Dépasser les bornes: La frontière avec les Pays-Bas

Dépasser les bornes: La frontière avec les Pays-Bas

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Redactie 14 avril 2016 50
Dès le début de la guerre, la frontière avec les Pays-Bas neutres bourdonnait d’activité. Presque immédiatement après l’occupation, les autorités allemandes fermèrent la frontière avec du fil de fer. Les Allemands voulaient empêcher les volontaires de guerre belges d’atteindre le front par les Pays-Bas et enrayer la contrebande. 
 
Au printemps 1915, ce fil de fer fut remplacé par des barbelés électriques. Cette clôture, sous tension mortelle, fermait sur plus de 300 kilomètres la frontière entre les Pays-Bas et la Belgique. Dans certains villages ruraux, beaucoup ne connaissaient pas encore l’électricité, ce qui provoqua nombre d’accidents tragiques dans la phase initiale. La barricade fut dès lors rapidement baptisée « Fil de la mort ». 
 
La frontière n’était parfois pas tout à fait suivie. Il y avait dès lors d’importantes portions de no man’s land, où la population se retrouvait « emprisonnée » entre le fil de la mort, d’une part, et la frontière néerlandaise, d’autre part. La population locale surnomma ce no man’s land « le poulailler ».
 
Il était possible de traverser la frontière légalement à l’aide d’un laissez-passer, mais en obtenir un était très difficile, surtout pour les hommes en âge militaire. C’est pourquoi beaucoup tentaient d’atteindre la frontière illégalement.
 
Même si les barbelés étaient très protégés par des postes de garde et des patrouilles, quelque 25 000 personnes réussirent à passer illégalement la frontière. On soudoyait des soldats allemands, des passeurs aidaient les gens à passer la frontière en repoussant les fils électriques à l’aide d’un bâton ou d’une planche. D’autres sautaient même avec une perche au-dessus du fil ou rampaient par-dessous. Hélas, les choses tournaient souvent mal. Les estimations font état de centaines de victimes. Après la guerre, le fil fut presque immédiatement arraché. 
 
Des reconstructions du Fil de la mort sont notamment visibles au Musée des charrettes à Essen, à Hamont-Achel, à De Klinge et à Zondereigen (Baerle-Duc), où vous pouvez même suivre un sentier du Fil de la mort ou faire du vélo sur la route homonyme.
 
Visite!
Le sentier du Fil de la mort part de Baerle-Duc
Point de départ : Sint-Rumolduskerk, Zondereigen 6, 2387 Baerle-Duc 
On trouve notamment des reconstructions à Hamont-Achel, à Essen, à Baerle-Duc et à De Klinge.