Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1914, 07 August. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 22 May 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/3t9d50hc5d/
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" VENDREDI 7 AOUT 1914 L'UNION DANS L'ACTION VINGTIEME ANNEE N° 219 ABONNEMENTS Four toute la Belgiq*© an fr. g.QO Six mois . . . . . . . 4M Trois mois 2.15 Gr -Duché de Luxemb. 20.00 Union posta!» 30.00 —-, Directeur : Fei'nand iM EU fi A Y Ecliticn fytyy* (6 h. soir) EcIUion îf-if. (10 h. soir) Edition Jjt (minuil) LE XXe SIÈCLE Téléphones 35-43 et 3eS3 Instatei-a.ro omnia. in Ohristo Rédaction et Administration 4, impasse de la Fidélité, 4, Bruxelles ANNONCES Annonces ordin., petite ligne • 9.49 Réclames (3* page), la ligne. 1.59 Faits divers corps • • » 4.00 Faits divers fin. • • » 3.00 Réparations judiciaires » 3.00 Nécrologie» . . . • » 8-00 Les annonces sont reçues au bureau du journal k ^ 5 centimes le numéra EDITI ON * , LEMAN Lo général Léman a soixante-deux ans. j Il y a quelques mois encore, il commandait notre Ecole militaire. C'est un homme, c'est un chef. Dur à lui-même et aux autres, il ' était néanmoins adoré à l'Ecole. Noue connaissons des officiers qui ont pleuré à la non- , v'Kle de son départ. Il est cultivé, curieux | de tinit, instruit de tout. Avant de commander en chef, il fut, à l'Ecole militaire, un ( redoutable inspecteur des études. A Liège, ' il interrog< h-ii les étudiants militaires dans la ( spécialité de chacun.—Vous êtes en sciences?, ( vous ? E'h bien, je vais vous poser une question. — Et ainsi de suite pour le droit romain, la construction, l'architecture, tout. ( Mais cette haute intellectualité, au rebours de ce qui se passe chez beaucoup d'hommes, r n'a jamais affaibli sa volonté. C'est le type de l'homme d'action. Il n'a rien lu, rien etu- J dié, toute sa vie, qu'en vue d'agir, et de por- 1 ter &u maximum sa puissance d'action. On r l'a vu faire 50 kilomètres à cheval, d'une i seule traite, puis, rentré à l'Ecole militaire, ^ étudier et discuter avec ses officiers jusqu'à , 2 heures du matin. On l'a vu rester à cheval, a Beverloo, il y a quelques semaines, toute une journée, malgré une blessure au pied d hâtivement pansée. Il se mordait les lèvres c de douleur Le général Léman est un homme admirable n et un soldat sublime. N'est-ce pas Joseph de e Maistre qui a dit de la guerre qu'elle met en s mouvement le» plus nobles facultés hu- d maines ? Il suffit de regarder 1<3 général Léman pour comprendre la vérité de cette parole, trop contestée au sein des nations trop P prospères. En défendant Liège comme il le fait, ri le général Léman sauve la Belgique et l'Eu- c rope. Quoi qu'il advienne, l'honneur du pays est sauf. " S Vive le général Léman! ,T J L'importance de la résis= l tance victorieuse des ti Belges. —»o«— c' Le 10e corps d'armée allemand, qui s'était dirigé vers la France et qui avait fait demi-tour en présence de la résistance inattendue de la part des Belges, marche sur les for te resses. Les Allemands avaient tout prévu... saui n' ce qui est arrivé. On voit au'ils sont obligés do modifier leur plan d invasion de la __ France. L'héroïque résistance de l'armée de Liège Jl bl'UÔ rW>i l'olEutAMW liriiW'ô» .