Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1914, 24 Mars. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Accès à 17 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/c24qj78v71/
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Mardi 24 mars 1914 No 69 Vingt-sixième année ABONNEMENTS: un an un seme. un trime, francs francs francs ANVERS . . 1500 8.00 4.50 INTÉRIEUR . 18.00 9.60 5.25 EXTÉRIEUR . 30.00 15.50 8.00 On «'abonne à Anvers au bureau du journal, et dans tous les bureaux de poste de Belgique et de l'étranger. — Les abonnements partent le 1er de chaque mois et ne peuvent dépasser le 31 décembre. BUREAUX: Marché-aux-OEufs, 9' - ANVERS Téléphone: 2388 ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIR Toute communication relative à l'administration ou à la rédaction doit être adressée à M. J. BACOT, directeur-rédacteur en chef du journal INSERTIONS : La grande ligne: Annonces ordinaires .... 60 c^es Demandes et offies d'emplois . 40 Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 75 „ deuxième insertion „ 25 „ Annonces financières . „ l franc Pour une série d'annonces et pour Les annonces d'émission, on traite à forfait. . Les annonces sont mesurées au lignomètre. — Les titres se payent d'après 1 espace qu'ils occupent. L'administration et la rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. Le numéro : 5 centimes A/IS iMPORTANT Pour recevoir Anvers-Bourse pendant huit jours à l'essai, il suffit d'en faire la demande à l'administration du journal. ACTUALITES UNE EXPERIENCE FEMINISTE Les femmes de France vont voter. Pourtant, aucune loi du parlement ne leur confère le droit de suffrage, pas même en ce qui se rapporte aux élections municipales où elles apporteraient cependant Une contribution intelligente et utile. J'en donnerai pour preuve un incident qui s'est produit sous mes yeux, il y a tantôt vingt-cinq ans, dans un important chef-lieu français. C'était à Riom, en Auvergne. On venait de procéder au renouvellement du conseil municipal, et les élections s'étaient faites sur une question d'intérêt local qui passionnait alors toute la ville : il s'agissait de l'établissement d'un marché. Riom n'avait pas de marché, couvert confortablement approprié, et les habitants depuis longtemps en réclamaient un. Une fois la semaine, des étalages s'improvisaient le long de l'avenue de la Gare sur de petites voitures et le quartier en était infecté. On voulait unanimement un marché, mais on n'était pas d'accord sur son emplacement. Chaque quartier prétendait le voir élever sur son territoire, au détriment des quartiers rivaux. On s'était fortement querellé à l'hôtel de . ville, et, l'ardeur des compétitions supposant à toute solution, le préfet du Puy-de-Dôme avait dissous le conseil municipal dans l'espoir qu'une consultation populaire trancherait le différend. Cela équivalait à une sorte de référendum sur la question du marché. L'épreuve ne donna point de résultats, tous les conseillers ayant été réélus avec le même programme égoïste. Tout était à recommencer. Le maire de Riom venait assez régulièrement passer sa soirée au casino de la station d'eaux de Chatelguyon, qui n'est séparée de la ville que par quatre kilomètres. Un soir, comme il y déplo rait l'anarchie de sa commune, quelqu'un lui dit : — Faites voter les femmes. Après tout, l'installation d'un marché, c'est leur affaire plutôt que l'affaire des hommes. Ce sont elles, non les hommes, qui vont aux provisions. C'est à elles à décider. L'argument frappa le maire sans le persuader. Faire voter les femmes ? Impossible I La loi s'y opposait, et le préfet, représentant du pouvoir central, n'y consentirait pas. Justement, le préfet se trouvait aussi au casino de Chatelguyon. On le consulta sans désemparer et, contrairement à toute attente, il approuva d'emblée le projet. Pourtant, avec ces réserves : — Si je consulte le ministre de l'intérieur — comme ce serait mon devoir — il nous mettra des bâtons dans les roues. 11 importe donc que j'ignore officiellement ce que vous vous proposez de faire. Je vais précisément partir en congé pour une semaine. Dépêchez-vous de façon que votre expérience soit accomplie avant mon retour. En somme, cette expérience est sans danger, puisque, quel que soit le résultat du vote, il ne comportera point de sanction. Vous êtes dans le gâchis. L'intervention des femmes vous assure peut-être un moyen d'en sortir. Dès le lendemain, le maire fit annoncer le scrutin féministe, préparer les listes sur la base du suffrage universel le plus étendu, et organiser les bureaux de vote comme pour une élection ordinaire. Le piquant de l'aventure est que le représentant de Riom à la chambre des députés était M. Gomot, alors garde des sceaux. Il fut évidemment informé, et il ferma les yeux. On choisit pour le vote le plus prochain dimanche, et le scrutin offrit tout d'abord cette originalité qu'il n'y eut point d'abstentions. Toutes les femmes