Vers la lumière: organe protestant de la Wallonie

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01 February 1916
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s.n. 1916, 01 February. Vers la lumière: organe protestant de la Wallonie. Seen on 26 May 2019, on https://hetarchief.be/en/pid/6h4cn7028x/
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Vers la Lumiére ORGANE ËVANGÉLIQUE BELGE 5 cent, le numéro Rédaction et Administration : 41, rue des Damzelles, Marcinelle-Charleroi 5 cent, le numéro SOMMAIRE Vaut-il la peine de vivre ? : Pli. Bridel. Si tu veux croire en Dieu (Poésie) : P. Ro chedieu. Appel à la vaillance : Comité national. L'an de grâce 1916, par Ch. Rumpf. Forts et joyeux (Poésie) : A. Glardon. A propos d'une conférence. Pensée. Les coquins, par Louis Noir. Les braves gens, par Antoine Girard. Le testament d'un militaire. La religion est-elle destinée à disparaître ' Ernest Renan. Lequel de vous est libre ? Il faut lire, par Robert Ostermann. Pensée. La carte du prisonnier. Feuilleton par L S. Pidoux. Dépôts de « Vers la Lumière ». "Vaut-il la peine de vivre ? | La vie est-elle bonne ou mauvaise ? Sui cette question, les opinions se sont toujours partagées. De tout temps il y a eu des optimistes qui voient tout en rose, et des pessimistes qui voient tout en noir : Jean qui rit et Jear: qui pleure ! Les optimistes disent : tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Lz somme des biens dépasse infiniment celle des maux, et si le mal frappe et blesse s: fort nos yeux, c'est précisément parce qu'i est une irrégularité, une exception choquante. D'ailleurs, ajoute-t-on, la présence du mal est aussi nécessaire dans le monde que celle des ombres dans un tableau elles font ressortir les lumières ; c'est ains: que le mal fait apprécier le bien. Et comme une seule heure de soleil fait oublier de< semaines de pluie, un seul instant de vra: bonheur compense de longs jours de tristesse. Enfin, l'humanité marche à pas de géant vers des temps toujours meilleurs : elle va de progrès en progrès, les décou vertes fécondes se multiplient, les condi tions de la vie humaine s'améliorent sans cesse ! Les pessimistes sont d'un avis diamétralement opposé : la vie, disent-ils, est mauvaise et misérable, une longue plainte accompagne l'histoire de l'humanité. « Le mieux assurément, dit un grand poète grec •serait de ne point naître ; et ce qu'il y a de meilleur, une fois qu'on a vu le jour c'est de retourner au lieu d'où l'on est venu ! » Telle est aussi la pensée centrale du Bouddha et des pessimistes modernes : Schopenhauer et Hartman. Toute poursuite du bien ou du plaisir aboutit, selon eux, (1) Cf. l'opuscule de Ph. Bridel : « Vivre » N° 5 de 1« Petite Bibliothèque du Chercheur. aux déceptions et à l'ennui. Tout travail est une peine, souvent une dure peine, et jamais le résultat ne correspond à l'effort. - Il y a toujours désillusion et découragement. La plupart des biens sont purement négatifs, et les autres sont des mirages qui s'éloignent et s'évanouissent à mesure qu'on s'en rapproche. Le supplice de Tantale est celui de l'humanité tout entière : et plus on s'élève dans l'échelle sociale, plus on souffre ; l'homme intelligent et cultivé est beaucoup plus malheureux que l'homme borné et ignorant. Quant au pro-J grès, si réel soit-il, il engendre avant tout le mécontentement ; car plus on a, plus on veut avoir, et plus on a, plus on souffre de ce qu'on n'a point encore ! Optimiste, pessimiste : qui a raison ? qui • a tort ? Il est probable quela vérité, comme souvent c'est le cas, se trouve entre les deux extrêmes et que la vie n'est ni l'admirable paradis que contemplent les uns, ni ! l'horrible enfer que décrivent les autres. A ceux-ci on pourra toujours opposer la > part incontestable de bien, de beauté et de joie qwWtîferme la vie ; à ceux-là il suffira de rappeler la mort, cette chose « odieuse, haïssable et insensée > (1) qui clôt toute existence humaine. Quoi qu'il en soit, de tout ce qui précède, : il ressort avec évidence, et c'est un premier : résultat fort important, que ni le progrès ni l'amélioration matérielle de la vie, ni la science, ni l'instruction, ni la culture éten-; due, ni la civilisation la plus raffinée ne rendent l'homme plus heureux ; c'est plu-. tôt le contraire qui se produit ! Et pourquoi cela ? Parce que, et ceci est un second résultat auquel nous sommes amenés, le bonheur, auquel tendent tous les hommes, ne réside pas dans les conditions extérieures et matérielles de la vie ; c'est un fait intérieur, c'est une disposi-d'esprit, c'est un état d'âme. Chacun porte avec soi et en soi sa joie ou son tourment, chacun se forge ici-bas son ciel ou son enfer ! Mais en quoi consiste le bonheur intime et personnel ! Nous touchons ici au nœud du grand problème que nous avons posé : Vaut-il 1;: peine de vivre ? Le bonheur n'est nullement le but de la vie : il n'est que la conséquence et la îécompense de ce but entrevu et atteint. La preuve c'est que jamais on ne parvient au bonheur quand on emploie sa vie à le poursuivre. Celui-là seul le rencontre qui ne le cherche pas ! Et maintenant quel est le but suprême de la vie ? Nous répondons sans hésiter : C'est le bien, c'est-à dire un idéal dejustice, d'amour, de pureté, de sainteté, de perfection, en un mot, que tout homme porte en lui-même dans le meilleur et plus profond rep'i de son âme. Et seule la réalisation de cet idéal