L'indépendance belge

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s.n. 1914, 05 July. L'indépendance belge. Seen on 20 August 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/c24qj78r9t/
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S 4.0 Ceîatimes £N ÈELS1QUE ET A PAEiS c ■15' VINËE Dimanche 5 juillet 1914 ADMINISTRATION ET REDACTION ruç des Sabies, JBi'uxelïe» BUREAUX PARISIENS . 11, place de la Bourse» abonnements : ÉDITION QUOTIDIENNE BELGIIP Un an 20 fr. Bmaig. iOfr. 3 mois, 5 fr. iUXEMSOURGICr.-O.l - 23 fr. » 5 fr. * * 8 fr. ETMM » 40 fr. « 22 fr. « «fo ÉDITION HEBDOMADAIRE Internationale et (COutu-miri •© PAGES, PARAISSANT LE MERCREDI Un an «Jî liranc® Êàii. moi»,.......i î£ fracc» L' INDÉPENDANCE X' 1§U Dimanche 5 juillet 1914 i i — Les annonces sont reçues. IA BRUXELLES : aux bureaux au jou' A PARIS : il, piacedè la Bour.e, â LONDRES : chez M5I. John-F. Jones & G3, nf» ^ Snow Hiil, E. C.; à fAgnp^e Gava?. 4£3» Cheapsitie E.G.; et chez Neyk*oud & Fils, L&i, Hos 14-18, Queen Victoria Street, et T. 13. Brownfy Ltd. n° iC3, Queen Victoria Street. Si AMSTERDAM : chez Niigu & Vdh Ditmar, Bokin, 2% & ROTTERDAM : même lirme, Wynhaven. 413. ^Ei ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et m SUISSE, aur Agences de ]a Maison Rudolf Mosm^ Jf ITALIE : chez MM. Hsasenstein & Yogler, à Milan. Turin et Rome. iSiîWW-YORK f T.E. Rmsna T. M f. TSOtS KOTHOÎTS PAR JOCS, — SIS PAGES BELGE CGTÇSFRVATIÛJÏ PAU LE PE0CSK9 » Édition du matin Aujourd'hui Revue poiitique. L'ATTENTAT DE SERAJEVO. — Le ser-yice funèbre à Vieillie. — Lo transport des corps à Arsteiteii. — Le mouvement atitiserbe. > LA QUESTION ALBANAISE. — Démentis En Allemagne. — Croisière impériale. En Russie. — Le Tsar en excursion. Les origines de l'attentat de Serajevo. Notes du Jour, par.J.-B. En Belgique. — Lu réforme électorale. Chronique mondaine. Tablettes judiciaires, par Camille Roussel. Lettre sur la Mode. Métal-Exchange de Londres. Jnformatijns financières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos correspondants.Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies de la lettre B sont celles qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée à 6 heures du soir; les dépêches suivies de la lettre G sont celles qui oui paru d'abord dans notre troisième édition publiée le malin. BRUXELLES, 4 juillet Revue Politique Le développement de la polémique austro-serbe prend des proportions de plus en plus inquiétantes. Les démons Initions antiserbes qui ont eu lieu à Vienne et. dans d'autres villes de l'Empire; enfin, les attaques directes de 1; presse austro-allemande contre la Serbie, tout cela crées une atmosphère politique vraiment dangereuse et donne tuix relations en tue \ en ru- <-t Belgi-ade vue tension qu il sera extrêmement dit ileile d'atténuer par la suite. L'opinior autrichienne s'attache 'fortement à ficlée (lu complot politique. Les déclaration: flui, d'après les journaux, auraient étt laites par Cabrinovitch et Princip, le; auteurs des attentats, paraissent évi Sciemment donner une base à cette idée et le l'ait que l'on prétend que les deu> criminels auraient été en relations avec ■M. Pribitchevitch, ancien officier a us tro-hongrois actuellement en service dans l'armée serbe, sert de thème au> commentaires que l'on devine. Un n'es pas loin, dans certains milieux austro hongrois, de l'aire- remonter une par jle responsabilité dans la tragédie de Serajevo à de hautes personnalités militaires serbes, sous prétexte que 1< commandant Pribitchevitch aurait ag sur ordre de l'état-major général cte l'armée... Tout cela témoigne de plus (l'imagination que d'esprit de justice et de sens politique, et il l'aut espérej que l'échange de vues qui va se pro duire entre les deux gouvernement: réussira à mettre