L'indépendance belge

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s.n. 1915, 14 August. L'indépendance belge. Seen on 20 July 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/nc5s757n7f/
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S6ème année. No. 191 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UN! : ONE PENNY* BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES ADMINISTRATION ET REDACTION : TUDOR HOUSE, TUDOR ST., LONDON, E.C. TELEPHONE: CITY 3960. BUREAUX A PARIS : 11. PLACE DE LA BOURSE. TELEPH.: j 3'1"57 et ( 2 38-7 5. LONDRES, SAMEDI 14 AOUT 1915. ,3 MOIS, 9 SHILLINGS. , ABONNEMENTS : J 6 MOiS. 17 SHILLINGS. CONSERVATION PAR LE PROGRÈS. Il AN, 32 SHILLINGS. ) / SOMMAIRE. LA SITUATION : Résistance énergique des Russes sur tout le front oriental. En France rien à signaler. En Italie pas de change» ment. Un sous=marin autrichien coulé. Raid de Zeppelins. Négo= dations à Sofia. LA SITUATION. Samedi, midi. Sur le front russe les armées du 'Tzar continuent avec avantage leur contre-attaque contre les troupes de Hinden-burg et approchent de Yilkomir au nord-est de Grodno. Cette dernière forteresse est attaquée avec violence par les Allemands et leur résiste énergiquement. Entre Lomza et Lukof on ne signale une avance des Austro-Allemands qu'à Sied-lce, au nord de Lukof, ce qui était prévu. Les corps d'armée de Mackensen continuent leur marche vers Ylodava, et l'on ne signale rien de spécial vers Yla-dimir-Yolynski.Les Allemands disent bien avoir fait 6,000 prisonniers entre la Narew et le Bug, mais sans préciser d'endroit. En France, attaque des Allemands contre le château de Carleul repoussée. Nouvel assaut infructueux contre les tranchées de Bénarville-Vienne-le-Châ-teau en Argonne. Dans la «sgion de Nieuport, attaque allemande repousséc par l'artillerie'française.Sur le front italien, les Autrichiens, après une violente canonnade contre les positions italiennes au ool de Lina, s'élancèrent, mais furei# vite repoussés. Dans la région de l'Isonzo, de sérieuses démonstrations autrichiennes furent repoussées sur les éperons du Sleme et du Merzli (Monte Nero), ainsi que sur les hauteurs de Plava, récemment occupées par les Italiens. Sur le plateau du Carso, une attaque de nuit autrichienne, durant une tempête, n'eut aucun résultat. La flotte autrichienne a bombardé le littoral italien et détruit divers usines et dépôts, ainsi que la voie ferrée à Mol-fetta, San Spirito et à Bari. Un sous-marin autrichien, 1' "U 3," a été-coulé. Les sous-marins allemands continuent leurs tristes exploits et ont coulé cinq steamers, dont un norvégien et en outre une barque de pêche. Dans un raid nouveau sur la côte est anglaise des Zeppelins ont assassin: quatre hommes et deux femmes et blessé trois hommes, onze femmes et neuf enfants.# • «- Une publication qui vient à point, c'est celle du mémoire secret remis au chancelier de l'Empire par diverses ligues d'agriculteurs et d'industriels allemands.Elle fait/en effet, connaître quelles sont les volontés de cette nation allemande grisée d'orgueil. Nous reviendrons en détail sur ces désiderata allemands qui n'envisagent rien moins que la confiscation des bassins de minerai de l'est de la France et des bassins houillers du Nord et du Pas de Calais, sans compter l'annexion des provinces baltiques de la Russie, la vassalité de la Belgique, un empire colonial satisfaisant pleinement les intérêts économiques allemands el par-dessus tout une forte indemnité de guerre. Voilà les Alliés prévenus. Il n'est toutefois pas à regretter de voir ainsi s'étaler les appétits allemands et ce document ne sera sûrement pas perdu de vue dans les négociations qui se poursuivent entre les Alliés et les Etats balkaniques. Le programme des bulgares a été nettement formulé par M. Ghénadieff dans son interview avec notre correspondant.Il était difficile de se former une opinion sur cet homme d'Etat bulgare: les uns l'avaient représenté comme l'ami des Turcs, les autres le considéraient comme tout dévoué à l'idée d'une intervention en faveur des Alliés. Très habile, très politique, très avisé, très cultivé, connaissant l'histoire et se? leçons, M. Ghénadieff est le Bulgare, simplement. Son programme est net, et ce programme a été confirmé