votèrent, — comme un seul homme I Toutes d'ailleurs avaient été convoquées, sans nulle distinction de rang social. A cinq heures après midi, une commission de recensement procéda au dépouillement des urnes, et il se trouva que l'emplacement désigné par les femmes pour le marché municipal était sans contredit le meilleur. Leur choix réunissait tous les avantages du terrain à bon marché, de l'abondance des eaux, d'une situation presque centrale qui donnait satisfaction à toutes les rivalités. Le préfet prévoyait que ce scrutin n'aurait point de sanction : il en eut pourtant d'effectives et d'immédiates. Le marché de Riom a été construit à l'endroit élu par les femmes de Riom, d'après le plan qu'elles avaient préféré entre une quinzaine de projets I L'expérience était probante. Il n'est pas bien certain que l'expérience dé demain le soit au même degré. En effet, les femmes de France sont cette fois conviées à voter par l'administration d'un grand quotidien, le Journal, qui s'occupe de leur installer des bureaux de vote dans toutes les communes du territoire de la république. Il s'agit de constater si, oui ou non, elles tiennent au droit de suffrage. C'est bien dans cette circonstance qu'on pourrait énoncer l'argument derrière lequel se réfugiait le préfet du Puy-de-Dôme : le scrutin n'aura pas de sanction, et il est fort possible que beaucoup de femmes balancent à se déranger en vue d'une tentative sans portée. En quoi, elles se tromperaient. Il n'v a nas de démonstration sans portée. Déjà près de deux cents députés français sont acquis à la cause féministe. D'autres n'attendent peut-être pour se rallier et faire triompher la réforme que les résultats de l'épreuve tentée par le Journal. Firmin Ciiarlerie. Dépêches télégraphiques (Service de VAr/ence HAVAS) DANS LES BALKANS Bataille entre Albanais et Epirotes Athènes, 23 mars. — D'après des informations sûres une bataille sanglante a eu lien ;> An dritsaina entre Albanais et Epirotes. Le.s Albanais ont été battus. Ils étaient au nombre de huit cents. La bataille a duré quatre heures. Les Albanais étaient n.unis de mitrailleuses. Les Epirotes, baï.vonnette au canon, ont chargé avec vigueur. Les Albanais ont pris la fuite, jetant leurs fusil et abandonnant entre les. mains des Epirotes trois mitrailleuses et une centaine de fusils. La plupart de ces fusils por tent la marque bulgare. Cinquante-deux Albanais ont été tués, dont vingt-cinq gendarmes, vingt autres ont été faits prisonniers. Les blessés sont en grand nombre. Les Epirotes ont eu dix-sept blessés. De nombreux détachements epirotes, sous le commandement du lieutenant-colonel" Dpulis et de Spyrpm'ilios, chef de Chimarra, marchent sur Coritza. Les gendarmes albanais ont abondonné Coritza, et se sont retirés sur les hauteurs des environs, afin d'y opposer une résistance. La ville est gardée par la garde civile. Le bruit court qu'une nouvelle rencontre a eu lieu entre Albanais et Epirotes, près de Kôlonia. Plusieurs gendarmes albanais auraient été faits prisonniers, et il y aurait eu de nombreux blessés. DANS LES 3ULGARES Note officieuse bulgare Sofia, 23 mars. — Une note officieuse dénient de la manière la plus catégorique la nouvelle télégraphiée de Belgrade et selon laquelle des bandes turques et bulgares, dont l'effectif total atteindrait vingt mille hommes, se disposeraient à envahir les territoires serbe et grec. La note dit ensuite : » Les prétendus préparatifs de toutes sortes que les Serbes voient sans cesse en Bulgarie n'existent que dans leur imagination. Ces informations, manifestement fausses, ne peuvent s'expliquer que par le désir de donner une apparence de justification aux mesures militaires étendues auxquelles ln gouvernement serbe procède tout le long de la nouvelle frontière serbo-bulgare, mesures que rien ne justifie, surtout après la déclaration formelle faite par le gouvernement bulgare qu'il ne tolérerait aucun mouvement de bandes sur son territoire. » LA REVOLTION MEXICAINE Toujours le mort de Benton New-York, 23 mars. — Le rapport du consul britannique à Galveston dit que dans la lutte qui a fini par la mort dp l'Anglais Bentori aucun coup de feu n'a été tiré, et en conclut que Benton a été poignardé En tout cas. Benton ne serait pas mort fusillé après une sentence du conseil de guerre, comme le prétend le général Villa. Grève à Barcelone Barcelone, 23 mars. — Deux mille ouvriers" en tissus ont déclaré la grève. Le chômage est complet dans neuf fabriques. Mise en liberté d'un financier arrêté à Constantinopte Constantinople. 