les choses au poin et à projeter , un peu de véritable" lu mière sur toute cette lamentable affaire En attendant il semble bien que ci soient les milieux où se recrutent le: éléments favorables att parti militain austro-hongrois qui lassent preuve di la plus grande exaspération et qui pous sent le gouvernement à poser nettemen la question de la responsabilité serbi dans le double attentat. Jtjsqu'ici au cune démarche officielle n'a été fait pour inviter le gouvernement de Bel grade à participer à l'enquête sur l'ori gine du crime, et il va ele soi que s celte démarche doit être faite, elle aur: tin caractère extrêmement délicat, 1; Serbie ne pouvant évidemment admet tre qu'on; soupçonne directement ou in directement ses dirigeants ou ses orga nisnies officiels de complicité moruli dans la tragédie de Serajevo. Il va d--soi qu'à Belgrade on proteste avec 1: plus grande énergie contre toutes le: accusations de.ee genre et qu'on y- voi une manœuvre assez grossière poui brouiller les cartes au moment où 1: Serbie ne néglige aucun moyen pou améliorer ses relations avec l'Autriche Hongrie. On affirme, au surplus, que 1< gouvernement serbe prendra les mesu res les plus rigoureuses contre tous le éléments suspects pouvant se.trouve sur territoire serbe. Malheureusement il faudra compter avec l'opinion publi que serbe, très impressionnable, elb aussi, et qui s'émeut déjà l'ortemen des représailles exercées par la popu lace en Bosnie-Herzégovine contre le Kerbçs. Ceux qui, dans de telles circon stances, s'appliquent à jeter de l'huit sur le l'eu et à exaspérer de part e d'autre les ressentiments assument un lourde responsabilité devant le inondi civilisé. Au lendemain même de l'attentat d-P. Serajevo, le bruit s'est répandu Que 1; Serbie et le Monténégro allaient con dure, un accord dont la portée dépasse rait de loin celle de toute entente poli tique et militaire entre deux nations. 1 ne s'agirait- de rien moins que de pré parer la fusion des deux Etats. On com mencerait par créer entre les deux pav une union douanière absolue; ensuite on établirait pour les deux pays de intnistères communs des linanc.es e: des affaires étrangères. Encore ne serai! ce là qu'une situation provisoire, qu durerait aussi longtemps que le roi Ni colas régnerait a Cettigne et te ro Pierre à Belgrade. Après eux, les deu: royaumes seraient aétinitivenie'iit réu nis sous le sceptre du roi de Serbie l'actuel prince héritier Alexandre, qu est, on le sait, petît-lils du roi Nicolas La combinaison est extrêmement in génieuse et les négociations la prépa rant — et qui auraient été dirigées pa la Russie — auraient abouti le jour mênu où fut commis l'attentat de Serajevo De plusieurs côtés, cette information ; été démentie; mais on a donné à soi sujet de telles précisions qu'on est er droit de croire que l'idée de cette com bin-aison est tout au moins sérieusemen envisagée et qu'on en étudie les avan tages et les inconvénients à Cettigne e à Belgrade. . Ce n'est pas la première t'ois que d; fusion totale du Monténégro et de 1; Serbie est préconisée. Serbes et Monté négrins sont de même race, de inêmi origine; la langue, les moeurs, les as pirations générales, tout les rapproche au point de les faire apparaître comme formant un seul et môme peuple. A l'époque de l'ancien régime ottoman quand la Serbie et- le Monténégn n'avaient aucun point de contact, or émit l'idée d'un arrangement à conclure leur permettant de se relier l'un à l'au tre par une étroite bande de territoire C'est parce que l'annexion de la Bos nie-Herzégovine à l'Autriche-Hongrie détruisait définitivement tout espoir ele: deux pays de se rapprocher géographi quoment que la Serbie protesta si vio teinment contre cette violation du traite de Berlin. Depuis lors, la guerre balka nique a