-jl-o. J©- AJJ»- mands ttak-nt persuadés ile voir réussir. Nos soldats ont eu l'honneur cfc détruira le plan du grand état-major de Berlin et celui- ~ < i est contraint d'envoyer au secours du y VIIe corps battu à Liège les divisions qu'il comptait primitivement jeter sur la France. La Belgique est fière d'avoir re»du ce petit service à ceux qui venaient à son secours. er V€ m Le duc de Vendôme " dans l'armée française t ^ g' re D'après une nouvelle que publie le «D,sily 11( Telegïaph», le duc de Vendôme s'est engagé _ dans l'armée française. Les offres de services du duc ont été acceptées par l'état-major. Le prince Philippe-Emmanuel, duc de Vendôme et d'Alençon,est né à Obermais,près de Mérau, en 1872. Il fut officier dans l'armée autrichienne. . Le prince Roland Bonaparte s'est mis également à la disposition du gouvernement ce français. *■ VI L'héroïsme belge Le général Léman vient d'entrer tout virant dans la gloire. Le nom du défenseur de Liège s'égale naintenant, dans l'Histoire, à celui des géné-•aux fameux qui soutinrent les sièges célè->res : Gênes, Mayence, Plewna, Belfort. Cet homme de bronze a trouvé un champ l'action à sa taille. Liège, l'ardente et vivante ville, wallonne s'est souvenue des KX) Franchiinontois. L'antique bravoure ne 'est pas démentie. La vieille folie héroïque, n dormi e depuis la lutte pour notre indépen-lance, s'est réveillée au cœur de la race. — Quelle est donc cette terre qui enfante les héros 1 C'est ce qu'ont dû se demander les Allemands qui, la veille, nous faisaient leurs profitions insultantes. Depuis les confins de a mer du Nord jusqu'à la pointe de la L<^;-aine, depuis Tournai jusqu'à Maeseyck c'est n seul cœur' qui a bondi dans sept millions e poitrines pour crier : la guerre plutôt que ï déshonneur. 'Les mânes des héros : soldats de Buc-quoy, e Verdugo et de Tilly, Blancs-becs de Kollin t de Hochkirch, gardes wallonnes d'Al-îanza et de Villa V ici os a, sergent de Bruyne t sergent Cassart et tant d'autres, ont tres-lilli de joie dans leurs tombeaux : les Belges e César sont toujours debout! Les défenseurs de Liège viennent de le rouver. Les Belges ont été les champions de l'Eu->pe contre les Turcs, ils sont maintenant les lampions de l'Occident contre la barbarie ermanique ; Liège est aujourd'hui le pre-lier bastion de France, comme il est celui e la Belgique. La grande nation sœur est n ce moment couverte par nous. Le David elge a frappé de sa fronde le Goliath ger-lanique.Aujourd'hui, jour anniversaire de la ba-lille de Warth, 25,000 Belges ont tenu vicieusement en échec 100,000 Allemands. Aussi pouvons-nous entonne)- la vieille îanson de guerre : Hardis au feu, comme des lions. Quoiqu'ils fussent de quatre nations : Wallons, Lorrains, Flamands et Brabançons. Mais' aujourd'hui, il n'y a plus qu'une ition. VIVE LA BELGIQUE! Maurice des Ombiaux. Le transfert du ouvernement à Anvers »o« Si, conformément au vœu du législateur cas d'invasion, la position fortifiée d'An-rs devenait le siège du gouvernement, les inistres s'y transporteront avec le person-;1 strictement indispensable. Toutes les femmes de ministres sont à ruxelles. La baronne de Broqueville est ï retour de Postel. Ces dames ne quittent pas la capitale de toute la durée de la terre, Anvers étant avant tout une forte sse où ne se rendent que ceux qu'un im- srieux devoir y appelle. >— état de siège n'est pas établi dans la province de Brabant Bruxelles, 1 heure du matin. M. le ministre de la guerre fait connaître que ntrairement à son précédent télégramme :tat de siège n'est pas établi dans la pro-:ici' de Brabant. » Un iiltlmatn finie à i'IIÉ —»Of— Suivant les journaux de Paris, l'Allemil aurait envoyé un ultimatum à l'Italie, (g lequel elle exige que l'Italie prête son I cours d'alliée. En cas de refus l'Allem» déclarerait la guerre à l'Italie. Nous reproduisons sous réserve une in mation qui pourrait paraître tendancû en raison de son origine. Elle est cependant très vraisembla Qu'on se rappelle que le traité italo-n mand, dans la mesure où ses clauses ni sont connues, dispose que l'Italie aurais prêter main-forte a l'Allemagne si ello él| attaquée. Or c'est l'Angleterre