23 mars. — Le représentant d'une banque parisienne, M. Antoniadus. qui avait été arrêté le 19 mars sous l'inculpation, dit-on, d'avoir prétendu qu'il avait donné un pot de vin à des fonctionnaires turcs a été remis en liberté ce soir. Lancement d'un croiseur aux Etats-Unis Canaen (New-Jersey), 23 mars. — Le croiseur Oklotomina, qui sera le plus puissant de la marine des États-Unis, a été lancé avec succès. Dans ."Ulster Belfast, 23 mars. — Un détachement de volontaires de l'Ulster a parcouru hier soir la ville revêtus de l'uniforme militaire khaki. Exploit de bandits en Chine On mande de Shanghaï au Daily Tf.lf.gr\ph qu'une bande de bandits armés de fusils, de revolvers et.de poignards a saccagé des villages situés a dix-huit milles de Shanghaï. Les habitants n'ayant fait aucune résistance, les bandits ont pu s'enfuir. Aucun n'a été capturé. Convention chilo-péruvienne Santiago-nu-Chili, 24 mars. -- Le ministre des affaires étrangères, M. Villàgas, et le ministre plénipotentiaire de Bolivie, M. San Gin es", ont conclu une convention relative au transit commercial entre les deux pays. Effervescence politique au Pérou Lima, 24 mars. — Une bagarre s'est produite entre les diverses fractions des partis politiques. Un des manifestants a. été tué. Plusieurs ont été blessés. On craint que des désordres plus graves ne se produisent. Le gouvernement est presqu impuissant. Le commercé est alarmé.LA HOLLANDE ET NOUS ni (Voir Anvkrs-Boursf. des 20 et 21 mars courant) Après les considérations que nous avons reproduites, il ne faut pas s'étonner de la conclusion que M. Rotsaert donne à sa thèse et qui lui donne l'allure d'un pamphlet nationaliste plutôt que d'une monographie économique : « Il faut, dit-il qu'on se rende à l'évidence d'une vérité brutale autant qu'intéressée et égoïste : si nous voulons qu'Anvers reste Anvers, et si nous voulons que la Belgique reste la Belgique, nous ne pouvons considérer les Hollandais comme des. frères... La Hollande est et doit être notre plus dangereuse ennemie ; notre grandeur et notre splendeur sont un empêchement à son développement et à sa richesse ; une lutte à mort est engagée entre Rotterdam et Anvers ; de part et d'autre tout devra être mis en œuvre pour s'assurer le triomphe définitif. » Et les mesures s'indiquent, claires, immédiates, pour écarter le danger qui nous menace, pour garder à Anvers la place qui lui est contestée. Ces mesures se résument dans la construction d'une double canalisation moderne, libre de tous droits ét péages, vers la Meuse, la première allant par Hasselt vers Liège, la seconde par-Bruxelles vers Gharleroi. Il faudra que les améliorations des communications entre Anvers et la Meuse soient chose acquise et que notre hiri-terland ait déjà pris l'habitude de se servir des nouvelles voies nautiques avant que la route ver., Rotterdam leur soit ouverte. Il faudra aussi que ces voies soient plus économiques et plus rapides. Les Hollandais ou du moins la Maas-Vereeniging affirme bien qu'elle n'en veut pas à Anvers : « La Meuse canalisée ne servira qu'au transport des produits du Li m bourg belge et du Limbourg' hollandais. » Mais c'est surtout en Hollande que l'on sait que la parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée. Au surplus le groupe liégeois dit ce que la Maas-Vereeniging cherche à faire : c'est contre Anvers qu'il veut que la Meuse soit canalisée. Il faut que nous soyons les victimes ou les dupes des Hollandais: à nous à choisir, où à refuser l'un et l'autre qualificatif. Mais nous ne le ferons qu'en modifiant notre neutralité : « Nous devons cesser de croire à la bon ne volonté d'outre-Moerdijck et n'aller eu débat, à la bataille diplomatique, qu'avec la volonté bien arrêtée de veiller jalousement, âprement et même méchamment sur notre bien ; avec la conviction que nous discutons avec un adversaire redoutable, doué d'une neutralité différente de la nôtre et dont nous devons attendre tout, sauf du bien. » Voilà qui est net et catégorique. M. Rotsaert apporte en faveur de son verdict des arguments tirés de l'histoire de la lutte qui a toujours existé entre les Pays-Bas et la Belgique, depuis le traité de Munster. Pas de sensiblerie, plus de vagues rêves d'entente hollando-belge. Cette entente ne se justifie d'ailleurs sur rien : « Les Hollandais, — c'est un ancien ministre belge qui s'exprime ainsi sur leur compte, — les Hollandais ne sont pas moins différents de nous que les Papous, les Hottentots et les Lapons.» En. 1839, nous avons eu la preuve de la bonne volonté des Hollandais à notre égard. Nous avons perdu alors le Lim-bourg et le Luxembourg hollandais. Au désir actuel des Belges de faire garantir la liberté de l'Escaut, la Hollande répond par la modernisation des fortifications de Flessingue. En même temps qu'elle « exigeait » la canalisation de la Meuse, la Maas-Vereeniging protestait contre la création d'un canal d'Anvers au Rhin, demandé par le commerce anversois. Mais possède-t-elle ce droit d'«exiger» la canalisation de la Meuse ? M. Rotsaert répond catégoriquement : non. Certains Hollandais veulent canaliser la Meuse de force, tout simplement. D'autres menacent de creuser un canal indépendant du fleuve, mettant Maestricht en communication avec le pays minier du Lim-bourg hollandais, avec Aix-la-Chapelle et avec Liège. La première attitude constitue une menace