rétabli les chances des deu> pays, puisqu'ils ont maintenant au-nord est de l'Albanie une frontière cornrnu ne, et il est d'autant plus naturel que l'idée d'une fusion, du moins l'idée d'une étroite entente serbo-monténé grine, soit reprise à l'heure actuelle puisque les deux pays n'ont pas vu si réaliser leurs plus grands espoirs : 1< Serbie n'a pasiobtenu d'issue sur 1: mer libre et IcjLMonténégro n'a pu si maintenir à SKitari, il reste ensern ■ entre ses nioitttgnes, sans qu'il y ai pour lui des ' ^lisibilités sérieuses di développement. Par la fusion, le Mon ténégro bénéficierait du cléveloppeinen serbe, .tandis que la Serbie obtiendrai enfin son issue sur la mer libre par 1 i port d'Antivari. Si même l'information publiée ce : jours-ci manque de fondement et si e-tl : ne se trouve pas immédiatement conlir ; niée, il est certain que la fusion di Monténégro et de la Serbie demeur une des éventualités les plus sérieuse; dans les Balkans. L'attentat ie Serajevo ■ LE TRANSPORT DES CORPS A ARSTETTEÎ Vienne, vendredi, 3 juillet. A 10 heures du soir, les cercueils de l'ai ; chidiuc François-Ferdinand et de la duchés se de Hohenberg, après la bénédiction d .. chapelain de la Cour, ont été placés dan . • deux corbillards pour être transportés i la gare de l'Ouest. ; Par ordre de l'Empereur, les troupes d ; la garnison de Vienne formaient la hai ; sur tout le parcours. Une fpule immens - occupait les trottoirs derrière les troupes b Beaucoup de corporations portant des drc ï peaux se tenaient dans le» rues. Partout, où le cortège funèbre a passé, le 3 troupes ont rendu les honneurs en abais sant les drapeaux voilés de crêpe noir; 1 - foule se découvrait en silence et beaucou i de gens pleuraient. r A 10 h. 45, le cortège a gagné la gare, t A la gare étaient présents : les archiduc - Charles François-Joseph, Pierre-Ferdinanc - Léopold-Salvatôr, François-Salvator, Fr* - délie, Charles-Etienne, Eugène, Charles - Albert, Joseph, ie prince Auguste-Léopoi - de Saxe-Cobourg, le ministre de la guerr 1 et les officiers supérieurs. 5 Après une nouvelle bénédiction des cei k cueils, ceux-ci ont été placés dans un trai: spécial, qui est parti à 10 hr 55 du soir. 1 L'archiduc Charles François-Joseph, e ■' allant et en revenant de la gare, a été salu - avec une vive sympathie par la foule, (e - L'ARRIVEE DES CORPS A POGHLARE Pochlare, vendredi, 3 juillet. Les cercueils de l'archiduc défunt et de 1 ' duchesse sont arrivés ici à minuit et dem: [ Ils resteront dans le wagon spécial jus qu'à 2 h. 30 et seront transférés à Arste _ ten. " Les autorités civiles et militaires étaier * présentes à la gare. (a) j LE TRANSPORT DES CORPS 3 Grosspoechlarn, samedi, 4 juillet. ? Les cercueils de l'archiduc et de la di chesse ont été descendus du wagon sous un pluie torrentielle et exposés dans la sali i d'attente. Douze officiers des uhlans mor { taient la garde auprès des corps. A 3 h. 1/ . du matin, les cercueils ont été mis dans u . corbillard de gala. Lo cortège funèbre s'e* . dirigé vers la rive du Danube, aù il e? 1 arrivé à 4 heures au milieu d'une grand _ fo'jlo formant 3a haie et qui, profondémer . émue, rendait un témoignage ému aux d< 3 f-unts. Les fourgons furent poussés sur u bac qui traversa lentement le fleuve. Su ? l'autre rive, le cortège poursuivit son ch< min pendant 3 1/2 kil'., jusqu'au chôtfea d'Arstçtten, où il arriva à 5 heures du rnj i tin. Le,s cercueils furent exposés dans Té glise du château. Des prêtres et des reli gieuse veillèrent alternativement les morts Deux trains de cour spéciaux arrivèrent i Grosspoechlarn à 8 heures et à 9 h. 47 avec les personnages devant assister aux obsè ques. Parmi eux se trouvaient l'archiduc Charles-François-Joseph et l'arcliiduchesst èa femme, suivis des enfants des défunts, q i: