Nouvelles du front Belge

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10 October 1918
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s.n. 1918, 10 October. Nouvelles du front Belge. Seen on 25 August 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/7d2q52fv4q/
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Nouvelles du Front Belge 10 Octobre 1918 ®cto'sr8 '® '® Le combat du 9 Septembre 1918 L« beau succès annoncé par le communiqué belge du 11 septembre n'a suivi que de deux jours la défaite infligée par nos détachements d'assaut aux troupes allemandes au nord d'Ypres. Sur ce combat du 9 septembre on lira certainement avec un vif intérêt ce récit d'un témoin oculaire : Il s'agissait donc d'enlever toute une série d'ouvrages et de tranchées puissamment organisées. A 4 heures du matin, nos troupes échelonnées dans les parallèles de départ attendaienl l'heure. Le terrain marécageux et presque liquide était épouvantable, une pluie battante giclait sur les casques et sur les hommes et tous étaient trempés. A 4 heures 20, les hommes s'élancèrent à l'assaut des positions de l'adversaire. Avec un enthousiasme fou, aux cris de Vive le Roi ! ils s'engagèrent sur le terrain bouleversé qui était leur champ d'opération et traversant avec une impétuosité folle les nombreux réseaux barbelés ennemis (8 en certains endroits) se trouvèrent chez l'ennemi. Us avaient collé au barrage car comme toujours empressons-nous de le dire, l'artillerie fut d'une précision mathématique et soulint admirablement nos fantassins. Des corps à corps terribles s'engagèrent. La nuit était opaque et à la lueur des fusées éclairantes et des fusées d'alarme dont les allemands faisaient une consommation exagérée, le combat était dantesque. En une heure et quart tous les objectifs étaient atteints et les ouvrages conquis retournés défensivement contre l'adversaire. L'armée belge venait donc d'avancer de 8 à 800 mètres de profondeur sur un front de 4,600 mètres de largeur. C'est un succès réel et dont il sied de souligner l'importance. Le terrain conquis. On a donc conquis de haute lutte les ouvrages suivants : tranchée deQuabeek, tranchée du P. C., ferme d'Italie, tranchée du Petit-Fils et quelques fermes environnantes, ainsi que Régina Cross, Bossaert Keep qui fut défendu avec un acharnement inoui, CanopHS trench, Alberta, Ferme Van Huilde, Chedder villa, etc... L'opération donna cent quarante prisonniers valides et avec un butin considérable, plusieurs mitrailleuses. Les pertes allemandes en blessés et en tués furent très lourdes et nos pertes furent extrêmement légères. Tout le monde fut très content exceplé un bataillon de réserve qui, n'ayant pas dû donner « la trouva mauvaise » et se considéra comme gravement lésé dans l'affaire ! Les actions d'éclat de nos combattants furent très nombreuses, si nombreuses même qu'il nous est impossible de les narrer toutes, au hasard nous en notons quelques unes : Actes d'héroïsme. C'est le superbe départ des hommes au cantonnement qui sous une pluie antédiluvienne parlent en chantant ! Là ce sont des soldats qui refusent de partir en permission pour pouvoir accompagner l'attaque ! Le lieutenant Beffe, détaché à un B. R. I., s'en échappe à bécane en apprenant que son régiment attaque le soir et arrive aux parallèles de départ quelques minutes avant l'heure II, après avoir parcouru plusieurs dizaines de kilomètres. Si le temps épouvantable empêcha la coopération de l'aviation, on voit qu'il ne gène en rien nos admirables soldats. Les hommes étaient tous d'un calme parfait. Le lieutenant Van der Cruisse abattit de la superbe besogne avec son groupe de patwrailleurs. Les soltals ennemis semblaient plutôt heureux d'être pris. Ils possédaient des quantités de cigares sur les caisses desquelles il était mentionné que c'était là un cadeau de Hindenburg (' .elui-ci veut sans doute fêter la percée faite dans sa fameuse ligne de défense imprenable). Le caporal Leuridan, blessé avant l'heure H., coopère tout de même à l'attaque et blessé une deuxième fois dans l'objectif atteint (où il s'est brillamment conduit) consent seulement alors à se laisser évacuer. D'autres hommes ensevelis par des éclatements d'obus refusent de se faire évacuer et continuent bravement à combattre. Partout c'est l'héroïsme habituel. Il a fallu un effort de volonté incroyable pour se lancer ainsi à l'attaque vers l'inconnu dans un terrain pareil et par un temps aussi mauvais où l'obscurité rivalisait avec la pluie pour rendre la tâché de nos fantassins plus ardue. Une fraction de la compagnie se portant à l'attaque d'un abri allemand s'aperçoit qu'une mitrailleuse qui se trouve au delà de ses objectifs empêche la progression des deux autres détachements de la compagnie. Aussitôt le lieutenant de Schaepdryver lance son détachement pour essayer de réduire l'engin et faciliter la besogne au reste de sa compagnie qui ne peut plus progresser. Il avanpe avec ses hommes en rampant sous la trajectoire des balles et pendant qu'il contourne l'abri et le prend à revers, un de ses soldats qui a rampé de front vers le nid meurtrier, d'un coup de crosse violent renverse la mitrailleuse en action; à ce moment l'officier fait irruption dans l'abri, tire un coup de pistolet et après une courte lutte les servants se renttent.il contribue ainsi à la prise d'un engin, d'un feldwebel et d'une vingtaine d'hommes. Vainqueurs et vaincus. Deux passages de lignes en trois directions différentes durent être effectuées au cours de l'opération et tout cela marcha sans accroc. Les hommes auraient voulu avancer encore, car ils trouvaient qu'ils n'avaient pas assez de boches. Mais j'oublie, de mentionner la prise de California Prive et de l'ouvrage de von Hiigel. La réaction de l'ennemi n'obtint au-cunrésultat. Parmi les officiers qui conduisirent cette superbe expédition, notons les lieutenants Borlée, van der Heyden, les capitaines Vervloet, Boissac, Guslin, les sous-lieutenants Pelzer, Beruck, Van Pottesberg, Huibrechts, Heulemans, Van Goetem et Prud'homme. Comme toujours les allemands vaincus sont aussi plats qu'ils sont féroces tant qu'ils sont armés. Les prisonniers se jetèrent à genoux devant les hommes et devant un de nos généraux. Ils offraient tout ce qu'ils avaient sur eux pensant ainsi amadouer nos braves fantassins qui ne comprenaient rien de cette frousse. « Ils sont désarmés donc ne leur faisons plus de mal, me dit un grand gaillard, ils ne voudraient tout de même pas que nous tuions des ennemis désarmés, nous ne sommes pas des boches nous autres ! » L'adjudant van Hintsen progresse sous un feu violent de mitrailleuses et est blessé. En tombant, il n'a qu'un cri pour ses hommes : « En avant ! » Spontanément en arrivant sur les objectifs, les hommes se mirent à chanter et les cris de Vive li! Roi redoublèrent. Les allemands en général se défendirent courageusement et pour réduire une mitrailleuse un groupeMut marcher sur celle-ci jusqu'à cinq mètres de distance et descendre le servant à coups de fusils. Un boche debout sur un abri, se défend le fusil à la main jusqu'au moment où il est abattu.

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