qui a dér:n la guerre à l'Allemagne. D'après les infçr.'l fcions reçues jusqu'à présent, l'Italie ne si bfa.it que tout juste disposée à interve] dans le conflit européen, lîst-ce cette çei tude au sujet des dispositions de l'Italie il aurait provoqué la notification d'un uljH tum ? A la légation d'Italie de Bruxelles onl ne pouvoir ni confirmer ni infirmer l'inf<*<; tion. m+m—t L. Le chancelier de l'Empr reconnaît l'attentat de l'Allemagne contre le droit des gens ——»o«— Voici un passage" significatif du discc prononcé par le chancelier de l'empire $ mand à la séance du 4 août au Reicnstag « Nos troupes s'étaient d'abord teii exclusivement sur la défensive, c'est vi Mais nous nous trouvons, par nécessité,fi état de légitime défense. La nécessité loi. Nos troupes ont occupé le Luxembou peut-être la Belgique. » C'EST ( UNE ATTEINTE AU DRQ DES GENS, mais nous savions que la Frac était prête à une attaque, et une attaque d Français, sur notre flanc, vers la rive gauo <Ju Rhin, aurait pu nous être fatale. C'i pour cette raison que nous avons été fore de passer outre aux LEGITIMES protesj lions du Luxembourg et de la Belgique, aV l'intention de réparer, dès que notre b militaire sera atteint.'Quand on est men: comme nous le sommes, quand on lutfce son existence, il île faut penser qu ?i moyens de vaincre. » Nos prisonniers de guen Jeudi 6 août. Un train venant de Liège est arrivé jeu soir à la gare du Nord de Bruxelles. Il con liait, outre quarante soldats belges bless< une centaine de soldats allemands faits p sonniers par les nôtres. Détail qui en dit lo sur les tactiques ignobles employées par n ennemis : plusieurs de ces prisonniers se habillés d'un uniforme anglais. Nos blessés étant descendus à Bruxelles, train a continué vers l'endroit où les prise rtiers seront incarcérés. L'aiimônerie militaire L'aumônier militaire de la garnison de ^ mur, M. l'abbé Van Luvten, vient d'être dé gné comme aumônier divisionnaire de la 4e vision de J'armée de campagne. Ses adjoints seront les prêtres agréées s vants : MM. Van den Heede, de Charleri Beynen, aumônier militaire de Dies<t; Baeli curé de Leffe (Dinant) ; Theissen, doyen Bouillon; Gosset, doyen de Philippe ville, Raty, curé de Mariembourg. Liétie et sa ceinture de forts Z.'ATTAQUE|; X.IÉ&E a continué •(•M*)» IteiliÉtstatat d'assassiner le piral les» Jeudi midi. Des rumeurs inquiétantes ont circulé en ville jeudi matin. On racontait que Liège n'avait pu résister à l'invasion allemande et que la ville était prise. La nouvelle était fausse et nous invitons une fois de plus le public à se méfier de ces nouvelles à sensation lancées par des agents provocateurs dans le dessein de provoquer la panique. Le ministère de la guerre lui-même est touché par des télégrammes portant la signature d'officiers belges et qui sont remplis d'indications et de nouvelles mensongères. Le procédé est bien allemand. Il a déjà servi en 1870.Nos ennemis voudraient affoler la population pour la pousser à agir sur le gouvernement et susciter ainsi une révolution. Le public ne pourrait donc être assez calme ni assez se prémunir contre ' les prophètes de mauvais augure. ' L'attaque de Liège a continué toute la ; .nuit. Les détails manquent. Les forts tien- ■ nent. Une patrouille de uhlans, par un i coup d'audace est parvenue à pénétrer " dans la ville et s'est portée vers le quartier '■ vénérai pour tenter d'assassiner le général : Léman. * Celui-ci a été défendu par ses ■ aides de camp et est sain et sauf. Tous les ; assaillants ont été faits prisonniers et il ' nùu.gi >-<?lfflîgI!Lun seul alje- J Marchand, professeur à l'Ecole militaire, a été lué dans l'affaire. Trois divisions françaises marchent vers l'ennemi en