se rendaient à Arstetten. (a; SERVICE FUNEBRE Vienne, samedi, 4 juillet. L Ce matin a eu lieu dans l'église -parois-l siale de. la Hofburg un office solennel des ! morts auquel assistaient l'Empereur, les membres de la maison impériale et les ^ dignitaires. (a, L'ABSTENTION DE GUILLAUME II De Milan à 1' « Echo de Paris » : Le l (( Secol, ' » est informé de source politique l viennoise que la police de Vienne a déclirw toute responsabilité dans le cas où Guil > laume 11 assisterait aux funérailles de l'archiduc François-Ferdinand.. En effet, or: ; n'estime pas que Vienne soit un lieu très ; sOr pour les tûtes couronnéetS, étant don-n< que le complot de Serajevo a des raniifica fcion-s dan.s tout l'empire. ) Suivant le conseil de l'empereur Fran i çois-Joseph lui-mûme, Guillaume II a re ; noricé à son voyage i Vienne. (a) LE PRINCE MAX DE HOHENBERG . * Vienne, samedi, 4 juin. Suivant le « Neue Wiener Journal », 1< bruit court que le prince Max de- liohen berg, fils aîné de l'archiduc François-Fer dinand, recevra prochainement .le "titre de d ic de Lorraine, avec les armes de la maison de Lorraine. On sait que ce titre appartient à l'empereur d'Autriche. (a; LE MOUVEMENT ANTISERBE Vienne, vendredi, 3 juillet. Pour éviter de nouvelles démonstrations, la légation de Serbie a fait retirer à 5 heures le drapeau serbe qu'elle avait arbort et dans lequel la foule voyait une provoca t tion. •- Aujourd'hui, un grand nombre d'ouvriers ' serbes congédiés par les patrons viennois se sont présentés à la légation de Serbie Ils retournent en Serbie. Une foule considérable a essayé ce soir après le passage du cortège, d'aller mani f es ter devant la légation de Serbie.- Elle i ^ ê~tC- dispersée par la police. ^a COMMENTAIRES SEREES Belgrade, samedi, 4 juillet. 3 Au sujet des funérailles de l'archidui François-Ferdinand et de la duchesse de 1 Hohenberg, qu'elle considère comme de: J martyrs impériaux, la «Samouprava» con s : tate dans un article de fond que la vie d< l'archiduc a été remplie de pénibles tour ? ments et d'un travail persévérant en vue de la réalisation de l'idée directrice de si vie, ce qui lui a valu la tragédie qui a mi: fin à ses jours. Le journal conclut en exprimant ses con doléances pour les peuples de la monarchie voisine et pour son souverain. Il souhaitt que l'Empereur, par la volonté de Dieu e grâce à l'amour de ses peuples, trouve de: forces suffisantes pour supporter ce cou] funeste du sort. . (a) t MANIFESTATIONS ANTIALLEMANDE: DES POLONAIS DE GALICIE De Vienne au « Matin » : On mande de Stanislau, en Galicie, au: l journaux viennois que des manifestation: s organisées par des Polonais ont eu lieu hiei ■x dans cette ville. Les manifestants,- au nombre de mille en e viron, se sont portés tout d'abord devan ^ la maison du pasteur Noeckler, leader des e Allemands de Galicie, qu'ils ont littérale ment bombardée à coups de pierres. Auc-u ne fenêtre n'est restée intacte. Le même sort a été réserve au presbytè s re, à l'école protestante et à tous les éta ' blissements de bienfaisance placés sous h % direction du pasteur allemand. L'église pro _ testante c. été également endommagée. Les Polonais déclarent avoir organise cette manifestation pour venger ceux de s leurs compatriotes qui, avant-hier, ont été victimes à Beilitz des brutalités des Allé ' mands. (a) 200 SERBES EXPULSES DE BOSNIE e De Vienne au « Matin » : On mande de Serajevo que deux cents Serbes mêlés au mouvement en faveur d< ^ la Grande-Serbie ont été expulsés à perpé tuité de Bosnie. En outre, soixante-quatre tziganes ont été arrêtés et reconduits à k . frontière. (a) ) ON GARDE AU COMPLET LES GARNISONS DE BOSNU De Vienne au « Matin » : .La « Zeit », de Menue, annonce que le: 1 permissions accordées aux soldats en garnison en Bosnie à l'occasion