par M. Rados-lavof au correspondant de la Presse Associée américaine. Il faut à la Bulgarie la limite sud-est, coupant obliquement la Turquie et allant d'Enos, sur la Mer Egée, à Midia, sur la Mer Noire ; c'est un beau morceau comportant An-drinople, Kirk-KilisSé, Lulé-Burgas et Démotika. Mais il faut en outre, à la Bulgarie la partie de la Macédoine qui a été attribuée à la Grèce et qui comprend le port de Ravala. D'après M. Ghénadieff, la limite de la Bulgarie au sud-ouest devrait être le lac Tachynos.et Sa rivière qui s'y jette au nord : la Bulgarie recevrait ainsi, outre le port de Ravala, les villes de Dra-ma, de Seres et de Demirhissar ; c'est-à-dire plus de huit mille kilomètres carrés d'un pays riche, traversé par un chemin de fer. En outre, M. Radoslavoff et M. Ghénadieff voudraient des garanties immédiates, c'est-à-dire l'occupation ele certains points avant que la Bulgarie n'entre en action. Nous ne conseillerons pas, plus tard, aux éducateurs de notre jeunesse de feuilleter les correspondances diplomatiques de 1914-1915 relatives aux affaires balkaniques pour y trouver des modèles d'esprit chevaleresque, des preuves de la reconnaissance des peuples, ni des actes de foi envers le Droit et la Justice. Et l'attitude de la Bulgarie d'aujourd'hui est bien faite pour étonner ceux qui parcouraient la Bulgarie il y a une quinzaine d'années. Toute la population alors était encore sous l'impression de l'heureuse délivrance ' du joug turc. La reconnaissance envers la Russie se constatait vive de toutes parts et ,1a haine contre le Turc subsistait, violente. Nous nous souvenons des traits de cruauté entendus de mille côtés et surtout du récit d'un vieillard, chef de village bulgare, nous contant l'attaque de sa maison par une bande turque, le pillage, les meurtres, lui-même enchaîné à son frère et jetés tous deux dans une basse-fosse. Le frère, blessé grièvement, mourant deux Jours après et lui-même, alimenté par un morceau de pain jeté à distance et restant enchaîné plusieurs jours au cadavre de son frère en décomposition. Celui-là était un Bulgare qui se souvenait des Turcs — il n'aurait pas fallu de longues négociations pour le décider à marcher contre l'ennemi héréditaire, il n'aurait pas demandé de garanties de ceux qui avaient apporté la liberté à la Bulgarie. RUSSIE ET DÉMOCRATIE. LE CHANCRE ALLEMAND EN RUSSIE.* Le sujet indiqué en sous-titre paraît à la lueur des événements qui se déroulent en ce moment sous nos yeux, d'ur intérêt plus immédiat que la question de la démocratie en Russie. Les deux sujets ont, cependant, un lien intime, car si la Russie apparaît comme un Etat purement autocratique et opposé à tout progrès démocratique, la responsabilité n'en •remonte ni à ses peuples, ni souvent même à ses chefs, mais à la seule et même cause : les intrigues allemandes en Russie pour retarder l'émancipation de ce peuple afin dp le mieux dominer. M. G. de Wesselitzky donne, sous la * " Russia and Democracy : The Ge^man Canker in Russia," by G. de Wesselitzky with a préfacé by Henry Cust. — Publisked for the Central Comrftittee for National Patriotic Organisations, by William Heinemann, 62, Charing Cross, London. Priue : 1 sailli n g. forme concise d'un volume de moins de cent pages, les renseignements les plus précis sur la question qu'.il examine. Nos lecteurs nous sauront gré de leur en donner un aperçu. L'auteur montre l'organisation démocratique des Slaves de Russie dans la période qui a précédé la constitution de ce pays en Etat indépendant. Puis vint l'oppression des boyards et la réduction de la masse de la population en serfs. C'est alors que l'élévation d'un membre de la maison des Romanoffs à la dignité de Tsar vint sauver l'indépendance de la Russie. L'élude de M. de Wesselitzky commence réellement à ce moment.C'est un récit de deux cents ans d'Histoire, pendant lesquels on voit un grand peuple entraîné vers la ruine et se reprenant à temps pour s'orienter vers la puissance, la grandeur et, on peut l'espérer, un bonheur qu'il n'a pas connu encore. Le rôle du traître. Dans ce long drame, c'est l'Allemagne qui va jouer le rôle de traître, et c'est Pierre le Grand qui, ir consciemment, va lui en fournir l'occasion. On connaît les plans grandioses conçus par ce