Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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24 October 1918
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s.n. 1918, 24 October. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Seen on 17 June 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/0p0wp9v78q/
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' 5e Année —. N" |62 H&aGfltn I Adïninistraîinn î urirr.arkt 31 & 31a La Haye—Téléph.216 Bureau à Maestricht : Hôtel Suisse,Vrtjthof,Téléph.159 à Fiessingue : Siijkstraat, 6, FRANÇOIS OLYFF Directeur - Fondateur ' Jeudi 24 Oct., 1918 S cents le numéro ABONNEMENTS : . j , 1 florin par mois Hollande: _ __ _ 2.50 fl. par3mois I Etranger : port en sus Annonces : La ligne : 15 C. en 48 page Réclames permanentes à forfait Journal belge fondé â Maestricht en août 1914 L'Activisme de 1. Van Gauwelaert HH$j La victoire purifie. Un des premiers | effets des splendides succès de nos incomparables soldats en Flandres aura été de porter le coup de grâce à l'activisme et aux activistes du pays encore occupé. L'atmosphère s'est du coup rassérénée à Bruxelles, comme à Anvers, comme à Gand. Dès la nouvelle de l'avance des nôtres, les mauvais drôles au service de l'Allemagne, tous : espions, flamingants, activistes, accapareurs, escrocs, ont disparu comme par enchantement. On attendait en Hollande des évacués des Fiandres et du Nord français; on les annonçait de partout en longs cortèges pitoyables et déjà la charité au cœur sensible en ce pays frémissait du profond émoi qui fit notre émerveillement en 1914. Or on ne vit descendre des trains aux gares frontières que quelques pauvres hères longs et secs, aux faces blêmes, aux yeux remplis d'épouvante, aux membres agités des convulsions caractérisques de la peur bleue : c'étaient en tout premier lieu MM. les activistes, jadis omnipotents et suant l'insolence sur le pavé de nos grandes villes, aujourd'hui déconfits et déchus, véritables loques humaines, si petits, si petits que pour un peu on aurait marché dessus. Il y eut un revirement instinctif et soudain parmi ceux qui attendaient les évacués, même chez les Hollandais les mieux préparés à la pitié. Les cœurs partout se soulevèrent de dégoût et ce fut sous la cinglante brûlure des huées unanimes que les tristes sires s'égaillèrent vers l'intérieur du pays. Le député Hendrickx, le fameux Borrns, et Du-mont, et Rap'h. Verhuist, et Mark de Salm aussi sans doute et Ray Nyst, que la Libre Belgique fustigea si souvent et que la Belgique libre allait saisir au collet, tous y compris les sinistres professeurs de la burlesque université boche de Gand, tous sont ici parmi nous, mal à l'aise encore et respirant à peine parce que, faits pour vivres dans les eaux profondes de la trahison et delà tyranie, ils étouffent dès que leurs mufles apparaissent à l'air pur et au grand soleil de liberté. On aurait tort cependant de croire que l'activisme ait dit son dernier mot. Tous ces échappés de nos bagnes ou de nos pelotons d'exécution ne tarderont pas à relever la tête. Ne vont-ils pas trouver en Hollande quelqu'un dont les sympathies avouées ou secrètes leur sont assurées depuis longtemps et qui se prépare à les défendre avec une vigueur qui pétrifie d'étonnement ses amis eux-mêmes ? Ce Don Quichotte d'outre-Moerdijk, chevalier de la plus détestable des causes, vous l'avez deviné, ami lecteur, c'est M. Frans Van Cauwelaert, député d'Anvers, secrétaire du Comité officiel belge en Hollande.C'est lui en personne,c'est soi-même comme aurait dit Alphonse Allais. Lisez