dès moisson: ont été retirées, les soldats ne pouvan quitter pour lé moment la Bosnie. . Le. même journal dit que les manœuvre: hongroises, pour lesquelles on a fait d'im portants préparatifs, ont' été décomman dées. (a) / AUCUN SERBE N'AURAIT ETE ARRETI i- POUR PARTICIPATION AU COMPLOT e De Berlin au « Matin » : e Un journal allemand qui ne saurait êtr i- suspecté de partialité, la ««Gazette de Franc ~ fort », publie une depêçhe de Serajevo qui n ne reproduit aucune autre feuille alleman t de et suivant laquelle, d'après les déclara l tions mêmes du procureur de Serajevo, au e cune des personnes arrêtées pour participa t tion au complot ne "serait de nationaliti :- serbe. n File ajoute d'autre part, que PrLnzip a ni r que l'argent trouvé en son domicile lui eû '- été remis à Belgrade.C'est uniquement sou n l'empire d'un patriotisme- exalté qu'il aurai i- commis son acte. (a) L_A Question Albanaise Démarche italienne à Athènes Rome, samedi, 4 juillet. Suivant le «< Piccolo » de Trieste l'Italie aurait fait à Athènes une démarche tendanl à appeler l'attention du gouvernement grec sur la situation de l'Albanie méridionale. a (a) Les Malissores abandonnent le prince de Wied De Durazzo au «« Matin » : i Un nouveau- groupe de volontaires autrichiens a débarqué ici ce matin. En revanche, douze gendarmes des avant-postes ont passé aux insurgés. . Quant aux Mali-ssôres^ on s'attend à leur départ, la défaite de Prënk Bib-Doda, que le gouvernement texé de défection, les frappant directemeait. Il ïie reste donc.rien au prince de Wied. Pourtant celui-ci, replet et la mine heureu-: se, a visité cet après-midi les tranchées. (a) Un démenti Athènes, vendredi, 4 juillet. L'information:' de Rome prétendant que les troupes épirotes avancent vers le norc est erronée. Ce sont, au contraire, les insurgés albanais qui avancent. (a) Belgrade, samedi, 4 juillet... Une note officieuse déclare sans fonde ment aucun les nouvelles relatives soit. £ • des envois, .de troupes serbes en Albanie, soit à des 'violations de la frontière albanai se par des troupes serbes. (a) Les insurgés de Chiak Rome, samedi, 4 juillet. On mande de Durazzo, le 3, 10 h. 55 soir — Les insurgés de Chiak ont adressé ur appel aux habitants de Berat pour les en gager à se rallier à leur cause en hissan le drapeau turc. (a, 1 Nouvelles de l'Étranger ALLEMAGNE L Croisière de l'Empereur Berlin, vendredi, 3 juillet. On assure que l'Empereur partirait lund pour sa croisière,annuelle sur les côtes de , la Norvège. (a) Un incident en Lorraine Metz, samedi, 4 juillet. M. de Dallwitz, statthalter d'Alsace-Lor [ raine, a fait hier une visite officielle dan: , 'l'arrondissement de Sarrebourg (Lorraine) [ Un incident s'est produit à Harzwiller, oi , le curé de la localité avait fermé l'église i cl-f et refusé de faire sonner les cloches î 1 arrivée du cortège. Sur l'injonction da 5 maire, deux gendarmes ont crocheté la por ^ te et sonné les cloches. Cet incident fait beaucoup de bruit dan: i te Pays. (a) ARGENTINE L'arbitrage franco-argentin i Buenos-Ayrés, vendredi, 3 juillet. Le ministre de France et le ministre des affaires étrangères ont signé le traité d'ar .. bitrage franeprargentin. (a) AUTRiCHE-HQNGRîE Turkhan pacha à Vienne Vienne, vendredi, 3 juillet. Turkhan pacha, président du conseil des ' ministres d'Albanie, est arrivé à Vienne ce soir. : (a) BULGARES Incident de frontière bulgaro-roumain Sofia, mercredi, 3 juillet. L Le ministère des affaires étrangères a re mis à la légation de Roumanie une note pai i laquelle tout en exprimant ses regrets ai : sujet du. malheureux incident de frontière ! epi a été signalé, le ministère informe k : légation que le gouvernement bulgare es prêt à désigner de son côté, d'accord avee le gouvernement roumain, les membres d'une