princc dans le but de moderniser son peuple. Malheureusement, l'exécution de ces plans, tant par lui-même que par ses successeurs, amena l'invasion de la Russie par des masses d'aventuriers étrangers, à la tête desquels se trouvaient les Allemands. Les provinces bal-tiques devinrent bientôt un apanage des barons allemands, et les mariages avec des membres de nombreuses dynasties allemandes donnèrent à la Cour russe une empreinte allemande caractérisée. L'invasion pacifique allemande s'accentua. Les professeurs et les docteurs emboîtèrent le pas aux princes et aux nobles ets'emparèrent des situations privilégiées. Les choses en arrivèrent au point que l'Académie russe des Sciences devint une institution allemande; tout récemment, elle publiait encore ses travaux exclusivement en allemand. Elle ne fit jamais mystère de son hostilité envers les savants russes et boycottait les plus éminents. < Le savant Mendeleyeff, auquel les plus grands honneurs furent rendus en 1894, à Oxford, était membre des académies savantes du monde entier, à l'exclusion de l'Académie russe. On encourageait la fondation d'écoles allemandes, et on opposait restriction sur restriction à l'établissement d'écoles russes. Des Russes d'extraction juive ayant pétitionné il y a une trentaine d'années pour être autorisés à ouvrir des pharmacies à Pétro-grad, les Allemands s'indignèrent de cette tentative "d'empiétement révoltant sur leurs privilèges légitimes " ! Par suite de mariages, une partie considérable de la noblesse russe-avait du sang allemand dans-les veines. Il en était de rnêmé. de la bourgeoisie t • • supérieure. Si la langue de la société de Pétrograd ne devint pas l'Allemand, c'est parce que les princes et nobles du NVIIIe sièclc parlaient «en tre eux en français. Mais ces svmpàthies françaises n'empêchèrent pas que la Cour et le Gouvernement demeurassent sous l'influence allemande. Il en était de même de la diplomatie, de l'armée et de l'administration supérieure. Remplis d'Allemands, ces services publics se recrutaient de préférence parmi les Allemands. Gouverné par les Allemands, l'Empire russe était en fait une Puissance germanique, dont les forces servaient surtout l'Allemagne et le Germanisme.La domination allemande. Cet état de choses atteint son point culminant sous le régime de l'Impératrice Anna (1730-1740), qui confia le pouvoir suprême à son favori allemand, Biron. Celui-ci introduisit un régime de terreur contre les Russes suspects de ne pas aimer d'être gouvernés par les Allemands. Il inventa des tortures inédites pour ces rebelles, et fut le premier à exiler en masse en Sibérie. Après une période de répit (règne dé Catherine 1762-1796), qui semblait plein de promesse pour les patriotes russes, la domination allemande reprit avec plus d'intensité sous ses succeseurs, Paul 1er et Alexandre 1er. Ce dernier sauva la Prusse que Napoléon avait décidé de faire disparaître du nombre des Etats indépendants. Et pendant qu'Alexandre mettait l'existence de la Russie en danger pour sauver la Prusse, le roi Frédéric Guillaume adressait à Napoléon des lettres pleines de l'humilité et de la flatterie les plus abjectes, implorant Napoléon de donner à la Prusse les provinces russes de la Baltique ! Sous le règne d'Alexandre 1er, la qualité d'allemand devint plus que jamais le titre le plus sûr aux hommes et aux destinations. Le fameux général Yermaloff répondait à l'Empereur, qui lui demandait quelle récompense il demandait pour ses grands services : "Etre promu Allemand, les récompenses suivront alors d'elles-mêmes " ! En même temps les Allemands empêchaient Alexandre de donner suite à son projet d apporter une constitution à son peuple. Tout en n'ayant pas des sympathies aussi exclusives pour la Prusse, Nicolas 1er (1825-1855 s'appliqua à fav oriser l'introduction de ses méthodes administratives. C'est lui qui donna naissance à la bureaucratie de Pétrograd, mais en la rendant encore plus accablante qu'en Allemagne. Les .Allemands furent considérés par lui dans tous les services comme les plus fermes appuis du trône. La confiance de Nicolas 1er dans la supériorité morale des Allemands al lait si loin C(u'il annula des jugements des tribunaux russes contre des Allemands convaincus de fraudes, parce