plutôt ce télégramme que M. Van Cauwelaert a osé adresser à notre Roi dès le 16 octobre, c'est-à-dire dans l'ivresse d'une victoire qui nous a tous grisé de joie mais ne lui a rien enlevé, à lui, ni de son fanatisme, ni de ses ambitions : Le Comité général. du Vlaamsch Belgisch Verbond qui réunit en Hollande 7,500 membres, adresse à Sa Majesté son hommage respectueux et ses félicitations à ] occasion des victoires glorieuses des armées belges et alliées sous le commandement du Roi, salue avec émotion son retour proehain et victorieux dans sa capitale, exprime le souhait chaleureux aue l'ère nouvelle eu Belgique soit inaugurée par L'ASSURANCE IMMEDIATE AU PEUPLE FLAMAND DES REFORMES ADMINISTRATIVES, MILITAIRES ET SOCIALES NÉCESSAIRES A LUI ASSURER LE DÉVELOPPEMENT INTEGRAL DE SA VIE, DE SA PROPRE LANGUE ET L'ÉGALITÉ EFFECTIVE LA PLUS COMPLETE SUR LE TERRAIN DES LANGUES AVEC LE PEUPLE WALLON, et renouvelle à_ Sa Majesté l'assurance de sa fidélité indéfectible. (s.) Frans Van CAUWELAERT, Membre de la Chambre des Représentant» Le même télégramme a été envoyé à M. Cooreman, notre premier ministre. Ainsi donc au moment où nous nous abandonnions tous à l'allégresse totale de la libération du territoire enfin entamée M. Frans Van Cauwelaert ne songeait qu'à une chose : sauver de la large rafale qui va balayer tous les ferments de trouble, tous les miasmes de trahison, sa misérable petite boutique électorale! On le voit se réclamer jusque devant le Roi de ces 7,500 adhérents qui n'ont jamais existé que dans son imagination, de ce " ruggesteun „ inventé par son compère Kamiel Huysmans et dont il a senti lui aussi le besoin de se faire un piédestal. Et c'est une mise en demeure catégorique à Sa Majesté d'avoir à accorder immédiatement "au peuple flamand,, — car tout cela se fait au nom du peuple flamand! — des réformes indispensables, H paraît-il, pour le tirer de l'affreuse tyrannie qu'il subissait, non chez les Boches du temps des Bissing et des Falkenhau-sen, mais chez les Belges et sous le règne du Roi Albert 1er lui-même! Voilà à quel sommet d'aberration et d'audace en est arrivé le député d'Anvers, secrétaire du Comité officiel belge en Hollande ! Tandis que tout le monde se tait, saisi d'une émotion indicible devant les superbes exploits de nos tbraves, lui seul parle et il est activiste quand personne ne l'est plus. Il s'adresse au chef de nos armées triomphantes et c'est pour lui dire qu'il le trouvera en travers de son chemin avec ses 7500 partisans s'il continue à refuser à son peuple les prétendues réformes indispensables à son libre développement.Nous ne savons ce que répondra le Roi à cette mise en demeure. Mais il a souffleté un jour de maîtresse façon les renégats de la \laamsche Stem à la suite d'un télégramme moins insolent que le sien. Qu'elle belle occasion de renouveler ce geste d'élémentaire équité ! Nous n'avons pas fini avec ce dangereux aventurier de la politique. Nous le montrerons demain en exercice de haute école parmi nos Internés. François OLYFF. P. S. — Je faisais remarquer hier que le « Vaderland » réduisait à néant les bruits de pression de l'Entente sur la Hollande exploités avec tant d'empressement par le « Nieuwe Courant ». Aujourd'hui l'agence WolfF elle-même dément, comme c'était à supposer, la nouvelle relative à une note du Danemark à l'Allemagne dont le « Nieuwe Courant » profitait pour diriger une malveillante attaque contre nous. Voilà le « Nieuwe Courant » pris en flagrant délit de germanophilie et de malhonnêteté journalistique. Fr. O. O Beaucoup de bruit pour rien Maintenant que