ipeu d'importance Après enquête loyale, j'ai la conviction qu'aucun habitant n'a. tiré sur les Allemands et qu'il n'a absolument pas été tiré du clocher. D'ailleurs, l'autorité militaire elle-même ne s'est pas risquée à porter dans l'enquête, les 23 et 9Â août, cette accusation contre les habillants. Le curé n'avait pas un gramme de poudre dans Ja maison. Il a été exécuté purement et simplement sans enquête ni condamnation, après .avoir été maltraité d'une façon vraiment barbare, suspendu alternativement par les mains e tles pieds, et, après sa mort, on luti a brisé la mâchoire à coups de crosse. H est invraisemblable que l'Allemagne s*» risque encore toujours* à soutenir maintenant l'accusation contre ce pauvre homme. M.gir Heylen, évèque de Namiur, me disait : « Je me porte garant de sa complète inoo-oenee, et je suis persuadé que si l'auitorité : miiîitaire avait ouvert une instruction judi- i ciaire sur le cas, elle l'aurait certainement acquitté. » Le ministère de la guerre écrit plus loin, au sujet >de Champion : « Le août 1914, vers dix heures du soir, on dirigea une vive fusillade dans le village de Champion, près de Xamur, eonl.ro l'entrée principale el. les fenêtres du couvent qui v est situé, nui avait été transformé en ambulance el rempli rie blessés. Les tireurs étaient des civils qui faisaient feu des maisons situées en face. Les religieuses du couvent- avaient disparu : elles s'étaient cachées dans la cave. Le lendemain, les maisons de l'endroit furenl visitées : dans une maison habitée par un prêtre et située en facile rentrée principale du couvent, on trouva environ quarante caisses de dvnainite et environ Ironie caisses de cartouches de fusil » 'Déclara-lion sous serment d'un seraient du landwehr II témoin oculaire 924/J.4 Z. V.) Je ne comprendte- plus te -ministère de- la guerre olle-nîaaid. Que le ministère -die la guerre ait pu nrendre au- sérieux cette fable, uniquement sur ],e dire d'un sergent c est oe que je déplore. Comme, je faisais lire cela à Mgr l'évê-<|ue -fie Nainiiui- — qui n'est assurément pas une personnalité anti-aJtemande, — il hocha tristement la -tête et dii : . — .« De to-ufes les accusations lormuilées, aucune peut-être n'est nlus fausse, ni pins odieuse d (en français dan'i le texte). Est-ce donc là la récompense du dévouement de prêtres et de religieuses oui ont recueilli' depuis ledébut de la guerre environ 350 sioldlats aHeimand® ? Uns enquête ultérieure — qui, nota bene ns s accomplit, point sans .pililage — fut obligea d'établir l'innocence aussi «bien des civils que des religieux. Et le ministère do la guerre parle encore toujours de culpabilité I Je te répète, je ne oanuprends plus la .meratailiité du ministère de la guerre Ce serait gaspiller son encre oue de s'oc-cuiper des 'H) caisses'de dwiamite et dies 30 caisses die cartouches de fusit. Ceci me dé-passe. (Hier schweigt des Sangers Hojllich- Je confesse que je n'ai ni l'envie ni la place. de .m'occupsr encore en particulier des autres cas. 11 suffit. Polémiquer maintenant avec l'Allemagne sur ces questions serait vain. Aussi ie ne me laisse pas aller à une semblable polémique, malgré que je possède des documents par monceaux. LE PEUPLE ALLEMAND NE CONNAIT PAS LA VÉRITÉ La psychologie de la guerre explique beaucoup de choses. Le peuple allemand ne .jsvnaît pas la vérité. Le jouir viendra où l'Allemagne apercevra 1g, vérité, et alors, je crois pouvoir affirmer, alors l'Allemagne sera en mesure de montrer encore suf'fi-sannnent de force morale pour s'incliner devant la vérité reconnue. Les descriptions souverainement regrel-tables, faites par différentes feuilles des ml'àrnies que Tes prêtres belges auraient commises à l'égard des soldats allemands, l'action hypnotisante des romans mélodramatiques, surtout des romans militaires qui, sans aucune conscience, exploitent aux dépens des prêtres catholiques réguliers et séculiers le goût du public pour le sensationnel et l'horrible, tout cela veillé contre le clergé catholique 1 hostilité qui sommeillait précédemment dans ie subconscient. 