commission mixte qui procéderait t une eneruète sur les lieux et établirait les responsabilités. (a) i Démonstrations antidynastiques Sofia, vendredi, 3 juillet. ! Une note officieuse dément à nouveau e 1 de-la manière la plus formelle les bruits malveillants selon lesejuels des démonstra tions antidynastiques se seraient produites ; à l'occasion de l'anniveraire du commence mc-nt de la guerre serbo-gréco-bulgare. (a CHSNE i Le projet sino-belge est retiré t Petyn, vendredi, 3 juillet. Le projet sino-belge pour le développe j mént des ressources minérales de la Chine . a été retiré en raison des vives protesta tions -américaines et britanniques. Il sere probablement remanié et. représenté sou: une autre forme qui ne lésera pas les droit: J antérieurs. Les Japonais organisent de compte à de ml avec les Chinois une compagnie sino î japonaise de développement industriel ai - capital de ^ millions de francs, ayant sor ï siège social à Tokio, son bureau principa - à Pékin et une succursale à Sanglraï. C.etti - compagnie se livrera à des opérations in - dustri^'ins et financières. (a) ESPAGNE i AU MAROC t Madrid, vendredi, 3 juillet. 5 Des nouvelles officielles de Ceuta annon t cent qu'une fusillade a eu-lieu autour de.1; position de Kudia-Federico. Les troupe espagnoles ont eu trois tués et douze blôs-sés, dont un capitaine et un lieutenant, (a) GRECE Les cuirassés américains Athènes, ' vendredi^ 3 juillet. La Banque Nationale de Grèce a télégraphié aujourd'hui à Washington qu'elle mettait à la disposition du ministre de la ma-■ rine des Etats-Unis la somme de 12,600,000 dollars, prix des deux cuirassés vendus à, la Grèce. (a) Anniversaire militaire Athènes, samedi, 4 juillet. A l'occasion de l'anniversaire de la bataille de Kilkisch, une fête militaire a eu lieu aujourd'hui. La Roi a passé l'aimée en revue au milieu d'un grand enthousiasme. Les ministres, les ministres de Roumanie et de Serbie, les autorités et une. foule considérable ont assisté à la fête. Il n'y a eu aucun incident. (b) MEXIQUE Démission du ministre du commerce Londres, samedi, 4 juillet. Une dépêche de Mexico annonce que le président Huerta a accepté la démission de M. Moheno, ministre du commerce. Celui-ci dément formellement qu'il ait résilié ses fonctions en raison des accusations portées contre lui d'avoir accordé une concession de pétrole à une grande compagnie américaine. K déclare y avoir été obligé uniquement pour des raisons de santé. (a) Un Anglais traduit en Conseil de guerre Londres, samedi, 4 juillet. Une dépêche d'El Paso annonce qu'un Ecossais, nommé Douglas, se trouve actuellement détenu ;'. Zacatecas. Il doit comparaître devant le conseil de guerre. Il est accusé d'avoir prêté assistance aux fédérés dans un récent combat. (a) NORVÈGE La défense nationale Christiania, samedi, 4 juillet. Le Storthing a adopté en séance secrète la proposition de la commission militaire tendant à ouvrir un crédit extraordinaire de 11,000.000 couronnes pour la défense nationale,. Sur ce crédit, une somme de 5 millions 100,000 couronnes sera affectée à la fortification de Christiania. (a) RUSSIE Une excursion du Tsar Saint-Pétersbourg, samedi, 4 juillet. Le Tsar s'est embarqué hier à Cronstadt à bord du yacht «« Poliarnaïa Svezda » pour une promenade dans la mer Baltique avec les grandes-duchesses Olga et Tatia-' na, et les ministres de La marine et de la 1 maison impériale. A 10 heures du matin, le yacht, a atteint l'escadre anglaise, qui a sa-L lué le pavillon impérial. Le yacht a alors L arboré le pavillon amiral anglais et a signa-1 lé .: u Nous vous souhaitons bon voyage. » 1 L'escadre anglaise a répondu : «t Nous som-" mes très reconnaissants à Sa Majesté. » Le Tsar a répondu : «< Je vous remercie. » Le yacht impérial est rentré à Peterhof à