Belgique, i . ; JEUDI, 5 HEURES DU SOÏR ï Voici, d'après des renseignements officiels la situation jeudi, à 5 heures du soir. s Les forces allemandes ont assailli Liège avec une violence^extraordinaire. A l'heure - actuelle, tous les forts sont encore intacts. Aucun de leurs défenseurs n'a reçu une blessure quelconque. Nos coupoles et nos massifs bétonnés sont . en état de conservation parfait, malgré les - obus torpilles de gros calibre au moyen des-~ quels ils ont été bombardés. Un aviateur volontaire, rentre à l'instant : à Bruxelles, vient de rapporter des détails ' précis sur l'attaque dtfs forts d'Evegnée : t Les Allemands, en masses profondes, on! attaqué les forts dans une ruée sauvage i s'avançant jusque sur les glacis. A ce moment les forts, qui sont relies télé phoniquement à une batterie de campagne e' permettaient à celle-ci de fixer son tir, £ donné un signal et cette batterie a balayé 1< glacis. Les Allemands qui s'y trouvaient on été littéralement fauchés. Ces attaques s< sont renouvelées plusieurs fois et toujour avec le même heureux résultat. A l'heure actuelle il n'y a plus aucun sol dafc allemand dans Liège. L'agression contre le général Léman s'es produite jeudi, à 2 h. 1/2 du matin. Ell avait été concertée. Des officiers allemands au nombre de huit, avaient pris place dan une automobile et les passants, croyant avoi affaire à des Anglais, non seulement ne le avaient pas inquiétés, mais s'étaient mis les acclamer. Ils arrivèrent devant l'immei ble qu'occupait le général Léman au m( ment où celui-ci allait sortir pour s'établi dans un autre quartier. A ce moment un o ficier de l'état-major belge reconnut les enn< mis et donna l'alarme. On accourut, un c ourte lutte à coups de fusils et de rev-olvei suivit, et les officiers allemands furent tu* jusqu'au dernier. Le général Léman éta sauvé, mais malheureusement un des nôtre était au nombre des victimes. Nos troupes, malgré de grandes fatigue sont en bon état. Il n'y pas eu un m< : ment de panique parmi elle&. Il est fau 1 aussi que la population liégeoise soit affolé» elle est décidée au contraire, trè^.p'-ergiqm ment, à la résistance. y Actuellement d'impori p frar çaises sont en Belgique et d- ; -ii- O n'en peut dire davantage. . JEUDI 11 HEURES SOIR La situation au point, de vue militaire resl normal. Le plan de l'état-major se dérou méthodiquement. Après avoir accroché Liège et maintenu pendant trois jours tro ,corps allemands, le 7°, le 10e et le 9e — so '120,000 hommes — la troisième division, si l'ordre de son chef, s'est repliées en bc • ordre ayant gardé une capacité suffisanl pour se remettre à combattre, lorsqu'elle aui | i>»■ " : 'V»nri-ïr»"> ^ Mo. f. igués mais en rien démoralisés, an con-! raire 1 Les forts tiennent toujours vaillamment-Vucun n'est entamé. Quant à la conduite des Allemands à l'égard de la ville de Liège — jui est ouverte puisqu'il n'y a pas d'enceinte - elle ne le cède en rien à celle dont nos înnemis ont fait montre devant Visé. Ils envoient constamment des parlementaires mais ie cessent pas de cribler la ville d'obus. Le ministre de Russie a fait une démarche officielle au ministère de la guerre pour féliciter l'armée belge de sa vaillante conduite. A Londres on est aussi émerveillé. En résumé, Liège tient et continue héroïquement à tenir l'ennemi en échec. LA DÉW É Litige Episodes et à=côté MORT D'UN ECLAIREUR ALLEMAND A BONCELLES Un acte de courage accompli par un de nos troupiers est à signaler. ^ , Une patrouille d'infanterie battait le bois de la Vecquée, dans la matinée de mercredi. La petite troupe allait passer, quand elle aperçut un cavalier qui s'enfuyait. Nos fantassins se mirent à ses trousses et perdirent sa trace. Le sergent