que, "étant des Allemands, ils ne pouvaient pas s'être rendus coupables de pareils méfaits" ! Pas de politique nationale. La diplomatie surtout était dénationalisée et germanisée. L'effort fait par la Grande Catherine pour pratiquer une politique nationale était sévèrement hlamé. La tentative d'agir indépendamment de l'Autriche et de la Prusse était considérée par Nicolas 1er comme constituant une trahison de 1' "Europe" ! Toute critique delà politique autrichienne ou prussienne était défendue tant dans la presse que dans les livres d'Histoire. L'éloge des Puissances germaniques était seul permis ! L'influence exclusive de la Prusse en Russie connut son apogée en 1855, à la suite de la guerre de Crimée. La puissance de la Russie devint à partir de ce jour un satellite de la Prusse, considérée par Nicolas comme son seul ami ! Alexandre II (1855-1881), libéral dans le sens le plus pur et le plus élevé, aimant par-dessus tout la Russie, libérateur des serfs, n'en tomba pas moins dans le travers de ses prédécesseurs de croire à la mission civilisatrice supérieure de l'Allemagne et l'amitié des Hohenzollern. Sa politique extérieure était guidée par ses sympathies allemandes, par son respect et sa confiance absolue dans son onclê maternel Guillaume 1er de Prusse, et par l'influence qu'exerçait Bismarck sur lui et sur son chancelier Gortchakoff. Cette influence permit à la Prusse de réaliser les trois grandes étapes—conquête du Schles-Avig-Holstein, diminution de l'Autriche en 1866, Unification de l'Allemagne soUs l'hégémonie de la Prusse à la suite de la guerre de 1870-1871—qui ne furent pas moins fatales à la Russie qu'à l'Europe en général. La restauration de l'Empire germanique devait être accompagnée de la reprise de ses prétentions historiques à la suprématie universelle, comme héritier de l'Empire Romain. La faute d'Alexandre II. Loin de prévoir la diminution qui devait en résulter pour son pays, Alexandre II se réjouit des suœès de la Prusse, et ce fut lui qui, par la menace d'une guerre, empêcha l'Autriche de venir au secours de la France. Il en fut bien récompensé lors de la guerre russo-turque. Ce n'est pas un des chapitres les moins attrayants de l'ouvrage de M. de Wesselitzky que celui où il montre la Russie poussée par Bismarck vers cette guerre par la promesse de son appui — qu'il promettait en même temps à l'Autriche — et continuant à cet honnête courtier la plus entière confiance jusqu'aux pourparlers de paix, qui finirent en ce chef-d'œuvre de la diplomatie bismarckienne : l'Autriche définitiveuient orientée vers l'Orient, essayant de dominer la presqu'île balkanique, devenue l'adversaire' irréconciliable de la Russie et, par conséquent, dépendant exclusivement de l'appui de l'Allemagne et obligée de suivre sa direction ! Et cependant, Alexandre II ne voulut pas, jusqu'à la fin, douter de l'honorabilité des procédés dont les Allemands avaient usé dans cette affaire, quoique l'Allemagne avait conclu une alliance avec l'Autriche contre lui ! Guillaume 1er se rendait compte de l'immoralité de la politique suivie par son ministre. Il écrivit à Bismarck que la conclusion d'une alliance dirigée contre Alexandre II, après tout ce que celui-ci avait fait pour l'Allemagne, était " manifestement déshonorante." Cependant, il passa outre. L'auteur a appris d'un haut dignitaire de la Cour de Berlin le vrai motif du consentement de l'empereur Guillaume à l'alliance contre la Russie. Bismarck obtint son consentement en citant le mot de Frédéric II : "Nous, rois de Prusse, nous sacrifions à l'Etat non seulement notre vie, mais même notre honneur." Après cela, il ne restait à l'Empereur qu'à s'incliner; c'est ce qu'il fit ! Nous examinerons dans un autre article la situation de la Russie vis-à-vis de l'Allemagne sous Alexandre III et sous le Tsar actuel. M. LETTRE D'AUSTRALIE. Sydney, juillet 1915. Je constate par les journaux belge: qui me parviennent ici avec un gro' mois de retard que l'on se plaint parfois à Londres où au Havre de n'être pas renseigné immédiatement comme er temps de paix sur les événements di jour et les faits dé guerre : Que diraien ces impatients si, comme nous, ils recevaient pour toute pâture au milieu de la prose locale de laconiques cablogram-mes qui nous