le bluff militaire devient impossible, le gouvernement impérial allemand, tente, adroitement du reste, un bluff diplomatique. Nous aurons tous remarqué la touchante unanimité de sympathie, en pays neutre, pour la " démocratisation „ allemande: enfin, il n'y aurait plus d'obstacles sur le chemin de la paix et les peuples libres sont amis! Mais si nous laissons les phrases et les fleurs, qu'y a-t-il de changé au point de vue constitutionnel en Allemagne ? Rien, exactement rien! Des promesses, des résolutions, des projets, des changements de décors et d'acteurs. Oui et cette mise en scène est jolie, mais elle dissimule mal la vérité nue et sans fard, à savoir que le pouvoir impérial, jusqu'ici, n'a pas été diminué d'un iota. La nomination du chancelier et des ministres, la conduite de la guerre et de la politique, tout dépend encore de la volonté d'un seul homme, de l'autocrate camouflé pour le moment, mais qui n'en reste pas moins l'Autocrate. Comme l'a finement remarqué le Temps, un gouvernement de parlementaires n'est pas, nécessairement, un gouvernement parlementaire.C'est sur cette équivoquè, que la clique impériale joue son va-tout. Qu'elle puisse durer jusqu'à la paix et le gouvernement des Junkers sera sauvé ; le nouveau décor pourra alors être démoli à coups de bottes et les anciens acteurs seront maîtres, comme avant, de la scène impériale. Lorsqu'un Soif, nommé uniquement par la volonté de l'empereur, déclare que le gouvernement et le peuple allemands ont les mêmes désirs, cela signifie-t-il que ce dernier gouverne ? Si l'accord est détruit demain, qui donc restera le maître? De plus, ce Reichstag qui, quatre ans durant, a enregistré sans broncher toutes les fantaisies gouvernementales et souscrit à toutes les ^pantalonnades impériales, couvrant docilement les pires turpitudes et les plas honteux excès, n'est-il pas plutôt un phonographe patenté que l'expression de cette démocratie allemande sans voix, mais qui s'efforce de crier maintenant ? Oui, la démocratie balbutiante s'efforce de parler, mais pour nous il faut qu'elle sache dicter. Tant que le chancelier et les ministres ne seront pas responsables devant le parlement, tant que ces fonctionnaires n'émaneront pas de la majorité de cette assemblée, tant que le pouvoir absolu du Kaiser ne sera pas aboli, tant que le Reichstag n'aura pas en dernier ressort, le droit de déclarer la guerre ou d'accepter la paix, tant qu'il n'aura pas l'initiative des projets de lois, tant qu'il n'aura pas le pouvoir de valider les traités AU JOUR LE JOUR Cette obscure clarté... L'Allemagne s'est elle ressaisie, J" —sf et la note qu'elle vient d'envoyer au président Wilson ne prouve-t-JrjîjL4 elle pas qu'elle espère une fois de plus duper les Alliés afin de tirer d'une situation désespérée tout ce qui peut encore en être tiré ? Beaucoup d'excellents esprits le croient. Moi pas. La note allemande est — sans doute, sans doute — rédigée dans des termes vagues, flous, pas clairs. Mais il me semble que cette obscure clarté est destinée, non pas à tromper l'Entente (qui n'est tout de môme pas si naïve et si inexpérimentée), mais affaire taire les éléments du peuple allemand qui voulaient que le gouvernement du kaiser répondit à M. le président Wilson .un « Non » très sec, et même moins que cela, un mot très court mais plein de suc et de noblesse historique ! La note allemande, rédigée comme elle l'est, est acceptable pour toute l'Allemagne. Elle eane, sans avouer qu'elle cane, et pour les Allemands la grande affaire n'est pas de caner, mais d'avouer. Sur la question de