ô heures du soir. (a) SERBEE L'entente des partis d'opposition , Belgrade, vendredi, 3 juillet, l.es partis jeuhe->radical, nationaliste et progressiste ont signé une entente par laquelle ces trois parais d'opposition s'engagent à présenter une liste commune de candidats pour les prochaines électrons. Dans les milieux de l'opposition on se déclare convaincu qu'à la suite de ce com-i promis, le cabinet Patchich sera battu aux ! élections. (a) TURQUÏE La persécution des Grecs Constantinop-le, samedi, 4 juillet. Les conseils du patriarcat ont décidé de répondre à la communication de la Porte que le patriarcat a reçu avec satisfaction la réponse\de la Porte lui promettant un règlement satisfaisant de la situation. Mais si la situation reste stationnaire, le patriarcat priera le gouvernement d'ordonner de mettre en liberté les Grecs détenais, d'amnistier les condamnés, de faire évacuer les maisons grecques, d'indemniser ceux qui oiit subi des dommages, d'assurer le retour des Grecs et leur séjour sans qu'ils soient inquiétés.Ainsi .seront écartées les raisons qui ontlobt^é Jle patriarcat, à prendre lès mesures défi annoncées. (a) LES ORIGINES de l'attentat de Serajevo Paris, 3 juillet. Aveuglé par cette, haiue contre les Serbes, qui lui a déjà causé tant de mécomptes, le parti militaire de Vienne veut rendre la nation serbe tout entière et le gouvernement de Belgrade responsables de la sanglante tragédie de Serajevo. Ses journaux, comme la « Reichs-post. » et la « Militarisohe Rundchau», profèrent, à l'égard'de la monarchie du roi Pierre, de terribles menaces et re-i grettent que le gouvernement aut-ri-i chien ait laissé échapper, à plusieurs l reprises, l'occasion d'anéantir ce eiu'ils ; appellent un repaire de bandits et ■ d'anarchistes. D'après eux, l'attentat de Serajevo serait le. résultat d'un immense complot, dont feraient partie des centaines de mille Serbes, sujets du roi Pierre, de toutes les classes de la société. A les entendre, tout le monde à Belgrade connaissait ce complot et lui ■ aurait prêté, un appui moral et malériel. e Le gouvernement austro-hongrois lui-3 'même semble faire sienne cette thèse: D'après les nouvelles clés agences, il aurait décidé d'inviter le gouvernement de Belgrade de l'aider à faire une parfaite lumière sur les origines du complot, d'en rechercher les ramifications en Serbie et d'en punir les instigateurs. Il y a là de la part des cercles dirigeante d'Autriche-Hongrie une tentative classique pour rejeter sur son petit voisin la resjoonsabilité du fâcheux état de choses créé par leur politique dans le sud et à l'est de lu. monarchie des Habsbourg, dont il convient de na pas être dupe. L'attentat de Serajevo n'est pas l'acte de deux ou trois individus isolés, qui auraient agi chacun de son côté sans sa connaître et sans s'être concertés par avance. Un complot existait, la chose n'est pas douteuse. Mais chercher à, faire croire, comme l'essaye le parti' militaire austro-hongrois, que ce com-t plot était de source officieuse serbe eis. qu'il aurait été encou-ragé en sous-' main par le gouvernement de M. Pa-chitch est une fable dangereuse, qui ne peut avoir pour but que de préparer l'opinion publique européenne à uni coup de main de l'Autriche-Hongrie contre la Serbie, dont les circonstan-ces seraient incalculables. Voici d'apirès la connaissance que j'ai de la Serbie et de Belgrade ce que ja crois être la vérité sur les origines dé. l'attentat. La plupart des sujets du roi Pierre,-je ne le nierai pas, sont animés d'un profond sentiment national et fervents adeptes du panserbisme. II vous arrive souvent d'entendre dire à Belgrade : « On nous critique d'avoir établi iws pouvoirs publics dans une e»pitale à fleur ele peau, comme Belgrade. Mais on oublie que cette ville est au centre