11 faudra cku temps pour neutraliser cette action. . . ■ L'excitation de nombreux milieux contre le clergé catholique s'est cruellement vengée - pas à l'honneur du nom allemand. CONCLUSION —o— Résistons à l'émotion qui naît de ce document et bornons-nous a mettre en lumière la conclusion qui s'impose désormais à tiouit esprit impartial. . Il résulte de l'enquête faite en Belgique par un prôtrs autr-diieo, '&*« disposé favorablement vis-à-vis de l'armée allemande et -dies calboliaues allemands, défenseurs d oi-fice de la soldatesque prussienne : 1) que le clergé beltge tout entier est-innocent des « crimes » dont l'Allemagne na pas craint de l'accuser ; , S) que te peuple belge ne s'est pas- livre, contrairement aux allégations de la presse allemande, à la guerre de francs-tireurs inventée par cette presse ; 3) que le gouvernement belge, à ce point devue, a rempli loyalement et scrupuleusement tous seisi devoirs. La parole est à la Gazette populaire de Cologne, à la Germania, aux évèques, aux prêtres, à tous l'es soi-disaints catholiques d'Allemagne, rebelles à l'évidence, asservis à la Prusse au point de croire, dans un débat où l'honneur et la vie du clei-gié belge sont en cause, des raports de sous-officdiers plluitot que la parole du cardinal Mercier et de révèque de Namur, fussent-elles confirmées par le témoignage d'un prêtre catholique autrichien. (1) Cf. La lettre du Cardinal Mercier a,u Colonel Wcngersky, K-reis-chet de Malinc»., _ dàlée du 24 janvier, dans laquelle le Cardinal propose d'instituer un.e commission d'enquête composée d'un nombre égal dé membres allemands et belges sous la.présidence d'un neutre; Mgr. Heylen, évèque de Namur, fit la même .proposition, ainsi que le gouvernement belge lui-même (Voyez le ISme Rapport sur la violation du droit des gens en Belgique). (2) CL Rapports sur la violation du droit des gens en Belgique, 12me rapport. C'est tout. , Si nous voulons êt're loyaux, nous devons convenir que le gouvernement belge ie s'ést rendu coupable d'aucune faute à cet égard. Déjà, le t août 1914, le Ministre de l'Intérieur, M. Berryer, adressait, -aux 2.700 communes de Belgique line circulaire sur l'attitude que doit observer la -population vis-à-vis de l'ennemi. « La menace d'une invasion étrangê-e jettera l'émoi et. le trouble dans la population. Le premier soin des autorités communales sera d'instruire leurs administrée des devoirs de tous envers la patrie et, la conduite i\ tenir vis-à-vis de l'armée envahissante. D'après les lois de la guerre, les actes d'hostilité, c'est-à-dire la résistance et l'attaque par les armes, l'emploi des armes contre les soldats ennemis isolés, l'intervention directe dans les combats ou rencontres, ne sont, jamais permis à ceux qui ne font pas partie,' ni de l'armée ni de la garde-civique, ni des corps des volontaires observant les lois militaires, obéissant à un chef et portant un signe distinctif aparent. > On pouvait lire chaque jour dans les journaux belges de toutes les opinions, ce qui suit : AUX Civile. (Le IMf-'iistre d:e- f'Injtérieur recom.mand-e aux Civils, si l'ennemi se montre dans leur région : de ne pas combattre ; de nia proférer ni injures, ni menaces' ; diç se tenir à l'iinitiérieur et de fermier les fenêtres afin ou'on ne puisse dire qiu'il y a eu (provocation : si les soldats occupent, pour se défendre, une maison ou n hameau isolé, de l'évacuer, afin qu'on nie puisse dire que les civils ont, tiré... etc... Succès belge as i&c Taoganjka kd«—— LES ANGLAIS REPOUSSENT L'ENNEMI EN KHODESIE Une dépêche de Livingstone annonce qu'un vapeur allemand étant apparu à Titilla, sur la rive sud du lac Ta-nganyka, un détachement de soldats belges a fait feu sur le vapeur qui a riposté ela dû fuir. D'autre part, un détachement de 2,000 Allemands, avec des canons, a attaqué le ?fi juillet et invesli le lendemain le poste de Saisi, sur la frontière de la Rhodésie septentrionale,' défendu par le commandant O'Sul-livan el. ses hommes. , Des renforts anglais n'ayaîit pas pu se i joindre à la garnison, l'attaque a continué jusqu'au 2 août, puis l'ennemi s'est retiré. ] Les pertes anglaises! sont de 11 indigènes tués. Ces dépêches montrent que des événements de guerre d'au haut intérêt se prépa- l rent contre la dernière colonie que possèdent encore nos ennemis et à laquelle ils at- i tachent le plus grand prix : l'Afrique Orien- c talc Allemande. , Au Ministère des Colonies de Belgique, on n'a pas encore reçu de dc.pèche confirmant i ou infirmant la nouvelle de l'escarmouche • du Tangamjka.) DERNIERE HEURE Gsssoiuaiqtiâ sfScisl français Paris, 1S août, 14 h. 40. Nuit relativement '.aime sur la majeure partie du front. On ne signale que des combats d'artillerie dans les SECTEURS DU NORD D'ARHAS ET ENTRE LA SOMME) et l'Oise, Dans la région de roye et de lassigny. Lutte à coups de bombes et de pétar.ds E<N. A lu;O:\M-; A IIA UTE-CHEVA (JCHEE, A FONTA1NE-AUX-CHARMES