l'évacuation, elle remet le règlement de tous les détails entre les mains de Wilson. C'est une concession, dont tôt ou tard elle se sentira la prisonnière. Elle exprime bien l'espoir que Wilson ne consentira à rien qui puisse blesser l'honneur allemand. Hum ! Où est l'honneur allemand ? C'est une question d'appréciation. De temps, aussi, d'ailleurs et l'honneur allemand au millésime de 1914 n'est pas du tout celui de 1918. Et qu'est-ce qui est contraire à cet honneur ? Et qui décidera, en dernière analyse, de cette importante question ? Il peut sembler dérisoire, au premier regard, que les Allemands qui se sont déshonorés par mille crimes et un crime, comme dirait M. le Dr Mar-drus, parlent encore de leur honneur et ne veulent pas qu'on lui fasse une peine, même légère. Mais enfin, admettons qu'ils aient encore un honneur. De quel droit cet honneur serait-il si exigeant ? Un honneur qui n'a pas été blessé par les attentats monstrueux, innombrables, hideux, perpétrés systématiquement, a perdu le droit d'être chatouilleux par ailleurs. L'honneur allemand s'est accommodé de tant de orimes qu'il trouvait les plus honorable du monde. Il semble qu'il doivent s'accommoder aussi des justes châtiments. Si on prenait au sérieux la fiction de l'honneur allemand, on n'en finirait jamais avec les négociations d'armistice. Heureusement les Alliés sont là sur un solide terrain. L'honneur allemand, si accommodant lorsqu'il s'agissait d'assassiner, de brûler, de piller, devra se montrer bien plus élastique dans l'avenir et accepter bien des choses peut-être un peu dures mais que Foch considérera comme indispensables. Ce sera au générallissime, et non pas à l'Allemagne, de doser ce que peut accepter l'honneur allemand. La question des seus-marins, la note allemande, la solutionne par une promesse. C'est peu. C'est d'autant moins qu'on annonce ce matin qu'un nouveau paquebot irlandais, le Dundalk, vient d'être torpillé... Ah ! les promesses allemandes, nous avons appris ce qu'il faut en croire et la promesse nouvelle touchant les « U-Boots » fera peu d'impression, surtout au lendemain de la reprise d'Ostende et de Zee-brugge, bases indispeasables de la guerre sous-marine.Tout cela est peu clair, c'est entendu, mais si on veut bien y regarder, tout cela pue la capitulation, la peur et l'humilité. Seulement, eela, on n'ose pas le dire. L'Allemagne doit tenir compte des mauvais coucheurs du pangermanisme et le gouvernement voudrait les endormir afin d'éviter en ce moment un regain, une explosion nationaliste, qui gâterait tout, et rendrait tout espoir de paix parfaitement illusoire. Et puis qu'est-ce que nous risquons, dans tout cela ? La victoire continue, et quoique disent les Allemands, quoiqu'ils promettent, et quoiqu'ils ne promettent pas, le dernier mot restera tout de même à Foch ! Alors ? R. F. diplomatiques, rien ne sera fa t, tout restera à faire en Allemagne. Jusqu'ici, la " démo ratisation allemande,, n'est qu'une farce de plus des dirigeants de l'Empire. Les gens qui ont signé les traités de Brest-Litovsk et de Bucharest sous l'égide du principe : pas d'indemnités, pas d'annexions, ces gens parlent un langage que nous ne comprenons pas. A la démocratie allemande de chercher des hommes avec qui on puisse p.arler, sans rire, du droit des nations, du devoir de la réparation des dommages injustement causés et de la démolition, à tout jamais, du pouvoir personnel. — Fer. W. /————————" ———k Rfedden8_& Zoon .JL PARDESSUS D'HIVER (v i/ depuis fl. 50 1 LA HAYE ROTTERDAM Tfjr Hoiweg, !i Haogsîraat, 356 rçiiij \ —-—-—r ! Devant