peu voilée contre la neutralité belge « cette neutralité telle, dit férocement M. Rotsaert, que chaque fois qu'on avait besoin de faire à la Belgique un mal quelconque... il suffisait de le lui faire pour que le fait accompli tînt lieu de justification ». Et l'auteur envi-. sage à fond ce problème de notre « neutralité impuissante » et l'éventualité d'une guerre à mener, non plus pour nous sauver d'un envahissement germa ■ nique ou français, mais pour résister ou riposter à une attaque à main armée de la Hollande contre nous, pour nous arracher ce qu'elle n'aurait pu obtenir par sa diplomatie. La menace n'est pas sérieuse, avoue lui-même M. Rotsaert, mais il importe de la considérer parmi les choses possibles. Et il propose de riposter, tout aussi théoriquement, par la menace de creuser malgré la Hollande, en territoire hollandais, le canal d'Anvers au Rhin ! Et pourquoi ne pas demander, ne pas « exiger » plutôt, également, la restitution du Limbourg hollandais «qui nous appartient'et par le sentiment et par l'équité et par la nature même » ! Ou bien encore réclamer le complet affranchissement de l'Escaut, le désarmement de Flessingue et l'annexion de la Flandre zélandaise ? Fanfaronnade pour fanfaronnade, l'une vaut bien l'autre. En 1865 les Pays-Bas ont gagné la Flandre zélandaise, les bouches de l'Escaut et le Limbourg auxquels ils n'avaient aucun droit. Il ne faut pas qu'ils aillent plus loin. Reste la seconde menace : la construction d'un canal latéral à la Meuse. (A suivre.) J. t. M. MARCEL PROVENCE 11 ne faut pas désespérer de voir prochainement M. Maurice Barrés, auteur des « Déracinés» et défendeur fervent des aspirations régionales, conférencier à Anvers à l'invitation du « Nederlandsch Verbohd ». Et c'est tant mieux. La réponse est en somme spirituelle, à ceux qui accusent les promoteurs du mouvement flamand d'intransigeance. En attendant nous avons eu hier ce curieux spectacle de voir une salle, — la salle des fêtes de l'Athénée, — toute bondée de spectateurs appartenant au Davidsfonds, au Groeningêrwaclit, au Kring der West-Vlamingen, au Libérale Vlaarii-sche Bond, au Nederduitsche bond, au Oud heidskundige kring, au Wetenschapp'elijke kring et à l'Algemeen Nederlandsch Verbond, applaudir à tout rompre un Français de France. Il est vrai qu'il était du midi. Ce Français est M. Marcel Provence, rédacteur en chef de la revue félibrige « Lou Quatre Doufin », d'Alx - en - Provence, lieutenant de Frédéric Mistral et « soci » de M. Pol de Mont qui est membre, comme bien on pense, du Félibrige de Provence. Il n'y a pas de quoi sourire. Les aspirations des félibres et des avant-gardes flamandes sont identiques. Il s'agit pour elles de restaurer dans sa vigueur première le vieujt langage original du pays. Tous deux combattent l'indifférence officielle, tous deux réalisent tour à tour de certaines victoires. On sait, entre autres choses, que M. Poincaré a rendu visite, au cours de sa tournée en France, à M. Frédéric Mistral, et ç'a été la consolation des vieux jours du poète. Mais à cela ne se bornent point les pacifiques conquêtes du félibrige. Comme la cigale, ses poètes chantent au soleil de belles chansons auquel l'atmosphère du Midi confère la saveur que Roumestan trouvait, là-bas, aux pipeaux de Valmajour. Cette langue pleine " d'« ou » et pleine d'« â » est une caresse pour l'oreille et l'on conçoit qu'elle devienne une manière de musique lorsque de belles filles en toilette du pays en font état pour vous déclarer, leur amour. Hier soir, c'est M. Marcel Provence qui,, sans y toucher, nous témoigna du sien, et, certes, il a pu se croire transporté aux bords fleuris mais caillouteux du Rhône, tant l'enthousiasme des West-Flamands se fit sonore et bénévole à son endroit. Sept poètes donc, en 1854, résolurent au sein d'un paysage de rêve qu'illustrait une montagne, un bois et un château, d'arracher à l'oubli la langue du royaume d'Arles. Un d'eux était Frédéric Mistral qui 11e songeait encore qu'à rimer. Ces jeunes gens se placèrent avec leurs muses sous l'invocation de Sainte-Estelle et se mirent à clamer aux quatre échos la chère renaissance du pays. On sait que le Midi ne demande qu'à bouger. Il se fit bien, tout au début, tirer un peu l'oreille ! Parler cette langue, réservée jusqu'alors ,aux seuls valets de ferme et aux pauvres gens, pouvait manquer de chic. (A ce moment quelqu'un crie : dans la salle : « C'est comme chez nous ! » et le tonnerre des ovations éclate.) Peu à peu cependant l'effet contraire se produisit et, en vertu d'un snobisme à rebours, ce fut à qui pratiquerait la gracieuse langue des troubadours et trouvères. Un almanach du félibrige fut fondé, puis une, -puis plusieurs revues régionales. Mistral en était l'âme évidemment. Il écrivit ses nouvelles célèbres, parmi lesquelles, sa Mirf'.lle, et bientôt tout un groupe de felibres convaincus se resserra autour de lui. Plus tard, un musée du folklore méridional fut