continua seul sa poursuite, s'écartant assez sérieusement de sa troupe. Il allait rejoinclre ses camarades, quand un coup de feu partit d'un amas de broussailles. La balle lui érafla la joue. Il se précipita vers le buisson et découvrit un uhlan qui s'efforçait de se dégager. Le sergent se précipita sur son agresseur et lui déchargea trois coups de fusil. Le uhlan était grièvement atteint, mais respirait encore. Le sergent le somma, sous peine de mort, de lui fournir les renseignements qu'il avait. " L'autre lui répondit • «Je me rends, mais j'ai toujours le cœur allemand. » Il mourait peu après quand on le transporta au fort de Boncelles. Sur la poitrine de l'Allemand, on a trouvé un rapport donnant une description détaillée des lieux et des positions autour de Boncelles.LE CHATEAU DE LANCLE, MINE, SAUTE ENSEVELISSANT UN GRAND NOMBRE D'ALLEMANDS. Les artilleurs du fort d'Embourg, comme d'ailleurs ceux de tous les forts, tiraient avee une précision terrible. Les gardes civiques voyaient leur tir dirigé sur le château de Langle, en face du fort, château qui étai1 miné et que les obus belges firent sauter ai moment où il était entouié d'Allemands rA m—» <1- .t—- «^Térs 10 heures du matin, vers Fléron, ui incident qui mérite d'être conté se produi sit, Lo garde-ohampêtre s'était transport* à bicyclette vers « Mon bureau », endroi situé à deux kilomètres.et-demi de Fléron Il était en uniforme et porteur d'un browning.Deux cent mètres avant Mon Bureau, i se trouva soudain en présence de quatr-Allemands qui le couchèrent en joue. L garde leva le bras en l'air, puis continua s; route poussant sa machiné de l'autre main Les Allemands le fouillèrent alors, pui ils l'emmenèrent jusqu'à Ayeneux, où l brave garde-champêtre fut mis en présenc d'un lieutenant'de cavalerie. Une centaine d'hommes entourèrent bien tôt le groupe qui se trouvait au milieu cl village, en face de la propriété de l'avoca Delheid. Le garde fut fouillé à nouveau, puis in feerrogé. On lui enleva sa bicyclette et so browning qiii furent confisqués et en atten dant qu il fut statué sur son sort on le fi asseoir sur le bord de la route, sous la gard de quatre Prussiens, baïonnette au canon. Entre-temps le fort de Fléron continuai à tirer. Soudain un obus éclata au milie du groupe de soldats. Une pluie de balle ' s'abattit sur les hommes et une cinquai tawie d'entre eux furent jetés par terre, le uns tués, les autres grièvement blessés. L . garde était libre. Un officier dont le bras droit était bris di£en souriant : « Cette blessure est l'eeuvi J d'un obus belge de fabrication allemande. LE PATRIOTISME DES BLESSES i ET DES MALADES î Dans les hôpitaux, les blessés et les nu i lades font preuve d'un courage et d'un d' vouement à la patrie vraiment émouvants. Ûn médecin nous a dit : J'ai passé qu; rante-huit heures auprès de ces braves et j'. compris, en les interrogeant, toute la grai t deur du vrai patriotisme. IPas un de ces se ^ dats admirables ne se plaint d'être mobilis ce qui les peine, c'est tout le contraire, c e ' l'immobilisation forcée durant quel^m s jours. r ils nous disent : _ s « Ah ! docteur,guérissez-moi vite, que j ail ? retrouver les « camarades ». Et ceux qui peuvent partir après une nu l" d'hospitalisation, viennent prendre leur b >- let de sortie tout équipés, le sourire aux ! ,r vres. Ils nous quittent radieux, nous disani •_ « Merci de m'avoir si vite guéri ». Hier, durant la nuit, un rappelé nous c amené. La roue d'un canon lui avait bro, © le pied. Et l'homme pleurait à chaudes k ■ç mes. s On lui demande : « Vous souffrez donc tant que ça i » lfc Et lui de répondre : « « Non, mais je pense que nous étions qu ques vieux copains qui avions été heure - de rejoindre