Eand, Tournai et Valenciennes Nouvelle progression sur la Selle et la Serre Violentes contre-attaques repoussées au N, de Vouziers et sur la Meuse Un discours de Max de Bade au Reichstag Liebknecht libéré L'avance en Flandre PARIS, 22, — Havas : Les troupes alliées sous les ordres du Roi Albert continuent à progresser avec une promptitude désastreuse pour l'ennemi. La marche sur Gand se poursuit sans que les Alliés se heurtent à de sérieux obstacles. Le moment approche où cette ville importante avec ses 200.000 habitants fera partie des villes belges reconquises.Tournai est encerclé aux trois quarts et les Anglais y pénétreront d'ici peu. Les Allemands qui comptaient appuyer leur retraite sur la ligne d'eau pour retarder notre avance ont maintenant une forte déception. La Lys a été franchie sur la majeure partie de son cours et nous occupons actuellement toute la rive droite de l'Escaut à l'O. de Cambrai jusqu'à Valenciennes, dont les Anglais ne sont p'uséloignés que de 2 kilomètres. Les Anglais à quelques kilom. de Gand LONDRES, 21. — Reuter : Les troupes anglaises ont atteint dans leur avance d'aujourd'hui la Scarpe et l'Escaut et toute la route de Saint-Amand à Tournai. Nous sommes à 4 ou 5 milles de Gand. Les Anglais aux portes de Tournai LONDRES, 22. — Reuter offic. matin : Après une nuit de combats violents, nous avons avancé «notre ligne, sur la voie ferrée à gauche d'Ecaillon et au S. de Thielt dont la partie 0. est en notre possession. s D'autres progressions ont été réalisées par nos troupes entre Valenciennes et Tournai. Sur ce front la résistance de l'ennemi a augmenté. Dans le secteur de Tournai, après de violents combats nocturnes, nous avons délogé l'ennemi du village d ' 0 r c q, ainsi que du bois dans Ja région de Froye-rnes. Actuellement nos troupes sont à moins d'un mille de la ville. Les Anglais à Valenciennes LONDRES, 22. — Reuter officiel soir ; Nos troupes ont avancé jusque dans les faubourgs extérieurs 0. de Valenciennes ei pris Hollain, Bruyel-les et Foryennes. Nouvelle progression sur la Serre PARIS, 22. — Havas officiel 2 h. : Au N. de l'Oise, la nuit a été marquée par une assez grande activité d'artillerie ennemie. Sur le front de la Serre, nos troupes ont recommencé leur progression et ont atteint la voie ferrée au N.-O. d'Assis-sur-Serre ainsi que la ferme St-Jacques au N.-O. de Chalendry. A i'O. du Château-Porcien, activité des deux artilleries. Sur le plateau à l'E. de Vouziers, la lutte engagée hier a diminué d'intensité. Il se confirme que les attaques menées dans la journée d'hier par les Allemands ont été très violentes. Nous avons identifié des éléments appartenant à 7 divisions différentes. Ce matin la tentative ennemie sur la ferme La Pardonne a complètement échoué. Dans les Vosges, les patrouilles françaises ont fait des prisonniers dans la région du col de Bonhomme. PARIS, 22. — Havas off. 11 h. soir : Sur le front de la Serre, nous avons contraint l'ennemi à une nouvelle retraite. En dépit de sa forte défense à la mitrailleuse, nous avons pris Chalendry et Grand-Loup. Notre ligne longe la Serre jusqu'à Mortiers, passe à la lisière de Froidmont-Cohardile et suit, plus au S. le canal de La Buze. Ce matin l'ennemi a renouvellé deux fois ses attaques à l'E. de Vouziers. Il a été repoussé partout. Les groupes tchéco-slovaques, en liaison avec les nôtres, ont repris le village de Te rr on, perdu momentanément En Alsace, une forte division allemande a tenté par trois fois d'attaquer un de nos points d'appui au N. de Thann. Elle a été repoussée. L'avance au N. de Verdun PARIS, 