donne à la vie son prix et sa valeur. La religion du devoir, le culte de (1) Renan. J l'honnêteté confèrent déjà à l'existence humaine un sens et une dignité incontestables. — Tout ce que tu dois être, tout ce que tu peux être, sois-le ! il vaut la peine de vivre pour réaliser ce noble programme. Mais le sens de la vie se dégage encore davantage et devient plus évident lorsque nous le voyons compris et réalisé par des êtres purs et bons. S'il y a des hommes qui nous font prendre la vie en dégoût et en haine, il en est d'autres, heureusement, qui nous la font comprendre et aimer ; par leur noble exemple, ils nous stimulent ; et à leur école nous apprenons que la vie est une belle et grande chose. Or, entre tous ceux qui, ici-bas, ont été des chercheurs et des révélateurs d'idéal, il n'en est pas, dans le domaine moral, de plus admirable que le Christ. Il a atteint une perfection que nul non seulement ne dépassera mais n'atteindra jamais. Quels que soient les jugements portés sur le prophète de Nazareth, quelles que soient les attaques dirigées contre lui. il demeure, toujours debout, toujours vivant, résistant à tous les assauts, semblable à ces rocs de basalte qui depuis des millénaires bravent les plus furieuses tempêtes de l'Océan. Quelqu'un a dit : « On ne se débarrasse pas de Jésus-Christ ». Nul homme n'a été et n'est encore attaqué et conspué comme Jésus. Nul homme non plus n'a été et n'est encore aimé, honoré et suivi comme Jésus. C'est que sur lui, sur son nom se livre la grande et éternelle bataille du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres. Non seulement il a vécu la seule vie vraiment sainte, utile et belle qui ait jamais été vécue sur la terre, mais il a inauguré une humanité nouvelle ; il inocule à tous ceux qui lui ouvrent leur cœur et se livrent à lui une vie nouvelle. Cette vie est une vie idéale ; c'est la vie par excellence, la seule vraie vie, parce qu'elle est la réalisation de cette grande idée de perfection morale que nous apportons tous avec nous en venant au monde. Et cette vie-là il vaut vraiment la peine de la vivre : c'est une belle et bonne vie. Elle est divine. Elle est impérisssable, infinie, éternelle. « Il n'y a d'autre vie que la vie éternelle » (Brooks). Et parce que la vie chrétienne est la réalisation de la vraie destinée de l'homme ici-bas, et la poursuite du vrai but de l'humanité, elle trouve comme récompense le bonheur. « Soyez toujours joyeux ! » a osé dire un grand chrétien. Ici les optimistes triomphent. Oui, la joie chrétienne est la marque de la vraie vie, marque permanente et bien visible ; rayonnement delà présence du Christ dans une âme ; trace lumineuse qui dirige l'humanité errante vers les rivages éternels, et comme un phare lui montre le port par delà les récifs et les écueils. Philippe Bridel. Si tu veux croire en Dieu... Si tu veux croire en Dieu dans toutes tes détresses,Si tu veux conserver l'espoir en ses promesses Et retrouver la foi lorsque tu douteras : Sois humble, et tu croiras. Si tu veux croire au bien lorsque le mal déborde,Si tu veux mépriser les honneurs qu'il accorde Et lutter avec foi quand viendront les combats: Sois ferme, et tu croiras. Si tu veux croire aussi que ton devoir suprême Est d'aimer ton prochain, ton ennemi lui-même, Et de lui pardonner lorsque tu souffriras : Sois bon, et tu croiras. Ainsi pour voir plus loin que les choses visibles, Pour ne pas t'effrayer des devoirs impossibles, Pour trouver en ta foi ta plus haute raison : Sois humble, ferme et bon. P. Rochedieu. J - i - - v .. APPEL A LA VAILLANCE aux Jeunes Gens « Ce qui manque le plus à notre temps, c'est le calme profond et sûr que procure la force d'âme. Favorisés sous tant de rapports, nous sommes misérables et pauvres de caractère. Notre fibre morale semble détendue. » Voilà ce qu'écrivait il y a quelques années un auteur français qui a le don de paiier à la jeunesse. Aujourd'hui les soldats qui combattent depuis quatorze mois sur les champs de bataille, qui pataugent dans le sang et la boue des tranchées, qui restent impassibles sous le fracas des explosions meurtrières, qui, au risque de leur vie, vont chercher leurs camarades blessés, ont donné au monde le spectacle d'une jeunesse transformée. Leur énergie est sans cesse tendue, leur maîtrise de soi merveilleuse. Hier encore ils se ruaient vers tous les plaisirs ; ils sont maintenant des hommes de devoir, ils affrontent journellement la mort sans se plaindre et même avec bonne humeur. Quelque horrible et anti-chrétienne que soit la guerre, ce sont là des faits qu'il est impossible de méconnaître. Et nous? Nous ne courons pas les mêmes dangers. Nous souffrons sans doute du chômage, de la cherté des vivres, du manque d'argent et de quelques privations. Mais nous sommes souvent abattus et découragés. Nous flânons désœuvrés, en quête de nouvelles, sans avoir l'énergie de nous mettre résolument à la besogne. Nous nous plaignons trop facilement de tout et de tous ; nous oublions nos devoirs et nos responsabilités. Chrétiens, nous perdons NUMÉRO 4 u Là où est l'esprit du Christ, là est la liberté n. Saint-Paul, 2 Cor. 3, v. n. FÉVRIER 1916

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This item is a publication of the title Vers la lumière: organe protestant de la Wallonie belonging to the category Oorlogspers, published in - from 1915 to 1917.

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