fondé, le « Muséôn Arlatan », suivi bientôt par plusieurs autres. On obtint que la vieille langue d'oc serait admise dans l'instruction comme langue secondaire et l'on espère déjà que le jour est proche où les félibres pourront s'administrer eux-mêmes, au moyen d'un parlement qui s'exprimera dans la langue de M. Provence et de ses amis. C'est ici que nous avons hésité quelque peu à suivre l'orateur dans ses voies. Car enfin nous ne vivons plus à une époque où les provinces puissent espérer redevenir de grands pays. Les ressources aujourd'hui ne sont plus dans le courage, dans le verbalisme ni dans l'enthousiasme des hommes, mais uniquement dans l'étendue de leurs possibilités budgétaires. Moins on sera nombreux, moins on aura d'argent, moins aussi l'on aura de canons ; et l'on n'existera plus, dès lors, que par l'ironique condescendance de ses proches voisins politiques. Au jour de leur mauvaise humeur ou de leur mauvaise foi, ce ne sera ni la flûte de Valmajour, ni- le tambour de basque de l'Arlésienne qui assureront l'intégrité du territoire et leur plus belles chansons, leurs plus délicats roucoulements ne seront jamais que rêverie et fantaisie puérile par rapport aux moroses réalités de l'existence. Sans doute les félibres se contente-t-ils d'avoir pour l'heure un ."coup de soleil, sans songer au coup de canon. C'est qu'ils vivent dans uns pays béni des dieux et dont le sol aride n'a jamais suscité de grandes convoitises. Nous ne pouvons, heureusement. ou malheureusement, en dire autant. C'est pourquoi les idées de M. Provence sont pour nous, pratiquement parlant, de mauvaises idées. C'est grand dommage, en somme, car il parlait fort bien. 1NT É R îEUR La succession royale Le gouvernement, veut, assure-t-on, hâter la liquidation complète de la succession de Léopold II. Et il déposerait avant les vacances un projet de loi déterminant les affectations des fonds revenant à l'Etat dans cette succession.La Belgique et le Mexique La situation confuse dans la quelle la guerre civile a plongé le Mexique attire l'attention sur ce pays dont la prospérité se trouve, sinon compromise, du moins arrêtée. Le Mexique constitue pour la Belgique un débouché qui n'est pas négligeable. Voici quelques détails sur les échanges entre ce pays et la Belgique. Les échanges se sont élevés, pour l'année 1912, à 27,643,000 francs, contre 24,156,000 francs en 1911, soit 19,101,000 francs, contré 15,257,000 francs aux importations du Mexique en Belgique et 8,542,000 francs au lieu de 8,839,000 francs aux exportations de Belgique au Mexique. La Belgique a exporté au Mexique en 1912 pour 1,614,000 francs d'objets fabriqués de fer et d'acier. A l'Union du crédit Il y avait eu ballottage, on se le rappelle, aux dernières élections de l'Union du crédit, pour la désignation d'un commissaire. Deux candidats étaient en présence : MM. Oscar Clément et Vandersj ek. Ce dernier a obtenu 860 suffrages contre 802 à son compétiteur. En conséquence, c'est M. Vanderspek qui a été élu. La Conférence interparlementaire La conférence interparlementaire de cette ! année aura lieu à Stockholm, dans les derniers jours de juillet ou au début du mois d'août. Le groupe suédois de l'Union interpar--Jementaire prépare une réception cordiale aux membres de la conférence. L'ordre du jour de celle-ci sera fixé, le mois prochain, dans une réunion que tiendra, à Bruxelles, le conseil de l'Union interparlementaire Le Brésil à Bruxelles Dépêche de Rio-de-Janeiro : « Le nouveau ministre du Brésil à Bruxelles s'est embarqué à bord du croiseur-cuirassé Bluchf.r. » Pour l'éducation populaire La Belgique prendra une part des plus actives au quatrième congrès international de l'éducation populaire, qui se tiendra, comme on sait, à Leipzig, du 26 941 29 septembre prochain. Le comité belge de propagande comprend plusieurs membres de la Ligue pour l'enseignement. Citons parmi les personnalités qui s'ocupent de l'organisation de ce congrès : MM. Buis, P. Hymans, Daumers, Mme Mouvons, MM. Cocq, Groeninckx, Nyns-La Gye, Sluys et Smelten. Le congrès comprendra six sections : L le livre et les postscolaires : 2. les conférences et les bibliothèques populaires;' :'). les arts plastiques, les musées, le théâtre ; L In cinématographie et les postscolaires ; 5. l'éducation physique de la jeunesse, les sports ; 6. les œuvres de prévoyance pour la jeunesse. Les installations maritimes de Bruxelles Le cercle des installations maritimes s'est réunio sous la présidence de M. le sénateur Hanrez, assisté de MM. Monnoyer et Van Ele-wyck. M. Hanrez a déploré que les travaux exécutés au Rupel et qui ont coûté "1 million 700,000 francs, soient insuffisants. M. Gobert a insisté pour que l'on puisse entrer ou sortir du port de Bruxelles en tout état de marée. MM. Cosseux et Teugels-Devos ont parlé dans de même sens. Finalement, on exprimé le vœu de voir le tirant d'eau porté à 6 m. 50. Puis MM. Van Hamme, Monnoyer et Van Élewyck ont souligné