Aide américaine pour les Belges

Aide américaine pour les Belges

Photo de profil de Redactie
Redactie 03 septembre 2015 78
À la veille de la guerre, la Belgique dépendait en grande partie de l’importation pour s’alimenter. Celle-ci fut paralysée par le blocus maritime britannique. L’approvisionnement alimentaire devint rapidement problématique, surtout dans les villes. Pour nourrir la population, un gigantesque programme d’aide fut mis sur pied et porté par deux organisations : le Comité national de secours et d’alimentation (CNSA) et la Commission for Relief in Belgium américaine.
 
L’histoire de cette aide à grande échelle commença à Bruxelles. Des personnalités du monde politique, industriel, financier et diplomatique fondèrent un comité d’aide pour soulager la détresse de la population bruxelloise. Trois ingénieurs américains faisaient également partie de ce comité : Dannie Heineman, William Hulse et Millard Shaler. 
 
Le comité se rendit à l’étranger en septembre 1914 en quête d’aide alimentaire. Shaler partit pour les Pays-Bas où il assura l’utilisation de Rotterdam comme port de transit neutre. À Londres, il sollicita l’aide de Herbert Hoover, un compatriote ingénieur des mines. Hoover avait mis le rapatriement de dizaines de milliers d’Américains sur les rails et semblait à la hauteur de la tâche monumentale que constituait l’approvisionnement de la Belgique. 
 
En octobre 1914 fut fondée la Commission for Relief. Celle-ci s’occupait des fonds, du transport et de la campagne mondiale de ravitaillement des Belges. En Belgique, le comité bruxellois devint le CNSA pour coordonner l’aide et la distribution alimentaire à l’échelle nationale.
 
Avant que l’aide ne pût être mise sur pied, les Britanniques durent consentir à lever partiellement le blocus. L’occupant allemand dut promettre de ne pas confisquer l’aide, qu’il s’agisse de nourriture ou de médicaments. Pour le garantir, les secours importés en Belgique furent transmis à Brand Whitlock, l’ambassadeur américain, qui les fournissait ensuite au CNSA. Ce dispositif rendit l’importation à nouveau possible. Entre 1914 et 1918, la Commission livra environ 320 000 tonnes de farine à la Belgique.