Le monde au front

Le monde au front

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Redactie 03 septembre 2015 66
La Première Guerre mondiale fut principalement menée en Europe, mais des soldats et des ouvriers arrivèrent ici du monde entier pour combattre et se mettre au service des différentes armées.
 
Dès les prémices de la guerre, les grandes puissances européennes utilisèrent leurs troupes coloniales pour compléter leur propre armée. Les Britanniques disposaient notamment de troupes indiennes, canadiennes, australiennes et sud-africaines. Les Français dirigeaient des soldats en provenance du Maroc, de l’Algérie, de l’Afrique noire... Les soldats africains déployés en 1914 étaient des militaires de carrière. Ils avaient bénéficié d’une formation et servaient l’armée française dans leur pays d’origine. Les champs de bataille et le climat européens différaient toutefois considérablement de ce dont ils avaient l’habitude. Les Africains ne souffrirent pas uniquement des attaques massives, mais aussi du rude hiver de 1914. 
 
Lorsque fin 1914 une grande partie des militaires de carrière coloniaux avaient péri, l’armée française recruta de plus belle dans ses colonies. On promit aux nouvelles recrues un emploi dans l’administration française après la guerre. Une douce musique pour de nombreux hommes ! La perspective d’un emploi bien payé et respecté ouvrait des horizons tant pour eux-mêmes que pour leur famille. Ces soldats étrangers effrayaient la population de Flandre occidentale, qui n’avait encore jamais vu de personnes de couleur.
 
L’angoisse et la défiance furent leurs premières réactions. Les Africains étaient perçus comme des sauvages, qui étaient impitoyables à l’égard de leurs ennemis, mais des « tigres au lit ». On gardait femmes et enfants à la maison. Avec leurs étranges vêtements, leurs nouveaux chants et leurs danses rythmiques, ils suscitaient toutefois la curiosité de nombreuses personnes. Une compassion paternaliste à l’égard de ces « grands enfants » prenait souvent le dessus sur l’angoisse.
 
Les troupes coloniales apportaient également de l’eau au moulin de la propagande allemande. Ceux-ci prétendaient à présent que ce n’étaient pas leurs troupes qui étaient les barbares, mais celles des alliés. 
 
Visite!
Sur la place des Zouaves à Coxyde se dresse un monument aux Zouaves (soldats d’Afrique du Nord) morts au combat 
La ‘casemate sénégalaise’ avec des inscriptions en arabe
Grote Beverdijkstraat, 8600 Diksmuide
Des tombes des soldats Africains sur le cimetière militaire français Saint-Charles de Potyze
Zonnebeekseweg 379,  8900 Ieper