des terres serbes. Notre nationalité, ne l'oubliez pas, va des portes de Triesta aux postes de Salonique; la Bosnie-Herzégovine, le Banat, la Croatie et la Dal-matie sont pour no-us un « terra irre-denta ». Un jour, tous ces pays réunis à la Serbie et au Monténégro ne formeront qu'un seul royaume. » Je me rappellerai toujours à ce sujet d'une anecdote très significative de l'état el'âme nationaliste do tout le peuple serbe. C'était après la signature de la paix de Bukarest. La délégation seir-be, ainsi, que. la délégation grecque et quelques journalistes, qui avaient pris part aux travaux de la conférence, ren^ traient à Belgraeie sur. le bateau Serbia,• qui était venu les attendre à Turu-Sé-verin, à la frontière roumaine. Sur tout le parcours, le bateau s'arrêtait à chaque ville et village bâtis sur la riva serbe du Danube. Le maire récitait un compliment à l'adresse de M. Pachitch, et des jeunes filles vêt-ues de blanc lui offraient des fleurs. Tout près de Semendria, le bourgmestre d'un petit village prononça cette harangue : « Monsieur le président,; » Je vous félicite d'avoir fait l'unité d'uné Moitié- de la nation serbe. 11 ne vous reste plus, ajouta-t-il en désignant du doigt la côte hongroise, qu'à faire l'unité avec l'autre moitié ele l'autre côté du Danube. » Je reconnais aussi eju'il existe en Serbie et- notamment à Belgrade; de puissantes associations nationalistes, dont le but avoué est de travailler à réaliser l'union de tous les rameaux de la nation serbe. Mais les chefs de ces sociétés, dont je connais personnellement un certain nombre, qui ont joué un rôle important dans la régénérescenoe de la Serbie et dans la dernière guerre, me paraissent trop intelligents et doués d'un sens trop aigu des réalités, pour avoir songé à engager leur pays dans les hasards d'une, lutte incertaine contre' l'Autriche-. Hongrie après les horreurs d'une longue guerre qui a épuisé leur pays. Je me souviens qu'au lendemain de la paix de Bucarest l'un de ces chefs nationalistes les plus respectés me disait : « Maintenant s'ouvre pour la Serbie, pendant quelques années, une période de recueillement. » Je lui répondis : « Oui, plantez maintenant, des arbres, en Macédoine qui n'en a pas et alors vous pourrez songer à reprendre votre-œuvre d'unification nationale. » —• C'est bien là notre idée, me répondit mon interlocuteur. Pour le moment, nous bornerons notre propagande à éveiller chez tous les Serbes, en Bosnie, Dalmatie, Croatie, qu'ils soient orthodoxes, catholiques ou musulmans par des livres, des excursions, des congrès et des conférences le sentiment de leur unité nationale, eluand cette union morale de toutes les branches de notre nation sera un fait accompli dans vingt ans, trente ans, un demi-siècle peut-être, l'union politique suivra d'elle-même. » Voilà donc ce que pensaient à Belgrade les chefs les plus militants du, panserbisme. Nul doule qu'ils n'aient jugé, au point de vue de leur cause, l'attentat de Serajevo comme un crime dangereux et- inutile. A plus forte raison, le gouvernement- du roi Pierre ne saurait être accusé d'avoir en aucune façon (favorisé ce coup de force, qui risque d'entraver sérieusement l'œuvre de régénération nationale du peuple serbe en attirant sur lui la fureur vengeresse d'un g:rand Etal comme l'Autri-ohe-HongHe avant eju'il soit en mesure de se défendre, l'n l'ait qui prouve l'entière loyauté du gouvernement serbe, c'est qu'ayant eu connaissance qu'un complot se préparait contre l'archiduc; ' Prançois-Ferdinand. il en informa le

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This item is a publication of the title L'indépendance belge belonging to the category Liberale pers, published in Bruxelles from 1843 to 1940.

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