notre régiment. Nous nous étio '' juré de mourir pour notre pays. Je peu qu'eux vont se faire tuer et que moi je si x dans un lit d'hôpital. » î; Nous autres, nous n'avons rien trouve >- répondre. De tels hommes sont des héros, Dieu merci, ils sont nombreux chez nous Les braves gens. L'INGENIEUR ECLAIREUR n De la « Meuse» du ô août : « Entretemps, d'autres actes de vaillan étaient accomplis : un ingénieur de Visé. Armand Glibert, qui était arrivé en motoi clette sur le quai du halage au moment e combat, s'offrit au major C'ollyns à doni e des indications sur la situation des trouj à allemandes, et il commença de Visé a j is velle, le long du halage, un va-et-vient < it eut pour résultat heureux de fournir de p ir cieuses indications au commandant du 12P n ligne. M. Glibert monta aussi a plusie e reprises dans le clocher deVéglise de Lix a afin de juger de l'emplacement exact en p i- fond"' «' - ferres ennemies. >• Un Prnssien ahuri Voici des détails sur l'arrivée du parîemen* taire allemand à Liège : Mercredi matin, de Fléron, oïl voyait descendre vers Liège, une automobile arborant \ un grand drapeau blano. \ A l'intérieur se trouvait) le commandant Brinckman, ancien attaché militaire allemand à Bruxelles. Il était en tenue d'officier allemand, de couleur grise, et coiffé du casque à pointe. C'est un solide gaillard, à la mine éveillée, la figure barrée d'une moustache noire. Il était accompagné du capitaine d'infanterie Lebbe, officier d'état-major. Environ quarante gendarmes à cheval faisaient escorte à l'automobile. Le commandant Brinckman a été reçu par M. H. J)e!" vaux de Fenffe, gouverneur de la province. I L'entretien a été assez long. Il a pris fin , à 1 .heure de l'après-midi. A peine rentré dans l'automobile, M.Lebbe a bandé les yeux de M. Brinckman. A la sortie du palais provincial, quelques cris hostiles ont été proférés. Le drapeau blanc du parlementaire allemand était fabriqué au moyen d'un^ nappe et d'un manche à balai. Le commandant de Menten de Horne mortellement blessé Le commandant Camille de Menten de Horne, à la tête de son escadron de lanciers, faisait mercredi une reconnaissance entre Plainevaux et Esneux. Il se trouva tout à coup en présence de la cavalerie allemande comptant 500 uhlans avec des mitrailleuses. Les lanciers, leur commandant en tête, firent face à l'ennemi. Une véritable pluie de balles s'abattit sur eux. Le commandant tomba mortellement nlessé. Une trentaine des nôtres furent frappés à ses côtés. Le reste de l'escadron décimé se replia dans la direction de Boncelles, pour chercher du renfort. Les uhlans ne les y suivirent pas et se Retirèrent sur Esneux. Un contre cinq Au cours de.l'attaque du fort d Evegnée, un détachement d'une cinquantaine d'Allemands a pénétré dans une tranchée où dix soldats fouillaient le sol de leur pelle. Ils ont tiré sur des soldats du lie do ligne et en ont blessé 4. Nos soldats s'étant ressaisi ont lâché leurs outils, pris leurs armes et baïonnette au canon, ils ont refoulé l'ennemi cinq fois supérieur en nombre. Les blessés comme les valides, ont prie part à cette action d'éclat. NOS VICTIMES On se rappelle qu'au combat de Visé, mardi dernier, sept officiers d'état-major allemand ont été abattus par les balles de nos soldats. U paraît que parmi les tués il y a un général. UNE FAUSSE ALERTE Un journal bruxellois donne ces détails sur ; la matinée de jeudi : Depuis hier soir 11 h. 1/2, le canon n'a cessé de tonner autour de Liège. Aucune pa-nique cependant durant la nuit, mais les Aîlei au tOU Or TCT'.ni, v;rrry-rx-rn .