22. — Officiel américain : Combat violent au N. de Verdun. Nos troupes ont avancé en certains points et ont enlevé la hauteur 207. Nous avons chassé l'ennemi du bois des Rappes, fait 261 prisonniers et pris beaucoup de mitrailleuses. Nous avons à nouveau amélioré nos positions vers l'O. Nous avons maintenu notre ligne partout. Plus à l'E. nous avons pris le bois de Forest et fait 73 prisonniers. Le feu d'artillerie a augmenté extra-ordinairement d'intensité, ainsi que l'activité des avions des deux côtés de la Meuse. En Woevre, n®us avons fait 26 prisonniers dans une attaque réussie. Un nouveau chiffon de papier AARDENBURG, 21. — A Bruges, " La Brugeoise „, la plus grande fabrique de matériel de chemins de fer de l'Etat belge, a été minée et complètement détruite parles Allemands. Les vastes ateliers ont sauté le 19, donc après que le gouvernement allemand eût promis de ne plus rien détruire de ce qui n'avait pas de rapport aux ouvrages de défense. Les dommages sont évalués à 23 millions de francs ; les dégâts sont énormes ; l'explosion a été entendue à des lieues à la ronde. M. Clemenceau visite les villes martyres PARIS, 22. — M. Clemenceau a fait une visite aux villes libérées du N. de la France : Haubourdin, Lille, Roubaix, Tourcoing où il a été salué avec un grand enthousiasme par la population. M. Clemenceau a félicité les autorités civiles pour l'attitude patriotique qu'elles ont conservée pendant quatre ans. Le premier ministre a visité aussi Lens, complètement détruite et Douai, fortement endommagée. Le communiqué de Berlin BERLIN, 22. — Wolff officiel : Sur la Lys et l'Escaut, combats d'infanterie. Les Alliés ont tenté à plusieurs reprises en détachements nombreux de forcer le passage de la rivière. Au N. E, de Courtrai, ils ont poussé avec des tanks, au S. E; de Courtrai, avec des troupes nombreuses contre nos positions. Ils ont été repoussés partout avec de lourdes pertes. Des deux côtés de Selesmes et Le Ca-teau les Alliés n'ont pas renouvelé leurs attaques. Dans des combats de nuit ils ont occupé les fermes d'Amerval. Des attaques françaises entreprises ce matin au N. de la Serre contre nos positions, ont été repoussées. Au N.-O. de Mesbrecsurt nos troupes ont effectué une contre-attaque réussie. Sur les collines de l'Aisne à l'E. de Vouziers, les combats violents continuent. Nos troupes ont, dans une contre-attaque réussie, enlevé à nouveau à l'ennemi les collines à l'E. de Vandy entre Bulloy et Chestres et au N. de Falaise et les ont maintenues contre de fortes contre-attaques des alliés. A l'E. d'Olizy une attaque partielle de l'ennemi a échoué. Les Américains ont attaqué au N. de Sommerance après une violente préparation d'artillerie, et sur un large front des deux côtés de Bantheville. Les attaques américaines ont échoué sous notre feu et devant une contre-attaque de nos troupes. BERLIN, 22. — Wolff officiel soir : De fortes attaques des Alliés en Flandre, au S.-O. de Deynze et à l'E. de Courtrai, n'ont rapporté à l'ennemi qu'un gain de terrain local et limité. Sur la rive E. de l'Aisne, des deux côtés de Vouziers et à l'E. d'Airy, de fortes attaques des Français ont échoué. La stratégie allemande HARIS, 22. — Havas par radio : La Liberté fait les remarques suivantes au sujet de la situation militaire : " Il est visible que l'espoir de l'Allemagne repose sur deux conjectures : un hiver précoce, ou une paix prématurée. Sa stratégie militaire se met à l'unisson de sa stratégie politique. Elle cherche à gagner des quartiers d'hiver entre le Rhin

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