l'importance qu'il y a à s'occuper du canal de Charleroi dont il faut abaisser le plan d'eau. On a décidé de convoquer une assemblée où l'on invitera les conseillers communaux, les conseillers provinciaux et les députés de Charleroi et de Bruxelles, la chambre de commerce de Charleroi, les membres du parljment qui se sont occupés de la question. Attention Ayant eu connaissance qu'une certaine personne en Belgique se fait passer comme délégué oficiel de propagande commerciale du Mexique en Europe, le consulat du Mexique fait savoir que seules les agences consulaires mexicaines à l'étranger sont autorisées à remplir la mission susmentionnée. Emprunts communaux Les conseils communaux ci-après sont autorisés a emprunter les sommes suivantes : Ber-chem, 243,100 francs ; Ghyvcrinchove, 12,000 francs ; Leerne-Saint-Martin. 10,600 francs ; Lede, 8,300 francs ; Bailleul, 10,600 francs ; Es-neux, 43,200 francs; Francorchamps, 10,000 francs ; Ciney, 98,000 francs. Recettes des postes, télégraphes, téléphones et marine Les recettes des postes s'élèvent à 3,410,163 fr. 08 en novembre 1913, contre 3,362,593 fr. 80 pour le mois correspondant de 1912, soit une augmentation de 47,569 fr. 28 pour novembre 1913. Le total général du mois des recettes des télégraphes et téléphones s'élève en novembre 1913 à 1,635,639 fr. 39, contre 1,732,871 fr. 77 en 1912, soit une diminution pour novembre 1913 de 47,232 fr. 38. Le total des recettes de la marine est de 592,405 fr. 15 en novembre 1913, contre 566,354 fr. 41 en novembre 1912, soit une augmentation de 26,050 fr. 71 en novembre 1913. Pour les enfants des bateliers La province \lu Brabant va. s'occuper de l'organisation pratique de l'instruction des enfants des bateliers. Jeudi prochain, M. Beco, gouverneur du Brabant, présidera une réunion du conseil de perfectionnement de l'enseignement provincial, auquel ont été adjointes diverses personnalités. A l'ordre du jour, figure notamment la question de la création d'une école primaire et professionnelle pour enfants de bateliers. Le débit du pain Au cours d'une assemblée générale tenue hier après-midi par l'Association catholique de Bruxelles, sous la présidence de M. Nerincx, un membre, M. Lebon, s'est attaché à démontrer le caractère vexatoire du projet de loi déposé à la chambre et qui tend à obliger les boulangers à se soumettre à un contrôle au point de vue de l'exactitude du poids. M. Lebon a émis l'avis que les boulangers avaient déjà assez de mal à se défendre contre les coopératives sans qu'il faille encore exagérer les mesures légales. CONGO Arrivée de la malle L'Albervtille est rentré hier d'Afrique. La traversée a été très mauvaise. Deux passagers sont morts pendant le voyage. L'un, M. Tack, agent de la Compagnie du Kasaï, et petit-fils de l'ancien député, a succombé à la rupture d'un anévrisme. L'autre, M. Pocet, est décédé des suites d'une double pneumonie. Parmi les rentrants il convient de citer le père Cronenberg qui, depuis dix-huit ans, n'avait pas quitté le Congo ; M. Leclercq, substitut, dont le nom a été évoqué à propos du procès Cambier. L'honorable magistrat rentre en congé régulier pour motifs de santé. 11 se confirme que les Bylékès se sont révoltés ; de môme les trbus résidant dans la Loangi. Il y a aussi une révolte dans le nouveau Kame-roun, cédé par la France à l'Allemagne. Au cours d'une expédition des troupes allemandes il y a eu 150 tués parmi les indigènes. On assure que la maladie du sommeil a complètement disparu du sud du Kasaï. EXTÉRIEUR ALLEMAGNE Mort d'un financier On mande de Berlin que M. Stern directeur de la National Bank, est mort subitement lundi matin. Les recettes de l'empire en février Les recettes des douanes, impôts et droits réalisées par l'empire en février dernier se subdi-\ isent comme suit (en millions de marcs) : Avr 191.? Avr 1019 Rvaliml Nature des recettes Févr. à à compte 1914 l'év. 1914 fév.1913 191 :î Douanes 50.9 629.7 676.2 721.5 * Tabac 0.8 10.7 îo.t 10.8 Cigarettes o. 7 H8.6 32.1 36.5 Sucre 15.4 157.4 135.6 157.6 Sel 6.0 56.2 55.4 59.7 Eaux-de-vie .... 15. l 176.7 171.0 195.5 Vinaigre 0.07 0.7 0.7 0.8 Vins mousseux ... 0.9 9.1 10.1 10.7 Moyens d'éclairage . 1.6 13.9 13.2 15.8 Allumettes, etc. ... 1.7 18.4 18.9 20.i Brasseries 10.4 118.3 116.9 124.8 Cartes à jouer . . . 0.2 1.8 1.8 1.9 Timbres de change . 1.5 18.5 18.3 19.1 Aut. droits timb. sur . Contrats de société . 1.3 9.1 — Valeurs 3.0 io.7 50.8 * 68.8 Coupons . . . . . 2.1 13.4 8.2 Transactions ... 1.9 16.9 22.8 20.6 Loteries 4.0 46.3 43.9 50.9 Lettres de voiture . 1.4 17.6 17.0 18.4 Billets de voyage . 1.8 21.9 21.2 22.8 Automobiles ... 0.2 4.4 3.7 3.9 Tantièmes .... 0.3 5.7 5.1 5.9 Chèques 0.3 2.8 2.9 3.1 Terrains 2.6 31.1 34.5 39.2 Assurances .... 2.8 5.2 — 7.5 Partages 0.8 13.8 18.3 5.0 Successions .... 3.5 41.1 36.7 47.0 Droits statistiques . . 