ET AU DOIS CIJEPPY. Notre bombardement d'hier de la position allemande DANS LA REGION DU LINGE a détruit deux batteries lourdes et fait sauter plusieurs dépôts de munitions SUR LA CRÊTE DE SONDÉRNACH, deux nouvelles et violentes contre-attaques, Isin-cees au cours de la nuit contre la position conquise par nous hier, ont été complète-ment repoussées. Nous avons- fait une cin* quantaine de prisonniers. —, COMMUNIQUÉ RUSSE —-o— Petrograd, 18 août. — Ofliciel. — DANS LA REGION DE RIGA, Vennemi a tenté vainement de progresser par des combats opiniâtres. DANS LA REGION DE DVINSK, nous avons repoussé toutes les attaques enne«• mies. DEVANT KOVNO, après un {eu terrible d artillerie, Vennemi a réussi à enlever un fortin, puis il a fait irruption entre plusieurs fortins du secteur ouest. Les combats continuent. SUR LA RIVE GAUCHE DE LA NAREW, nous avons repoussé une série d'attaques. L'offensive ennemie continue. Les pertes de l'adversaire sont très grandes. DANS LA REGION DE NOVO-GEOR-GIEVSK, feu intense d'artillerie. DANS LA MER NOIRE, nous a.von-s coulé un vapeur charbonnier turc. DANS LÇ CAUCASE Petrogra* , 18 août, — Officiel. — Nous nous sommes emparés de Seigman, d'An-dark et de Van. LES RÉVÉLATIONS DU « NEW-YORK WORLD » —.rt—- New-York, 1<S_ août. — Les révélations du « New-York World » causent à New-York une sensation énorme. Les documents publiés montrent que l'Allemagne s'attachait à se procurer des munitions en Amérique, tout en protestant contre de pareilles expéditions aux Alliés. Les agents allemands, grâce à des sommes considérables, ont préparé l'obtention de munitions auprès d'une fabriaue de pror-jectiles de Bridgeport. LES FAITS DUJ0UR »0« Les nouvelles des Balkans sont plutôt bo-nnes. A Athènesy le roi a chargé M. VenizeloS de former le nouvea.u cabinet. M. Venizelos a demandé quatre jours de réflexion et le roi a accepté ce délai. La Roumanie continue à tenir bon contre! toutes les promesses et les menaces aile-mandes, el le Tageblait et la Vossische Zei- i tung se demandent si l'influence de la Quadruple-Entente ne va pas l'emporter. D'après une dépêche de Belgrade aw Times, la, Serbie accepterait un accord avec la Bulgarie et les chances d'un règlement amiable entre les Etats balk-aniqv.es sont maintenant plus sérieuses qu'elles ne. l'étaient ces fours derniers. A Sofia, on déclare que les pourparlers avec ka Turquie ont échoué et que la Bulgarie répondra a.ux demandes de la Quadrupla-Entente quand elle connaîtra la réponse dè la Serbie. On prétend que le tsar Ferdinand aurait congédié le docteur Rootzel, attaché à sa personne depuis douze ans et convaincu d'espionnage en faveur de l'Allemagne, mais on annonce aussi que le gouvernement bulgare vient de suspendre trois journaux pmtr des articles critiquant la politique du ministère. Il se fait, parait-il, que certains de ces journaux ont publié à diverses reprises des articles favorables à la Quadruple-Entente. MVWVWl Le Giomale d'Italia apprend de Bucarest que la Porte a révoqué son consentement aw dé-part des Italiens de Syrie et que la Turquie continue d'importants envois d'armes, d'argent et de proclamations incendiaires en Libye, afin d'exciter les indigènes à la rébellion contre l'Italie. Le Giomale d'Jtalia demande que le gouvernement prenne une altitude énergique vis-à-ins de la Polie, afin de faire cesser définitivement ces violences que l'Italie ne ueut tolérer. WjWVW'M Tonte la ptesse d'es Etats-Unis reproduit ■>■1 commente les documents publiés par le World, prouvant le complot allemand. La presse américaine qualifie les menées allemandes d'insulte au peuple américain ; ia presse pro-germaine reproduit une piteuse défense de. M. Viereck, l'éditeur du Ftilher-land, qui nie contre l'évidence. Presque tous les personnages mentionnés «« dérobent ou refusent de répondre. L'tim-bassade.ur M. Bemstorff et le personnel de l'ambassade gardent le silence. Cependant le World, continuant sa sensationnelle campagne, publie des documents qui montrent que l'Allemagne, pendant qu'elle réclamait hautement qu'on mette l'embargo sur les munitions alliées, manœiii vrait pour assurer la fabrication et l'envoi clandestin d'armes st de munitions <t elle' même.

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This item is a publication of the title Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique belonging to the category Katholieke pers, published in Bruxelles from 1895 to 1940.

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