-i v-u-rci '- ^ 1 soux, dont maintes maisons furent nbimées ; i>u incendiées. Exode général des habitants de : Bressoux sur Liège y annonçant l'arrivée des : Allemands en ville, d'où panique générale, . vers 4 h. 1/2 du matin. Autre cause de panique : un détachement de uhlans a réussi avec une audace inouïe 4 [ se faufiler dans Liège, jusqu'à la rue Sainte. > Foi, où se trouve établi l'état-major et avec l'intention de s'emparei de celui-ci. ; Ils ont Heureusement été surpris par nos ' troupes et tués. Le service de l'intendance a • fait rentrer en ville par la place Saint-Lambert 5 les innombrables têtes de bétail contonnées à ? Bressoux afin, d'ftne part, de les soustraire 2 au feu du fort de Fléron et aux mains de l'ennemi et, d'autre part, de ravitailler la ville au - cas où l'on devrait faire sauter les ponts pour , empêcher l'intrusion de l'ennemi. f Un seul obus a éclaté à Liège. Dans toute la ville le bruit courait que la ville s'était rendue, que le général Léman était fait prisonnier, que la garde civique était licenciée. Des gens cou-1 raient affolés conseillant à tout le monde de se " tapir dans les caves parce que le bombarde-t ment avait commencé, que les Allemands en- 6 traient de tous côtés, etc., mais à 7 heures la panique se dissipa, des cris de « Vive la Bel- t gique ! » éclatèrent. u La garde civique envoyait des estanettes s partout accompagnées d'un clairon annonçant r que la ville n'était nullement prise et que l'on s résistait vaillamment. On apprenait peu après que l'intervalle du fort de Fléron avait été vaille mmènt repris par nos troupes et les Allemands / de nouveau repqussés en dehors de l'enceinte e des forts. A 8 heures du matin le canon a cesse e de tonner. » Il est probable cependant que les Allemands préparent une nouvelle attaqué. On s'attend d'une minute à l'autre à l'arrivée des troupes française. » i Bruxelles reçoit [ nos premiers blessés St •— îs Les premiers convois de blessés sont ^arrivés jeudi matin dans les gares de la capitale. Nous avons vu arriver 1111 long convoi i'après-le midi à la gare du Nord. Une foule immense et recueillie se pressait dans le vaste hall, it maintenue,, par ues cordons de gardes civi-il- ques. . . . è- Dans l'allée où arrivait le train étaient » : l angées les automobiles de la Oroix Rouge et des Hospices de Bruxelles, les voiture? st d'ambulances et les civières « à bac » destiné nées au transport rapide des blesses dont r- l'état réclamait des soins urgents. Sur le sol étaient étendus des lits de fortune, matelas, draps et couvertures, sur lesquels on étendait les malades entre deux transports. A l'arrivée du train, toutes les têtes se de-2I- couvrirent, le silence se fit, religieux. iix Les portières s'ouvrent: les blesses, un a ns un, sont descendus avec précaution; ceux qui se ont les plus graves blessures sont etendtw lis sur les matelas, dans les civières; les autres, avec l'aide des infirmiers, sont hissés dans à les automobiles qui démarrent en quatrième et vitesse. Et tous sont portés vers l'hôpital Saint-Jean, vers les hôtels et les maisons particulières aménagés pour les recevoir, et aux fenêtres desquels flottent la grande croix rouge; vers l'hôpital militaire aussi, avenue ce de la Couronne. M. Au passage des blessés, plus d'une tete se )y découvre. Les passants, devinant la desti-du nation de chaque véhicule, indiquent con-1er stamment la route au conducteur, et font ►es signe *<Jes bras aux carrefours pour que la si- circulation n'impose aux voitures d ambu-]ui lance aucun ralentissement. ré- Ft tout le monde regarde avec pitié et de -fierté tout à la fois nos glorieux et pauvres 1rs blessés, dont quelques-uns paraissent très :ie, mal, mais dont presque tous ont encore aux ro- yeux la flamme de la victoire, et au front ♦ un rayon d'espérance.

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