0.2 2.0 1.9 1.8" Socialisme d'Etat à Sydney On écrit de Sydney : Maintenant que les travaillistes se voient pour trois ans maîtres incontestés de Sydney ; et de la Nouvelle-Galles, ils se mettent à l'œu- 1 vre pour réaliser en partie au moins leurs théories socialistes. Les patrons les y aident : par exemple les boulangers ont prétendu hausser le prix du pain fourni aux prisons et aux hospices. Le gouvernement réplique en achetant une boulangerie où il le fabriquera lui-même. Parfois, ce sont les chefs d'entreprises, eux-mêmes qui offrent à l'Etat de lui vendre leurs affaires: tel est le cas des fonderies de fer de Lithgow, les seulës qui traitent sur place du minerai australien. Les consommateurs poussent aussi à la roue à qui mieux mieux ; la conférence travailliste de Sydney réclame, au nom des femmes d'ouvriers, une fabrique nationale de machines "à coudre, et les fermiers demandent au ministère de les pourvoir de sacs à grains et de machines agricoles. Le gouvernement, d'ailleurs, ne se fait guère tirer l'oreille. Autorisé par le parlement à construire des abattoirs publics, il y fait ajouter un<^ fabrique de suif où l'on traitera les déchets que -se disputaient jusqu'ici une vingtaine d'établissement privés ; inutile de dire ce qu'en pensent les propriétaires de ces derniers. Et quand on se rappelle que le trésor souffre déjà d'un déficit inquiétant, il est facile de prévoir i un avenir plus intéressant que paisible. AUTRICHE-HONGRIE L'attentata contre le gouverneur de Fiume seraii i'œuvre de la police autrichienne Plusieurs journaux de Home voient dans l'explosion d'une bombe devant le palais du gouverneur à Fiume une manœuvre de la police autrichienne, qui aurait ainsi voulu, disent-ils, justifier les mesures de répression prises contres les Italiens. Ils invoquent à l'appui de leurs dires des dépositions faites devant notaire par un nommé Sicipioni, qui aurait joué un rôle dans l'attentat. Tandis qu'une grande partie de la presse italienne garde sur cette affaire un silence absolu, le Messagero et le Giornale u'Italia aif contraire, flétrissent énergiquement l'attitude qu'ils prêtent à la police autrichienne. Un acpect nouveau de la politique aufro-hongroise L'organe viennois Die Information vient de publier un article sur « l'Autriche et la tripe-entente ». Les relations bien connues de son directeur avec l'entourage de l'archiduc héritier donnent à cet article une signification qui ne saurait être contestée. On n'a pas oublié, dit-il, l'accueil sympathique fait en Angleterre à notre prince héritier et à son. auguste épouse. Les événements qui suivirent ont prouvé (pie l'alliance avec l'Allemagne demeurait inébranlable, mais que l'Autriche n'acceptait plus les yeux fermés la politique de la Wilhelmstrasse. L'individualité très forte et très énergique de notre prince héritier a donné à cette alliance un caractère bien plus conscient de sa force et de sa valeur. Cette nouvelle attitude nous met en situation de prendi'e plus facilement le rôle sympathique de puissance médiatrice entre la triplice et la triple entente. Au plus fort de la crise balkanique on a accepté en Allemagne comme chose toute naturelle que Berlin fit une politique entièrement égoïste et s'écartât sur plusieurs points de la nôtre. Il est donc naturel que malgré notre fidélité d'alliés, notre monarchie cherche avant tout à sauvegarder ses propres intérêts. Non contente de n'avoir pas secondé nos efforts dans les négociations bulgaro-roumaines et après la paix de Bucarest, l'Allemagne laisse certains de ses journaux répandre les pires injures contre la monarchie. On colporte le mot d'un homme ' d'Etat allemand : «L'Allemagne doit faire tout ce que bon lui semble, sans égard pour l'Autriche-Hongrie qui n'existera que tant qu'il plaira à l'Allemagne de la soutenir. •> Blessée et inquiétée par cette attitude de l'Allemagne, une partie de' l'opposition hongroise, dirigée par le comte Karolyi, a déclaré que seule une entente cordiale avec la triple entente était la politique â suivre pour'le bonheur futur de la monarchie. Le comte Karolyi a eu à Paris une entrevue avec h1 chef de l'Etat. Bien que parent du comte Bereh-told il n'était pas le moins du monde envoyé par lui pour tàter le gouvernement français sur un rapprochement franco-autrichien. Cependant le ré cent exposé du président du conseil français et le passage qu'il a consacré au sage gouvernement du vénéré souverain de l'Autriche-Hongrie ont trouvé chez nous un écho profond. Venant après le voyage de notre héritier en Angleterre, cette manifestation de sentiments amicaux de la part d'une seconde puissance de la triple entente permet de croire à un rêve qui hante tant de cerveaux ici. Ajoutons l'accueil particulièrement courtois fait ces jours-ci à un représentant de la presse hongroise à Saint-Pétersbourg. et les déclarations pacifiques qu'il a recueillies des principaux hommes d'Etat russes. Tout cela nous semble un bon présage pour l'avenir de notre monarchie comme intermédiaire entre la triplice et la triple