distillent parcimonieuse' nient des nouvelles soigneusement dosées. Depuis quinze jours il ne filtre plu; aucune nouvelle jusqu'ici : généralement c'est assez mauvais signe. Nou; devrons attendre comme de coutume pour être mis au courant de la situatior exacte qu'un succès quelconque ait compensé un échec partiel. Cette politique d'autruche n'est pas très appréciée ie et l'on trouve en général qu'un peuple qui sait donner son sang et son or poui la cause commune est capable de supporter d'un cœur égal les bonnes e les mauvais nouvelles. En ce moment on " prépare activemeir la formation d'un nouveau contingent e je vous prie de croire que c'est ici le meilleur de la jeunesse qui s'enrôle dan: les rangs du corps expéditionnaire L'Australie toute entière a conscience qu'elle ne combat pas dans cette guerre pour la mère patrie seulement, mais poui son existence propre en tant que libre fédération. Loin des scènes terribles de: combats actuels,, à l'abri des incursion: aériennes, n'ayant pas . à redouter l'invasion, le Commonwealth se lève tou-entier parce qu'il sent qu'il perdrait plu: par la défaite des Alliés que le Royaume-Uni lui-même : Nous avons la profonde certitude de l'impossibilité de cette défaite. Mais la nécessité de contribuer -è la victoire s'impose à nous parce que nous savons#que le succès des Teuton: ——• entraînerait leur mainmise sur notre ; continent, et sans doute la perte de notre i self-government. Ici on prend toujours grand intérêt aux malheurs de la Belgique. Le Belgian Relief Fund a atteint ccs derniers jours le total de 516,200 1 livres sterling, et les souscriptions eo-n-1 tinuent à rentrer sur la base de 1,000 livres par jour. J'ai, pour ma part, réuni cent livres à peu près en douze semaines, et cela n'est- pas mal pour une initiative isolée.Toutefois, depuis que nos troupes se couvrent de gloire aux Dardanelles, l'attention publique se concentre tout naturellement sur cette partie du théâtre des opérations et, pour faire pendant à la journée belge dont je vous ai parlé récemment, il se prépare à Svd-1 ney une journée australienne, dont les ■ résultats dépasseront encore ceux du Belgian Day. Le produit en sera consacré à l'amélioration du sort de nos blessés. L'effort financier produit par notre population, réduite pourtant, aura été certainement colossal et, cependant, il faut noter qu'ici comme partout le coût de la vie augmente jour par jour, pourrait-on dire. Cela n'empêche pas d'ailleurs le Gouvernement du Commonwealth de mettre sur pied en ce moment un projet d'emprunt de guerre de 20 millions de li-\es sterling. Et; sans doute, cet emprunt sera couvert en quelques jours. On s'occupe aussi avec une activité fiévreuse de l'organisation effective de fabriques ele munitions de guerre. L'Australie veut être à même financièrement; industriellement et militairement de tenir sa mise dans le grand feu de la guerre actuelle et elle y réussira de maîtresse façon. C'est ainsi qu'une des plus jeunes nations du globe aura mobilisé toutes ses ■ ressources matérielles et morales pou-i venir ranger sa bannière étoilée aux cô-: tés des vieux étendards des peuples aî-; ) nés d'occident. * jj g QUE VEUT-ON OBTENIR PAR LES ARMES? Réponse de M. Edouard Bernstein, membre du Reichstag allemand. Je n'exige rien du "succès des armes': dans la guerre actuelle, car cette guerre est une guerre impérialiste, au moins pour une des Puissances alliées et pour le bloc des Puissances du centre; une guerre qui ne vise point une idée de justice, un principe supérieur pour le règlement des relations internationales, mais qui a la présomption de restreindre la liber té des peuples selon les fins et les inté-: rêts des gouvernants et de régler les relations des peuples d'après l'utilité des : Etats. Etant socialiste, j'ai sur les intérêts populaires des opinions foncièrement elifferentès des op'n'ons des gouvernants. Je n'exige donc rien du succès des armes et ce que je désire est entièrement indépendant de la victoire ou paraît mê-

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This item is a publication of the title L'indépendance belge belonging to the category Liberale pers, published in Bruxelles from 1843 to 1940.

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