entente. On peut rapprocher de ces faits la réception chaleureuse faite récemment à Munich au comte Berchtold, et la prochaine visite de 1' archiduc François-Ferdinand à la cour de Bavière. Ces échanges de politesses diplomatiques n'ont le plus souvent qu'une signification extérieure. Cependant au lendemain des manifestations de l'orgueil prussien, il n'était pas inutile de montrer que nous avons en Allemagne même d'autres attaches qu'avec Berlin. Tel est en substance cet article, écho d'impressions semi-officieuses, qui en tout cas jette un jour nouveau sur certaines tendances de quelques milieux influents viennois depuis la crise de l'année dernière. La visite de Guillaume li De Vienne, le 23 mais : Guillaume II est arrivé à Vienne aujourd'hui, lundi, à onze heures du matin. 11 a été reçu à la gare par l'empereur Français-Joseph, les archiducs, le duc de Cumberland et les hauts fonctionnaires. Les deux souverains se sont salués très cordialement. Ils se sont donné de chaleureuses poignées de mains et se sont embrassés deux fois. L'empereur d'Allemagne a ensuite salué très cordialement le duc de Cumberland et les archiducs et est passé devant le front de la compagnie d'honneur. Après la présentation des personnes de la suite, les souverains sont partis pour le château de Schoenbrunn au milieu des bruyantes acclamations d'une foule nombreuse. 'La société des chanteurs de Leipzig, qui est à Vienne depuis dimanche, avait pris place devant le château. Elle a fait une chaleureuse ovation aux deux souverains. L'empereur allemand a été reçu au château par les hauts fonctionnaires de la cour et salué par les archiduchesses. Peu de temps après son arrivée, l'empereur allemand a fait une courte visite à l'empereur François-Joseph dans ses appartements privés. Le duc de Cumberland a fait, à midi et demi, une visite à l'empereur allemand, qui a reçu ensuite en audience particulière le comte Berchtold, ministre des affaires étrangères d'Autriche-Hongrie. Après le déjeuner, les souverains se sont entretenus avec les hauts personnages. Tous les membres de la famille impériale, les membres de l'ambassade d'Allemagne, le comte Berchtold, le comte Stuergkh, président du conseil des ministres d'Autriche, le comte Tisza, président du conseil des ministres de Hongrie, et les hauts fonctionnaires de la cour ont assisté au déjeuner qui a eu lieu au château de Schoenbrunn. L'empereur Guillaume a rendu, à trois heures de l'après-midi, au duc de Cumberland, la visite que ce dernier lui avait faite. Il est parti à cinq heures quarante pour le midi. Le comité albanais d'Autriche On écrit de Vienne au Temps : « L'Union autrichienne pour le développement de l'Albanie », plus connue sous le nom abrégé de^ « Comité albanais d'Autriche », a, comme le Temps l'a déjà signalé, organisé mercredi soir une grande réunion de propagande à laquelle assistaient les archiduchesses Marie-Thérèse et Marie-Annonciata, le comte Berchtold, ministre des affaires étrangères, et les ministres de l'intérieur et du commerce, plusieurs personnalités de la haute aristocratie, les principaux fonctionnaires des différents ministères, de nombreux parlementaires, etc. Le prince Edouard de LiChtenstein a exposé le but de la société et présenté à cette occasion un intéressant résumé de la thèse officielle autrichienne relative à l'Albanie et au rôle du gouvernement austro-hongrois dans sa fondation. Le prince dé Lichtenstein a ensuite expliqué l'organisation de la société, divisée en quatre sections. La section littéraire a pour mission d'orienter l'opinion publique sur les questions albanaises et de cultiver les rapports d'amitié des deux peuples. La section scientifique encourage les recherches historiques et ethnographiques relatives à l'Albanie, ainsi que les travaux géographiques, cartographiques et géologiques qui seront le point de départ de l'exploitation méthodique du pays. La section économique, dirigée par le président du Lloyd autrichien, s'occupera de favoriser les relations commerciales en donnant tous renseignements nécessaires aux commerçants autrichiens qui manifesteront l'intention de faire des affaires avec l'Albanie. Un comité d'action s'occupera particulièrement d'attirer dans les- écoles d'agriculture et d'arts et- métiers d'Autriche-Hongrie, et spécialement de Bosnie, les jeunes gens albanais, qui y poursuivront leurs ctudes avec des bourses de la société. Enfin, .la section philanthropique attendra pour se constituer d'avoir reçu des subventions et dons plus importants. L'orateur a conclu en estimant que la concurrence avec l'Italie doit être loyale mais énergiquement soutenue, que la société aidera

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Cet article est une édition du titre Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle appartenant à la catégorie Financieel-economische pers, parue à Anvers du 1889 au 1919.

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